Est-ce que la suspension de la réforme des retraites, ce n'est pas le prix à payer pour avoir un budget ?
Réponse à côtéCe n'est pas d'avoir un budget à n'importe quel prix. Un budget, c'est un document qui doit dire des choses sur le plan politique, qui doit réaffirmer des priorités. Nos priorités, elles sont claires. On ne veut pas d'impôts nouveaux. On parle de 16, voire 19 milliards d'impôts nouveaux. Mais écoutez ce que disent les Français, ils n'en peuvent plus. Nous sommes le pays qui a les prélèvements obligatoires les plus élevés. Les Français ne veulent pas contribuer encore un peu plus. J'ajoute que c'est souvent sur les mêmes que pèsent ces contributions supplémentaires. Moi, je veux être très clair sur ce point. Nous serons exigeants. Le rapporteur général du budget, Jean-François Husson, l'a ra…
« Ce n'est pas d'avoir un budget à n'importe quel prix. Un budget, c'est un document qui doit dire des choses sur le plan politique, qui doit réaffirmer des priorités. Nos priorités, elles sont claires. On ne veut pas d'impôts nouveaux. On parle de 16, voire 19 milliards d'impôts nouveaux. Mais écoutez ce que disent les Français, ils n'en peuvent plus. Nous sommes le pays qui a les prélèvements obligatoires les plus élevés. Les Français ne veulent pas contribuer encore un peu plus. J'ajoute que c'est souvent sur les mêmes que pèsent ces contributions supplémentaires. Moi, je veux être très clair sur ce point. Nous serons exigeants. Le rapporteur général du budget, Jean-François Husson, l'a rappelé. Nous l'avons toujours dit, toujours dit de façon constante au gouvernement, que pour nous, c'était une priorité. Non pas parce qu'aujourd'hui, on serait même au-delà du débat pour ou contre la réforme des retraites. Tout simplement parce qu'on ne veut pas que notre pays glisse. J'observe quand même que la note de la France vient d'être encore abaissée. On a des risques majeurs qui pèsent sur nous vis-à-vis des marchés financiers. Moi, je suis attaché à l'avenir de mon pays. Je pense aussi, même si la formule peut paraître réculée, aux générations qui vont arriver après nous. Et à un moment donné, il faut dire clairement aux Français ce que l'on veut. »
