Jean Dumontet — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
6 juin 2022 au 6 juin 2022
Questions
15
Entretiens
1
Sources
1
Heures analysées
0,8 h
Répartition sur 15 questions évaluables
Réponse directe
14
Réponse partielle
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 15 sur 15
Question 1La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Comment on fait en sorte que, justement, par exemple, le pass culture, ce ne soit pas juste un chèque pour aller acheter des livres ou autre chose ?
Réponse partielle
Alors, pendant la campagne, je disais beaucoup plus que ça. Je disais que le pass culture, c'était quelque chose de révolutionnaire. Le pass culture, on a eu la chance de le mettre en place progressivement. On a eu la chance de le faire piloter par une équipe très autonome, très libre, pour créer des modalités très originales et faire en sorte qu'enfin, les jeunes puissent se saisir de la culture. On a parlé de la création. On a dit à quel point, depuis 60 ans, c'était vraiment le marqueur de la politique publique, c'était la création. C'est-à-dire qu'on s'est intéressé en permanence et on a eu raison à l'offre. C'était très important. On s'est intéressé à créer un maillage territorial qui…
« question de la diffusion et on se dit que depuis 20 ans, rien n'a changé. Il manquait une pierre à cet édifice, il manquait un rouage, il manquait une brique et cette brique, c'est le pass culturel parce que le pass culture, il va permettre à des jeunes qui aujourd'hui sont absents des salles, sont absents des lieux, sont absents du monde de la culture. Je schématise, mais c'est une réalité. Il va permettre à ces jeunes d'être sensibilisés et il y a eu une montée en puissance du pass culture tout au long du précédent quinquennat et aujourd'hui, avec la mise en place du pass culture à partir de la quatrième déjà depuis janvier 2022 avec le pass culture collectif, les enseignants peuvent s'en saisir et les enseignants peuvent utiliser et là, le rôle de médiateur est essentiel, les enseignants peuvent l'utiliser pour effectuer des sorties scolaires supplémentaires et pour sensibiliser les jeunes parce qu'on attirera les jeunes exclusivement en les émerveillant. On les attirera parce qu'on saura créer du désir et jusqu'à présent, on n'était pas dans leur spectre. Aujourd'hui, avec le pass culture qui est un outil moderne sur leur téléphone parce que tout le monde a un téléphone aujourd'hui, il y a l'application pass culture et c'est un premier pas pour découvrir et goûter à la culture. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Contre-arguments traités6 juin 2022 au 6 juin 2022 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, je ne perçois pas du tout au quotidien dans les salles que je vois pleines, je ne vois pas du tout ce ressenti et ce décalage, si vous voulez. En revanche, il y a une musique générale anti-élite que je trouve particulièrement inquiétante parce qu'elle touche les artistes, mais elle touche aussi les politiques, elle touche les journalistes, elle touche les sachants, elle touche les scientifiques, elle touche les médecins et ça, ce n'est pas satisfaisant. Une société qui ne sait pas reconnaître la valeur et les vertus de ceux qui savent est une société assez inquiétante et c'est une forme de populisme que je trouve assez atterrente. J'ai trouvé atterrant que lors du débat du second tour entre Mme Le Pen et le président Macron, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 30:22
Question 2La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Ça c'est l'objet effectivement d'un rapport de la Cour des Comptes, qui est sorti la semaine dernière, et dont nous parlerons après le journal Jean-Marc Dumonté. Une dernière chose, parce que vous parlez de votre passion, de la richesse, de l'expérience de la salle plus précisément, dernière question avant le journal, vous, je ne vais pas vous demander votre parcours professionnel, mais le fait est que vous n'avez pas du tout commencé dans le théâtre, vous avez fait beaucoup de choses avant, vous êtes un entrepreneur d'abord et avant tout, vous l'assumez, y compris quand il s'agit justement de faire du théâtre. Néanmoins, pourquoi le théâtre ?
Réponse directe
Parce que ce sont des aventures extraordinaires, parce que vous partez d'une page blanche, et six mois après, c'est une réalité. Et entrepreneur, c'est être un aventurier, c'est savoir saisir des défis, et là, en plus, on est ému. Et je trouve que c'est, au fond, c'est rejoindre deux enthousiasmes chez moi, l'aventure et l'émotion.
« Parce que ce sont des aventures extraordinaires, parce que vous partez d'une page blanche, et six mois après, c'est une réalité. Et entrepreneur, c'est être un aventurier, c'est savoir saisir des défis, et là, en plus, on est ému. Et je trouve que c'est, au fond, c'est rejoindre deux enthousiasmes chez moi, l'aventure et l'émotion. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 16:55
Question 3La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Et vous assumez complètement le fait, justement, d'être un entrepreneur dans le théâtre ?
Réponse directe
Mais non seulement je l'assume, mais je le revendique, parce que je pense que quand vous avez cité le spectacle Chatouille, quand je m'investis autour de Chatouille, mais parce que j'ai l'honneur, l'honneur absolu de pouvoir défendre ce spectacle, et de défendre une artiste aussi belle qu'Andréa Besson, quand j'ai l'honneur de pouvoir servir un spectacle comme ça, il est heureux que j'ai les moyens de le défendre. Donc d'être un entrepreneur privé, donc d'avoir gagné de l'argent. 7h09, les matins de France Culture, Chloé Candrelin. Alors, d'abord merci, parce que grâce à vous, j'ai lu ce rapport de la Cour des comptes qui fait 109 pages, donc ça a été ma lecture d'hier. Il est très intéress…
« Mais non seulement je l'assume, mais je le revendique, parce que je pense que quand vous avez cité le spectacle Chatouille, quand je m'investis autour de Chatouille, mais parce que j'ai l'honneur, l'honneur absolu de pouvoir défendre ce spectacle, et de défendre une artiste aussi belle qu'Andréa Besson, quand j'ai l'honneur de pouvoir servir un spectacle comme ça, il est heureux que j'ai les moyens de le défendre. Donc d'être un entrepreneur privé, donc d'avoir gagné de l'argent. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 17:26
Question 4La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
On voit ce qu'il en est pour le cinéma Jean-Marc Dumonté. Le cinéma, objectivement, il y a une baisse de fréquentation. 20%, 20-25%. Voilà. Ce qui est étonnant, ce qui peut en tout cas être questionné, c'est que l'on envisage beaucoup plus facilement pour le cinéma une cause qui viendrait d'un changement d'habitude lié à l'espace occupé par les plateformes et qui a pu être accéléré par la pandémie et par les fermetures. Ce changement d'habitude ne menace-t-il pas ou en tout cas ne concerne-t-il pas aussi le théâtre ?
Réponse directe
Alors, je suis au regret de vous dire que je demeure optimiste parce que... Mais ce n'est pas un reproche. L'expérience, non mais ce n'est pas du tout un reproche, mais l'expérience que nous proposons, elle est unique. Ce sont des moments uniques. Il n'y a pas une représentation qui soit la même que la précédente. Donc, ce moment unique, le public, il aura tout... Ça fait des milliers d'années que le théâtre existe. Donc, le public, il a envie de la partager, de la vivre, de vibrer parce qu'il y a des émotions dans le spectacle vivant. Ça s'appelle le spectacle vivant que vous ne retrouvez pas ailleurs. Alors que le cinéma puisse être concurrencé par des plateformes, sans doute, sans doute…
« Alors, je suis au regret de vous dire que je demeure optimiste parce que... Mais ce n'est pas un reproche. L'expérience, non mais ce n'est pas du tout un reproche, mais l'expérience que nous proposons, elle est unique. Ce sont des moments uniques. Il n'y a pas une représentation qui soit la même que la précédente. Donc, ce moment unique, le public, il aura tout... Ça fait des milliers d'années que le théâtre existe. Donc, le public, il a envie de la partager, de la vivre, de vibrer parce qu'il y a des émotions dans le spectacle vivant. Ça s'appelle le spectacle vivant que vous ne retrouvez pas ailleurs. Alors que le cinéma puisse être concurrencé par des plateformes, sans doute, sans doute parce qu'on voit la multiplication des œuvres. Et on voit d'ailleurs qu'au cinéma, il y a eu beaucoup, beaucoup de tournages qui se sont opérés, y compris pendant la pandémie. Donc, il y a eu un petit phénomène d'embouteillage qui est en train d'être résorbé. Et on a besoin au cinéma, parce que beaucoup de diffuseurs, de producteurs, ont un peu attendu avant de diffuser leurs œuvres fortes. Mais on a besoin d'un effet plus systématique autour de gros blockbusters. Au cinéma, on le voit. On le voit avec des gros blockbusters américains qui, tout à coup, remplissent la salle. Et comme on a un système assez vertueux en France, on a besoin de ces blockbusters américains pour financer notre cinéma. Donc, c'est une très bonne chose parce que ça fait revenir dans les salles des gens qui ne viennent pas. Ce n'est pas le cas tout à fait au théâtre. Ce n'est pas le cas tout à fait au théâtre. Parce que, comme je vous le disais, notre expérience, elle est unique. Donc, on n'est pas concurrencé par une plateforme. Parce que ce qu'on voit sur scène, on ne le voit nulle part ailleurs. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 6:04
Question 5La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Il faut que ça revienne ou est-ce qu'il y a tout de même peut-être quelque chose d'un peu plus profond que ça ?
Réponse directe
Non, c'est une question de temps. Nous avons la chance d'exercer un métier qui est fondé sur le plaisir et sur le désir. Et quand vous savez susciter de l'enthousiasme auprès du public, il est là. Allez à la comédie française. Allez voir ce formidable avare. C'est plein, les gens s'y précipitent. Allez voir Berlin Berlin qui a eu un Molière. Allez voir comme il vous plaira qu'il y a eu 4 Molières. Les salles sont combles. Il faut juste qu'on rencontre notre public. C'est plus compliqué parce que très longtemps, on s'est posé la question si les salles étaient ouvertes, si les jauges étaient présentes, si les conditions étaient réunies pour aller fréquenter les théâtres. Maintenant, on sait q…
« Non, c'est une question de temps. Nous avons la chance d'exercer un métier qui est fondé sur le plaisir et sur le désir. Et quand vous savez susciter de l'enthousiasme auprès du public, il est là. Allez à la comédie française. Allez voir ce formidable avare. C'est plein, les gens s'y précipitent. Allez voir Berlin Berlin qui a eu un Molière. Allez voir comme il vous plaira qu'il y a eu 4 Molières. Les salles sont combles. Il faut juste qu'on rencontre notre public. C'est plus compliqué parce que très longtemps, on s'est posé la question si les salles étaient ouvertes, si les jauges étaient présentes, si les conditions étaient réunies pour aller fréquenter les théâtres. Maintenant, on sait que, évidemment, c'est sûr. Évidemment, il n'y a plus aucune jauge. Et quand il y a des spectacles qui suscitent le désir, ils sont pleins. Donc, je n'ai aucune inquiétude sur du moyen ou du long terme. Le public revient parce que l'expérience qu'on propose, elle est totalement unique. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 4:06Voir 1 autre passage
« Je vous parlais de Berlin Berlin, avec Maxime Dabouville qui a eu le Molière, mais qui n'est pas parmi les comédiens les plus connus. Ça fait le plein. Ça fait le plein. Donc, ça, c'est un motif vraiment d'enthousiasme pour nous parce que ça veut dire que ça redémarre. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 5:05
Question 6La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Est-ce que, justement, vous, vous disiez pendant la campagne le pass culture, c'est bien, mais il faut que ce soit un début de quelque chose, susciter un appétit, une habitude, justement, un goût pour tout ça. Comment on fait ça ?
Réponse directe
Alors, pendant la campagne, je disais beaucoup plus que ça. Je disais que le pass culture, c'était quelque chose de révolutionnaire. Le pass culture, on a eu la chance de le mettre en place progressivement. On a eu la chance de le faire piloter par une équipe très autonome, très libre, pour créer des modalités très originales et faire en sorte qu'enfin, les jeunes puissent se saisir de la culture. On a parlé de la création. On a dit à quel point, depuis 60 ans, c'était vraiment le marqueur de la politique publique, c'était la création. C'est-à-dire qu'on s'est intéressé en permanence et on a eu raison à l'offre. C'était très important. On s'est intéressé à créer un maillage territorial qui…
« question de la diffusion et on se dit que depuis 20 ans, rien n'a changé. Il manquait une pierre à cet édifice, il manquait un rouage, il manquait une brique et cette brique, c'est le pass culturel parce que le pass culture, il va permettre à des jeunes qui aujourd'hui sont absents des salles, sont absents des lieux, sont absents du monde de la culture. Je schématise, mais c'est une réalité. Il va permettre à ces jeunes d'être sensibilisés et il y a eu une montée en puissance du pass culture tout au long du précédent quinquennat et aujourd'hui, avec la mise en place du pass culture à partir de la quatrième déjà depuis janvier 2022 avec le pass culture collectif, les enseignants peuvent s'en saisir et les enseignants peuvent utiliser et là, le rôle de médiateur est essentiel, les enseignants peuvent l'utiliser pour effectuer des sorties scolaires supplémentaires et pour sensibiliser les jeunes parce qu'on attirera les jeunes exclusivement en les émerveillant. On les attirera parce qu'on saura créer du désir et jusqu'à présent, on n'était pas dans leur spectre. Aujourd'hui, avec le pass culture qui est un outil moderne sur leur téléphone parce que tout le monde a un téléphone aujourd'hui, il y a l'application pass culture et c'est un premier pas pour découvrir et goûter à la culture. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 30:22
Question 7La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Alors, ça ne sont pas les chiffres d'il y a trois ans, ça c'est sûr. Selon l'Association pour le soutien du théâtre privé, la fréquentation lors du premier trimestre 2022 est en retrait de 44% par rapport à la même période de 2019. Mi-mai, une grande campagne de communication baptisée « Retrouvons-nous » a été lancée par les professionnels du spectacle vivant, aussi bien la SACEM que le Centre National de la Musique, la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, le Syndicat National du Théâtre Privé, le Syndicat des Musiques Actuelles. Cela veut bien dire tout de même, Jean-Marc Dumonté, qu'il y a une préoccupation. Donc, est-ce que selon vous, c'est juste une question de temps ?
Réponse directe
Non, c'est une question de temps. Nous avons la chance d'exercer un métier qui est fondé sur le plaisir et sur le désir. Et quand vous savez susciter de l'enthousiasme auprès du public, il est là. Allez à la comédie française. Allez voir ce formidable avare. C'est plein, les gens s'y précipitent. Allez voir Berlin Berlin qui a eu un Molière. Allez voir comme il vous plaira qu'il y a eu 4 Molières. Les salles sont combles. Il faut juste qu'on rencontre notre public. C'est plus compliqué parce que très longtemps, on s'est posé la question si les salles étaient ouvertes, si les jauges étaient présentes, si les conditions étaient réunies pour aller fréquenter les théâtres. Maintenant, on sait q…
« Non, c'est une question de temps. Nous avons la chance d'exercer un métier qui est fondé sur le plaisir et sur le désir. Et quand vous savez susciter de l'enthousiasme auprès du public, il est là. Allez à la comédie française. Allez voir ce formidable avare. C'est plein, les gens s'y précipitent. Allez voir Berlin Berlin qui a eu un Molière. Allez voir comme il vous plaira qu'il y a eu 4 Molières. Les salles sont combles. Il faut juste qu'on rencontre notre public. C'est plus compliqué parce que très longtemps, on s'est posé la question si les salles étaient ouvertes, si les jauges étaient présentes, si les conditions étaient réunies pour aller fréquenter les théâtres. Maintenant, on sait que, évidemment, c'est sûr. Évidemment, il n'y a plus aucune jauge. Et quand il y a des spectacles qui suscitent le désir, ils sont pleins. Donc, je n'ai aucune inquiétude sur du moyen ou du long terme. Le public revient parce que l'expérience qu'on propose, elle est totalement unique. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 4:06
Question 8La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Avant de poursuivre, j'aimerais qu'on s'arrête un petit peu, Jean-Marc Dumonté, sur ce que vous dites sur les rapports entre théâtre privé et théâtre public. J'ai lu que vous disiez que la pandémie et les difficultés qu'elle avait causées avaient quelque part contribué à vous rapprocher, puisque vous avez vécu dans une certaine mesure des difficultés communes. J'ai lu aussi que vous parliez de deux versants complémentaires, avec des passerelles qui se multiplient. Est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu ça ?
Réponse directe
J'ai repris les Molières en 2014, les Molières qui n'existaient plus depuis deux ans. Et à ce moment-là, je me suis rendu compte à quel point c'était artificiel, cette césure entre le théâtre public et le théâtre privé. Parce que quand le rideau se lève, le public ne se pose pas la question, c'est du public, c'est du privé. Le public a envie d'être émerveillé, il a envie d'être ému, il a envie d'être touché, il a envie de rire, il a envie de se divertir, il a envie de penser et de réfléchir. Mais il ne se pose pas la question, je suis dans un théâtre public, je suis dans un théâtre privé. Les ressorts sont les mêmes pour le public, on doit le toucher, on doit saisir ses émotions. Je me suis…
« Et à ce moment-là, je me suis rendu compte à quel point c'était artificiel, cette césure entre le théâtre public et le théâtre privé. Parce que quand le rideau se lève, le public ne se pose pas la question, c'est du public, c'est du privé. Le public a envie d'être émerveillé, il a envie d'être ému, il a envie d'être touché, il a envie de rire, il a envie de se divertir, il a envie de penser et de réfléchir. Mais il ne se pose pas la question, je suis dans un théâtre public, je suis dans un théâtre privé. Les ressorts sont les mêmes pour le public, on doit le toucher, on doit saisir ses émotions. Je me suis rendu compte de ça, et je n'aime pas l'idée d'une famille. Il y aurait une famille du public, une famille du privé. Et je me suis rendu compte que beaucoup d'acteurs faisaient des ponts. Vous avez cité Isabelle Carré. Isabelle Carré, régulièrement, elle fait un tour dans le privé, elle fait un tour dans le public. Jacques Weber, qu'on a honoré avec un Molière d'honneur, il fait un tour dans le public, un tour dans le privé. Et c'est ce qui font d'ailleurs que leurs expériences sont beaucoup plus riches, sans doute parce qu'ils ne sont pas dans des réflexes, ou des routines qu'on peut avoir dans l'un ou l'autre des théâtres. Je pense que cette césure est artificielle, et que plus on se croise, et les Molières sont une occasion par exemple de se croiser, plus on se croise, plus on se découvre, et plus on a envie de travailler ensemble. Ma plus grande frustration sur l'épidémie, une de mes plus grandes, c'est qu'on devait accueillir au Théâtre Libre les fourbories de Scapin mis en scène par Podalides de la Comédie Française. Ce qui était une chance inouïe pour nous, inouïe, Théâtre privé d'accueillir la Comédie Française, hors les murs, ça devait démarrer le 14 mars 2020. Le décor était installé, les trappes avaient été opérées, on n'aura jamais pu jouer ce spectacle. Ça a été une de mes plus grandes frustrations, parce que ce rapprochement de nos théâtres est quelque chose de très important, parce qu'il y a, et on en parlera peut-être, il y a dans ce pays un soutien, une aide à la création extraordinaire, qui irrigue beaucoup le secteur public, le secteur public qui est extrêmement créatif, qui malheureusement n'a pas forcément les moyens de diffuser ses œuvres, et nous pouvons venir en rappel de ses créations, et je pense qu'on a tout intérêt, parce que notre métier, je le rappelle, est un métier d'émerveillement, donc de création, nous avons tout intérêt à aller saisir ce qu'il y a de meilleur chez chacun, pour essayer de satisfaire les publics, et de continuer à émerveiller les publics. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 13:57
Question 9La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
La culture en tout cas qui n'est évidemment pas une bulle. Je le rappelais, vous êtes président des Molières. En amont de la 33ème cérémonie qu'il y a eu il y a une semaine, il y a eu une polémique autour de la prise de parole du collectif MeToo Théâtre. Vous êtes déjà exprimé sur le sujet. Je rappelle, vous les aviez conviés. Le texte que deux membres du collectif devaient lire ne correspondait pas avait vous dit à ce sur quoi vous vous étiez entendus. Elles n'ont pas voulu le modifier donc elles ne sont pas venues. Il y a eu un rassemblement à l'extérieur et à l'intérieur tout de même plusieurs prises de parole sur le sujet. Comment voyez-vous évoluer les choses dans ce domaine ?
Réponse directe
Moi j'encourage toutes ces prises de parole. C'est à mon initiative que j'avais sollicité MeToo Théâtre pour qu'il vienne dans la cérémonie des Molières et il m'avait suggéré cette prise de parole autour de la demande qui est des référents harcèlement dans tous les lieux de théâtre et je trouvais ça excellent et j'avais demandé et ils étaient entièrement d'accord que ce moment-là ne soit pas un moment ad nominem pour régler des cas personnels. C'était ça notre accord. Avant les répétitions puisque nous répétons entièrement à la cérémonie des Molières dire que tous les remettants répètent et tous les intervenants répètent le texte nous est arrivé qui était d'abord une mise en cause ad nomine…
« Moi j'encourage toutes ces prises de parole. C'est à mon initiative que j'avais sollicité MeToo Théâtre pour qu'il vienne dans la cérémonie des Molières et il m'avait suggéré cette prise de parole autour de la demande qui est des référents harcèlement dans tous les lieux de théâtre et je trouvais ça excellent et j'avais demandé et ils étaient entièrement d'accord que ce moment-là ne soit pas un moment ad nominem pour régler des cas personnels. C'était ça notre accord. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 40:10Voir 2 autres passages
« Avant les répétitions puisque nous répétons entièrement à la cérémonie des Molières dire que tous les remettants répètent et tous les intervenants répètent le texte nous est arrivé qui était d'abord une mise en cause ad nominem qui était une deuxième chose en souligné qu'il y avait des violeurs des accusés violeurs dans la salle non non mais pardon c'est très important c'est très important donc je vraiment j'ai contesté cette façon d'aborder les choses et j'ai contesté surtout le fait que les solutions qu'on devait préconiser n'étaient pas apportées et donc j'ai demandé à d'autres personnes de porter cette parole parce que toutes les prises de parole qu'il y a eu pendant la cérémonie de Molière y compris celle de la fa portée par Nathalie Mann ce sont des prises de parole que j'ai suscité et sollicité parce que je pense je chéris absolument ce combat et je pense que face aux paroles des femmes je ne crois pas un instant que les paroles se libèrent je crois qu'enfin et c'est le livre de Joa Foyce je crois enfin que les paroles sont entendues jusqu'à présent les femmes ou les victimes parlaient elles n'étaient jamais entendues je souhaite qu'elles puissent être entendues et pour être entendues je crois que dans tous nos lieux dans tous les lieux mais dans toutes les entreprises d'ailleurs mais dans tous nos lieux de théâtre la présence de référents permettra à la parole enfin d'être entendue aux preuves d'être réunies et à la justice de faire son travail parce que je crois en deux choses et je chéris deux choses absolument c'est évidemment le respect de chacun et le respect des plaignants pour qu'enfin ils ou elles soient entendues et que les procédures aillent à leur terme et des procédures étayées parce qu'on peut réunir les preuves et deuxième chose je chéris évidemment la présomption d'innocence qui est la base de l'état de droit donc on peut chérir les deux choses et je regrette que les collectifs parfois souhaitent simplement mettre des têtes au bout de leur pic et non pas faire progresser la cause qu'ils défendent cette cause est noble il faut maintenant rentrer dans une phase où on apporte des solutions et des préconisations il faut entendre la parole des plaignants jusqu'à présent on ne l'entendait pas et c'est ce que nous avons dit avec force à plusieurs reprises pendant la cérémonie des Molières avec mon total aval puisque quand MeToo Théâtre n'a plus voulu criant à la censure sans m'alerter pardon parce que je les ai appelés pour leur dire ça ne me convient pas ils devaient me rappeler dix minutes plus tard ils ont préféré faire un communiqué c'est pas grave on a parlé de cette cause pendant la cérémonie des Molières c'était ça le plus important c'est pas la polémique c'est qu'on a parlé on a parlé et on a avancé des solutions »
Question 10La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Jean-Marc Dumonté, vous parliez du billet politique de Frédéric Saïs qui tout à l'heure parlait de ce Conseil national de la refondation qu'Emmanuel Macron souhaite mettre en place après les élections législatives. dans son interview à la presse régionale, il évoque Emmanuel Macron l'écologie, la santé, les retraites. Est-ce que la culture aurait elle aussi besoin, alors pas forcément dans ce Conseil, dans ce futur Conseil, mais aurait elle aussi besoin d'être refondée ?
Réponse directe
Je ne crois pas qu'elle a besoin d'être refondée. La culture, elle doit savoir faire face aux grands défis qui sont les nôtres aujourd'hui parce que le numérique vient tout bouleverser. On a parlé des plateformes et la culture, je pense que c'est à un moment où la société française est de plus en plus atomisée, je crois que le sport et la culture font partie de ces liens et de ce commun et c'est en ça que c'est important parce que ça permet de se retrouver non pas exclusivement pour vibrer en salle, je ne pense pas si vous voulez que si on va voir Top Gun, on vibre avec d'autres spectateurs parce qu'on ne partage pas avec eux. En revanche, on crée du commun et puis quand on va voir des film…
« Je ne crois pas qu'elle a besoin d'être refondée. La culture, elle doit savoir faire face aux grands défis qui sont les nôtres aujourd'hui parce que le numérique vient tout bouleverser. On a parlé des plateformes et la culture, je pense que c'est à un moment où la société française est de plus en plus atomisée, je crois que le sport et la culture font partie de ces liens et de ce commun et c'est en ça que c'est important parce que ça permet de se retrouver non pas exclusivement pour vibrer en salle, je ne pense pas si vous voulez que si on va voir Top Gun, on vibre avec d'autres spectateurs parce qu'on ne partage pas avec eux. En revanche, on crée du commun et puis quand on va voir des films français, on crée du commun. On crée du commun autour d'œuvres françaises et c'est ça qui est important et c'est ça qui va au bout d'un moment, j'espère en tout cas, faire qu'on saura mieux vivre ensemble et de façon plus apaisée. Moi, je suis, j'ai ouvert les professions de foi des candidats pour les législatives, je suis sidéré. Je ne vis pas dans le même pays. Je ne vis pas dans le même pays. J'ai l'impression qu'on a un pays très fracturé et ce n'est pas ce que je sens au quotidien. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 36:07
Question 11La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Parce qu'après tout, justement, comment réussir à rappeler, à faire comprendre qu'il y a là une expérience différente de celle des écrans qui mérite que l'on sorte de chez soi, que l'on paye une place, que l'on se déplace pour aller au spectacle ?
Réponse directe
Alors, je suis au regret de vous dire que je demeure optimiste parce que... Mais ce n'est pas un reproche. L'expérience, non mais ce n'est pas du tout un reproche, mais l'expérience que nous proposons, elle est unique. Ce sont des moments uniques. Il n'y a pas une représentation qui soit la même que la précédente. Donc, ce moment unique, le public, il aura tout... Ça fait des milliers d'années que le théâtre existe. Donc, le public, il a envie de la partager, de la vivre, de vibrer parce qu'il y a des émotions dans le spectacle vivant. Ça s'appelle le spectacle vivant que vous ne retrouvez pas ailleurs. Alors que le cinéma puisse être concurrencé par des plateformes, sans doute, sans doute…
« Alors, je suis au regret de vous dire que je demeure optimiste parce que... Mais ce n'est pas un reproche. L'expérience, non mais ce n'est pas du tout un reproche, mais l'expérience que nous proposons, elle est unique. Ce sont des moments uniques. Il n'y a pas une représentation qui soit la même que la précédente. Donc, ce moment unique, le public, il aura tout... Ça fait des milliers d'années que le théâtre existe. Donc, le public, il a envie de la partager, de la vivre, de vibrer parce qu'il y a des émotions dans le spectacle vivant. Ça s'appelle le spectacle vivant que vous ne retrouvez pas ailleurs. Alors que le cinéma puisse être concurrencé par des plateformes, sans doute, sans doute parce qu'on voit la multiplication des œuvres. Et on voit d'ailleurs qu'au cinéma, il y a eu beaucoup, beaucoup de tournages qui se sont opérés, y compris pendant la pandémie. Donc, il y a eu un petit phénomène d'embouteillage qui est en train d'être résorbé. Et on a besoin au cinéma, parce que beaucoup de diffuseurs, de producteurs, ont un peu attendu avant de diffuser leurs œuvres fortes. Mais on a besoin d'un effet plus systématique autour de gros blockbusters. Au cinéma, on le voit. On le voit avec des gros blockbusters américains qui, tout à coup, remplissent la salle. Et comme on a un système assez vertueux en France, on a besoin de ces blockbusters américains pour financer notre cinéma. Donc, c'est une très bonne chose parce que ça fait revenir dans les salles des gens qui ne viennent pas. Ce n'est pas le cas tout à fait au théâtre. Ce n'est pas le cas tout à fait au théâtre. Parce que, comme je vous le disais, notre expérience, elle est unique. Donc, on n'est pas concurrencé par une plateforme. Parce que ce qu'on voit sur scène, on ne le voit nulle part ailleurs. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 6:04
Question 12La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé dans la presse régionale samedi vouloir créer, après les élections législatives, un Conseil national de la refondation sur l'écologie, le pouvoir d'achat, la santé ou les institutions, nous nous demandons ce matin si la culture a, elle aussi, besoin d'être refondée. Bonjour Jean-Marc Dumonté. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes producteur d'artistes, d'humoristes, de spectacles, propriétaire de six théâtres à Paris, le Théâtre Antoine, le Théâtre Libre, Bobineau, Le Point Virgule, Le Grand Point Virgule et Le Sentier des Halles. Vous produisez aussi le festival Paroles Citoyennes dont la dernière édition a eu lieu en mars-avril et le festival d'humour de Paris qui se tiendra du 15 au 30 juin, ce sera la 7e édition. Vous êtes également président des Molières dont la 33e cérémonie a eu lieu il y a quelques jours. Et vous avez été référent culture d'Emmanuel Macron lors de la dernière campagne présidentielle. Avec vous ce matin, nous allons donc parler de théâtre, de spectacle vivant, de fréquentation, de création, de diffusion, de démocratisation culturelle et de la nouvelle ministre de la Culture, Rima Abdulmalak, et des chantiers qu'elle a devant elle. En tant que producteur et propriétaire de théâtre, Jean-Marc Dumonté, vous avez, durant la crise sanitaire, y compris dans les moments les plus critiques, lorsque théâtre, cinéma, salle de concert, musée étaient fermés, dit qu'il fallait regarder devant. C'est une catastrophe, mais ça ne sert à rien de se plaindre toute la journée, disiez-vous. Il faut se projeter vers la suite. La suite, nous y sommes. Depuis plusieurs mois, il n'y a plus de restrictions dans tous ces lieux. Comment regardez-vous la situation telle qu'elle est aujourd'hui ?
Réponse directe
Avec enthousiasme et optimisme. On a un redémarrage, évidemment, qui est progressif. On n'allait pas tout de suite avoir des salles combles, parce que dans notre métier, il faut d'abord avoir des spectacles. Et avoir des spectacles, ça prend du temps. Ça prend du temps pour constituer des équipes artistiques, ça prend du temps pour les réunir et pour travailler, pour élaborer les meilleurs spectacles possibles. Et puis, ça prend du temps pour les commercialiser. Donc, à partir du moment où nous avions beaucoup d'incertitudes, c'était difficile de réunir des équipes artistiques et difficile de se projeter et d'avoir de nouveaux spectacles à proposer au public. Mais maintenant, on est rentré…
« Avec enthousiasme et optimisme. On a un redémarrage, évidemment, qui est progressif. On n'allait pas tout de suite avoir des salles combles, parce que dans notre métier, il faut d'abord avoir des spectacles. Et avoir des spectacles, ça prend du temps. Ça prend du temps pour constituer des équipes artistiques, ça prend du temps pour les réunir et pour travailler, pour élaborer les meilleurs spectacles possibles. Et puis, ça prend du temps pour les commercialiser. Donc, à partir du moment où nous avions beaucoup d'incertitudes, c'était difficile de réunir des équipes artistiques et difficile de se projeter et d'avoir de nouveaux spectacles à proposer au public. Mais maintenant, on est rentré un peu dans la norme, dans une exploitation à peu près satisfaisante. Après un Covid qui, quand même, s'est propagé, y compris en novembre, en décembre, en janvier, en février, où on a arrêté nos représentations sur de très nombreux spectacles. Donc, maintenant qu'on est revenu dans la norme, on peut enfin travailler sereinement et se projeter. Et pourquoi je dis qu'on est optimiste ? Parce qu'on voit qu'il y a un vrai appétit des Français de retourner dans les salles. Et on voit autour d'un certain nombre de spectacles que nos spectateurs sont là, qu'ils ont envie. On va reprendre, par exemple, l'Edouard Berre au Théâtre Antoine dans quelques jours. Eh bien, ça va être complet. On reprend Alex Lutz au Théâtre Libre à partir du 23 juin pour une dizaine de dates. Là aussi, c'est plus qu'un frémissement. Ça va être complet. On vient de terminer Panayotis à Bobino. Il a fait cinq dates complètes. Tout ça pour dire qu'en ce moment, le public revient. Maintenant, ce ne sont pas les chiffres d'il y a trois ans. Il faut encore qu'on soit patient. Mais quand on a été privé comme nous l'avons été de notre raison d'être, quand il y a de la lumière, quand enfin vous pouvez à nouveau être sur les planches, vous ne pouvez être qu'heureux. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 1:37
Question 13La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
comment on l'apprend ?
Réponse directe
C'est quelque chose d'extrêmement intime. Vous savez, le déclic de chacun, il dépend d'une rencontre, d'un moment, c'est très fugace, ça ne s'impose pas. Moi, pendant la campagne, j'avais des directeurs de musées qui me disaient qu'il faut obliger les jeunes à venir dans les musées. Non, ce n'est pas en obligeant, c'est en créant tout à coup des désirs. C'est extrêmement compliqué, c'est en créant des habitudes, c'est en créant des envies. Et le pass culture, on a pas mal raillé le pass culture autour des mangas, en disant, ah, mais il y a 18% des achats qui sont des achats de mangas. Oui, mais ça permet tout à coup à des jeunes enfants d'aller dans des librairies. Ça permet tout à coup à d…
« C'est quelque chose d'extrêmement intime. Vous savez, le déclic de chacun, il dépend d'une rencontre, d'un moment, c'est très fugace, ça ne s'impose pas. Moi, pendant la campagne, j'avais des directeurs de musées qui me disaient qu'il faut obliger les jeunes à venir dans les musées. Non, ce n'est pas en obligeant, c'est en créant tout à coup des désirs. C'est extrêmement compliqué, c'est en créant des habitudes, c'est en créant des envies. Et le pass culture, on a pas mal raillé le pass culture autour des mangas, en disant, ah, mais il y a 18% des achats qui sont des achats de mangas. Oui, mais ça permet tout à coup à des jeunes enfants d'aller dans des librairies. Ça permet tout à coup à des jeunes enfants de découvrir un univers qu'ils ne connaissaient peut-être pas. Certains le connaissaient, évidemment, d'autres ne le connaissaient pas. Et ensuite, c'est aux libraires de faire leur métier. Ensuite, c'est aux professionnels de savoir guider ces nouveaux spectateurs, consommateurs, lecteurs. C'est aux professionnels de savoir les prendre par la main et les accompagner. Ça fonctionnera sur certains, sur d'autres, ça ne fonctionnera pas. Je ne considère pas du tout que 100% des jeunes tout à coup vont se ruer dans les librairies, vont aller au spectacle. Non, mais de très nombreux jeunes qui n'avaient pas accès. Vous savez, on s'est souvent rendu compte que pousser la porte d'un théâtre, rentrer dans un théâtre, c'était un acte assez impressionnant et que nos lieux étaient des lieux un peu inhibants. Il faut désinhiber tout ça. Il faut que ça soit simple. Il faut savoir ouvrir les portes des librairies, ouvrir les portes des théâtres. Le pass culture va y contribuer et jusqu'à présent, on était dans la plainte de la désaffection des publics. On était dans l'inquiétude de voir de nouvelles générations qui ne s'appropriaient pas toutes les offres culturelles que nous pouvions proposer. Aujourd'hui, avec le pass culture, on a enfin cette brique qui est essentielle. Elle va faire son chemin. On a eu la chance qu'elle soit développée vraiment très progressivement avec une équipe autonome, celle du pass culture. Et je pense que ça va permettre de grandes découvertes pour de très nombreux jeunes. Certains passeraient à côté, mais d'autres seront séduits. Et c'est ça qu'on cherche. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 32:46
Question 14La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
En tout cas, donc, effectivement, peut-être qu'on va contre un certain nombre d'idées reçues comme vous dites. Néanmoins, cette problématique de la trop faible diffusion qui effectivement est un constat qui était déjà posé en 2004,
Réponse directe
laisser vivre un spectacle... C'est assez systémique, si vous voulez. On a parlé des 300 lieux qui sont labellisés. Dans ces lieux, on exige de la part de leurs directeurs, souvent des metteurs en scène quand c'est du théâtre, on exige qu'ils fassent sur leurs 4 premières années de mandat 8 créations et ensuite sur les 3 années suivantes 6 créations. On exige des créations et donc ce sont des metteurs en scène qui sont à la tête de ces maisons, des metteurs en scène la plupart du temps de talent parce qu'il y a beaucoup de talent dans ce pays, c'est ça qui est assez extraordinaire quand vous commencez à côtoyer ce métier, vous vous rendez compte qu'il y a beaucoup de talent, on se rend comp…
« On exige des créations et donc ce sont des metteurs en scène qui sont à la tête de ces maisons, des metteurs en scène la plupart du temps de talent parce qu'il y a beaucoup de talent dans ce pays, c'est ça qui est assez extraordinaire quand vous commencez à côtoyer ce métier, vous vous rendez compte qu'il y a beaucoup de talent, on se rend compte qu'on leur demande et c'est ça leur carrière des charges de faire des créations et ensuite il y a des réalités, des réalités locales, c'est-à-dire qu'un spectacle il a besoin d'une population, d'une densité de population assez forte pour pouvoir rencontrer un public. Or, quand vous êtes dans une ville moyenne française, quand vous êtes à Montluçon, vous ne pouvez pas forcément faire une série de 20 dates sur un spectacle. Vous ne pouvez pas le faire parce qu'il n'y a pas le gisement de population pour répondre à l'offre que vous proposez. Donc, par la force des choses, le nombre de représentations est limité. Ce qu'il faudrait évidemment, c'est qu'il y a un rayonnement de ces œuvres sur tout le territoire. Et là encore, les lieux ne sont pas forcément outillés parce que ce n'est pas ça qu'on leur a demandé. Au fond, on est dans le paradoxe où il y a eu un rapport de Bernard Latarget en 2004, il y a près de 20 ans, que rien n'a changé. Mais pourquoi rien n'a changé ? Parce que dans le cahier des charges que les différents ministres ou les différents ministères ont décliné, la question de la diffusion ne s'est pas posée. ce rapport n'a pas été suivi de recommandation de la part du ministère de la Culture. Donc, nous avons tout le temps préconisé et nous avons tout le temps soutenu la création dans ce pays et c'est une très bonne chose parce que c'est la base, c'est la base absolue, il faut une création effervescente. à côté de ça, la question de la diffusion n'a pas été posée et n'a pas été demandée aux lieux qui doivent diffuser les spectacles et les faire rayonner. Et je crois que c'est ça le cœur du problème et c'est une très bonne chose qu'à la tête de ces lieux, il y ait des metteurs en scène, il y ait des hommes de l'art, mais ce n'est pas ceux non plus qui vont penser spontanément au rayonnement de leur oeuvre. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 25:34
Question 15La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Alors, on peut comprendre que dans le privé, notamment, lorsque l'on sort d'une période difficile, on peut avoir envie encore plus que d'habitude de remplir ces salles, et donc d'assurer une certaine affluence sur un nom, sur un spectacle dont on sait qu'il fonctionne, même s'il n'y a pas que ça, vous le disiez, Jean-Marc Dumonté. Alors, par exemple, au Théâtre Libre, qui est aussi l'une de vos salles, il y a encore pour quelques jours « Plaidoiries » avec Richard Berry, d'après les grandes plaidoiries des ténors du barreau de Mathieu Aron. C'est un spectacle qui fonctionne très bien, qui a été créé en 2018, je crois. On aime ou on n'aime pas Nicolas Canteloup, Jean-Marc Dumonté, que vous produisez, mais le fait est que lorsque vous avez commencé à le produire, il y a plus de 20 ans, personne ne le connaissait. C'est vous aussi qui avez produit « Les chatouilles » d'Andréa Bescon en seul en scène, avant que ça devienne un grand succès et un film. Ce que je veux dire, c'est, est-ce que dans la situation actuelle, la prise de risque est possible ?
Réponse directe
Elle est permanente, la prise de risque. D'abord parce que c'est ça qui fait le sel de notre métier. Ce qui nous fait vibrer, c'est un jour d'avoir une idée, et puis six mois plus tard, que cette idée prenne chair et de voir les spectacles. Donc on ne peut pas être des rentiers, si vous voulez, autour de quelques grands noms. Et ce qui nous meut véritablement, c'est la création artistique. On a créé, pendant la pandémie, un spectacle autour de Simone Veil avec Christiana Réali. C'est impossible sur le papier de savoir si ce spectacle va être un triomphe ou pas. Et on a beaucoup de... Non mais... Il y a quelques indices, il y a quelques indices, mais ce spectacle va rencontrer un grand succè…
« Elle est permanente, la prise de risque. D'abord parce que c'est ça qui fait le sel de notre métier. Ce qui nous fait vibrer, c'est un jour d'avoir une idée, et puis six mois plus tard, que cette idée prenne chair et de voir les spectacles. Donc on ne peut pas être des rentiers, si vous voulez, autour de quelques grands noms. Et ce qui nous meut véritablement, c'est la création artistique. On a créé, pendant la pandémie, un spectacle autour de Simone Veil avec Christiana Réali. C'est impossible sur le papier de savoir si ce spectacle va être un triomphe ou pas. Et on a beaucoup de... Non mais... »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 10:25Voir 1 autre passage
« Il y a quelques indices, il y a quelques indices, mais ce spectacle va rencontrer un grand succès. Et très sincèrement, au sortir de la pandémie, quand on le crée au mois de septembre, au mois de septembre, le risque, il est fort parce que l'épidémie existe toujours, les jauges viennent à peine d'être interrompues, mais ce n'est pas présent dans la tête du public, et les réservations ne sont pas là. Et c'est aussi ça un motif d'encouragement et d'optimisme pour la suite. Parce que ce spectacle va partir avec très peu de réservations d'avance, et progressivement la qualité du spectacle, la qualité de l'interprétation de Christiana Réali, va faire que ce spectacle va monter en puissance et rencontrer son succès. On a créé derrière un spectacle sur la commune, avec Isabelle Carré, justement, et Pierre Delalonchamp. Là aussi, il n'y a aucune certitude, il n'y a aucune certitude. Et ce spectacle va rencontrer son public. Notre, notre sel, ce qui nous motive en permanence, c'est de créer des spectacles. Notre satisfaction, elle est là. Elle n'est pas de compter les recettes, elle est d'avoir la confirmation que ce qu'on a imaginé, prenait chair, prenait réalité et rencontrait le public. C'est ça qui nous anime. Donc certes, on a pu, et c'était bien logique, on n'allait pas se dépouiller et faire n'importe quoi dans ces périodes où nous n'étions fragiles, on a pu investir sur des spectacles qui fonctionnaient bien, mais j'ai créé un spectacle sur la radicalité, qui s'appelle Audrey, sur l'itinéraire d'une jeune femme qui va se radicaliser. Vous savez, sur le papier, ce type de spectacle, ce n'est pas assuré que ce soit un grand succès. Et ça a eu un succès d'estime. Ça n'a pas été un triomphe populaire, mais ça a eu un succès d'estime. Mais je l'ai lancé parce qu'à ce moment-là, je considérais que c'était nécessaire de braquer les projecteurs sur ce phénomène-là et que nous avions besoin, parce que le théâtre est une caisse de résonance de nos problèmes de société, d'aborder ce sujet. Pareil avec le festival Parole Citoyenne. Pendant le confinement, je l'ai maintenu et là, à la sortie de la crise, on l'a réalisé. C'est un festival où j'ai perdu de l'argent. Mais quand vous avez la chance de créer le premier spectacle de Robert Badinter, et à cette lecture sont venus Benjamin Lavergne et Denis Podalides et Bernard Murat, quand vous avez cette chance inouïe, vous la saisissez, vous l'enfourchez, parce que c'est un devoir pour nous de mettre en avant ses œuvres, au-delà de toute question de rentabilité. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités6 juin 2022 au 6 juin 2022 · 2 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est quelque chose d'extrêmement intime. Vous savez, le déclic de chacun, il dépend d'une rencontre, d'un moment, c'est très fugace, ça ne s'impose pas. Moi, pendant la campagne, j'avais des directeurs de musées qui me disaient qu'il faut obliger les jeunes à venir dans les musées. Non, ce n'est pas en obligeant, c'est en créant tout à coup des désirs. C'est extrêmement compliqué, c'est en créant des habitudes, c'est en créant des envies. Et le pass culture, on a pas mal raillé le pass culture autour des mangas, en disant, ah, mais il y a 18% des achats qui sont des achats de mangas. Oui, mais ça permet tout à coup à des jeunes enfants d'aller dans des librairies. Ça permet tout à coup à des jeunes enfants de découvrir un univers qu'ils ne connaissaient peut-être pas. Certains le connaissaient, évidemment, d'autres ne le connaissaient pas. Et ensuite, c'est aux libraires de faire leur métier. Ensuite, c'est aux professionnels de savoir guider ces nouveaux spectateurs, consommateurs, lecteurs. C'est aux professionnels de savoir les prendre par la main et les accompagner. Ça fonctionnera sur certains, sur d'autres, ça ne fonctionnera pas. Je ne considère pas du tout que 100% des jeunes tout à coup vont se ruer dans les librairies, vont aller au spectacle. Non, mais de très nombreux jeunes qui n'avaient pas accès. Vous savez, on s'est souvent rendu compte que pousser la porte d'un théâtre, rentrer dans un théâtre, c'était un acte assez impressionnant et que nos lieux étaient des lieux un peu inhibants. Il faut désinhiber tout ça. Il faut que ça soit simple. Il faut savoir ouvrir les portes des librairies, ouvrir les portes des théâtres. Le pass culture va y contribuer et jusqu'à présent, on était dans la plainte de la désaffection des publics. On était dans l'inquiétude de voir de nouvelles générations qui ne s'appropriaient pas toutes les offres culturelles que nous pouvions proposer. Aujourd'hui, avec le pass culture, on a enfin cette brique qui est essentielle. Elle va faire son chemin. On a eu la chance qu'elle soit développée vraiment très progressivement avec une équipe autonome, celle du pass culture. Et je pense que ça va permettre de grandes découvertes pour de très nombreux jeunes. Certains passeraient à côté, mais d'autres seront séduits. Et c'est ça qu'on cherche. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 32:46Voir 2 autres passages
« Alors, pendant la campagne, je disais beaucoup plus que ça. Je disais que le pass culture, c'était quelque chose de révolutionnaire. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 29:20
« question de la diffusion et on se dit que depuis 20 ans, rien n'a changé. Il manquait une pierre à cet édifice, il manquait un rouage, il manquait une brique et cette brique, c'est le pass culturel parce que le pass culture, il va permettre à des jeunes qui aujourd'hui sont absents des salles, sont absents des lieux, sont absents du monde de la culture. Je schématise, mais c'est une réalité. Il va permettre à ces jeunes d'être sensibilisés et il y a eu une montée en puissance du pass culture tout au long du précédent quinquennat et aujourd'hui, avec la mise en place du pass culture à partir de la quatrième déjà depuis janvier 2022 avec le pass culture collectif, les enseignants peuvent s'en saisir et les enseignants peuvent utiliser et là, le rôle de médiateur est essentiel, les enseignants peuvent l'utiliser pour effectuer des sorties scolaires supplémentaires et pour sensibiliser les jeunes parce qu'on attirera les jeunes exclusivement en les émerveillant. On les attirera parce qu'on saura créer du désir et jusqu'à présent, on n'était pas dans leur spectre. Aujourd'hui, avec le pass culture qui est un outil moderne sur leur téléphone parce que tout le monde a un téléphone aujourd'hui, il y a l'application pass culture et c'est un premier pas pour découvrir et goûter à la culture. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités6 juin 2022 au 6 juin 2022 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« les jeunes puissent se saisir de la culture. On a parlé de la création. On a dit à quel point, depuis 60 ans, c'était vraiment le marqueur de la politique publique, c'était la création. C'est-à-dire qu'on s'est intéressé en permanence et on a eu raison à l'offre. C'était très important. On s'est intéressé à créer un maillage territorial qui fait qu'aujourd'hui, il n'y a pas de territoire oublié, il n'y a pas de désert culturel dans ce pays. C'est très important parce qu'on le voit dans le rapport, c'est indiqué dans ce rapport de la Cour des Comptes, mais dans la tête de beaucoup de gens, il y a des déserts culturels. C'est faux, il n'y a pas de déserts culturels dans ce pays »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 29:44Voir 1 autre passage
« C'est quelque chose d'extrêmement intime. Vous savez, le déclic de chacun, il dépend d'une rencontre, d'un moment, c'est très fugace, ça ne s'impose pas. Moi, pendant la campagne, j'avais des directeurs de musées qui me disaient qu'il faut obliger les jeunes à venir dans les musées. Non, ce n'est pas en obligeant, c'est en créant tout à coup des désirs. C'est extrêmement compliqué, c'est en créant des habitudes, c'est en créant des envies. Et le pass culture, on a pas mal raillé le pass culture autour des mangas, en disant, ah, mais il y a 18% des achats qui sont des achats de mangas. Oui, mais ça permet tout à coup à des jeunes enfants d'aller dans des librairies. Ça permet tout à coup à des jeunes enfants de découvrir un univers qu'ils ne connaissaient peut-être pas. Certains le connaissaient, évidemment, d'autres ne le connaissaient pas. Et ensuite, c'est aux libraires de faire leur métier. Ensuite, c'est aux professionnels de savoir guider ces nouveaux spectateurs, consommateurs, lecteurs. C'est aux professionnels de savoir les prendre par la main et les accompagner. Ça fonctionnera sur certains, sur d'autres, ça ne fonctionnera pas. Je ne considère pas du tout que 100% des jeunes tout à coup vont se ruer dans les librairies, vont aller au spectacle. Non, mais de très nombreux jeunes qui n'avaient pas accès. Vous savez, on s'est souvent rendu compte que pousser la porte d'un théâtre, rentrer dans un théâtre, c'était un acte assez impressionnant et que nos lieux étaient des lieux un peu inhibants. Il faut désinhiber tout ça. Il faut que ça soit simple. Il faut savoir ouvrir les portes des librairies, ouvrir les portes des théâtres. Le pass culture va y contribuer et jusqu'à présent, on était dans la plainte de la désaffection des publics. On était dans l'inquiétude de voir de nouvelles générations qui ne s'appropriaient pas toutes les offres culturelles que nous pouvions proposer. Aujourd'hui, avec le pass culture, on a enfin cette brique qui est essentielle. Elle va faire son chemin. On a eu la chance qu'elle soit développée vraiment très progressivement avec une équipe autonome, celle du pass culture. Et je pense que ça va permettre de grandes découvertes pour de très nombreux jeunes. Certains passeraient à côté, mais d'autres seront séduits. Et c'est ça qu'on cherche. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées6 juin 2022 au 6 juin 2022 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« les jeunes puissent se saisir de la culture. On a parlé de la création. On a dit à quel point, depuis 60 ans, c'était vraiment le marqueur de la politique publique, c'était la création. C'est-à-dire qu'on s'est intéressé en permanence et on a eu raison à l'offre. C'était très important. On s'est intéressé à créer un maillage territorial qui fait qu'aujourd'hui, il n'y a pas de territoire oublié, il n'y a pas de désert culturel dans ce pays. C'est très important parce qu'on le voit dans le rapport, c'est indiqué dans ce rapport de la Cour des Comptes, mais dans la tête de beaucoup de gens, il y a des déserts culturels. C'est faux, il n'y a pas de déserts culturels dans ce pays »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 29:44Voir 1 autre passage
« Mais il y a 28%. Siby, c'est demandé à tous les théâtres de faire remonter leurs statistiques de fréquentation mais, visiblement, il n'y a que 28% qui le font. Donc, c'est encore parcellaire. Ce qui est très intéressant dans ce rapport, c'est qu'on a un certain nombre d'idées arrêtées qui sont fausses. Une idée de la paupérisation. Or, en 20 ans, en même pas, en moins de 20 ans, il y a 40% supplémentaires sur l'aide à la création. La création, c'est, en France, quelque chose d'essentiel et on a souhaité que ce pays soit effervescent en termes de création. Et il l'est. Beaucoup de structures sont aidées. Il y a 310 lieux labellisés. Il y a 2850 compagnies qui sont aidées, accompagnées, plus 40%, j'ai noté, plus 40% en 20 ans. avec un budget de 125 millions d'euros qui sont consacrés à cette création. Donc, en matière de création, c'est extrêmement fort. En matière de fréquentation, les améliorations aussi sont très nettes. Là aussi, sur une période longue, en 20 ans, puisque 43% des Français en 2018 ont assisté à un spectacle et il n'était que 33% il y a 50 ans, en 1973. Donc, ça veut dire que là aussi, l'impact de la politique publique a été fort. En revanche, ce qu'on constate, c'est qu'au niveau des jeunes générations, il y a plutôt une désaffection. Et que ces statistiques s'expliquent aussi parce que ce pays est vieillissant et que ce sont les plus de 50 ans qui vont plutôt voir des spectacles. Donc là, il y a un enjeu. En matière de césure territoriale, on a souvent en tête que dans ce pays, il y aurait des territoires oubliés, il y aurait des territoires où il ne se passerait rien en matière culturelle. C'est faux. Et là aussi, il y a un changement radical puisque le rapport, au fond, était de 1 à 3, on va dire, sur la fréquentation entre l'urbain et le rural il y a 40 ans. Aujourd'hui, il est de 1 à 1,5. Donc, c'est assez marginal. Donc, ce rapport, il est très intéressant parce qu'il pointe qu'en matière de création, le ministère de la Culture, mais depuis 50 ans ou 60 ans, a vraiment fait le job qu'il y a des moyens qui sont... »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes6 juin 2022 au 6 juin 2022 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Elle est permanente, la prise de risque. D'abord parce que c'est ça qui fait le sel de notre métier. Ce qui nous fait vibrer, c'est un jour d'avoir une idée, et puis six mois plus tard, que cette idée prenne chair et de voir les spectacles. Donc on ne peut pas être des rentiers, si vous voulez, autour de quelques grands noms. Et ce qui nous meut véritablement, c'est la création artistique. On a créé, pendant la pandémie, un spectacle autour de Simone Veil avec Christiana Réali. C'est impossible sur le papier de savoir si ce spectacle va être un triomphe ou pas. Et on a beaucoup de... Non mais... »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 10:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés6 juin 2022 au 6 juin 2022 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a quelques indices, il y a quelques indices, mais ce spectacle va rencontrer un grand succès. Et très sincèrement, au sortir de la pandémie, quand on le crée au mois de septembre, au mois de septembre, le risque, il est fort parce que l'épidémie existe toujours, les jauges viennent à peine d'être interrompues, mais ce n'est pas présent dans la tête du public, et les réservations ne sont pas là. Et c'est aussi ça un motif d'encouragement et d'optimisme pour la suite. Parce que ce spectacle va partir avec très peu de réservations d'avance, et progressivement la qualité du spectacle, la qualité de l'interprétation de Christiana Réali, va faire que ce spectacle va monter en puissance et rencontrer son succès. On a créé derrière un spectacle sur la commune, avec Isabelle Carré, justement, et Pierre Delalonchamp. Là aussi, il n'y a aucune certitude, il n'y a aucune certitude. Et ce spectacle va rencontrer son public. Notre, notre sel, ce qui nous motive en permanence, c'est de créer des spectacles. Notre satisfaction, elle est là. Elle n'est pas de compter les recettes, elle est d'avoir la confirmation que ce qu'on a imaginé, prenait chair, prenait réalité et rencontrait le public. C'est ça qui nous anime. Donc certes, on a pu, et c'était bien logique, on n'allait pas se dépouiller et faire n'importe quoi dans ces périodes où nous n'étions fragiles, on a pu investir sur des spectacles qui fonctionnaient bien, mais j'ai créé un spectacle sur la radicalité, qui s'appelle Audrey, sur l'itinéraire d'une jeune femme qui va se radicaliser. Vous savez, sur le papier, ce type de spectacle, ce n'est pas assuré que ce soit un grand succès. Et ça a eu un succès d'estime. Ça n'a pas été un triomphe populaire, mais ça a eu un succès d'estime. Mais je l'ai lancé parce qu'à ce moment-là, je considérais que c'était nécessaire de braquer les projecteurs sur ce phénomène-là et que nous avions besoin, parce que le théâtre est une caisse de résonance de nos problèmes de société, d'aborder ce sujet. Pareil avec le festival Parole Citoyenne. Pendant le confinement, je l'ai maintenu et là, à la sortie de la crise, on l'a réalisé. C'est un festival où j'ai perdu de l'argent. Mais quand vous avez la chance de créer le premier spectacle de Robert Badinter, et à cette lecture sont venus Benjamin Lavergne et Denis Podalides et Bernard Murat, quand vous avez cette chance inouïe, vous la saisissez, vous l'enfourchez, parce que c'est un devoir pour nous de mettre en avant ses œuvres, au-delà de toute question de rentabilité. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 11:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités6 juin 2022 au 6 juin 2022 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, je suis au regret de vous dire que je demeure optimiste parce que... Mais ce n'est pas un reproche. L'expérience, non mais ce n'est pas du tout un reproche, mais l'expérience que nous proposons, elle est unique. Ce sont des moments uniques. Il n'y a pas une représentation qui soit la même que la précédente. Donc, ce moment unique, le public, il aura tout... Ça fait des milliers d'années que le théâtre existe. Donc, le public, il a envie de la partager, de la vivre, de vibrer parce qu'il y a des émotions dans le spectacle vivant. Ça s'appelle le spectacle vivant que vous ne retrouvez pas ailleurs. Alors que le cinéma puisse être concurrencé par des plateformes, sans doute, sans doute parce qu'on voit la multiplication des œuvres. Et on voit d'ailleurs qu'au cinéma, il y a eu beaucoup, beaucoup de tournages qui se sont opérés, y compris pendant la pandémie. Donc, il y a eu un petit phénomène d'embouteillage qui est en train d'être résorbé. Et on a besoin au cinéma, parce que beaucoup de diffuseurs, de producteurs, ont un peu attendu avant de diffuser leurs œuvres fortes. Mais on a besoin d'un effet plus systématique autour de gros blockbusters. Au cinéma, on le voit. On le voit avec des gros blockbusters américains qui, tout à coup, remplissent la salle. Et comme on a un système assez vertueux en France, on a besoin de ces blockbusters américains pour financer notre cinéma. Donc, c'est une très bonne chose parce que ça fait revenir dans les salles des gens qui ne viennent pas. Ce n'est pas le cas tout à fait au théâtre. Ce n'est pas le cas tout à fait au théâtre. Parce que, comme je vous le disais, notre expérience, elle est unique. Donc, on n'est pas concurrencé par une plateforme. Parce que ce qu'on voit sur scène, on ne le voit nulle part ailleurs. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 6:04Voir 2 autres passages
« Mais il y a 28%. Siby, c'est demandé à tous les théâtres de faire remonter leurs statistiques de fréquentation mais, visiblement, il n'y a que 28% qui le font. Donc, c'est encore parcellaire. Ce qui est très intéressant dans ce rapport, c'est qu'on a un certain nombre d'idées arrêtées qui sont fausses. Une idée de la paupérisation. Or, en 20 ans, en même pas, en moins de 20 ans, il y a 40% supplémentaires sur l'aide à la création. La création, c'est, en France, quelque chose d'essentiel et on a souhaité que ce pays soit effervescent en termes de création. Et il l'est. Beaucoup de structures sont aidées. Il y a 310 lieux labellisés. Il y a 2850 compagnies qui sont aidées, accompagnées, plus 40%, j'ai noté, plus 40% en 20 ans. avec un budget de 125 millions d'euros qui sont consacrés à cette création. Donc, en matière de création, c'est extrêmement fort. En matière de fréquentation, les améliorations aussi sont très nettes. Là aussi, sur une période longue, en 20 ans, puisque 43% des Français en 2018 ont assisté à un spectacle et il n'était que 33% il y a 50 ans, en 1973. Donc, ça veut dire que là aussi, l'impact de la politique publique a été fort. En revanche, ce qu'on constate, c'est qu'au niveau des jeunes générations, il y a plutôt une désaffection. Et que ces statistiques s'expliquent aussi parce que ce pays est vieillissant et que ce sont les plus de 50 ans qui vont plutôt voir des spectacles. Donc là, il y a un enjeu. En matière de césure territoriale, on a souvent en tête que dans ce pays, il y aurait des territoires oubliés, il y aurait des territoires où il ne se passerait rien en matière culturelle. C'est faux. Et là aussi, il y a un changement radical puisque le rapport, au fond, était de 1 à 3, on va dire, sur la fréquentation entre l'urbain et le rural il y a 40 ans. Aujourd'hui, il est de 1 à 1,5. Donc, c'est assez marginal. Donc, ce rapport, il est très intéressant parce qu'il pointe qu'en matière de création, le ministère de la Culture, mais depuis 50 ans ou 60 ans, a vraiment fait le job qu'il y a des moyens qui sont... »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc Dumontet
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées6 juin 2022 au 6 juin 2022 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On exige des créations et donc ce sont des metteurs en scène qui sont à la tête de ces maisons, des metteurs en scène la plupart du temps de talent parce qu'il y a beaucoup de talent dans ce pays, c'est ça qui est assez extraordinaire quand vous commencez à côtoyer ce métier, vous vous rendez compte qu'il y a beaucoup de talent, on se rend compte qu'on leur demande et c'est ça leur carrière des charges de faire des créations et ensuite il y a des réalités, des réalités locales, c'est-à-dire qu'un spectacle il a besoin d'une population, d'une densité de population assez forte pour pouvoir rencontrer un public. Or, quand vous êtes dans une ville moyenne française, quand vous êtes à Montluçon, vous ne pouvez pas forcément faire une série de 20 dates sur un spectacle. Vous ne pouvez pas le faire parce qu'il n'y a pas le gisement de population pour répondre à l'offre que vous proposez. Donc, par la force des choses, le nombre de représentations est limité. Ce qu'il faudrait évidemment, c'est qu'il y a un rayonnement de ces œuvres sur tout le territoire. Et là encore, les lieux ne sont pas forcément outillés parce que ce n'est pas ça qu'on leur a demandé. Au fond, on est dans le paradoxe où il y a eu un rapport de Bernard Latarget en 2004, il y a près de 20 ans, que rien n'a changé. Mais pourquoi rien n'a changé ? Parce que dans le cahier des charges que les différents ministres ou les différents ministères ont décliné, la question de la diffusion ne s'est pas posée. ce rapport n'a pas été suivi de recommandation de la part du ministère de la Culture. Donc, nous avons tout le temps préconisé et nous avons tout le temps soutenu la création dans ce pays et c'est une très bonne chose parce que c'est la base, c'est la base absolue, il faut une création effervescente. à côté de ça, la question de la diffusion n'a pas été posée et n'a pas été demandée aux lieux qui doivent diffuser les spectacles et les faire rayonner. Et je crois que c'est ça le cœur du problème et c'est une très bonne chose qu'à la tête de ces lieux, il y ait des metteurs en scène, il y ait des hommes de l'art, mais ce n'est pas ceux non plus qui vont penser spontanément au rayonnement de leur oeuvre. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 25:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 40:40
« alors c'est amusant parce que la semaine dernière j'étais en train d'envoyer parce qu'il y aura des référents les formations aux personnes que j'ai désignées »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 43:24
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 11:02
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 30:22
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 32:46
« Alors, je suis au regret de vous dire que je demeure optimiste parce que... Mais ce n'est pas un reproche. L'expérience, non mais ce n'est pas du tout un reproche, mais l'expérience que nous proposons, elle est unique. Ce sont des moments uniques. Il n'y a pas une représentation qui soit la même que la précédente. Donc, ce moment unique, le public, il aura tout... Ça fait des milliers d'années que le théâtre existe. Donc, le public, il a envie de la partager, de la vivre, de vibrer parce qu'il y a des émotions dans le spectacle vivant. Ça s'appelle le spectacle vivant que vous ne retrouvez pas ailleurs. Alors que le cinéma puisse être concurrencé par des plateformes, sans doute, sans doute parce qu'on voit la multiplication des œuvres. Et on voit d'ailleurs qu'au cinéma, il y a eu beaucoup, beaucoup de tournages qui se sont opérés, y compris pendant la pandémie. Donc, il y a eu un petit phénomène d'embouteillage qui est en train d'être résorbé. Et on a besoin au cinéma, parce que beaucoup de diffuseurs, de producteurs, ont un peu attendu avant de diffuser leurs œuvres fortes. Mais on a besoin d'un effet plus systématique autour de gros blockbusters. Au cinéma, on le voit. On le voit avec des gros blockbusters américains qui, tout à coup, remplissent la salle. Et comme on a un système assez vertueux en France, on a besoin de ces blockbusters américains pour financer notre cinéma. Donc, c'est une très bonne chose parce que ça fait revenir dans les salles des gens qui ne viennent pas. Ce n'est pas le cas tout à fait au théâtre. Ce n'est pas le cas tout à fait au théâtre. Parce que, comme je vous le disais, notre expérience, elle est unique. Donc, on n'est pas concurrencé par une plateforme. Parce que ce qu'on voit sur scène, on ne le voit nulle part ailleurs. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ? Avec Jean-Marc DumontetVérifier à 6:04