Gilles Lebreton — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
23 mai 2014 au 8 nov. 2014
Questions
13
Entretiens
3
Sources
3
Heures analysées
0,4 h
Répartition sur 13 questions évaluables
Réponse directe
9
Réponse partielle
3
Réponse à côté
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 13 sur 13
Question 15 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :
Comment pouvez-vous faire avancer nos idées ?
Réponse partielle
Alors on est quand même efficace. J'aimerais donner un exemple de succès, qui est en train de se dessiner. C'est sur le fameux projet de traité transatlantique. C'est un traité dont on avait parlé beaucoup pendant la campagne, par lequel l'Union européenne va organiser un libre-échange avec toute l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada aussi. Alors, il y a deux choses qui nous gênent là-dedans terriblement. La première chose, c'est que c'est un grand marché sans son droit de douane. Donc on va être envahis par les produits américains. Et ça, malheureusement, c'est une priorité de Juncker. Donc j'en ai peur à y avoir droit. Mais en revanche, il y avait une deuxième chose qui nous gênai…
« Et là, on a réussi à faire tellement de bruit que certains parlementaires d'autres tendances politiques finissent par sentir qu'il y a un mécontentement populaire qui monte. Et ils sont en train de reculer. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées23 mai 2014 au 8 nov. 2014 · 9 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, alors ce que j'en pense, c'est que c'est vrai pour beaucoup de députés qui n'appartiennent pas à notre mouvement. Quand j'ai fait ma campagne électorale, j'ai rencontré des journalistes qui, en toute bonne foi, me disaient « Vous, vous serez comme les autres. Quand vous serez élus, on ne vous verra plus du tout dans l'Ouest. Vous serez toujours à Bruxelles et à Strasbourg. » Alors justement, j'ai été engagé à ne pas être un député comme ça, et c'est la raison pour laquelle je mets un point d'honneur, malgré un agenda très chargé, à venir au moins une fois par mois dans un des départements de ma circonscription. Aujourd'hui à Rennes ? Aujourd'hui à Rennes. Et une fois, c'est vraiment un minimum, parce que là, pour l'instant, la rentrée parlementaire était très très lourde, mais très rapidement, je vais passer à au moins deux fois par mois. Là déjà, rien que ce mois-ci d'ailleurs, c'est-à-dire que je commence à trouver ma vitesse de croisière. Aujourd'hui à Rennes, et puis dans une dizaine de jours, ça sera le 14, très exactement, le 14 novembre, ça sera à Brest. D'accord. Et je crois que tu étais, il y a une dizaine de jours, à Nantes. Voilà, j'étais à Nantes, où j'ai fait un meeting, bien arrosé à la fin d'ailleurs, dans une atmosphère très très conviviale, ce qui est très réussi. Et il y avait beaucoup, beaucoup de monde, la salle était trop petite, et comme il faisait beau, heureusement, et que la salle était au bord de l'herbe, on a fini sur les quais, à prendre un verre tranquillement, tous ensemble à la fin. C'était extrêmement réussi, convivial. Et ça prouve d'ailleurs, l'exemple de Nantes, prouve d'ailleurs qu'il ne faut pas avoir peur de troubles, etc. Ça s'est très bien passé. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
« Et là, récemment, Juncker a commencé à donner des signes de faiblesse. Donc je pense qu'on va réussir au moins à supprimer l'arbitrage. Ce qui est très, très important, parce que ça aurait été vraiment catastrophique pour notre État. C'était la substitution d'une justice privée à la justice étatique et qui est la possibilité pour les entreprises multinationales de faire condamner la France à chaque fois qu'elle aurait tenté par une sorte de remords de protéger les consommateurs, de protéger les agriculteurs, etc. Donc voilà un exemple concret de ce que déjà on va arriver à faire. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 4:56
Question 25 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :
D'accord. Alors une dernière question. Il est de tradition, pas toujours exact, c'est vrai, mais de dire que finalement, les députés européens, une fois qu'ils sont élus, passent beaucoup de temps à Strasbourg, ils passent beaucoup de temps à Bruxelles, et que finalement, ils n'ont plus de prise avec la circonscription, avec les électeurs, dans la circonscription dans laquelle ils ont été élus. Et toi, Gilles, qu'est-ce que tu en penses ?
Réponse directe
Oui, alors ce que j'en pense, c'est que c'est vrai pour beaucoup de députés qui n'appartiennent pas à notre mouvement. Quand j'ai fait ma campagne électorale, j'ai rencontré des journalistes qui, en toute bonne foi, me disaient « Vous, vous serez comme les autres. Quand vous serez élus, on ne vous verra plus du tout dans l'Ouest. Vous serez toujours à Bruxelles et à Strasbourg. » Alors justement, j'ai été engagé à ne pas être un député comme ça, et c'est la raison pour laquelle je mets un point d'honneur, malgré un agenda très chargé, à venir au moins une fois par mois dans un des départements de ma circonscription. Aujourd'hui à Rennes ? Aujourd'hui à Rennes. Et une fois, c'est vraiment un…
« Oui, alors ce que j'en pense, c'est que c'est vrai pour beaucoup de députés qui n'appartiennent pas à notre mouvement. Quand j'ai fait ma campagne électorale, j'ai rencontré des journalistes qui, en toute bonne foi, me disaient « Vous, vous serez comme les autres. Quand vous serez élus, on ne vous verra plus du tout dans l'Ouest. Vous serez toujours à Bruxelles et à Strasbourg. » Alors justement, j'ai été engagé à ne pas être un député comme ça, et c'est la raison pour laquelle je mets un point d'honneur, malgré un agenda très chargé, à venir au moins une fois par mois dans un des départements de ma circonscription. Aujourd'hui à Rennes ? Aujourd'hui à Rennes. Et une fois, c'est vraiment un minimum, parce que là, pour l'instant, la rentrée parlementaire était très très lourde, mais très rapidement, je vais passer à au moins deux fois par mois. Là déjà, rien que ce mois-ci d'ailleurs, c'est-à-dire que je commence à trouver ma vitesse de croisière. Aujourd'hui à Rennes, et puis dans une dizaine de jours, ça sera le 14, très exactement, le 14 novembre, ça sera à Brest. D'accord. Et je crois que tu étais, il y a une dizaine de jours, à Nantes. Voilà, j'étais à Nantes, où j'ai fait un meeting, bien arrosé à la fin d'ailleurs, dans une atmosphère très très conviviale, ce qui est très réussi. Et il y avait beaucoup, beaucoup de monde, la salle était trop petite, et comme il faisait beau, heureusement, et que la salle était au bord de l'herbe, on a fini sur les quais, à prendre un verre tranquillement, tous ensemble à la fin. C'était extrêmement réussi, convivial. Et ça prouve d'ailleurs, l'exemple de Nantes, prouve d'ailleurs qu'il ne faut pas avoir peur de troubles, etc. Ça s'est très bien passé. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 5:52
Question 35 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :
Alors justement, 23 députés européens du Front National, plus vos amis souverainistes des autres pays, quel rôle jouez-vous ?
Réponse partielle
Alors on est quand même efficace. J'aimerais donner un exemple de succès, qui est en train de se dessiner. C'est sur le fameux projet de traité transatlantique. C'est un traité dont on avait parlé beaucoup pendant la campagne, par lequel l'Union européenne va organiser un libre-échange avec toute l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada aussi. Alors, il y a deux choses qui nous gênent là-dedans terriblement. La première chose, c'est que c'est un grand marché sans son droit de douane. Donc on va être envahis par les produits américains. Et ça, malheureusement, c'est une priorité de Juncker. Donc j'en ai peur à y avoir droit. Mais en revanche, il y avait une deuxième chose qui nous gênai…
« Alors on est quand même efficace. J'aimerais donner un exemple de succès, qui est en train de se dessiner. C'est sur le fameux projet de traité transatlantique. C'est un traité dont on avait parlé beaucoup pendant la campagne, par lequel l'Union européenne va organiser un libre-échange avec toute l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada aussi. Alors, il y a deux choses qui nous gênent là-dedans terriblement. La première chose, c'est que c'est un grand marché sans son droit de douane. Donc on va être envahis par les produits américains. Et ça, malheureusement, c'est une priorité de Juncker. Donc j'en ai peur à y avoir droit. Mais en revanche, il y avait une deuxième chose qui nous gênait. Et là, j'ai l'impression qu'on va gagner. C'était l'arbitrage. C'est-à-dire qu'en cas de litige, les entreprises multinationales auraient pu attaquer l'État français devant des arbitres, c'est-à-dire devant des juges privés. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 3:53Voir 2 autres passages
« Et là, on a réussi à faire tellement de bruit que certains parlementaires d'autres tendances politiques finissent par sentir qu'il y a un mécontentement populaire qui monte. Et ils sont en train de reculer. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 4:43
« Et là, récemment, Juncker a commencé à donner des signes de faiblesse. Donc je pense qu'on va réussir au moins à supprimer l'arbitrage. Ce qui est très, très important, parce que ça aurait été vraiment catastrophique pour notre État. C'était la substitution d'une justice privée à la justice étatique et qui est la possibilité pour les entreprises multinationales de faire condamner la France à chaque fois qu'elle aurait tenté par une sorte de remords de protéger les consommateurs, de protéger les agriculteurs, etc. Donc voilà un exemple concret de ce que déjà on va arriver à faire. »
Question 45 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :
Bonjour chers amis, nous avons le plaisir d'accueillir à Rennes aujourd'hui Gilles Le Breton, député européen, élu au mois de mai. Et j'ai envie tout de suite de lui poser une première question. Voilà déjà quelques mois que, Gilles, tu sièges maintenant au Parlement européen. Quel premier bilan peux-tu tirer de cette expérience ?
Réponse directe
Eh bien j'en tire un bilan positif. D'abord, nous sommes 23 députés du Rassemblement Bleu Marine. On s'entend très très bien. Je dois dire qu'on est probablement le groupe de députés dans lequel règne la meilleure ambiance. C'est très très important d'avoir une très bonne ambiance pour travailler efficacement. Et ensuite, eh bien nous travaillons tous répartis dans des commissions. Chacun d'entre nous, nous appartenons à une commission différente. Donc moi je suis dans la commission des affaires juridiques. Et ça tombe bien, puisque étant professeur de droit, je suis comme un poisson dans l'eau. Alors je dois dire que je mène la vie dure à tous les eurocrates qui siègent dans cette commissi…
« Eh bien j'en tire un bilan positif. D'abord, nous sommes 23 députés du Rassemblement Bleu Marine. On s'entend très très bien. Je dois dire qu'on est probablement le groupe de députés dans lequel règne la meilleure ambiance. C'est très très important d'avoir une très bonne ambiance pour travailler efficacement. Et ensuite, eh bien nous travaillons tous répartis dans des commissions. Chacun d'entre nous, nous appartenons à une commission différente. Donc moi je suis dans la commission des affaires juridiques. Et ça tombe bien, puisque étant professeur de droit, je suis comme un poisson dans l'eau. Alors je dois dire que je mène la vie dure à tous les eurocrates qui siègent dans cette commission. D'abord, je me bats jour après jour pour être coordinateur de cette commission. C'est-à-dire une sorte de sous-chef. Alors normalement, aucun d'entre nous n'a vocation à être sous-chef, puisqu'évidemment nous sommes considérés comme des eurosceptiques. Mais j'ai pu invoquer des arguments juridiques, des précédents aussi. J'ai découvert qu'il y avait toujours eu dans cette commission un non-inscrit qui était coordinateur. C'est uniquement dans cette commission, c'est une tradition. Et dans le règlement, rien ne l'interdit. Donc je me suis basé là-dessus pour poser ma candidature. Et ils sont très très embarrassés pour la refuser. Ils l'ont refusé une première fois. Je me suis accroché, je suis revenu à la charge en invoquant des arguments juridiques, car la motivation du premier refus était illégale en fait. Et à l'heure où je parle, c'est assez drôle, j'ai l'impression qu'ils cherchent un prétexte pour m'empêcher d'être coordinateur. Mais en même temps, ils ne savent pas par quel bout prendre ma demande. Donc je vais voir chacun des députés qui siègent dans cette commission. Je plaide ma cause avec vigueur. Et je leur fais bien sentir que quand même, je représente énormément d'électeurs et qu'il serait profondément normal qu'il n'y ait pas un coordinateur qui représente le peuple français au sein de cette commission. Alors d'autre part, en séance plénière, j'essaye de prendre la parole à chaque fois qu'on me la donne. Mais comme on n'a pas un vrai groupe parlementaire pour l'instant, on a très peu de temps de parole. Donc c'est bien normal quand on nous accorde la parole. C'est Marine Le Pen qui parle en priorité. C'est tout à fait normal. Et moi, pour l'instant, je n'ai pu prendre la parole qu'une seule fois sur un thème dont personne ne voulait, qui est très technique, qui est le marché unique numérique. Voilà, donc j'ai découvert d'ailleurs un peu le problème en préparant mon intervention. Et je ne le regrette pas parce que c'est un problème très important. Le marché unique numérique, ça va être la possibilité pour tout consommateur de commander ce qu'il voudra par Internet dans l'Europe entière. Et donc potentiellement, ça va créer un dumping social numérique en quelque sorte qui va encore aggraver la situation de nos PME, de notre agriculture, etc. C'est de la dynamique. Donc j'ai évidemment pris parti contre ce projet. Mais malheureusement, c'est la priorité du président de la commission, Jean-Claude Juncker. Donc on va avoir du mal à s'y opposer. Mais au moins, au moins, on se bat et on prévient l'opinion publique. Et puis, parfois, on a quand même des succès. On arrive à faire reculer sur certains points des projets. Donc c'est un bilan que je trouve positif. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 0:19
Question 5Gilles Lebreton interpelle le futur n°2 de la Commission européenne
Le Breton. Monsieur le Breton. Monsieur Mermans, le président Juncker vous a désigné comme son bras droit. A ce titre, vous serez un super commissaire qui disposera d'un droit de veto sur toutes les initiatives des autres commissaires. Vous devez cette promotion inattendue à la défiance que plusieurs nations, au premier rang desquelles la nation française, viennent de manifester à l'encontre de l'Union Européenne. Car votre véritable mission est de rassurer les peuples européens. Vous êtes le diplomate courtois, chargé de faire oublier que la Commission est présidée par l'ancien gérant d'un paradis fiscal. A ce titre, vous êtes bien la dernière chance de sauver l'Union Européenne, comme l'a déclaré Monsieur Juncker. Mais vous échouerez, Monsieur Timmermans, car l'opération de communication à laquelle vous vous livrez ne trompera personne. Comment pouvez-vous faire croire à une vraie subsidiarité quand l'Union s'apprête à placer les nations européennes sous le diktat d'une austérité renforcée ?
Réponse à côté
J'y verrais une question, je ne l'ai pas vraiment perçue, mais bon, je vous donnerai une réponse quand même, même si vous croyez que c'est inutile ce que je veux faire dans les prochaines cinq années, si le Parlement m'en donne la charge. Vous voyez, si je me souviens l'Europe, comme elle était à l'époque de mes grands-parents et même de mes parents, si je me souviens les membres de ma famille qui n'osaient pas s'exprimer parce qu'ils étaient gays, qui n'osaient pas sortir avec leur orientation sexuelle dans la rue, qui ont été battus dans la rue par des idiots d'extrême droite, si je vois maintenant que dans la plupart des pays membres de l'Union européenne, des personnes du même sexe ont…
« J'y verrais une question, je ne l'ai pas vraiment perçue, mais bon, je vous donnerai une réponse quand même, même si vous croyez que c'est inutile ce que je veux faire dans les prochaines cinq années, si le Parlement m'en donne la charge. Vous voyez, si je me souviens l'Europe, comme elle était à l'époque de mes grands-parents et même de mes parents, si je me souviens les membres de ma famille qui n'osaient pas s'exprimer parce qu'ils étaient gays, qui n'osaient pas sortir avec leur orientation sexuelle dans la rue, qui ont été battus dans la rue par des idiots d'extrême droite, si je vois maintenant que dans la plupart des pays membres de l'Union européenne, des personnes du même sexe ont le droit de se marier. Je vois ça comme une expression d'une culture des droits de l'homme qui est essentiellement européenne, »
Rassemblement National · Gilles Lebreton interpelle le futur n°2 de la Commission européenneVérifier à 1:14Voir 1 autre passage
« qui revient des résultats de la Révolution française, qui est basée sur le fondement donné par des pays comme la France, des droits de l'homme pour tout le monde, hommes et femmes, qui revient au discours de cet homme, de cet homme courageux, tué par des nationalistes idiots il y a cent ans, Jean Jaurès. C'est lui qui nous a donné cette orientation. La France devrait en être fière et ne pas la combattre. C'est grâce à des pays comme la France que nous sommes ici, en Europe, basés sur des droits fondamentaux. Soyez en fers, M. le député, fiers, M. le député. »
Rassemblement National · Gilles Lebreton interpelle le futur n°2 de la Commission européenneVérifier à 2:22
Question 6Européennes : #Direct avec Gilles Lebreton
Alors, une seconde question, maintenant, de Julie Rochagneux. On dit que les ouvriers votent majoritairement en faveur du Front National et du Rassemblement Bleu Marine. Comment l'expliquer, d'après vous ?
Réponse directe
Eh bien, tout simplement parce que les ouvriers ont bien conscience que le pays va mal. Ils en sont les premières victimes. Et pour vous donner un exemple, j'ai beaucoup parlé avec eux. Et j'ai été faire une sortie d'usine à Chasseneuil-du-Poitou. J'ai rencontré les ouvriers d'une usine qui s'appelle Fédéral Mogul. C'est une usine de 300 personnes qui va fermer ses portes, tout simplement parce que cette usine va réouvrir d'autres locaux en Roumanie. Donc, c'est une délocalisation. Les ouvriers en sont les premières victimes. Et donc, j'ai parlé avec eux. Et je peux vous dire que 90% environ des ouvriers m'ont dit qu'ils allaient voter pour la liste Bleu Marine. Ils ont bien conscience que…
« Eh bien, tout simplement parce que les ouvriers ont bien conscience que le pays va mal. Ils en sont les premières victimes. Et pour vous donner un exemple, j'ai beaucoup parlé avec eux. Et j'ai été faire une sortie d'usine à Chasseneuil-du-Poitou. J'ai rencontré les ouvriers d'une usine qui s'appelle Fédéral Mogul. C'est une usine de 300 personnes qui va fermer ses portes, tout simplement parce que cette usine va réouvrir d'autres locaux en Roumanie. Donc, c'est une délocalisation. Les ouvriers en sont les premières victimes. Et donc, j'ai parlé avec eux. Et je peux vous dire que 90% environ des ouvriers m'ont dit qu'ils allaient voter pour la liste Bleu Marine. Ils ont bien conscience que nous avons les clés pour résoudre leurs problèmes. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 5:22
Question 7Européennes : #Direct avec Gilles Lebreton
Une dernière question de Ludovic Masson. Où se rendre pour fêter la victoire dimanche prochain ?
Réponse directe
Eh bien, il faut se rendre partout, partout où nos militants se réuniront pour faire la fête. Donc, chaque secrétaire départemental va organiser quelque chose. Donc, voilà, il faut que ça soit spontané. Je pense qu'on va effectivement avoir des raisons de faire la fête. J'espère que nous allons faire partout en France un très bon score. Et moi, pour ma part, je ferai la fête avec Marine Le Pen, donc à Nanterre et puis à Paris. Sous-titrage Société Radio-Canada
« Eh bien, il faut se rendre partout, partout où nos militants se réuniront pour faire la fête. Donc, chaque secrétaire départemental va organiser quelque chose. Donc, voilà, il faut que ça soit spontané. Je pense qu'on va effectivement avoir des raisons de faire la fête. J'espère que nous allons faire partout en France un très bon score. Et moi, pour ma part, je ferai la fête avec Marine Le Pen, donc à Nanterre et puis à Paris. Sous-titrage Société Radio-Canada »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 13:00
Question 8Européennes : #Direct avec Gilles Lebreton
Alors, nous venons d'évoquer les questions agricoles, mais vous êtes candidat d'une région où la pêche est aussi évidemment très importante. Que pensez-vous des normes européennes en matière de pêche, justement, vous demande Donatia ?
Réponse directe
Eh bien, ce sont des normes qui sont tatillonnes et inefficaces et qui entravent l'activité de nos pêcheurs. Alors, déjà, il y a des règles en matière de filets qui sont extrêmement, de filets de pêche qui sont extrêmement critiqués par nos pêcheurs. Il y a aussi des quotas de poissons qui sont jugés insuffisants. Donc, l'exemple que je donne toujours, parce que je l'ai vécu, c'est que j'ai rencontré des pêcheurs de Civelles à Saint-Nazaire. Donc, les Civelles, c'est des alevins d'anguille, qui m'expliquent qu'ils devraient pouvoir pêcher un tiers de plus que ce qu'on les autorise à pêcher. Pour eux, les quotas sont mal conçus. En outre, ils ont été conçus pour 5 ans, ce qui est une période…
« Eh bien, ce sont des normes qui sont tatillonnes et inefficaces et qui entravent l'activité de nos pêcheurs. Alors, déjà, il y a des règles en matière de filets qui sont extrêmement, de filets de pêche qui sont extrêmement critiqués par nos pêcheurs. Il y a aussi des quotas de poissons qui sont jugés insuffisants. Donc, l'exemple que je donne toujours, parce que je l'ai vécu, c'est que j'ai rencontré des pêcheurs de Civelles à Saint-Nazaire. Donc, les Civelles, c'est des alevins d'anguille, qui m'expliquent qu'ils devraient pouvoir pêcher un tiers de plus que ce qu'on les autorise à pêcher. Pour eux, les quotas sont mal conçus. En outre, ils ont été conçus pour 5 ans, ce qui est une période trop longue, puisque, en réalité, il faudrait revoir chaque année ou tous les deux ans, en fonction des stocks, ce qu'il est possible de pêcher. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 7:57Voir 1 autre passage
« Et puis, il y a aussi des normes très tatillonnes sur les appareils techniques qui sont à bord des navires. Je suis monté à bord d'un chalutier pour m'en rendre compte. Alors là, c'était au Sable d'Olonne. Et le pêcheur m'a montré ces appareils de navigation. Alors, il les a en double, en fait, parce qu'il avait déjà des appareils de navigation sur son bateau d'origine. Et puis, comme ils ne répondent plus aux normes, il en a mis des nouveaux à côté, tout en faisant observer que les anciens fonctionnaient pourtant très bien. Donc, il y a une incompréhension. Et puis, alors, tout ça est un peu technique. Mais si on rentre aussi dans le détail des nouvelles réglementations, maintenant, il y a une interdiction de rejeter en mer le poisson surnuméraire. C'est ce qu'on appelle l'interdiction des rejets. Alors, les pêcheurs me disent que lorsqu'ils partent plusieurs jours en mer, ils sont bien obligés de rejeter quand même, parce que sans ça, ce stock de poissons qu'on leur demande de garder va pourrir, en fait. Ils n'ont pas de place pour l'entreposer. Donc, vous voyez, ce sont des normes de technocrates qui ne correspondent pas du tout à la réalité. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 8:44
Question 9Européennes : #Direct avec Gilles Lebreton
Vous savez, c'est maintenant devenu une coutume avant chaque échéance électorale. Nous, nous adressions directement aux internautes. Vous venez de voir ce petit film de présentation de Gilles Le Breton. Gilles, bonsoir. Bonsoir. Bienvenue. Pouvez-vous nous en dire un petit peu plus sur cette campagne électorale ?
Réponse partielle
Oui, alors j'ai 55 ans. Comme vous l'avez vu dans le film, je fais de la politique activement depuis 2011 seulement. Mais depuis, j'ai bien rattrapé le temps perdu, puisque je tire pratiquement sur tout ce qui bouge, au nom du Rassemblement Bleu Marine, puisque j'ai suivi de près Marine Le Pen lors des présidentielles, en qualité de conseiller. Je me suis ensuite lancé dans les législatives, dans une circonscription du Calvado, où j'ai fini troisième avec 12,6%. Et puis, j'ai vécu la grande aventure des municipales. Je sais que beaucoup de militants l'ont vécu aussi. Ça a été très âpre, très difficile, mais aussi passionnant. Et j'ai réussi à être élu conseiller municipal dans la commune où…
« Oui, alors j'ai 55 ans. Comme vous l'avez vu dans le film, je fais de la politique activement depuis 2011 seulement. Mais depuis, j'ai bien rattrapé le temps perdu, puisque je tire pratiquement sur tout ce qui bouge, au nom du Rassemblement Bleu Marine, puisque j'ai suivi de près Marine Le Pen lors des présidentielles, en qualité de conseiller. Je me suis ensuite lancé dans les législatives, dans une circonscription du Calvado, où j'ai fini troisième avec 12,6%. Et puis, j'ai vécu la grande aventure des municipales. Je sais que beaucoup de militants l'ont vécu aussi. Ça a été très âpre, très difficile, mais aussi passionnant. Et j'ai réussi à être élu conseiller municipal dans la commune où je vis, à Montivilliers, dans la banlieue du Havre. Et puis, j'ai été désigné tête de liste pour cette circonscription ouest. Et j'ai découvert un autre type de campagne, une campagne très, très assidue, qui demande encore beaucoup d'efforts. Mais je dois dire que je l'ai vécu avec enthousiasme, détermination. Et surtout, ça s'est produit dans un grand élan de solidarité, puisque tous les militants, tous les secrétaires départementaux du Front National m'ont aidé, je dois dire, à fond. Et je ne garderai que des bons souvenirs de cette campagne. Alors, peut-être quelques anecdotes. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 0:32Voir 1 autre passage
« Une anecdote amusante. Lorsque j'ai fait un meeting en Mayenne à Rénazé, eh bien, le public était tellement content de ce que je venais de dire, qu'au moment où je concluais, j'ai eu droit à un rappel, un peu comme un chanteur. Donc, c'est assez amusant. J'ai fait un quart d'heure de plus. C'était assez inattendu. Et il y avait vraiment une ambiance extraordinaire. À Poitiers, j'ai fait un premier meeting dans la soirée, dans la Maison du Peuple, à bien nommé. Et puis, on a été ensuite boire un pot, comme on le fait toujours, un pot militant. Et puis là, il y avait une salle à nouveau. Et on m'a demandé de recommencer un autre discours, un autre meeting, pour d'autres personnes qui nous avaient rejoints. Donc, c'était, là encore, inattendu. Et puis, peut-être un souvenir plus étonnant, c'était à Vannes, un débat organisé à la Maison de l'Europe. Et là, à la fin, sans crier gare, tout le monde sur l'estrade où j'étais s'est levé, en l'honneur de l'hymne européen. Et moi, je me suis rassi, du coup, parce que je ne voulais pas me lever en l'honneur de l'hymne européen. Et une partie de la salle, voyant que j'étais en train de tomber dans un traquenard, a spontanément entonné la Marseillaise. Et ça, ça restera sans doute mon plus grand souvenir, parce que c'était spontané. Et puis, c'était vraiment un grand élan patriotique. Et véritablement, ça prouve que le peuple français est toujours là. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 1:50
Question 10Européennes : #Direct avec Gilles Lebreton
– Des images qui, d'ailleurs, ont été beaucoup vues et beaucoup commentées sur Internet, les images dont vous venez de parler, effectivement, ça a beaucoup circulé. Et il y a eu un grand succès pour cette vidéo. Alors, Gilles, nous allons, si vous le permettez, passer aux questions des internautes, qui ont été, une fois encore, très nombreux à nous poser des questions. Je vous en pose une première de David Berton. Est-ce que vous sentez un vent de panique du système au vu des sondages d'opinion ?
Réponse directe
– Oui, un vent de panique, c'est certain. Alors, plusieurs éléments le prouvent. D'abord, le débat surréaliste que j'ai eu sur France 3, il y a quelques jours, à Nantes, dans lequel on m'a coupé sans arrêt, sans que les meneurs de jeu s'en inquiètent. Et puis, lorsque ce n'étaient pas mes concurrents qui me coupaient la parole, c'était carrément les meneurs de jeu eux-mêmes qui m'interrompaient. Donc, ça a été assez âpre. J'y ai vu le signe d'une certaine nervosité, puisque les sondages sont très bons. Et puis, de façon peut-être moins agréable, il y a parfois eu des tentatives d'intimidation, comme par exemple à Nantes. J'ai été à l'université de Nantes faire un meeting, et là, des excités…
« – Oui, un vent de panique, c'est certain. Alors, plusieurs éléments le prouvent. D'abord, le débat surréaliste que j'ai eu sur France 3, il y a quelques jours, à Nantes, dans lequel on m'a coupé sans arrêt, sans que les meneurs de jeu s'en inquiètent. Et puis, lorsque ce n'étaient pas mes concurrents qui me coupaient la parole, c'était carrément les meneurs de jeu eux-mêmes qui m'interrompaient. Donc, ça a été assez âpre. J'y ai vu le signe d'une certaine nervosité, puisque les sondages sont très bons. Et puis, de façon peut-être moins agréable, il y a parfois eu des tentatives d'intimidation, comme par exemple à Nantes. J'ai été à l'université de Nantes faire un meeting, et là, des excités, des antifas sont venus. Mais je dois dire que ça s'est bien passé quand même, parce que je peux faire une sociologie des antifas, puisque je les ai vus de près, ils étaient là devant moi. Il y a les antifas de base, qui au fond sont des jeunes, qui sont, je crois, manipulés. Et ils étaient au premier rang, ils étaient prêts à agiter leur drapeau qu'ils avaient préparé. Et puis, finalement, en m'écoutant, ils se sont aperçus qu'il y avait peut-être moyen de m'écouter sans s'énerver. Et ils ne sont pas intervenus, en définitive. Ils m'ont écouté sagement. Et dans le fond, il y avait des gens qui étaient des meneurs, et qui, eux, se sont beaucoup agités, qui ont crié, etc. Mais ça n'a pas tellement marché, puisque la salle leur a demandé de partir. Donc, ils sont partis, finalement. Et ça s'est terminé de cette façon pour eux. Voilà. Donc, c'était encore un souvenir. Mais je crois que c'était important d'aller porter notre discours patriotique au cœur même de la faculté des lettres de l'Université de Nantes, c'est-à-dire dans un haut lieu des antifas, pour montrer aux citoyens que nous pouvons aller partout. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 3:28
Question 11Européennes : #Direct avec Gilles Lebreton
Alors, Gilles, vos adversaires, dans cette campagne, parlent souvent de la petitesse de la France. Qu'en pensez-vous ?
Réponse directe
Alors, ça, c'est Jean Arthuis, notamment. Jean Arthuis, à chaque fois que je le vois, n'arrête pas d'essayer de me convaincre que la France, c'est un petit pays qui ne peut plus rien faire tout seul. Alors, moi, évidemment, ça n'est pas du tout ce que je pense. Moi, je pense que la France est une grande nation. C'est un thème que je développe, d'ailleurs, souvent en meeting. Alors, pourquoi ? Eh bien, on peut en donner une foule d'exemples. D'abord, la France est une très grande puissance maritime. C'est la deuxième puissance maritime du monde, puisqu'en vertu de la convention de Montégobène 1982, eh bien, nous pouvons exploiter la mer et le sous-sol des mers jusqu'à 200 000 marins et même,…
« Alors, ça, c'est Jean Arthuis, notamment. Jean Arthuis, à chaque fois que je le vois, n'arrête pas d'essayer de me convaincre que la France, c'est un petit pays qui ne peut plus rien faire tout seul. Alors, moi, évidemment, ça n'est pas du tout ce que je pense. Moi, je pense que la France est une grande nation. C'est un thème que je développe, d'ailleurs, souvent en meeting. Alors, pourquoi ? Eh bien, on peut en donner une foule d'exemples. D'abord, la France est une très grande puissance maritime. C'est la deuxième puissance maritime du monde, puisqu'en vertu de la convention de Montégobène 1982, eh bien, nous pouvons exploiter la mer et le sous-sol des mers jusqu'à 200 000 marins et même, à certaines conditions, encore plus loin de nos côtes. Nous sommes un grand État côtier, donc on en bénéficie. Nous sommes également une très grande puissance militaire. On a la dissuasion nucléaire. On a aussi la capacité de projeter nos troupes hors de France. On l'a vu, par exemple, au Mali. Très peu de pays ont cette même capacité. Et puis, on est aussi une très grande puissance culturelle. On a quand même à l'origine d'une organisation internationale comme l'Organisation de la francophonie. On a aussi un très grand réseau d'ambassades, le troisième réseau d'ambassades au monde derrière les États-Unis et la Chine. Bref, on est la patrie des droits de l'homme. J'allais l'oublier, la patrie des droits de l'homme. Les eurocrates, ces derniers temps, nous disent « Ah, l'Union européenne, c'est formidable, ça permet de défendre les droits de l'homme ». Mais enfin, c'est nous qui avons inventé les droits de l'homme. On n'a pas eu besoin de l'Union européenne pour ça. Donc, vous voyez, très, très grande puissance. Et en tant que professeur d'université, quand je me déplace à l'étranger, eh bien, on me le fait observer que la France n'est pas tout à fait un pays comme les autres. C'est un pays qui jouit encore d'une très grande aura. Et pour l'anecdote, là encore, il m'est arrivé d'avoir la Marseillaise jouer en mon honneur simplement parce que j'étais un professeur français. Donc, voilà comment on nous perçoit à l'étranger. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 9:51
Question 12Européennes : #Direct avec Gilles Lebreton
– Bien, une question maintenant de Gabriel Fouquet. Vous nous parliez tout à l'heure de votre rencontre avec un certain nombre d'antifas. Mais plus généralement, avez-vous été confronté à des opposants violents pendant cette campagne ?
Réponse directe
– Alors, finalement, non. J'ai eu de la chance, puisque vous savez que Rennes, que Nantes sont des coins où il y a eu quelques violences. Alors, pas seulement, d'ailleurs. C'est excitant, on les trouve partout. Marine, lorsqu'elle s'est déplacée récemment dans la banlieue de Rouen, y a été confrontée aussi. Alors, moi, je suis passé à travers. Alors, je remercie les DPS qui étaient là, toujours, pour assurer ma sécurité lorsque j'allais dans des endroits peu sûrs. Ça peut contribuer, je pense, à dissuader quelques excités. Mais non, je crois qu'on m'a écouté. Alors, j'ai le sentiment aussi que ces antifas sont jeunes, sont souvent des étudiants. Et le fait d'être professeur d'université, pe…
« – Alors, finalement, non. J'ai eu de la chance, puisque vous savez que Rennes, que Nantes sont des coins où il y a eu quelques violences. Alors, pas seulement, d'ailleurs. C'est excitant, on les trouve partout. Marine, lorsqu'elle s'est déplacée récemment dans la banlieue de Rouen, y a été confrontée aussi. Alors, moi, je suis passé à travers. Alors, je remercie les DPS qui étaient là, toujours, pour assurer ma sécurité lorsque j'allais dans des endroits peu sûrs. Ça peut contribuer, je pense, à dissuader quelques excités. Mais non, je crois qu'on m'a écouté. Alors, j'ai le sentiment aussi que ces antifas sont jeunes, sont souvent des étudiants. Et le fait d'être professeur d'université, peut-être, me favorise ma proximité avec eux. C'est l'impression que j'ai eue. Je comptais l'anecdote tout à l'heure de Nantes où ils étaient là. Et finalement, ils ne sont pas intervenus parce que je crois qu'ils ont perçu en moi plus ce professeur que peut-être que l'homme politique. En tout cas, ce jour-là, j'ai essayé de leur parler avec pédagogie. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 11:52
Question 13Européennes : #Direct avec Gilles Lebreton
Alors, Gilles, vous êtes candidat dans une région particulièrement agricole. Quels ont été vos contacts avec la ruralité ?
Réponse directe
Eh bien, il a raison de me poser la question. Effectivement, c'est une région très, très rurale. Et j'ai rencontré beaucoup d'agriculteurs un peu partout. Et tous se sont un peu inquiets quand même. Alors, vous savez que les eurocrates nous chantent les vertus de la PAC, la politique agricole commune. Et en réalité, ça va très mal pour nos agriculteurs. Je peux donner quelques chiffres. Les éleveurs de bovins, viande ou d'auvins gagnent moins de 20 000 euros par an, par exemple. Donc, ça n'est pas grand-chose pour un travail qui est extrêmement dur. Et puis, ses revenus vont diminuant. Et ce qui est inquiétant, c'est que la PAC vient d'être réformée. Et ce que constatent les agriculteurs, i…
« Eh bien, il a raison de me poser la question. Effectivement, c'est une région très, très rurale. Et j'ai rencontré beaucoup d'agriculteurs un peu partout. Et tous se sont un peu inquiets quand même. Alors, vous savez que les eurocrates nous chantent les vertus de la PAC, la politique agricole commune. Et en réalité, ça va très mal pour nos agriculteurs. Je peux donner quelques chiffres. Les éleveurs de bovins, viande ou d'auvins gagnent moins de 20 000 euros par an, par exemple. Donc, ça n'est pas grand-chose pour un travail qui est extrêmement dur. Et puis, ses revenus vont diminuant. Et ce qui est inquiétant, c'est que la PAC vient d'être réformée. Et ce que constatent les agriculteurs, ils me l'ont dit, c'est qu'ils touchent déjà en ce moment 10 % de droits de moins que l'année précédente. Donc, voilà, leur analyse, c'est que probablement, ce n'est pas la solution, la PAC. Et moi, ce que je leur dis, c'est qu'il faut passer à autre chose, à une PAF, une politique agricole française qui nous permettrait de consacrer environ 4 milliards d'euros de plus par an à cette politique. Pour l'instant, je rappelle qu'en fait, la PAC, c'est notre argent aussi. On verse environ 20 milliards d'euros chaque année à l'Union européenne, qui nous en rétrocede environ 13. Donc, ça fait un déficit de 7. Si on sort de l'Union européenne, on fait cette économie de 7. Et sur les 7, on peut en consacrer environ 4 de plus à l'agriculture. Donc, c'est ce que je leur explique. Et évidemment, ils sont plutôt intéressés. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 6:20
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 5:52
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« Eh bien j'en tire un bilan positif. D'abord, nous sommes 23 députés du Rassemblement Bleu Marine. On s'entend très très bien. Je dois dire qu'on est probablement le groupe de députés dans lequel règne la meilleure ambiance. C'est très très important d'avoir une très bonne ambiance pour travailler efficacement. Et ensuite, eh bien nous travaillons tous répartis dans des commissions. Chacun d'entre nous, nous appartenons à une commission différente. Donc moi je suis dans la commission des affaires juridiques. Et ça tombe bien, puisque étant professeur de droit, je suis comme un poisson dans l'eau. Alors je dois dire que je mène la vie dure à tous les eurocrates qui siègent dans cette commission. D'abord, je me bats jour après jour pour être coordinateur de cette commission. C'est-à-dire une sorte de sous-chef. Alors normalement, aucun d'entre nous n'a vocation à être sous-chef, puisqu'évidemment nous sommes considérés comme des eurosceptiques. Mais j'ai pu invoquer des arguments juridiques, des précédents aussi. J'ai découvert qu'il y avait toujours eu dans cette commission un non-inscrit qui était coordinateur. C'est uniquement dans cette commission, c'est une tradition. Et dans le règlement, rien ne l'interdit. Donc je me suis basé là-dessus pour poser ma candidature. Et ils sont très très embarrassés pour la refuser. Ils l'ont refusé une première fois. Je me suis accroché, je suis revenu à la charge en invoquant des arguments juridiques, car la motivation du premier refus était illégale en fait. Et à l'heure où je parle, c'est assez drôle, j'ai l'impression qu'ils cherchent un prétexte pour m'empêcher d'être coordinateur. Mais en même temps, ils ne savent pas par quel bout prendre ma demande. Donc je vais voir chacun des députés qui siègent dans cette commission. Je plaide ma cause avec vigueur. Et je leur fais bien sentir que quand même, je représente énormément d'électeurs et qu'il serait profondément normal qu'il n'y ait pas un coordinateur qui représente le peuple français au sein de cette commission. Alors d'autre part, en séance plénière, j'essaye de prendre la parole à chaque fois qu'on me la donne. Mais comme on n'a pas un vrai groupe parlementaire pour l'instant, on a très peu de temps de parole. Donc c'est bien normal quand on nous accorde la parole. C'est Marine Le Pen qui parle en priorité. C'est tout à fait normal. Et moi, pour l'instant, je n'ai pu prendre la parole qu'une seule fois sur un thème dont personne ne voulait, qui est très technique, qui est le marché unique numérique. Voilà, donc j'ai découvert d'ailleurs un peu le problème en préparant mon intervention. Et je ne le regrette pas parce que c'est un problème très important. Le marché unique numérique, ça va être la possibilité pour tout consommateur de commander ce qu'il voudra par Internet dans l'Europe entière. Et donc potentiellement, ça va créer un dumping social numérique en quelque sorte qui va encore aggraver la situation de nos PME, de notre agriculture, etc. C'est de la dynamique. Donc j'ai évidemment pris parti contre ce projet. Mais malheureusement, c'est la priorité du président de la commission, Jean-Claude Juncker. Donc on va avoir du mal à s'y opposer. Mais au moins, au moins, on se bat et on prévient l'opinion publique. Et puis, parfois, on a quand même des succès. On arrive à faire reculer sur certains points des projets. Donc c'est un bilan que je trouve positif. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 0:19
« Alors on est quand même efficace. J'aimerais donner un exemple de succès, qui est en train de se dessiner. C'est sur le fameux projet de traité transatlantique. C'est un traité dont on avait parlé beaucoup pendant la campagne, par lequel l'Union européenne va organiser un libre-échange avec toute l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada aussi. Alors, il y a deux choses qui nous gênent là-dedans terriblement. La première chose, c'est que c'est un grand marché sans son droit de douane. Donc on va être envahis par les produits américains. Et ça, malheureusement, c'est une priorité de Juncker. Donc j'en ai peur à y avoir droit. Mais en revanche, il y avait une deuxième chose qui nous gênait. Et là, j'ai l'impression qu'on va gagner. C'était l'arbitrage. C'est-à-dire qu'en cas de litige, les entreprises multinationales auraient pu attaquer l'État français devant des arbitres, c'est-à-dire devant des juges privés. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 3:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées23 mai 2014 au 8 nov. 2014 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, alors ce que j'en pense, c'est que c'est vrai pour beaucoup de députés qui n'appartiennent pas à notre mouvement. Quand j'ai fait ma campagne électorale, j'ai rencontré des journalistes qui, en toute bonne foi, me disaient « Vous, vous serez comme les autres. Quand vous serez élus, on ne vous verra plus du tout dans l'Ouest. Vous serez toujours à Bruxelles et à Strasbourg. » Alors justement, j'ai été engagé à ne pas être un député comme ça, et c'est la raison pour laquelle je mets un point d'honneur, malgré un agenda très chargé, à venir au moins une fois par mois dans un des départements de ma circonscription. Aujourd'hui à Rennes ? Aujourd'hui à Rennes. Et une fois, c'est vraiment un minimum, parce que là, pour l'instant, la rentrée parlementaire était très très lourde, mais très rapidement, je vais passer à au moins deux fois par mois. Là déjà, rien que ce mois-ci d'ailleurs, c'est-à-dire que je commence à trouver ma vitesse de croisière. Aujourd'hui à Rennes, et puis dans une dizaine de jours, ça sera le 14, très exactement, le 14 novembre, ça sera à Brest. D'accord. Et je crois que tu étais, il y a une dizaine de jours, à Nantes. Voilà, j'étais à Nantes, où j'ai fait un meeting, bien arrosé à la fin d'ailleurs, dans une atmosphère très très conviviale, ce qui est très réussi. Et il y avait beaucoup, beaucoup de monde, la salle était trop petite, et comme il faisait beau, heureusement, et que la salle était au bord de l'herbe, on a fini sur les quais, à prendre un verre tranquillement, tous ensemble à la fin. C'était extrêmement réussi, convivial. Et ça prouve d'ailleurs, l'exemple de Nantes, prouve d'ailleurs qu'il ne faut pas avoir peur de troubles, etc. Ça s'est très bien passé. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 5:52Voir 2 autres passages
« Oui, alors ce que j'en pense, c'est que c'est vrai pour beaucoup de députés qui n'appartiennent pas à notre mouvement. Quand j'ai fait ma campagne électorale, j'ai rencontré des journalistes qui, en toute bonne foi, me disaient « Vous, vous serez comme les autres. Quand vous serez élus, on ne vous verra plus du tout dans l'Ouest. Vous serez toujours à Bruxelles et à Strasbourg. » Alors justement, j'ai été engagé à ne pas être un député comme ça, et c'est la raison pour laquelle je mets un point d'honneur, malgré un agenda très chargé, à venir au moins une fois par mois dans un des départements de ma circonscription. Aujourd'hui à Rennes ? Aujourd'hui à Rennes. Et une fois, c'est vraiment un minimum, parce que là, pour l'instant, la rentrée parlementaire était très très lourde, mais très rapidement, je vais passer à au moins deux fois par mois. Là déjà, rien que ce mois-ci d'ailleurs, c'est-à-dire que je commence à trouver ma vitesse de croisière. Aujourd'hui à Rennes, et puis dans une dizaine de jours, ça sera le 14, très exactement, le 14 novembre, ça sera à Brest. D'accord. Et je crois que tu étais, il y a une dizaine de jours, à Nantes. Voilà, j'étais à Nantes, où j'ai fait un meeting, bien arrosé à la fin d'ailleurs, dans une atmosphère très très conviviale, ce qui est très réussi. Et il y avait beaucoup, beaucoup de monde, la salle était trop petite, et comme il faisait beau, heureusement, et que la salle était au bord de l'herbe, on a fini sur les quais, à prendre un verre tranquillement, tous ensemble à la fin. C'était extrêmement réussi, convivial. Et ça prouve d'ailleurs, l'exemple de Nantes, prouve d'ailleurs qu'il ne faut pas avoir peur de troubles, etc. Ça s'est très bien passé. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 5:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités23 mai 2014 au 8 nov. 2014 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, alors ce que j'en pense, c'est que c'est vrai pour beaucoup de députés qui n'appartiennent pas à notre mouvement. Quand j'ai fait ma campagne électorale, j'ai rencontré des journalistes qui, en toute bonne foi, me disaient « Vous, vous serez comme les autres. Quand vous serez élus, on ne vous verra plus du tout dans l'Ouest. Vous serez toujours à Bruxelles et à Strasbourg. » Alors justement, j'ai été engagé à ne pas être un député comme ça, et c'est la raison pour laquelle je mets un point d'honneur, malgré un agenda très chargé, à venir au moins une fois par mois dans un des départements de ma circonscription. Aujourd'hui à Rennes ? Aujourd'hui à Rennes. Et une fois, c'est vraiment un minimum, parce que là, pour l'instant, la rentrée parlementaire était très très lourde, mais très rapidement, je vais passer à au moins deux fois par mois. Là déjà, rien que ce mois-ci d'ailleurs, c'est-à-dire que je commence à trouver ma vitesse de croisière. Aujourd'hui à Rennes, et puis dans une dizaine de jours, ça sera le 14, très exactement, le 14 novembre, ça sera à Brest. D'accord. Et je crois que tu étais, il y a une dizaine de jours, à Nantes. Voilà, j'étais à Nantes, où j'ai fait un meeting, bien arrosé à la fin d'ailleurs, dans une atmosphère très très conviviale, ce qui est très réussi. Et il y avait beaucoup, beaucoup de monde, la salle était trop petite, et comme il faisait beau, heureusement, et que la salle était au bord de l'herbe, on a fini sur les quais, à prendre un verre tranquillement, tous ensemble à la fin. C'était extrêmement réussi, convivial. Et ça prouve d'ailleurs, l'exemple de Nantes, prouve d'ailleurs qu'il ne faut pas avoir peur de troubles, etc. Ça s'est très bien passé. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 5:52Voir 2 autres passages
« Oui, alors ce que j'en pense, c'est que c'est vrai pour beaucoup de députés qui n'appartiennent pas à notre mouvement. Quand j'ai fait ma campagne électorale, j'ai rencontré des journalistes qui, en toute bonne foi, me disaient « Vous, vous serez comme les autres. Quand vous serez élus, on ne vous verra plus du tout dans l'Ouest. Vous serez toujours à Bruxelles et à Strasbourg. » Alors justement, j'ai été engagé à ne pas être un député comme ça, et c'est la raison pour laquelle je mets un point d'honneur, malgré un agenda très chargé, à venir au moins une fois par mois dans un des départements de ma circonscription. Aujourd'hui à Rennes ? Aujourd'hui à Rennes. Et une fois, c'est vraiment un minimum, parce que là, pour l'instant, la rentrée parlementaire était très très lourde, mais très rapidement, je vais passer à au moins deux fois par mois. Là déjà, rien que ce mois-ci d'ailleurs, c'est-à-dire que je commence à trouver ma vitesse de croisière. Aujourd'hui à Rennes, et puis dans une dizaine de jours, ça sera le 14, très exactement, le 14 novembre, ça sera à Brest. D'accord. Et je crois que tu étais, il y a une dizaine de jours, à Nantes. Voilà, j'étais à Nantes, où j'ai fait un meeting, bien arrosé à la fin d'ailleurs, dans une atmosphère très très conviviale, ce qui est très réussi. Et il y avait beaucoup, beaucoup de monde, la salle était trop petite, et comme il faisait beau, heureusement, et que la salle était au bord de l'herbe, on a fini sur les quais, à prendre un verre tranquillement, tous ensemble à la fin. C'était extrêmement réussi, convivial. Et ça prouve d'ailleurs, l'exemple de Nantes, prouve d'ailleurs qu'il ne faut pas avoir peur de troubles, etc. Ça s'est très bien passé. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités23 mai 2014 au 8 nov. 2014 · 6 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien j'en tire un bilan positif. D'abord, nous sommes 23 députés du Rassemblement Bleu Marine. On s'entend très très bien. Je dois dire qu'on est probablement le groupe de députés dans lequel règne la meilleure ambiance. C'est très très important d'avoir une très bonne ambiance pour travailler efficacement. Et ensuite, eh bien nous travaillons tous répartis dans des commissions. Chacun d'entre nous, nous appartenons à une commission différente. Donc moi je suis dans la commission des affaires juridiques. Et ça tombe bien, puisque étant professeur de droit, je suis comme un poisson dans l'eau. Alors je dois dire que je mène la vie dure à tous les eurocrates qui siègent dans cette commission. D'abord, je me bats jour après jour pour être coordinateur de cette commission. C'est-à-dire une sorte de sous-chef. Alors normalement, aucun d'entre nous n'a vocation à être sous-chef, puisqu'évidemment nous sommes considérés comme des eurosceptiques. Mais j'ai pu invoquer des arguments juridiques, des précédents aussi. J'ai découvert qu'il y avait toujours eu dans cette commission un non-inscrit qui était coordinateur. C'est uniquement dans cette commission, c'est une tradition. Et dans le règlement, rien ne l'interdit. Donc je me suis basé là-dessus pour poser ma candidature. Et ils sont très très embarrassés pour la refuser. Ils l'ont refusé une première fois. Je me suis accroché, je suis revenu à la charge en invoquant des arguments juridiques, car la motivation du premier refus était illégale en fait. Et à l'heure où je parle, c'est assez drôle, j'ai l'impression qu'ils cherchent un prétexte pour m'empêcher d'être coordinateur. Mais en même temps, ils ne savent pas par quel bout prendre ma demande. Donc je vais voir chacun des députés qui siègent dans cette commission. Je plaide ma cause avec vigueur. Et je leur fais bien sentir que quand même, je représente énormément d'électeurs et qu'il serait profondément normal qu'il n'y ait pas un coordinateur qui représente le peuple français au sein de cette commission. Alors d'autre part, en séance plénière, j'essaye de prendre la parole à chaque fois qu'on me la donne. Mais comme on n'a pas un vrai groupe parlementaire pour l'instant, on a très peu de temps de parole. Donc c'est bien normal quand on nous accorde la parole. C'est Marine Le Pen qui parle en priorité. C'est tout à fait normal. Et moi, pour l'instant, je n'ai pu prendre la parole qu'une seule fois sur un thème dont personne ne voulait, qui est très technique, qui est le marché unique numérique. Voilà, donc j'ai découvert d'ailleurs un peu le problème en préparant mon intervention. Et je ne le regrette pas parce que c'est un problème très important. Le marché unique numérique, ça va être la possibilité pour tout consommateur de commander ce qu'il voudra par Internet dans l'Europe entière. Et donc potentiellement, ça va créer un dumping social numérique en quelque sorte qui va encore aggraver la situation de nos PME, de notre agriculture, etc. C'est de la dynamique. Donc j'ai évidemment pris parti contre ce projet. Mais malheureusement, c'est la priorité du président de la commission, Jean-Claude Juncker. Donc on va avoir du mal à s'y opposer. Mais au moins, au moins, on se bat et on prévient l'opinion publique. Et puis, parfois, on a quand même des succès. On arrive à faire reculer sur certains points des projets. Donc c'est un bilan que je trouve positif. »
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« Alors on est quand même efficace. J'aimerais donner un exemple de succès, qui est en train de se dessiner. C'est sur le fameux projet de traité transatlantique. C'est un traité dont on avait parlé beaucoup pendant la campagne, par lequel l'Union européenne va organiser un libre-échange avec toute l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada aussi. Alors, il y a deux choses qui nous gênent là-dedans terriblement. La première chose, c'est que c'est un grand marché sans son droit de douane. Donc on va être envahis par les produits américains. Et ça, malheureusement, c'est une priorité de Juncker. Donc j'en ai peur à y avoir droit. Mais en revanche, il y avait une deuxième chose qui nous gênait. Et là, j'ai l'impression qu'on va gagner. C'était l'arbitrage. C'est-à-dire qu'en cas de litige, les entreprises multinationales auraient pu attaquer l'État français devant des arbitres, c'est-à-dire devant des juges privés. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées23 mai 2014 au 8 nov. 2014 · 4 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien j'en tire un bilan positif. D'abord, nous sommes 23 députés du Rassemblement Bleu Marine. On s'entend très très bien. Je dois dire qu'on est probablement le groupe de députés dans lequel règne la meilleure ambiance. C'est très très important d'avoir une très bonne ambiance pour travailler efficacement. Et ensuite, eh bien nous travaillons tous répartis dans des commissions. Chacun d'entre nous, nous appartenons à une commission différente. Donc moi je suis dans la commission des affaires juridiques. Et ça tombe bien, puisque étant professeur de droit, je suis comme un poisson dans l'eau. Alors je dois dire que je mène la vie dure à tous les eurocrates qui siègent dans cette commission. D'abord, je me bats jour après jour pour être coordinateur de cette commission. C'est-à-dire une sorte de sous-chef. Alors normalement, aucun d'entre nous n'a vocation à être sous-chef, puisqu'évidemment nous sommes considérés comme des eurosceptiques. Mais j'ai pu invoquer des arguments juridiques, des précédents aussi. J'ai découvert qu'il y avait toujours eu dans cette commission un non-inscrit qui était coordinateur. C'est uniquement dans cette commission, c'est une tradition. Et dans le règlement, rien ne l'interdit. Donc je me suis basé là-dessus pour poser ma candidature. Et ils sont très très embarrassés pour la refuser. Ils l'ont refusé une première fois. Je me suis accroché, je suis revenu à la charge en invoquant des arguments juridiques, car la motivation du premier refus était illégale en fait. Et à l'heure où je parle, c'est assez drôle, j'ai l'impression qu'ils cherchent un prétexte pour m'empêcher d'être coordinateur. Mais en même temps, ils ne savent pas par quel bout prendre ma demande. Donc je vais voir chacun des députés qui siègent dans cette commission. Je plaide ma cause avec vigueur. Et je leur fais bien sentir que quand même, je représente énormément d'électeurs et qu'il serait profondément normal qu'il n'y ait pas un coordinateur qui représente le peuple français au sein de cette commission. Alors d'autre part, en séance plénière, j'essaye de prendre la parole à chaque fois qu'on me la donne. Mais comme on n'a pas un vrai groupe parlementaire pour l'instant, on a très peu de temps de parole. Donc c'est bien normal quand on nous accorde la parole. C'est Marine Le Pen qui parle en priorité. C'est tout à fait normal. Et moi, pour l'instant, je n'ai pu prendre la parole qu'une seule fois sur un thème dont personne ne voulait, qui est très technique, qui est le marché unique numérique. Voilà, donc j'ai découvert d'ailleurs un peu le problème en préparant mon intervention. Et je ne le regrette pas parce que c'est un problème très important. Le marché unique numérique, ça va être la possibilité pour tout consommateur de commander ce qu'il voudra par Internet dans l'Europe entière. Et donc potentiellement, ça va créer un dumping social numérique en quelque sorte qui va encore aggraver la situation de nos PME, de notre agriculture, etc. C'est de la dynamique. Donc j'ai évidemment pris parti contre ce projet. Mais malheureusement, c'est la priorité du président de la commission, Jean-Claude Juncker. Donc on va avoir du mal à s'y opposer. Mais au moins, au moins, on se bat et on prévient l'opinion publique. Et puis, parfois, on a quand même des succès. On arrive à faire reculer sur certains points des projets. Donc c'est un bilan que je trouve positif. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 0:19Voir 2 autres passages
« Alors on est quand même efficace. J'aimerais donner un exemple de succès, qui est en train de se dessiner. C'est sur le fameux projet de traité transatlantique. C'est un traité dont on avait parlé beaucoup pendant la campagne, par lequel l'Union européenne va organiser un libre-échange avec toute l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada aussi. Alors, il y a deux choses qui nous gênent là-dedans terriblement. La première chose, c'est que c'est un grand marché sans son droit de douane. Donc on va être envahis par les produits américains. Et ça, malheureusement, c'est une priorité de Juncker. Donc j'en ai peur à y avoir droit. Mais en revanche, il y avait une deuxième chose qui nous gênait. Et là, j'ai l'impression qu'on va gagner. C'était l'arbitrage. C'est-à-dire qu'en cas de litige, les entreprises multinationales auraient pu attaquer l'État français devant des arbitres, c'est-à-dire devant des juges privés. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 3:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés23 mai 2014 au 8 nov. 2014 · 2 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors on est quand même efficace. J'aimerais donner un exemple de succès, qui est en train de se dessiner. C'est sur le fameux projet de traité transatlantique. C'est un traité dont on avait parlé beaucoup pendant la campagne, par lequel l'Union européenne va organiser un libre-échange avec toute l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada aussi. Alors, il y a deux choses qui nous gênent là-dedans terriblement. La première chose, c'est que c'est un grand marché sans son droit de douane. Donc on va être envahis par les produits américains. Et ça, malheureusement, c'est une priorité de Juncker. Donc j'en ai peur à y avoir droit. Mais en revanche, il y avait une deuxième chose qui nous gênait. Et là, j'ai l'impression qu'on va gagner. C'était l'arbitrage. C'est-à-dire qu'en cas de litige, les entreprises multinationales auraient pu attaquer l'État français devant des arbitres, c'est-à-dire devant des juges privés. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 3:53Voir 2 autres passages
« Eh bien, ce sont des normes qui sont tatillonnes et inefficaces et qui entravent l'activité de nos pêcheurs. Alors, déjà, il y a des règles en matière de filets qui sont extrêmement, de filets de pêche qui sont extrêmement critiqués par nos pêcheurs. Il y a aussi des quotas de poissons qui sont jugés insuffisants. Donc, l'exemple que je donne toujours, parce que je l'ai vécu, c'est que j'ai rencontré des pêcheurs de Civelles à Saint-Nazaire. Donc, les Civelles, c'est des alevins d'anguille, qui m'expliquent qu'ils devraient pouvoir pêcher un tiers de plus que ce qu'on les autorise à pêcher. Pour eux, les quotas sont mal conçus. En outre, ils ont été conçus pour 5 ans, ce qui est une période trop longue, puisque, en réalité, il faudrait revoir chaque année ou tous les deux ans, en fonction des stocks, ce qu'il est possible de pêcher. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 7:57
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées23 mai 2014 au 8 nov. 2014 · 2 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors on est quand même efficace. J'aimerais donner un exemple de succès, qui est en train de se dessiner. C'est sur le fameux projet de traité transatlantique. C'est un traité dont on avait parlé beaucoup pendant la campagne, par lequel l'Union européenne va organiser un libre-échange avec toute l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada aussi. Alors, il y a deux choses qui nous gênent là-dedans terriblement. La première chose, c'est que c'est un grand marché sans son droit de douane. Donc on va être envahis par les produits américains. Et ça, malheureusement, c'est une priorité de Juncker. Donc j'en ai peur à y avoir droit. Mais en revanche, il y avait une deuxième chose qui nous gênait. Et là, j'ai l'impression qu'on va gagner. C'était l'arbitrage. C'est-à-dire qu'en cas de litige, les entreprises multinationales auraient pu attaquer l'État français devant des arbitres, c'est-à-dire devant des juges privés. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 3:53Voir 2 autres passages
« Eh bien, ce sont des normes qui sont tatillonnes et inefficaces et qui entravent l'activité de nos pêcheurs. Alors, déjà, il y a des règles en matière de filets qui sont extrêmement, de filets de pêche qui sont extrêmement critiqués par nos pêcheurs. Il y a aussi des quotas de poissons qui sont jugés insuffisants. Donc, l'exemple que je donne toujours, parce que je l'ai vécu, c'est que j'ai rencontré des pêcheurs de Civelles à Saint-Nazaire. Donc, les Civelles, c'est des alevins d'anguille, qui m'expliquent qu'ils devraient pouvoir pêcher un tiers de plus que ce qu'on les autorise à pêcher. Pour eux, les quotas sont mal conçus. En outre, ils ont été conçus pour 5 ans, ce qui est une période trop longue, puisque, en réalité, il faudrait revoir chaque année ou tous les deux ans, en fonction des stocks, ce qu'il est possible de pêcher. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 7:57
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors on est quand même efficace. J'aimerais donner un exemple de succès, qui est en train de se dessiner. C'est sur le fameux projet de traité transatlantique. C'est un traité dont on avait parlé beaucoup pendant la campagne, par lequel l'Union européenne va organiser un libre-échange avec toute l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada aussi. Alors, il y a deux choses qui nous gênent là-dedans terriblement. La première chose, c'est que c'est un grand marché sans son droit de douane. Donc on va être envahis par les produits américains. Et ça, malheureusement, c'est une priorité de Juncker. Donc j'en ai peur à y avoir droit. Mais en revanche, il y avait une deuxième chose qui nous gênait. Et là, j'ai l'impression qu'on va gagner. C'était l'arbitrage. C'est-à-dire qu'en cas de litige, les entreprises multinationales auraient pu attaquer l'État français devant des arbitres, c'est-à-dire devant des juges privés. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 3:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 mai 2014 au 8 oct. 2014 · 4 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'y verrais une question, je ne l'ai pas vraiment perçue, mais bon, je vous donnerai une réponse quand même, même si vous croyez que c'est inutile ce que je veux faire dans les prochaines cinq années, si le Parlement m'en donne la charge. Vous voyez, si je me souviens l'Europe, comme elle était à l'époque de mes grands-parents et même de mes parents, si je me souviens les membres de ma famille qui n'osaient pas s'exprimer parce qu'ils étaient gays, qui n'osaient pas sortir avec leur orientation sexuelle dans la rue, qui ont été battus dans la rue par des idiots d'extrême droite, si je vois maintenant que dans la plupart des pays membres de l'Union européenne, des personnes du même sexe ont le droit de se marier. Je vois ça comme une expression d'une culture des droits de l'homme qui est essentiellement européenne, »
Rassemblement National · Gilles Lebreton interpelle le futur n°2 de la Commission européenneVérifier à 1:14Voir 2 autres passages
« qui revient des résultats de la Révolution française, qui est basée sur le fondement donné par des pays comme la France, des droits de l'homme pour tout le monde, hommes et femmes, qui revient au discours de cet homme, de cet homme courageux, tué par des nationalistes idiots il y a cent ans, Jean Jaurès. C'est lui qui nous a donné cette orientation. La France devrait en être fière et ne pas la combattre. C'est grâce à des pays comme la France que nous sommes ici, en Europe, basés sur des droits fondamentaux. Soyez en fers, M. le député, fiers, M. le député. »
Rassemblement National · Gilles Lebreton interpelle le futur n°2 de la Commission européenneVérifier à 2:22
« J'y verrais une question, je ne l'ai pas vraiment perçue, mais bon, je vous donnerai une réponse quand même, même si vous croyez que c'est inutile ce que je veux faire dans les prochaines cinq années, si le Parlement m'en donne la charge. Vous voyez, si je me souviens l'Europe, comme elle était à l'époque de mes grands-parents et même de mes parents, si je me souviens les membres de ma famille qui n'osaient pas s'exprimer parce qu'ils étaient gays, qui n'osaient pas sortir avec leur orientation sexuelle dans la rue, qui ont été battus dans la rue par des idiots d'extrême droite, si je vois maintenant que dans la plupart des pays membres de l'Union européenne, des personnes du même sexe ont le droit de se marier. Je vois ça comme une expression d'une culture des droits de l'homme qui est essentiellement européenne, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes23 mai 2014 au 23 mai 2014 · 2 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien, ce sont des normes qui sont tatillonnes et inefficaces et qui entravent l'activité de nos pêcheurs. Alors, déjà, il y a des règles en matière de filets qui sont extrêmement, de filets de pêche qui sont extrêmement critiqués par nos pêcheurs. Il y a aussi des quotas de poissons qui sont jugés insuffisants. Donc, l'exemple que je donne toujours, parce que je l'ai vécu, c'est que j'ai rencontré des pêcheurs de Civelles à Saint-Nazaire. Donc, les Civelles, c'est des alevins d'anguille, qui m'expliquent qu'ils devraient pouvoir pêcher un tiers de plus que ce qu'on les autorise à pêcher. Pour eux, les quotas sont mal conçus. En outre, ils ont été conçus pour 5 ans, ce qui est une période trop longue, puisque, en réalité, il faudrait revoir chaque année ou tous les deux ans, en fonction des stocks, ce qu'il est possible de pêcher. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 7:57Voir 2 autres passages
« Et puis, il y a aussi des normes très tatillonnes sur les appareils techniques qui sont à bord des navires. Je suis monté à bord d'un chalutier pour m'en rendre compte. Alors là, c'était au Sable d'Olonne. Et le pêcheur m'a montré ces appareils de navigation. Alors, il les a en double, en fait, parce qu'il avait déjà des appareils de navigation sur son bateau d'origine. Et puis, comme ils ne répondent plus aux normes, il en a mis des nouveaux à côté, tout en faisant observer que les anciens fonctionnaient pourtant très bien. Donc, il y a une incompréhension. Et puis, alors, tout ça est un peu technique. Mais si on rentre aussi dans le détail des nouvelles réglementations, maintenant, il y a une interdiction de rejeter en mer le poisson surnuméraire. C'est ce qu'on appelle l'interdiction des rejets. Alors, les pêcheurs me disent que lorsqu'ils partent plusieurs jours en mer, ils sont bien obligés de rejeter quand même, parce que sans ça, ce stock de poissons qu'on leur demande de garder va pourrir, en fait. Ils n'ont pas de place pour l'entreposer. Donc, vous voyez, ce sont des normes de technocrates qui ne correspondent pas du tout à la réalité. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 8:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 4:56
« qui revient des résultats de la Révolution française, qui est basée sur le fondement donné par des pays comme la France, des droits de l'homme pour tout le monde, hommes et femmes, qui revient au discours de cet homme, de cet homme courageux, tué par des nationalistes idiots il y a cent ans, Jean Jaurès. C'est lui qui nous a donné cette orientation. La France devrait en être fière et ne pas la combattre. C'est grâce à des pays comme la France que nous sommes ici, en Europe, basés sur des droits fondamentaux. Soyez en fers, M. le député, fiers, M. le député. »
Rassemblement National · Gilles Lebreton interpelle le futur n°2 de la Commission européenneVérifier à 2:22
« Eh bien j'en tire un bilan positif. D'abord, nous sommes 23 députés du Rassemblement Bleu Marine. On s'entend très très bien. Je dois dire qu'on est probablement le groupe de députés dans lequel règne la meilleure ambiance. C'est très très important d'avoir une très bonne ambiance pour travailler efficacement. Et ensuite, eh bien nous travaillons tous répartis dans des commissions. Chacun d'entre nous, nous appartenons à une commission différente. Donc moi je suis dans la commission des affaires juridiques. Et ça tombe bien, puisque étant professeur de droit, je suis comme un poisson dans l'eau. Alors je dois dire que je mène la vie dure à tous les eurocrates qui siègent dans cette commission. D'abord, je me bats jour après jour pour être coordinateur de cette commission. C'est-à-dire une sorte de sous-chef. Alors normalement, aucun d'entre nous n'a vocation à être sous-chef, puisqu'évidemment nous sommes considérés comme des eurosceptiques. Mais j'ai pu invoquer des arguments juridiques, des précédents aussi. J'ai découvert qu'il y avait toujours eu dans cette commission un non-inscrit qui était coordinateur. C'est uniquement dans cette commission, c'est une tradition. Et dans le règlement, rien ne l'interdit. Donc je me suis basé là-dessus pour poser ma candidature. Et ils sont très très embarrassés pour la refuser. Ils l'ont refusé une première fois. Je me suis accroché, je suis revenu à la charge en invoquant des arguments juridiques, car la motivation du premier refus était illégale en fait. Et à l'heure où je parle, c'est assez drôle, j'ai l'impression qu'ils cherchent un prétexte pour m'empêcher d'être coordinateur. Mais en même temps, ils ne savent pas par quel bout prendre ma demande. Donc je vais voir chacun des députés qui siègent dans cette commission. Je plaide ma cause avec vigueur. Et je leur fais bien sentir que quand même, je représente énormément d'électeurs et qu'il serait profondément normal qu'il n'y ait pas un coordinateur qui représente le peuple français au sein de cette commission. Alors d'autre part, en séance plénière, j'essaye de prendre la parole à chaque fois qu'on me la donne. Mais comme on n'a pas un vrai groupe parlementaire pour l'instant, on a très peu de temps de parole. Donc c'est bien normal quand on nous accorde la parole. C'est Marine Le Pen qui parle en priorité. C'est tout à fait normal. Et moi, pour l'instant, je n'ai pu prendre la parole qu'une seule fois sur un thème dont personne ne voulait, qui est très technique, qui est le marché unique numérique. Voilà, donc j'ai découvert d'ailleurs un peu le problème en préparant mon intervention. Et je ne le regrette pas parce que c'est un problème très important. Le marché unique numérique, ça va être la possibilité pour tout consommateur de commander ce qu'il voudra par Internet dans l'Europe entière. Et donc potentiellement, ça va créer un dumping social numérique en quelque sorte qui va encore aggraver la situation de nos PME, de notre agriculture, etc. C'est de la dynamique. Donc j'ai évidemment pris parti contre ce projet. Mais malheureusement, c'est la priorité du président de la commission, Jean-Claude Juncker. Donc on va avoir du mal à s'y opposer. Mais au moins, au moins, on se bat et on prévient l'opinion publique. Et puis, parfois, on a quand même des succès. On arrive à faire reculer sur certains points des projets. Donc c'est un bilan que je trouve positif. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 0:19
« Et là, récemment, Juncker a commencé à donner des signes de faiblesse. Donc je pense qu'on va réussir au moins à supprimer l'arbitrage. Ce qui est très, très important, parce que ça aurait été vraiment catastrophique pour notre État. C'était la substitution d'une justice privée à la justice étatique et qui est la possibilité pour les entreprises multinationales de faire condamner la France à chaque fois qu'elle aurait tenté par une sorte de remords de protéger les consommateurs, de protéger les agriculteurs, etc. Donc voilà un exemple concret de ce que déjà on va arriver à faire. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 4:56
« Et là, on a réussi à faire tellement de bruit que certains parlementaires d'autres tendances politiques finissent par sentir qu'il y a un mécontentement populaire qui monte. Et ils sont en train de reculer. »
Rassemblement National · 5 mois au parlement Européen, Gilles Lebreton fait le bilan :Vérifier à 4:43
« Et puis, il y a aussi des normes très tatillonnes sur les appareils techniques qui sont à bord des navires. Je suis monté à bord d'un chalutier pour m'en rendre compte. Alors là, c'était au Sable d'Olonne. Et le pêcheur m'a montré ces appareils de navigation. Alors, il les a en double, en fait, parce qu'il avait déjà des appareils de navigation sur son bateau d'origine. Et puis, comme ils ne répondent plus aux normes, il en a mis des nouveaux à côté, tout en faisant observer que les anciens fonctionnaient pourtant très bien. Donc, il y a une incompréhension. Et puis, alors, tout ça est un peu technique. Mais si on rentre aussi dans le détail des nouvelles réglementations, maintenant, il y a une interdiction de rejeter en mer le poisson surnuméraire. C'est ce qu'on appelle l'interdiction des rejets. Alors, les pêcheurs me disent que lorsqu'ils partent plusieurs jours en mer, ils sont bien obligés de rejeter quand même, parce que sans ça, ce stock de poissons qu'on leur demande de garder va pourrir, en fait. Ils n'ont pas de place pour l'entreposer. Donc, vous voyez, ce sont des normes de technocrates qui ne correspondent pas du tout à la réalité. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 8:44
« Et puis, il y a aussi des normes très tatillonnes sur les appareils techniques qui sont à bord des navires. Je suis monté à bord d'un chalutier pour m'en rendre compte. Alors là, c'était au Sable d'Olonne. Et le pêcheur m'a montré ces appareils de navigation. Alors, il les a en double, en fait, parce qu'il avait déjà des appareils de navigation sur son bateau d'origine. Et puis, comme ils ne répondent plus aux normes, il en a mis des nouveaux à côté, tout en faisant observer que les anciens fonctionnaient pourtant très bien. Donc, il y a une incompréhension. Et puis, alors, tout ça est un peu technique. Mais si on rentre aussi dans le détail des nouvelles réglementations, maintenant, il y a une interdiction de rejeter en mer le poisson surnuméraire. C'est ce qu'on appelle l'interdiction des rejets. Alors, les pêcheurs me disent que lorsqu'ils partent plusieurs jours en mer, ils sont bien obligés de rejeter quand même, parce que sans ça, ce stock de poissons qu'on leur demande de garder va pourrir, en fait. Ils n'ont pas de place pour l'entreposer. Donc, vous voyez, ce sont des normes de technocrates qui ne correspondent pas du tout à la réalité. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 8:44
Rassemblement National · Gilles Lebreton interpelle le futur n°2 de la Commission européenneVérifier à 1:14
« – Oui, un vent de panique, c'est certain. Alors, plusieurs éléments le prouvent. D'abord, le débat surréaliste que j'ai eu sur France 3, il y a quelques jours, à Nantes, dans lequel on m'a coupé sans arrêt, sans que les meneurs de jeu s'en inquiètent. Et puis, lorsque ce n'étaient pas mes concurrents qui me coupaient la parole, c'était carrément les meneurs de jeu eux-mêmes qui m'interrompaient. Donc, ça a été assez âpre. J'y ai vu le signe d'une certaine nervosité, puisque les sondages sont très bons. Et puis, de façon peut-être moins agréable, il y a parfois eu des tentatives d'intimidation, comme par exemple à Nantes. J'ai été à l'université de Nantes faire un meeting, et là, des excités, des antifas sont venus. Mais je dois dire que ça s'est bien passé quand même, parce que je peux faire une sociologie des antifas, puisque je les ai vus de près, ils étaient là devant moi. Il y a les antifas de base, qui au fond sont des jeunes, qui sont, je crois, manipulés. Et ils étaient au premier rang, ils étaient prêts à agiter leur drapeau qu'ils avaient préparé. Et puis, finalement, en m'écoutant, ils se sont aperçus qu'il y avait peut-être moyen de m'écouter sans s'énerver. Et ils ne sont pas intervenus, en définitive. Ils m'ont écouté sagement. Et dans le fond, il y avait des gens qui étaient des meneurs, et qui, eux, se sont beaucoup agités, qui ont crié, etc. Mais ça n'a pas tellement marché, puisque la salle leur a demandé de partir. Donc, ils sont partis, finalement. Et ça s'est terminé de cette façon pour eux. Voilà. Donc, c'était encore un souvenir. Mais je crois que c'était important d'aller porter notre discours patriotique au cœur même de la faculté des lettres de l'Université de Nantes, c'est-à-dire dans un haut lieu des antifas, pour montrer aux citoyens que nous pouvons aller partout. »
Rassemblement National · Européennes : #Direct avec Gilles LebretonVérifier à 3:28