Marion Canalès — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
26 févr. 2026 au 27 mai 2026
Questions
24
Entretiens
3
Sources
3
Heures analysées
2,0 h
Répartition sur 24 questions évaluables
Réponse directe
8
Réponse partielle
2
Réponse à côté
14
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 24 sur 24
Question 1"Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme
C'est une drogue ?
Réponse directe
C'est en tout cas, ce n'est pas classé comme drogue, c'est un produit psychoactif. À partir du moment où ça a été détourné. Autre produit qui avait été détourné, c'était le GHB. À l'époque, la drogue qu'on appelle du viol. C'était, en fait, un produit de consommation courante. C'était du GBL, c'était utilisé en mécanique. Ça a été assez rapide pour l'interdire à la vente aux particuliers. Le protoxyde, on a eu un peu de mal parce qu'il y a des usages gastronomiques et surtout des usages hospitaliers. Et on voit que dans les hôpitaux, on commence à se passer du protoxyde d'azote parce que ses vertus médicales sont aussi un peu passées. Les avantages et les inconvénients, c'est toujours cette…
« C'est en tout cas, ce n'est pas classé comme drogue, c'est un produit psychoactif. À partir du moment où ça a été détourné. Autre produit qui avait été détourné, c'était le GHB. À l'époque, la drogue qu'on appelle du viol. C'était, en fait, un produit de consommation courante. C'était du GBL, c'était utilisé en mécanique. Ça a été assez rapide pour l'interdire à la vente aux particuliers. Le protoxyde, on a eu un peu de mal parce qu'il y a des usages gastronomiques et surtout des usages hospitaliers. Et on voit que dans les hôpitaux, on commence à se passer du protoxyde d'azote parce que ses vertus médicales sont aussi un peu passées. Les avantages et les inconvénients, c'est toujours cette question-là. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Textes de loi cités26 févr. 2026 au 27 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a un chef étoilé qui a dit que ça n'avait aucune plus-value gastronomique. Et puis ces bonbonnes, elles ne font plus, ce ne sont plus les petites bonbonnes que nos parents, que nous-mêmes, nous pourrions utiliser en petite gastronomie chez nous pour la santé. Ce n'est pas les petites cartouches. C'est les cartouches que vous voyez sur l'espace public qui font 2 à 4 kilos, qu'on appelle ça des tanks. C'est pour ça qu'hier, on a bien dit, et on l'a rappelé, l'introduction de mon texte de loi dans le projet de loi Riposte. On a dit aux ministres, mes collègues, et de manière toute tendance politique confondue au Sénat, on dit aux ministres, il est temps d'aller plus loin. On ne peut pas simplement réserver la vente à certains horaires, etc. Ce n'est pas un produit de noctambule. Il y a beaucoup de gens maintenant qui le prennent le matin, le midi, le soir, du dimanche au lundi. Donc aujourd'hui, il y a un marketing qui est très fort. Il faut réguler les plateformes. On pourra saisir la plateforme Faroze pour que sur Internet, il y ait une vigilance accrue des circuits de vente. Et puis il y a un délit de transport qui permet aussi d'intercepter celles et ceux qui transbahutent ces énormes cartouches, qui n'ont aucun intérêt ni hospitalier ni gastronomique dans le conditionnement dans lequel elles sont vendues et qui viennent évidemment d'autres pays européens, pour ne pas dire plus loin. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
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« Oui, et puis c'est détourné, assumé. »
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Question 2"Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme
Oui, justement, la prévention, ça fait partie des amendements qui ont été adoptés et qui permettent notamment de réserver la vente aux seuls professionnels habilités. La prévention, c'est l'élément essentiel. Expliquez à quel point c'est dangereux, quels sont les risques pour la santé du protoxyde d'azote, parce que ce n'est pas juste du gaz qui fait marrer.
Réponse directe
Non, ce n'est pas un gaz hilarant. Déjà, les effets, quand ils ne sont pas simplement immédiats, ils perdurent, donc ils font baisser la vigilance. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, ce n'est pas que les mineurs. On voit qu'il y a beaucoup d'adultes, et on le voit dans les accidents de la route, c'était des adultes, donc des jeunes majeurs. C'est sûr qu'on est plutôt sur des jeunes majeurs. Trois, il faut rappeler que ça a des conséquences neurologiques, et d'ailleurs, c'est reprotoxique, neurotoxique. C'est classé comme tel à l'Union européenne. Donc, aujourd'hui, il est impératif de faire de la prévention, un, en débanalisant, en rappelant ce qu'il induit, et en le faisant direct…
« Non, ce n'est pas un gaz hilarant. Déjà, les effets, quand ils ne sont pas simplement immédiats, ils perdurent, donc ils font baisser la vigilance. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, ce n'est pas que les mineurs. On voit qu'il y a beaucoup d'adultes, et on le voit dans les accidents de la route, c'était des adultes, donc des jeunes majeurs. C'est sûr qu'on est plutôt sur des jeunes majeurs. Trois, il faut rappeler que ça a des conséquences neurologiques, et d'ailleurs, c'est reprotoxique, neurotoxique. C'est classé comme tel à l'Union européenne. Donc, aujourd'hui, il est impératif de faire de la prévention, un, en débanalisant, en rappelant ce qu'il induit, et en le faisant directement dans les cours de conduite, à l'école, quand on parle des substances psychoactives. En tout cas, il faut absolument que... »
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Question 3"Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme
j'ai cité Clermont-Ferrand, il y a le Puy-en-Velay, par des préfets dans le Cantal, dans l'Allier, ça ne suffisait pas, c'était trop limite, ça pouvait être attaqué en justice par exemple ?
Réponse partielle
Le récent arrêté de Julien Bonny, en fait, il poursuit l'arrêté qu'Olivier Bianchi avait pris. Olivier Bianchi, comme de nombreux maires, avait déjà fait le constat et des préfets avaient déjà fait le constat qu'il fallait interdire la vente aux particuliers. Aujourd'hui, jusqu'à hier, pardon, la loi, c'était on interdit la vente aux mineurs, c'était la loi Létard de 2021, et les maires s'étaient rendus compte que les bonbonnes sont partout, c'est un fléau écologique pour les déchetteries qui crée beaucoup de problématiques, et aussi pour la santé publique, et pas simplement sur les mineurs. C'est pour ça que, déjà, dès l'an dernier, beaucoup de maires avaient pris ces arrêtés, et le minist…
« Le récent arrêté de Julien Bonny, en fait, il poursuit l'arrêté qu'Olivier Bianchi avait pris. Olivier Bianchi, comme de nombreux maires, avait déjà fait le constat et des préfets avaient déjà fait le constat qu'il fallait interdire la vente aux particuliers. Aujourd'hui, jusqu'à hier, pardon, la loi, c'était on interdit la vente aux mineurs, c'était la loi Létard de 2021, et les maires s'étaient rendus compte que les bonbonnes sont partout, c'est un fléau écologique pour les déchetteries qui crée beaucoup de problématiques, et aussi pour la santé publique, et pas simplement sur les mineurs. C'est pour ça que, déjà, dès l'an dernier, beaucoup de maires avaient pris ces arrêtés, et le ministre de l'Intérieur qui était lui, préfet de police de Paris, disait lui-même, quand il était préfet de police, que ça manquait d'un support juridique, donc d'une loi, pour vraiment que ces arrêtés ne soient pas attaquables. Aujourd'hui, c'est chose faite, en tout cas au Sénat, avec le projet de loi Riposte, avec ma proposition de loi en février, on attend maintenant que l'Assemblée nationale confirme, mais elle s'était aussi prononcée sur l'interdiction de vente aux particuliers, il y a plus d'un an. Si vous voulez bien, on va écouter ce jeune Claire Montoy, »
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Question 4"Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme
Le protoxyde d'azote, le gaz hilarant et sa consommation des tournées qui causent notamment de nombreux accidents de la route, mais aussi des handicaps irréversis. Plusieurs maires dont récemment suite Clermont ont pris des arrêtés. Puis la semaine dernière, les sénateurs ont voté la création de 4 nouveaux délits. On en parle avec la sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme, Marion Canales. Bonjour. Bonjour. On voit des décisions prises par les préfets dans l'allié, par exemple, à l'échelon communal par les maires et donc désormais le Sénat. Délit d'inhalation, de vente aux particuliers, de transports, de conduites sous emprise. Qu'est-ce que ça peut changer ?
Réponse partielle
Alors hier, dans le cadre du projet de loi Riposte et la semaine dernière dans les débats, on a adopté plusieurs points qui étaient déjà des propositions issues de travaux du Sénat, notamment de ma proposition de loi en février. Ça va changer, qu'on va débanaliser ce produit, enfin le rendre moins accessible et enfin pouvoir interpeller sur la plateforme Pharos, quand sur les réseaux sociaux aussi, il y a des circuits de vente pour pouvoir enfin tarir l'offre de protoxyde et passer sur la demande avec des actions de prévention. Ça veut dire que les arrêtés qui étaient pris jusqu'ici par des maires,
« Alors hier, dans le cadre du projet de loi Riposte et la semaine dernière dans les débats, on a adopté plusieurs points qui étaient déjà des propositions issues de travaux du Sénat, notamment de ma proposition de loi en février. Ça va changer, qu'on va débanaliser ce produit, enfin le rendre moins accessible et enfin pouvoir interpeller sur la plateforme Pharos, quand sur les réseaux sociaux aussi, il y a des circuits de vente pour pouvoir enfin tarir l'offre de protoxyde et passer sur la demande avec des actions de prévention. Ça veut dire que les arrêtés qui étaient pris jusqu'ici par des maires, »
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Question 5"Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme
Il faut mettre un terme sur ce que c'est ?
Réponse directe
C'est en tout cas, ce n'est pas classé comme drogue, c'est un produit psychoactif. À partir du moment où ça a été détourné. Autre produit qui avait été détourné, c'était le GHB. À l'époque, la drogue qu'on appelle du viol. C'était, en fait, un produit de consommation courante. C'était du GBL, c'était utilisé en mécanique. Ça a été assez rapide pour l'interdire à la vente aux particuliers. Le protoxyde, on a eu un peu de mal parce qu'il y a des usages gastronomiques et surtout des usages hospitaliers. Et on voit que dans les hôpitaux, on commence à se passer du protoxyde d'azote parce que ses vertus médicales sont aussi un peu passées. Les avantages et les inconvénients, c'est toujours cette…
« C'est en tout cas, ce n'est pas classé comme drogue, c'est un produit psychoactif. À partir du moment où ça a été détourné. Autre produit qui avait été détourné, c'était le GHB. À l'époque, la drogue qu'on appelle du viol. C'était, en fait, un produit de consommation courante. C'était du GBL, c'était utilisé en mécanique. Ça a été assez rapide pour l'interdire à la vente aux particuliers. Le protoxyde, on a eu un peu de mal parce qu'il y a des usages gastronomiques et surtout des usages hospitaliers. Et on voit que dans les hôpitaux, on commence à se passer du protoxyde d'azote parce que ses vertus médicales sont aussi un peu passées. Les avantages et les inconvénients, c'est toujours cette question-là. »
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« Oui, et puis c'est détourné, assumé. »
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Question 6"Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme
Qu'est-ce que ça va changer, cette adoption par le Sénat ?
Réponse directe
Alors hier, dans le cadre du projet de loi Riposte et la semaine dernière dans les débats, on a adopté plusieurs points qui étaient déjà des propositions issues de travaux du Sénat, notamment de ma proposition de loi en février. Ça va changer, qu'on va débanaliser ce produit, enfin le rendre moins accessible et enfin pouvoir interpeller sur la plateforme Pharos, quand sur les réseaux sociaux aussi, il y a des circuits de vente pour pouvoir enfin tarir l'offre de protoxyde et passer sur la demande avec des actions de prévention. Ça veut dire que les arrêtés qui étaient pris jusqu'ici par des maires,
« Alors hier, dans le cadre du projet de loi Riposte et la semaine dernière dans les débats, on a adopté plusieurs points qui étaient déjà des propositions issues de travaux du Sénat, notamment de ma proposition de loi en février. Ça va changer, qu'on va débanaliser ce produit, enfin le rendre moins accessible et enfin pouvoir interpeller sur la plateforme Pharos, quand sur les réseaux sociaux aussi, il y a des circuits de vente pour pouvoir enfin tarir l'offre de protoxyde et passer sur la demande avec des actions de prévention. Ça veut dire que les arrêtés qui étaient pris jusqu'ici par des maires, »
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Question 7"Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme
C'est une drogue ?
Réponse directe
C'est en tout cas, ce n'est pas classé comme drogue, c'est un produit psychoactif. À partir du moment où ça a été détourné. Autre produit qui avait été détourné, c'était le GHB. À l'époque, la drogue qu'on appelle du viol. C'était, en fait, un produit de consommation courante. C'était du GBL, c'était utilisé en mécanique. Ça a été assez rapide pour l'interdire à la vente aux particuliers. Le protoxyde, on a eu un peu de mal parce qu'il y a des usages gastronomiques et surtout des usages hospitaliers. Et on voit que dans les hôpitaux, on commence à se passer du protoxyde d'azote parce que ses vertus médicales sont aussi un peu passées. Les avantages et les inconvénients, c'est toujours cette…
« C'est en tout cas, ce n'est pas classé comme drogue, c'est un produit psychoactif. À partir du moment où ça a été détourné. Autre produit qui avait été détourné, c'était le GHB. À l'époque, la drogue qu'on appelle du viol. C'était, en fait, un produit de consommation courante. C'était du GBL, c'était utilisé en mécanique. Ça a été assez rapide pour l'interdire à la vente aux particuliers. Le protoxyde, on a eu un peu de mal parce qu'il y a des usages gastronomiques et surtout des usages hospitaliers. Et on voit que dans les hôpitaux, on commence à se passer du protoxyde d'azote parce que ses vertus médicales sont aussi un peu passées. Les avantages et les inconvénients, c'est toujours cette question-là. »
ici Pays d'Auvergne — L'invité d'ICI matin · "Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-DômeVérifier à 3:49Voir 1 autre passage
« Oui, et puis c'est détourné, assumé. »
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Question 8Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
Je la salue d'autant plus que moi-même, j'ai proposé au vote du Sénat une résolution européenne. Elle a été votée en août dernier. Elle est partie à Bruxelles. C'est devenu la résolution du gouvernement français qui demande explicitement à la Commission de traiter cette question du seuil d'accès à ces réseaux sociaux. J'ai demandé un certain nombre de mesures d'ailleurs qui est la responsabiliser pleine et entière des plateformes, la transparence des algorithmes, le safety by design que je viens d'expliquer. Donc, fort de ces résolutions, je pense que dans d'autres pays européens, on le voit, on commence aussi à bouger, à faire des propositions qui vont dans ce sens. Donc, il y a une pression forte désormais sur la Commission européenne qui aurait dû, je le dis avec fermeté, puisque j'ai travaillé sur ces sujets au sein de la Commission européenne des affaires du Sénat depuis plusieurs années, qui aurait dit depuis longtemps aller beaucoup plus loin dans l'exigence, la responsabilité, la redevabilité des plateformes. Juste pour tous les parents qui nous regardent aujourd'hui, est-ce qu'à la rentrée du mois de septembre, les réseaux sociaux seront interdits au moins de 15 ans ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Question 9Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
Parce que, comme je l'ai expliqué, la réglementation du numérique dépend de l'Union européenne. Et donc, il faut que ça soit... On comprend bien notifier, qu'est-ce que ça veut dire notifier ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Question 10Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
Oui, c'est cela. Et d'ailleurs, il faut le temps, on parle d'une application au 1er septembre, mais il faut aussi le temps que les solutions techniques de vérification de l'âge soient mises au point. Il faut qu'elles le soient aussi dans le respect, parce que c'est la crainte des Français qui les expriment. Il faut qu'elles le soient dans le respect de la protection des données personnelles des individus. Parce que quand on veut s'identifier, il faut donner un certain nombre de données de soi-même. Et donc, il faut avoir la garantie que ces données ne seront pas, par ailleurs, conservées, exploitées de mauvaise façon. Donc, il faut qu'on soit sur le strict contrôle de ce qu'on appelle le règlement général sur la protection des données. Donc, ces solutions techniques, elles sont à l'étude par, bien entendu, le ministère concerné, le ministère du numérique, avec les différentes entreprises. Donc, on peut espérer que ça aille assez vite. Il le faut, en tout cas. Et il faut, encore une fois, que ça se fasse dans le respect de la protection de la vie privée. Sur les contenus et les conséquences psychologiques qu'ont la consultation de contenu sur nos jeunes. On parle beaucoup des contenus qui sont liés à l'anxiété, à la violence, voire au suicide. Est-ce que les plateformes en font réellement assez pour protéger nos enfants ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Question 11Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
Tout dépend du délai que va prendre la Commission européenne pour répondre à la proposition du Parlement français sur ce texte de loi que vous avez évoqué, que nous avons voté. Il faut qu'il soit notifié à Bruxelles. Pourquoi faut-il qu'il soit notifié à Bruxelles ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Question 12Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
Le problème des plateformes, c'est leur modèle économique. Elles ne cherchent absolument pas à vérifier ce qui se passe sur leur réseau, contrairement à ce qu'elles disent. D'ailleurs, elles n'ont aucun statut qui leur confère une vraie responsabilité, comme, par exemple, un éditeur. Elles sont simples hébergeures, donc elles n'ont pas de responsabilité. C'est ce sur quoi, moi, je me bats. Donc, elles laissent les algorithmes éditorialisés, en quelque sorte, des contenus, qui, par le biais des algorithmes, parce que ça fait un clic rémunérateur, ça fait de la publicité, et du coup, ça fait des recettes que la plateforme engrange. Donc, elle a intérêt, en fait, à ce que ces contenus continuent de circuler, voire s'amplifient. Son algorithme y travaille, et c'est bien le drame. C'est-à-dire que des jeunes qui sont concernés, qui sont anxieux, dépressifs, etc., il suffit qu'ils aillent taper, comment dirais-je, un certain nombre de mots-clés, par exemple, suicide, eh bien, ils se voient proposer très rapidement, en moins de 40 minutes, quantité de propositions qui vont dans ce sens qui est dramatique et qui devrait être interdit. – Mais il n'y a pas de sanction pour l'instant. – Il n'y a pas de sanction pour l'instant. – Alors, la sanction, c'est le règlement sur les services numériques. – Numériques européens. – Dit quoi ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Question 13Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
– Oui, vous avez raison de parler de génération. Moi, quand je fais mon premier rapport sur la formation à l'ère du numérique, c'était en 2018. Donc 2018, vous voyez, c'est la génération que vous évoquez. C'est une génération qui s'est vue proposer aussi un accès aux écrans illimités, parce qu'il y a la question des réseaux sociaux, mais aussi la question des écrans. C'est deux choses qui s'articulent, mais qui peuvent aussi être différentes. On en revient d'ailleurs de cette surexposition aux écrans et l'utilisation des écrans à tout va dans certains pays européens. On voit qu'à l'école, on va revenir strictement au papier, à l'écriture, finir les tablettes. Donc on se rend compte que finalement, l'addiction aux écrans combinée à l'addiction renforcée par les algorithmes des réseaux sociaux fait que les jeunes, ils y passent beaucoup de temps, ils ont des difficultés de sommeil. Qui dit difficulté de sommeil, dit tout le reste. Propension à la dépression, fatigue générale, physique, mentale. Bref, on se rend compte des effets. Maintenant, c'est très documenté. Les recherches ont été conduites. Donc maintenant, on se rend compte des effets toxiques, néfastes. Mais est-ce qu'il n'y a pas aussi des parents qui sont un peu dépassés par l'usage numérique que font leurs enfants ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Question 14Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
– Bien sûr, comment dire, en Inde, TikTok a été supprimé quelques semaines, justement, suite à des phénomènes aussi graves. – Donc c'est quoi, la Commission européenne, l'Union européenne, elle est trop naïve, trop laxiste ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Question 15Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
C'est-à-dire qu'il y aura une application pour vérifier l'identité et l'âge des utilisateurs ?
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D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Question 16Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
– Ça peut passer par les serveurs, les fournisseurs d'applications. En tout cas, officiellement, c'est interdit. Vous parlez de jeunesse un peu sacrifiée. Est-ce qu'il y a une génération sacrifiée, la génération grosso modo des 10-18 ans, pour laquelle on n'a pas pris conscience assez tôt de l'effet dévastateur des écrans et des réseaux ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Question 17Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
Ou est-ce qu'on est un peu dans une sorte de réaction, après, malheureusement, des drames ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Question 18Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
Ça veut dire qu'on envoie notre texte, tout simplement, à la Commission européenne, qui l'étudie et qui voit que c'est compatible avec le droit européen. Mais en même temps, on est dans un processus assez atypique d'urgence. Beaucoup de pays en Europe font la même chose. Donc, la Commission européenne est au pied du mur et fort des propositions des différents pays, dont celui de la France, qui est un peu précurseur, elle doit enfin prendre ses responsabilités. Vous n'êtes pas tout à fait certaine qu'au mois de septembre, ça va passer ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Question 19Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
Je crois que les parents, ils doivent se poser la question, pour commencer, de leur propre consommation des écrans et des réseaux sociaux. Parce qu'on parle beaucoup de technoférence. Les meilleurs spécialistes, scientifiques, disent que les jeunes, ils sont sur leurs réseaux sociaux aussi, parce que les parents, ils sont également. Et donc parfois, on voit le portable se substituer à la relation enfant-parent, à faire partie de la vie familiale au moment du repas. Le téléphone devrait être proscrit, par exemple. Et donc, ça, je crois que tout ça renvoie à une hygiène numérique qu'on devrait toujours avoir. Parce que nous-mêmes, nous-mêmes, on parle des jeunes, mais nous-mêmes, nous sommes quelque peu accros à ces réseaux sociaux, au détriment de beaucoup de choses. Il y a les réseaux sociaux, il y a aussi le sujet des intelligences artificielles, qui fait de plus en plus un parti de nos vies, avec son lot de questions sur la fiabilité, la souveraineté, la sécurité. Pour en parler, nous sommes avec Patrick Molinoz. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, président de la communauté de communes du pays d'Alesia et de la Seine, co-président de la commission numérique de l'Association des maires de France. Est-ce que l'intelligence artificielle est aujourd'hui un outil d'aide pour les élus ?
Réponse directe
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Question 20Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
Il y a déjà eu des sanctions ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Question 21Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
Les sénateurs proposent un dispositif à double détente. Certaines plateformes doivent être purement et simplement interdites après avis de l'ARCOM et décret en Conseil des ministres. D'autres doivent pouvoir rester accessibles aux mineurs à condition d'avoir obtenu l'autorisation des parents. On va suivre bien évidemment le parcours législatif de ce texte, Madame la Sénatrice. Mais déjà, est-ce que vous saluez la main tendue par la Commission européenne cette semaine ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Question 22Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026
– Ces plateformes se sont développées, ont organisé leur lobbying, elles sont extrêmement puissantes. Et donc pour légiférer, il faut leur opposer une grande fermeté. Sans compter que cette prise de conscience était un peu différenciée selon les pays. L'Europe n'a pas toujours été non plus complètement homogène sur le traitement accordé à ces plateformes. Maintenant elle le devient parce qu'elle se rend compte que sa jeunesse est attaquée avec des faits extrêmement graves. Donc il y a une prise de conscience, un réveil un peu tardif, mais il y a un réveil révèle. – Comment on suspende TikTok ?
Réponse à côté
D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique…
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Question 23Marion Canalès : « Le protoxyde d'azote est un vrai fléau avec une consommation massive »
– Et pour enrayer ce fléau, Marion Canales, vous avez donc déposé une proposition de loi. Johan, que prévoit le texte ?
Réponse directe
– Eh bien, votre texte, Marion Canales, vise à durcir les conditions d'accès au protoxyde d'azote. Aujourd'hui, la loi interdit la vente uniquement aux mineurs. Et pour ce qui est des majeurs, la vente est interdite seulement dans les débits de boissons et les bureaux de tabac. Avec votre proposition de loi, la vente serait interdite à tous les particuliers. Seuls certains professionnels auraient le droit d'en acheter. On pense aux professionnels de la santé, de la gastronomie. La vente serait interdite en ligne, dans les commerces et les lieux publics. Et pour les établissements en infraction, le texte prévoit des sanctions allant jusqu'à la fermeture administrative et même des sanctions p…
« – Eh bien, votre texte, Marion Canales, vise à durcir les conditions d'accès au protoxyde d'azote. Aujourd'hui, la loi interdit la vente uniquement aux mineurs. Et pour ce qui est des majeurs, la vente est interdite seulement dans les débits de boissons et les bureaux de tabac. Avec votre proposition de loi, la vente serait interdite à tous les particuliers. Seuls certains professionnels auraient le droit d'en acheter. On pense aux professionnels de la santé, de la gastronomie. La vente serait interdite en ligne, dans les commerces et les lieux publics. Et pour les établissements en infraction, le texte prévoit des sanctions allant jusqu'à la fermeture administrative et même des sanctions pénales en cas de récidive. Enfin, il y a un volet prévention dans votre texte. Il introduirait des mesures de sensibilisation en milieu scolaire en matière de sécurité routière. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Marion Canalès : « Le protoxyde d'azote est un vrai fléau avec une consommation massive »Vérifier à 10:37
Question 24Marion Canalès : « Le protoxyde d'azote est un vrai fléau avec une consommation massive »
Et c'est un fléau qui prend de l'ampleur. Les décès, les accidents liés au protoxyde d'azote se multiplient. En France, ce gaz hilarant est en vente légale, utilisé en médecine, en cuisine. Mais il peut avoir des effets dévastateurs. S'il est inhalé directement, vous s'était encadré son usage. Marion Canalès, votre texte est examiné aujourd'hui au Sénat. D'abord, Johan, on va voir avec vous. Est-ce qu'on a une idée précise des chiffres ?
Réponse directe
Les chiffres les plus récents sont ceux d'une étude publiée en octobre 2025 par la fondation Vinci Autoroute avec Ipsos. Elle s'intéresse à la hausse des accidents de la route liés à la consommation de protoxyde d'azote. Eh bien, on y apprend que 10% des moins de 35 ans consomment du protoxyde d'azote de manière occasionnelle en soirée avec des amis, contre 2% pour les 35 ans et plus. Les jeunes, pas toujours conscients des risques du protoxyde d'azote, pour 9% des moins de 35 ans, consommer ce gaz au volant n'est pas dangereux. Une perception qui conduit à des comportements insensés. 6% des 16-24 ans ont déjà pris du protoxyde en conduisant ou avant de prendre le volant. Et 9% ont déjà été…
« Les chiffres les plus récents sont ceux d'une étude publiée en octobre 2025 par la fondation Vinci Autoroute avec Ipsos. Elle s'intéresse à la hausse des accidents de la route liés à la consommation de protoxyde d'azote. Eh bien, on y apprend que 10% des moins de 35 ans consomment du protoxyde d'azote de manière occasionnelle en soirée avec des amis, contre 2% pour les 35 ans et plus. Les jeunes, pas toujours conscients des risques du protoxyde d'azote, pour 9% des moins de 35 ans, consommer ce gaz au volant n'est pas dangereux. Une perception qui conduit à des comportements insensés. 6% des 16-24 ans ont déjà pris du protoxyde en conduisant ou avant de prendre le volant. Et 9% ont déjà été passagers d'une voiture dont le conducteur a pris du protoxyde. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Marion Canalès : « Le protoxyde d'azote est un vrai fléau avec une consommation massive »Vérifier à 5:06Voir 1 autre passage
« Oui, l'an dernier en France, 3513 personnes ont perdu la vie sur la route. En France, ce sont 80 morts de plus qu'en 2024. Alors, pour expliquer cette hausse, les autorités pointent du doigt le protoxyde d'azote et son usage détourné à l'origine de très nombreux accidents. Et ça, c'est sans compter tous les drames en dehors de la route, auxquels s'ajoutent les risques pour la santé. Le protoxyde d'azote peut causer des paralysies, des AVC, voire la mort. Mais là non plus, il n'existe pas de chiffres officiels récents. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Marion Canalès : « Le protoxyde d'azote est un vrai fléau avec une consommation massive »Vérifier à 5:55
ici Pays d'Auvergne — L'invité d'ICI matin · "Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-DômeVérifier à 4:50
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« Il y a un chef étoilé qui a dit que ça n'avait aucune plus-value gastronomique. Et puis ces bonbonnes, elles ne font plus, ce ne sont plus les petites bonbonnes que nos parents, que nous-mêmes, nous pourrions utiliser en petite gastronomie chez nous pour la santé. Ce n'est pas les petites cartouches. C'est les cartouches que vous voyez sur l'espace public qui font 2 à 4 kilos, qu'on appelle ça des tanks. C'est pour ça qu'hier, on a bien dit, et on l'a rappelé, l'introduction de mon texte de loi dans le projet de loi Riposte. On a dit aux ministres, mes collègues, et de manière toute tendance politique confondue au Sénat, on dit aux ministres, il est temps d'aller plus loin. On ne peut pas simplement réserver la vente à certains horaires, etc. Ce n'est pas un produit de noctambule. Il y a beaucoup de gens maintenant qui le prennent le matin, le midi, le soir, du dimanche au lundi. Donc aujourd'hui, il y a un marketing qui est très fort. Il faut réguler les plateformes. On pourra saisir la plateforme Faroze pour que sur Internet, il y ait une vigilance accrue des circuits de vente. Et puis il y a un délit de transport qui permet aussi d'intercepter celles et ceux qui transbahutent ces énormes cartouches, qui n'ont aucun intérêt ni hospitalier ni gastronomique dans le conditionnement dans lequel elles sont vendues et qui viennent évidemment d'autres pays européens, pour ne pas dire plus loin. »
ici Pays d'Auvergne — L'invité d'ICI matin · "Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-DômeVérifier à 4:50
« Alors hier, dans le cadre du projet de loi Riposte et la semaine dernière dans les débats, on a adopté plusieurs points qui étaient déjà des propositions issues de travaux du Sénat, notamment de ma proposition de loi en février. Ça va changer, qu'on va débanaliser ce produit, enfin le rendre moins accessible et enfin pouvoir interpeller sur la plateforme Pharos, quand sur les réseaux sociaux aussi, il y a des circuits de vente pour pouvoir enfin tarir l'offre de protoxyde et passer sur la demande avec des actions de prévention. Ça veut dire que les arrêtés qui étaient pris jusqu'ici par des maires, »
ici Pays d'Auvergne — L'invité d'ICI matin · "Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-DômeVérifier à 0:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées26 févr. 2026 au 27 mai 2026 · 15 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a un chef étoilé qui a dit que ça n'avait aucune plus-value gastronomique. Et puis ces bonbonnes, elles ne font plus, ce ne sont plus les petites bonbonnes que nos parents, que nous-mêmes, nous pourrions utiliser en petite gastronomie chez nous pour la santé. Ce n'est pas les petites cartouches. C'est les cartouches que vous voyez sur l'espace public qui font 2 à 4 kilos, qu'on appelle ça des tanks. C'est pour ça qu'hier, on a bien dit, et on l'a rappelé, l'introduction de mon texte de loi dans le projet de loi Riposte. On a dit aux ministres, mes collègues, et de manière toute tendance politique confondue au Sénat, on dit aux ministres, il est temps d'aller plus loin. On ne peut pas simplement réserver la vente à certains horaires, etc. Ce n'est pas un produit de noctambule. Il y a beaucoup de gens maintenant qui le prennent le matin, le midi, le soir, du dimanche au lundi. Donc aujourd'hui, il y a un marketing qui est très fort. Il faut réguler les plateformes. On pourra saisir la plateforme Faroze pour que sur Internet, il y ait une vigilance accrue des circuits de vente. Et puis il y a un délit de transport qui permet aussi d'intercepter celles et ceux qui transbahutent ces énormes cartouches, qui n'ont aucun intérêt ni hospitalier ni gastronomique dans le conditionnement dans lequel elles sont vendues et qui viennent évidemment d'autres pays européens, pour ne pas dire plus loin. »
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« Alors hier, dans le cadre du projet de loi Riposte et la semaine dernière dans les débats, on a adopté plusieurs points qui étaient déjà des propositions issues de travaux du Sénat, notamment de ma proposition de loi en février. Ça va changer, qu'on va débanaliser ce produit, enfin le rendre moins accessible et enfin pouvoir interpeller sur la plateforme Pharos, quand sur les réseaux sociaux aussi, il y a des circuits de vente pour pouvoir enfin tarir l'offre de protoxyde et passer sur la demande avec des actions de prévention. Ça veut dire que les arrêtés qui étaient pris jusqu'ici par des maires, »
ici Pays d'Auvergne — L'invité d'ICI matin · "Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-DômeVérifier à 0:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités13 mai 2026 au 27 mai 2026 · 24 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors hier, dans le cadre du projet de loi Riposte et la semaine dernière dans les débats, on a adopté plusieurs points qui étaient déjà des propositions issues de travaux du Sénat, notamment de ma proposition de loi en février. Ça va changer, qu'on va débanaliser ce produit, enfin le rendre moins accessible et enfin pouvoir interpeller sur la plateforme Pharos, quand sur les réseaux sociaux aussi, il y a des circuits de vente pour pouvoir enfin tarir l'offre de protoxyde et passer sur la demande avec des actions de prévention. Ça veut dire que les arrêtés qui étaient pris jusqu'ici par des maires, »
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« Alors hier, dans le cadre du projet de loi Riposte et la semaine dernière dans les débats, on a adopté plusieurs points qui étaient déjà des propositions issues de travaux du Sénat, notamment de ma proposition de loi en février. Ça va changer, qu'on va débanaliser ce produit, enfin le rendre moins accessible et enfin pouvoir interpeller sur la plateforme Pharos, quand sur les réseaux sociaux aussi, il y a des circuits de vente pour pouvoir enfin tarir l'offre de protoxyde et passer sur la demande avec des actions de prévention. Ça veut dire que les arrêtés qui étaient pris jusqu'ici par des maires, »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées13 mai 2026 au 27 mai 2026 · 15 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ce n'est pas un gaz hilarant. Déjà, les effets, quand ils ne sont pas simplement immédiats, ils perdurent, donc ils font baisser la vigilance. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, ce n'est pas que les mineurs. On voit qu'il y a beaucoup d'adultes, et on le voit dans les accidents de la route, c'était des adultes, donc des jeunes majeurs. C'est sûr qu'on est plutôt sur des jeunes majeurs. Trois, il faut rappeler que ça a des conséquences neurologiques, et d'ailleurs, c'est reprotoxique, neurotoxique. C'est classé comme tel à l'Union européenne. Donc, aujourd'hui, il est impératif de faire de la prévention, un, en débanalisant, en rappelant ce qu'il induit, et en le faisant directement dans les cours de conduite, à l'école, quand on parle des substances psychoactives. En tout cas, il faut absolument que... »
ici Pays d'Auvergne — L'invité d'ICI matin · "Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-DômeVérifier à 3:05Voir 2 autres passages
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes13 mai 2026 au 27 mai 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ce n'est pas un gaz hilarant. Déjà, les effets, quand ils ne sont pas simplement immédiats, ils perdurent, donc ils font baisser la vigilance. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, ce n'est pas que les mineurs. On voit qu'il y a beaucoup d'adultes, et on le voit dans les accidents de la route, c'était des adultes, donc des jeunes majeurs. C'est sûr qu'on est plutôt sur des jeunes majeurs. Trois, il faut rappeler que ça a des conséquences neurologiques, et d'ailleurs, c'est reprotoxique, neurotoxique. C'est classé comme tel à l'Union européenne. Donc, aujourd'hui, il est impératif de faire de la prévention, un, en débanalisant, en rappelant ce qu'il induit, et en le faisant directement dans les cours de conduite, à l'école, quand on parle des substances psychoactives. En tout cas, il faut absolument que... »
ici Pays d'Auvergne — L'invité d'ICI matin · "Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-DômeVérifier à 3:05Voir 2 autres passages
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés13 mai 2026 au 27 mai 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est en tout cas, ce n'est pas classé comme drogue, c'est un produit psychoactif. À partir du moment où ça a été détourné. Autre produit qui avait été détourné, c'était le GHB. À l'époque, la drogue qu'on appelle du viol. C'était, en fait, un produit de consommation courante. C'était du GBL, c'était utilisé en mécanique. Ça a été assez rapide pour l'interdire à la vente aux particuliers. Le protoxyde, on a eu un peu de mal parce qu'il y a des usages gastronomiques et surtout des usages hospitaliers. Et on voit que dans les hôpitaux, on commence à se passer du protoxyde d'azote parce que ses vertus médicales sont aussi un peu passées. Les avantages et les inconvénients, c'est toujours cette question-là. »
ici Pays d'Auvergne — L'invité d'ICI matin · "Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-DômeVérifier à 3:49Voir 2 autres passages
« C'est en tout cas, ce n'est pas classé comme drogue, c'est un produit psychoactif. À partir du moment où ça a été détourné. Autre produit qui avait été détourné, c'était le GHB. À l'époque, la drogue qu'on appelle du viol. C'était, en fait, un produit de consommation courante. C'était du GBL, c'était utilisé en mécanique. Ça a été assez rapide pour l'interdire à la vente aux particuliers. Le protoxyde, on a eu un peu de mal parce qu'il y a des usages gastronomiques et surtout des usages hospitaliers. Et on voit que dans les hôpitaux, on commence à se passer du protoxyde d'azote parce que ses vertus médicales sont aussi un peu passées. Les avantages et les inconvénients, c'est toujours cette question-là. »
ici Pays d'Auvergne — L'invité d'ICI matin · "Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-DômeVérifier à 3:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées13 mai 2026 au 27 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le récent arrêté de Julien Bonny, en fait, il poursuit l'arrêté qu'Olivier Bianchi avait pris. Olivier Bianchi, comme de nombreux maires, avait déjà fait le constat et des préfets avaient déjà fait le constat qu'il fallait interdire la vente aux particuliers. Aujourd'hui, jusqu'à hier, pardon, la loi, c'était on interdit la vente aux mineurs, c'était la loi Létard de 2021, et les maires s'étaient rendus compte que les bonbonnes sont partout, c'est un fléau écologique pour les déchetteries qui crée beaucoup de problématiques, et aussi pour la santé publique, et pas simplement sur les mineurs. C'est pour ça que, déjà, dès l'an dernier, beaucoup de maires avaient pris ces arrêtés, et le ministre de l'Intérieur qui était lui, préfet de police de Paris, disait lui-même, quand il était préfet de police, que ça manquait d'un support juridique, donc d'une loi, pour vraiment que ces arrêtés ne soient pas attaquables. Aujourd'hui, c'est chose faite, en tout cas au Sénat, avec le projet de loi Riposte, avec ma proposition de loi en février, on attend maintenant que l'Assemblée nationale confirme, mais elle s'était aussi prononcée sur l'interdiction de vente aux particuliers, il y a plus d'un an. Si vous voulez bien, on va écouter ce jeune Claire Montoy, »
ici Pays d'Auvergne — L'invité d'ICI matin · "Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-DômeVérifier à 1:35Voir 1 autre passage
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées13 mai 2026 au 13 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Eh bien, votre texte, Marion Canales, vise à durcir les conditions d'accès au protoxyde d'azote. Aujourd'hui, la loi interdit la vente uniquement aux mineurs. Et pour ce qui est des majeurs, la vente est interdite seulement dans les débits de boissons et les bureaux de tabac. Avec votre proposition de loi, la vente serait interdite à tous les particuliers. Seuls certains professionnels auraient le droit d'en acheter. On pense aux professionnels de la santé, de la gastronomie. La vente serait interdite en ligne, dans les commerces et les lieux publics. Et pour les établissements en infraction, le texte prévoit des sanctions allant jusqu'à la fermeture administrative et même des sanctions pénales en cas de récidive. Enfin, il y a un volet prévention dans votre texte. Il introduirait des mesures de sensibilisation en milieu scolaire en matière de sécurité routière. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Marion Canalès : « Le protoxyde d'azote est un vrai fléau avec une consommation massive »Vérifier à 10:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
« Il y a un chef étoilé qui a dit que ça n'avait aucune plus-value gastronomique. Et puis ces bonbonnes, elles ne font plus, ce ne sont plus les petites bonbonnes que nos parents, que nous-mêmes, nous pourrions utiliser en petite gastronomie chez nous pour la santé. Ce n'est pas les petites cartouches. C'est les cartouches que vous voyez sur l'espace public qui font 2 à 4 kilos, qu'on appelle ça des tanks. C'est pour ça qu'hier, on a bien dit, et on l'a rappelé, l'introduction de mon texte de loi dans le projet de loi Riposte. On a dit aux ministres, mes collègues, et de manière toute tendance politique confondue au Sénat, on dit aux ministres, il est temps d'aller plus loin. On ne peut pas simplement réserver la vente à certains horaires, etc. Ce n'est pas un produit de noctambule. Il y a beaucoup de gens maintenant qui le prennent le matin, le midi, le soir, du dimanche au lundi. Donc aujourd'hui, il y a un marketing qui est très fort. Il faut réguler les plateformes. On pourra saisir la plateforme Faroze pour que sur Internet, il y ait une vigilance accrue des circuits de vente. Et puis il y a un délit de transport qui permet aussi d'intercepter celles et ceux qui transbahutent ces énormes cartouches, qui n'ont aucun intérêt ni hospitalier ni gastronomique dans le conditionnement dans lequel elles sont vendues et qui viennent évidemment d'autres pays européens, pour ne pas dire plus loin. »
ici Pays d'Auvergne — L'invité d'ICI matin · "Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-DômeVérifier à 4:50
« Non, ce n'est pas un gaz hilarant. Déjà, les effets, quand ils ne sont pas simplement immédiats, ils perdurent, donc ils font baisser la vigilance. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, ce n'est pas que les mineurs. On voit qu'il y a beaucoup d'adultes, et on le voit dans les accidents de la route, c'était des adultes, donc des jeunes majeurs. C'est sûr qu'on est plutôt sur des jeunes majeurs. Trois, il faut rappeler que ça a des conséquences neurologiques, et d'ailleurs, c'est reprotoxique, neurotoxique. C'est classé comme tel à l'Union européenne. Donc, aujourd'hui, il est impératif de faire de la prévention, un, en débanalisant, en rappelant ce qu'il induit, et en le faisant directement dans les cours de conduite, à l'école, quand on parle des substances psychoactives. En tout cas, il faut absolument que... »
ici Pays d'Auvergne — L'invité d'ICI matin · "Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-DômeVérifier à 3:05
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
« D'abord, je voudrais rebondir sur ce que madame la sénatrice vient d'évoquer, que l'on partage absolument. Je pense que globalement, les responsables politiques n'ont pas su, pas pu prendre la mesure de ce que les réseaux sociaux étaient en train de bouleverser. Et j'ajouterai simplement après ce qu'elle vient de dire, pas seulement auprès de la jeunesse. C'est une menace générale pour la démocratie. Et dans le contexte géopolitique actuel, c'est une menace extrêmement grave. On pourrait presque qualifier les réseaux sociaux d'armes aujourd'hui. Et moi, j'ai un principe sur le numérique en général, c'est que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne traite pas le sujet de la vie numérique ou de l'espace numérique exactement dans les mêmes termes que le sujet de la vie physique dite réelle. Pourquoi ce que l'on interdit dans la vie physique serait autorisé dans la vie numérique ? L'anonymat, la diffamation, le mensonge permanent, la manipulation, etc. Ça, c'est un vrai sujet. C'est une complexité. Ma séatrice l'a dit, ça fait plus de dix ans que le Sénat s'y intéresse, le français s'y intéresse. Cette difficulté va être démultipliée, est d'ores et déjà démultipliée par l'intelligence artificielle. Comme à chaque grande révolution technologique, elle peut produire le pire et le meilleur. Je ne reprendrai pas l'exemple habituel de l'atome, mais c'est exactement ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui. L'intelligence artificielle, c'est un outil merveilleux et c'est un danger absolument terrifiant en même temps. Il faut donc que l'on apprenne à réguler, il faut qu'on apprenne à utiliser, il faut que l'on donne les moyens, qu'on se donne globalement les moyens, alors au plan européen, au plan national, de faire en sorte que ceux qui sont le dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les citoyens, et juste avant eux, les communes et les intercommunalités, ne soyons pas seuls pour combattre une espèce de léviathan de monstres que nous n'avons pas les moyens en réalité de maîtriser. Donc l'intelligence artificielle, c'est un outil qui peut être utilisé pour travailler plus vite, pour résumer, pour programmer, pour analyser, mais pour le faire correctement, je vais vous faire une image par rapport à un véhicule, une voiture, dans une voiture il y a une carrosserie, il y a un carburant, il y a un moteur. L'intelligence artificielle, le moteur c'est l'algorithme, il faut qu'il soit transparent, c'est comme pour les réseaux sociaux, Madame la sénatrice l'a dit. Le carburant c'est la donnée, ce que l'on donne à manger, entre guillemets, à l'intelligence artificielle, et il faut que cette donnée soit propre, soit vraie, soit réelle. Parce que ceux qui nous disent ne vous inquiétez pas de l'intelligence artificielle, à la fin c'est l'homme et la femme qui décident, si elle décide sur des bases qui sont fausses, elle ne peut pas de données, elle ne peut pas prendre de décisions qui sont justes. Et puis ensuite il y a évidemment la carrosserie, c'est les réseaux, c'est la capacité à organiser, à donner accès à ces intelligences. Donc on les utilise, tous les secteurs les utilisent, les secteurs économiques, et évidemment les politiques les utilisent. Moi j'ai des témoignages, notamment de journalistes, de confrères à vous, qui me disent qu'au cours des dernières municipales, on n'a jamais vu autant de documents distribués, de documents électoraux, distribués dans des petites communes, enfin dans des communes avec peu d'habitants, et que très probablement, cette prolifération de documents, qui souvent se ressemblait beaucoup dans les termes, étaient des produits d'intelligence artificielle générative. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26
« C'est en tout cas, ce n'est pas classé comme drogue, c'est un produit psychoactif. À partir du moment où ça a été détourné. Autre produit qui avait été détourné, c'était le GHB. À l'époque, la drogue qu'on appelle du viol. C'était, en fait, un produit de consommation courante. C'était du GBL, c'était utilisé en mécanique. Ça a été assez rapide pour l'interdire à la vente aux particuliers. Le protoxyde, on a eu un peu de mal parce qu'il y a des usages gastronomiques et surtout des usages hospitaliers. Et on voit que dans les hôpitaux, on commence à se passer du protoxyde d'azote parce que ses vertus médicales sont aussi un peu passées. Les avantages et les inconvénients, c'est toujours cette question-là. »
ici Pays d'Auvergne — L'invité d'ICI matin · "Il faut débanaliser le protoxyde d'azote" martèle Marion Canalès, sénatrice socialiste du Puy-de-DômeVérifier à 3:49
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 13 mai 2026Vérifier à 25:26