Philippe Martin — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
13 oct. 2020 au 16 mars 2021
Questions
33
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 33 questions évaluables
Réponse directe
17
Réponse partielle
4
Réponse à côté
12
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 33
Question 1La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
dans ce cas-là, n'entrerait-il pas ?
Réponse à côté
officiellement actionnaire de l'entreprise ? On peut le faire sur les très grosses entreprises mais vous ne voyez pas l'État nationalisé en partie les restaurants. Je n'ai pas parlé de nationalisé. Non, mais même en partie. Donc je pense que sur les toutes petites entreprises, c'est absolument impossible. Anne-Laure Kieschel.
« officiellement actionnaire de l'entreprise ? On peut le faire sur les très grosses entreprises mais vous ne voyez pas l'État nationalisé en partie les restaurants. Je n'ai pas parlé de nationalisé. Non, mais même en partie. Donc je pense que sur les toutes petites entreprises, c'est absolument impossible. Anne-Laure Kieschel. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 27:02
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Limites et incertitudes13 oct. 2020 au 13 oct. 2020 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Parce que toute la question, et je pense que c'est une des questions qui va être importante dans les mois qui viennent, c'est qu'est-ce qu'on fait de cette épargne ? Il se peut en effet que, si la condition sanitaire se remette à être bonne, que cette épargne soit dépensée. Et donc la plupart des ménages ne veulent pas avoir une épargne qui soit trop difficile, soit à dépenser, soit... Donc il y a beaucoup d'incertitudes, on le voit bien, que ce soit d'un point de vue économique ou d'un point de vue sanitaire. Et donc la plupart des ménages préfèrent avoir cette épargne à disponibilité très facilement. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 2La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Et dans ces différents scénarios, Philippe Martin, si par exemple, ces gens, au lieu de passer quelques heures après avoir pris l'avion à New York, qui le faisait à Paris, ils ne le font plus. Moins de congrès, par exemple. Moins de réunions professionnelles. L'économie française dépend en grande partie du tourisme et du tourisme d'affaires. Si on devait entrer dans un monde nouveau, est-ce que vous, économistes, vous avez fait des prévisions dans ce sens ?
Réponse directe
Oui, c'est vrai que c'est la grande question. C'est-à-dire, est-ce que c'est un choc au point de vue de certains secteurs qui est temporaire ou est-ce que c'est persistant ou même c'est permanent ? Et évidemment, le tourisme est un secteur très important pour la France. Et donc là, quand on parle, par exemple, des réallocations, des aides, ça change complètement la donne parce que ça signifie qu'il va falloir qu'il y ait des secteurs qui diminuent. Et donc, il y a toute la question de la réallocation, par exemple, des travailleurs d'un secteur à un autre. Est-ce qu'on a des exemples de chocs de ce type ? Non, du tourisme, par exemple, à la santé. Et donc, il y a toute la question de la form…
« Oui, c'est vrai que c'est la grande question. C'est-à-dire, est-ce que c'est un choc au point de vue de certains secteurs qui est temporaire ou est-ce que c'est persistant ou même c'est permanent ? Et évidemment, le tourisme est un secteur très important pour la France. Et donc là, quand on parle, par exemple, des réallocations, des aides, ça change complètement la donne parce que ça signifie qu'il va falloir qu'il y ait des secteurs qui diminuent. Et donc, il y a toute la question de la réallocation, par exemple, des travailleurs d'un secteur à un autre. Est-ce qu'on a des exemples de chocs de ce type ? Non, du tourisme, par exemple, à la santé. Et donc, il y a toute la question de la formation. Et là, je pense qu'il y a encore beaucoup d'efforts à faire mais dans une situation d'incertitude. Je vous rappelle que, par exemple, après le 11 septembre, tout le monde disait on ne reprendra jamais l'avion. Un an après, tout le monde était dans l'avion. Donc, est-ce que le tourisme reviendra à la normale ou pas ? Mais en tout cas, moi, je pense qu'il faut se préparer à un scénario où, en effet, il faut reformer beaucoup de personnes qui sont dans un secteur, par exemple le tourisme, pour aller dans d'autres secteurs de l'économie. Et ça, c'est le rôle de l'État. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 35:22
Question 3La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Et si les restructurations de dettes, puisque tout dépend en fait de la structure de la dette, est-ce qu'elle est liée au Covid, est-ce qu'elle est liée à l'exploitation, bref, ces points que nous avons évoqués Philippe Martin, est-ce que l'on pourrait imaginer que cette restructuration de dettes, elle soit accordée sous condition, par exemple, avec la transition écologique ?
Réponse à côté
Beaucoup de ces entreprises sont des toutes petites entreprises, ça va être des commerces, des restaurants, donc non, moi je suis assez favorable à ce qu'on garde surtout un critère économique, est-ce que cette entreprise est viable ou pas d'un point de vue économique, et si elle n'est pas viable, en effet, elle doit disparaître, mais si elle est viable, il faut l'aider et faire une restructuration de dettes.
« Beaucoup de ces entreprises sont des toutes petites entreprises, ça va être des commerces, des restaurants, donc non, moi je suis assez favorable à ce qu'on garde surtout un critère économique, est-ce que cette entreprise est viable ou pas d'un point de vue économique, et si elle n'est pas viable, en effet, elle doit disparaître, mais si elle est viable, il faut l'aider et faire une restructuration de dettes. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 30:32
Question 4La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Plan de relance, plan de soutien à l'économie, comment préparer la sortie de crise, vous savez c'est l'expression que l'on entend assez souvent, comment ne pas gaspiller une bonne crise, on en parle en compagnie d'Anne-Laure Kieschel, bonjour, vous êtes conseillère économique spécialiste des questions de dette et fondatrice de Global Sovereign Advisory et Philippe Martin, bonjour. Vous êtes président du conseil d'analyse économique et professeur à Sciences Po avec un titre qui barre le haut prix de journal au sujet du financement du programme économique de Joe Biden avec un plan de relance au chiffre énorme, 1900 milliards de dollars pour tenter de lutter contre les effets du coronavirus, comment ce plan fonctionne-t-il Philippe Martin ?
Réponse directe
Ce qui frappe en effet c'est l'ampleur du plan, 1900 milliards entre les deux, 8 points de PIB, c'est surtout un plan qui a pour objectif d'aller très très vite sur la relance de la demande avec des gros chèques pour les ménages, 1400 dollars par ménage.
« Ce qui frappe en effet c'est l'ampleur du plan, 1900 milliards entre les deux, 8 points de PIB, c'est surtout un plan qui a pour objectif d'aller très très vite sur la relance de la demande avec des gros chèques pour les ménages, 1400 dollars par ménage. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 0:55
Question 5La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Qu'est-ce que l'on peut imaginer pour la sortie de crise lorsqu'on va retirer le tapis des aides ?
Réponse directe
Alors, comme vous le savez, il y a un paradoxe, c'est qu'en 2020, le nombre de faillites d'entreprises a beaucoup diminué. Il y a moins 30% de faillites d'entreprises. Alors, évidemment, ça vient justement du fait que l'État a donné beaucoup de prêts, beaucoup de liquidités et que donc, des entreprises qui auraient dû faire faillite n'ont pas fait faillite. Alors, évidemment, ce qui va se passer, c'est qu'en 2021-2022, quand on va retirer ces aides, ces liquidités, il y aura une augmentation, évidemment, des faillites. Oui, moi, je ne crois pas beaucoup à ce danger des entreprises zombies parce que ce qu'on voit, c'est qu'il y a quand même des entreprises qui font faillite et en gros, c'est…
« Oui, moi, je ne crois pas beaucoup à ce danger des entreprises zombies parce que ce qu'on voit, c'est qu'il y a quand même des entreprises qui font faillite et en gros, c'est les mêmes critères qu'avant la crise et donc, on n'a pas une très forte augmentation d'entreprises qui sont très peu productives et qui survivraient seulement grâce aux aides. Il y en a certainement mais donc, moi, je pense que le risque essentiel aujourd'hui, c'est plutôt qu'il y ait des entreprises très productives, compétitives, qui créent de l'emploi, qui fassent faillite plutôt que de laisser en vie des entreprises peu productives. Je pense que le premier risque, il est plus important et c'est pour ça qu'il ne faut pas retirer les aides aux entreprises trop rapidement. Il y aura en effet un certain nombre d'entreprises qui ne survivront pas à la crise. Je pense aussi qu'il va falloir faire des restructurations de dettes. Il faut que les tribunaux de commerce, quand une entreprise a des difficultés, elle va devant le tribunal de commerce. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 24:27Voir 1 autre passage
« Vous avez tout à fait raison. On est dans une situation paradoxale où vous avez des entreprises qui, entre guillemets, sont viables, c'est-à-dire qui, chaque année, gagnent un peu d'argent, mais qui ne sont pas solvables parce qu'elles ont pris la dette Covid avec le choc Covid. Mais en gros, ce n'est pas leur faute. C'est vraiment, ce n'est pas parce qu'elles ont mal géré. Et donc, de ce point de vue, en effet, alors il y a quand même des aides de l'État pour un certain nombre de secteurs, les restaurants, via le fonds de solidarité, des baisses de cotisations. Et donc, si ça ne suffit pas, moi je pense en effet qu'il y aura besoin de renégocier des dettes, des dettes bancaires, des dettes fiscales et puis des dettes sociales sur les charges. Et donc, l'État à un moment, mais sur certains PGE, devra en effet faire des restructurations de dettes. Et c'est normal, mais ce sera une minorité et il faudra faire du cas par cas. C'est-à-dire, il faudra vérifier qu'en effet, quand même, l'entreprise est viable dans une situation normale et qu'elle a besoin en effet de restructurer sa dette. Et il faudra surtout enlever la stigmatisation pour beaucoup de PME aujourd'hui. Aller devant le tribunal de commerce, c'est très stigmatisant. Mais il va falloir expliquer, il y a besoin d'une parole politique là-dessus, de dire, aller devant le juge, demander une restructuration de vos dettes et ça n'est pas stigmatisant parce que ça n'est pas votre faute. Pourquoi l'État, »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 25:40
Question 6La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Et cette augmentation, elle pourrait intervenir avec, je l'ai dit, une taxation pour les patrimoines supérieurs à 50 millions, et puis une autre taxe, une surtaxe pour les patrimoines supérieurs à 1 milliard de dollars. On parle, dans ces conditions, de 3 000 milliards de dollars qui pourraient être réunis de la sorte. C'est toujours cet article du Wall Street Journal. Est-ce que cela pourrait suffire pour financer le programme économique de Joe Biden en matière de relance ?
Réponse à côté
Non, mais pour le moment, le financement, c'est l'endettement. C'est l'endettement, l'endettement, avec des taux d'intérêt qui restent bas, même s'ils ont un tout petit peu augmenté aux Etats-Unis. Mais c'est l'endettement. Le Biden n'a pas intention d'augmenter massivement les impôts, même si vous l'avez dit. Donc, il y aura une augmentation de l'impôt sur les sociétés. Il y a aussi quelque chose qui est très important pour l'Europe, c'est l'augmentation potentielle des impôts sur les multinationales. Avec la négociation à l'OCDE, donc ça, c'est une autre source de revenus et qui me paraît très légitime.
« Non, mais pour le moment, le financement, c'est l'endettement. C'est l'endettement, l'endettement, avec des taux d'intérêt qui restent bas, même s'ils ont un tout petit peu augmenté aux Etats-Unis. Mais c'est l'endettement. Le Biden n'a pas intention d'augmenter massivement les impôts, même si vous l'avez dit. Donc, il y aura une augmentation de l'impôt sur les sociétés. Il y a aussi quelque chose qui est très important pour l'Europe, c'est l'augmentation potentielle des impôts sur les multinationales. Avec la négociation à l'OCDE, donc ça, c'est une autre source de revenus et qui me paraît très légitime. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 15:07
Question 7La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Philippe Martin, on parlait des prêts garantis aux entreprises. Donc, concrètement, ces entreprises, elles sont censées rembourser ces prêts. Il y a eu un report, mais à un moment, il n'y aura plus de report. Et donc, se pose la question de savoir qu'est-ce qui va se passer à ce moment-là ?
Réponse directe
Alors, comme vous le savez, il y a un paradoxe, c'est qu'en 2020, le nombre de faillites d'entreprises a beaucoup diminué. Il y a moins 30% de faillites d'entreprises. Alors, évidemment, ça vient justement du fait que l'État a donné beaucoup de prêts, beaucoup de liquidités et que donc, des entreprises qui auraient dû faire faillite n'ont pas fait faillite. Alors, évidemment, ce qui va se passer, c'est qu'en 2021-2022, quand on va retirer ces aides, ces liquidités, il y aura une augmentation, évidemment, des faillites. Oui, moi, je ne crois pas beaucoup à ce danger des entreprises zombies parce que ce qu'on voit, c'est qu'il y a quand même des entreprises qui font faillite et en gros, c'est…
« Alors, comme vous le savez, il y a un paradoxe, c'est qu'en 2020, le nombre de faillites d'entreprises a beaucoup diminué. Il y a moins 30% de faillites d'entreprises. Alors, évidemment, ça vient justement du fait que l'État a donné beaucoup de prêts, beaucoup de liquidités et que donc, des entreprises qui auraient dû faire faillite n'ont pas fait faillite. Alors, évidemment, ce qui va se passer, c'est qu'en 2021-2022, quand on va retirer ces aides, ces liquidités, il y aura une augmentation, évidemment, des faillites. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 23:53Voir 2 autres passages
« Oui, moi, je ne crois pas beaucoup à ce danger des entreprises zombies parce que ce qu'on voit, c'est qu'il y a quand même des entreprises qui font faillite et en gros, c'est les mêmes critères qu'avant la crise et donc, on n'a pas une très forte augmentation d'entreprises qui sont très peu productives et qui survivraient seulement grâce aux aides. Il y en a certainement mais donc, moi, je pense que le risque essentiel aujourd'hui, c'est plutôt qu'il y ait des entreprises très productives, compétitives, qui créent de l'emploi, qui fassent faillite plutôt que de laisser en vie des entreprises peu productives. Je pense que le premier risque, il est plus important et c'est pour ça qu'il ne faut pas retirer les aides aux entreprises trop rapidement. Il y aura en effet un certain nombre d'entreprises qui ne survivront pas à la crise. Je pense aussi qu'il va falloir faire des restructurations de dettes. Il faut que les tribunaux de commerce, quand une entreprise a des difficultés, elle va devant le tribunal de commerce. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 24:27
Question 8La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Guillaume Erner. Et nous retrouvons nos invités. Anne-Laure Kieschel, conseillère économique, spécialiste des questions de dette et Philippe Martin, président du conseil d'analyse économique et professeur à Sciences Po. Avant d'évoquer le plan de relance en France, le plan de soutien à l'économie, une question, Philippe Martin, sur les vaccins. Alors, on vient de parler de la politique des vaccins. Il y a aussi une économie des vaccins, une semaine de vaccination en France ou plutôt sa suppression. Combien cela nous coûte ?
Réponse directe
On peut faire un calcul simple. Aujourd'hui, on considère que les restrictions sanitaires du fait qu'on n'a pas de vaccins, justement, ça nous coûte à peu près 5% d'activité, 5% de PIB. Et en une semaine, on produit à peu près 40 milliards d'euros. Donc, 5% de 46 milliards, ça vous fait à peu près un peu plus de 2 milliards par semaine de retard de vaccination. Donc, ce n'est pas négligeable. C'est pour ça qu'on le dit tous, c'est que le meilleur investissement, l'investissement le plus rentable aujourd'hui, c'est la vaccination. On peut dépenser beaucoup plus que 2 milliards, évidemment, pour les vaccins et ça aura un rendement énorme en termes simplement économiques. Oui, l'Europe n'a pas…
« On peut faire un calcul simple. Aujourd'hui, on considère que les restrictions sanitaires du fait qu'on n'a pas de vaccins, justement, ça nous coûte à peu près 5% d'activité, 5% de PIB. Et en une semaine, on produit à peu près 40 milliards d'euros. Donc, 5% de 46 milliards, ça vous fait à peu près un peu plus de 2 milliards par semaine de retard de vaccination. Donc, ce n'est pas négligeable. C'est pour ça qu'on le dit tous, c'est que le meilleur investissement, l'investissement le plus rentable aujourd'hui, c'est la vaccination. On peut dépenser beaucoup plus que 2 milliards, évidemment, pour les vaccins et ça aura un rendement énorme en termes simplement économiques. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 16:43
Question 9La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Bref, qui dans l'appareil d'État est compétent pour juger de la viabilité d'une entreprise, une entreprise de service ou une entreprise de production ?
Réponse directe
Il y a BPI qui va faire pas mal de genre de choses, d'analyse en effet des entreprises qui sont viables ou pas, à qui on peut faire des aides. Il y a toute la question aussi des aides généralisées. Par exemple, le fonds de solidarité c'est pour beaucoup d'entreprises. Donc c'est des aides aussi qui sont en fonction des secteurs, en fonction des secteurs qui ont été plus ou moins fermés par les restrictions. Donc c'est ce genre de choses que l'État regarde. Ce qui est vrai, moi j'insiste beaucoup sur le fait que en sortie de crise quand la dette des entreprises est trop importante, il y a beaucoup de risques et donc il faut diminuer cette dette soit par des aides directes soit par des restru…
« Il y a BPI qui va faire pas mal de genre de choses, d'analyse en effet des entreprises qui sont viables ou pas, à qui on peut faire des aides. Il y a toute la question aussi des aides généralisées. Par exemple, le fonds de solidarité c'est pour beaucoup d'entreprises. Donc c'est des aides aussi qui sont en fonction des secteurs, en fonction des secteurs qui ont été plus ou moins fermés par les restrictions. Donc c'est ce genre de choses que l'État regarde. Ce qui est vrai, moi j'insiste beaucoup sur le fait que en sortie de crise quand la dette des entreprises est trop importante, il y a beaucoup de risques et donc il faut diminuer cette dette soit par des aides directes soit par des restructurations de dettes parce que ce qu'on sait aussi c'est qu'une entreprise qui est trop endettée, même si elle survit, elle n'innove pas, elle ne croit pas, elle n'embauche pas. Donc ça c'est quelque chose qu'on sait bien dans les crises, c'est que les entreprises trop endettées, non seulement c'est un risque de faillite, mais c'est un risque aussi de croissance faible et d'emplois qui croient faiblement aussi. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 29:07
Question 10La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Philippe Martin, il va y avoir toute une série de dossiers à traiter. C'est-à-dire des entreprises qui vont avoir des difficultés. Alors il y a les tribunaux de commerce mais les aides, généralement les aides d'État ne sont pas attribuées par les tribunaux de commerce. s'il s'agit de faire un nouveau plan de soutien voire un plan de relance pour les entreprises. Est-ce que ce sont les préfets ?
Réponse à côté
Il y a BPI qui va faire pas mal de genre de choses, d'analyse en effet des entreprises qui sont viables ou pas, à qui on peut faire des aides. Il y a toute la question aussi des aides généralisées. Par exemple, le fonds de solidarité c'est pour beaucoup d'entreprises. Donc c'est des aides aussi qui sont en fonction des secteurs, en fonction des secteurs qui ont été plus ou moins fermés par les restrictions. Donc c'est ce genre de choses que l'État regarde. Ce qui est vrai, moi j'insiste beaucoup sur le fait que en sortie de crise quand la dette des entreprises est trop importante, il y a beaucoup de risques et donc il faut diminuer cette dette soit par des aides directes soit par des restru…
« Il y a BPI qui va faire pas mal de genre de choses, d'analyse en effet des entreprises qui sont viables ou pas, à qui on peut faire des aides. Il y a toute la question aussi des aides généralisées. Par exemple, le fonds de solidarité c'est pour beaucoup d'entreprises. Donc c'est des aides aussi qui sont en fonction des secteurs, en fonction des secteurs qui ont été plus ou moins fermés par les restrictions. Donc c'est ce genre de choses que l'État regarde. Ce qui est vrai, moi j'insiste beaucoup sur le fait que en sortie de crise quand la dette des entreprises est trop importante, il y a beaucoup de risques et donc il faut diminuer cette dette soit par des aides directes soit par des restructurations de dettes parce que ce qu'on sait aussi c'est qu'une entreprise qui est trop endettée, même si elle survit, elle n'innove pas, elle ne croit pas, elle n'embauche pas. Donc ça c'est quelque chose qu'on sait bien dans les crises, c'est que les entreprises trop endettées, non seulement c'est un risque de faillite, mais c'est un risque aussi de croissance faible et d'emplois qui croient faiblement aussi. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 29:07
Question 11La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Philippe Martin, on a vu qu'aux Etats-Unis, il s'agissait notamment de donner un chèque à certains ménages. Alors, ça a été fait en France pour les ménages les plus modestes, un chèque bien inférieur à celui qui est fait aux Etats-Unis. Est-ce qu'il faudrait faire la même chose en France ?
Réponse directe
C'est vrai qu'en fait, il y a eu du quoi qu'il en coûte quand même en France. Donc, les montants sont inédits pour la France. Mais c'est vrai que ça pallie par rapport à ce que font les Américains. Nous, au Conseil d'analyse économique, on a regardé en effet la situation financière des ménages en regardant leurs comptes bancaires assez précisément. Donc, ça permet de regarder ce qui se passe vraiment. Ce qu'on voit, c'est que sur... Quand même, les amortisseurs sociaux ont bien fonctionné en France. C'est-à-dire que vous n'avez pas d'augmentation massive, par exemple, de la précarité financière des ménages. Si on regarde le pourcentage de ménages qui sont dans le rouge à la fin du mois sur…
« Et, on sait aussi qu'il y a eu une épargne énorme qui s'est accumulée pendant les confinements, simplement parce qu'on ne pouvait pas consommer, mais elle a été très concentrée. En gros, 70% de l'épargne qui a été accumulée pendant la crise a été concentrée sur les 20% des ménages les plus aisés. Et les ménages plutôt modestes n'ont pas pu accumuler d'épargne. Donc, moi, c'est vrai que je plaide pour le fait qu'on refasse, en effet, sous forme de chèques ou de transferts sociaux. En France, c'est des transferts sociaux qui soient plus importants. C'est à la fois important d'un point de vue social, mais on sait aussi que d'un point de vue macroéconomique, c'est une bonne chose parce que ce sont les ménages qui ne vont pas épargner. si on leur donne des chèques, ils vont consommer une très grosse partie de ces transferts. Anne-Horke Echel, vous êtes d'accord ? »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 22:08
Question 12La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Donc on donne de l'argent à chaque ménage ?
Réponse partielle
On donne de l'argent directement, des aides aux états, des indemnités chômage, des choses pour l'éducation, mais ce qui est vraiment la caractéristique c'est la demande, la demande, la demande, il faut relancer la consommation très très fortement, il faut mettre l'économie en surchauffe.
« On donne de l'argent directement, des aides aux états, des indemnités chômage, des choses pour l'éducation, mais ce qui est vraiment la caractéristique c'est la demande, la demande, la demande, il faut relancer la consommation très très fortement, il faut mettre l'économie en surchauffe. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 1:16
Question 13La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Il n'y a pas que des petites entreprises, Philippe Martin, qui se sont retrouvées lourdement endettées ou avec des aides de l'État importante, je pense Air France. Air France, pour l'instant, a coûté aux Français 7 milliards d'euros et malheureusement, ça n'est pas terminé. On imagine un retour à la normale pour le secteur aérien en 2024, ce qui veut dire qu'il y aura des dettes ou en tout cas un déficit supplémentaire. Comment imaginer justement, par exemple, sur ce type d'entreprise, un scénario de retour à une bonne santé financière ?
Réponse partielle
Oui, vous voyez que c'est très différent du petit restaurant d'à côté. Donc là, c'est typiquement, je pense, de la participation, une nationalisation en partie de Air France. Donc, c'est une prise de participation de l'État dans l'entreprise et qui, en gros, revend ses parts une fois qu'on retrouve la normale. Mais donc, il faut donner du temps à des entreprises. Alors là, ça se pose de manière, à mon avis, plus claire. En effet, si Air France étant un acteur très important du transport et donc des problèmes d'émissions de CO2, alors là, en effet, je pense qu'il y a un arbitrage à faire entre, d'une part, ne pas mettre trop de contraintes sur une entreprise qui est en difficulté et, d'autre…
« Oui, vous voyez que c'est très différent du petit restaurant d'à côté. Donc là, c'est typiquement, je pense, de la participation, une nationalisation en partie de Air France. Donc, c'est une prise de participation de l'État dans l'entreprise et qui, en gros, revend ses parts une fois qu'on retrouve la normale. Mais donc, il faut donner du temps à des entreprises. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 31:56
Question 14La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Et lorsqu'on distribue de l'argent aux individus, aux ménages comme cela, Philippe Martin, on a évoqué il y a quelques mois ce qu'on appelait la monnaie hélicoptère. Est-ce que c'est ça ?
Réponse partielle
Alors là c'est un chèque qui est donné par le trésor américain, donc ce n'est pas la banque centrale américaine qui le finance, même si la banque centrale a aussi une politique monétaire très expansionniste, qui aussi aide la reprise. Mais là c'est un chèque qui va aider directement les ménages, plutôt les ménages modestes, en tout cas les 50% les ménages les plus modestes. Donc ceux qui a priori, comme disent les économistes, ont une propension marginale à consommation très élevée, donc ils vont en épargner une partie, mais surtout en consommer une partie. Et donc l'objectif, encore une fois, c'est de mettre l'économie sous tension, aller très fortement en surchauffe, ce qui n'a pas été fa…
« Alors là c'est un chèque qui est donné par le trésor américain, donc ce n'est pas la banque centrale américaine qui le finance, même si la banque centrale a aussi une politique monétaire très expansionniste, qui aussi aide la reprise. Mais là c'est un chèque qui va aider directement les ménages, plutôt les ménages modestes, en tout cas les 50% les ménages les plus modestes. Donc ceux qui a priori, comme disent les économistes, ont une propension marginale à consommation très élevée, donc ils vont en épargner une partie, mais surtout en consommer une partie. Et donc l'objectif, encore une fois, c'est de mettre l'économie sous tension, aller très fortement en surchauffe, ce qui n'a pas été fait en gros depuis les années 60. Donc c'est vraiment une expérience assez inédite. Anne-Laure Kieschel. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 1:49
Question 15La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Distribuer de l'argent comme ça, quelles peuvent être les conséquences ?
Réponse directe
Alors là c'est un chèque qui est donné par le trésor américain, donc ce n'est pas la banque centrale américaine qui le finance, même si la banque centrale a aussi une politique monétaire très expansionniste, qui aussi aide la reprise. Mais là c'est un chèque qui va aider directement les ménages, plutôt les ménages modestes, en tout cas les 50% les ménages les plus modestes. Donc ceux qui a priori, comme disent les économistes, ont une propension marginale à consommation très élevée, donc ils vont en épargner une partie, mais surtout en consommer une partie. Et donc l'objectif, encore une fois, c'est de mettre l'économie sous tension, aller très fortement en surchauffe, ce qui n'a pas été fa…
« Alors là c'est un chèque qui est donné par le trésor américain, donc ce n'est pas la banque centrale américaine qui le finance, même si la banque centrale a aussi une politique monétaire très expansionniste, qui aussi aide la reprise. Mais là c'est un chèque qui va aider directement les ménages, plutôt les ménages modestes, en tout cas les 50% les ménages les plus modestes. Donc ceux qui a priori, comme disent les économistes, ont une propension marginale à consommation très élevée, donc ils vont en épargner une partie, mais surtout en consommer une partie. Et donc l'objectif, encore une fois, c'est de mettre l'économie sous tension, aller très fortement en surchauffe, ce qui n'a pas été fait en gros depuis les années 60. Donc c'est vraiment une expérience assez inédite. Anne-Laure Kieschel. »
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Question 16La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
En quoi cela diffère-t-il ?
Réponse directe
Alors là c'est un chèque qui est donné par le trésor américain, donc ce n'est pas la banque centrale américaine qui le finance, même si la banque centrale a aussi une politique monétaire très expansionniste, qui aussi aide la reprise. Mais là c'est un chèque qui va aider directement les ménages, plutôt les ménages modestes, en tout cas les 50% les ménages les plus modestes. Donc ceux qui a priori, comme disent les économistes, ont une propension marginale à consommation très élevée, donc ils vont en épargner une partie, mais surtout en consommer une partie. Et donc l'objectif, encore une fois, c'est de mettre l'économie sous tension, aller très fortement en surchauffe, ce qui n'a pas été fa…
« Alors là c'est un chèque qui est donné par le trésor américain, donc ce n'est pas la banque centrale américaine qui le finance, même si la banque centrale a aussi une politique monétaire très expansionniste, qui aussi aide la reprise. Mais là c'est un chèque qui va aider directement les ménages, plutôt les ménages modestes, en tout cas les 50% les ménages les plus modestes. Donc ceux qui a priori, comme disent les économistes, ont une propension marginale à consommation très élevée, donc ils vont en épargner une partie, mais surtout en consommer une partie. Et donc l'objectif, encore une fois, c'est de mettre l'économie sous tension, aller très fortement en surchauffe, ce qui n'a pas été fait en gros depuis les années 60. Donc c'est vraiment une expérience assez inédite. Anne-Laure Kieschel. »
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Question 17La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe Martin
Est-ce que ce sont les régions ?
Réponse à côté
Il y a BPI qui va faire pas mal de genre de choses, d'analyse en effet des entreprises qui sont viables ou pas, à qui on peut faire des aides. Il y a toute la question aussi des aides généralisées. Par exemple, le fonds de solidarité c'est pour beaucoup d'entreprises. Donc c'est des aides aussi qui sont en fonction des secteurs, en fonction des secteurs qui ont été plus ou moins fermés par les restrictions. Donc c'est ce genre de choses que l'État regarde. Ce qui est vrai, moi j'insiste beaucoup sur le fait que en sortie de crise quand la dette des entreprises est trop importante, il y a beaucoup de risques et donc il faut diminuer cette dette soit par des aides directes soit par des restru…
« Il y a BPI qui va faire pas mal de genre de choses, d'analyse en effet des entreprises qui sont viables ou pas, à qui on peut faire des aides. Il y a toute la question aussi des aides généralisées. Par exemple, le fonds de solidarité c'est pour beaucoup d'entreprises. Donc c'est des aides aussi qui sont en fonction des secteurs, en fonction des secteurs qui ont été plus ou moins fermés par les restrictions. Donc c'est ce genre de choses que l'État regarde. Ce qui est vrai, moi j'insiste beaucoup sur le fait que en sortie de crise quand la dette des entreprises est trop importante, il y a beaucoup de risques et donc il faut diminuer cette dette soit par des aides directes soit par des restructurations de dettes parce que ce qu'on sait aussi c'est qu'une entreprise qui est trop endettée, même si elle survit, elle n'innove pas, elle ne croit pas, elle n'embauche pas. Donc ça c'est quelque chose qu'on sait bien dans les crises, c'est que les entreprises trop endettées, non seulement c'est un risque de faillite, mais c'est un risque aussi de croissance faible et d'emplois qui croient faiblement aussi. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 29:07
Question 18Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"
Et comment on l'explique, ça, que ce ne soit pas investi, qu'il n'en profite pas pour l'investir ?
Réponse directe
Parce que toute la question, et je pense que c'est une des questions qui va être importante dans les mois qui viennent, c'est qu'est-ce qu'on fait de cette épargne ? Il se peut en effet que, si la condition sanitaire se remette à être bonne, que cette épargne soit dépensée. Et donc la plupart des ménages ne veulent pas avoir une épargne qui soit trop difficile, soit à dépenser, soit... Donc il y a beaucoup d'incertitudes, on le voit bien, que ce soit d'un point de vue économique ou d'un point de vue sanitaire. Et donc la plupart des ménages préfèrent avoir cette épargne à disponibilité très facilement.
« Parce que toute la question, et je pense que c'est une des questions qui va être importante dans les mois qui viennent, c'est qu'est-ce qu'on fait de cette épargne ? Il se peut en effet que, si la condition sanitaire se remette à être bonne, que cette épargne soit dépensée. Et donc la plupart des ménages ne veulent pas avoir une épargne qui soit trop difficile, soit à dépenser, soit... Donc il y a beaucoup d'incertitudes, on le voit bien, que ce soit d'un point de vue économique ou d'un point de vue sanitaire. Et donc la plupart des ménages préfèrent avoir cette épargne à disponibilité très facilement. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 2:19
Question 19Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"
C'est des dépenses liées aux loisirs qui n'ont pas eu lieu ?
Réponse directe
Oui, pour les ménages qui sont les plus aisés, en effet, c'est par exemple le restaurant, la culture, le cinéma, les voyages. En fait, ce sont toutes les dépenses qui ont été contraintes, qui n'ont pas pu être faites pendant le confinement, et il y a eu assez peu de pertes de revenus, et donc ça a constitué une épargne, qui est surtout d'ailleurs une épargne liquide sur des comptes courants. Ce n'est pas tellement une épargne qui investit, par exemple sur des comptes titres, sur des actifs risqués dans la bourse, etc.
« Oui, pour les ménages qui sont les plus aisés, en effet, c'est par exemple le restaurant, la culture, le cinéma, les voyages. En fait, ce sont toutes les dépenses qui ont été contraintes, qui n'ont pas pu être faites pendant le confinement, et il y a eu assez peu de pertes de revenus, et donc ça a constitué une épargne, qui est surtout d'ailleurs une épargne liquide sur des comptes courants. Ce n'est pas tellement une épargne qui investit, par exemple sur des comptes titres, sur des actifs risqués dans la bourse, etc. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 1:43
Question 20Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"
Pour quel type de crédit, par exemple ?
Réponse à côté
Non, ce n'est pas des fortes sommes, mais l'opposition, elle est très claire quand même. C'est que d'un côté, vous avez beaucoup épargné, et de l'autre, en gros, c'est soit un peu de désépargne ou rien du tout, en fait. Donc ce n'est pas des fortes sommes, mais la contradiction est en gros entre zéro et une grosse partie de ces 50 milliards.
« Non, ce n'est pas des fortes sommes, mais l'opposition, elle est très claire quand même. C'est que d'un côté, vous avez beaucoup épargné, et de l'autre, en gros, c'est soit un peu de désépargne ou rien du tout, en fait. Donc ce n'est pas des fortes sommes, mais la contradiction est en gros entre zéro et une grosse partie de ces 50 milliards. »
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Question 21Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"
Et d'où vient cet argent ?
Réponse à côté
Oui, on a tous quand même fait cette expérience, et là c'est vrai pour tous les ménages, cette expérience que pendant le confinement, on a réduit notre consommation, et donc il y a eu ce surcroît d'épargne. En revanche, ce qui est vrai aussi, c'est que pour un certain nombre de ménages, il y a eu aussi une baisse du revenu, et donc ils n'ont pas pu, et c'est ce qu'on voit sur, en revanche, les 20% les plus pauvres, ils n'ont pas pu constituer une grosse épargne. Donc ils se retrouvent aujourd'hui dans une situation qui est plus complexe.
« Oui, on a tous quand même fait cette expérience, et là c'est vrai pour tous les ménages, cette expérience que pendant le confinement, on a réduit notre consommation, et donc il y a eu ce surcroît d'épargne. En revanche, ce qui est vrai aussi, c'est que pour un certain nombre de ménages, il y a eu aussi une baisse du revenu, et donc ils n'ont pas pu, et c'est ce qu'on voit sur, en revanche, les 20% les plus pauvres, ils n'ont pas pu constituer une grosse épargne. Donc ils se retrouvent aujourd'hui dans une situation qui est plus complexe. »
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Question 22Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"
C'est-à-dire ?
Réponse directe
Si la consommation diminue, ça signifie que pour les commerçants, mais ensuite pour toute la production, il va y avoir peu de demandes, peu de débouchés. Et s'il y a peu de débouchés, ça peut avoir un impact évidemment sur les décisions d'embauche, sur les décisions d'investissement. Et donc ça, c'est le cercle vicieux qu'il faut absolument éviter. C'est-à-dire que quand la consommation ne se fait pas, les entreprises vont décider de ne pas embaucher ou même de débaucher. Et donc on rentre dans une récession encore plus grave. Donc on espérait, et on l'a bien vu dans les mois d'été où l'activité repartait fortement. On était à des niveaux certes en dessous de la normale, mais qui revenaient…
« Si la consommation diminue, ça signifie que pour les commerçants, mais ensuite pour toute la production, il va y avoir peu de demandes, peu de débouchés. Et s'il y a peu de débouchés, ça peut avoir un impact évidemment sur les décisions d'embauche, sur les décisions d'investissement. Et donc ça, c'est le cercle vicieux qu'il faut absolument éviter. C'est-à-dire que quand la consommation ne se fait pas, les entreprises vont décider de ne pas embaucher ou même de débaucher. Et donc on rentre dans une récession encore plus grave. Donc on espérait, et on l'a bien vu dans les mois d'été où l'activité repartait fortement. On était à des niveaux certes en dessous de la normale, mais qui revenaient assez rapidement vers la normale. On est aujourd'hui en gros en dessous de l'activité à un niveau de 5% et on stagne. Et donc la reprise est en train de s'essouffler à cause de ces conditions sanitaires qui se dégradent. Et ce qu'il ne faut pas, c'est que ces conditions sanitaires qui se dégradent génèrent une baisse de la consommation, une épargne qui a encore davantage de précaution, disons pas tellement une épargne qui a été contrainte comme pendant le confinement. Et ça, c'est le cercle vicieux qu'il faut absolument éviter. »
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Question 23Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"
Ce sont quoi ?
Réponse à côté
Oui, pour les ménages qui sont les plus aisés, en effet, c'est par exemple le restaurant, la culture, le cinéma, les voyages. En fait, ce sont toutes les dépenses qui ont été contraintes, qui n'ont pas pu être faites pendant le confinement, et il y a eu assez peu de pertes de revenus, et donc ça a constitué une épargne, qui est surtout d'ailleurs une épargne liquide sur des comptes courants. Ce n'est pas tellement une épargne qui investit, par exemple sur des comptes titres, sur des actifs risqués dans la bourse, etc.
« Oui, pour les ménages qui sont les plus aisés, en effet, c'est par exemple le restaurant, la culture, le cinéma, les voyages. En fait, ce sont toutes les dépenses qui ont été contraintes, qui n'ont pas pu être faites pendant le confinement, et il y a eu assez peu de pertes de revenus, et donc ça a constitué une épargne, qui est surtout d'ailleurs une épargne liquide sur des comptes courants. Ce n'est pas tellement une épargne qui investit, par exemple sur des comptes titres, sur des actifs risqués dans la bourse, etc. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 1:43
Question 24Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"
Votre étude va jusqu'à fin août. Est-ce que vous avez quand même quelques données un peu plus récentes ?
Réponse directe
Ce qui est original dans ces données, c'est qu'on utilisait des données de cartes bancaires. C'est la première fois qu'on fait ça en France et de comptes bancaires aussi. Alors au niveau agrégé, sur l'ensemble des Français, on va jusqu'à la fin septembre. Et en effet, ce qu'on voit, c'est qu'au niveau de la consommation qui s'est très très bien tenue, au mois de juin et juillet, il y a eu un rebond très fort de la consommation après les mois de confinement. Ce qu'on voit, c'est qu'à la fin septembre, il y a un essoufflement. Et l'essoufflement, il vient bien entendu du fait que les conditions sanitaires se dégradent à nouveau. Et donc là, il y a en effet un problème qui n'est pas simplement…
« Ce qui est original dans ces données, c'est qu'on utilisait des données de cartes bancaires. C'est la première fois qu'on fait ça en France et de comptes bancaires aussi. Alors au niveau agrégé, sur l'ensemble des Français, on va jusqu'à la fin septembre. Et en effet, ce qu'on voit, c'est qu'au niveau de la consommation qui s'est très très bien tenue, au mois de juin et juillet, il y a eu un rebond très fort de la consommation après les mois de confinement. Ce qu'on voit, c'est qu'à la fin septembre, il y a un essoufflement. Et l'essoufflement, il vient bien entendu du fait que les conditions sanitaires se dégradent à nouveau. Et donc là, il y a en effet un problème qui n'est pas simplement un problème d'inégalité, c'est un problème macroéconomique si la consommation vient à s'essouffler. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 4:26
Question 25Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"
Mais d'où vient cet argent ?
Réponse à côté
Oui, ce qu'on a constaté, c'est qu'en effet, cette épargne a été assez concentrée, très concentrée même sur les 20% des Français qui ont un niveau de vie le plus élevé. En gros, presque 70% de toute cette épargne, des 50 milliards dont vous avez parlé, a été faite par ces 20% les plus riches.
« Oui, ce qu'on a constaté, c'est qu'en effet, cette épargne a été assez concentrée, très concentrée même sur les 20% des Français qui ont un niveau de vie le plus élevé. En gros, presque 70% de toute cette épargne, des 50 milliards dont vous avez parlé, a été faite par ces 20% les plus riches. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 0:24
« Si la consommation diminue, ça signifie que pour les commerçants, mais ensuite pour toute la production, il va y avoir peu de demandes, peu de débouchés. Et s'il y a peu de débouchés, ça peut avoir un impact évidemment sur les décisions d'embauche, sur les décisions d'investissement. Et donc ça, c'est le cercle vicieux qu'il faut absolument éviter. C'est-à-dire que quand la consommation ne se fait pas, les entreprises vont décider de ne pas embaucher ou même de débaucher. Et donc on rentre dans une récession encore plus grave. Donc on espérait, et on l'a bien vu dans les mois d'été où l'activité repartait fortement. On était à des niveaux certes en dessous de la normale, mais qui revenaient assez rapidement vers la normale. On est aujourd'hui en gros en dessous de l'activité à un niveau de 5% et on stagne. Et donc la reprise est en train de s'essouffler à cause de ces conditions sanitaires qui se dégradent. Et ce qu'il ne faut pas, c'est que ces conditions sanitaires qui se dégradent génèrent une baisse de la consommation, une épargne qui a encore davantage de précaution, disons pas tellement une épargne qui a été contrainte comme pendant le confinement. Et ça, c'est le cercle vicieux qu'il faut absolument éviter. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 5:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, on a tous quand même fait cette expérience, et là c'est vrai pour tous les ménages, cette expérience que pendant le confinement, on a réduit notre consommation, et donc il y a eu ce surcroît d'épargne. En revanche, ce qui est vrai aussi, c'est que pour un certain nombre de ménages, il y a eu aussi une baisse du revenu, et donc ils n'ont pas pu, et c'est ce qu'on voit sur, en revanche, les 20% les plus pauvres, ils n'ont pas pu constituer une grosse épargne. Donc ils se retrouvent aujourd'hui dans une situation qui est plus complexe. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 0:51Voir 2 autres passages
« Ce qui est original dans ces données, c'est qu'on utilisait des données de cartes bancaires. C'est la première fois qu'on fait ça en France et de comptes bancaires aussi. Alors au niveau agrégé, sur l'ensemble des Français, on va jusqu'à la fin septembre. Et en effet, ce qu'on voit, c'est qu'au niveau de la consommation qui s'est très très bien tenue, au mois de juin et juillet, il y a eu un rebond très fort de la consommation après les mois de confinement. Ce qu'on voit, c'est qu'à la fin septembre, il y a un essoufflement. Et l'essoufflement, il vient bien entendu du fait que les conditions sanitaires se dégradent à nouveau. Et donc là, il y a en effet un problème qui n'est pas simplement un problème d'inégalité, c'est un problème macroéconomique si la consommation vient à s'essouffler. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 4:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si la consommation diminue, ça signifie que pour les commerçants, mais ensuite pour toute la production, il va y avoir peu de demandes, peu de débouchés. Et s'il y a peu de débouchés, ça peut avoir un impact évidemment sur les décisions d'embauche, sur les décisions d'investissement. Et donc ça, c'est le cercle vicieux qu'il faut absolument éviter. C'est-à-dire que quand la consommation ne se fait pas, les entreprises vont décider de ne pas embaucher ou même de débaucher. Et donc on rentre dans une récession encore plus grave. Donc on espérait, et on l'a bien vu dans les mois d'été où l'activité repartait fortement. On était à des niveaux certes en dessous de la normale, mais qui revenaient assez rapidement vers la normale. On est aujourd'hui en gros en dessous de l'activité à un niveau de 5% et on stagne. Et donc la reprise est en train de s'essouffler à cause de ces conditions sanitaires qui se dégradent. Et ce qu'il ne faut pas, c'est que ces conditions sanitaires qui se dégradent génèrent une baisse de la consommation, une épargne qui a encore davantage de précaution, disons pas tellement une épargne qui a été contrainte comme pendant le confinement. Et ça, c'est le cercle vicieux qu'il faut absolument éviter. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 5:15Voir 2 autres passages
« Alors nous, on ne fait pas de recommandations dans cette note, mais ce que ça suggère en effet, c'est que la priorité, c'est certainement dans les semaines et dans les mois qui viennent, c'est en effet d'aider davantage les ménages modestes. Il peut y avoir des situations extrêmement différentes. Ça peut être des jeunes étudiants qui n'ont pas pu travailler cet été, ça peut être des personnes qui étaient à plein temps et qui passent à mi-temps, etc. Et d'ailleurs, le gouvernement a annoncé qu'il allait prendre des mesures sur le plan pauvreté, sur un certain nombre de ses cibles, disons, de ménages modestes. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 3:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce qui est original dans ces données, c'est qu'on utilisait des données de cartes bancaires. C'est la première fois qu'on fait ça en France et de comptes bancaires aussi. Alors au niveau agrégé, sur l'ensemble des Français, on va jusqu'à la fin septembre. Et en effet, ce qu'on voit, c'est qu'au niveau de la consommation qui s'est très très bien tenue, au mois de juin et juillet, il y a eu un rebond très fort de la consommation après les mois de confinement. Ce qu'on voit, c'est qu'à la fin septembre, il y a un essoufflement. Et l'essoufflement, il vient bien entendu du fait que les conditions sanitaires se dégradent à nouveau. Et donc là, il y a en effet un problème qui n'est pas simplement un problème d'inégalité, c'est un problème macroéconomique si la consommation vient à s'essouffler. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 4:26Voir 2 autres passages
« Alors nous, on ne fait pas de recommandations dans cette note, mais ce que ça suggère en effet, c'est que la priorité, c'est certainement dans les semaines et dans les mois qui viennent, c'est en effet d'aider davantage les ménages modestes. Il peut y avoir des situations extrêmement différentes. Ça peut être des jeunes étudiants qui n'ont pas pu travailler cet été, ça peut être des personnes qui étaient à plein temps et qui passent à mi-temps, etc. Et d'ailleurs, le gouvernement a annoncé qu'il allait prendre des mesures sur le plan pauvreté, sur un certain nombre de ses cibles, disons, de ménages modestes. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 3:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, on a tous quand même fait cette expérience, et là c'est vrai pour tous les ménages, cette expérience que pendant le confinement, on a réduit notre consommation, et donc il y a eu ce surcroît d'épargne. En revanche, ce qui est vrai aussi, c'est que pour un certain nombre de ménages, il y a eu aussi une baisse du revenu, et donc ils n'ont pas pu, et c'est ce qu'on voit sur, en revanche, les 20% les plus pauvres, ils n'ont pas pu constituer une grosse épargne. Donc ils se retrouvent aujourd'hui dans une situation qui est plus complexe. »
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« Non, ce n'est pas des fortes sommes, mais l'opposition, elle est très claire quand même. C'est que d'un côté, vous avez beaucoup épargné, et de l'autre, en gros, c'est soit un peu de désépargne ou rien du tout, en fait. Donc ce n'est pas des fortes sommes, mais la contradiction est en gros entre zéro et une grosse partie de ces 50 milliards. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 3:10
« Oui, on a tous quand même fait cette expérience, et là c'est vrai pour tous les ménages, cette expérience que pendant le confinement, on a réduit notre consommation, et donc il y a eu ce surcroît d'épargne. En revanche, ce qui est vrai aussi, c'est que pour un certain nombre de ménages, il y a eu aussi une baisse du revenu, et donc ils n'ont pas pu, et c'est ce qu'on voit sur, en revanche, les 20% les plus pauvres, ils n'ont pas pu constituer une grosse épargne. Donc ils se retrouvent aujourd'hui dans une situation qui est plus complexe. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si la consommation diminue, ça signifie que pour les commerçants, mais ensuite pour toute la production, il va y avoir peu de demandes, peu de débouchés. Et s'il y a peu de débouchés, ça peut avoir un impact évidemment sur les décisions d'embauche, sur les décisions d'investissement. Et donc ça, c'est le cercle vicieux qu'il faut absolument éviter. C'est-à-dire que quand la consommation ne se fait pas, les entreprises vont décider de ne pas embaucher ou même de débaucher. Et donc on rentre dans une récession encore plus grave. Donc on espérait, et on l'a bien vu dans les mois d'été où l'activité repartait fortement. On était à des niveaux certes en dessous de la normale, mais qui revenaient assez rapidement vers la normale. On est aujourd'hui en gros en dessous de l'activité à un niveau de 5% et on stagne. Et donc la reprise est en train de s'essouffler à cause de ces conditions sanitaires qui se dégradent. Et ce qu'il ne faut pas, c'est que ces conditions sanitaires qui se dégradent génèrent une baisse de la consommation, une épargne qui a encore davantage de précaution, disons pas tellement une épargne qui a été contrainte comme pendant le confinement. Et ça, c'est le cercle vicieux qu'il faut absolument éviter. »
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« Non, ce n'est pas des fortes sommes, mais l'opposition, elle est très claire quand même. C'est que d'un côté, vous avez beaucoup épargné, et de l'autre, en gros, c'est soit un peu de désépargne ou rien du tout, en fait. Donc ce n'est pas des fortes sommes, mais la contradiction est en gros entre zéro et une grosse partie de ces 50 milliards. »
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« Oui, pour les ménages qui sont les plus aisés, en effet, c'est par exemple le restaurant, la culture, le cinéma, les voyages. En fait, ce sont toutes les dépenses qui ont été contraintes, qui n'ont pas pu être faites pendant le confinement, et il y a eu assez peu de pertes de revenus, et donc ça a constitué une épargne, qui est surtout d'ailleurs une épargne liquide sur des comptes courants. Ce n'est pas tellement une épargne qui investit, par exemple sur des comptes titres, sur des actifs risqués dans la bourse, etc. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, pour les ménages qui sont les plus aisés, en effet, c'est par exemple le restaurant, la culture, le cinéma, les voyages. En fait, ce sont toutes les dépenses qui ont été contraintes, qui n'ont pas pu être faites pendant le confinement, et il y a eu assez peu de pertes de revenus, et donc ça a constitué une épargne, qui est surtout d'ailleurs une épargne liquide sur des comptes courants. Ce n'est pas tellement une épargne qui investit, par exemple sur des comptes titres, sur des actifs risqués dans la bourse, etc. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 1:43Voir 1 autre passage
« Oui, pour les ménages qui sont les plus aisés, en effet, c'est par exemple le restaurant, la culture, le cinéma, les voyages. En fait, ce sont toutes les dépenses qui ont été contraintes, qui n'ont pas pu être faites pendant le confinement, et il y a eu assez peu de pertes de revenus, et donc ça a constitué une épargne, qui est surtout d'ailleurs une épargne liquide sur des comptes courants. Ce n'est pas tellement une épargne qui investit, par exemple sur des comptes titres, sur des actifs risqués dans la bourse, etc. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 1:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors nous, on ne fait pas de recommandations dans cette note, mais ce que ça suggère en effet, c'est que la priorité, c'est certainement dans les semaines et dans les mois qui viennent, c'est en effet d'aider davantage les ménages modestes. Il peut y avoir des situations extrêmement différentes. Ça peut être des jeunes étudiants qui n'ont pas pu travailler cet été, ça peut être des personnes qui étaient à plein temps et qui passent à mi-temps, etc. Et d'ailleurs, le gouvernement a annoncé qu'il allait prendre des mesures sur le plan pauvreté, sur un certain nombre de ses cibles, disons, de ménages modestes. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 3:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Vous avez tout à fait raison. On est dans une situation paradoxale où vous avez des entreprises qui, entre guillemets, sont viables, c'est-à-dire qui, chaque année, gagnent un peu d'argent, mais qui ne sont pas solvables parce qu'elles ont pris la dette Covid avec le choc Covid. Mais en gros, ce n'est pas leur faute. C'est vraiment, ce n'est pas parce qu'elles ont mal géré. Et donc, de ce point de vue, en effet, alors il y a quand même des aides de l'État pour un certain nombre de secteurs, les restaurants, via le fonds de solidarité, des baisses de cotisations. Et donc, si ça ne suffit pas, moi je pense en effet qu'il y aura besoin de renégocier des dettes, des dettes bancaires, des dettes fiscales et puis des dettes sociales sur les charges. Et donc, l'État à un moment, mais sur certains PGE, devra en effet faire des restructurations de dettes. Et c'est normal, mais ce sera une minorité et il faudra faire du cas par cas. C'est-à-dire, il faudra vérifier qu'en effet, quand même, l'entreprise est viable dans une situation normale et qu'elle a besoin en effet de restructurer sa dette. Et il faudra surtout enlever la stigmatisation pour beaucoup de PME aujourd'hui. Aller devant le tribunal de commerce, c'est très stigmatisant. Mais il va falloir expliquer, il y a besoin d'une parole politique là-dessus, de dire, aller devant le juge, demander une restructuration de vos dettes et ça n'est pas stigmatisant parce que ça n'est pas votre faute. Pourquoi l'État, »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La dette, un outil multi-fonctions pour la sortie de crise. Avec Anne-Laure Kiechel et Philippe MartinVérifier à 25:40
« Ce qui est original dans ces données, c'est qu'on utilisait des données de cartes bancaires. C'est la première fois qu'on fait ça en France et de comptes bancaires aussi. Alors au niveau agrégé, sur l'ensemble des Français, on va jusqu'à la fin septembre. Et en effet, ce qu'on voit, c'est qu'au niveau de la consommation qui s'est très très bien tenue, au mois de juin et juillet, il y a eu un rebond très fort de la consommation après les mois de confinement. Ce qu'on voit, c'est qu'à la fin septembre, il y a un essoufflement. Et l'essoufflement, il vient bien entendu du fait que les conditions sanitaires se dégradent à nouveau. Et donc là, il y a en effet un problème qui n'est pas simplement un problème d'inégalité, c'est un problème macroéconomique si la consommation vient à s'essouffler. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 4:26
« Si la consommation diminue, ça signifie que pour les commerçants, mais ensuite pour toute la production, il va y avoir peu de demandes, peu de débouchés. Et s'il y a peu de débouchés, ça peut avoir un impact évidemment sur les décisions d'embauche, sur les décisions d'investissement. Et donc ça, c'est le cercle vicieux qu'il faut absolument éviter. C'est-à-dire que quand la consommation ne se fait pas, les entreprises vont décider de ne pas embaucher ou même de débaucher. Et donc on rentre dans une récession encore plus grave. Donc on espérait, et on l'a bien vu dans les mois d'été où l'activité repartait fortement. On était à des niveaux certes en dessous de la normale, mais qui revenaient assez rapidement vers la normale. On est aujourd'hui en gros en dessous de l'activité à un niveau de 5% et on stagne. Et donc la reprise est en train de s'essouffler à cause de ces conditions sanitaires qui se dégradent. Et ce qu'il ne faut pas, c'est que ces conditions sanitaires qui se dégradent génèrent une baisse de la consommation, une épargne qui a encore davantage de précaution, disons pas tellement une épargne qui a été contrainte comme pendant le confinement. Et ça, c'est le cercle vicieux qu'il faut absolument éviter. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 5:15
« Ce qui est original dans ces données, c'est qu'on utilisait des données de cartes bancaires. C'est la première fois qu'on fait ça en France et de comptes bancaires aussi. Alors au niveau agrégé, sur l'ensemble des Français, on va jusqu'à la fin septembre. Et en effet, ce qu'on voit, c'est qu'au niveau de la consommation qui s'est très très bien tenue, au mois de juin et juillet, il y a eu un rebond très fort de la consommation après les mois de confinement. Ce qu'on voit, c'est qu'à la fin septembre, il y a un essoufflement. Et l'essoufflement, il vient bien entendu du fait que les conditions sanitaires se dégradent à nouveau. Et donc là, il y a en effet un problème qui n'est pas simplement un problème d'inégalité, c'est un problème macroéconomique si la consommation vient à s'essouffler. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 4:26
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 0:51
France Inter — L'invité de 6h20 · Philippe Martin : "La priorité serait d'aider les ménages les plus modestes"Vérifier à 1:43