

« Oui, parce que la seule loi sur les langues régionales datait de 1951. »
« Donc là, c'est vraiment une loi qui est beaucoup plus large parce qu'on parle de la signalétique, on parle des fameux signes diacritiques, le fameux N-Tildé de Fanche. »
« On l'inscrit aussi dans le patrimoine. »
« Et puis, on change la loi Toubon pour dire qu'on ne peut pas s'opposer à l'usage des langues régionales parce qu'elles sont en train de disparaître parce qu'on ne les utilise pas. »
« Vous pouvez effectivement avoir de la signalétique bilingue. C'était déjà possible, mais là, on le met dans la loi. »
« Parce que le problème qu'on a, c'est que certains envoyaient les maires au tribunal en disant qu'on ne pouvait pas lire, que ça allait provoquer des accidents, etc. »
« Parce que le problème en France, pour les langues régionales, tout ce qui n'était pas autorisé était défendu. »
« Et là, on autorise un certain nombre de choses. »
« Il n'y a pas d'obligation, parce que je pense que c'est bon que ce soit la population qui s'en empare et qu'il y ait une demande sociale. »
« On a nos langues régionales, on a la langue nationale. Tout ça se complète. On n'est pas dans les vases communicants. »
« Certains pensent qu'on chasse une langue quand on en apprend une autre. Au contraire, elles s'épaulent l'une l'autre, on les comprend mieux. »
« À l'école, par exemple, on va pouvoir utiliser dans l'enseignement public la méthode dite par immersion. »
« C'est-à-dire qu'à un moment donné, on décide de faire beaucoup, par exemple, beaucoup d'heures de langue régionale pour que les enfants installent la langue régionale comme il faut. »
« Et on voit que ça ne pénalise pas du tout le français. Il y a une expérience au Pays Basque où on fait 100% en maternelle. Et quand on évalue les enfants au CP, ils ont un niveau de français supérieur à la moyenne. »
« Le but, c'est de proposer à tous ceux qui veulent de faire de la langue régionale. »
« Aujourd'hui, il y a à peu près 7% d'une classe d'âge en Bretagne qui est dans une classe bilingue pour apprendre le français et le breton. Et en fait, on sait que le potentiel, c'est 40% des enfants dont les parents voudraient qu'ils soient mis en classe bilingue. »
« Ce n'est pas de l'ordre du symbolique du tout ? Ce n'est pas de l'ordre du symbolique. »
« Il s'agit de répondre à la demande sociale. »
« Mais on arrive à les former en 9 mois chez nous. »
« Moi, je pense que oui, parce que c'est tout un pan de notre histoire, mais tout un pan aussi de notre créativité, de notre culture qui disparaîtrait. »