Même si vous me dites encore « j'ai de l'espoir », mais attention, soyons vigilants. Ils vous disent quoi, vos concitoyens ?
Réponse directeC'est toujours qu'il faut garder son sang-froid. Il faut montrer cette image-là, même quand on est affecté, on est sensibles comme tout le monde. Parce qu'on est des maires, on ne connaît pas des hommes, mais des humains en particulier. Donc il faut garder son sang-froid pour prendre des décisions rapidement. Mais il faut les partager, il faut écouter. Mais quand on connaît bien sa vie, son massif forestier, elle sera peut-être un peu moins difficile à reprendre. Cet après-midi, je vais vous donner un exemple tout bête, les vents avaient tourné, même si le feu était encore loin de la ville, à 4-5 kilomètres. La fumée a été aplatie sur toute la station et toute la ville. Donc tous nos visite…
« C'est toujours qu'il faut garder son sang-froid. Il faut montrer cette image-là, même quand on est affecté, on est sensibles comme tout le monde. Parce qu'on est des maires, on ne connaît pas des hommes, mais des humains en particulier. Donc il faut garder son sang-froid pour prendre des décisions rapidement. Mais il faut les partager, il faut écouter. Mais quand on connaît bien sa vie, son massif forestier, elle sera peut-être un peu moins difficile à reprendre. Cet après-midi, je vais vous donner un exemple tout bête, les vents avaient tourné, même si le feu était encore loin de la ville, à 4-5 kilomètres. La fumée a été aplatie sur toute la station et toute la ville. Donc tous nos visiteurs, même si on n'avait pas d'ordre d'évacuer, c'est plus de 20 000 personnes qui sont parties tranquillement, qui sont rentrées chez eux. En plus, c'est souvent le dernier jour de vacances de leur semaine. Mais nos habitants ont commencé à paniquer un peu parce que, bien sûr, la magie, la mauvaise magie, la magie noire des réseaux sociaux, certains petits malins se sont amusés à raconter qu'il fallait évacuer, que le feu était à nos portes. Donc c'est vrai qu'il n'est pas loin, mais on n'est pas inconscient. On évacue au fur et à mesure, en collaboration étroite avec la préfète de Gironde. Et on prend des décisions en commun. Donc on ne met pas nos populations en danger, mais par ces mauvaises informations, parfois, on peut mettre des populations en danger. Donc ça s'est passé plutôt bien. On est en phase d'évacuation d'un EHPAD en ne prenant pas de risque, parce que c'est des populations qui sont un peu plus longues à évacuer. Il ne faut pas surtout les tourmenter psychologiquement. C'est des personnes fragiles. Donc il faut garder son sang-froid, la tête haute, savoir bien s'entourer. Et puis c'est vrai qu'à la Cano, on a la chance d'avoir des partenaires qui, à chaque coup dur, ont été présents. On a un plan communal de sauvegarde et surtout une réserve communale avec un réseau de bénévoles incroyable. Donc on se relève jour et nuit pour que nos sauveteurs, mais aussi les personnes évacuées, soient dans les meilleures conditions possibles et vivent ce traumatisme le moins douloureusement possible. »