Michèle Alliot-Marie — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
11 sept. 2021 au 11 sept. 2021
Questions
17
Entretiens
1
Sources
1
Heures analysées
0,7 h
Répartition sur 17 questions évaluables
Réponse directe
14
Réponse à côté
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 17 sur 17
Question 1Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
Je rebondis sur la crise sanitaire. On a assisté hier à la mise en examen de l'ex-ministre de la Santé Inès Buzyn à propos de sa gestion du Covid. Est-ce que cette judiciarisation de la chose politique vous inquiète ?
Réponse directe
Beaucoup. Je le dis très clairement. Notre constitution, ce qui veut dire notre démocratie, elle repose sur une séparation des pouvoirs et sur le fait que l'autorité judiciaire est une autorité et non pas un pouvoir. Alors, je vais mettre de côté mon côté prof de droit mais si vous voulez c'est quelque chose d'important. Aujourd'hui, le politique, il est d'abord responsable devant les électeurs. C'est la chose politique. Et dire que l'autorité judiciaire puisse juger des personnes qui s'y font de la politique et qui commettent des fautes, c'est d'accord mais elles n'ont pas à juger la façon dont le politique gère. Il y a d'autres structures pour cela.
« Beaucoup. Je le dis très clairement. Notre constitution, ce qui veut dire notre démocratie, »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, les pays de l'OTAN. Ça a été, si vous voulez, un moment important aussi pour l'OTAN. C'est anecdotique par rapport au fond, peut-être, mais c'était important. Il faut se souvenir que l'OTAN a été faite pour lutter contre la Russie. Or, moi j'ai assisté à l'époque au premier conseil de l'OTAN, où la Russie a siégé autour de la table de l'OTAN. Elle n'était pas membre de l'OTAN, mais elle siégeait. Et c'était une période de rapprochement. On en est loin aujourd'hui, mais il y a eu une forme de confiance qui existait à cette époque-là. Et donc, la question qui se posait, c'était, est-ce que l'OTAN a encore un sens ? Il s'agissait pour les États-Unis et le Canada de protéger l'Europe. Il s'agissait pour l'Europe et éventuellement, s'il y avait une attaque par l'ex-URSS contre les États-Unis, d'être aussi partie prenante de cette coalition pour protéger nos alliés américains. Là, ça n'avait plus de sens. Et c'est là aussi où Jacques Chirac a contribué à cette décision importante qui était de permettre à l'OTAN de défendre, cette fois-ci, des valeurs qui étaient des valeurs occidentales face notamment à la barbarie. Et c'est comme cela, effectivement, qu'ont eu lieu un certain nombre des opérations en Afghanistan. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
« elle repose sur une séparation des pouvoirs et sur le fait que l'autorité judiciaire est une autorité et non pas un pouvoir. Alors, je vais mettre de côté mon côté prof de droit mais si vous voulez c'est quelque chose d'important. Aujourd'hui, le politique, il est d'abord responsable devant les électeurs. C'est la chose politique. Et dire que l'autorité judiciaire puisse juger des personnes qui s'y font de la politique et qui commettent des fautes, c'est d'accord mais elles n'ont pas à juger la façon dont le politique gère. Il y a d'autres structures pour cela. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 20:50
Question 2Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
Ce procès qui va durer huit mois, est-ce que vous en attendez quelque chose ?
Réponse directe
J'en attends deux choses la première effectivement c'est qu'ils puissent répondre à la douleur des familles elles ont besoin de savoir elles ont besoin de comprendre les victimes et les familles sont elles qui sont au coeur du procès je pense que c'est quelque chose de totalement indispensable la deuxième chose que j'attends c'est que ces procès fassent bien comprendre la différence fondamentale qu'il peut y avoir entre une république une démocratie qui applique des règles qui respectent les personnes et d'autre part la barbarie que représente le terrorisme et que représentent les terroristes qui n'ont aucune humanité qui n'ont aucune référence et je pense que ça peut être ça remontrer ce q…
« J'en attends deux choses la première effectivement c'est qu'ils puissent répondre à la douleur des familles elles ont besoin de savoir elles ont besoin de comprendre les victimes et les familles sont elles qui sont au coeur du procès je pense que c'est quelque chose de totalement indispensable la deuxième chose que j'attends c'est que ces procès fassent bien comprendre la différence fondamentale qu'il peut y avoir entre une république une démocratie qui applique des règles qui respectent les personnes et d'autre part la barbarie que représente le terrorisme et que représentent les terroristes qui n'ont aucune humanité qui n'ont aucune référence et je pense que ça peut être ça remontrer ce qu'est la force du droit et pour revenir à ce que nous disions tout à l'heure représenter ce qu'est l'autorité d'un état qui est respectueux de la liberté de l'identité des personnes et dont le but c'est de permettre à chacun de progresser d'exprimer au maximum ses potentialités ses capacités sa créativité et d'autre part des groupes qui ne pensent qu'à une chose c'est à détruire ce type de civilisation »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 22:47
Question 3Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
En qualité d'ancienne garde des Sceaux pour aborder une autre question de justice, qu'est-ce que vous attendez du procès en cours à Paris sur les attentats de novembre 2015 ?
Réponse directe
J'en attends deux choses la première effectivement c'est qu'ils puissent répondre à la douleur des familles elles ont besoin de savoir elles ont besoin de comprendre les victimes et les familles sont elles qui sont au coeur du procès je pense que c'est quelque chose de totalement indispensable la deuxième chose que j'attends c'est que ces procès fassent bien comprendre la différence fondamentale qu'il peut y avoir entre une république une démocratie qui applique des règles qui respectent les personnes et d'autre part la barbarie que représente le terrorisme et que représentent les terroristes qui n'ont aucune humanité qui n'ont aucune référence et je pense que ça peut être ça remontrer ce q…
« J'en attends deux choses la première effectivement c'est qu'ils puissent répondre à la douleur des familles elles ont besoin de savoir elles ont besoin de comprendre les victimes et les familles sont elles qui sont au coeur du procès je pense que c'est quelque chose de totalement indispensable la deuxième chose que j'attends c'est que ces procès fassent bien comprendre la différence fondamentale qu'il peut y avoir entre une république une démocratie qui applique des règles qui respectent les personnes et d'autre part la barbarie que représente le terrorisme et que représentent les terroristes qui n'ont aucune humanité qui n'ont aucune référence et je pense que ça peut être ça remontrer ce qu'est la force du droit et pour revenir à ce que nous disions tout à l'heure représenter ce qu'est l'autorité d'un état qui est respectueux de la liberté de l'identité des personnes et dont le but c'est de permettre à chacun de progresser d'exprimer au maximum ses potentialités ses capacités sa créativité et d'autre part des groupes qui ne pensent qu'à une chose c'est à détruire ce type de civilisation »
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Question 4Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
Quand vous voyez la situation actuelle, le retrait américain, la prise de pouvoir des talibans, quel regard vous portez sur ces opérations militaires qui ont duré 20 ans ?
Réponse directe
Je dirais à la fois qu'elle gâchit, mais je ne peux pas dire qu'elle gâchit en pensant aux militaires qui se sont engagés et à certains de ceux qui ont laissé leur vie. Il y a eu effectivement deux moments. Il y a eu le moment du Grouba où nous avons libéré les Afghans. Et je me souviens très bien de ce que me disaient des femmes dans des petits villages à la frontière pakistanaise où je me rendais avec les forces spéciales françaises. Ces femmes me disaient en premier, nous vous remercions de nous avoir libérées. Nous pouvons maintenant aller nous faire soigner dans des cliniques, ce qui n'était pas le cas auparavant. Nos filles peuvent aller à l'école. Et c'est la même chose que j'entenda…
« Je dirais à la fois qu'elle gâchit, mais je ne peux pas dire qu'elle gâchit en pensant aux militaires qui se sont engagés et à certains de ceux qui ont laissé leur vie. Il y a eu effectivement deux moments. Il y a eu le moment du Grouba où nous avons libéré les Afghans. Et je me souviens très bien de ce que me disaient des femmes dans des petits villages à la frontière pakistanaise où je me rendais avec les forces spéciales françaises. Ces femmes me disaient en premier, nous vous remercions de nous avoir libérées. Nous pouvons maintenant aller nous faire soigner dans des cliniques, ce qui n'était pas le cas auparavant. Nos filles peuvent aller à l'école. Et c'est la même chose que j'entendais au lycée français de Kaboul ou dans un certain nombre d'endroits. Donc il y a eu tout cet aspect de libération. Le problème, comme dans toute opération militaire d'ailleurs, c'est que je dirais à la limite avec les moyens qui sont les nôtres et surtout les moyens qui étaient ceux de la coalition, nous savons gagner une guerre. Mais nous ne savons pas gagner la paix. Et je crois que c'est un peu ça. Et j'en ai souvent discuté avec mon collègue de l'époque, le secrétaire d'État Ronsfeld, en lui disant, attention, sur le plan militaire, à part quelques poches, nous tenons à peu près le terrain. Mais qu'est-ce que nous en faisons ? Qu'est-ce que nous faisons contre la culture du pavot ? Qu'est-ce que nous faisons contre les Lord Ward ? Qu'est-ce que nous faisons pour essayer de réconcilier les Afghans ? Donc il ne faut pas oublier qu'ils sont divisés entre des ethnies qui sont rivales depuis des décennies, voire même plus. Qu'est-ce que nous faisons pour faire en sorte que les rivalités des pays voisins ne se traduisent pas par la division de l'Afghanistan ? C'est tout ceci qui n'a pas été fait. »
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Question 5Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
Deux questions très rapides sur l'Afghanistan. Est-ce que ce pays est un nouveau bastion du terrorisme maintenant que les talibans sont au pouvoir ?
Réponse directe
Moi, je ne peux pas vous dire ce qu'il en sera, mais pour moi, c'est un véritable problème, effectivement, puisque nous sommes allés en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme. Ce qui se passe, nous voyons aujourd'hui, qu'il y a d'une part Daesh et d'autre part les talibans et Al-Qaïda, et comme d'ailleurs beaucoup dans le monde, on le dit assez peu, mais vous avez une vraie rivalité entre ces différents groupes terroristes. Mais ça ne veut pas dire qu'ils vont se combattre entre eux, mais ça peut vouloir dire aussi qu'ils vont faire une sorte d'escalade pour être celui dont on parlera le plus, car ce qu'il faut bien voir, c'est dans tous les attentats, ce qui intéresse les groupes ter…
« Moi, je ne peux pas vous dire ce qu'il en sera, mais pour moi, c'est un véritable problème, effectivement, puisque nous sommes allés en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme. Ce qui se passe, nous voyons aujourd'hui, qu'il y a d'une part Daesh et d'autre part les talibans et Al-Qaïda, et comme d'ailleurs beaucoup dans le monde, on le dit assez peu, mais vous avez une vraie rivalité entre ces différents groupes terroristes. Mais ça ne veut pas dire qu'ils vont se combattre entre eux, mais ça peut vouloir dire aussi qu'ils vont faire une sorte d'escalade pour être celui dont on parlera le plus, car ce qu'il faut bien voir, c'est dans tous les attentats, ce qui intéresse les groupes terroristes, c'est pas tellement de tuer des gens, contrairement à ce que l'on pense, mais c'est d'être médiatisé au maximum, parce qu'à partir de cette médiatisation, ils peuvent faire du recrutement. Et ce recrutement, ça leur permet, puisqu'il y a toutes les caméras qui sont là, sur des esprits sensibles ou sur des gens qui ne sont pas intégrés dans la société, de dire, vous voyez, nous représentons ce qui peut vous venger contre cette société qui vous ignore. »
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Question 6Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
Quand vous étiez ministre de la Défense, vous vous êtes rendu très régulièrement dans ce pays ?
Réponse directe
Oui, tous les six mois. En général, j'y passais plusieurs jours, et avec les forces spéciales, et avec nos troupes à Kaboul.
« Oui, tous les six mois. En général, j'y passais plusieurs jours, et avec les forces spéciales, et avec nos troupes à Kaboul. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 11:47
Question 7Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
À l'époque, nous étions tous des Américains ?
Réponse directe
À l'époque, je crois que nous étions tous des Américains, parce que finalement, nous étions tous contre la barbarie. C'était horrible ce qui se passait. Je pense que ça touchait chacun d'entre nous, et la part d'humanité qu'il y a dans chacun était en quelque sorte exacerbée par ce que l'on voyait. Et avant de faire les analyses sur le pourquoi, le comment, etc., je crois que la première réaction, et c'est tout à fait normal, c'est cette réaction de se dire qu'on se sent proche de ses victimes, proche de ses blessés, proche des familles. Et ça a duré pendant un certain nombre de jours, sauf effectivement dans certains endroits, parce qu'il faut être lucide aussi. Il y a eu des endroits du m…
« À l'époque, je crois que nous étions tous des Américains, parce que finalement, nous étions tous contre la barbarie. C'était horrible ce qui se passait. Je pense que ça touchait chacun d'entre nous, et la part d'humanité qu'il y a dans chacun était en quelque sorte exacerbée par ce que l'on voyait. Et avant de faire les analyses sur le pourquoi, le comment, etc., je crois que la première réaction, et c'est tout à fait normal, c'est cette réaction de se dire qu'on se sent proche de ses victimes, proche de ses blessés, proche des familles. Et ça a duré pendant un certain nombre de jours, sauf effectivement dans certains endroits, parce qu'il faut être lucide aussi. Il y a eu des endroits du monde où l'image des États-Unis était telle et telle que certains ont osé se réjouir de cela. C'est ce que l'on a vu d'ailleurs aussi pour les attentats qui ont eu lieu à Paris, et très souvent quand il y a des actes terroristes. Il y a une petite part de l'humanité, une toute petite part, heureusement, mais qui est en dehors de tout sentiment humain, de toute humanité au sens premier du terme. »
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Question 8Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
Est-ce que sur le plan diplomatique, il faut discuter, échanger, reconnaître le gouvernement taliban ?
Réponse directe
Il faut bien distinguer, reconnaître et discuter. Reconnaître, c'est uniquement lorsque les conditions et les valeurs auxquelles nous sommes attachés, auxquelles nous croyons, et qui sont reconnues par l'ONU, sont respectées. Et ça, ça doit être très clair. Et notamment en ce qui va se concerner les femmes, je pense qu'il faudra le regarder avec beaucoup d'attention. le droit de vote, le droit de participer à des gouvernements, le droit à l'éducation, le droit de circuler, la liberté de penser. Ce sont des libertés d'éducation. Ça, ce sont les prérequis. Ce sont des prérequis. Et si ces prérequis ne sont pas remplis, il n'y a aucune reconnaissance, aucune raison de respecter. Maintenant, di…
« Il faut bien distinguer, reconnaître et discuter. »
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« Reconnaître, c'est uniquement lorsque les conditions et les valeurs auxquelles nous sommes attachés, auxquelles nous croyons, et qui sont reconnues par l'ONU, sont respectées. Et ça, ça doit être très clair. Et notamment en ce qui va se concerner les femmes, je pense qu'il faudra le regarder avec beaucoup d'attention. le droit de vote, le droit de participer à des gouvernements, le droit à l'éducation, le droit de circuler, la liberté de penser. Ce sont des libertés d'éducation. Ça, ce sont les prérequis. Ce sont des prérequis. Et si ces prérequis ne sont pas remplis, il n'y a aucune reconnaissance, aucune raison de respecter. Maintenant, discuter, c'est autre chose. Vous ne pouvez pas complètement ignorer des réalités. Et ne serait-ce que pour protéger vos ressortissants, ne serait-ce que pour essayer de faire avancer les choses, vous êtes obligés d'avoir des discussions, y compris avec des gens que vous n'aimez pas, que vous rejetez, etc. Mais lorsque vous ostracisez complètement des gens, c'est là où vous risquez de les laisser faire totalement tout ce qu'ils veulent et ne pas avancer. Et que, notamment en matière de terrorisme, c'est aussi important. C'est un peu ce que l'on a vu, d'ailleurs, après ces moments de panique. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 14:25
Question 9Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
Et c'est pour ça que vous dites quel gâchis ?
Réponse directe
Et je dis quel gâchis que nous n'ayons pas fait en sorte que l'opération militaire réussie soit suivie d'une opération de paix, et d'installation de la paix, d'installation d'une vraie gouvernance de ce pays, qui permette aux Afghans de continuer à bénéficier, notamment aux Afghans, parce que c'est pour elles que je crains le plus aujourd'hui, de continuer à avoir une liberté, de continuer à avoir accès librement et de façon égalitaire, à des services comme ceux de l'éducation ou comme ceux des soins.
« Et je dis quel gâchis que nous n'ayons pas fait en sorte que l'opération militaire réussie soit suivie d'une opération de paix, et d'installation de la paix, d'installation d'une vraie gouvernance de ce pays, qui permette aux Afghans de continuer à bénéficier, notamment aux Afghans, parce que c'est pour elles que je crains le plus aujourd'hui, de continuer à avoir une liberté, de continuer à avoir accès librement et de façon égalitaire, à des services comme ceux de l'éducation ou comme ceux des soins. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 8:01
Question 10Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
C'est ce qui s'est passé ou c'est ce qui se passe devant la CJR, la Cour de justice ?
Réponse à côté
Moi, je suis, bon, je ne l'ai pas l'ensemble du dossier donc je suis toujours très prudente en la matière. Je respecte, j'ai été garde des Sceaux et je suis la première à respecter l'autorité judiciaire et ce qu'elle fait. Donc, je suis prudente mais je dis faisons attention et je vais vous dire c'est un témoignage. Je me souviens du dernier conseil des ministres avec François Mitterrand. J'étais à l'époque ministre de la Jeunesse et des Sports et François Mitterrand a fait une déclaration. Nous n'étions pas de sa famille politique et c'était en quelque sorte un testament qu'il faisait. Il était déjà très malade et il nous a dit une chose, il a dit faites attention de laisser jamais le judi…
« Moi, je suis, bon, je ne l'ai pas l'ensemble du dossier donc je suis toujours très prudente en la matière. Je respecte, j'ai été garde des Sceaux et je suis la première à respecter l'autorité judiciaire et ce qu'elle fait. Donc, je suis prudente mais je dis faisons attention et je vais vous dire c'est un témoignage. Je me souviens du dernier conseil des ministres avec François Mitterrand. J'étais à l'époque ministre de la Jeunesse et des Sports et François Mitterrand a fait une déclaration. Nous n'étions pas de sa famille politique et c'était en quelque sorte un testament qu'il faisait. Il était déjà très malade et il nous a dit une chose, il a dit faites attention de laisser jamais le judiciaire interférer avec le politique. et il avait même ajouté et j'en parlais avec Eric Dupont-Muretti il n'y a pas très longtemps qu'il me rappelait effectivement, c'est dans un de ses livres où il a dit les juges ont tué la monarchie attention qu'ils ne tuent pas la République. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 21:34
Question 11Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
C'est un échec de qui ?
Réponse directe
Bon, c'est facile. Il est évident de dire que c'est l'échec des Américains, parce que c'est eux qui représentaient la force la plus importante et qui étaient en quelque sorte à la tête de cette coalition.
« Bon, c'est facile. Il est évident de dire que c'est l'échec des Américains, parce que c'est eux qui représentaient la force la plus importante et qui étaient en quelque sorte à la tête de cette coalition. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 8:40
Question 12Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
Travaillant avec des interprètes afghans, j'imagine ?
Réponse directe
Travaillant avec des interprètes afghans.
« Travaillant avec des interprètes afghans. »
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Question 13Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
Et les images du retrait sont catastrophiques ?
Réponse directe
Et les images du retrait sont absolument catastrophiques, et le fait d'abandonner les gens, de voir la désorganisation, ça c'est des choses que je ne comprends pas, parce qu'on sait quand on retire des troupes, nous avons retiré nos troupes. De Capissa ? Ça a été fait, notamment de Capissa, mais pas simplement. On est passé de Spinboldak à Jalalabad pour nos forces spéciales, on a quitté Jalalabad, tout ceci s'est fait avec une programmation, avec un encadrement, et là on a eu l'impression que les Américains étaient tétanisés en quelque sorte par la rapidité de l'avancée des talibans, notamment sur Kaboul, et que c'était la panique. Or, il est invraisemblable que des armées, surtout des arm…
« Et les images du retrait sont absolument catastrophiques, et le fait d'abandonner les gens, de voir la désorganisation, ça c'est des choses que je ne comprends pas, parce qu'on sait quand on retire des troupes, nous avons retiré nos troupes. De Capissa ? Ça a été fait, notamment de Capissa, mais pas simplement. On est passé de Spinboldak à Jalalabad pour nos forces spéciales, on a quitté Jalalabad, tout ceci s'est fait avec une programmation, avec un encadrement, et là on a eu l'impression que les Américains étaient tétanisés en quelque sorte par la rapidité de l'avancée des talibans, notamment sur Kaboul, et que c'était la panique. Or, il est invraisemblable que des armées, surtout des armées puissantes et organisées, puissent être dans une situation de telle panique. Et ça entraîne effectivement des conséquences pour les Américains. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 8:55
Question 14Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
Est-ce que ça met sur la table ce serpent de mer qui est la défense européenne, et de se dire que si les Européens étaient unis, ils pourraient peut-être agir sur des terrains comme celui-là par exemple ?
Réponse à côté
Oui, je pense d'abord qu'il faut faire très attention. Il ne faut jamais être une armée d'occupation. Lorsque l'on envoie des militaires, c'est pour remplir une mission. Et très vite, moi j'ai eu l'occasion d'en parler avec un certain nombre de chefs d'État de la région, et voire même des chefs d'État d'autres pays du monde arabe. Eux nous ont mis très rapidement en garde contre le risque de rester. en disant mais la population à un moment donné va sentir qu'il y a trop d'étrangers qui sont présents, et avoir le sentiment que sont eux qui dirigent le pays. Et ça c'est quelque chose de totalement négatif. Et je pense que nous avons bien fait de nous retirer, et d'ailleurs le président Chirac…
« Oui, je pense d'abord qu'il faut faire très attention. Il ne faut jamais être une armée d'occupation. Lorsque l'on envoie des militaires, c'est pour remplir une mission. Et très vite, moi j'ai eu l'occasion d'en parler avec un certain nombre de chefs d'État de la région, et voire même des chefs d'État d'autres pays du monde arabe. Eux nous ont mis très rapidement en garde contre le risque de rester. en disant mais la population à un moment donné va sentir qu'il y a trop d'étrangers qui sont présents, et avoir le sentiment que sont eux qui dirigent le pays. Et ça c'est quelque chose de totalement négatif. Et je pense que nous avons bien fait de nous retirer, et d'ailleurs le président Chirac et le président Sarkozy étaient d'accord sur ce fait, surtout le président Chirac a commencé à retirer des forces. Nous avons à ce moment-là gardé essentiellement en dehors des forces spéciales, des forces qui nous permettaient de former en quelque sorte les Afghans, pour que ce soit eux-mêmes qui prennent en charge leur pays. Le problème ensuite, c'est qu'effectivement c'était beaucoup un équipement qui était fait par les Américains, et l'équipement n'était peut-être pas tout à fait à la hauteur, de la même façon que le paiement des militaires n'était pas assuré par le gouvernement afghan. Le résultat c'est que vous en aviez un certain nombre qui sont partis avec leurs armes, c'est le moment de leur dire, avec armes et bagages, soit dans les rangs des trafiquants d'orgue, soit dans les rangs des lourds d'orgue, voire dans les rangs des talibans. Vous savez, entre un taliban et un afghan, c'est ce que me disaient souvent les militaires des forces spéciales, ils me disaient que nous partons le matin, ils sont en train de cultiver leur champ, et ils nous font bonjour, et le soir quand nous rentrons, ce sont les mêmes qui nous tirent dessus, parce qu'à la place de la roue, ils ont pris un fusil. »
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Question 15Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
vous qui étiez président du RPR est-ce que ça vous inquiète cet affaiblissement des partis politiques traditionnels ?
Réponse directe
écoutez d'abord je pense c'est une toute petite nuance par rapport à ce que vous disiez que vous oubliez une chose c'est de distinguer les différents partis parce qu'en France nous avons deux types de partis on a des partis de cadre du type parti centriste etc et des partis qu'on appelle des partis de masse du type communiste ou du type dégauliste c'est très différent le parti de cadre ce sont des élites qui essaient d'agir entre elles pour permettre à l'une d'entre elles de sortir le parti de masse c'est quelque chose différent d'ailleurs il fonctionne très différemment il va faire émerger le cas échéant une personnalité qui est une personnalité dans laquelle les gens se reconnaissent ou e…
« écoutez d'abord je pense c'est une toute petite nuance par rapport à ce que vous disiez que vous oubliez une chose c'est de distinguer les différents partis parce qu'en France nous avons deux types de partis on a des partis de cadre du type parti centriste etc et des partis qu'on appelle des partis de masse du type communiste ou du type dégauliste c'est très différent le parti de cadre ce sont des élites qui essaient d'agir entre elles pour permettre à l'une d'entre elles de sortir le parti de masse c'est quelque chose différent d'ailleurs il fonctionne très différemment il va faire émerger le cas échéant une personnalité qui est une personnalité dans laquelle les gens se reconnaissent ou en tous les cas qu'ils ont envie d'accompagner et ça c'est très différent et moi je dis la difficulté de mon parti c'est peut-être le mélange parce que finalement quand on a créé l'UMP contrairement au RPR qui était vraiment un parti de masse on a agrégé des partis qui étaient des partis de cadre le parti radical dit de droite puisque vous parliez des radicaux tout à l'heure qui étaient contre les partis mais qui en faisaient un quand même et puis on a adhéré une partie des centristes on a fait adhérer les libéraux qui étaient des partis de cadre et là finalement notre difficulté c'est que nous jouons un peu enfin nous jouons nous jouons mal sur les deux mais d'un autre côté je fais également attention à une chose c'est regarder la montée de l'abstention vous allez voir »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 40:19Voir 1 autre passage
« phénoménalement l'affaiblissement au moins théorique des partis correspond à une montée de l'abstention ça ne pose pas un problème ça ? ça veut dire que les partis ont quand même un rôle à jouer pour que les gens prennent conscience de ce qu'il faut faire pour qu'ils disent qu'ils ont une vision ils ont envie de faire quelque chose et qu'ils suivent »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 41:48
Question 16Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
Des Américains ?
Réponse directe
Bon, c'est facile. Il est évident de dire que c'est l'échec des Américains, parce que c'est eux qui représentaient la force la plus importante et qui étaient en quelque sorte à la tête de cette coalition.
« Bon, c'est facile. Il est évident de dire que c'est l'échec des Américains, parce que c'est eux qui représentaient la force la plus importante et qui étaient en quelque sorte à la tête de cette coalition. »
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Question 17Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"
De la communauté internationale ?
Réponse à côté
Bon, c'est facile. Il est évident de dire que c'est l'échec des Américains, parce que c'est eux qui représentaient la force la plus importante et qui étaient en quelque sorte à la tête de cette coalition.
« Bon, c'est facile. Il est évident de dire que c'est l'échec des Américains, parce que c'est eux qui représentaient la force la plus importante et qui étaient en quelque sorte à la tête de cette coalition. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 8:40
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 4:32
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« Bon, c'est facile. Il est évident de dire que c'est l'échec des Américains, parce que c'est eux qui représentaient la force la plus importante et qui étaient en quelque sorte à la tête de cette coalition. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 8:40
« Bon, c'est facile. Il est évident de dire que c'est l'échec des Américains, parce que c'est eux qui représentaient la force la plus importante et qui étaient en quelque sorte à la tête de cette coalition. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 8:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je dirais à la fois qu'elle gâchit, mais je ne peux pas dire qu'elle gâchit en pensant aux militaires qui se sont engagés et à certains de ceux qui ont laissé leur vie. Il y a eu effectivement deux moments. Il y a eu le moment du Grouba où nous avons libéré les Afghans. Et je me souviens très bien de ce que me disaient des femmes dans des petits villages à la frontière pakistanaise où je me rendais avec les forces spéciales françaises. Ces femmes me disaient en premier, nous vous remercions de nous avoir libérées. Nous pouvons maintenant aller nous faire soigner dans des cliniques, ce qui n'était pas le cas auparavant. Nos filles peuvent aller à l'école. Et c'est la même chose que j'entendais au lycée français de Kaboul ou dans un certain nombre d'endroits. Donc il y a eu tout cet aspect de libération. Le problème, comme dans toute opération militaire d'ailleurs, c'est que je dirais à la limite avec les moyens qui sont les nôtres et surtout les moyens qui étaient ceux de la coalition, nous savons gagner une guerre. Mais nous ne savons pas gagner la paix. Et je crois que c'est un peu ça. Et j'en ai souvent discuté avec mon collègue de l'époque, le secrétaire d'État Ronsfeld, en lui disant, attention, sur le plan militaire, à part quelques poches, nous tenons à peu près le terrain. Mais qu'est-ce que nous en faisons ? Qu'est-ce que nous faisons contre la culture du pavot ? Qu'est-ce que nous faisons contre les Lord Ward ? Qu'est-ce que nous faisons pour essayer de réconcilier les Afghans ? Donc il ne faut pas oublier qu'ils sont divisés entre des ethnies qui sont rivales depuis des décennies, voire même plus. Qu'est-ce que nous faisons pour faire en sorte que les rivalités des pays voisins ne se traduisent pas par la division de l'Afghanistan ? C'est tout ceci qui n'a pas été fait. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 6:07Voir 2 autres passages
« Moi, je ne peux pas vous dire ce qu'il en sera, mais pour moi, c'est un véritable problème, effectivement, puisque nous sommes allés en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme. Ce qui se passe, nous voyons aujourd'hui, qu'il y a d'une part Daesh et d'autre part les talibans et Al-Qaïda, et comme d'ailleurs beaucoup dans le monde, on le dit assez peu, mais vous avez une vraie rivalité entre ces différents groupes terroristes. Mais ça ne veut pas dire qu'ils vont se combattre entre eux, mais ça peut vouloir dire aussi qu'ils vont faire une sorte d'escalade pour être celui dont on parlera le plus, car ce qu'il faut bien voir, c'est dans tous les attentats, ce qui intéresse les groupes terroristes, c'est pas tellement de tuer des gens, contrairement à ce que l'on pense, mais c'est d'être médiatisé au maximum, parce qu'à partir de cette médiatisation, ils peuvent faire du recrutement. Et ce recrutement, ça leur permet, puisqu'il y a toutes les caméras qui sont là, sur des esprits sensibles ou sur des gens qui ne sont pas intégrés dans la société, de dire, vous voyez, nous représentons ce qui peut vous venger contre cette société qui vous ignore. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 13:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je dirais à la fois qu'elle gâchit, mais je ne peux pas dire qu'elle gâchit en pensant aux militaires qui se sont engagés et à certains de ceux qui ont laissé leur vie. Il y a eu effectivement deux moments. Il y a eu le moment du Grouba où nous avons libéré les Afghans. Et je me souviens très bien de ce que me disaient des femmes dans des petits villages à la frontière pakistanaise où je me rendais avec les forces spéciales françaises. Ces femmes me disaient en premier, nous vous remercions de nous avoir libérées. Nous pouvons maintenant aller nous faire soigner dans des cliniques, ce qui n'était pas le cas auparavant. Nos filles peuvent aller à l'école. Et c'est la même chose que j'entendais au lycée français de Kaboul ou dans un certain nombre d'endroits. Donc il y a eu tout cet aspect de libération. Le problème, comme dans toute opération militaire d'ailleurs, c'est que je dirais à la limite avec les moyens qui sont les nôtres et surtout les moyens qui étaient ceux de la coalition, nous savons gagner une guerre. Mais nous ne savons pas gagner la paix. Et je crois que c'est un peu ça. Et j'en ai souvent discuté avec mon collègue de l'époque, le secrétaire d'État Ronsfeld, en lui disant, attention, sur le plan militaire, à part quelques poches, nous tenons à peu près le terrain. Mais qu'est-ce que nous en faisons ? Qu'est-ce que nous faisons contre la culture du pavot ? Qu'est-ce que nous faisons contre les Lord Ward ? Qu'est-ce que nous faisons pour essayer de réconcilier les Afghans ? Donc il ne faut pas oublier qu'ils sont divisés entre des ethnies qui sont rivales depuis des décennies, voire même plus. Qu'est-ce que nous faisons pour faire en sorte que les rivalités des pays voisins ne se traduisent pas par la division de l'Afghanistan ? C'est tout ceci qui n'a pas été fait. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 6:07Voir 2 autres passages
« Moi, je ne peux pas vous dire ce qu'il en sera, mais pour moi, c'est un véritable problème, effectivement, puisque nous sommes allés en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme. Ce qui se passe, nous voyons aujourd'hui, qu'il y a d'une part Daesh et d'autre part les talibans et Al-Qaïda, et comme d'ailleurs beaucoup dans le monde, on le dit assez peu, mais vous avez une vraie rivalité entre ces différents groupes terroristes. Mais ça ne veut pas dire qu'ils vont se combattre entre eux, mais ça peut vouloir dire aussi qu'ils vont faire une sorte d'escalade pour être celui dont on parlera le plus, car ce qu'il faut bien voir, c'est dans tous les attentats, ce qui intéresse les groupes terroristes, c'est pas tellement de tuer des gens, contrairement à ce que l'on pense, mais c'est d'être médiatisé au maximum, parce qu'à partir de cette médiatisation, ils peuvent faire du recrutement. Et ce recrutement, ça leur permet, puisqu'il y a toutes les caméras qui sont là, sur des esprits sensibles ou sur des gens qui ne sont pas intégrés dans la société, de dire, vous voyez, nous représentons ce qui peut vous venger contre cette société qui vous ignore. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 13:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je dirais à la fois qu'elle gâchit, mais je ne peux pas dire qu'elle gâchit en pensant aux militaires qui se sont engagés et à certains de ceux qui ont laissé leur vie. Il y a eu effectivement deux moments. Il y a eu le moment du Grouba où nous avons libéré les Afghans. Et je me souviens très bien de ce que me disaient des femmes dans des petits villages à la frontière pakistanaise où je me rendais avec les forces spéciales françaises. Ces femmes me disaient en premier, nous vous remercions de nous avoir libérées. Nous pouvons maintenant aller nous faire soigner dans des cliniques, ce qui n'était pas le cas auparavant. Nos filles peuvent aller à l'école. Et c'est la même chose que j'entendais au lycée français de Kaboul ou dans un certain nombre d'endroits. Donc il y a eu tout cet aspect de libération. Le problème, comme dans toute opération militaire d'ailleurs, c'est que je dirais à la limite avec les moyens qui sont les nôtres et surtout les moyens qui étaient ceux de la coalition, nous savons gagner une guerre. Mais nous ne savons pas gagner la paix. Et je crois que c'est un peu ça. Et j'en ai souvent discuté avec mon collègue de l'époque, le secrétaire d'État Ronsfeld, en lui disant, attention, sur le plan militaire, à part quelques poches, nous tenons à peu près le terrain. Mais qu'est-ce que nous en faisons ? Qu'est-ce que nous faisons contre la culture du pavot ? Qu'est-ce que nous faisons contre les Lord Ward ? Qu'est-ce que nous faisons pour essayer de réconcilier les Afghans ? Donc il ne faut pas oublier qu'ils sont divisés entre des ethnies qui sont rivales depuis des décennies, voire même plus. Qu'est-ce que nous faisons pour faire en sorte que les rivalités des pays voisins ne se traduisent pas par la division de l'Afghanistan ? C'est tout ceci qui n'a pas été fait. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 6:07Voir 2 autres passages
« Certains sont venus, il m'est arrivé d'en aider moi-même, à trouver d'ailleurs un logement, un emploi ici, il y en a encore là-bas, et moi ce qui m'inquiète beaucoup, c'est que, si j'ai bien compris, la France n'accepte de délivrer des visas, ou n'a accepté de délivrer des visas, qu'à ceux qui travaillaient depuis moins de 3 ou 4 ans avec les forces françaises. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 12:01
« Reconnaître, c'est uniquement lorsque les conditions et les valeurs auxquelles nous sommes attachés, auxquelles nous croyons, et qui sont reconnues par l'ONU, sont respectées. Et ça, ça doit être très clair. Et notamment en ce qui va se concerner les femmes, je pense qu'il faudra le regarder avec beaucoup d'attention. le droit de vote, le droit de participer à des gouvernements, le droit à l'éducation, le droit de circuler, la liberté de penser. Ce sont des libertés d'éducation. Ça, ce sont les prérequis. Ce sont des prérequis. Et si ces prérequis ne sont pas remplis, il n'y a aucune reconnaissance, aucune raison de respecter. Maintenant, discuter, c'est autre chose. Vous ne pouvez pas complètement ignorer des réalités. Et ne serait-ce que pour protéger vos ressortissants, ne serait-ce que pour essayer de faire avancer les choses, vous êtes obligés d'avoir des discussions, y compris avec des gens que vous n'aimez pas, que vous rejetez, etc. Mais lorsque vous ostracisez complètement des gens, c'est là où vous risquez de les laisser faire totalement tout ce qu'ils veulent et ne pas avancer. Et que, notamment en matière de terrorisme, c'est aussi important. C'est un peu ce que l'on a vu, d'ailleurs, après ces moments de panique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, les pays de l'OTAN. Ça a été, si vous voulez, un moment important aussi pour l'OTAN. C'est anecdotique par rapport au fond, peut-être, mais c'était important. Il faut se souvenir que l'OTAN a été faite pour lutter contre la Russie. Or, moi j'ai assisté à l'époque au premier conseil de l'OTAN, où la Russie a siégé autour de la table de l'OTAN. Elle n'était pas membre de l'OTAN, mais elle siégeait. Et c'était une période de rapprochement. On en est loin aujourd'hui, mais il y a eu une forme de confiance qui existait à cette époque-là. Et donc, la question qui se posait, c'était, est-ce que l'OTAN a encore un sens ? Il s'agissait pour les États-Unis et le Canada de protéger l'Europe. Il s'agissait pour l'Europe et éventuellement, s'il y avait une attaque par l'ex-URSS contre les États-Unis, d'être aussi partie prenante de cette coalition pour protéger nos alliés américains. Là, ça n'avait plus de sens. Et c'est là aussi où Jacques Chirac a contribué à cette décision importante qui était de permettre à l'OTAN de défendre, cette fois-ci, des valeurs qui étaient des valeurs occidentales face notamment à la barbarie. Et c'est comme cela, effectivement, qu'ont eu lieu un certain nombre des opérations en Afghanistan. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 4:32Voir 2 autres passages
« c'est ce que j'allais vous dire parce que les exemples que vous citez ne correspondent pas exactement au fonctionnement de la France et surtout à partir de la Ve République qui est quand même une rupture avec ce qui se passait auparavant »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 36:24
« J'en attends deux choses la première effectivement c'est qu'ils puissent répondre à la douleur des familles elles ont besoin de savoir elles ont besoin de comprendre les victimes et les familles sont elles qui sont au coeur du procès je pense que c'est quelque chose de totalement indispensable la deuxième chose que j'attends c'est que ces procès fassent bien comprendre la différence fondamentale qu'il peut y avoir entre une république une démocratie qui applique des règles qui respectent les personnes et d'autre part la barbarie que représente le terrorisme et que représentent les terroristes qui n'ont aucune humanité qui n'ont aucune référence et je pense que ça peut être ça remontrer ce qu'est la force du droit et pour revenir à ce que nous disions tout à l'heure représenter ce qu'est l'autorité d'un état qui est respectueux de la liberté de l'identité des personnes et dont le but c'est de permettre à chacun de progresser d'exprimer au maximum ses potentialités ses capacités sa créativité et d'autre part des groupes qui ne pensent qu'à une chose c'est à détruire ce type de civilisation »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, tous les six mois. En général, j'y passais plusieurs jours, et avec les forces spéciales, et avec nos troupes à Kaboul. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 11:47Voir 2 autres passages
« J'en attends deux choses la première effectivement c'est qu'ils puissent répondre à la douleur des familles elles ont besoin de savoir elles ont besoin de comprendre les victimes et les familles sont elles qui sont au coeur du procès je pense que c'est quelque chose de totalement indispensable la deuxième chose que j'attends c'est que ces procès fassent bien comprendre la différence fondamentale qu'il peut y avoir entre une république une démocratie qui applique des règles qui respectent les personnes et d'autre part la barbarie que représente le terrorisme et que représentent les terroristes qui n'ont aucune humanité qui n'ont aucune référence et je pense que ça peut être ça remontrer ce qu'est la force du droit et pour revenir à ce que nous disions tout à l'heure représenter ce qu'est l'autorité d'un état qui est respectueux de la liberté de l'identité des personnes et dont le but c'est de permettre à chacun de progresser d'exprimer au maximum ses potentialités ses capacités sa créativité et d'autre part des groupes qui ne pensent qu'à une chose c'est à détruire ce type de civilisation »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 22:47
« et la première c'est contraire puisque si quelqu'un est issu directement d'un parti politique c'est élu par un parti politique il doit quelque chose à ce parti politique par conséquent il est beaucoup plus près de ce parti politique et il aura tendance à combattre les autres ça c'est la première des raisons deuxième raison aussi qui est plus pragmatique si vous voulez moi ce que j'ai vécu ce que j'ai vécu c'est que quand vous avez comme ça des candidats à une primaire ils vont essayer de se faire élire par les gens de leur parti et dans leur parti ceux qui vont faire la différence c'est souvent les gens qui sont les plus durs un parti politique il est toujours plus radical que la population des électeurs en général et donc chacun va avoir un programme en quelque sorte qui va répondre à ce besoin là mais ensuite ça devient beaucoup plus difficile où on se renie pour pouvoir s'adresser à tout le monde comment ça se passe il y a une forme d'incohérence et souvenez-vous de François Fillon et de la sécurité sociale par exemple moi je dois dire j'étais un peu étonné de voir François Fillon prendre des positions qui n'avaient jamais été les siennes mais c'était destiné à séduire une partie de l'électorat qui était l'électorat UMP à l'époque et puis dernière chose aussi ce que je sais c'est que vous savez tout candidat entraîne une écurie présidentielle c'est à dire que dès quelqu'un s'annonce comme candidat il a autour de lui des gens qui se voient premier ministre ministre conseiller etc et pour eux leur candidat va forcément gagner leur candidat gagne à condition que les autres ne gagnent pas ce qui veut dire qu'ils vont passer plus de temps à débolir l'autre candidat parce qu'ils n'ont pas envie que ce soit leur petit camarade qui soit ministre à leur place ou qui soit conseiller à leur place et ceci dure finalement après aussi c'est à dire que quelqu'un même élu dans une primaire va créer non pas pour son homologue parce qu'au niveau des politiques ayant une certaine expérience on passe puis il y a des deals comme on dit mais en revanche au niveau des collaborateurs qui savent très bien que c'est pas eux qui vont avoir le poste de quelqu'un d'autre ils vont préférer encore que ce soit un ennemi enfin non ça n'existe pas un adversaire qui est le poste plutôt que cet ex-ami qu'ils ont un peu trop fréquenté donc je pense que c'est une ânerie et je dis non en revanche alors vous me direz mais comment on fait comment on fait simplement aujourd'hui on a je ne sais pas combien 5, 6, 7 millions il y a quelque chose comme ça mais on les laisse faire d'abord il faut rappeler qu'il y a tout simplement des règles et que pour pouvoir se présenter à la présidentielle il faut avoir des parrainages 500 parrainages de maires en particulier il faut les obtenir tout le monde ne pourra pas les obtenir donc laissons faire vous avez des gens qui vont s'éliminer d'eux-mêmes et là ça ne pose pas de problème parce que c'est pas une question de rivalité entre des équipes deuxièmement vous avez aussi des gens qui dès le début de la campagne vont finalement disparaître un peu parce qu'ils n'ont pas de projet et donc à la fin il restera sans doute un ou deux »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je ne peux pas vous dire ce qu'il en sera, mais pour moi, c'est un véritable problème, effectivement, puisque nous sommes allés en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme. Ce qui se passe, nous voyons aujourd'hui, qu'il y a d'une part Daesh et d'autre part les talibans et Al-Qaïda, et comme d'ailleurs beaucoup dans le monde, on le dit assez peu, mais vous avez une vraie rivalité entre ces différents groupes terroristes. Mais ça ne veut pas dire qu'ils vont se combattre entre eux, mais ça peut vouloir dire aussi qu'ils vont faire une sorte d'escalade pour être celui dont on parlera le plus, car ce qu'il faut bien voir, c'est dans tous les attentats, ce qui intéresse les groupes terroristes, c'est pas tellement de tuer des gens, contrairement à ce que l'on pense, mais c'est d'être médiatisé au maximum, parce qu'à partir de cette médiatisation, ils peuvent faire du recrutement. Et ce recrutement, ça leur permet, puisqu'il y a toutes les caméras qui sont là, sur des esprits sensibles ou sur des gens qui ne sont pas intégrés dans la société, de dire, vous voyez, nous représentons ce qui peut vous venger contre cette société qui vous ignore. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 13:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« écoutez d'abord je pense c'est une toute petite nuance par rapport à ce que vous disiez que vous oubliez une chose c'est de distinguer les différents partis parce qu'en France nous avons deux types de partis on a des partis de cadre du type parti centriste etc et des partis qu'on appelle des partis de masse du type communiste ou du type dégauliste c'est très différent le parti de cadre ce sont des élites qui essaient d'agir entre elles pour permettre à l'une d'entre elles de sortir le parti de masse c'est quelque chose différent d'ailleurs il fonctionne très différemment il va faire émerger le cas échéant une personnalité qui est une personnalité dans laquelle les gens se reconnaissent ou en tous les cas qu'ils ont envie d'accompagner et ça c'est très différent et moi je dis la difficulté de mon parti c'est peut-être le mélange parce que finalement quand on a créé l'UMP contrairement au RPR qui était vraiment un parti de masse on a agrégé des partis qui étaient des partis de cadre le parti radical dit de droite puisque vous parliez des radicaux tout à l'heure qui étaient contre les partis mais qui en faisaient un quand même et puis on a adhéré une partie des centristes on a fait adhérer les libéraux qui étaient des partis de cadre et là finalement notre difficulté c'est que nous jouons un peu enfin nous jouons nous jouons mal sur les deux mais d'un autre côté je fais également attention à une chose c'est regarder la montée de l'abstention vous allez voir »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 40:19Voir 2 autres passages
« Je dirais à la fois qu'elle gâchit, mais je ne peux pas dire qu'elle gâchit en pensant aux militaires qui se sont engagés et à certains de ceux qui ont laissé leur vie. Il y a eu effectivement deux moments. Il y a eu le moment du Grouba où nous avons libéré les Afghans. Et je me souviens très bien de ce que me disaient des femmes dans des petits villages à la frontière pakistanaise où je me rendais avec les forces spéciales françaises. Ces femmes me disaient en premier, nous vous remercions de nous avoir libérées. Nous pouvons maintenant aller nous faire soigner dans des cliniques, ce qui n'était pas le cas auparavant. Nos filles peuvent aller à l'école. Et c'est la même chose que j'entendais au lycée français de Kaboul ou dans un certain nombre d'endroits. Donc il y a eu tout cet aspect de libération. Le problème, comme dans toute opération militaire d'ailleurs, c'est que je dirais à la limite avec les moyens qui sont les nôtres et surtout les moyens qui étaient ceux de la coalition, nous savons gagner une guerre. Mais nous ne savons pas gagner la paix. Et je crois que c'est un peu ça. Et j'en ai souvent discuté avec mon collègue de l'époque, le secrétaire d'État Ronsfeld, en lui disant, attention, sur le plan militaire, à part quelques poches, nous tenons à peu près le terrain. Mais qu'est-ce que nous en faisons ? Qu'est-ce que nous faisons contre la culture du pavot ? Qu'est-ce que nous faisons contre les Lord Ward ? Qu'est-ce que nous faisons pour essayer de réconcilier les Afghans ? Donc il ne faut pas oublier qu'ils sont divisés entre des ethnies qui sont rivales depuis des décennies, voire même plus. Qu'est-ce que nous faisons pour faire en sorte que les rivalités des pays voisins ne se traduisent pas par la division de l'Afghanistan ? C'est tout ceci qui n'a pas été fait. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 6:07
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes11 sept. 2021 au 11 sept. 2021 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« écoutez d'abord je pense c'est une toute petite nuance par rapport à ce que vous disiez que vous oubliez une chose c'est de distinguer les différents partis parce qu'en France nous avons deux types de partis on a des partis de cadre du type parti centriste etc et des partis qu'on appelle des partis de masse du type communiste ou du type dégauliste c'est très différent le parti de cadre ce sont des élites qui essaient d'agir entre elles pour permettre à l'une d'entre elles de sortir le parti de masse c'est quelque chose différent d'ailleurs il fonctionne très différemment il va faire émerger le cas échéant une personnalité qui est une personnalité dans laquelle les gens se reconnaissent ou en tous les cas qu'ils ont envie d'accompagner et ça c'est très différent et moi je dis la difficulté de mon parti c'est peut-être le mélange parce que finalement quand on a créé l'UMP contrairement au RPR qui était vraiment un parti de masse on a agrégé des partis qui étaient des partis de cadre le parti radical dit de droite puisque vous parliez des radicaux tout à l'heure qui étaient contre les partis mais qui en faisaient un quand même et puis on a adhéré une partie des centristes on a fait adhérer les libéraux qui étaient des partis de cadre et là finalement notre difficulté c'est que nous jouons un peu enfin nous jouons nous jouons mal sur les deux mais d'un autre côté je fais également attention à une chose c'est regarder la montée de l'abstention vous allez voir »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 40:19Voir 2 autres passages
« Et il semblerait, je dis il semblerait, parce que c'est difficile d'avoir l'information exacte, mais de témoignages et de contacts que j'ai eus, il semblerait effectivement que ceux, y compris certains de ceux qui ont dû travailler avec nos forces du côté de Spindeldaq ou du côté de Jalalabad, voire même à Kaboul, ne soient pas pris en compte. Ce qui peut représenter pour eux un risque, alors je sais que tous n'avaient peut-être pas totalement nos idées, il y a toujours des risques d'infiltration, mais je pense qu'il y en a un certain nombre pour lesquels c'est un vrai problème, et pour lesquels je pense qu'il serait indispensable qu'on les soutienne davantage et qu'on leur permette de venir. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 12:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités11 sept. 2021 au 11 sept. 2021 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Beaucoup. Je le dis très clairement. Notre constitution, ce qui veut dire notre démocratie, »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 20:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Et les images du retrait sont absolument catastrophiques, et le fait d'abandonner les gens, de voir la désorganisation, ça c'est des choses que je ne comprends pas, parce qu'on sait quand on retire des troupes, nous avons retiré nos troupes. De Capissa ? Ça a été fait, notamment de Capissa, mais pas simplement. On est passé de Spinboldak à Jalalabad pour nos forces spéciales, on a quitté Jalalabad, tout ceci s'est fait avec une programmation, avec un encadrement, et là on a eu l'impression que les Américains étaient tétanisés en quelque sorte par la rapidité de l'avancée des talibans, notamment sur Kaboul, et que c'était la panique. Or, il est invraisemblable que des armées, surtout des armées puissantes et organisées, puissent être dans une situation de telle panique. Et ça entraîne effectivement des conséquences pour les Américains. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 8:55
« Et les images du retrait sont absolument catastrophiques, et le fait d'abandonner les gens, de voir la désorganisation, ça c'est des choses que je ne comprends pas, parce qu'on sait quand on retire des troupes, nous avons retiré nos troupes. De Capissa ? Ça a été fait, notamment de Capissa, mais pas simplement. On est passé de Spinboldak à Jalalabad pour nos forces spéciales, on a quitté Jalalabad, tout ceci s'est fait avec une programmation, avec un encadrement, et là on a eu l'impression que les Américains étaient tétanisés en quelque sorte par la rapidité de l'avancée des talibans, notamment sur Kaboul, et que c'était la panique. Or, il est invraisemblable que des armées, surtout des armées puissantes et organisées, puissent être dans une situation de telle panique. Et ça entraîne effectivement des conséquences pour les Américains. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 8:55
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 14:25
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 22:47
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 30:03
« Reconnaître, c'est uniquement lorsque les conditions et les valeurs auxquelles nous sommes attachés, auxquelles nous croyons, et qui sont reconnues par l'ONU, sont respectées. Et ça, ça doit être très clair. Et notamment en ce qui va se concerner les femmes, je pense qu'il faudra le regarder avec beaucoup d'attention. le droit de vote, le droit de participer à des gouvernements, le droit à l'éducation, le droit de circuler, la liberté de penser. Ce sont des libertés d'éducation. Ça, ce sont les prérequis. Ce sont des prérequis. Et si ces prérequis ne sont pas remplis, il n'y a aucune reconnaissance, aucune raison de respecter. Maintenant, discuter, c'est autre chose. Vous ne pouvez pas complètement ignorer des réalités. Et ne serait-ce que pour protéger vos ressortissants, ne serait-ce que pour essayer de faire avancer les choses, vous êtes obligés d'avoir des discussions, y compris avec des gens que vous n'aimez pas, que vous rejetez, etc. Mais lorsque vous ostracisez complètement des gens, c'est là où vous risquez de les laisser faire totalement tout ce qu'ils veulent et ne pas avancer. Et que, notamment en matière de terrorisme, c'est aussi important. C'est un peu ce que l'on a vu, d'ailleurs, après ces moments de panique. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 14:25
« Et les images du retrait sont absolument catastrophiques, et le fait d'abandonner les gens, de voir la désorganisation, ça c'est des choses que je ne comprends pas, parce qu'on sait quand on retire des troupes, nous avons retiré nos troupes. De Capissa ? Ça a été fait, notamment de Capissa, mais pas simplement. On est passé de Spinboldak à Jalalabad pour nos forces spéciales, on a quitté Jalalabad, tout ceci s'est fait avec une programmation, avec un encadrement, et là on a eu l'impression que les Américains étaient tétanisés en quelque sorte par la rapidité de l'avancée des talibans, notamment sur Kaboul, et que c'était la panique. Or, il est invraisemblable que des armées, surtout des armées puissantes et organisées, puissent être dans une situation de telle panique. Et ça entraîne effectivement des conséquences pour les Américains. »
France Culture — Sens politique · Michèle Alliot-Marie : "La primaire à droite est une ânerie"Vérifier à 8:55