Est-ce qu'on doit envoyer des chars en Roumanie, encore plus ?
Réponse à côtéTrès clairement, à minima, présence sur l'ensemble du front est de l'OTAN. La menace du nucléaire, évidemment pas. Le nucléaire est une arme de dissuasion, le nucléaire n'est pas une arme d'emploi. On a aujourd'hui deux puissances... Enfin, l'OTAN avec des puissances dotées et la Russie qui sont des puissances nucléaires, hors de question de faire joujou avec le feu nucléaire. Moins on en parle, mieux c'est. Et quand M. Poutine en parle, ne l'écoutons pas. Il connaît la guerre ramère nucléaire, héritée de la guerre froide. Il ne veut pas faire jouer ça, je n'y crois pas du tout. En revanche, ça ne me choquerait pas que l'on dise qu'il y a une ligne rouge conventionnelle, mais ça ne peut êtr…
« Très clairement, à minima, présence sur l'ensemble du front est de l'OTAN. La menace du nucléaire, évidemment pas. Le nucléaire est une arme de dissuasion, le nucléaire n'est pas une arme d'emploi. On a aujourd'hui deux puissances... Enfin, l'OTAN avec des puissances dotées et la Russie qui sont des puissances nucléaires, hors de question de faire joujou avec le feu nucléaire. Moins on en parle, mieux c'est. Et quand M. Poutine en parle, ne l'écoutons pas. Il connaît la guerre ramère nucléaire, héritée de la guerre froide. Il ne veut pas faire jouer ça, je n'y crois pas du tout. En revanche, ça ne me choquerait pas que l'on dise qu'il y a une ligne rouge conventionnelle, mais ça ne peut être fait qu'en coalition, avec l'ensemble des pays de l'OTAN, et mettons une ligne rouge sur le Niestre, par exemple, avec des forces de l'OTAN qui sont là en sanctuarisation. Je pense qu'il ne faut pas se l'interdire. La grande inquiétude, ce sont les élections américaines. Tendance isolationniste, risque d'élection de Trump. Et si l'Europe est toute seule, on est confronté à un défi majeur, c'est que depuis des années, on a encaissé béatement les dividendes de la paix. Si on ne remonte pas notre effort de défense, l'OTAN essaye péniblement d'arriver à 2%, à moins de 3 ou 4%, on ne peut pas faire face. Et à très court terme, c'est compliqué. Donc l'élection de Trump est à la fois un choc, c'est aussi le moment de faire preuve de responsabilité. »
