Est-ce que c'est un slogan ?
Réponse à côtéIl faut distinguer entre l'opérationnel et l'industriel. Politiquement, les nations européennes doivent assurer elles-mêmes leur défense en coopérant, c'est une évidence. Aujourd'hui, il y a une structure qui existe, qui s'appelle l'OTAN. Cette structure-là, les Européens doivent l'investir de plus en plus, c'est le pilier européen de l'OTAN. Est-ce qu'après cela, il faut aller plus loin en créant une défense européenne ? Ça ne fonctionne pas. Les traités de l'Union européenne, ce sont les États. La Commission européenne n'a pas de compétences en la matière. Le seul domaine dans lequel elle doit jouer, c'est dans le soutien à l'industrie de défense européenne. Aujourd'hui, nos partenaires e…
« Il faut distinguer entre l'opérationnel et l'industriel. Politiquement, les nations européennes doivent assurer elles-mêmes leur défense en coopérant, c'est une évidence. Aujourd'hui, il y a une structure qui existe, qui s'appelle l'OTAN. Cette structure-là, les Européens doivent l'investir de plus en plus, c'est le pilier européen de l'OTAN. Est-ce qu'après cela, il faut aller plus loin en créant une défense européenne ? Ça ne fonctionne pas. Les traités de l'Union européenne, ce sont les États. La Commission européenne n'a pas de compétences en la matière. Le seul domaine dans lequel elle doit jouer, c'est dans le soutien à l'industrie de défense européenne. Aujourd'hui, nos partenaires européens commencent à se rendre compte qu'on ne peut pas se fier à l'allié américain. Ça résulte du président Trump, mais pas que. Ça résulte aussi du shift vers l'Asie lancé dès le président Obama. Aujourd'hui, nous, Européens, nous savons que nous pouvons être seuls. Et là, ce qu'on a vu avec cette coalition des volontaires, c'est bien des nations européennes, avec leurs propres armées. Et on le voyait avec les uniformes chamarrés de toutes les armées européennes qui étaient là, qui se sont mis d'accord pour organiser un État majeur commun pour, dans l'hypothèse où il y aurait un cessez-le-feu en Ukraine, très hypothétique pour le moment, être en mesure d'envoyer là-bas une force de stabilisation. Mais en tout cas, ça a été fait, et c'est la France et le Royaume-Uni qui sont leaders là-dessus. Et je crois qu'on ne peut que s'en féliciter. Je crois vraiment que c'est un moment fondateur. »
