Vous êtes la présidente du Front national. Vous êtes tête de liste aux européennes. On va parler bien sûr de votre programme pour les européennes, de l'image que vous avez dans la société. Vous connaissez les règles du jeu. On est ensemble jusqu'à 20h. Je vais d'abord vous interroger pendant cette première demi-heure sur l'actualité politique, sur votre programme. C'est ensuite Edwige Chevrillon de BFM Business qui viendra nous rejoindre, BFM Business, où vous pouvez nous écouter en direct sur BFM Radio et nous revoir ce soir côté BFM Business télé à partir de 22h. Elle, elle vous interrogera notamment sur la question de la sortie de l'euro, qui est au cœur de votre programme, des européennes. C'est ensuite Anna Cabana, grand reporter au journal Le Point, qui viendra interroger la cohérence de votre parcours. François Hollande a fait deux interventions cette semaine sur l'Europe, sur la commémoration de l'esclavage. Et dans les deux cas, il vous attaque de front. Il cible le Front national. Alors d'abord, dans sa tribune sur l'Europe. Il dit, je cite, en France même, des forces cherchent à défaire l'Europe en spéculant sur la déception, en misant sur le découragement, en exhumant les peurs. Cela se prétend patriote. Il ne croit plus à la France. Est-ce que vous vous reconnaissez ?
Réponse directeOui, bien sûr. C'est nous qu'il cible, comme tous les autres d'ailleurs. Il ne fait pas preuve d'une grande imagination. Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'ensemble de cette campagne européenne consiste à taper sur le Front national, sans d'ailleurs parler des problèmes concrets des Français. Le président de la République ne le fait pas non plus. Il ne parle pas de la concurrence internationale déloyale. Il ne parle pas de l'immigration massive à cause de l'ouverture des frontières. Il parle des doutes. Il ne parle pas. Non, non, il ne parle pas. Il est dans l'enfilade traditionnelle d'incantation. L'Europe, c'est la paix, etc. On est dans l'incantation. Mais dès qu'il s'agit de parler…
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