Faire des choses pour les Français, c'est par exemple instaurer la proportionnelle ou c'est totalement secondaire ?
Réponse directeNon, alors la proportionnelle, c'est un... J'ai envie de dire, ça serait un paquet de notre vision démocratique et d'une révision démocratique. Vous voulez la Sixième République ? Non, je ne veux pas la Sixième République. Mais on voit bien que nos institutions ont besoin d'être adaptées sur un certain nombre de sujets. Les pratiques politiques des Français se sont transformées. Les Français appréhendent la politique différemment. Et donc, je crois qu'il faut qu'on ait cette... Comment dire ? Cette réflexion. La proportionnelle, c'est une promesse depuis 2017. Il faut peut-être avancer, mais il faudra avancer aussi sur d'autres sujets, c'est-à-dire le lien entre le président et le reste de…
« Non, alors la proportionnelle, c'est un... J'ai envie de dire, ça serait un paquet de notre vision démocratique et d'une révision démocratique. Vous voulez la Sixième République ? Non, je ne veux pas la Sixième République. Mais on voit bien que nos institutions ont besoin d'être adaptées sur un certain nombre de sujets. Les pratiques politiques des Français se sont transformées. Les Français appréhendent la politique différemment. Et donc, je crois qu'il faut qu'on ait cette... Comment dire ? Cette réflexion. La proportionnelle, c'est une promesse depuis 2017. Il faut peut-être avancer, mais il faudra avancer aussi sur d'autres sujets, c'est-à-dire le lien entre le président et le reste de l'État, et le reste de la nation. On voit qu'aujourd'hui, l'hyperprésidentialisation a peut-être atteint ses limites. Justement, vous vous avez plaidé pour la suppression de l'élection présidentielle au super-arrivée universelle directe et un septennat. Oui, vous savez, quand on est parlementaire, pour pousser des questions, pour pousser des sujets, parfois, on fait des amendements d'appel. Et ça avait plutôt bien marché, puisque la question s'était posée. Et vous avez un certain nombre de constitutionnalistes, un certain nombre de penseurs politiques qui se disent, oui, pourquoi pas ? Est-ce que c'est une solution ? Bon, moi, je l'ai poussé. Je crois quand même que les Français sont maintenant attachés au vote direct. On peut le maintenir, mais on peut revoir la façon dont ça fonctionne. Moi, je rappelle souvent, et j'invite souvent les Français à lire le discours de Debré en 1958 devant le Conseil d'État, où il présente la Constitution. Ce qu'il demande, c'est un régime parlementaire. On voit bien qu'on est très loin du régime parlementaire. Et moi, j'ai toujours considéré qu'il n'y a pas de démocratie forte sans régime parlementaire fort. Donc, je plaide pour un régime parlementaire avec tous les aléas que ça peut avoir, mais je pense que c'est la meilleure des solutions. »
