

« Donc, il y avait aussi un discours à tenir pour l'unité de la nation, pour la cohésion du pays. C'est toujours très important, face à un attentat qui va compter, c'est de ne pas nous diviser dans cette cérémonie d'hommage comme après. »
« Il y a de la gravité, il y a aussi de l'émotion, de la gravité obtenue de l'ampleur du nombre des victimes, des blessés aussi. »
« Parmi les victimes, il y en avait de toute nationalité, puisque c'était le 14 juillet, il y avait de nombreux touristes qui étaient présents. Ces victimes, elles étaient de toutes opinions, de toutes confessions. »
« D'abord, les familles de victimes, je pense aussi à ce que ça représente pour toutes les autres victimes des attentats qui viennent d'avoir lieu dans l'année 2015, car c'est une résurgence terrible. »
« Et puis, l'urgence, c'est de soigner ceux qui sont blessés et aussi d'aller vers les familles des victimes, d'en donner toutes les informations pour leurs proches. »
« Donc, il était nécessaire de parler pour à la fois informer, pour montrer la fermeté qui devait être la nôtre, la compassion que je devais aux familles, et puis aussi les secours que nous devions apporter. »
« Des familles dignes, familles sidérées encore par le choc que représente un attentat. Des familles qui veulent comprendre, qui veulent des explications, c'est légitime. Des familles qui sont aussi dans le désarroi le plus complet. »
« Je viens d'être prévenu à ce moment-là qu'il y a un camion qui est entré sur la promenade et qu'il y a déjà des morts. »
« Et là, je mesure ce que ça peut représenter, non seulement pour Nice, non seulement pour la région, mais pour toute la France. »
« Oui, des carnages, j'en ai hélas connu et j'ai eu à les surmonter et à comprendre ce que représente un tel choc. »
« Nous ne savions rien à ce moment-là de la personnalité de l'individu qui avait commis cette abomination. »
« L'urgence, c'est d'abord d'appréhender des terroristes s'il y en avait d'autres. Il y a été neutralisé très vite et quel courage, d'ailleurs, il a fallu pour ceux qui ont exécuté cette tâche. »
« Et puis, l'urgence, c'est de parler au pays. Je l'avais fait le 13 novembre au soir, je le refais encore ce soir-là, parce que le pays doit être à la fois informé de ce qui vient de se produire. »
« Un 14 juillet, fête nationale, dans une ville internationale qui est Nice, mais qui est une ville qui parle au monde entier. »
« Je demande immédiatement au service concerné, donc au ministre de l'Intérieur qui est déjà prévenu et au Premier ministre de se rendre sur les lieux car je n'ai aucun doute sur le caractère terroriste de cette opération. »
« Et puis, il y a ce qui est du devoir du président de la République, c'est-à-dire d'assurer la sécurité, de faire en sorte qu'il ne puisse pas y avoir d'autres auteurs et d'autres attentats. »
« Il y a de la gravité, il y a aussi de l'émotion, de la gravité obtenue de l'ampleur du nombre des victimes, des blessés aussi. Puis, de l'émotion parce que j'ai rencontré des familles lors de la cérémonie, de l'hommage. »
« Ce soir-là, j'étais à Avignon. Il s'agissait de rencontrer les acteurs culturels au moment du festival. Nous nous préparions au sortir de cette rencontre, de ce dîner. Nous nous préparions donc à aller voir le spectacle Les Danais qui se donnaient dans la cour de d'Avignon. »
« Je mesure ce que ça représente car nous sommes le 14 juillet. Nous avons eu toute une période où nous avons déjà connu des attentats. Il y avait une forme d'acalmie puisque nous avions pu faire que l'euro 2016 se tienne, y compris à Nice, sans qu'il y ait d'alerte particulière, mais avec une vigilance très grande. »
« Je veux saluer la population miçoise qui a été d'une dignité extraordinaire. »