Des petites économies faciles à faute de moyens, sur les comptes de la sécurité sociale ou en chèque énergie. Savez-vous combien cela va coûter à l'Etat en termes d'emplois, de savoir-faire et de compétences ?
Réponse à côtéMerci, madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, madame la députée Julie Lairnaud. Il se trouve qu'il y a quelques mois encore, j'étais sur ces bancs et nous avons travaillé ensemble sur les énergies renouvelables, sur l'énergie nucléaire et votre groupe a fait des pas importants en la matière. Et au fond, pourquoi je vous dis cela ? Je vous dis cela parce que je sais que face à la transition écologique, nous sommes capables de dépasser les clivages. Et donc nous sommes capables de regarder la réalité telle qu'elle est. Vous avez parlé, vous auriez pu parler de dette écologique. Vous auriez dû, je crois, aussi parler de dette financière. Car si nous ne sommes plus capables de…
« Merci, madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, madame la députée Julie Lairnaud. Il se trouve qu'il y a quelques mois encore, j'étais sur ces bancs et nous avons travaillé ensemble sur les énergies renouvelables, sur l'énergie nucléaire et votre groupe a fait des pas importants en la matière. Et au fond, pourquoi je vous dis cela ? Je vous dis cela parce que je sais que face à la transition écologique, nous sommes capables de dépasser les clivages. Et donc nous sommes capables de regarder la réalité telle qu'elle est. Vous avez parlé, vous auriez pu parler de dette écologique. Vous auriez dû, je crois, aussi parler de dette financière. Car si nous ne sommes plus capables de financer notre train de vie, comment financerons-nous nos investissements ? Comment financerons-nous les investissements que je partage avec vous sur les nouvelles infrastructures énergétiques, sur l'atténuation au changement climatique, mais aussi l'adaptation ? Un plan qui a été lancé par le prédécesseur d'Agnès Pannier-Runacher, Christophe Béchut, il y a quelques mois, et qui est un plan important. Comment, si nous ne sommes pas capables de financer notre État, financerons-nous les dépenses dont nous avons besoin demain ? C'est pour cela que le Premier ministre, dans sa déclaration de politique générale, a mis sur le même plan. La dette financière et la dette écologique. Parce que nous ne serons pas responsables écologiquement, si nous ne sommes pas responsables financièrement, si nous ne nous dégageons pas des marges de manœuvre financière et d'investissement pour l'avenir de nos compatriotes, pour l'avenir de l'écologie en France et sur toute la planète. Et puis, un dernier point, Madame la députée, à l'Assemblée, il s'agissait d'une fuite de canalisation. »
