Laurent Lafon — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
29 avr. 2024 au 20 oct. 2026
Questions
19
Entretiens
3
Sources
3
Heures analysées
0,8 h
Répartition sur 19 questions évaluables
Réponse directe
13
Réponse partielle
4
Réponse à côté
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 19 sur 19
Question 1Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'information
Un petit mot, il ne nous reste que quelques secondes, Laurent Laffont. Il manque aussi, selon vous, la notion d'intelligence artificielle et le rôle que Julia dans tout ça ?
Réponse partielle
Bien sûr. On a à peine structuré notre dispositif sur la question des réseaux sociaux. Il y une révolution encore plus importante en termes d'information. L'impact sur la façon de s'informer, qui est l'intelligence artificielle, qui arrive. Ne refaisons pas la même erreur. 'est-à d'attendre que cette nouvelle économie s'installe avant de l'encadrer. Réfléchissons d'abord pour quel cadre on peut donner à cette IA avant qu'elle ne se développe de façon massive.
« Bien sûr. On a à peine structuré notre dispositif sur la question des réseaux sociaux. Il y »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 8:15
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, sachant qu'en plus, les réseaux sociaux, la caractéristique, »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 3:08
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Voir 2 autres passages
« une révolution encore plus importante en termes d'information. L'impact sur la façon de s'informer, qui est l'intelligence artificielle, qui arrive. Ne refaisons pas la même erreur. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 8:20
« 'est-à »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 8:30
Question 2Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'information
Mais de quel levier on dispose pour agir sur ces plateformes, sur ces géants du numérique ?
Réponse directe
Oui, pour l'instant, d'abord, c'est un vrai rapport de force avec eux. Parce qu'ils n'entendent pas qu'on remette en cause ce qu'ils ont construit et qui est quelque chose dans lequel ils peuvent à peu près tout faire. Le levier dont on dispose, d'abord, c'est la loi. On est dans une démocratie. Donc, ce qui fait que notre démocratie fonctionne, c'est la loi. Et la loi à deux niveaux. C'est bien sûr la loi française. Mais c'est surtout, sur cette question des réseaux sociaux, la loi européenne. Puisque c'est une prérogative du Parlement européen. On a franchi une première étape ces dernières années avec ce qu'on appelle le Digital Service Act. Il faut aller plus loin, faire un bilan d'abord…
« Oui, pour l'instant, d'abord, c'est un vrai rapport de force avec eux. Parce qu'ils n'entendent pas qu'on remette en cause ce qu'ils ont construit et qui est quelque chose dans lequel ils peuvent à peu près tout faire. Le levier dont on dispose, d'abord, c'est la loi. On est dans une démocratie. Donc, ce qui fait que notre démocratie fonctionne, c'est la loi. Et la loi à deux niveaux. C'est bien sûr la loi française. Mais c'est surtout, sur cette question des réseaux sociaux, la loi européenne. Puisque c'est une prérogative du Parlement européen. On a franchi une première étape ces dernières années avec ce qu'on appelle le Digital Service Act. Il faut aller plus loin, faire un bilan d'abord de ce DSA et puis aller plus loin. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 7:27
Question 3Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'information
Et on a déjà trois candidats à la présidentielle française qui ont été la cible d'opérations de déstabilisation. Raphaël Glucksmann, Édouard Philippe, Gabriel Attal. Ce que j'aimerais savoir, Laurent Laffont, c'est ce qu'il aurait fallu pour aller plus loin, pour être complet dans ce texte ?
Réponse directe
Il y a deux choses qui sont, je crois, absolument nécessaires. D'abord, 'est de responsabiliser les entreprises qui gèrent ces réseaux sociaux. Parce que pour l'instant, ils n'ont aucun risque juridique, contrairement à un média traditionnel comme le vôtre. Si vous faites circuler une fausse information, vous prenez le risque de vous voir traîner devant les tribunaux. Un réseau social, les GAFAM, ce qu'on appelle les GAFAM, eux n'ont pas cette responsabilité juridique. Ça, c'est la première chose. Il faut arriver à les responsabiliser juridiquement. Et la deuxième chose, je crois qu'elle va devenir indispensable dans les années à venir, c'est la levée de l'anonymat. On ne peut pas, sous la…
« Il y a deux choses qui sont, je crois, absolument nécessaires. D'abord, »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 6:22Voir 1 autre passage
« 'est de responsabiliser les entreprises qui gèrent ces réseaux sociaux. Parce que pour l'instant, ils n'ont aucun risque juridique, contrairement à un média traditionnel comme le vôtre. Si vous faites circuler une fausse information, vous prenez le risque de vous voir traîner devant les tribunaux. Un réseau social, les GAFAM, ce qu'on appelle les GAFAM, eux n'ont pas cette responsabilité juridique. Ça, c'est la première chose. Il faut arriver à les responsabiliser juridiquement. Et la deuxième chose, je crois qu'elle va devenir indispensable dans les années à venir, c'est la levée de l'anonymat. On ne peut pas, sous la protection d'un anonymat, dire tout et n'importe quoi sur les réseaux sociaux et banaliser une forme de violence de la parole. Mais on voit bien ce que c'est, la violence de la parole. C'est que, très rapidement, ça peut se traduire par une violence dans les faits. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 6:27
Question 4Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'information
C'est ce que j'allais vous demander après, ce que vous pensiez de ce texte qui est qualifié un peu de trop limité. Alors, Viginum, l'agence de lutte gouvernementale contre ces ingérences, annonçait plus d'une centaine de cas détectés jusqu'à maintenant. C'est bien plus que les précédents scrutins. Qu'est-ce que ça nous dit ?
Réponse directe
Ce que ça nous dit, c'est qu'on est dans une période à risque, voilà, et qu'il ne faut pas être naïf et dupe. Le texte s'appelle un texte sur les ingérences extérieures. De fait, quand vous le lisez, il ne parle pas que des ingérences extérieures. En fait, c'est tous les phénomènes de manipulation, organisés, orchestrés, automatisés, qui sont ciblés, quelle que soit l'origine. Et il était important dans une période électorale où, finalement, c'est le fonctionnement de notre démocratie, la sincérité du processus électoral, la clarté du débat entre les candidats qui est en jeu. Donc, il ne pas que ça soit faussé par des tentatives de déstabilisation du processus électoral. Et c'est pour ça qu…
« Ce que ça nous dit, c'est qu'on est dans une période à risque, voilà, et qu'il ne faut pas être naïf et dupe. Le texte s'appelle un texte sur les ingérences extérieures. De fait, quand vous le lisez, il ne parle pas que des ingérences extérieures. En fait, c'est tous les phénomènes de manipulation, organisés, orchestrés, automatisés, qui sont ciblés, quelle que soit l'origine. Et il était important dans une période électorale où, finalement, c'est le fonctionnement de notre démocratie, la sincérité du processus électoral, la clarté du débat entre les candidats qui est en jeu. Donc, il ne »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 5:09Voir 1 autre passage
« pas que ça soit faussé par des tentatives de déstabilisation du processus électoral. Et c'est pour ça que le texte qui arrive est un texte nécessaire, peut-être pas suffisant, mais nécessaire pour renforcer, en fait, les outils juridiques pour arrêter, si un tel processus se met en place, pour arrêter le plus tôt possible. Parce que le risque, évidemment, c'est qu'un phénomène manipulatoire intervienne à deux ou à trois jours d'un premier tour d'élection présidentielle. Que se passe-t-il dans ces cas-là ? »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 5:42
Question 5Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'information
Et derrière, donc, c'est la prévalence d'un récit plutôt qu'un autre qui s'installe ?
Réponse directe
Absolument, sachant qu'en plus, les réseaux sociaux, la caractéristique, 'est de vous enfermer dans une bulle informationnelle. 'est-à-dire qu'il n a aucun aspect contradictoire. Une fois que vous êtes identifié comme étant susceptible d'être sensible à ces théories, vous êtes enfermé dans cette bulle informationnelle et vous n'arrivez pas à vous en sortir. C'est un vrai danger pour la démocratie. Elle est vulnérable comme toutes les démocraties où les réseaux sociaux sont utilisés de manière massive. Sachez, par exemple, que plus de la moitié des jeunes de moins de 25 ans s'informent prioritairement par les réseaux sociaux et pas forcément par des journaux, des médias traditionnels présent…
« Absolument, sachant qu'en plus, les réseaux sociaux, la caractéristique, »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 3:08Voir 2 autres passages
« 'est de vous enfermer dans une bulle informationnelle. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 3:11
« 'est-à-dire qu'il n »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 3:14
Question 6Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'information
De la part d'acteurs divers ?
Réponse directe
De la part d'acteurs divers, qu'ils viennent de l'étranger. On sait par exemple que certains États comme la Russie ont compris depuis longtemps la façon dont ils pouvaient nous mettre en difficulté à travers ces réseaux sociaux. Mais il n'y a pas que des États étrangers, il y a aussi des acteurs en France qui peuvent, pour des raisons différentes, agir sur les réseaux sociaux et organiser, encore une fois, ce n pas une expression individuelle d'une personne, mais c'est quelque chose de très structuré, d'automatisé, d'organiser un système de fausses informations.
« De la part d'acteurs divers, qu'ils viennent de l'étranger. On sait par exemple que certains États comme la Russie ont compris depuis longtemps la façon dont ils pouvaient nous mettre en difficulté à travers ces réseaux sociaux. Mais il n'y a pas que des États étrangers, il y a aussi des acteurs en France qui peuvent, pour des raisons différentes, agir sur les réseaux sociaux et organiser, encore une fois, ce n »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 2:32Voir 1 autre passage
« pas une expression individuelle d'une personne, mais c'est quelque chose de très structuré, d'automatisé, d'organiser un système de fausses informations. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 2:56
Question 7Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'information
Alors j'aimerais aussi évoquer un aspect avec vous, qui avez étudié de près tout l'écosystème de l'information numérique, les contenus, les acteurs et le risque très fort de manipulation et de désinformation. Les événements du week-end dernier en France ont été énormément racontés, partagés en ligne, en vidéo, en images, par beaucoup d'utilisateurs et tout un tas de médias, de personnalités, d'influenceurs. Est-ce que là, précisément, vous dites « danger » Laurent Laffont ?
Réponse directe
Il y a longtemps que nous disons « danger » pour les réseaux sociaux, parce qu'effectivement, les réseaux sociaux, c'est quoi ? C'est caractérisé par quoi ? C'est caractérisé d'abord par l'anonymat, pour un certain nombre de réseaux sociaux, c'est-à-dire qu'on peut dire des choses sans être identifiées et donc sans être responsabilisées. Et puis c'est caractérisé aussi par le fait que ceux qui organisent ces réseaux sociaux, les grandes entreprises qui organisent ces réseaux sociaux, n'ont aucune responsabilité sur ce qu'ils diffusent. Donc, dans les réseaux sociaux, vous allez trouver de tout, de l'information de qualité, comme celle que vous faites, mais aussi une fausse information massi…
« Il y a longtemps que nous disons « danger » pour les réseaux sociaux, parce qu'effectivement, les réseaux sociaux, c'est quoi ? C'est caractérisé par quoi ? C'est caractérisé d'abord par l'anonymat, pour un certain nombre de réseaux sociaux, c'est-à-dire qu'on peut dire des choses sans être identifiées et donc sans être responsabilisées. Et puis c'est caractérisé aussi par le fait que ceux qui organisent ces réseaux sociaux, les grandes entreprises qui organisent ces réseaux sociaux, n'ont aucune responsabilité sur ce qu'ils diffusent. Donc, dans les réseaux sociaux, vous allez trouver de tout, de l'information de qualité, comme celle que vous faites, mais aussi une fausse information massive. Une enquête récente a montré que sur certains réseaux sociaux, près d'un tiers des informations qui circulaient étaient de la fausse information. Évidemment, dans une démocratie, c'est très préoccupant de mettre sur le même plan un travail d'investigation, de recherche journalistique, et puis une fausse information qui va être diffusée de manière massive et qui ne l'est pas faite par hasard. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 1:27Voir 2 autres passages
« 'est-à-dire que derrière cette fausse information, souvent, il y »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 2:24
« une intention volontaire de mettre en difficulté la démocratie. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'information
Question 8Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'information
Quel est le but ?
Réponse directe
Déjà, il faut comprendre ce qui s'est passé, quelles ont été les défaillances, notamment du point de vue de l'organisation des forces de sécurité. Et aussi savoir qui est derrière ces manifestations, non pas les manifestations, celles qui se sont passées sereinement, mais les débordements qui ont eu lieu, les actes de violence. Est-ce que tout ça est organisé ? Comment c'est organisé ? Par qui c'est organisé ? Je crois qu'il faut arriver à comprendre qui sont les responsables de ces violences que nous avons subies un peu partout en France.
« Déjà, il faut comprendre ce qui s'est passé, quelles ont été les défaillances, notamment du point de vue de l'organisation des forces de sécurité. Et aussi savoir qui est derrière ces manifestations, non pas les manifestations, celles qui se sont passées sereinement, mais les débordements qui ont eu lieu, les actes de violence. Est-ce que tout ça est organisé ? Comment c'est organisé ? Par qui c'est organisé ? Je crois qu'il faut arriver à comprendre qui sont les responsables de ces violences que nous avons subies un peu partout en France. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 0:33
Question 9Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'information
notre studio ce matin, Laurent Laffont, sénateur du Val-de-Marne, vous appartenez au groupe Union Centriste et Indépendant. Bonjour Laurent Laffont. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes également le co-rapporteur de la mission d'information du Sénat sur les zones grises de l'information. On y reviendra dans un instant. Laurent Laffont, d'abord après le week-end qui vient de s'écouler en France, cette mobilisation massive et ces violences dans plusieurs grandes villes. La commission des lois du Sénat français a annoncé hier le lancement d'une mission d'information sur ces violences. Pourquoi l'avoir fait ?
Réponse directe
Déjà, il faut comprendre ce qui s'est passé, quelles ont été les défaillances, notamment du point de vue de l'organisation des forces de sécurité. Et aussi savoir qui est derrière ces manifestations, non pas les manifestations, celles qui se sont passées sereinement, mais les débordements qui ont eu lieu, les actes de violence. Est-ce que tout ça est organisé ? Comment c'est organisé ? Par qui c'est organisé ? Je crois qu'il faut arriver à comprendre qui sont les responsables de ces violences que nous avons subies un peu partout en France.
« Déjà, il faut comprendre ce qui s'est passé, quelles ont été les défaillances, notamment du point de vue de l'organisation des forces de sécurité. Et aussi savoir qui est derrière ces manifestations, non pas les manifestations, celles qui se sont passées sereinement, mais les débordements qui ont eu lieu, les actes de violence. Est-ce que tout ça est organisé ? Comment c'est organisé ? Par qui c'est organisé ? Je crois qu'il faut arriver à comprendre qui sont les responsables de ces violences que nous avons subies un peu partout en France. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 0:33
Question 10Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »
– Oui, Antoine Nommé, qu'est-ce que vous dites ?
Réponse à côté
– Je constate que nous sommes d'accord avec M. Lafon, qu'au-delà des différences, et l'AMF est une association trans-partisane, nous sommes d'accord. Les maires ne sont pas éloignés des habitants, ils sont face à eux, ils sont responsables, ils devront bientôt rendre compte, en prochain. Et de toute façon, nous avons toujours été face à une contrainte financière de proximité, avec la baisse des dotations extrêmement brutale, et je l'ai dit, qui a concerné différents gouvernements, avec la suppression de la taxe d'habitation, qui fut une énorme erreur, et qui a été une des causes d'ailleurs des difficultés budgétaires du pays, et bien évidemment que nous sommes depuis très longtemps soumis à…
« – Je constate que nous sommes d'accord avec M. Lafon, qu'au-delà des différences, et l'AMF est une association trans-partisane, nous sommes d'accord. Les maires ne sont pas éloignés des habitants, ils sont face à eux, ils sont responsables, ils devront bientôt rendre compte, en prochain. Et de toute façon, nous avons toujours été face à une contrainte financière de proximité, avec la baisse des dotations extrêmement brutale, et je l'ai dit, qui a concerné différents gouvernements, avec la suppression de la taxe d'habitation, qui fut une énorme erreur, et qui a été une des causes d'ailleurs des difficultés budgétaires du pays, et bien évidemment que nous sommes depuis très longtemps soumis à une contrainte forte, et que nous nous adaptons, pourquoi ? Pour maintenir les services publics à la population. M. Lafon a été maire aussi. Nous sommes ceux qui gérons les services publics de proximité, en contact avec les habitants. Donc nous sommes responsables par principe. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »Vérifier à 8:25
Question 11Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »
– Le Premier ministre qui en appelle également a une meilleure maîtrise des dépenses des collectivités et on va voir ce qu'en pensent les élus locaux. On va en Alsace, on retrouve Antoine Aumé. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. – Bonjour. – Vous êtes maire PS de Wittenheim, c'est dans le Haut-Rhin. Vous êtes également trésorier général de l'Association des maires de France. Antoine Aumé, je le disais dans son interview au Parisien, Sébastien Lecornu en appelle, je cite, « à une meilleure maîtrise des dépenses des collectivités territoriales ». Il dit « les efforts ne seront compris que s'ils sont partagés et justes ». Vous n'êtes pas d'accord ?
Réponse directe
– Alors on l'a déjà fait, c'est-à-dire que je suis très étonné que Sébastien Lecornu, qui a été élu local très longtemps, tente dans le même piège, et de considérer que les collectivités ne gèleraient pas bien. Nous sommes soumis, contrairement à l'État, à la règle d'or. Et donc nous avons perdu des dizaines de milliards de DGF. On pourra reparler de la taxe d'habitation. Donc je crois qu'il faut que le gouvernement balaye devant sa porte. Et que dans le dialogue avec les élus, ce n'est pas une bonne manière de l'engager que de laisser à croire que nous aurions des marges de manœuvre, ce qui n'est plus le cas. Car depuis 15 ans, 20 ans, sous les différents gouvernements, on a mis à mal la f…
« – Alors on l'a déjà fait, c'est-à-dire que je suis très étonné que Sébastien Lecornu, qui a été élu local très longtemps, tente dans le même piège, et de considérer que les collectivités ne gèleraient pas bien. Nous sommes soumis, contrairement à l'État, à la règle d'or. Et donc nous avons perdu des dizaines de milliards de DGF. On pourra reparler de la taxe d'habitation. Donc je crois qu'il faut que le gouvernement balaye devant sa porte. Et que dans le dialogue avec les élus, ce n'est pas une bonne manière de l'engager que de laisser à croire que nous aurions des marges de manœuvre, ce qui n'est plus le cas. Car depuis 15 ans, 20 ans, sous les différents gouvernements, on a mis à mal la fiscalité locale, on nous a privé de nos ressources, on nous a mis en difficulté. Donc même si nous voulions, je ne suis pas sûr que cela soit aujourd'hui possible. Et donc ce n'est pas une bonne façon d'engager le dialogue. Je suis étonné de cette façon de le faire. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »Vérifier à 6:17
Question 12Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »
C'est bon, je vous entends, M. Aumé. Juste, vous nous parlez beaucoup de la taxe d'habitation. Alors, on le sait que les maires dénoncent la suppression de cette taxe d'habitation, parce que ça fait une ressource en moins pour les communes. Est-ce que du coup, vous demandez le retour d'un impôt local qui serait fléché sur les communes ?
Réponse directe
M. Alors la position de l'AMF sur ce point est très très claire. Cela fait plusieurs années que nous disons qu'il n'est pas juste que l'ensemble des citoyens ne contribuent pas aux dépenses publiques. Après, il faut le faire de façon juste, proportionnée en fonction des ressources des uns et des autres. On peut également le faire en bloc égal, par exemple. Aujourd'hui, beaucoup de citoyens se plaignent, les propriétaires, d'être les seuls à payer. C'est vrai que ça n'est pas équitable. Donc il ne s'agit pas de donner un coût fiscal. Il s'agit d'équilibrer les choses. Et aujourd'hui, lorsque nous discutons avec les habitants, ils comprennent cela très bien. Rien n'est gratuit dans ce monde.…
« M. Alors la position de l'AMF sur ce point est très très claire. Cela fait plusieurs années que nous disons qu'il n'est pas juste que l'ensemble des citoyens ne contribuent pas aux dépenses publiques. Après, il faut le faire de façon juste, proportionnée en fonction des ressources des uns et des autres. On peut également le faire en bloc égal, par exemple. Aujourd'hui, beaucoup de citoyens se plaignent, les propriétaires, d'être les seuls à payer. C'est vrai que ça n'est pas équitable. Donc il ne s'agit pas de donner un coût fiscal. Il s'agit d'équilibrer les choses. Et aujourd'hui, lorsque nous discutons avec les habitants, ils comprennent cela très bien. Rien n'est gratuit dans ce monde. Et par conséquent, les services publics locaux ont un prix. Et il est équitable que tout cela soit justement réparti. Mais je le dis encore une fois, en fonction des capacités contributives de chacun, il faut être juste et équitable. C'est la position de l'AMF. C'est une position de responsabilité. Nous refusons la démagogie. Et nous savons que les baisses d'impôts non financées de M. Macron étaient une des principales causes, on ne le dit pas assez, de la situation financière du pays aujourd'hui. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »Vérifier à 9:41
Question 13Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »
Ah, on a un petit problème de... Ah ! Oui ?
Réponse à côté
M. Alors la position de l'AMF sur ce point est très très claire. Cela fait plusieurs années que nous disons qu'il n'est pas juste que l'ensemble des citoyens ne contribuent pas aux dépenses publiques. Après, il faut le faire de façon juste, proportionnée en fonction des ressources des uns et des autres. On peut également le faire en bloc égal, par exemple. Aujourd'hui, beaucoup de citoyens se plaignent, les propriétaires, d'être les seuls à payer. C'est vrai que ça n'est pas équitable. Donc il ne s'agit pas de donner un coût fiscal. Il s'agit d'équilibrer les choses. Et aujourd'hui, lorsque nous discutons avec les habitants, ils comprennent cela très bien. Rien n'est gratuit dans ce monde.…
« M. Alors la position de l'AMF sur ce point est très très claire. Cela fait plusieurs années que nous disons qu'il n'est pas juste que l'ensemble des citoyens ne contribuent pas aux dépenses publiques. Après, il faut le faire de façon juste, proportionnée en fonction des ressources des uns et des autres. On peut également le faire en bloc égal, par exemple. Aujourd'hui, beaucoup de citoyens se plaignent, les propriétaires, d'être les seuls à payer. C'est vrai que ça n'est pas équitable. Donc il ne s'agit pas de donner un coût fiscal. Il s'agit d'équilibrer les choses. Et aujourd'hui, lorsque nous discutons avec les habitants, ils comprennent cela très bien. Rien n'est gratuit dans ce monde. Et par conséquent, les services publics locaux ont un prix. Et il est équitable que tout cela soit justement réparti. Mais je le dis encore une fois, en fonction des capacités contributives de chacun, il faut être juste et équitable. C'est la position de l'AMF. C'est une position de responsabilité. Nous refusons la démagogie. Et nous savons que les baisses d'impôts non financées de M. Macron étaient une des principales causes, on ne le dit pas assez, de la situation financière du pays aujourd'hui. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »Vérifier à 9:41
Question 14La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent Lafon
Vous, vous êtes favorable à la holding. Il semblerait que Rachida Dattier et Emmanuel Macron penchent plutôt pour la fusion. Ça, vous pouvez nous le confirmer, Laurent Laffont ?
Réponse directe
Oui, écoutez, ce n'est un secret pour personne, effectivement. Et ce serait une erreur d'aller à la fusion ? Moi, je pense que ce serait une erreur de confondre vitesse et précipitation.
« Oui, écoutez, ce n'est un secret pour personne, effectivement. Et ce serait une erreur d'aller à la fusion ? Moi, je pense que ce serait une erreur de confondre vitesse et précipitation. »
France Inter · La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent LafonVérifier à 11:43
Question 15La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent Lafon
Mais est-ce que vous espérez, je ne sais pas, des programmes de meilleure qualité, des économies de personnel ?
Réponse partielle
D'abord, moi je ne parle pas de fusion, je parle d'une holding. Et c'est différent, vous y reviendrez, mais je pense que la question de principe est importante. Oui, bien sûr. Tout l'enjeu, c'est d'aborder ensemble les évolutions d'usage et les évolutions technologiques auxquelles vous êtes confrontés, pour lesquelles individuellement vous travaillez actuellement. Je pense à la question de l'IA par exemple. L'IA, on en est au balbutiement, quel est l'impact de l'intelligence artificielle sur vos métiers, sur la façon de faire de la radio, la façon de faire de la télévision. On sait bien que tout cela ne va pas se confondre, mais il y a des convergences qui vont se mettre en place. Par exemp…
« D'abord, moi je ne parle pas de fusion, je parle d'une holding. Et c'est différent, vous y reviendrez, mais je pense que la question de principe est importante. Oui, bien sûr. Tout l'enjeu, c'est d'aborder ensemble les évolutions d'usage et les évolutions technologiques auxquelles vous êtes confrontés, pour lesquelles individuellement vous travaillez actuellement. Je pense à la question de l'IA par exemple. L'IA, on en est au balbutiement, quel est l'impact de l'intelligence artificielle sur vos métiers, sur la façon de faire de la radio, la façon de faire de la télévision. On sait bien que tout cela ne va pas se confondre, mais il y a des convergences qui vont se mettre en place. Par exemple, indépendamment de l'IA, la question des podcasts qui est en train de se développer. On voit bien que dans le podcast, vous avez à la fois du son et de l'image. Il y a un travail de coopération qui ne peut se mettre pas toujours. »
France Inter · La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent LafonVérifier à 5:47
Question 16La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent Lafon
ça ne vous pose pas question, Laurent Laffont ?
Réponse directe
Non, ils et elles se sont exprimés dans le cadre du débat. Et c'est tout à fait normal qu'ils le font aussi. On aurait pu trouver d'autres ministres de la Culture qui, eux, sont favorables à l'holding. Je pense en particulier à Franck Riester, qui avait déposé un projet de loi assez proche de la proposition de loi que je défends. La Covid a permis d'en triompher. Quelque chose, malheur et bon. Et la période du Covid est terminée. C'est pour ça qu'on peut reprendre le sujet maintenant.
« Non, ils et elles se sont exprimés dans le cadre du débat. Et c'est tout à fait normal qu'ils le font aussi. On aurait pu trouver d'autres ministres de la Culture qui, eux, sont favorables à l'holding. Je pense en particulier à Franck Riester, qui avait déposé un projet de loi assez proche de la proposition de loi que je défends. La Covid a permis d'en triompher. Quelque chose, malheur et bon. Et la période du Covid est terminée. C'est pour ça qu'on peut reprendre le sujet maintenant. »
France Inter · La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent LafonVérifier à 12:44
Question 17La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent Lafon
Quel est fondamentalement le projet derrière la fusion ?
Réponse partielle
D'abord, moi je ne parle pas de fusion, je parle d'une holding. Et c'est différent, vous y reviendrez, mais je pense que la question de principe est importante. Oui, bien sûr. Tout l'enjeu, c'est d'aborder ensemble les évolutions d'usage et les évolutions technologiques auxquelles vous êtes confrontés, pour lesquelles individuellement vous travaillez actuellement. Je pense à la question de l'IA par exemple. L'IA, on en est au balbutiement, quel est l'impact de l'intelligence artificielle sur vos métiers, sur la façon de faire de la radio, la façon de faire de la télévision. On sait bien que tout cela ne va pas se confondre, mais il y a des convergences qui vont se mettre en place. Par exemp…
« D'abord, moi je ne parle pas de fusion, je parle d'une holding. Et c'est différent, vous y reviendrez, mais je pense que la question de principe est importante. Oui, bien sûr. Tout l'enjeu, c'est d'aborder ensemble les évolutions d'usage et les évolutions technologiques auxquelles vous êtes confrontés, pour lesquelles individuellement vous travaillez actuellement. Je pense à la question de l'IA par exemple. L'IA, on en est au balbutiement, quel est l'impact de l'intelligence artificielle sur vos métiers, sur la façon de faire de la radio, la façon de faire de la télévision. On sait bien que tout cela ne va pas se confondre, mais il y a des convergences qui vont se mettre en place. Par exemple, indépendamment de l'IA, la question des podcasts qui est en train de se développer. On voit bien que dans le podcast, vous avez à la fois du son et de l'image. Il y a un travail de coopération qui ne peut se mettre pas toujours. »
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Question 18La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent Lafon
Laurent Laffont, vous entendez les inquiétudes de Jean-Noël Jeannet. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Réponse directe
J'entends bien sûr les inquiétudes. D'abord, je voudrais rajouter un troisième point aux deux points d'accord. C'est que d'abord, nous sommes l'un et l'autre défenseurs du service public. Et il y a, en dehors de ce studio, des personnes qui ne le sont pas forcément. Et toute ma démarche à moi, c'est de renforcer ce service public. Qu'est-ce qui se passe ? D'abord, l'environnement du service public a changé depuis un certain nombre d'années. Il y a eu des évolutions technologiques, dont certaines sont en cours. Et d'autres ne sont qu'au balbutiement, je pense, pour les évolutions en cours, le développement du numérique. Et pour celles à venir, de l'intelligence artificielle. Et puis, il y a…
« J'entends bien sûr les inquiétudes. D'abord, je voudrais rajouter un troisième point aux deux points d'accord. C'est que d'abord, nous sommes l'un et l'autre défenseurs du service public. Et il y a, en dehors de ce studio, des personnes qui ne le sont pas forcément. Et toute ma démarche à moi, c'est de renforcer ce service public. Qu'est-ce qui se passe ? D'abord, l'environnement du service public a changé depuis un certain nombre d'années. Il y a eu des évolutions technologiques, dont certaines sont en cours. Et d'autres ne sont qu'au balbutiement, je pense, pour les évolutions en cours, le développement du numérique. Et pour celles à venir, de l'intelligence artificielle. Et puis, il y a de nouvelles pratiques que nous connaissons tous. On n'écoute plus la radio ou la télévision. On ne regarde plus la télévision comme on le faisait il y a 10 ans, il y a 20 ans. Les phénomènes de replay, de numérisation font que les pratiques, notamment chez les jeunes, ont totalement évolué. Et en plus, il y a de nouveaux acteurs qui ne sont pas des acteurs français. On n'est plus dans un schéma de concurrence franco-française. On est dans un schéma de concurrence à une toute autre échelle. Quand je pense aux nouveaux acteurs, je pense évidemment aux plateformes américaines. Nous, ce que nous disons, c'est que pour continuer le travail de qualité qui est fait dans le service public, compte tenu de ce que je viens de décrire très rapidement, il faut rassembler les différentes entités du service public pour réunir les forces. C'est un constat qui n'est pas uniquement fait par le Sénat ou par la commission de la culture que je préside, mais qui est fait dans d'autres pays. Puisque quand on regarde les modèles d'audiovisuel public partout pratiquement en Europe, il y a ce travail de réunion des forces qui est déjà opéré. Et c'est un travail d'ailleurs qui est en partie partagé par les différentes entités d'audiovisuel public. Parce que quand on regarde les réflexions stratégiques, que ce soit ici ou que ce soit à France Télévisions ou à l'INA ou à France Média Monde, partout on dit qu'il faut renforcer les coopérations entre les acteurs. Ben voilà, nous en sommes. »
France Inter · La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent LafonVérifier à 3:23
Question 19La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent Lafon
A quoi cela va-t-il servir dans la qualité de ce qui est donné au public ?
Réponse partielle
D'abord, moi je ne parle pas de fusion, je parle d'une holding. Et c'est différent, vous y reviendrez, mais je pense que la question de principe est importante. Oui, bien sûr. Tout l'enjeu, c'est d'aborder ensemble les évolutions d'usage et les évolutions technologiques auxquelles vous êtes confrontés, pour lesquelles individuellement vous travaillez actuellement. Je pense à la question de l'IA par exemple. L'IA, on en est au balbutiement, quel est l'impact de l'intelligence artificielle sur vos métiers, sur la façon de faire de la radio, la façon de faire de la télévision. On sait bien que tout cela ne va pas se confondre, mais il y a des convergences qui vont se mettre en place. Par exemp…
« D'abord, moi je ne parle pas de fusion, je parle d'une holding. Et c'est différent, vous y reviendrez, mais je pense que la question de principe est importante. Oui, bien sûr. Tout l'enjeu, c'est d'aborder ensemble les évolutions d'usage et les évolutions technologiques auxquelles vous êtes confrontés, pour lesquelles individuellement vous travaillez actuellement. Je pense à la question de l'IA par exemple. L'IA, on en est au balbutiement, quel est l'impact de l'intelligence artificielle sur vos métiers, sur la façon de faire de la radio, la façon de faire de la télévision. On sait bien que tout cela ne va pas se confondre, mais il y a des convergences qui vont se mettre en place. Par exemple, indépendamment de l'IA, la question des podcasts qui est en train de se développer. On voit bien que dans le podcast, vous avez à la fois du son et de l'image. Il y a un travail de coopération qui ne peut se mettre pas toujours. »
France Inter · La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent LafonVérifier à 5:47
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« 'est de vous enfermer dans une bulle informationnelle. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 3:11
« a aucun aspect contradictoire. Une fois que vous êtes identifié comme étant susceptible d'être sensible à ces théories, vous êtes enfermé dans cette bulle informationnelle et vous n'arrivez pas à vous en sortir. C'est un vrai danger pour la démocratie. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 3:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De la part d'acteurs divers, qu'ils viennent de l'étranger. On sait par exemple que certains États comme la Russie ont compris depuis longtemps la façon dont ils pouvaient nous mettre en difficulté à travers ces réseaux sociaux. Mais il n'y a pas que des États étrangers, il y a aussi des acteurs en France qui peuvent, pour des raisons différentes, agir sur les réseaux sociaux et organiser, encore une fois, ce n »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 2:32Voir 2 autres passages
« Il y a longtemps que nous disons « danger » pour les réseaux sociaux, parce qu'effectivement, les réseaux sociaux, c'est quoi ? C'est caractérisé par quoi ? C'est caractérisé d'abord par l'anonymat, pour un certain nombre de réseaux sociaux, c'est-à-dire qu'on peut dire des choses sans être identifiées et donc sans être responsabilisées. Et puis c'est caractérisé aussi par le fait que ceux qui organisent ces réseaux sociaux, les grandes entreprises qui organisent ces réseaux sociaux, n'ont aucune responsabilité sur ce qu'ils diffusent. Donc, dans les réseaux sociaux, vous allez trouver de tout, de l'information de qualité, comme celle que vous faites, mais aussi une fausse information massive. Une enquête récente a montré que sur certains réseaux sociaux, près d'un tiers des informations qui circulaient étaient de la fausse information. Évidemment, dans une démocratie, c'est très préoccupant de mettre sur le même plan un travail d'investigation, de recherche journalistique, et puis une fausse information qui va être diffusée de manière massive et qui ne l'est pas faite par hasard. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 1:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a longtemps que nous disons « danger » pour les réseaux sociaux, parce qu'effectivement, les réseaux sociaux, c'est quoi ? C'est caractérisé par quoi ? C'est caractérisé d'abord par l'anonymat, pour un certain nombre de réseaux sociaux, c'est-à-dire qu'on peut dire des choses sans être identifiées et donc sans être responsabilisées. Et puis c'est caractérisé aussi par le fait que ceux qui organisent ces réseaux sociaux, les grandes entreprises qui organisent ces réseaux sociaux, n'ont aucune responsabilité sur ce qu'ils diffusent. Donc, dans les réseaux sociaux, vous allez trouver de tout, de l'information de qualité, comme celle que vous faites, mais aussi une fausse information massive. Une enquête récente a montré que sur certains réseaux sociaux, près d'un tiers des informations qui circulaient étaient de la fausse information. Évidemment, dans une démocratie, c'est très préoccupant de mettre sur le même plan un travail d'investigation, de recherche journalistique, et puis une fausse information qui va être diffusée de manière massive et qui ne l'est pas faite par hasard. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 1:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités29 avr. 2024 au 20 oct. 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, pour l'instant, d'abord, c'est un vrai rapport de force avec eux. Parce qu'ils n'entendent pas qu'on remette en cause ce qu'ils ont construit et qui est quelque chose dans lequel ils peuvent à peu près tout faire. Le levier dont on dispose, d'abord, c'est la loi. On est dans une démocratie. Donc, ce qui fait que notre démocratie fonctionne, c'est la loi. Et la loi à deux niveaux. C'est bien sûr la loi française. Mais c'est surtout, sur cette question des réseaux sociaux, la loi européenne. Puisque c'est une prérogative du Parlement européen. On a franchi une première étape ces dernières années avec ce qu'on appelle le Digital Service Act. Il faut aller plus loin, faire un bilan d'abord de ce DSA et puis aller plus loin. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 7:27Voir 2 autres passages
« – Alors on l'a déjà fait, c'est-à-dire que je suis très étonné que Sébastien Lecornu, qui a été élu local très longtemps, tente dans le même piège, et de considérer que les collectivités ne gèleraient pas bien. Nous sommes soumis, contrairement à l'État, à la règle d'or. Et donc nous avons perdu des dizaines de milliards de DGF. On pourra reparler de la taxe d'habitation. Donc je crois qu'il faut que le gouvernement balaye devant sa porte. Et que dans le dialogue avec les élus, ce n'est pas une bonne manière de l'engager que de laisser à croire que nous aurions des marges de manœuvre, ce qui n'est plus le cas. Car depuis 15 ans, 20 ans, sous les différents gouvernements, on a mis à mal la fiscalité locale, on nous a privé de nos ressources, on nous a mis en difficulté. Donc même si nous voulions, je ne suis pas sûr que cela soit aujourd'hui possible. Et donc ce n'est pas une bonne façon d'engager le dialogue. Je suis étonné de cette façon de le faire. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »Vérifier à 6:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Elle est vulnérable comme toutes les démocraties où les réseaux sociaux sont utilisés de manière massive. Sachez, par exemple, que plus de la moitié des jeunes de moins de 25 ans s'informent prioritairement par les réseaux sociaux et pas forcément par des journaux, des médias traditionnels présents sur les réseaux sociaux. Donc oui, nous sommes vulnérables. Nous sommes d'autant plus vulnérables que nous sommes, nous, en période électorale. Ce que ne sont pas un certain nombre de démocraties comparables à la nôtre, avec des enjeux dont chacun mesure l'importance de cette élection présidentielle et des législatives qui suivront. Oui, donc il y »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 4:06Voir 1 autre passage
« – Alors on l'a déjà fait, c'est-à-dire que je suis très étonné que Sébastien Lecornu, qui a été élu local très longtemps, tente dans le même piège, et de considérer que les collectivités ne gèleraient pas bien. Nous sommes soumis, contrairement à l'État, à la règle d'or. Et donc nous avons perdu des dizaines de milliards de DGF. On pourra reparler de la taxe d'habitation. Donc je crois qu'il faut que le gouvernement balaye devant sa porte. Et que dans le dialogue avec les élus, ce n'est pas une bonne manière de l'engager que de laisser à croire que nous aurions des marges de manœuvre, ce qui n'est plus le cas. Car depuis 15 ans, 20 ans, sous les différents gouvernements, on a mis à mal la fiscalité locale, on nous a privé de nos ressources, on nous a mis en difficulté. Donc même si nous voulions, je ne suis pas sûr que cela soit aujourd'hui possible. Et donc ce n'est pas une bonne façon d'engager le dialogue. Je suis étonné de cette façon de le faire. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »Vérifier à 6:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je constate que nous sommes d'accord avec M. Lafon, qu'au-delà des différences, et l'AMF est une association trans-partisane, nous sommes d'accord. Les maires ne sont pas éloignés des habitants, ils sont face à eux, ils sont responsables, ils devront bientôt rendre compte, en prochain. Et de toute façon, nous avons toujours été face à une contrainte financière de proximité, avec la baisse des dotations extrêmement brutale, et je l'ai dit, qui a concerné différents gouvernements, avec la suppression de la taxe d'habitation, qui fut une énorme erreur, et qui a été une des causes d'ailleurs des difficultés budgétaires du pays, et bien évidemment que nous sommes depuis très longtemps soumis à une contrainte forte, et que nous nous adaptons, pourquoi ? Pour maintenir les services publics à la population. M. Lafon a été maire aussi. Nous sommes ceux qui gérons les services publics de proximité, en contact avec les habitants. Donc nous sommes responsables par principe. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »Vérifier à 8:25Voir 2 autres passages
« – Alors on l'a déjà fait, c'est-à-dire que je suis très étonné que Sébastien Lecornu, qui a été élu local très longtemps, tente dans le même piège, et de considérer que les collectivités ne gèleraient pas bien. Nous sommes soumis, contrairement à l'État, à la règle d'or. Et donc nous avons perdu des dizaines de milliards de DGF. On pourra reparler de la taxe d'habitation. Donc je crois qu'il faut que le gouvernement balaye devant sa porte. Et que dans le dialogue avec les élus, ce n'est pas une bonne manière de l'engager que de laisser à croire que nous aurions des marges de manœuvre, ce qui n'est plus le cas. Car depuis 15 ans, 20 ans, sous les différents gouvernements, on a mis à mal la fiscalité locale, on nous a privé de nos ressources, on nous a mis en difficulté. Donc même si nous voulions, je ne suis pas sûr que cela soit aujourd'hui possible. Et donc ce n'est pas une bonne façon d'engager le dialogue. Je suis étonné de cette façon de le faire. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »Vérifier à 6:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes29 avr. 2024 au 29 sept. 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« M. Alors la position de l'AMF sur ce point est très très claire. Cela fait plusieurs années que nous disons qu'il n'est pas juste que l'ensemble des citoyens ne contribuent pas aux dépenses publiques. Après, il faut le faire de façon juste, proportionnée en fonction des ressources des uns et des autres. On peut également le faire en bloc égal, par exemple. Aujourd'hui, beaucoup de citoyens se plaignent, les propriétaires, d'être les seuls à payer. C'est vrai que ça n'est pas équitable. Donc il ne s'agit pas de donner un coût fiscal. Il s'agit d'équilibrer les choses. Et aujourd'hui, lorsque nous discutons avec les habitants, ils comprennent cela très bien. Rien n'est gratuit dans ce monde. Et par conséquent, les services publics locaux ont un prix. Et il est équitable que tout cela soit justement réparti. Mais je le dis encore une fois, en fonction des capacités contributives de chacun, il faut être juste et équitable. C'est la position de l'AMF. C'est une position de responsabilité. Nous refusons la démagogie. Et nous savons que les baisses d'impôts non financées de M. Macron étaient une des principales causes, on ne le dit pas assez, de la situation financière du pays aujourd'hui. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Lafon : « Pour trouver un accord, il faut que les partis d’opposition soient responsables »Vérifier à 9:41Voir 1 autre passage
« D'abord, moi je ne parle pas de fusion, je parle d'une holding. Et c'est différent, vous y reviendrez, mais je pense que la question de principe est importante. Oui, bien sûr. Tout l'enjeu, c'est d'aborder ensemble les évolutions d'usage et les évolutions technologiques auxquelles vous êtes confrontés, pour lesquelles individuellement vous travaillez actuellement. Je pense à la question de l'IA par exemple. L'IA, on en est au balbutiement, quel est l'impact de l'intelligence artificielle sur vos métiers, sur la façon de faire de la radio, la façon de faire de la télévision. On sait bien que tout cela ne va pas se confondre, mais il y a des convergences qui vont se mettre en place. Par exemple, indépendamment de l'IA, la question des podcasts qui est en train de se développer. On voit bien que dans le podcast, vous avez à la fois du son et de l'image. Il y a un travail de coopération qui ne peut se mettre pas toujours. »
France Inter · La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent LafonVérifier à 5:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'entends bien sûr les inquiétudes. D'abord, je voudrais rajouter un troisième point aux deux points d'accord. C'est que d'abord, nous sommes l'un et l'autre défenseurs du service public. Et il y a, en dehors de ce studio, des personnes qui ne le sont pas forcément. Et toute ma démarche à moi, c'est de renforcer ce service public. Qu'est-ce qui se passe ? D'abord, l'environnement du service public a changé depuis un certain nombre d'années. Il y a eu des évolutions technologiques, dont certaines sont en cours. Et d'autres ne sont qu'au balbutiement, je pense, pour les évolutions en cours, le développement du numérique. Et pour celles à venir, de l'intelligence artificielle. Et puis, il y a de nouvelles pratiques que nous connaissons tous. On n'écoute plus la radio ou la télévision. On ne regarde plus la télévision comme on le faisait il y a 10 ans, il y a 20 ans. Les phénomènes de replay, de numérisation font que les pratiques, notamment chez les jeunes, ont totalement évolué. Et en plus, il y a de nouveaux acteurs qui ne sont pas des acteurs français. On n'est plus dans un schéma de concurrence franco-française. On est dans un schéma de concurrence à une toute autre échelle. Quand je pense aux nouveaux acteurs, je pense évidemment aux plateformes américaines. Nous, ce que nous disons, c'est que pour continuer le travail de qualité qui est fait dans le service public, compte tenu de ce que je viens de décrire très rapidement, il faut rassembler les différentes entités du service public pour réunir les forces. C'est un constat qui n'est pas uniquement fait par le Sénat ou par la commission de la culture que je préside, mais qui est fait dans d'autres pays. Puisque quand on regarde les modèles d'audiovisuel public partout pratiquement en Europe, il y a ce travail de réunion des forces qui est déjà opéré. Et c'est un travail d'ailleurs qui est en partie partagé par les différentes entités d'audiovisuel public. Parce que quand on regarde les réflexions stratégiques, que ce soit ici ou que ce soit à France Télévisions ou à l'INA ou à France Média Monde, partout on dit qu'il faut renforcer les coopérations entre les acteurs. Ben voilà, nous en sommes. »
France Inter · La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent LafonVérifier à 3:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ils et elles se sont exprimés dans le cadre du débat. Et c'est tout à fait normal qu'ils le font aussi. On aurait pu trouver d'autres ministres de la Culture qui, eux, sont favorables à l'holding. Je pense en particulier à Franck Riester, qui avait déposé un projet de loi assez proche de la proposition de loi que je défends. La Covid a permis d'en triompher. Quelque chose, malheur et bon. Et la période du Covid est terminée. C'est pour ça qu'on peut reprendre le sujet maintenant. »
France Inter · La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent LafonVérifier à 12:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, écoutez, ce n'est un secret pour personne, effectivement. Et ce serait une erreur d'aller à la fusion ? Moi, je pense que ce serait une erreur de confondre vitesse et précipitation. »
France Inter · La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent LafonVérifier à 11:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Oui, pour l'instant, d'abord, c'est un vrai rapport de force avec eux. Parce qu'ils n'entendent pas qu'on remette en cause ce qu'ils ont construit et qui est quelque chose dans lequel ils peuvent à peu près tout faire. Le levier dont on dispose, d'abord, c'est la loi. On est dans une démocratie. Donc, ce qui fait que notre démocratie fonctionne, c'est la loi. Et la loi à deux niveaux. C'est bien sûr la loi française. Mais c'est surtout, sur cette question des réseaux sociaux, la loi européenne. Puisque c'est une prérogative du Parlement européen. On a franchi une première étape ces dernières années avec ce qu'on appelle le Digital Service Act. Il faut aller plus loin, faire un bilan d'abord de ce DSA et puis aller plus loin. »
RFI — Le grand invité international · Réseaux sociaux: «Il y a une vulnérabilité réelle en France» face aux manipulations de l'informationVérifier à 7:27
« Non, ils et elles se sont exprimés dans le cadre du débat. Et c'est tout à fait normal qu'ils le font aussi. On aurait pu trouver d'autres ministres de la Culture qui, eux, sont favorables à l'holding. Je pense en particulier à Franck Riester, qui avait déposé un projet de loi assez proche de la proposition de loi que je défends. La Covid a permis d'en triompher. Quelque chose, malheur et bon. Et la période du Covid est terminée. C'est pour ça qu'on peut reprendre le sujet maintenant. »
France Inter · La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent LafonVérifier à 12:44
« J'entends bien sûr les inquiétudes. D'abord, je voudrais rajouter un troisième point aux deux points d'accord. C'est que d'abord, nous sommes l'un et l'autre défenseurs du service public. Et il y a, en dehors de ce studio, des personnes qui ne le sont pas forcément. Et toute ma démarche à moi, c'est de renforcer ce service public. Qu'est-ce qui se passe ? D'abord, l'environnement du service public a changé depuis un certain nombre d'années. Il y a eu des évolutions technologiques, dont certaines sont en cours. Et d'autres ne sont qu'au balbutiement, je pense, pour les évolutions en cours, le développement du numérique. Et pour celles à venir, de l'intelligence artificielle. Et puis, il y a de nouvelles pratiques que nous connaissons tous. On n'écoute plus la radio ou la télévision. On ne regarde plus la télévision comme on le faisait il y a 10 ans, il y a 20 ans. Les phénomènes de replay, de numérisation font que les pratiques, notamment chez les jeunes, ont totalement évolué. Et en plus, il y a de nouveaux acteurs qui ne sont pas des acteurs français. On n'est plus dans un schéma de concurrence franco-française. On est dans un schéma de concurrence à une toute autre échelle. Quand je pense aux nouveaux acteurs, je pense évidemment aux plateformes américaines. Nous, ce que nous disons, c'est que pour continuer le travail de qualité qui est fait dans le service public, compte tenu de ce que je viens de décrire très rapidement, il faut rassembler les différentes entités du service public pour réunir les forces. C'est un constat qui n'est pas uniquement fait par le Sénat ou par la commission de la culture que je préside, mais qui est fait dans d'autres pays. Puisque quand on regarde les modèles d'audiovisuel public partout pratiquement en Europe, il y a ce travail de réunion des forces qui est déjà opéré. Et c'est un travail d'ailleurs qui est en partie partagé par les différentes entités d'audiovisuel public. Parce que quand on regarde les réflexions stratégiques, que ce soit ici ou que ce soit à France Télévisions ou à l'INA ou à France Média Monde, partout on dit qu'il faut renforcer les coopérations entre les acteurs. Ben voilà, nous en sommes. »
France Inter · La réforme de l'audiovisuel public - Jean-Noël Jeanneney x Laurent LafonVérifier à 3:23