Laurent Fabius — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
27 janv. 2016 au 17 juin 2026
Questions
59
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 59 questions évaluables
Réponse directe
24
Réponse partielle
17
Réponse à côté
16
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 59
Question 1"Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintre
Parmi les politiques qui ont peint, on cite évidemment souvent le Premier ministre britannique Winston Churchill, lui disait, parmi les explications de son goût pour la peinture, il disait qu'il peignait pour tenir à distance ce qu'il appelait son chien noir. C'est-à-dire sa dépression chronique. Non, ce n'est pas mon cas. Qu'est-ce que vous cherchez à tenir à distance ou à chercher en peignant Laurent Fabius ?
Réponse à côté
D'abord, une remarque, c'est vrai que les responsables politiques en Occident, lorsqu'ils ont un jardin secret en général, c'est d'écrire, ou si je voulais être taquin, de publier. Et le seul nom qui vient à l'esprit, c'est Churchill. Bon, ce n'est pas du tout la même chose dans d'autres civilisations, au Japon, en Chine, etc. Et c'est lié, à mon avis, aux études, parce que dans nos études, on apprend très peu à dessiner, à peindre. Bon, moi, c'est autre chose. J'ai eu une enfance qui a baigné dans l'art. Après, j'ai eu une phase négative, parce que j'avais une espèce d'overdose.
« D'abord, une remarque, c'est vrai que les responsables politiques en Occident, »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintre
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Contraintes mentionnées3 oct. 2018 au 17 juin 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bon, quand vous gouvernez, ce qui a été mon cas, bon, il y a une série de contraintes considérables. Si vous prenez de mauvaises décisions, ça a des conséquences quand même négatives pour beaucoup de gens. Et puis, il faut affirmer votre maîtrise. Quand vous êtes devant votre toile, la seule limite, c'est la toile, les pinceaux et votre talon. Et si c'est mauvais, ça n'a comme conséquence que pour vous-même. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 4:21
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« lorsqu'ils ont un jardin secret en général, c'est d'écrire, ou si je voulais être taquin, de publier. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 2:04
« Et le seul nom qui vient à l'esprit, c'est Churchill. Bon, ce n'est pas du tout la même chose dans d'autres civilisations, au Japon, en Chine, etc. Et c'est lié, à mon avis, aux études, parce que dans nos études, on apprend très peu à dessiner, à peindre. Bon, moi, c'est autre chose. J'ai eu une enfance qui a baigné dans l'art. Après, j'ai eu une phase négative, parce que j'avais une espèce d'overdose. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 2:12
Question 2"Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintre
mais... Parce que ce que vous expliquez, c'est qu'imaginez qu'en 60 jours, on va régler le sujet du nucléaire iranien, là où il y a eu 12 ans de négociations, plus de 150 pages, c'est une gageure.
Réponse à côté
Comme on disait quand je dirigeais le Quai d'Orsay, c'est une formule que les diplomates aiment, j'ai l'impression qu'il y a encore une marge de progression.
« Comme on disait quand je dirigeais le Quai d'Orsay, c'est une formule que les diplomates aiment, j'ai l'impression qu'il y a encore une marge de progression. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 9:03
Question 3"Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintre
Oui, parce que vous avez eu un rapport un peu... Parce que vous expliquez, quand vous étiez jeune, on vous a trop emmené au Louvre, et ça vous a un peu presque dégoûté de l'art et de la peinture.
Réponse partielle
Oui, du coup, je profite de cette émission pour faire un petit rectificatif. Parce que l'autre jour, le président du Louvre, qui est excellent, Christophe Lérybeau, visite mon exposition, et il me dit, « Oui, mais quand même, le fait que vous ayez été au Louvre, vous l'a laissé de beau reste. » Donc, maintenant, j'ai dit, oui, mais c'était le Louvre de l'époque. Maintenant, c'est très ouvert aux enfants, et il faut effectivement apprendre aux enfants. Non, pourquoi j'ai suvenu ? Il y a 15 ans, ma compagne m'a offert ce qu'on appelle un nécessaire de peinture. Je m'y suis mis. Au départ, c'était mauvais. Après... Mais c'était mauvais, c'est-à-dire ? Je trouvais ça mauvais. Ça ressemblait à q…
« Oui, du coup, je profite de cette émission pour faire un petit rectificatif. Parce que l'autre jour, le président du Louvre, qui est excellent, Christophe Lérybeau, visite mon exposition, et il me dit, « Oui, mais quand même, le fait que vous ayez été au Louvre, vous l'a laissé de beau reste. » Donc, maintenant, j'ai dit, oui, mais c'était le Louvre de l'époque. Maintenant, c'est très ouvert aux enfants, et il faut effectivement apprendre aux enfants. Non, pourquoi j'ai suvenu ? Il y a 15 ans, ma compagne m'a offert ce qu'on appelle un nécessaire de peinture. Je m'y suis mis. Au départ, c'était mauvais. Après... Mais c'était mauvais, c'est-à-dire ? Je trouvais ça mauvais. Ça ressemblait à quoi au début ? Pas grand-chose. Puis, je voulais imiter. Il ne faut jamais imiter. Il faut créer. Moi, je peins cet abstrait en général, même si on peut discuter, la séparation entre l'abstrait et le figuratif. Mais j'ai eu la chance d'avoir comme ami des peintres, y compris des peintres célèbres, notamment Pierre Soulages, qui ont eu la générosité de ne pas me décourager. Et donc, petit à petit, ça s'est amélioré. Et pour moi, c'est un plaisir extraordinaire, parce que je suis libre, je peux créer et échanger des émotions avec ceux et celles qui regardent mes toiles. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 2:43
Question 4"Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintre
Et donc les roses poussent en dedans avec Laurent Fabius. Pour parler de l'actualité, je rappelle à nos auditeurs que vous avez été le ministre des Affaires étrangères sous François Hollande, qui a négocié ce qu'on appelait l'accord de Vienne, qui était l'accord sur le nucléaire iranien. Vous y avez consacré trois ans. Quand on entend aujourd'hui que l'accord qui est sur le point d'être conclu, d'être signé vendredi, est à la fin plus favorable pour l'Iran que ne l'était la situation que vous avez connue ?
Réponse partielle
Deux précisions. D'abord, on ne sait pas exactement ce qu'il y a dans cet accord, donc restons prudents. Deux yeux, Bon, de ce que je lis, j'ai l'impression que ce n'est pas un traité de paix, c'est un accord circonstanciel au maximum. Bon, alors c'est mieux qu'il y ait la cessation des hostilités, plutôt que les hostilités. Mais moi, j'ai consacré trois ans. Et pour vous donner un exemple qui fera quand même réfléchir, là, on nous dit que l'accord, enfin le projet d'accord, c'est une page et demie. L'accord qu'on appelle GCPOA, c'est 159 pages, plus 5 annexes. Parce que chaque détail doit être précisé. Combien de centrifugeuses ? Comment se font les contrôles de la IEA ? Qu'est-ce qui est…
« Deux yeux, Bon, de ce que je lis, j'ai l'impression que ce n'est pas un traité de paix, c'est un accord circonstanciel au maximum. Bon, alors c'est mieux qu'il y ait la cessation des hostilités, plutôt que les hostilités. Mais moi, j'ai consacré trois ans. Et pour vous donner un exemple qui fera quand même réfléchir, là, on nous dit que l'accord, enfin le projet d'accord, c'est une page et demie. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 7:59Voir 1 autre passage
« L'accord qu'on appelle GCPOA, c'est 159 pages, plus 5 annexes. Parce que chaque détail doit être précisé. Combien de centrifugeuses ? Comment se font les contrôles de la IEA ? Qu'est-ce qui est autorisé en matière de recherche scientifique ? Quelles sont les centrales qu'il faut détruire ? Bon, et donc, plus que jamais, le diable est dans les détails. Alors, espérons, »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 8:26
Question 5"Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintre
Alors, justement, sur votre technique, Laurent Fabius, moi, j'ai découvert que vous peignez non seulement avec des pinceaux, mais aussi avec des spatules, des cailloux, même avec vos doigts. Exact. J'ai devant moi l'une de vos toiles, qui s'appelle Chamboultou. Est-ce que vous pouvez, en quelques mots, pour l'auditeur, la décrire, cette toile ?
Réponse directe
Apprenez à danser sans musique et sans cavalière. Mais, oui, j'ai hésité entre deux titres pour mon expo. Libre, c'est finalement le titre que j'ai choisi, qui est un tableau, un grand tableau, et Chamboultou, parce que je n'aime pas du tout la peinture idéologique. Moi, ça me casse les pieds, ça me barbe. Bon, mais c'est vrai que notre époque, tout ce qui est autour de nous, tout ce que nous vivons, c'est un Chamboultou absolument gigantesque. Et j'ai peint, comment je peins ? En général, quand je sais le lendemain matin que j'ai du temps pour peindre, le soir, je m'endors avec un certain nombre de pensées, d'images, et puis la nuit, il fait son œuvre, et le lendemain matin, je me mets dev…
« Apprenez à danser sans musique et sans cavalière. Mais, oui, j'ai hésité entre deux titres pour mon expo. Libre, c'est finalement le titre que j'ai choisi, qui est un tableau, un grand tableau, et Chamboultou, parce que je n'aime pas du tout la peinture idéologique. Moi, ça me casse les pieds, ça me barbe. Bon, mais c'est vrai que notre époque, tout ce qui est autour de nous, tout ce que nous vivons, c'est un Chamboultou absolument gigantesque. Et j'ai peint, comment je peins ? En général, quand je sais le lendemain matin que j'ai du temps pour peindre, le soir, je m'endors avec un certain nombre de pensées, d'images, et puis la nuit, il fait son œuvre, et le lendemain matin, je me mets devant ma toile. Et là, bon, j'ai peint, alors ce sont des carrés, des losanges, des cercles, plusieurs couleurs, et après, je donne un titre, une fois que ma toile est finie, je ne l'impose pas au spectateur, mais je lui propose, et j'ai pensé que Chamboultou, ça résumait à la fois ce qu'il y avait dans cette toile, et ce que je voulais faire passer. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 5:47
Question 6"Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintre
Voilà, et vous avez l'air de l'euphémisme. Un tout dernier mot, Laurent Fabius, je sais que vous ne voulez pas parler de politique et des affaires de congrès, de gauche, mais simplement, quand vous avez quitté le Conseil constitutionnel, vous avez dit, je suis inquiet. Il y a un malaise, une crise démocratique. Est-ce qu'à moins d'un an de la présidentielle, vous avez cette même inquiétude ?
Réponse directe
Alors, je ne veux pas rentrer dans le débat politique. Vous avez dit que j'étais un ancien responsable politique. C'est vrai, mais dans cette expression, le mot important, c'est ancien. Mais si on veut faire une comparaison picturale pour l'état de la société, je dirais que c'est un tableau avec une partie seulement qui est peinte. Alors, il y a des couleurs brillantes et puis il y a des couleurs très sombres. Et puis il y a un grand blanc. Et ce dont il s'agit maintenant, c'est de savoir comment on veut que le blanc soit peint.
« Alors, je ne veux pas rentrer dans le débat politique. Vous avez dit que j'étais un ancien responsable politique. C'est vrai, mais dans cette expression, le mot important, c'est ancien. Mais si on veut faire une comparaison picturale pour l'état de la société, je dirais que c'est un tableau avec une partie seulement qui est peinte. Alors, il y a des couleurs brillantes et puis il y a des couleurs très sombres. Et puis il y a un grand blanc. Et ce dont il s'agit maintenant, c'est de savoir comment on veut que le blanc soit peint. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 9:26
Question 7"Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintre
Et cette liberté, vous faites le distinguo avec ce qui étaient les contraintes de votre vie publique. Qu'est-ce qui est plus difficile ?
Réponse partielle
Vous prenez cet exemple par hasard. Totalement, alors. C'est deux choses tout à fait différentes. Bon, quand vous gouvernez, ce qui a été mon cas, bon, il y a une série de contraintes considérables. Si vous prenez de mauvaises décisions, ça a des conséquences quand même négatives pour beaucoup de gens. Et puis, il faut affirmer votre maîtrise. Quand vous êtes devant votre toile, la seule limite, c'est la toile, les pinceaux et votre talon. Et si c'est mauvais, ça n'a comme conséquence que pour vous-même. Oui, c'est un joli mot. On peut modifier. Et souvent, je modifie mes toiles. D'ailleurs, tous les peintres le font. Alors, la grande différence, c'est que... C'était Picasso, je crois, qui…
« Bon, quand vous gouvernez, ce qui a été mon cas, bon, il y a une série de contraintes considérables. Si vous prenez de mauvaises décisions, ça a des conséquences quand même négatives pour beaucoup de gens. Et puis, il faut affirmer votre maîtrise. Quand vous êtes devant votre toile, la seule limite, c'est la toile, les pinceaux et votre talon. Et si c'est mauvais, ça n'a comme conséquence que pour vous-même. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 4:21Voir 1 autre passage
« Oui, c'est un joli mot. On peut modifier. Et souvent, je modifie mes toiles. D'ailleurs, tous les peintres le font. Alors, la grande différence, c'est que... C'était Picasso, je crois, qui disait que le peintre... Quand on peint un tableau, c'est un journal intime. Bon, quand on gouverne un pays, ce n'est pas la même chose. Mais moi, ce qui m'importe dans la peinture, et j'espère que c'est ça qui sera ressenti par ceux qui regardent mes toiles, que je n'appelle pas les spectateurs, mais le regardeur, parce que c'est plus actif, c'est l'échange d'émotions. Parce que c'est une peinture, celle que je fais, qui est pleine de couleurs, de mouvements, de matière aussi, et avec beaucoup d'émotions. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 4:50
Question 8"Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintre
Quel regard est-ce que vous portez sur cet accord qui est sur le point d'être parafait ?
Réponse directe
Deux précisions. D'abord, on ne sait pas exactement ce qu'il y a dans cet accord, donc restons prudents. Deux yeux, Bon, de ce que je lis, j'ai l'impression que ce n'est pas un traité de paix, c'est un accord circonstanciel au maximum. Bon, alors c'est mieux qu'il y ait la cessation des hostilités, plutôt que les hostilités. Mais moi, j'ai consacré trois ans. Et pour vous donner un exemple qui fera quand même réfléchir, là, on nous dit que l'accord, enfin le projet d'accord, c'est une page et demie. L'accord qu'on appelle GCPOA, c'est 159 pages, plus 5 annexes. Parce que chaque détail doit être précisé. Combien de centrifugeuses ? Comment se font les contrôles de la IEA ? Qu'est-ce qui est…
« Deux précisions. D'abord, on ne sait pas exactement ce qu'il y a dans cet accord, donc restons prudents. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 7:52Voir 2 autres passages
« Deux yeux, Bon, de ce que je lis, j'ai l'impression que ce n'est pas un traité de paix, c'est un accord circonstanciel au maximum. Bon, alors c'est mieux qu'il y ait la cessation des hostilités, plutôt que les hostilités. Mais moi, j'ai consacré trois ans. Et pour vous donner un exemple qui fera quand même réfléchir, là, on nous dit que l'accord, enfin le projet d'accord, c'est une page et demie. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 7:59
« L'accord qu'on appelle GCPOA, c'est 159 pages, plus 5 annexes. Parce que chaque détail doit être précisé. Combien de centrifugeuses ? Comment se font les contrôles de la IEA ? Qu'est-ce qui est autorisé en matière de recherche scientifique ? Quelles sont les centrales qu'il faut détruire ? Bon, et donc, plus que jamais, le diable est dans les détails. Alors, espérons, »
Question 9"Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintre
On a longtemps parlé de lui comme du premier de la classe de la République, plusieurs fois ministre, jeune chef du gouvernement, président de l'Assemblée nationale, du Conseil constitutionnel. Et alors qu'il est aujourd'hui retraité de la vie publique, et là où d'autres auraient choisi de cultiver dans l'ombre leur jardin, lui ouvre une nouvelle page, celle de la peinture. Bonjour Laurent Fabius. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter. Depuis quelques jours, vous présentez dans deux galeries parisiennes votre première exposition. On peut y découvrir une soixantaine de vos toiles. Alors, on connaît Laurent Fabius, cette phrase célèbre du général de Gaulle, qui est interrogé sur ses ambitions, affirmait ne pas vouloir commencer une carrière de dictateur à l'âge de 67 ans. Vous, Laurent Fabius, vous avez l'âge, l'envie de commencer une carrière de peintre ?
Réponse directe
Oui, oui, oui, oui, tout à fait. Mais mes peintures ne seront pas obligatoires. Non, c'est vrai que j'ai eu un parcours dans un autre domaine qui est la politique, mais bon, maintenant c'est terminé, je n'ai pas l'intention de faire de tournées d'adieu, et ça fait longtemps que je peins, mais tant que j'avais des fonctions officielles, je suis un petit peu vieille école, je ne voulais pas mélanger les genres, et donc j'ai gardé ça pour moi, maintenant je suis libre, et donc j'expose effectivement dans deux galeries, jusqu'à dimanche dans une galerie aux arts et métiers, et à partir de demain dans une autre galerie, d'autres toiles, du côté de l'Odéon.
« Oui, oui, oui, oui, tout à fait. Mais mes peintures ne seront pas obligatoires. Non, c'est vrai que j'ai eu un parcours dans un autre domaine qui est la politique, mais bon, maintenant c'est terminé, je n'ai pas l'intention de faire de tournées d'adieu, et ça fait longtemps que je peins, mais tant que j'avais des fonctions officielles, je suis un petit peu vieille école, je ne voulais pas mélanger les genres, et donc j'ai gardé ça pour moi, maintenant je suis libre, et donc j'expose effectivement dans deux galeries, jusqu'à dimanche dans une galerie aux arts et métiers, et à partir de demain dans une autre galerie, d'autres toiles, du côté de l'Odéon. »
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Question 10"Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintre
Est-ce que c'est d'être seul dans son atelier face à une toile ou est-ce que c'est d'être dans un congrès du Parti Socialiste ?
Réponse directe
Vous prenez cet exemple par hasard. Totalement, alors. C'est deux choses tout à fait différentes. Bon, quand vous gouvernez, ce qui a été mon cas, bon, il y a une série de contraintes considérables. Si vous prenez de mauvaises décisions, ça a des conséquences quand même négatives pour beaucoup de gens. Et puis, il faut affirmer votre maîtrise. Quand vous êtes devant votre toile, la seule limite, c'est la toile, les pinceaux et votre talon. Et si c'est mauvais, ça n'a comme conséquence que pour vous-même. Oui, c'est un joli mot. On peut modifier. Et souvent, je modifie mes toiles. D'ailleurs, tous les peintres le font. Alors, la grande différence, c'est que... C'était Picasso, je crois, qui…
« Vous prenez cet exemple par hasard. Totalement, alors. C'est deux choses tout à fait différentes. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 4:12Voir 2 autres passages
« Bon, quand vous gouvernez, ce qui a été mon cas, bon, il y a une série de contraintes considérables. Si vous prenez de mauvaises décisions, ça a des conséquences quand même négatives pour beaucoup de gens. Et puis, il faut affirmer votre maîtrise. Quand vous êtes devant votre toile, la seule limite, c'est la toile, les pinceaux et votre talon. Et si c'est mauvais, ça n'a comme conséquence que pour vous-même. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 4:21
« Oui, c'est un joli mot. On peut modifier. Et souvent, je modifie mes toiles. D'ailleurs, tous les peintres le font. Alors, la grande différence, c'est que... C'était Picasso, je crois, qui disait que le peintre... Quand on peint un tableau, c'est un journal intime. Bon, quand on gouverne un pays, ce n'est pas la même chose. Mais moi, ce qui m'importe dans la peinture, et j'espère que c'est ça qui sera ressenti par ceux qui regardent mes toiles, que je n'appelle pas les spectateurs, mais le regardeur, parce que c'est plus actif, c'est l'échange d'émotions. Parce que c'est une peinture, celle que je fais, qui est pleine de couleurs, de mouvements, de matière aussi, et avec beaucoup d'émotions. »
Question 11Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
Est-ce qu'aujourd'hui, l'écologie, ce n'est pas dur à faire passer ?
Réponse directe
– Prenons cet exemple des gilets jaunes, c'est un très bon exemple, et merci de l'avoir pris. Bon, l'idée du gouvernement de l'époque n'était pas une idée stupide, consistant à dire, si on veut diminuer les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation de la voiture, il faut augmenter le coût. Mais, comme il n'y a eu aucun accompagnement social, tous les centaines de milliers de gens qui sont obligés de se servir de leur voiture, même s'ils sont écologistes, ils ont dit, vous êtes très gentils, mais moi, bon. Et donc, l'une des leçons qu'on doit tirer de ce qui s'est passé depuis dix ans, je suis bien placé comme le président de cette COP pour le dire, c'est qu'il n'y a pas d'action ef…
« – Prenons cet exemple des gilets jaunes, c'est un très bon exemple, et merci de l'avoir pris. Bon, l'idée du gouvernement de l'époque n'était pas une idée stupide, consistant à dire, si on veut diminuer les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation de la voiture, il faut augmenter le coût. Mais, comme il n'y a eu aucun accompagnement social, tous les centaines de milliers de gens qui sont obligés de se servir de leur voiture, même s'ils sont écologistes, ils ont dit, vous êtes très gentils, mais moi, bon. Et donc, l'une des leçons qu'on doit tirer de ce qui s'est passé depuis dix ans, je suis bien placé comme le président de cette COP pour le dire, c'est qu'il n'y a pas d'action efficace s'il n'y a pas d'accompagnement social. C'est vrai pour un pays, mais c'est vrai aussi au niveau du monde. C'est-à-dire que nous, et l'Europe, nous sommes des pays relativement riches, malgré tous nos problèmes, mais l'Afrique, bon, l'Afrique, il y a dix ans, lorsque j'allais les voir, les présidents africains, ils me disaient, M. Fabius, on va vous aider, mais il va falloir nous donner des technologies et des financements. Aujourd'hui, si je revais les voir, ils me disent, ah ben, on n'a pas vu ça, et donc on a un peu de pétrole, on a un peu de gaz, on va l'utiliser. Donc vous voyez le problème. J'ajoute un élément, et je m'étonne que les responsables dans le monde, notamment en Europe, n'insistent pas à l'inventail là-dessus. Il y a un élément nouveau qui est intervenu, c'est la guerre russe contre les Ukrainiens. On a compris, enfin j'espère qu'on a compris, que si on continue à importer du gaz de la Russie, ou demain, des États-Unis, ou du pétrole, c'est notre indépendance qui est en jeu. Si on veut être indépendant, et si on veut garantir notre sécurité, il faut avoir un mix énergétique différent, c'est-à-dire utiliser les énergies nouvelles, utiliser le nucléaire, parce que si on dépend du gaz ou on dépend du pétrole, on n'a pas vraiment de sécurité. Et donc, à tous les arguments qui existaient déjà il y a dix ans pour agir, s'ajoute la nécessité d'assurer notre sécurité et notre indépendance, ce qui passe par un changement énergétique. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »Vérifier à 8:30
Question 12Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
– Vous regrettez aujourd'hui, dans la période actuelle, de ne plus être dans la vie politique active ?
Réponse directe
– Ah non, non, pas du tout, pas du tout, pas du tout. – Est-ce que, malgré tout, l'ancien… – Non, ce que je regrette, et ça, ça ne me concerne pas directement, c'est que… – C'est une question compliquée, mais l'autre jour, je vais dire les choses d'une autre manière, l'autre jour, je lisais un sondage publié dans la presse, on demandait aux Français quels étaient les premiers mots qui leur venaient à l'esprit pour qualifier la situation. Et j'ai été vraiment frappé et malheureux du mot qui venait à l'esprit. Vous vous rappelez, qu'est-ce que c'était ce mot ?
« – Ah non, non, pas du tout, pas du tout, pas du tout. – Est-ce que, malgré tout, l'ancien… – Non, ce que je regrette, et ça, ça ne me concerne pas directement, c'est que… – C'est une question compliquée, mais l'autre jour, je vais dire les choses d'une autre manière, l'autre jour, je lisais un sondage publié dans la presse, on demandait aux Français quels étaient les premiers mots qui leur venaient à l'esprit pour qualifier la situation. Et j'ai été vraiment frappé et malheureux du mot qui venait à l'esprit. Vous vous rappelez, qu'est-ce que c'était ce mot ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »Vérifier à 17:34
Question 13Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
Et est-ce qu'après, les gilets jaunes, il peut encore y avoir des gouvernements qui prennent en main cette question de l'écologie ?
Réponse directe
– Prenons cet exemple des gilets jaunes, c'est un très bon exemple, et merci de l'avoir pris. Bon, l'idée du gouvernement de l'époque n'était pas une idée stupide, consistant à dire, si on veut diminuer les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation de la voiture, il faut augmenter le coût. Mais, comme il n'y a eu aucun accompagnement social, tous les centaines de milliers de gens qui sont obligés de se servir de leur voiture, même s'ils sont écologistes, ils ont dit, vous êtes très gentils, mais moi, bon. Et donc, l'une des leçons qu'on doit tirer de ce qui s'est passé depuis dix ans, je suis bien placé comme le président de cette COP pour le dire, c'est qu'il n'y a pas d'action ef…
« – Prenons cet exemple des gilets jaunes, c'est un très bon exemple, et merci de l'avoir pris. Bon, l'idée du gouvernement de l'époque n'était pas une idée stupide, consistant à dire, si on veut diminuer les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation de la voiture, il faut augmenter le coût. Mais, comme il n'y a eu aucun accompagnement social, tous les centaines de milliers de gens qui sont obligés de se servir de leur voiture, même s'ils sont écologistes, ils ont dit, vous êtes très gentils, mais moi, bon. Et donc, l'une des leçons qu'on doit tirer de ce qui s'est passé depuis dix ans, je suis bien placé comme le président de cette COP pour le dire, c'est qu'il n'y a pas d'action efficace s'il n'y a pas d'accompagnement social. C'est vrai pour un pays, mais c'est vrai aussi au niveau du monde. C'est-à-dire que nous, et l'Europe, nous sommes des pays relativement riches, malgré tous nos problèmes, mais l'Afrique, bon, l'Afrique, il y a dix ans, lorsque j'allais les voir, les présidents africains, ils me disaient, M. Fabius, on va vous aider, mais il va falloir nous donner des technologies et des financements. Aujourd'hui, si je revais les voir, ils me disent, ah ben, on n'a pas vu ça, et donc on a un peu de pétrole, on a un peu de gaz, on va l'utiliser. Donc vous voyez le problème. J'ajoute un élément, et je m'étonne que les responsables dans le monde, notamment en Europe, n'insistent pas à l'inventail là-dessus. Il y a un élément nouveau qui est intervenu, c'est la guerre russe contre les Ukrainiens. On a compris, enfin j'espère qu'on a compris, que si on continue à importer du gaz de la Russie, ou demain, des États-Unis, ou du pétrole, c'est notre indépendance qui est en jeu. Si on veut être indépendant, et si on veut garantir notre sécurité, il faut avoir un mix énergétique différent, c'est-à-dire utiliser les énergies nouvelles, utiliser le nucléaire, parce que si on dépend du gaz ou on dépend du pétrole, on n'a pas vraiment de sécurité. Et donc, à tous les arguments qui existaient déjà il y a dix ans pour agir, s'ajoute la nécessité d'assurer notre sécurité et notre indépendance, ce qui passe par un changement énergétique. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »Vérifier à 8:30
Question 14Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
– On a fait une autre question, parce que vous avez été également Premier ministre de François Mitterrand, Premier secrétaire du PS, et on l'a vu, le PS qui a négocié, qui a obtenu des victoires, qui a fini par voter ce budget. Est-ce que c'est le retour du PS de gouvernement ?
Refus explicite
– Là, je fais appel à un double joker. Je ne commande pas les décisions. De toutes les manières, moi, j'ai quitté, c'est tout à fait normal, j'ai quitté la vie politique active, lorsque, justement, pour prendre la présidence, après l'accord de Paris, pour prendre les présidences du Conseil constitutionnel. Donc, depuis, je n'appartiens à aucune formation politique, je ne commande pas, je lis les journaux, j'écoute la télévision, la radio…
« – Là, je fais appel à un double joker. Je ne commande pas les décisions. De toutes les manières, moi, j'ai quitté, c'est tout à fait normal, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »Vérifier à 16:57
Question 15Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
– Mais il est encore là, ce soutien politique ?
Réponse à côté
– Il est moins puissant qu'il y a quelques années. Mais si vous voulez, je vais prendre une comparaison, mais ça va probablement vous frapper. La Covid. La Covid. Bon. En quelques mois, on a trouvé des centaines et des centaines de milliards d'euros pour lutter contre la Covid. On a trouvé un vaccin. Bon. Là, le réchauffement climatique, à terme, si on ne lutte pas contre ça, ça va avoir des conséquences beaucoup, beaucoup plus graves que la Covid. – Mais justement, comment vous vous expliquez ? – Et on n'arrive pas à trouver ces centaines et centaines de gains. – C'est quoi l'explication pour vous ? – L'explication, j'espère ne pas vous choquer en disant ça, c'est que, bon, la Covid, pourq…
« – Il est moins puissant qu'il y a quelques années. Mais si vous voulez, je vais prendre une comparaison, mais ça va probablement vous frapper. La Covid. La Covid. Bon. En quelques mois, on a trouvé des centaines et des centaines de milliards d'euros pour lutter contre la Covid. On a trouvé un vaccin. Bon. Là, le réchauffement climatique, à terme, si on ne lutte pas contre ça, ça va avoir des conséquences beaucoup, beaucoup plus graves que la Covid. – Mais justement, comment vous vous expliquez ? – Et on n'arrive pas à trouver ces centaines et centaines de gains. – C'est quoi l'explication pour vous ? – L'explication, j'espère ne pas vous choquer en disant ça, c'est que, bon, la Covid, pourquoi est-ce que tout le monde a été mobilisé ? Parce qu'elle avait la mort qui était là, devant. Les gens se disaient, si on n'agit pas, si on ne sort pas… – Le changement climatique, ça provoque des millions de ans. – Oui, mais à terme, et diffusé, quand vous voyez les glaciers qui, en Norvège, fondent, vous dites oui, enfin, beaucoup de gens disent oui, mais c'est loin, etc. Alors que, je le répète, les conséquences pratiques sont énormes. Tout à l'heure, je disais, on est passé de 4 degrés à 2,5 degrés. »
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« La différence, c'est 60 jours de canicule en moins, ou en plus ou en moins. Canicule, c'est quand il y a plus de 35 degrés. Je ne sais pas si vous avez essayé de travailler quand il fait 40 degrés, 45 degrés, 50 degrés, bon. Mais donc, les responsables politiques ont une responsabilité énorme, les entreprises aussi, etc. Il faut bien faire comprendre que même si les conséquences sont moins évidentes à court terme que la Covid, c'est quand même la question des conditions de vie de l'humanité. »
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Question 16Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
– Non, c'était lequel ?
Réponse à côté
– La honte. Alors, ce n'est pas moi qui parle. – Ce n'est pas un sentiment que vous ressentez, vous ? – Ce n'est pas la colère, même si la colère était très haute, etc. Donc, ça prouve… Vous savez, la responsabilité politique, normalement, c'est une responsabilité éminente, éminente. Mais là, les choses sont telles, je ne dirais pas plus loin, que le politique, les politiques sont vraiment dévalorisées. Et ça, c'est un grand problème pour un pays. Parce que selon que les politiques prennent les bonnes décisions ou ne les prennent pas, ça a des conséquences sur l'avenir du pays.
« – La honte. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »Vérifier à 18:13Voir 1 autre passage
« Alors, ce n'est pas moi qui parle. – Ce n'est pas un sentiment que vous ressentez, vous ? – Ce n'est pas la colère, même si la colère était très haute, etc. Donc, ça prouve… Vous savez, la responsabilité politique, normalement, c'est une responsabilité éminente, éminente. Mais là, les choses sont telles, je ne dirais pas plus loin, que le politique, les politiques sont vraiment dévalorisées. Et ça, c'est un grand problème pour un pays. Parce que selon que les politiques prennent les bonnes décisions ou ne les prennent pas, ça a des conséquences sur l'avenir du pays. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »Vérifier à 18:16
Question 17Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
– Est-ce que le fait que le budget de l'écologie soit en baisse, que le budget du fonds vert soit en baisse, ça, ça vous inquiète ?
Refus explicite
– En France, vous voulez dire ? – J'évite de parler de la situation française, parce que j'ai quitté la politique, et j'ai dit l'autre jour, sans regret. Bon, dis-je avec un sourire, enfin matinée de… Bon, donc, je ne qualifie pas l'action européenne ou l'action de la France, simplement pour ne pas me défiler. On peut faire des critiques, bien sûr, c'est insuffisant, il peut y avoir des difficultés budgétaires, tout ça est vrai. Donc, si on compare l'action de l'Europe et de la France par rapport à d'autres pays qui ne font rien, il faut quand même être objectif. Mais, quand vous additionnez tout ça, parce que vous ne pouvez pas mettre un douanier aux frontières qui empêchent les gaz à effe…
« – J'évite de parler de la situation française, parce que j'ai quitté la politique, et j'ai dit l'autre jour, sans regret. Bon, dis-je avec un sourire, enfin matinée de… Bon, donc, je ne qualifie pas l'action européenne ou l'action de la France, simplement pour ne pas me défiler. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »Vérifier à 14:00
Question 18Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
est-ce que ce n'est pas dur à faire admettre dans le débat public ?
Réponse directe
– Prenons cet exemple des gilets jaunes, c'est un très bon exemple, et merci de l'avoir pris. Bon, l'idée du gouvernement de l'époque n'était pas une idée stupide, consistant à dire, si on veut diminuer les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation de la voiture, il faut augmenter le coût. Mais, comme il n'y a eu aucun accompagnement social, tous les centaines de milliers de gens qui sont obligés de se servir de leur voiture, même s'ils sont écologistes, ils ont dit, vous êtes très gentils, mais moi, bon. Et donc, l'une des leçons qu'on doit tirer de ce qui s'est passé depuis dix ans, je suis bien placé comme le président de cette COP pour le dire, c'est qu'il n'y a pas d'action ef…
« – Prenons cet exemple des gilets jaunes, c'est un très bon exemple, et merci de l'avoir pris. Bon, l'idée du gouvernement de l'époque n'était pas une idée stupide, consistant à dire, si on veut diminuer les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation de la voiture, il faut augmenter le coût. Mais, comme il n'y a eu aucun accompagnement social, tous les centaines de milliers de gens qui sont obligés de se servir de leur voiture, même s'ils sont écologistes, ils ont dit, vous êtes très gentils, mais moi, bon. Et donc, l'une des leçons qu'on doit tirer de ce qui s'est passé depuis dix ans, je suis bien placé comme le président de cette COP pour le dire, c'est qu'il n'y a pas d'action efficace s'il n'y a pas d'accompagnement social. C'est vrai pour un pays, mais c'est vrai aussi au niveau du monde. C'est-à-dire que nous, et l'Europe, nous sommes des pays relativement riches, malgré tous nos problèmes, mais l'Afrique, bon, l'Afrique, il y a dix ans, lorsque j'allais les voir, les présidents africains, ils me disaient, M. Fabius, on va vous aider, mais il va falloir nous donner des technologies et des financements. Aujourd'hui, si je revais les voir, ils me disent, ah ben, on n'a pas vu ça, et donc on a un peu de pétrole, on a un peu de gaz, on va l'utiliser. Donc vous voyez le problème. J'ajoute un élément, et je m'étonne que les responsables dans le monde, notamment en Europe, n'insistent pas à l'inventail là-dessus. Il y a un élément nouveau qui est intervenu, c'est la guerre russe contre les Ukrainiens. On a compris, enfin j'espère qu'on a compris, que si on continue à importer du gaz de la Russie, ou demain, des États-Unis, ou du pétrole, c'est notre indépendance qui est en jeu. Si on veut être indépendant, et si on veut garantir notre sécurité, il faut avoir un mix énergétique différent, c'est-à-dire utiliser les énergies nouvelles, utiliser le nucléaire, parce que si on dépend du gaz ou on dépend du pétrole, on n'a pas vraiment de sécurité. Et donc, à tous les arguments qui existaient déjà il y a dix ans pour agir, s'ajoute la nécessité d'assurer notre sécurité et notre indépendance, ce qui passe par un changement énergétique. »
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Question 19Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
– De quelle manière il faut revoir notre mix énergétique pour vous ?
Réponse directe
– Ça veut dire qu'au lieu… Le conflit ukrainien a commencé en 2022, et c'est seulement la fin 2027 que l'Europe va arrêter d'acheter du gaz russe. Bon, si on veut ne pas dépendre du gaz ou du pétrole, que ce soit le gaz russe, le gaz américain, etc., il faut que nos sources d'énergie soient différentes, c'est-à-dire l'hydroélectrique, c'est-à-dire l'éolien, c'est-à-dire là, c'est-à-dire évidemment aussi, bien sûr, le nucléaire. Sinon, nous dépendons des autres.
« – Ça veut dire qu'au lieu… Le conflit ukrainien a commencé en 2022, et c'est seulement la fin 2027 que l'Europe va arrêter d'acheter du gaz russe. Bon, si on veut ne pas dépendre du gaz ou du pétrole, que ce soit le gaz russe, le gaz américain, etc., il faut que nos sources d'énergie soient différentes, c'est-à-dire l'hydroélectrique, c'est-à-dire l'éolien, c'est-à-dire là, c'est-à-dire évidemment aussi, bien sûr, le nucléaire. Sinon, nous dépendons des autres. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »Vérifier à 10:42
Question 20Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
Et Laurent Fabius, il y a 10 ans, 196 pays étaient donc réunis à Paris pour la COP21. L'issue était signée l'accord de Paris sur le climat premier, traité international pour lutter contre le réchauffement climatique. Vous étiez alors ministre des Affaires étrangères, vous meniez ces négociations. Quels souvenirs vous gardez de cette journée que vous avez qualifiée d'historique ?
Réponse directe
L'accord de Paris, c'est le plus grand accord diplomatique depuis 20 ans à l'initiative de la France. Et c'est le pilier fondamental de l'action contre le réchauffement climatique. Donc c'est quelque chose d'absolument massif. Le souvenir, bon il y a beaucoup de souvenirs, mais c'est l'émotion surtout. D'ailleurs ça s'est vu de temps en temps, la télévision repasse au moment où je ne suis pas connu pour être un immense expansif. Mais là, j'étais extrêmement ému parce qu'on avait travaillé jour et nuit énormément. Et ce qui me frappe quand on revoit ces images, ce n'est pas seulement mon émotion, c'est l'émotion des ministres qui étaient dans la salle. Bon, les ministres, j'emploierai une fo…
« L'accord de Paris, c'est le plus grand accord diplomatique depuis 20 ans à l'initiative de la France. Et c'est le pilier fondamental de l'action contre le réchauffement climatique. Donc c'est quelque chose d'absolument massif. Le souvenir, bon il y a beaucoup de souvenirs, mais c'est l'émotion surtout. D'ailleurs ça s'est vu de temps en temps, la télévision repasse au moment où je ne suis pas connu pour être un immense expansif. Mais là, j'étais extrêmement ému parce qu'on avait travaillé jour et nuit énormément. Et ce qui me frappe quand on revoit ces images, ce n'est pas seulement mon émotion, c'est l'émotion des ministres qui étaient dans la salle. Bon, les ministres, j'emploierai une formule assez triviale, ce n'est pas des poulets de l'année. Bon, et donc il y avait là le monde entier et ils sautaient de joie, ils s'embrassaient. Je vous rappelle mon collègue chinois, le ministier, qui embrassait toute la rangée. Pourquoi ? Un, parce qu'ils se rendaient compte que c'était historique. Ça faisait des années, des années qu'on essaie de lutter contre le dérèglement climatique. On n'y arrivait pas, donc c'était le premier accord. Et deux, parce qu'ils avaient, eux, beaucoup, beaucoup, beaucoup travaillé, puisqu'à présent, c'était impossible. Tout d'un coup, il y avait une fenêtre qui s'ouvrait. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »Vérifier à 0:45
Question 21Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
– Mais est-ce qu'en tant qu'ancien président de l'Assemblée nationale, ce qui s'est passé cette semaine, vous vous dites, c'est quand même la victoire de la démocratie parlementaire, c'est aussi une victoire pour l'Assemblée ?
Réponse à côté
– C'est vrai que l'Assemblée a plus attiré l'attention qu'à d'autres moments. Mais en même temps, il faut garder à l'esprit, et il n'y a pas plus d'un commentaire, que ce dont il s'agit, que ce soit le gouvernement, que ce soit l'Assemblée, enfin, tous les acteurs, il s'agit de résoudre les problèmes. C'est quand même ça qui est l'objectif. Et j'ai cru comprendre que notre pays avait un assez lourd problème financier.
« – C'est vrai que l'Assemblée a plus attiré l'attention qu'à d'autres moments. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »Vérifier à 15:44Voir 2 autres passages
« Mais en même temps, il faut garder à l'esprit, et il n'y a pas plus d'un commentaire, que ce dont il s'agit, que ce soit le gouvernement, que ce soit l'Assemblée, enfin, tous les acteurs, il s'agit de résoudre les problèmes. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »Vérifier à 15:51
« C'est quand même ça qui est l'objectif. Et j'ai cru comprendre que notre pays avait un assez lourd problème financier. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
Question 22Le Conseil constitutionnel n'est "pas là pour rendre des services politiques", estime Laurent Fabius
Est-ce que la jeunesse, pour un Premier ministre, c'est un atout ou est-ce qu'il faut de l'expérience ?
Réponse partielle
Le mieux, c'est les deux. Mais à propos du record, j'ai dit à M. Attal que j'ai rencontré que les records, puisque j'en avais un, paraît-il, étaient faits pour être battus. Maintenant, je constate une fois de plus que la fonction de Premier ministre, ce n'est pas facile. L'enfer de Matignon ? Non, pas l'enfer, parce que c'est une tâche magnifique. Et moi, je l'ai vécu en général d'une façon très positive. Mais c'est très difficile de gouverner. Et peut-être plus difficile encore de gouverner que c'était le cas il y a 20 ans ou 30 ans. Pourquoi ? Parce que désormais, beaucoup, beaucoup de problèmes sont internationaux. Vous avez une influence sur le national, mais sur l'international beaucou…
« Le mieux, c'est les deux. Mais à propos du record, j'ai dit à M. Attal que j'ai rencontré que les records, puisque j'en avais un, paraît-il, étaient faits pour être battus. Maintenant, je constate une fois de plus que la fonction de Premier ministre, ce n'est pas facile. L'enfer de Matignon ? Non, pas l'enfer, parce que c'est une tâche magnifique. Et moi, je l'ai vécu en général d'une façon très positive. Mais c'est très difficile de gouverner. Et peut-être plus difficile encore de gouverner que c'était le cas il y a 20 ans ou 30 ans. Pourquoi ? Parce que désormais, beaucoup, beaucoup de problèmes sont internationaux. Vous avez une influence sur le national, mais sur l'international beaucoup moins. Parce qu'il y a les réseaux sociaux, parce qu'il faut tous les jours que vous délivriez une sorte de livre de chair aux médias qui vous interrogent. Parce que le temps de la réflexion est malheureusement beaucoup moins fort qu'avant. Parce qu'il y a toute une série de problèmes, et ce sont les principaux problèmes, qui sont à la fois internationaux, intergénérationnels et interdisciplinaires. Bref, c'est compliqué. Mais si on élit des responsables, si on les choisit, c'est précisément parce qu'ils nous aident à régler ces problèmes. »
France Inter · Le Conseil constitutionnel n'est "pas là pour rendre des services politiques", estime Laurent FabiusVérifier à 21:52
Question 23Le Conseil constitutionnel n'est "pas là pour rendre des services politiques", estime Laurent Fabius
Broua, sur l'application France Inter, vous pose la question suivante. Laurent Fabius, le Conseil constitutionnel est devenu un organe politique et politisé. Et il poursuit, le peuple est à majorité favorable à la loi immigration. Dans une démocratie, il est grave que le juge décide des lois à la place du Parlement et donc du peuple. Il est donc impossible dans ce pays de conduire de vrais changements. Pour l'interrogation, que lui répondez-vous ?
Réponse directe
Oui, oui, vous pouvez dire régulièrement, j'allais dire systématiquement. Mais ce n'est pas parce qu'on répète toujours... Pas tous, vous allez être surpris. Oui, oui, je veux bien être surpris. Alors, la question, vous avez peut-être vu qu'au début de l'année, lors des voeux présentés au Président de la République, j'ai dit que le Conseil constitutionnel n'était ni une chambre d'écho de l'opinion publique, je vais y revenir parce que ça répond à votre question, ni chambre d'appel... Des choix du Parlement. Des choix du Parlement. Et c'était, et c'est, le Conseil constitutionnel, le juge de la constitutionnalité des lois. Alors, vous avez pensé le Président de la République. S'il vous plaît…
« Oui, oui, vous pouvez dire régulièrement, j'allais dire systématiquement. Mais ce n'est pas parce qu'on répète toujours... Pas tous, vous allez être surpris. Oui, oui, je veux bien être surpris. Alors, la question, vous avez peut-être vu qu'au début de l'année, lors des voeux présentés au Président de la République, j'ai dit que le Conseil constitutionnel n'était ni une chambre d'écho de l'opinion publique, je vais y revenir parce que ça répond à votre question, ni chambre d'appel... Des choix du Parlement. Des choix du Parlement. Et c'était, et c'est, le Conseil constitutionnel, le juge de la constitutionnalité des lois. Alors, vous avez pensé le Président de la République. S'il vous plaît. Prenons deux exemples. Vous vous rappelez peut-être que le Conseil constitutionnel a été saisi l'année dernière d'une loi importante sur la retraite. Vous vous rappelez ? Bien sûr. Et à cette époque, des sondages avaient eu lieu auprès de la population française. Est-ce que vous êtes pour ou contre le texte de loi ? Et la grande majorité de la population était contre le texte de loi. Le Conseil constitutionnel a regardé ça juridiquement et il a dit, le texte de loi, à quelques exceptions près, est validé. Donc, nous n'avons pas été guidés par l'opinion publique. De la même façon, cette fois-ci, le texte qui nous était déféré semble recueillir une majorité de soutien de la population, mais pas plus que la dernière fois, nous devons être guidés par les sondages. Sinon, à la place du Conseil constitutionnel, il faut nommer le directeur de la Sophrès. Donc, soyons... Ni le vote des députés et des sénateurs, mais ça c'est le respect de la constitution. Maintenant, je complète. Alors, on pourrait dire, mais vous avez un pouvoir exorbitant. Non, nous vérifions la constitutionnalité des lois. Ensuite, il appartient évidemment au Parlement ou au gouvernement, compte tenu de notre décision, qui, en vertu de la constitution, s'impose à tous, s'impose à tous, c'est l'article 62 de la constitution, de reprendre ou de changer telle ou telle disposition. Par exemple, la question est posée, et ce n'est pas une question simple, est-ce qu'il ne faudrait pas, sur tel ou tel point, reprendre telle ou telle disposition ? Ou bien, la question est posée, est-ce qu'il ne faudrait pas changer tel ou tel élément de la constitution ? Donc, vous voyez comment ça fonctionne. Le Conseil est là, non pas pour rendre des services politiques, mais pour rendre une décision juridique. Et ensuite, compte tenu de tout cela, il y a des positions qui sont prises par le gouvernement, par les parlementaires. »
France Inter · Le Conseil constitutionnel n'est "pas là pour rendre des services politiques", estime Laurent FabiusVérifier à 8:47
Question 24Le Conseil constitutionnel n'est "pas là pour rendre des services politiques", estime Laurent Fabius
Invité du grand entretien de la matinale ce vendredi avec Marion Lourdes, nous recevons un invité dont la parole est très attendue. Il est président du Conseil constitutionnel après la large censure de la loi sur l'immigration hier par les Sages. Hier encore, Emmanuel Macron prenait acte de cette décision et on apprenait que cette loi serait promulguée dans les toutes prochaines heures. Vos questions, vos interventions, chers auditeurs, au 01 45 24 7000 ou sur l'application France Inter. Hier, lui, est venu un petit livre rouge à la main. Bonjour Laurent Fabius. Bonjour, merci de m'accueillir. Ce petit livre rouge, il faut dire que c'est le texte de la constitution. Il est tout petit, c'est un mini livre de poche et pourtant c'est ce qui permet de se souvenir que la constitution prime sur la loi. La constitution prime sur la loi et c'est muni de ce petit texte que vous avez donc lu avec attention, le texte sur l'immigration. Vous en avez largement censuré, en tout cas le Conseil en a largement censuré des dispositions. On va rentrer dans le détail de ce qui est anticonstitutionnel selon vous. Mais d'abord, les réactions politiques, elles sont nombreuses. Laurent Wauquiez, le président de la région Rhône-Alpes, assure qu'il s'agit d'un coup d'état de droit. Ce que vous avez fait au Conseil constitutionnel. Comment recevez-vous cette expression, un coup d'état de droit ?
Réponse directe
Je ne vais pas entrer dans une controverse avec tel ou tel dirigeant politique. Ce n'est pas le rôle du Conseil constitutionnel. Permettez-moi, en 30 secondes, de rappeler comment fonctionnent nos institutions. Les parlementaires votent la loi. Mais dans des démocraties avancées comme les nôtres, au-dessus de la loi, il y a la constitution. La constitution, c'est la loi des lois, si on peut dire. Bien. Et il faut bien qu'il y ait des personnes, on les appelle les sages, qui vérifient si les lois votées par les parlementaires sont conformes à la constitution ou pas. C'est ce que nous faisons et c'est ce que nous avons fait en l'occurrence. Voilà.
« Je ne vais pas entrer dans une controverse avec tel ou tel dirigeant politique. Ce n'est pas le rôle du Conseil constitutionnel. Permettez-moi, en 30 secondes, de rappeler comment fonctionnent nos institutions. Les parlementaires votent la loi. Mais dans des démocraties avancées comme les nôtres, au-dessus de la loi, il y a la constitution. La constitution, c'est la loi des lois, si on peut dire. Bien. Et il faut bien qu'il y ait des personnes, on les appelle les sages, qui vérifient si les lois votées par les parlementaires sont conformes à la constitution ou pas. C'est ce que nous faisons et c'est ce que nous avons fait en l'occurrence. Voilà. »
France Inter · Le Conseil constitutionnel n'est "pas là pour rendre des services politiques", estime Laurent FabiusVérifier à 1:23
Question 25Le Conseil constitutionnel n'est "pas là pour rendre des services politiques", estime Laurent Fabius
Il y a une question qui a dû vous être posée ou que vous vous êtes peut-être posée, Laurent Fabius, jusqu'au 9 janvier dernier, vous déteniez un record, celui de plus jeune, Premier ministre de l'histoire de la Ve République. Ce record est tombé, il appartient désormais à Gabriel Attal. C'est anecdotique ou pas ?
Réponse directe
Le mieux, c'est les deux. Mais à propos du record, j'ai dit à M. Attal que j'ai rencontré que les records, puisque j'en avais un, paraît-il, étaient faits pour être battus. Maintenant, je constate une fois de plus que la fonction de Premier ministre, ce n'est pas facile. L'enfer de Matignon ? Non, pas l'enfer, parce que c'est une tâche magnifique. Et moi, je l'ai vécu en général d'une façon très positive. Mais c'est très difficile de gouverner. Et peut-être plus difficile encore de gouverner que c'était le cas il y a 20 ans ou 30 ans. Pourquoi ? Parce que désormais, beaucoup, beaucoup de problèmes sont internationaux. Vous avez une influence sur le national, mais sur l'international beaucou…
« Le mieux, c'est les deux. Mais à propos du record, j'ai dit à M. Attal que j'ai rencontré que les records, puisque j'en avais un, paraît-il, étaient faits pour être battus. Maintenant, je constate une fois de plus que la fonction de Premier ministre, ce n'est pas facile. L'enfer de Matignon ? Non, pas l'enfer, parce que c'est une tâche magnifique. Et moi, je l'ai vécu en général d'une façon très positive. Mais c'est très difficile de gouverner. Et peut-être plus difficile encore de gouverner que c'était le cas il y a 20 ans ou 30 ans. Pourquoi ? Parce que désormais, beaucoup, beaucoup de problèmes sont internationaux. Vous avez une influence sur le national, mais sur l'international beaucoup moins. Parce qu'il y a les réseaux sociaux, parce qu'il faut tous les jours que vous délivriez une sorte de livre de chair aux médias qui vous interrogent. Parce que le temps de la réflexion est malheureusement beaucoup moins fort qu'avant. Parce qu'il y a toute une série de problèmes, et ce sont les principaux problèmes, qui sont à la fois internationaux, intergénérationnels et interdisciplinaires. Bref, c'est compliqué. Mais si on élit des responsables, si on les choisit, c'est précisément parce qu'ils nous aident à régler ces problèmes. »
France Inter · Le Conseil constitutionnel n'est "pas là pour rendre des services politiques", estime Laurent FabiusVérifier à 21:52
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« Bon, quand vous gouvernez, ce qui a été mon cas, bon, il y a une série de contraintes considérables. Si vous prenez de mauvaises décisions, ça a des conséquences quand même négatives pour beaucoup de gens. Et puis, il faut affirmer votre maîtrise. Quand vous êtes devant votre toile, la seule limite, c'est la toile, les pinceaux et votre talon. Et si c'est mauvais, ça n'a comme conséquence que pour vous-même. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 4:21
« – Prenons cet exemple des gilets jaunes, c'est un très bon exemple, et merci de l'avoir pris. Bon, l'idée du gouvernement de l'époque n'était pas une idée stupide, consistant à dire, si on veut diminuer les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation de la voiture, il faut augmenter le coût. Mais, comme il n'y a eu aucun accompagnement social, tous les centaines de milliers de gens qui sont obligés de se servir de leur voiture, même s'ils sont écologistes, ils ont dit, vous êtes très gentils, mais moi, bon. Et donc, l'une des leçons qu'on doit tirer de ce qui s'est passé depuis dix ans, je suis bien placé comme le président de cette COP pour le dire, c'est qu'il n'y a pas d'action efficace s'il n'y a pas d'accompagnement social. C'est vrai pour un pays, mais c'est vrai aussi au niveau du monde. C'est-à-dire que nous, et l'Europe, nous sommes des pays relativement riches, malgré tous nos problèmes, mais l'Afrique, bon, l'Afrique, il y a dix ans, lorsque j'allais les voir, les présidents africains, ils me disaient, M. Fabius, on va vous aider, mais il va falloir nous donner des technologies et des financements. Aujourd'hui, si je revais les voir, ils me disent, ah ben, on n'a pas vu ça, et donc on a un peu de pétrole, on a un peu de gaz, on va l'utiliser. Donc vous voyez le problème. J'ajoute un élément, et je m'étonne que les responsables dans le monde, notamment en Europe, n'insistent pas à l'inventail là-dessus. Il y a un élément nouveau qui est intervenu, c'est la guerre russe contre les Ukrainiens. On a compris, enfin j'espère qu'on a compris, que si on continue à importer du gaz de la Russie, ou demain, des États-Unis, ou du pétrole, c'est notre indépendance qui est en jeu. Si on veut être indépendant, et si on veut garantir notre sécurité, il faut avoir un mix énergétique différent, c'est-à-dire utiliser les énergies nouvelles, utiliser le nucléaire, parce que si on dépend du gaz ou on dépend du pétrole, on n'a pas vraiment de sécurité. Et donc, à tous les arguments qui existaient déjà il y a dix ans pour agir, s'ajoute la nécessité d'assurer notre sécurité et notre indépendance, ce qui passe par un changement énergétique. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »Vérifier à 8:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités27 janv. 2016 au 17 juin 2026 · 16 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« L'accord qu'on appelle GCPOA, c'est 159 pages, plus 5 annexes. Parce que chaque détail doit être précisé. Combien de centrifugeuses ? Comment se font les contrôles de la IEA ? Qu'est-ce qui est autorisé en matière de recherche scientifique ? Quelles sont les centrales qu'il faut détruire ? Bon, et donc, plus que jamais, le diable est dans les détails. Alors, espérons, »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 8:26Voir 2 autres passages
« L'accord qu'on appelle GCPOA, c'est 159 pages, plus 5 annexes. Parce que chaque détail doit être précisé. Combien de centrifugeuses ? Comment se font les contrôles de la IEA ? Qu'est-ce qui est autorisé en matière de recherche scientifique ? Quelles sont les centrales qu'il faut détruire ? Bon, et donc, plus que jamais, le diable est dans les détails. Alors, espérons, »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 8:26
« L'accord qu'on appelle GCPOA, c'est 159 pages, plus 5 annexes. Parce que chaque détail doit être précisé. Combien de centrifugeuses ? Comment se font les contrôles de la IEA ? Qu'est-ce qui est autorisé en matière de recherche scientifique ? Quelles sont les centrales qu'il faut détruire ? Bon, et donc, plus que jamais, le diable est dans les détails. Alors, espérons, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités3 oct. 2018 au 17 juin 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Apprenez à danser sans musique et sans cavalière. Mais, oui, j'ai hésité entre deux titres pour mon expo. Libre, c'est finalement le titre que j'ai choisi, qui est un tableau, un grand tableau, et Chamboultou, parce que je n'aime pas du tout la peinture idéologique. Moi, ça me casse les pieds, ça me barbe. Bon, mais c'est vrai que notre époque, tout ce qui est autour de nous, tout ce que nous vivons, c'est un Chamboultou absolument gigantesque. Et j'ai peint, comment je peins ? En général, quand je sais le lendemain matin que j'ai du temps pour peindre, le soir, je m'endors avec un certain nombre de pensées, d'images, et puis la nuit, il fait son œuvre, et le lendemain matin, je me mets devant ma toile. Et là, bon, j'ai peint, alors ce sont des carrés, des losanges, des cercles, plusieurs couleurs, et après, je donne un titre, une fois que ma toile est finie, je ne l'impose pas au spectateur, mais je lui propose, et j'ai pensé que Chamboultou, ça résumait à la fois ce qu'il y avait dans cette toile, et ce que je voulais faire passer. »
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« Bon, quand vous gouvernez, ce qui a été mon cas, bon, il y a une série de contraintes considérables. Si vous prenez de mauvaises décisions, ça a des conséquences quand même négatives pour beaucoup de gens. Et puis, il faut affirmer votre maîtrise. Quand vous êtes devant votre toile, la seule limite, c'est la toile, les pinceaux et votre talon. Et si c'est mauvais, ça n'a comme conséquence que pour vous-même. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 4:21
« Bon, quand vous gouvernez, ce qui a été mon cas, bon, il y a une série de contraintes considérables. Si vous prenez de mauvaises décisions, ça a des conséquences quand même négatives pour beaucoup de gens. Et puis, il faut affirmer votre maîtrise. Quand vous êtes devant votre toile, la seule limite, c'est la toile, les pinceaux et votre talon. Et si c'est mauvais, ça n'a comme conséquence que pour vous-même. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités16 sept. 2020 au 17 juin 2026 · 9 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Deux yeux, Bon, de ce que je lis, j'ai l'impression que ce n'est pas un traité de paix, c'est un accord circonstanciel au maximum. Bon, alors c'est mieux qu'il y ait la cessation des hostilités, plutôt que les hostilités. Mais moi, j'ai consacré trois ans. Et pour vous donner un exemple qui fera quand même réfléchir, là, on nous dit que l'accord, enfin le projet d'accord, c'est une page et demie. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 7:59Voir 2 autres passages
« L'accord qu'on appelle GCPOA, c'est 159 pages, plus 5 annexes. Parce que chaque détail doit être précisé. Combien de centrifugeuses ? Comment se font les contrôles de la IEA ? Qu'est-ce qui est autorisé en matière de recherche scientifique ? Quelles sont les centrales qu'il faut détruire ? Bon, et donc, plus que jamais, le diable est dans les détails. Alors, espérons, »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 8:26
« – Ah non, non, pas du tout, pas du tout, pas du tout. – Est-ce que, malgré tout, l'ancien… – Non, ce que je regrette, et ça, ça ne me concerne pas directement, c'est que… – C'est une question compliquée, mais l'autre jour, je vais dire les choses d'une autre manière, l'autre jour, je lisais un sondage publié dans la presse, on demandait aux Français quels étaient les premiers mots qui leur venaient à l'esprit pour qualifier la situation. Et j'ai été vraiment frappé et malheureux du mot qui venait à l'esprit. Vous vous rappelez, qu'est-ce que c'était ce mot ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés16 sept. 2020 au 17 juin 2026 · 10 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Deux yeux, Bon, de ce que je lis, j'ai l'impression que ce n'est pas un traité de paix, c'est un accord circonstanciel au maximum. Bon, alors c'est mieux qu'il y ait la cessation des hostilités, plutôt que les hostilités. Mais moi, j'ai consacré trois ans. Et pour vous donner un exemple qui fera quand même réfléchir, là, on nous dit que l'accord, enfin le projet d'accord, c'est une page et demie. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 7:59Voir 2 autres passages
« Bon, quand vous gouvernez, ce qui a été mon cas, bon, il y a une série de contraintes considérables. Si vous prenez de mauvaises décisions, ça a des conséquences quand même négatives pour beaucoup de gens. Et puis, il faut affirmer votre maîtrise. Quand vous êtes devant votre toile, la seule limite, c'est la toile, les pinceaux et votre talon. Et si c'est mauvais, ça n'a comme conséquence que pour vous-même. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 4:21
« – Prenons cet exemple des gilets jaunes, c'est un très bon exemple, et merci de l'avoir pris. Bon, l'idée du gouvernement de l'époque n'était pas une idée stupide, consistant à dire, si on veut diminuer les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation de la voiture, il faut augmenter le coût. Mais, comme il n'y a eu aucun accompagnement social, tous les centaines de milliers de gens qui sont obligés de se servir de leur voiture, même s'ils sont écologistes, ils ont dit, vous êtes très gentils, mais moi, bon. Et donc, l'une des leçons qu'on doit tirer de ce qui s'est passé depuis dix ans, je suis bien placé comme le président de cette COP pour le dire, c'est qu'il n'y a pas d'action efficace s'il n'y a pas d'accompagnement social. C'est vrai pour un pays, mais c'est vrai aussi au niveau du monde. C'est-à-dire que nous, et l'Europe, nous sommes des pays relativement riches, malgré tous nos problèmes, mais l'Afrique, bon, l'Afrique, il y a dix ans, lorsque j'allais les voir, les présidents africains, ils me disaient, M. Fabius, on va vous aider, mais il va falloir nous donner des technologies et des financements. Aujourd'hui, si je revais les voir, ils me disent, ah ben, on n'a pas vu ça, et donc on a un peu de pétrole, on a un peu de gaz, on va l'utiliser. Donc vous voyez le problème. J'ajoute un élément, et je m'étonne que les responsables dans le monde, notamment en Europe, n'insistent pas à l'inventail là-dessus. Il y a un élément nouveau qui est intervenu, c'est la guerre russe contre les Ukrainiens. On a compris, enfin j'espère qu'on a compris, que si on continue à importer du gaz de la Russie, ou demain, des États-Unis, ou du pétrole, c'est notre indépendance qui est en jeu. Si on veut être indépendant, et si on veut garantir notre sécurité, il faut avoir un mix énergétique différent, c'est-à-dire utiliser les énergies nouvelles, utiliser le nucléaire, parce que si on dépend du gaz ou on dépend du pétrole, on n'a pas vraiment de sécurité. Et donc, à tous les arguments qui existaient déjà il y a dix ans pour agir, s'ajoute la nécessité d'assurer notre sécurité et notre indépendance, ce qui passe par un changement énergétique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 sept. 2020 au 17 juin 2026 · 17 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Deux précisions. D'abord, on ne sait pas exactement ce qu'il y a dans cet accord, donc restons prudents. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 7:52Voir 2 autres passages
« Comme on disait quand je dirigeais le Quai d'Orsay, c'est une formule que les diplomates aiment, j'ai l'impression qu'il y a encore une marge de progression. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 9:03
« Deux précisions. D'abord, on ne sait pas exactement ce qu'il y a dans cet accord, donc restons prudents. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 7:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées3 oct. 2018 au 17 juin 2026 · 32 observations42 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, oui, oui, oui, tout à fait. Mais mes peintures ne seront pas obligatoires. Non, c'est vrai que j'ai eu un parcours dans un autre domaine qui est la politique, mais bon, maintenant c'est terminé, je n'ai pas l'intention de faire de tournées d'adieu, et ça fait longtemps que je peins, mais tant que j'avais des fonctions officielles, je suis un petit peu vieille école, je ne voulais pas mélanger les genres, et donc j'ai gardé ça pour moi, maintenant je suis libre, et donc j'expose effectivement dans deux galeries, jusqu'à dimanche dans une galerie aux arts et métiers, et à partir de demain dans une autre galerie, d'autres toiles, du côté de l'Odéon. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 0:50Voir 2 autres passages
« Et le seul nom qui vient à l'esprit, c'est Churchill. Bon, ce n'est pas du tout la même chose dans d'autres civilisations, au Japon, en Chine, etc. Et c'est lié, à mon avis, aux études, parce que dans nos études, on apprend très peu à dessiner, à peindre. Bon, moi, c'est autre chose. J'ai eu une enfance qui a baigné dans l'art. Après, j'ai eu une phase négative, parce que j'avais une espèce d'overdose. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 2:12
« Oui, du coup, je profite de cette émission pour faire un petit rectificatif. Parce que l'autre jour, le président du Louvre, qui est excellent, Christophe Lérybeau, visite mon exposition, et il me dit, « Oui, mais quand même, le fait que vous ayez été au Louvre, vous l'a laissé de beau reste. » Donc, maintenant, j'ai dit, oui, mais c'était le Louvre de l'époque. Maintenant, c'est très ouvert aux enfants, et il faut effectivement apprendre aux enfants. Non, pourquoi j'ai suvenu ? Il y a 15 ans, ma compagne m'a offert ce qu'on appelle un nécessaire de peinture. Je m'y suis mis. Au départ, c'était mauvais. Après... Mais c'était mauvais, c'est-à-dire ? Je trouvais ça mauvais. Ça ressemblait à quoi au début ? Pas grand-chose. Puis, je voulais imiter. Il ne faut jamais imiter. Il faut créer. Moi, je peins cet abstrait en général, même si on peut discuter, la séparation entre l'abstrait et le figuratif. Mais j'ai eu la chance d'avoir comme ami des peintres, y compris des peintres célèbres, notamment Pierre Soulages, qui ont eu la générosité de ne pas me décourager. Et donc, petit à petit, ça s'est amélioré. Et pour moi, c'est un plaisir extraordinaire, parce que je suis libre, je peux créer et échanger des émotions avec ceux et celles qui regardent mes toiles. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités17 juin 2026 au 17 juin 2026 · 1 observation2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, une remarque, c'est vrai que les responsables politiques en Occident, »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 1:57Voir 1 autre passage
« lorsqu'ils ont un jardin secret en général, c'est d'écrire, ou si je voulais être taquin, de publier. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 2:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées27 janv. 2016 au 17 juin 2026 · 15 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, oui, oui, oui, tout à fait. Mais mes peintures ne seront pas obligatoires. Non, c'est vrai que j'ai eu un parcours dans un autre domaine qui est la politique, mais bon, maintenant c'est terminé, je n'ai pas l'intention de faire de tournées d'adieu, et ça fait longtemps que je peins, mais tant que j'avais des fonctions officielles, je suis un petit peu vieille école, je ne voulais pas mélanger les genres, et donc j'ai gardé ça pour moi, maintenant je suis libre, et donc j'expose effectivement dans deux galeries, jusqu'à dimanche dans une galerie aux arts et métiers, et à partir de demain dans une autre galerie, d'autres toiles, du côté de l'Odéon. »
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 0:50Voir 2 autres passages
« – Prenons cet exemple des gilets jaunes, c'est un très bon exemple, et merci de l'avoir pris. Bon, l'idée du gouvernement de l'époque n'était pas une idée stupide, consistant à dire, si on veut diminuer les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation de la voiture, il faut augmenter le coût. Mais, comme il n'y a eu aucun accompagnement social, tous les centaines de milliers de gens qui sont obligés de se servir de leur voiture, même s'ils sont écologistes, ils ont dit, vous êtes très gentils, mais moi, bon. Et donc, l'une des leçons qu'on doit tirer de ce qui s'est passé depuis dix ans, je suis bien placé comme le président de cette COP pour le dire, c'est qu'il n'y a pas d'action efficace s'il n'y a pas d'accompagnement social. C'est vrai pour un pays, mais c'est vrai aussi au niveau du monde. C'est-à-dire que nous, et l'Europe, nous sommes des pays relativement riches, malgré tous nos problèmes, mais l'Afrique, bon, l'Afrique, il y a dix ans, lorsque j'allais les voir, les présidents africains, ils me disaient, M. Fabius, on va vous aider, mais il va falloir nous donner des technologies et des financements. Aujourd'hui, si je revais les voir, ils me disent, ah ben, on n'a pas vu ça, et donc on a un peu de pétrole, on a un peu de gaz, on va l'utiliser. Donc vous voyez le problème. J'ajoute un élément, et je m'étonne que les responsables dans le monde, notamment en Europe, n'insistent pas à l'inventail là-dessus. Il y a un élément nouveau qui est intervenu, c'est la guerre russe contre les Ukrainiens. On a compris, enfin j'espère qu'on a compris, que si on continue à importer du gaz de la Russie, ou demain, des États-Unis, ou du pétrole, c'est notre indépendance qui est en jeu. Si on veut être indépendant, et si on veut garantir notre sécurité, il faut avoir un mix énergétique différent, c'est-à-dire utiliser les énergies nouvelles, utiliser le nucléaire, parce que si on dépend du gaz ou on dépend du pétrole, on n'a pas vraiment de sécurité. Et donc, à tous les arguments qui existaient déjà il y a dix ans pour agir, s'ajoute la nécessité d'assurer notre sécurité et notre indépendance, ce qui passe par un changement énergétique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Il est moins puissant qu'il y a quelques années. Mais si vous voulez, je vais prendre une comparaison, mais ça va probablement vous frapper. La Covid. La Covid. Bon. En quelques mois, on a trouvé des centaines et des centaines de milliards d'euros pour lutter contre la Covid. On a trouvé un vaccin. Bon. Là, le réchauffement climatique, à terme, si on ne lutte pas contre ça, ça va avoir des conséquences beaucoup, beaucoup plus graves que la Covid. – Mais justement, comment vous vous expliquez ? – Et on n'arrive pas à trouver ces centaines et centaines de gains. – C'est quoi l'explication pour vous ? – L'explication, j'espère ne pas vous choquer en disant ça, c'est que, bon, la Covid, pourquoi est-ce que tout le monde a été mobilisé ? Parce qu'elle avait la mort qui était là, devant. Les gens se disaient, si on n'agit pas, si on ne sort pas… – Le changement climatique, ça provoque des millions de ans. – Oui, mais à terme, et diffusé, quand vous voyez les glaciers qui, en Norvège, fondent, vous dites oui, enfin, beaucoup de gens disent oui, mais c'est loin, etc. Alors que, je le répète, les conséquences pratiques sont énormes. Tout à l'heure, je disais, on est passé de 4 degrés à 2,5 degrés. »
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« – Prenons cet exemple des gilets jaunes, c'est un très bon exemple, et merci de l'avoir pris. Bon, l'idée du gouvernement de l'époque n'était pas une idée stupide, consistant à dire, si on veut diminuer les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation de la voiture, il faut augmenter le coût. Mais, comme il n'y a eu aucun accompagnement social, tous les centaines de milliers de gens qui sont obligés de se servir de leur voiture, même s'ils sont écologistes, ils ont dit, vous êtes très gentils, mais moi, bon. Et donc, l'une des leçons qu'on doit tirer de ce qui s'est passé depuis dix ans, je suis bien placé comme le président de cette COP pour le dire, c'est qu'il n'y a pas d'action efficace s'il n'y a pas d'accompagnement social. C'est vrai pour un pays, mais c'est vrai aussi au niveau du monde. C'est-à-dire que nous, et l'Europe, nous sommes des pays relativement riches, malgré tous nos problèmes, mais l'Afrique, bon, l'Afrique, il y a dix ans, lorsque j'allais les voir, les présidents africains, ils me disaient, M. Fabius, on va vous aider, mais il va falloir nous donner des technologies et des financements. Aujourd'hui, si je revais les voir, ils me disent, ah ben, on n'a pas vu ça, et donc on a un peu de pétrole, on a un peu de gaz, on va l'utiliser. Donc vous voyez le problème. J'ajoute un élément, et je m'étonne que les responsables dans le monde, notamment en Europe, n'insistent pas à l'inventail là-dessus. Il y a un élément nouveau qui est intervenu, c'est la guerre russe contre les Ukrainiens. On a compris, enfin j'espère qu'on a compris, que si on continue à importer du gaz de la Russie, ou demain, des États-Unis, ou du pétrole, c'est notre indépendance qui est en jeu. Si on veut être indépendant, et si on veut garantir notre sécurité, il faut avoir un mix énergétique différent, c'est-à-dire utiliser les énergies nouvelles, utiliser le nucléaire, parce que si on dépend du gaz ou on dépend du pétrole, on n'a pas vraiment de sécurité. Et donc, à tous les arguments qui existaient déjà il y a dix ans pour agir, s'ajoute la nécessité d'assurer notre sécurité et notre indépendance, ce qui passe par un changement énergétique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités3 oct. 2018 au 11 déc. 2025 · 15 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« L'accord de Paris, c'est le plus grand accord diplomatique depuis 20 ans à l'initiative de la France. Et c'est le pilier fondamental de l'action contre le réchauffement climatique. Donc c'est quelque chose d'absolument massif. Le souvenir, bon il y a beaucoup de souvenirs, mais c'est l'émotion surtout. D'ailleurs ça s'est vu de temps en temps, la télévision repasse au moment où je ne suis pas connu pour être un immense expansif. Mais là, j'étais extrêmement ému parce qu'on avait travaillé jour et nuit énormément. Et ce qui me frappe quand on revoit ces images, ce n'est pas seulement mon émotion, c'est l'émotion des ministres qui étaient dans la salle. Bon, les ministres, j'emploierai une formule assez triviale, ce n'est pas des poulets de l'année. Bon, et donc il y avait là le monde entier et ils sautaient de joie, ils s'embrassaient. Je vous rappelle mon collègue chinois, le ministier, qui embrassait toute la rangée. Pourquoi ? Un, parce qu'ils se rendaient compte que c'était historique. Ça faisait des années, des années qu'on essaie de lutter contre le dérèglement climatique. On n'y arrivait pas, donc c'était le premier accord. Et deux, parce qu'ils avaient, eux, beaucoup, beaucoup, beaucoup travaillé, puisqu'à présent, c'était impossible. Tout d'un coup, il y avait une fenêtre qui s'ouvrait. »
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« J'ai donc dit que la Constitution nous fait obligation, quand un texte qui comporte des amendements nous est soumis, de regarder si l'amendement, oui ou non, a un rapport avec le texte initial. Ça existe à peu près dans tous les pays. Et en France, c'est une jurisprudence qui remonte à plusieurs décidies. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que ça fonctionne comme ça ? Parce que ceux qui ont créé cette disposition constitutionnelle ont voulu que la loi soit cohérente. Évidemment, si vous greffez sur un texte initial des choses qui n'ont rien à y voir, la loi devient incohérente. Donc, ça explique que ce soit une pratique très ancienne. Et ça explique que ça nous fait obligation. Ce n'est pas un choix que nous faisons. Nous avons obligation de regarder si, oui ou non, il y a un lien entre l'amendement et le texte initial. Et quand il n'y a pas de lien, nous sommes obligés de dire que c'est inconstitutionnel. Ça ne veut pas dire, je termine par là, que la disposition, sur le fond, nous la censurions. Elle peut revenir sur le fond. Et à ce moment-là, nous dirons ce que nous en pensons. Est-ce que je suis clair là-dessus ? »
France Inter · Le Conseil constitutionnel n'est "pas là pour rendre des services politiques", estime Laurent FabiusVérifier à 6:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 8:26
France Inter · "Je ne voulais pas mélanger les genres donc j'ai gardé ça pour moi", confie Laurent Fabius, peintreVérifier à 4:50
« L'accord de Paris, c'est le plus grand accord diplomatique depuis 20 ans à l'initiative de la France. Et c'est le pilier fondamental de l'action contre le réchauffement climatique. Donc c'est quelque chose d'absolument massif. Le souvenir, bon il y a beaucoup de souvenirs, mais c'est l'émotion surtout. D'ailleurs ça s'est vu de temps en temps, la télévision repasse au moment où je ne suis pas connu pour être un immense expansif. Mais là, j'étais extrêmement ému parce qu'on avait travaillé jour et nuit énormément. Et ce qui me frappe quand on revoit ces images, ce n'est pas seulement mon émotion, c'est l'émotion des ministres qui étaient dans la salle. Bon, les ministres, j'emploierai une formule assez triviale, ce n'est pas des poulets de l'année. Bon, et donc il y avait là le monde entier et ils sautaient de joie, ils s'embrassaient. Je vous rappelle mon collègue chinois, le ministier, qui embrassait toute la rangée. Pourquoi ? Un, parce qu'ils se rendaient compte que c'était historique. Ça faisait des années, des années qu'on essaie de lutter contre le dérèglement climatique. On n'y arrivait pas, donc c'était le premier accord. Et deux, parce qu'ils avaient, eux, beaucoup, beaucoup, beaucoup travaillé, puisqu'à présent, c'était impossible. Tout d'un coup, il y avait une fenêtre qui s'ouvrait. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »Vérifier à 0:45
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
« – Prenons cet exemple des gilets jaunes, c'est un très bon exemple, et merci de l'avoir pris. Bon, l'idée du gouvernement de l'époque n'était pas une idée stupide, consistant à dire, si on veut diminuer les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation de la voiture, il faut augmenter le coût. Mais, comme il n'y a eu aucun accompagnement social, tous les centaines de milliers de gens qui sont obligés de se servir de leur voiture, même s'ils sont écologistes, ils ont dit, vous êtes très gentils, mais moi, bon. Et donc, l'une des leçons qu'on doit tirer de ce qui s'est passé depuis dix ans, je suis bien placé comme le président de cette COP pour le dire, c'est qu'il n'y a pas d'action efficace s'il n'y a pas d'accompagnement social. C'est vrai pour un pays, mais c'est vrai aussi au niveau du monde. C'est-à-dire que nous, et l'Europe, nous sommes des pays relativement riches, malgré tous nos problèmes, mais l'Afrique, bon, l'Afrique, il y a dix ans, lorsque j'allais les voir, les présidents africains, ils me disaient, M. Fabius, on va vous aider, mais il va falloir nous donner des technologies et des financements. Aujourd'hui, si je revais les voir, ils me disent, ah ben, on n'a pas vu ça, et donc on a un peu de pétrole, on a un peu de gaz, on va l'utiliser. Donc vous voyez le problème. J'ajoute un élément, et je m'étonne que les responsables dans le monde, notamment en Europe, n'insistent pas à l'inventail là-dessus. Il y a un élément nouveau qui est intervenu, c'est la guerre russe contre les Ukrainiens. On a compris, enfin j'espère qu'on a compris, que si on continue à importer du gaz de la Russie, ou demain, des États-Unis, ou du pétrole, c'est notre indépendance qui est en jeu. Si on veut être indépendant, et si on veut garantir notre sécurité, il faut avoir un mix énergétique différent, c'est-à-dire utiliser les énergies nouvelles, utiliser le nucléaire, parce que si on dépend du gaz ou on dépend du pétrole, on n'a pas vraiment de sécurité. Et donc, à tous les arguments qui existaient déjà il y a dix ans pour agir, s'ajoute la nécessité d'assurer notre sécurité et notre indépendance, ce qui passe par un changement énergétique. »
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« Alors, si ça devient une loi, parce qu'il faut que ça devienne une loi, à ce moment-là, et s'il y a une saisine du Conseil constitutionnel, nous aurons à nous prononcer sur le fond. Parce que là, votre question est tout à fait pertinente. »
France Inter · Le Conseil constitutionnel n'est "pas là pour rendre des services politiques", estime Laurent FabiusVérifier à 8:07