Alors, vous considérez que les accords de Guyane, négociés en 2017, étaient insuffisants dès le départ. Faites un peu de pédagogie avec nous. Est-ce que vous pouvez nous situer le cadre de ces accords
Réponse partielleAlors, les accords de Guyane, vous savez, quand il y a des manifestations, des mouvements sociaux d'ampleur, c'était quand même 40 à 50 000 personnes qui étaient dans les rues. C'est un mouvement historique. On n'avait jamais vu ça en Guyane. Et voilà, il en est ressorti, ce qu'il en est ressorti. La problématique de fond, c'est que l'État doit restituer la totalité des terres. Parce qu'ils sont illégitimes, parce que c'est illégal. Maintenant, suite à ces accords, qui sont, je rappelle, au journal officiel, l'État n'a pas réglé les problèmes, y compris dans le cadre des accords de Guyane. Je rappelle, les 400 000 hectares qui devraient être restitués au peuple autochtone, rien n'est fait a…
« Maintenant, suite à ces accords, qui sont, je rappelle, au journal officiel, l'État n'a pas réglé les problèmes, y compris dans le cadre des accords de Guyane. Je rappelle, les 400 000 hectares qui devraient être restitués au peuple autochtone, rien n'est fait aujourd'hui. Les 250 000 hectares aux collectivités, rien n'est fait aujourd'hui. Et les 20 000 hectares aux agriculteurs, là encore, rien n'est fait. Et vous savez, l'État a les moyens de jouer, en fait. Vous savez comment l'administration fonctionne. C'est une administration qui est très jacobine. Nous avons des gouvernements aussi, des personnes, des politiques, qui sont très jacobins dans leur façon de penser. Tout est décidé à Paris. Et cette façon de détenir et de verrouiller le pays, je vous l'expliquais, moi, je ramène ça au postulat de départ, c'est-à-dire, la France veut-elle vraiment développer ce territoire ? »
