Ce que j'ai essayé de dire dans mes questions, c'est qu'il me semble que François Bayrou, comme les autres candidats dans cette campagne présidentielle, où il y a eu beaucoup de temps d'antenne sur les radios et les télévisions, a eu sa chance dans le même temps de parole. Mais il a sa chance ! Et heureusement qu'il a sa chance ! Il a eu sa chance dans cette dernière période, entre janvier et mars, où les médias étaient tenus à une règle d'équité des temps de parole. Jean-Luc Mélenchon, qui a eu moins d'accès aux médias que François Bayrou, comment a-t-il fait pour créer, lui, une dynamique et pour doubler ses intentions de vote ?
Réponse à côtéQu'est-ce qu'on a ? On a deux candidats, Hollande-Sarkozy, une espèce comme ça de bipolarisation, qui sont chacun avec une extrême droite et une extrême gauche. Oui, une extrême droite et une extrême gauche. Il y a eu un dessin de plantu très intéressant dans le monde d'hier, où on voyait un petit Sarkozy ligoté à son extrême droite, on voyait un petit Hollande ligoté à son extrême gauche, et on voyait Bayrou ligoté avec Bayrou. Eh bien, écoutez, heureusement que cette proposition centrale existe, parce que c'est au fond la seule proposition qui non seulement dise la vérité sur les choses, mais qui soit une garantie contre les extrêmes, qui soit une garantie contre l'envie, pour le candidat…
« Qu'est-ce qu'on a ? On a deux candidats, Hollande-Sarkozy, une espèce comme ça de bipolarisation, qui sont chacun avec une extrême droite et une extrême gauche. »
