

« Et ma première réaction, ça a été de dire « Encore une publicité idiote ou un film, de quoi s'agit-il ? » »
« Je pense que chacun d'entre nous et chacune d'entre nous se souvient précisément. Moi, je me souviens très bien, j'étais chez le coiffeur, figurez-vous. »
« À l'époque, je crois que nous étions tous des Américains, parce que finalement, nous étions tous contre la barbarie. »
« Et avant de faire les analyses sur le pourquoi, le comment, etc., je crois que la première réaction, et c'est tout à fait normal, c'est cette réaction de se dire qu'on se sent proche de ses victimes, proche de ses blessés, proche des familles. »
« Il y a eu des endroits du monde où l'image des États-Unis était telle et telle que certains ont osé se réjouir de cela. C'est ce que l'on a vu d'ailleurs aussi pour les attentats qui ont eu lieu à Paris, et très souvent quand il y a des actes terroristes. Il y a une petite part de l'humanité, une toute petite part, heureusement, mais qui est en dehors de tout sentiment humain, de toute humanité au sens premier du terme. »
« Et c'est là aussi où Jacques Chirac a contribué à cette décision importante qui était de permettre à l'OTAN de défendre, cette fois-ci, des valeurs qui étaient des valeurs occidentales face notamment à la barbarie. »
« Je dirais à la fois qu'elle gâchit, mais je ne peux pas dire qu'elle gâchit en pensant aux militaires qui se sont engagés et à certains de ceux qui ont laissé leur vie. »
« Mais nous ne savons pas gagner la paix. »
« Qu'est-ce que nous faisons pour faire en sorte que les rivalités des pays voisins ne se traduisent pas par la division de l'Afghanistan ? »
« Or, il est invraisemblable que des armées, surtout des armées puissantes et organisées, puissent être dans une situation de telle panique. »
« Il ne faut jamais être une armée d'occupation. Lorsque l'on envoie des militaires, c'est pour remplir une mission. »
« Le problème ensuite, c'est qu'effectivement c'était beaucoup un équipement qui était fait par les Américains, et l'équipement n'était peut-être pas tout à fait à la hauteur, de la même façon que le paiement des militaires n'était pas assuré par le gouvernement afghan. »
« Vous savez, entre un taliban et un afghan, c'est ce que me disaient souvent les militaires des forces spéciales, ils me disaient que nous partons le matin, ils sont en train de cultiver leur champ, et ils nous font bonjour, et le soir quand nous rentrons, ce sont les mêmes qui nous tirent dessus, parce qu'à la place de la roue, ils ont pris un fusil. »
« Moi, je ne peux pas vous dire ce qu'il en sera, mais pour moi, c'est un véritable problème, effectivement, puisque nous sommes allés en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme. »
« Ce qui intéresse les groupes terroristes, c'est pas tellement de tuer des gens, contrairement à ce que l'on pense, mais c'est d'être médiatisé au maximum, parce qu'à partir de cette médiatisation, ils peuvent faire du recrutement. »
« Reconnaître, c'est uniquement lorsque les conditions et les valeurs auxquelles nous sommes attachés, auxquelles nous croyons, et qui sont reconnues par l'ONU, sont respectées. »
« Et notamment en ce qui va se concerner les femmes, je pense qu'il faudra le regarder avec beaucoup d'attention. le droit de vote, le droit de participer à des gouvernements, le droit à l'éducation, le droit de circuler, la liberté de penser. Ce sont des libertés d'éducation. Ça, ce sont les prérequis. »
« Discuter, c'est autre chose. Vous ne pouvez pas complètement ignorer des réalités. Et ne serait-ce que pour protéger vos ressortissants, ne serait-ce que pour essayer de faire avancer les choses, vous êtes obligés d'avoir des discussions, y compris avec des gens que vous n'aimez pas, que vous rejetez, etc. »
« Je pense que chacun d'entre nous et chacune d'entre nous se souvient précisément. »
« Ma première réaction, ça a été de dire « Encore une publicité idiote ou un film, de quoi s'agit-il ? » »