

« Oui, toujours. D'ailleurs, on voit que malheureusement, les actes de violence et de discrimination contre les personnes LGBT remontent depuis quelques années. »
« Il y a une progression à peu près de 20-25% de violences en plus, en tout cas de personnes qui déposent plainte en plus d'une année sur l'autre. »
« Donc, ce sont des chiffres assez inquiétants. »
« On reçoit toujours autant de demandes de jeunes LGBT qui sont rejetés par leur famille. »
« Pour la première fois, on ouvre un local qui va permettre à une dizaine d'autres associations aussi de tenir des permanences. »
« On va y faire du dépistage, du soutien psychologique. On va pouvoir aller y parler santé sexuelle et affective, par exemple avec le planning familial. »
« On pourra y déposer plainte. On a un accord avec la police nationale pour que des plaintes puissent être faites directement au centre. »
« Le gros avantage, c'est pour les personnes LGBT d'être dans un environnement dans lequel ils sont sûrs de ne pas être discriminés. »
« Parce que malheureusement, encore, dans beaucoup d'endroits, d'institutions, eh bien, il y a des discriminations qui sont faites. »
« En venant au centre LGBT, ils vont avoir affaire à des personnes formées, des personnes sensibilisées, évidemment, et donc, ils sont sûrs d'être accueillis tels qu'ils sont, sans être discriminés. »
« Dans une métropole comme le Grand Paris, où il y a plus de 6 millions d'habitants, avoir un centre de plus, c'était évidemment extrêmement important. »
« On manque de centres LGBT en petite couronne. »
« Nanterre est une ville populaire. C'est une ville où il y a beaucoup de besoins. Il y a beaucoup de personnes LGBT qui peuvent se retrouver à devoir être accompagnées. »
« Et donc, voilà, on a déjà un public présent tous les jours d'ouverture, parce qu'on est ouvert du jeudi au samedi. »
« Ça vient prouver que c'était nécessaire d'ouvrir un centre de plus. »
« En tout cas, que ce soit dans Paris ou en banlieue, ce type de dispositif aide à mieux vivre le fait d'être LGBT. »
« On a par exemple un très grand succès avec le soutien psychologique, parce qu'il y a beaucoup de sujets de santé mentale aujourd'hui, de dépression, de traumatisme, qui viennent des discriminations, qui viennent des violences. »
« Avoir un centre dans le marais, c'est très bien. Mais évidemment, on est une grande métropole. Et donc, il nous faut développer ces centres un peu partout en banlieue. »
« Ça peut l'être. Ça dépend des endroits, ça dépend des quartiers, ça dépend de soi aussi. »
« Et donc, il peut y avoir une peur de la part des personnes LGBT, que ce soit sur les sujets de la santé, de la sécurité, de la justice, d'aller vers des institutions dans lesquelles ils pourraient tomber sur un agent, sur quelqu'un qui ne va pas les accueillir correctement. »