On voit quelques images de chez vous pendant qu'on parle. En même temps, merci d'être en direct avec nous. Je sais que c'est un peu compliqué pour vous. Ce matin, on voit là votre appartement. Expliquez-nous ce qui s'est passé cette nuit.
Réponse directeAlors, comme là, depuis les trois dernières nuits, donc on a des alertes quasiment toutes les deux heures. Donc, on est réveillés en pleine nuit. Nous, on a deux enfants. On n'a pas d'abri dans l'appartement. En fait, il faut qu'on les réveille, qu'on aille sur le palier, qu'on aille se protéger. Et donc, du coup, cette nuit, ça a sonné une première fois à 21h. On s'est dit qu'on allait être tranquille. On est repartis se coucher. À une heure, ça a ressonné. Voilà, on était toujours dans les abris. Et à quatre heures, ça a été complètement différent. Mon mari m'a dit, attention, cette fois-ci, ça va être plus violent. Ils annoncent que ça va être plus violent. On s'est mis à l'abri. Et là,…
« Alors, comme là, depuis les trois dernières nuits, donc on a des alertes quasiment toutes les deux heures. Donc, on est réveillés en pleine nuit. Nous, on a deux enfants. On n'a pas d'abri dans l'appartement. En fait, il faut qu'on les réveille, qu'on aille sur le palier, qu'on aille se protéger. Et donc, du coup, cette nuit, ça a sonné une première fois à 21h. On s'est dit qu'on allait être tranquille. On est repartis se coucher. À une heure, ça a ressonné. Voilà, on était toujours dans les abris. Et à quatre heures, ça a été complètement différent. Mon mari m'a dit, attention, cette fois-ci, ça va être plus violent. Ils annoncent que ça va être plus violent. On s'est mis à l'abri. Et là, on a entendu un boom qui nous a traumatisés, qui est rentré en nous. Mon mari m'a regardé. Il m'a dit, OK, c'est tombé sur notre immeuble. On est dans l'abri. On est vivant. L'abri est là, mais je pense qu'on n'a plus d'immeuble. On a vu qu'on n'avait plus d'électricité dans l'immeuble. Les sonneries retentissaient vraiment dans tout l'immeuble, dans le hall. Et au moment où on est sortis, on a découvert les dégâts. Alors, la chance qu'on a eue, c'est que ce n'était pas notre immeuble qui a été touché. C'est l'immeuble qui était juste à côté, comme on voit sur la photo. Notre immeuble, en revanche, a été soufflé. Donc, les fenêtres de notre appartement sont complètement tombées. Tout a été déstructuré. Il va falloir tout reconstruire. Donc, ils nous ont demandé de partir de chez nous. Là, on nous a gentiment prêté un appartement. La mairie peut reloger, effectivement, tous les habitants de l'immeuble dans des hôtels. Il y a une solidarité exceptionnelle qui s'est mise en place. J'ai reçu une centaine de messages de gens de France, de gens qui sont ici en Israël, qui nous proposent des logements, qui nous proposent de nous aider avec les enfants, qui nous proposent de la nourriture. Vraiment, heureusement qu'on a ça pour tenir, parce que, vraiment, aujourd'hui, c'est très, très dur. Ce qu'on a vécu, c'est très, très dur. »
