Sur la fiscalité, sur les retraites, vous voulez quoi précisément ?
Réponse directeOn est quand même d'accord sur des mesures fortes et d'urgence que nous demandons ensemble, c'est-à-dire une augmentation des salaires, mais surtout une indexation des salaires sur l'inflation. Le SMIC a augmenté, mais pas les salaires qui sont au-dessus du SMIC. On demande une augmentation des pensions. Et entre ce que nous demandons et zéro, il y a une marge. Et c'est ça que nous voulons mettre sur la table. Donc à l'inverse, l'année blanche ou la non-indexation, c'est une ligne rouge. Mais bien sûr. Y compris pour les retraites les plus élevées. Le SMIC aujourd'hui, il est à 1 420 euros net. Il y a aujourd'hui près de 40% des retraités qui ont une pension inférieure à 1 000 euros. On peu…
« On est quand même d'accord sur des mesures fortes et d'urgence que nous demandons ensemble, c'est-à-dire une augmentation des salaires, mais surtout une indexation des salaires sur l'inflation. Le SMIC a augmenté, mais pas les salaires qui sont au-dessus du SMIC. On demande une augmentation des pensions. Et entre ce que nous demandons et zéro, il y a une marge. Et c'est ça que nous voulons mettre sur la table. Donc à l'inverse, l'année blanche ou la non-indexation, c'est une ligne rouge. Mais bien sûr. Y compris pour les retraites les plus élevées. Le SMIC aujourd'hui, il est à 1 420 euros net. Il y a aujourd'hui près de 40% des retraités qui ont une pension inférieure à 1 000 euros. On peut vivre décemment avec ça ? Les factures augmentent. Les factures d'électricité, les mutuelles, les déremboursements de médicaments qui s'accumulent. Beaucoup de gens ne peuvent plus finir leur mois parce que le compte est à sec. Ça ne peut pas durer. C'est cette colère-là qui s'exprime aujourd'hui dans le pays. Même quand on travaille, même des salariés, des femmes qui se retrouvent seules avec leurs enfants, avec des temps partiels, ne s'en sortent plus alors qu'elles travaillent. Ce n'est plus supportable. C'est pour ça qu'il y a ton de colère. Vous dites justice fiscale, les salaires. De la justice sociale d'abord. Et bien sûr pour financer ces mesures. Et des mesures pour nos services publics. Parce que je pense, encore une fois, à nos hôpitaux, à nos écoles, deux services publics en souffrance. Il faut des recettes supplémentaires dans l'État. »
