Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
17 nov. 2024 au 1 oct. 2026
Questions
94
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 94 questions évaluables
Réponse directe
51
Réponse partielle
16
Réponse à côté
24
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 94
Question 26Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
Mais est-ce que ça ne tient pas aussi au fait que c'est une République fédérale ?
Réponse à côté
Alors, ça joue aussi, évidemment. Enfin, je rappelle, j'aime le rappeler, c'est que la France est le seul pays en Europe à avoir ce scrutin uninominal à deux tours pour l'élection des députés, qui découle de la présidentielle, en fait. Enfin, tout ça, c'est les mêmes institutions. Et la France est le pays en Europe qui a la plus grande dette et qui a le plus de mal à rentrer dans un cycle de réformes qui permettrait de changer un certain nombre de choses nécessaires à changer dans notre pays. Non, non, justement, sur la proportionnelle, c'est compliqué parce que, justement, on a un système qui est le système des députés aujourd'hui et la façon dont sont élus les députés qui permettent d'avo…
« Alors, ça joue aussi, évidemment. Enfin, je rappelle, j'aime le rappeler, c'est que la France est le seul pays en Europe à avoir ce scrutin uninominal à deux tours pour l'élection des députés, qui découle de la présidentielle, en fait. Enfin, tout ça, c'est les mêmes institutions. Et la France est le pays en Europe qui a la plus grande dette et qui a le plus de mal à rentrer dans un cycle de réformes qui permettrait de changer un certain nombre de choses nécessaires à changer dans notre pays. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, justement, j'allais justement vous dire que l'idée, ce n'était pas d'avoir des lignes rouges, c'était plutôt d'avoir un cap. Et le cap, c'est de faire en sorte que nos déficits ne dérapent pas parce que s'ils dérapent, on est sous la menace d'un choc financier qui, pour le coup, serait dommageable pour tout le monde et surtout pour ceux qui sont les plus fragiles. Donc l'idée, »
RFI — Invité politique · Erwan Balanant (MoDem): «Les violences faites aux enfants ont été un angle mort des politiques publiques»Vérifier à 7:21
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
16 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 12:36
Voir 2 autres passages
« Non, non, justement, sur la proportionnelle, c'est compliqué parce que, justement, on a un système qui est le système des députés aujourd'hui et la façon dont sont élus les députés qui permettent d'avoir un ancrage territorial qui est intéressant. Et donc, nous, on est quatre parlementaires transpartisans. Jérémy Ordanoff, écologique, Guillaume Gouffier-Valente, qui est Renaissance, et Marie Récalde, qui est PS. Et on a proposé et on a déposé un texte pour une proportionnelle sur le modèle danois, sur le modèle allemand, qui permet d'avoir des gens élus sur les territoires, et une compensation proportionnelle pour avoir une représentativité des forces politiques de notre pays. D'ailleurs, on fait une petite publicité. Le 6 mai, on fait un colloque à l'Assemblée nationale sur le sujet. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 13:17
« Et donc, on est le seul pays en Europe, aujourd'hui, à ne pas avoir de scrutin proportionnel. Tous les autres, à part les Anglais, mais ils ne sont plus tout à fait dans l'Europe, à avoir ce scrutin uninominal à deux tours, qui fait qu'on est élu pour ou contre quelqu'un, pour ou contre quelque chose, et qu'on n'a pas cette capacité à faire, à certains moments, des coalitions, à faire, à certains moments, des pas de côté, sans faire de compromis, mais pour avancer, et pour, tout simplement, réformer la France. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 14:04
Question 27Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
Vous êtes l'auteur d'un rapport parlementaire sur la question que vous aviez rendu en octobre 2020. D'ailleurs, vous l'avez reçu à l'époque à RFI pour en parler. C'était donc il y a cinq ans et demi. Est-ce que les choses ont beaucoup avancé depuis ?
Réponse directe
Oui, parce que suite à ce rapport, j'ai fait une loi, la loi qui définit ce qu'est le harcèlement scolaire, qui n'était définie nulle part. Et les choses ont changé. Il y a eu une prise de conscience sur le fléau du harcèlement scolaire. Mais là où les choses n'ont hélas pas changé, c'est qu'on s'est fait rattraper par la puissance des réseaux, la puissance des algorithmes. Et partout où on a gagné, c'est-à-dire une meilleure formation des professeurs, des enfants mieux sensibilisés, des parents aussi mieux sensibilisés, on a perdu beaucoup. Et on est aujourd'hui dans une situation extrêmement délicate sur la santé de nos enfants par rapport au réseau, par rapport à cette capacité de subir…
« Oui, parce que suite à ce rapport, j'ai fait une loi, la loi qui définit ce qu'est le harcèlement scolaire, qui n'était définie nulle part. Et les choses ont changé. Il y a eu une prise de conscience sur le fléau du harcèlement scolaire. Mais là où les choses n'ont hélas pas changé, c'est qu'on s'est fait rattraper par la puissance des réseaux, la puissance des algorithmes. Et partout où on a gagné, c'est-à-dire une meilleure formation des professeurs, des enfants mieux sensibilisés, des parents aussi mieux sensibilisés, on a perdu beaucoup. Et on est aujourd'hui dans une situation extrêmement délicate sur la santé de nos enfants par rapport au réseau, par rapport à cette capacité de subir du harcèlement d'une puissance qui est phénoménale. C'est-à-dire qu'un harcèlement en ligne, ça a des impacts terribles pour les enfants. C'est pire que tout parce que quand vous étiez harcelé à l'école et que vous aviez à la fin des cours, une fois que vous étiez chez vous, vous aviez un certain répit. Aujourd'hui, les enfants, ils n'ont aucun répit. Et pour peu que les parents laissent le téléphone aux enfants dans la chambre, vous avez des enfants qui sont harcelés 24 heures sur 24 et certains mettent fin à leur jour. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 21:38
Question 28Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
est-ce que les choses vont dans le bon sens ?
Réponse directe
Les choses vont dans le bon sens. On va arriver au plus d'un an du rapport et on va arriver à Cannes, là. Et donc, Festival de Cannes, vous allez avoir un certain nombre de conférences qui vont être faites sur le sujet. Il faut acter que la commission d'enquête a permis à plein de domaines d'évoluer. Les conventions collectives se sont transformées. Il y a plein de choses qui se sont transformées. Et il manquait le volet de la loi. Et nous, on va sortir pour Cannes, là, bientôt. Ce n'est pas un scoop, parce que je l'ai déjà dit. Au moment de Cannes, on va sortir... Mais c'est presque un quasi-scoop. Vous oubliez flatter un peu mon égo. C'est presque un quasi-scoop, parce que je crois que, p…
« Les choses vont dans le bon sens. On va arriver au plus d'un an du rapport et on va arriver à Cannes, là. Et donc, Festival de Cannes, vous allez avoir un certain nombre de conférences qui vont être faites sur le sujet. Il faut acter que la commission d'enquête a permis à plein de domaines d'évoluer. Les conventions collectives se sont transformées. Il y a plein de choses qui se sont transformées. Et il manquait le volet de la loi. Et nous, on va sortir pour Cannes, là, bientôt. Ce n'est pas un scoop, parce que je l'ai déjà dit. Au moment de Cannes, on va sortir... »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 27:59
Question 29Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
le député du groupe écologiste Pouria Amir Chahi était l'invité de cette émission. Il est l'un des fondateurs du mouvement baptisé La Digue, dont l'objectif est de lutter contre l'extrême droite. Vous avez rejoint le conseil d'administration de cette association. Vous êtes l'un des rares, si ce n'est le seul, à ne pas être une personnalité de gauche, à avoir rejoint ce mouvement. Quel est le sens de votre engagement dans cette association ?
Réponse directe
Déjà, le travail que fait Pouria est un travail sérieux, un vrai travail autour des idées, autour d'une réflexion importante qui est tout simplement de préserver ce que nous avons construit, je le redis, depuis de longues années, c'est-à-dire un État basé sur une des règles, l'État de droit. Et aujourd'hui, il y a des menaces qui sont des menaces fortes. Et comme je considère que la Déclaration universelle des droits de l'homme, notre Constitution, le bloc de constitutionnalité, tout ce qui constitue justement cet État de droit n'est ni de droite ni de gauche. Quand Pouria m'a demandé si je souhaitais me mêler à ces dangereux gauchistes, j'ai évidemment dit oui. Vous me confirmez Mais je su…
« Déjà, le travail que fait Pouria est un travail sérieux, un vrai travail autour des idées, autour d'une réflexion importante qui est tout simplement de préserver ce que nous avons construit, je le redis, depuis de longues années, c'est-à-dire un État basé sur une des règles, l'État de droit. Et aujourd'hui, il y a des menaces qui sont des menaces fortes. Et comme je considère que la Déclaration universelle des droits de l'homme, notre Constitution, le bloc de constitutionnalité, tout ce qui constitue justement cet État de droit n'est ni de droite ni de gauche. Quand Pouria m'a demandé si je souhaitais me mêler à ces dangereux gauchistes, j'ai évidemment dit oui. Vous me confirmez »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 34:07Voir 1 autre passage
« Mais je suis sûr que d'autres rejoignront. Oui, parce que je le redis, tous ces principes, notre Constitution, ne sont ni de droite ni de gauche. C'est notre base pour vivre ensemble. C'est ce qui fait le terreau de la vie dans ce pays. C'est cet État de droit. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 34:56
Question 30Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
Sauf que, dans un cas, c'est celui que les Français ont élu directement. Est-ce qu'il n'a pas plus de légitimité ?
Réponse partielle
C'est une question intéressante à se poser. Mais justement, moi, je crois que la question de la légitimité d'un chancelier ou d'un président du Conseil, comme dans les autres pays, c'est aussi la possibilité de faire des accords qui dépassent uniquement sa famille politique. Vous voyez, de ces pays que vous nous avez cités, que ce soit l'Allemagne... Culture de la coalition. Et on n'est pas dans un système très dichotomique. Vous êtes pour ou vous êtes contre. En Allemagne, on a des coalitions qui sont parfois bien plus larges que celles qu'on a ici dans notre pays. Et ça a avancé. Et l'Allemagne n'est quand même pas un pays aujourd'hui. Je crois qu'on peut regarder. Ils ont quand même des…
« C'est une question intéressante à se poser. Mais justement, moi, je crois que la question de la légitimité d'un chancelier ou d'un président du Conseil, comme dans les autres pays, c'est aussi la possibilité de faire des accords qui dépassent uniquement sa famille politique. Vous voyez, de ces pays que vous nous avez cités, que ce soit l'Allemagne... »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 11:49Voir 1 autre passage
« Culture de la coalition. Et on n'est pas dans un système très dichotomique. Vous êtes pour ou vous êtes contre. En Allemagne, on a des coalitions qui sont parfois bien plus larges que celles qu'on a ici dans notre pays. Et ça a avancé. Et l'Allemagne n'est quand même pas un pays aujourd'hui. Je crois qu'on peut regarder. Ils ont quand même des belles réussites. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 12:12
Question 31Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
que va jouer la présidentielle de 2027 ?
Réponse partielle
Alors, je ne sais pas sur quel thème il va se jouer. Moi, j'aimerais qu'il se joue sur un thème. C'est la question du lien entre les générations. Et comment aujourd'hui dans notre pays, les jeunes se sentent complètement inclus dans ce qui a fait cette histoire de notre pays. Et comment les personnes plus âgées aujourd'hui à la retraite ne se sentent pas non plus menacées. Et comment on arrive à mettre en place une solidarité intergénérationnelle. Parce qu'aujourd'hui dans notre pays, ce qui est un fait assez inédit dans l'histoire de notre pays, nous avons un vrai problème démographique qui fait que les jeunes n'ont plus envie de faire des enfants ou parfois ils ont l'envie mais ils n'ont…
« Alors, je ne sais pas sur quel thème il va se jouer. Moi, j'aimerais qu'il se joue sur un thème. C'est la question du lien entre les générations. Et comment aujourd'hui dans notre pays, les jeunes se sentent complètement inclus dans ce qui a fait cette histoire de notre pays. Et comment les personnes plus âgées aujourd'hui à la retraite ne se sentent pas non plus menacées. Et comment on arrive à mettre en place une solidarité intergénérationnelle. Parce qu'aujourd'hui dans notre pays, ce qui est un fait assez inédit dans l'histoire de notre pays, nous avons un vrai problème démographique qui fait que les jeunes n'ont plus envie de faire des enfants ou parfois ils ont l'envie mais ils n'ont pas la capacité de le faire financière, de logement. La question du logement est un vrai frein à parfois faire des enfants. Et notre modèle il repose sur la solidarité intergénérationnelle depuis tout le temps, enfin depuis tout le temps, depuis le CNR. De plus en plus dur financièrement, je veux dire économiquement. Exactement. Et donc il faut qu'on retrouve un modèle qui partage mieux les richesses entre les générations et qui donne la place à chacun et que chacun ait l'impression de participer à cette belle histoire qu'est l'histoire de la France et l'histoire de l'Europe. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 36:48
Question 32Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
Alors, est-ce qu'on peut dire que c'est un outil ?
Réponse directe
Ah oui, c'est un outil.
« Ah oui, c'est un outil. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 1:21
Question 33Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
Vous, ce que vous faisiez, donc vous l'avez fait jusqu'à 22 ans, c'est ce qu'on appelle le saut en Fosbury, c'est ça ?
Réponse directe
Oui, alors c'est le saut en hauteur, mais on a quelqu'un, un génie qui s'appelle Dick Fosbury, qui est aux Jeux Olympiques de 1968, a surpris tout le monde. Enfin, il l'avait surpris un peu avant, parce qu'évidemment, il avait déjà fait des sauts avant en Fosbury, ça a pris son nom. C'est très rare dans l'histoire du sport qu'un geste prenne le nom d'une personne. Oui, il y a la Panenka, effectivement, mais justement, c'est assez rare. Il n'y a pas de Ronaldo, par exemple, ça n'existe pas. Et il a surpris tout son monde, et c'était quelqu'un d'extraordinaire, qui est décédé il n'y a pas très longtemps, et qui a complètement révolutionné le sport en respectant la règle du saut en hauteur, c'…
« Oui, alors c'est le saut en hauteur, mais on a quelqu'un, un génie qui s'appelle Dick Fosbury, qui est aux Jeux Olympiques de 1968, a surpris tout le monde. Enfin, il l'avait surpris un peu avant, parce qu'évidemment, il avait déjà fait des sauts avant en Fosbury, ça a pris son nom. C'est très rare dans l'histoire du sport qu'un geste prenne le nom d'une personne. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 3:06
Question 34Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
Alors, lorsque Pouria Amir Chahi était dans cette émission, c'était donc il y a deux semaines, je lui ai demandé si la tendance d'une partie de la gauche à fasciser un peu rapidement ses adversaires politiques n'était pas finalement contre-productive. Est-ce qu'on ne démonétise pas cette expression en l'employant parfois un peu à tout bout de champ et à tort et à travers ?
Réponse directe
C'est un risque. C'est un risque. Mais après, c'est pour ça que je dis que son travail est sérieux. Je lui citais par exemple Toulouse, vous voyez, quand on a entendu un fond antifasciste à Toulouse. Mais ça, c'est scandaleux. depuis toujours. Depuis toujours et qui est quelqu'un de très modéré, humaniste, c'est terrible. C'est terrible. C'est effectivement contre-productif. Je suis entièrement d'accord avec vous. Et il faut juste rappeler des faits. Il y a des mouvements politiques qui remettent en cause un certain nombre de piliers de notre vivre ensemble, de nos règles communes. Et ce n'est pas nécessairement du fascisme, mais ça peut y amener. Donc il faut être méfiant. Et moi, je ne pa…
« C'est un risque. C'est un risque. Mais après, c'est pour ça que je dis que son travail est sérieux. Je lui citais par exemple Toulouse, vous voyez, quand on a entendu un fond antifasciste à Toulouse. Mais ça, c'est scandaleux. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 35:37Voir 1 autre passage
« depuis toujours. Depuis toujours et qui est quelqu'un de très modéré, humaniste, c'est terrible. C'est terrible. C'est effectivement contre-productif. Je suis entièrement d'accord avec vous. Et il faut juste rappeler des faits. Il y a des mouvements politiques qui remettent en cause un certain nombre de piliers de notre vivre ensemble, de nos règles communes. Et ce n'est pas nécessairement du fascisme, mais ça peut y amener. Donc il faut être méfiant. Et moi, je ne parle pas de fascistes. Je parle juste de gens qui n'ont pas les mêmes valeurs que les valeurs qui sont celles qui nous ont faites. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 35:53
Question 35Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
Et des propos diffamatoires, ça relève de la justice, ça, non ?
Réponse à côté
Non, parce que le rapporteur, en tant que rapporteur, il est protégé. D'accord. Et on estime que...
« Non, parce que le rapporteur, en tant que rapporteur, il est protégé. D'accord. Et on estime que... »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 32:00
Question 36Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
Évidemment, évidemment. Mais de vous y consacrer pleinement, peut-être plus intensément. Donc, d'abord, si je ne me trompe pas, une maîtrise d'histoire contemporaine. Puis un master en multimédia interactif. Et alors, j'ai vu aussi que vous êtes entré à l'école du Louvre. Vous avez suivi quel cursus à l'école du Louvre ?
Réponse directe
Oui, alors, à l'école du Louvre, c'était pendant ma maîtrise. J'ai suivi le cursus de l'école du Louvre. Je n'ai pas été jusqu'au bout. Parce que j'ai eu ce qu'on faisait à l'époque, j'ai fait le service militaire. Et pendant le service militaire, c'est là que j'ai découvert l'ENSI, donc l'École Nationale Supérieure de Création Industrielle, qui lançait une nouvelle formation de design autour du numérique. Et donc, j'ai fait l'ENSI, les ateliers sur le volet numérique. Et voilà, tout ça mêlé fait qu'un jour, après avoir beaucoup travaillé sur les interfaces, sur la naissance du web, sur les CD-ROM à l'époque, j'ai glissé vers plutôt la pratique de l'image fixe et de l'image vidéo, mais non…
« Oui, alors, à l'école du Louvre, c'était pendant ma maîtrise. J'ai suivi le cursus de l'école du Louvre. Je n'ai pas été jusqu'au bout. Parce que j'ai eu ce qu'on faisait à l'époque, j'ai fait le service militaire. Et pendant le service militaire, c'est là que j'ai découvert l'ENSI, donc l'École Nationale Supérieure de Création Industrielle, qui lançait une nouvelle formation de design autour du numérique. Et donc, j'ai fait l'ENSI, les ateliers sur le volet numérique. Et voilà, tout ça mêlé fait qu'un jour, après avoir beaucoup travaillé sur les interfaces, sur la naissance du web, sur les CD-ROM à l'époque, j'ai glissé vers plutôt la pratique de l'image fixe et de l'image vidéo, mais non interactive. Et c'est marrant d'ailleurs comme quoi j'étais très attiré par la technologie. Et puis j'ai fini par refaire des images un peu plus à la papa-maman, c'est-à-dire des photos et des vidéos. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 6:00
Question 37Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
Proportionnelle intégrale ?
Réponse partielle
Non, non, justement, sur la proportionnelle, c'est compliqué parce que, justement, on a un système qui est le système des députés aujourd'hui et la façon dont sont élus les députés qui permettent d'avoir un ancrage territorial qui est intéressant. Et donc, nous, on est quatre parlementaires transpartisans. Jérémy Ordanoff, écologique, Guillaume Gouffier-Valente, qui est Renaissance, et Marie Récalde, qui est PS. Et on a proposé et on a déposé un texte pour une proportionnelle sur le modèle danois, sur le modèle allemand, qui permet d'avoir des gens élus sur les territoires, et une compensation proportionnelle pour avoir une représentativité des forces politiques de notre pays. D'ailleurs, o…
« Non, non, justement, sur la proportionnelle, c'est compliqué parce que, justement, on a un système qui est le système des députés aujourd'hui et la façon dont sont élus les députés qui permettent d'avoir un ancrage territorial qui est intéressant. Et donc, nous, on est quatre parlementaires transpartisans. Jérémy Ordanoff, écologique, Guillaume Gouffier-Valente, qui est Renaissance, et Marie Récalde, qui est PS. Et on a proposé et on a déposé un texte pour une proportionnelle sur le modèle danois, sur le modèle allemand, qui permet d'avoir des gens élus sur les territoires, et une compensation proportionnelle pour avoir une représentativité des forces politiques de notre pays. D'ailleurs, on fait une petite publicité. Le 6 mai, on fait un colloque à l'Assemblée nationale sur le sujet. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 13:17Voir 1 autre passage
« Et donc, on est le seul pays en Europe, aujourd'hui, à ne pas avoir de scrutin proportionnel. Tous les autres, à part les Anglais, mais ils ne sont plus tout à fait dans l'Europe, à avoir ce scrutin uninominal à deux tours, qui fait qu'on est élu pour ou contre quelqu'un, pour ou contre quelque chose, et qu'on n'a pas cette capacité à faire, à certains moments, des coalitions, à faire, à certains moments, des pas de côté, sans faire de compromis, mais pour avancer, et pour, tout simplement, réformer la France. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 14:04
Question 38Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
Un mot d'un autre texte de loi, avant d'évoquer des considérations peut-être un peu plus générales. La loi destinée à faciliter la restitution des œuvres acquises durant la période coloniale a été adoptée à l'unanimité le 13 avril dernier par l'Assemblée nationale. Vous avez pris la parole à l'occasion des débats en séance pour exprimer votre soutien à ce texte. Qu'est-ce qu'elle représente, cette loi, pour vous ?
Réponse directe
Elle représente le rappel que toutes ces œuvres, elles ont été déracinées des lieux de leur création. Et une œuvre, et c'est aussi peut-être parce que j'ai cet attachement à la création, mais aussi à l'histoire qui a permis la création d'un objet. Moi, j'ai fait la métaphore avec les arbres, c'est-à-dire qu'il y a des arbres qui continuent à pousser quand ils ont été déracinés sur une autre terre, mais jamais ils ne s'expriment mieux que sur la terre où ils sont nés. Et les œuvres d'art, c'est la même chose. Elles appartiennent à des cultures, à des sociétés qui en ont été privées. Et si on veut rendre à ces sociétés ce qui leur est dû, il faut le faire. Et c'est le cadre de ce texte. C'est…
« Elle représente le rappel que toutes ces œuvres, elles ont été déracinées des lieux de leur création. Et une œuvre, et c'est aussi peut-être parce que j'ai cet attachement à la création, mais aussi à l'histoire qui a permis la création d'un objet. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 29:44Voir 1 autre passage
« Moi, j'ai fait la métaphore avec les arbres, c'est-à-dire qu'il y a des arbres qui continuent à pousser quand ils ont été déracinés sur une autre terre, mais jamais ils ne s'expriment mieux que sur la terre où ils sont nés. Et les œuvres d'art, c'est la même chose. Elles appartiennent à des cultures, à des sociétés qui en ont été privées. Et si on veut rendre à ces sociétés ce qui leur est dû, il faut le faire. Et c'est le cadre de ce texte. C'est un texte équilibré, ce n'est pas un texte où on va faire n'importe quoi. C'est-à-dire qu'il faut que les œuvres qui soient restituées puissent être exposées, qu'elles puissent être bien conservées. Et dans cette logique-là, c'est un texte de réconciliation entre des peuples, tout simplement. et surtout de capacité à continuer ce qui est la force de la culture, c'est-à-dire d'échanger entre les civilisations et d'échanger entre les peuples et les façons de penser. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 30:04
Question 39Audition de Sandrine Rousseau et Erwan Balanant sur les violences dans le secteur de la Culture
De fait, vous avez mené un travail extrêmement approfondi. Ce fut également une œuvre de longue haleine, car une première commission d'enquête avait été créée en mai 2024 sous la précédente législature de notre ancienne collègue et commissaire à la culture, Francesca Paschini, était rapporteur, et vous-même, M. Balanant, président. Après trois semaines d'audition, la dissolution était venue interrompre ses travaux. On conçoit sans peine votre frustration et celle des nombreuses personnes qui attendaient beaucoup de cette démarche. Il a donc fallu créer une nouvelle commission d'enquête dont les travaux ont commencé en octobre dernier. Durant six mois, vous avez mené 85 auditions et reçu 350 personnes, en ajoutant à ce total les résultats de la première commission d'enquête sur laquelle vous avez capitalisé, y compris dans vos rapports, où vous avez conduit près de 110 auditions et tables rondes. Au fil des pages de votre rapport, vous décrivez le fonctionnement de véritables machines à broyer les talents, favorisant la survenue de violences de toutes sortes, violences sexistes et sexuelles, mais aussi violences physiques, morales ou encore économiques. Pourriez-vous nous rappeler brièvement les ressorts essentiels de cette situation et les facteurs de risque particuliers que vous avez identifiés ?
Réponse directe
Merci beaucoup, Mme la Présidente. Alors, je vais faire une intervention. Je vous promets. Je pense que c'est le festival de Cannes qui s'invite dans cette... Donc, je ne vais pas aller sur les propositions, puisque ça, c'est le rapporteur qui va les présenter. Moi, je vais vous parler de mon rôle de présidente dans cette commission, qui, par certains aspects, a été parfois assez difficile, et parfois extrêmement perturbant, je dois le dire, parce que ce qui s'est passé dans la commission de manière connue, avec les comptes rendus, les séances publiques, etc., n'est finalement que le dixième de ce que nous avons pu, de ce que j'ai pu entendre recevoir comme témoignage et comme manifestation…
« Je vous promets. Je pense que c'est le festival de Cannes qui s'invite dans cette... Donc, je ne vais pas aller sur les propositions, puisque ça, c'est le rapporteur qui va les présenter. Moi, je vais vous parler de mon rôle de présidente dans cette commission, qui, par certains aspects, a été parfois assez difficile, et parfois extrêmement perturbant, je dois le dire, parce que ce qui s'est passé dans la commission de manière connue, avec les comptes rendus, les séances publiques, etc., n'est finalement que le dixième de ce que nous avons pu, de ce que j'ai pu entendre recevoir comme témoignage et comme manifestation d'intérêt de la part du monde du cinéma et du spectacle vivant. Et ce qui... Et d'ailleurs, depuis la fin de la commission, je continue à recevoir des témoignages, et parfois des témoignages extrêmement douloureux, souvent de carrière totalement arrêtée, brisée, etc. Et je voudrais juste m'arrêter un tout petit peu là-dessus, parce que j'en ai entendu des témoignages de victimes de violences. J'ai fondé une association qui s'appelle Parler, où nous recevions des victimes de violences. J'ai fondé cette association et je l'ai présidée pendant plusieurs années. J'ai reçu vraiment des milliers de témoignages. Donc, j'ai l'habitude des témoignages. Mais là, ce que j'ai entendu est d'une autre nature. D'une autre nature, par la terreur qui était présente dans ces témoignages. Et cette terreur, que je n'ai pas vue... Évidemment, les victimes ont toujours peur. Mais là, c'était au-delà de cela. Et cette terreur, elle est liée à une emprise économique, qui est liée à l'emprise des violences sexuelles, et qui amplifie le phénomène de traumatisme de ces violences. En effet, le monde de la culture est un monde où il y a des différences économiques, des différences de statut, des différences de reconnaissance, qu'il y a dans peu d'autres secteurs, probablement de la même manière. Et en fait, entre des personnes qui peuvent, si elles se mettent à parler, tout perdre à l'instant où elles ouvrent la bouche, et d'autres personnes qui continuent leur métier, qui continuent leur activité, quand bien même il y a des témoignages contre ces personnes-là, eh bien, il y a vraiment un deux poids deux mesures que j'aimerais vraiment que vous entendiez, parce que, encore une fois, j'en ai reçu des témoignages, je n'en ai jamais reçu des comme ça. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est qu'il y a quelque chose de spécifique dans ce domaine aussi, c'est la question des écoles. Les écoles sont, notamment pour les écoles d'excellence, des écoles où on apprend très tôt la discipline, où on apprend très tôt aussi une forme de soumission. Et ces écoles sont des écoles qui, souvent, sont liées à des internats, ou qui, pour une partie d'entre elles, en tous les cas, sont liées à des internats, qui peuvent être accessibles extrêmement tôt dans la vie des enfants qui y vont. Et l'espèce d'espoir mis dans ces enfants qui vont dans ces internats, eh bien, peut empêcher aussi la vision objective, la vision vigilante des parents, quand ça ne se passe pas très bien. Et aujourd'hui, ce que nous avons constaté dans cette commission, c'est qu'à la fois, il y a une volonté d'avancer réelle, et je pense qu'il faut le noter, parce qu'il y a des institutions qui, vraiment, font un travail pour essayer d'avancer, mais nous ne sommes pas du tout arrivés à l'objectif qui est de limiter les violences sexistes et sexuelles. Aujourd'hui, nous avons progressé, je pense, dans ce milieu-là, dans le traitement des violences, et encore pas complètement, et vraiment de manière partielle. Mais la question de la prévention est encore extrêmement prégnante, et j'en terminerai pour dire qu'un des secteurs sur lequel nous avons eu des témoignages qui étaient particulièrement difficiles, c'est le secteur de l'audiovisuel, qu'on n'appréhende pas forcément de la même manière que le cinéma. Et pour autant, on le voit aujourd'hui avec des Sébastien Coué, des Morandini. En fait, il y a une forme d'impunité organisée dans ce monde-là, pas dans toutes les chaînes, pas dans toutes les radios, mais quand même. Et je pense que les législateurs que nous sommes doivent entendre qu'il y a besoin de davantage de protection des personnes, qu'il y a besoin de davantage aussi de transparence sur la manière dont les enquêtes sont réalisées, dont les processus sont mis en place, et que cela, ce sera la deuxième étape du rapport. J'en terminerai là. Merci beaucoup, M. Bannan. »
Question 40Violences sexuelles dans les milieux culturels | Les grands débats
pourquoi personne ne voit qu'elle est partie ?
Réponse à côté
Ce rapport est une étape, c'est une anatomie d'un secteur, un certain nombre de constats, nous faisons un certain nombre de préconisations et aujourd'hui, on les pose sur la table. Donc, on va proposer, j'ai proposé qu'on systématise l'accompagnement des mineurs par un référent mineur, que ce soit dans le monde du cinéma, mais aussi dans le spectacle vivant. On souhaite, et c'est une mesure assez forte, Moi, je souhaite qu'on aille vers l'interdiction des photos sexualisantes ou sexualisées pour les mineurs, c'est-à-dire que toutes les jeunes femmes de moins de 18 ans, je pense que nous devons interdire la sexualisation de leur corps, c'est une mesure forte, mais aussi la formation des acte…
« Ce rapport est une étape, c'est une anatomie d'un secteur, un certain nombre de constats, nous faisons un certain nombre de préconisations et aujourd'hui, on les pose sur la table. Donc, on va proposer, j'ai proposé qu'on systématise l'accompagnement des mineurs par un référent mineur, que ce soit dans le monde du cinéma, mais aussi dans le spectacle vivant. »
LCP - Assemblée nationale · Violences sexuelles dans les milieux culturels | Les grands débatsVérifier à 52:41Voir 1 autre passage
« On souhaite, et c'est une mesure assez forte, Moi, je souhaite qu'on aille vers l'interdiction des photos sexualisantes ou sexualisées pour les mineurs, c'est-à-dire que toutes les jeunes femmes de moins de 18 ans, je pense que nous devons interdire la sexualisation de leur corps, c'est une mesure forte, mais aussi la formation des acteurs, des actrices, la formation des techniciens, techniciennes. Aujourd'hui, dans les écoles qui forment nos acteurs, il n'y a aucune formation au droit, aucune formation à ce qu'est le droit du travail et le droit tout court. Et moi, je suis persuadé, c'est une conviction que j'ai sur ce sujet et sur plein d'autres sujets, c'est que quand on connaît ces droits, on est bien plus à même de voir que ce que l'on a subi n'est pas normal et n'est pas tolérable. On a, je pense, un champ sur lequel il faut qu'on travaille, c'est sur la question des agents, parce que les agents ont une particularité, c'est qu'ils sont les représentants et quelque part, ils doivent être des protecteurs de ce qu'ils appellent les talents, donc qui sont les comédiens, les comédiennes, ou les réalisateurs, les réalisatrices. Et donc, aujourd'hui, depuis la directive Bolkenstein, ils n'ont plus du tout d'encadrement et qui veut peut être, à partir du moment où vous avez deux mandats, deux personnes que vous suivez, vous pouvez être agent. Et je pense qu'il faut retrouver une certaine régulation dans ce monde parce qu'ils ont un rôle fondamental de protection et d'accompagnement. Et donc, eux aussi, doivent être formés et eux aussi, par exemple, je propose qu'ils soient formés à la capacité à écouter la parole d'un de leurs talents qui vient leur dire « Voilà, j'ai été victime ». »
LCP - Assemblée nationale · Violences sexuelles dans les milieux culturels | Les grands débatsVérifier à 53:05
Question 41Violences sexuelles dans les milieux culturels | Les grands débats
Je n'ai jamais entendu une parole regrettant le fait que des personnes qui ont parlé, qui ont été victimes et qui ont parlé aient quitté le cinéma. Je n'ai jamais entendu aucun regret sur le départ d'Adèle Hénel, par exemple. Ce qui est quand même, ce qui pose question au système. Pourquoi Adèle Hénel est partie ?
Réponse à côté
Ce rapport est une étape, c'est une anatomie d'un secteur, un certain nombre de constats, nous faisons un certain nombre de préconisations et aujourd'hui, on les pose sur la table. Donc, on va proposer, j'ai proposé qu'on systématise l'accompagnement des mineurs par un référent mineur, que ce soit dans le monde du cinéma, mais aussi dans le spectacle vivant. On souhaite, et c'est une mesure assez forte, Moi, je souhaite qu'on aille vers l'interdiction des photos sexualisantes ou sexualisées pour les mineurs, c'est-à-dire que toutes les jeunes femmes de moins de 18 ans, je pense que nous devons interdire la sexualisation de leur corps, c'est une mesure forte, mais aussi la formation des acte…
« Ce rapport est une étape, c'est une anatomie d'un secteur, un certain nombre de constats, nous faisons un certain nombre de préconisations et aujourd'hui, on les pose sur la table. Donc, on va proposer, j'ai proposé qu'on systématise l'accompagnement des mineurs par un référent mineur, que ce soit dans le monde du cinéma, mais aussi dans le spectacle vivant. »
LCP - Assemblée nationale · Violences sexuelles dans les milieux culturels | Les grands débatsVérifier à 52:41Voir 1 autre passage
« On souhaite, et c'est une mesure assez forte, Moi, je souhaite qu'on aille vers l'interdiction des photos sexualisantes ou sexualisées pour les mineurs, c'est-à-dire que toutes les jeunes femmes de moins de 18 ans, je pense que nous devons interdire la sexualisation de leur corps, c'est une mesure forte, mais aussi la formation des acteurs, des actrices, la formation des techniciens, techniciennes. Aujourd'hui, dans les écoles qui forment nos acteurs, il n'y a aucune formation au droit, aucune formation à ce qu'est le droit du travail et le droit tout court. Et moi, je suis persuadé, c'est une conviction que j'ai sur ce sujet et sur plein d'autres sujets, c'est que quand on connaît ces droits, on est bien plus à même de voir que ce que l'on a subi n'est pas normal et n'est pas tolérable. On a, je pense, un champ sur lequel il faut qu'on travaille, c'est sur la question des agents, parce que les agents ont une particularité, c'est qu'ils sont les représentants et quelque part, ils doivent être des protecteurs de ce qu'ils appellent les talents, donc qui sont les comédiens, les comédiennes, ou les réalisateurs, les réalisatrices. Et donc, aujourd'hui, depuis la directive Bolkenstein, ils n'ont plus du tout d'encadrement et qui veut peut être, à partir du moment où vous avez deux mandats, deux personnes que vous suivez, vous pouvez être agent. Et je pense qu'il faut retrouver une certaine régulation dans ce monde parce qu'ils ont un rôle fondamental de protection et d'accompagnement. Et donc, eux aussi, doivent être formés et eux aussi, par exemple, je propose qu'ils soient formés à la capacité à écouter la parole d'un de leurs talents qui vient leur dire « Voilà, j'ai été victime ». »
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Question 42Violences sexuelles dans les milieux culturels | Les grands débats
Je reviens sur les épisodes et après je passerai la parole aux rapporteurs sur ce qu'on a appelé l'affaire Polanski en 2017, sur l'annulation de la rétrospective de Jean-Claude Brissot sur deux films de Benoît Jacot de 2024, en 2024. et là, cette dernière projection du dernier tango à Paris, c'est autant de moments qui ont été des moments de tension et de tension pas avec n'importe qui, c'est-à-dire avec les mouvements féministes qui vous reprochaient la programmation de ces oeuvres. Monsieur Bonneau, pourriez-vous nous dire dans quelles conditions
Réponse à côté
Là, vous avez admis à rater. On peut prendre acte. C'est important aussi de prendre acte. Mais le sujet de votre réticence, parce que je reprends juste c'est une interview donc je peux la reprendre. Au risque de déplaire, le changement de paradigme de la cinémathèque française ne passera pas par moi. C'est M. Frédéric Bonneau qui parlait. Je veux bien être celui qui fait une exposition sur Louis Funès mais je ne resterai pas dans l'histoire de cette maison comme celui qui a fait entrer tous les délires sociétaux. Je veux bien avoir une explication sur ce sujet qui me semble en contradiction avec vos missions.
« Là, vous avez admis à rater. On peut prendre acte. C'est important aussi de prendre acte. Mais le sujet de votre réticence, parce que je reprends juste c'est une interview donc je peux la reprendre. Au risque de déplaire, le changement de paradigme de la cinémathèque française ne passera pas par moi. C'est M. Frédéric Bonneau qui parlait. Je veux bien être celui qui fait une exposition sur Louis Funès mais je ne resterai pas dans l'histoire de cette maison comme celui qui a fait entrer tous les délires sociétaux. Je veux bien avoir une explication sur ce sujet qui me semble en contradiction avec vos missions. »
LCP - Assemblée nationale · Violences sexuelles dans les milieux culturels | Les grands débatsVérifier à 31:00
Question 43Violences sexuelles dans les milieux culturels | Les grands débats
comment vous avez géré ces crises successives ?
Réponse à côté
Là, vous avez admis à rater. On peut prendre acte. C'est important aussi de prendre acte. Mais le sujet de votre réticence, parce que je reprends juste c'est une interview donc je peux la reprendre. Au risque de déplaire, le changement de paradigme de la cinémathèque française ne passera pas par moi. C'est M. Frédéric Bonneau qui parlait. Je veux bien être celui qui fait une exposition sur Louis Funès mais je ne resterai pas dans l'histoire de cette maison comme celui qui a fait entrer tous les délires sociétaux. Je veux bien avoir une explication sur ce sujet qui me semble en contradiction avec vos missions.
« Là, vous avez admis à rater. On peut prendre acte. C'est important aussi de prendre acte. Mais le sujet de votre réticence, parce que je reprends juste c'est une interview donc je peux la reprendre. Au risque de déplaire, le changement de paradigme de la cinémathèque française ne passera pas par moi. C'est M. Frédéric Bonneau qui parlait. Je veux bien être celui qui fait une exposition sur Louis Funès mais je ne resterai pas dans l'histoire de cette maison comme celui qui a fait entrer tous les délires sociétaux. Je veux bien avoir une explication sur ce sujet qui me semble en contradiction avec vos missions. »
LCP - Assemblée nationale · Violences sexuelles dans les milieux culturels | Les grands débatsVérifier à 31:00
Question 44Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"
et vous allez très loin dans ces 87 recommandations encadrer les castings en rendant obligatoire leur organisation dans des locaux professionnels pendant les heures ouvrables en présence de deux personnes au moins avec interdiction de demander aux comédiens de se dénuder et de leur faire réaliser des essais sur la base de scènes d'intimité ou à caractère sexuel sauf si un coordinateur d'intimité déclarait obligatoirement l'ensemble des castings organisés auprès des pouvoirs publics encadrer le contrôle des productions qui emploient des enfants est-ce que le milieu du cinéma va totalement changer après si les recommandations de ce rapport sont appliquées ?
Réponse partielle
Moi ce rapport il y a 87 propositions il y a des propositions fortes il y a des propositions d'ajustement moi je le fais avec beaucoup d'humilité je le pose sur la table du débat et je dis maintenant professionnels du monde de la culture c'est à vous de vous en saisir et travaillons ensemble pour faire évoluer le cadre et aller vers une loi qui encadre un certain nombre de choses je pense qu'on doit mieux encadrer la situation des mineurs on constate qu'aujourd'hui il y a des choses qui ne vont pas on doit coordonner un certain nombre de productions qui ont besoin d'être mieux formées encore ça s'est fait mais ça doit être fait encore mieux et puis on a un petit sujet aussi sur les agents q…
« Moi ce rapport il y a 87 propositions il y a des propositions fortes il y a des propositions d'ajustement moi je le fais avec beaucoup d'humilité je le pose sur la table du débat et je dis maintenant professionnels du monde de la culture c'est à vous de vous en saisir et travaillons ensemble pour faire évoluer le cadre et aller vers une loi qui encadre un certain nombre de choses je pense qu'on doit mieux encadrer la situation des mineurs on constate qu'aujourd'hui il y a des choses qui ne vont pas on doit coordonner un certain nombre de productions qui ont besoin d'être mieux formées encore ça s'est fait mais ça doit être fait encore mieux et puis on a un petit sujet aussi sur les agents qui aujourd'hui sont des personnes qui doivent accompagner les acteurs les actrices et qui ne le font peut-être pas suffisamment sur le point de l'accompagnement quand ils ont été victimes ou quand ils se sentent en souffrance face à quelqu'un et donc il y a beaucoup de choses à faire mais je le dis vraiment humblement c'est aussi à ce milieu de changer pour être exemplaire parce que s'il est le reflet de la société il peut aussi être un miroir d'une société qui se transforme et une société qui sorte de ce patriarcat qui lui fait tant de mal »
France Culture — Sens politique · Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"Vérifier à 19:13
Question 45Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"
est-ce que pour vous ce sont les réseaux sociaux qui aggravent ce phénomène ou ça s'explique par d'autres facteurs ?
Réponse directe
les réseaux sociaux sont évidemment un facteur aggravant parce que les réseaux sociaux n'offrent aucun répit à l'enfant quand vous étiez harcelé à l'école avant vous rentriez dans le cocon familial vous trouviez un moment de répit aujourd'hui avec les réseaux sociaux c'est permanent et surtout ça peut devenir massif souvenons-nous de l'affaire Mila Mila c'est du harcèlement qui est devenu international et quand vous avez 15 ans c'est impossible de résister à cela
« les réseaux sociaux sont évidemment un facteur aggravant parce que les réseaux sociaux n'offrent aucun répit à l'enfant quand vous étiez harcelé à l'école avant vous rentriez dans le cocon familial vous trouviez un moment de répit aujourd'hui avec les réseaux sociaux c'est permanent et surtout ça peut devenir massif souvenons-nous de l'affaire Mila Mila c'est du harcèlement qui est devenu international et quand vous avez 15 ans c'est impossible de résister à cela »
France Culture — Sens politique · Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"Vérifier à 40:51
Question 46Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"
un extrait de l'audition de Dominique Bessner agent artistique face à Sandrine Rousseau qu'on a entendu la présidente de cette commission d'enquête et vous Erwann Balanant qui êtes le rapporteur de la commission d'enquête sur les violences sexuelles dans le cinéma le 17 mars dernier c'est pas exactement ça son intitulé c'est sur l'ensemble des milieux artistiques la publicité l'audiovisuel ça a duré 6 mois vous avez été mobilisé avec elle vous avez interviewé 90 personnes dont des acteurs très connus des syndicats des petites mains de ces milieux-là que faut-il retenir de ce rapport ?
Réponse directe
ce qu'il faut retenir de ce rapport c'est que ce monde de la culture spectacle vivant cinéma la mode la publicité la musique est à l'image en réalité de notre société c'est-à-dire une société encore sexiste et une société patriarcale mais dans ce milieu-là par l'organisation par la difficulté de faire ce métier par le fait que certaines personnes font ce métier par passion il y a des choses qui se passent encore plus graves vous avez aussi de l'omerta et donc en réalité c'est le reflet de la société mais un reflet amplifié mais c'est un monde aussi qui a pris conscience qu'il fallait qu'il change qui a déjà engagé un certain nombre de changements c'est ce que l'on constate dans le rapport m…
« ce qu'il faut retenir de ce rapport c'est que ce monde de la culture spectacle vivant cinéma la mode la publicité la musique est à l'image en réalité de notre société c'est-à-dire une société encore sexiste et une société patriarcale mais dans ce milieu-là par l'organisation par la difficulté de faire ce métier par le fait que certaines personnes font ce métier par passion il y a des choses qui se passent encore plus graves vous avez aussi de l'omerta et donc en réalité c'est le reflet de la société mais un reflet amplifié mais c'est un monde aussi qui a pris conscience qu'il fallait qu'il change qui a déjà engagé un certain nombre de changements c'est ce que l'on constate dans le rapport mais on a besoin d'amplifier les décisions qui ont été prises on a besoin d'aller beaucoup plus loin en fait parce que parce que ce monde ne peut pas on ne peut pas avoir une exception culturelle française qui devient une machine à broyer des talents »
France Culture — Sens politique · Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"Vérifier à 17:39
Question 47Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"
Mais ça me paraît assez normal je pense Vous ne croyez pas que les réalisateurs vont se dire que leur liberté artistique est entraînée ?
Réponse à côté
Mais la liberté artistique elle doit s'encadrer elle est encadrée par un code du travail par des règles si vous avez quelqu'un une femme ou un homme qui ne souhaite pas qu'on voit ses parties intimes c'est tout à fait logique qu'elles le disent Et là c'est un droit de regard sur le montage Oui mais il y a une autre proposition qu'il faut contractualiser les choses et qu'il faut mieux storyboarder les choses c'est-à-dire que les scènes d'intimité doivent être cadrées et c'est-à-dire qu'on ne peut pas demander à une actrice qu'on lui dire on ne verra pas tes seins et que l'actrice découvre dans les rushs et dans le film final ses seins c'est pas possible Donc c'est tout simplement
« Mais la liberté artistique elle doit s'encadrer elle est encadrée par un code du travail par des règles si vous avez quelqu'un une femme ou un homme qui ne souhaite pas qu'on voit ses parties intimes c'est tout à fait logique qu'elles le disent Et là c'est un droit de regard sur le montage Oui mais il y a une autre proposition qu'il faut contractualiser les choses et qu'il faut mieux storyboarder les choses c'est-à-dire que les scènes d'intimité doivent être cadrées et c'est-à-dire qu'on ne peut pas demander à une actrice qu'on lui dire on ne verra pas tes seins et que l'actrice découvre dans les rushs et dans le film final ses seins c'est pas possible Donc c'est tout simplement »
France Culture — Sens politique · Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"Vérifier à 20:56
Question 48Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"
Une question d'Esteban qui nous écrit à Marseille sur Instagram A votre avis quelles seraient les bonnes questions à poser en référendum ?
Réponse partielle
C'est un sujet compliqué parce que moi je pense que certains grands sujets de société pourraient être interrogés par référendum mais moi je me méfie beaucoup du référendum je trouve que le référendum a ce côté plébiscitaire qui souvent tombe à côté de la vraie question et donc Pourtant vous défendez Oui mais je pense que la 5ème république est un modèle d'une souplesse incroyable elle est solide mais je pense qu'elle a quelques ajustements à avoir et par exemple je pense que nous pourrions l'article 11 l'améliorer pour qu'on puisse avoir des vrais référendums d'initiative populaire ça ça serait quelque chose d'intéressant qui aujourd'hui n'est pas vraiment le cas universel direct ? C'était…
« C'est un sujet compliqué parce que moi je pense que certains grands sujets de société pourraient être interrogés par référendum mais moi je me méfie beaucoup du référendum je trouve que le référendum a ce côté plébiscitaire qui souvent tombe à côté de la vraie question et donc Pourtant vous défendez »
France Culture — Sens politique · Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"Vérifier à 35:37Voir 1 autre passage
« Oui mais je pense que la 5ème république est un modèle d'une souplesse incroyable elle est solide mais je pense qu'elle a quelques ajustements à avoir et par exemple je pense que nous pourrions l'article 11 l'améliorer pour qu'on puisse avoir des vrais référendums d'initiative populaire ça ça serait quelque chose d'intéressant qui aujourd'hui n'est pas vraiment le cas »
France Culture — Sens politique · Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"Vérifier à 36:00
Question 49Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"
Et est-ce qu'en tant que député, vous avez pu le poursuivre, ce combat-là, pour ces femmes-là ?
Réponse directe
Alors, oui, oui, parce que c'est le sens de mon engagement à la délégation aux droits des femmes pendant le premier mandat. C'était ce sujet-là. On a beaucoup travaillé sur les problèmes de précarité. On a beaucoup travaillé, de façon plus générale, sur l'égalité femmes-hommes. Mais ce moment-là, qui est un moment assez étonnant d'ailleurs, parce que c'est un moment de ma vie d'artiste qui était en train peut-être de décoller. C'est ma dernière expo, mon dernier vrai travail photographique avant d'être élu. Mais il était important parce que c'était un moment très émouvant de passer ces six mois tous les jeudis soirs et les mercredis et les jeudis soirs avec elles dans leur quotidien. Et on…
« Alors, oui, oui, parce que c'est le sens de mon engagement à la délégation aux droits des femmes pendant le premier mandat. C'était ce sujet-là. On a beaucoup travaillé sur les problèmes de précarité. On a beaucoup travaillé, de façon plus générale, sur l'égalité femmes-hommes. Mais ce moment-là, qui est un moment assez étonnant d'ailleurs, parce que c'est un moment de ma vie d'artiste qui était en train peut-être de décoller. C'est ma dernière expo, mon dernier vrai travail photographique avant d'être élu. Mais il était important parce que c'était un moment très émouvant de passer ces six mois tous les jeudis soirs et les mercredis et les jeudis soirs avec elles dans leur quotidien. Et on en avait tiré une expo photo avec les textes d'Héloïse Bouton qui étaient des textes très beaux, très forts. »
France Culture — Sens politique · Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"Vérifier à 5:36
Question 50Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"
En 2017, vous exposez à la Villa des Arts, dans le 18e arrondissement de Paris, un travail documentaire photographique sur les femmes en situation de grande précarité. Une expo qui s'appelle « À la rencontre des femmes oubliées » avec la journaliste Héloïse Bouton. Vous avez suivi pendant six mois des maraudes des femmes en situation de grande précarité. Est-ce que là, vous mêlez votre engagement artistique et féministe, Erwann Baladan ?
Réponse directe
Alors, oui, oui, parce que c'est le sens de mon engagement à la délégation aux droits des femmes pendant le premier mandat. C'était ce sujet-là. On a beaucoup travaillé sur les problèmes de précarité. On a beaucoup travaillé, de façon plus générale, sur l'égalité femmes-hommes. Mais ce moment-là, qui est un moment assez étonnant d'ailleurs, parce que c'est un moment de ma vie d'artiste qui était en train peut-être de décoller. C'est ma dernière expo, mon dernier vrai travail photographique avant d'être élu. Mais il était important parce que c'était un moment très émouvant de passer ces six mois tous les jeudis soirs et les mercredis et les jeudis soirs avec elles dans leur quotidien. Et on…
« Alors, oui, oui, parce que c'est le sens de mon engagement à la délégation aux droits des femmes pendant le premier mandat. C'était ce sujet-là. On a beaucoup travaillé sur les problèmes de précarité. On a beaucoup travaillé, de façon plus générale, sur l'égalité femmes-hommes. Mais ce moment-là, qui est un moment assez étonnant d'ailleurs, parce que c'est un moment de ma vie d'artiste qui était en train peut-être de décoller. C'est ma dernière expo, mon dernier vrai travail photographique avant d'être élu. Mais il était important parce que c'était un moment très émouvant de passer ces six mois tous les jeudis soirs et les mercredis et les jeudis soirs avec elles dans leur quotidien. Et on en avait tiré une expo photo avec les textes d'Héloïse Bouton qui étaient des textes très beaux, très forts. »
France Culture — Sens politique · Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"Vérifier à 5:36
Voir 2 autres passages
« que les efforts, ils soient consentis, qu'on emporte l'adhésion de tout le monde. Et ça, ça ne va pas être évident parce que quand on a des efforts à faire, c'est toujours difficile. Mais au-delà de ces... L'idée, c'est que chacun puisse, à hauteur de ce qu'il peut, faire des efforts, c'est-à-dire qu'on demandera plus d'efforts à ceux qui peuvent plus et moins à ceux qui peuvent, évidemment, moins et dans un esprit de justice fiscale et sociale. »
RFI — Invité politique · Erwan Balanant (MoDem): «Les violences faites aux enfants ont été un angle mort des politiques publiques»Vérifier à 7:56
« Non, non, justement, sur la proportionnelle, c'est compliqué parce que, justement, on a un système qui est le système des députés aujourd'hui et la façon dont sont élus les députés qui permettent d'avoir un ancrage territorial qui est intéressant. Et donc, nous, on est quatre parlementaires transpartisans. Jérémy Ordanoff, écologique, Guillaume Gouffier-Valente, qui est Renaissance, et Marie Récalde, qui est PS. Et on a proposé et on a déposé un texte pour une proportionnelle sur le modèle danois, sur le modèle allemand, qui permet d'avoir des gens élus sur les territoires, et une compensation proportionnelle pour avoir une représentativité des forces politiques de notre pays. D'ailleurs, on fait une petite publicité. Le 6 mai, on fait un colloque à l'Assemblée nationale sur le sujet. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 13:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« les syndicats, et les syndicats d'infirmiers et d'infirmières, pour trouver une écriture qui soit une écriture saluée par toutes ces associations. Donc, le sujet, il était juste qu'il fallait qu'on travaille, tout simplement, parce qu'on travaille à trouver une solution. Et moi, la solution, elle est simple, c'est qu'on aura dans chaque école un référent, ce qui n'était pas prévu initialement et qui a été salué comme idée, parce que ça permet d'avoir, quand un enfant veut parler et qu'il ne veut pas attendre son entretien, il pourra le faire à ce moment-là, parce qu'il aura un référent avec qui il pourra prendre un rendez-vous et il pourra être écouté. Ensuite, moi, le caractère obligatoire, je vous le redis, je n »
RFI — Invité politique · Erwan Balanant (MoDem): «Les violences faites aux enfants ont été un angle mort des politiques publiques»Vérifier à 4:31Voir 2 autres passages
« que l'idée est la bonne, et donc on va le mettre avec un cap, un horizon, 2032, dans cinq ans. C'est court et c'est en même temps long, mais on va quelque part aussi dire que la volonté de la représentation nationale, c'est d'aller vers cet objectif. Et pour les associations, pour les syndicats, ça sera aussi un outil pour rappeler aux prochains ministres de l'Éducation nationale, »
RFI — Invité politique · Erwan Balanant (MoDem): «Les violences faites aux enfants ont été un angle mort des politiques publiques»Vérifier à 5:15
« Moi, je considère que la cinquième, elle a beaucoup de souplesse, et il faut la faire évoluer. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça dépend lesquels. Si ce sont des tableaux, on a une petite chance de les retrouver, puisque, comme ça a été dit, les tableaux sont invendables. En particulier, les quatre Antonello de Messines qui ont été volés cet été. Je voudrais le mentionner parce que leur valeur équivaut à peu près à la valeur des bijoux qui ont été volés au Louvre. Donc là, on peut supposer que pour des rançons ou pour des marchandages quelconques, on pourrait les retrouver. En revanche, tout ce qui est bijoux, pièces de monnaie, le torc de l'amnum de VIX, dont on a parlé tout à l'heure, malheureusement, il est probable qu'ils soient dessertis, ou vendus ou fondus pour récupérer l'or. Donc, les pronostics ne sont pas tout à fait optimistes s'agissant des bijoux et des pièces de monnaie. »
rtl-fr · Après les vols au Louvre, vols de Renoir : Peut-on vraiment sécuriser tous les musées ?Vérifier à 7:09Voir 2 autres passages
« dépend lesquelles. Comme il a été dit, par définition, un musée, il est ouvert au public. Donc, contrairement à une bijouterie ou à une banque, sa mission première, c'est de montrer des œuvres. Après, il y »
rtl-fr · Après les vols au Louvre, vols de Renoir : Peut-on vraiment sécuriser tous les musées ?Vérifier à 8:44
« des choses qui ont été faites et qui ont été des bonnes choses. On pourra y revenir. Et puis je rappelle que par deux fois, c'est la candidature de Macron qui a évité l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir. Il faut aussi le rappeler. En »
BACKSEAT · Rapport Alloncle : la commission Bolloré sur l’audivisuel public ? avec Erwan Balanant
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça dépend lesquels. Si ce sont des tableaux, on a une petite chance de les retrouver, puisque, comme ça a été dit, les tableaux sont invendables. En particulier, les quatre Antonello de Messines qui ont été volés cet été. Je voudrais le mentionner parce que leur valeur équivaut à peu près à la valeur des bijoux qui ont été volés au Louvre. Donc là, on peut supposer que pour des rançons ou pour des marchandages quelconques, on pourrait les retrouver. En revanche, tout ce qui est bijoux, pièces de monnaie, le torc de l'amnum de VIX, dont on a parlé tout à l'heure, malheureusement, il est probable qu'ils soient dessertis, ou vendus ou fondus pour récupérer l'or. Donc, les pronostics ne sont pas tout à fait optimistes s'agissant des bijoux et des pièces de monnaie. »
rtl-fr · Après les vols au Louvre, vols de Renoir : Peut-on vraiment sécuriser tous les musées ?Vérifier à 7:09Voir 2 autres passages
« Mais les sujets de comment notre audiovisuel public et comment notre modèle informationnel et culturel, qui est un beau modèle, qui est un modèle vertueux, qui crée beaucoup de valeurs. Il crée beaucoup de valeurs dans ce pays. 13 milliards, rien que l'audiovisuel, c'est ce que ça rapporte à l'État. Vous avez travaillé dans l'audiovisuel avant. Oui, »
BACKSEAT · Rapport Alloncle : la commission Bolloré sur l’audivisuel public ? avec Erwan BalanantVérifier à 26:02
« 5 cm, je pense que si j'avais continué encore quelques années, j'aurais pu atteindre ce niveau-là. J'ai fait un choix que parfois j'ai regretté, mais que j'assume complètement. Mais il faut dire qu'aujourd'hui, vous avez des gens qui sautent beaucoup plus haut. Le record du monde, c'est 2,45 m. Il est ancien. Il est ancien. C'est un des plus anciens records d'athlétisme aujourd'hui. C'est Javier Sotomayor. J'ai eu la chance de faire un concours avec lui. Pas sans concours du record, mais un concours où il avait tenté le record. Et c'était à Pau. Un meeting à Pau. Et il avait tenté le record du monde qu'il a battu la semaine d'après à Salicante en Espagne. C'est 2,44 m. 2,44 m. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités17 nov. 2024 au 25 avr. 2026 · 31 observations40 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« pas anodin. Est-ce que tu es d'accord pour dénoncer le présidentialisme ? Mais moi, je dénonce le présidentialisme. Pourquoi je fais cet amendement de provocation ? On en avait parlé il y a un an, parce que c'était un amendement de provocation pour dire qu'on ne peut pas, dans notre pays, avoir un homme, peut-être un jour une femme, j'espère, providentiel, qui devient »
BACKSEAT · Rapport Alloncle : la commission Bolloré sur l’audivisuel public ? avec Erwan BalanantVérifier à 36:46Voir 2 autres passages
« Déjà, le travail que fait Pouria est un travail sérieux, un vrai travail autour des idées, autour d'une réflexion importante qui est tout simplement de préserver ce que nous avons construit, je le redis, depuis de longues années, c'est-à-dire un État basé sur une des règles, l'État de droit. Et aujourd'hui, il y a des menaces qui sont des menaces fortes. Et comme je considère que la Déclaration universelle des droits de l'homme, notre Constitution, le bloc de constitutionnalité, tout ce qui constitue justement cet État de droit n'est ni de droite ni de gauche. Quand Pouria m'a demandé si je souhaitais me mêler à ces dangereux gauchistes, j'ai évidemment dit oui. Vous me confirmez »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 34:07
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je ne crois pas parce que le champ de ces questions a tourné autour. Il a raté toutes les questions à poser. Et il y en avait sur l'audiovisuel public à poser. Il y a des enjeux, mais énormes. Aujourd'hui, on a un modèle. Moi, je le défends. Je le défends tellement que je me suis pris le bec avec lui et que j'ai perdu patience. Et c'est pas bien. Mais j'aimerais qu'on y revienne parce que j'aimerais... »
BACKSEAT · Rapport Alloncle : la commission Bolloré sur l’audivisuel public ? avec Erwan BalanantVérifier à 25:41Voir 2 autres passages
« Mais oui, c'est toujours le problème de la diffamation. Enfin, il y a des manipulations de chiffres dans ce rapport. Et quand on est parlementaire, c'est compliqué de laisser passer ça. Après, monsieur à l'oncle, je sais très bien que sa grande victoire, ça serait de faire censurer ce rapport. Il adorerait, parce qu'il pourrait crier encore plus que tout au complot. Mais voilà. Alors, pour moi, cette commission, c'est un énorme gâchis. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 32:11
« Si, si, si. Il n'y aura à en retirer. Et puis, il y a des choses... Il y a des propositions sur lesquelles on ne peut être que d'accord. Je ne peux pas les dévoiler parce qu'on est encore sous le mode du secret. Mais il y a des choses qui ne sont pas inintéressantes. Il y a des choses qui peuvent être... Voilà. Mais il y a aussi beaucoup de contre-vérités et de formulations qui posent problème dans ce rapport. et on aura un dialogue au moment du vote puisque c'est notre possibilité que ce rapport soit amendé. Ce n'est pas la première fois qu'un rapporteur propose des choses et que des parties soient réécrites ou revues. Et il peut garder un certain nombre de ses propositions, mais en précisant bien que ce sont les propositions du rapporteur et non pas de l'ensemble de la commission d'enquête. Parce que c'est ça un peu la confusion. C'est qu'il est rapporteur d'une commission d'enquête. Et le rapport, c'est le rapport de la commission d'enquête. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes17 nov. 2024 au 25 avr. 2026 · 20 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« a un devoir d'inventaire à faire. Évidemment, tout n'a pas été parfait, mais il y »
BACKSEAT · Rapport Alloncle : la commission Bolloré sur l’audivisuel public ? avec Erwan BalanantVérifier à 1:11Voir 2 autres passages
« 'ai l'impression qu'aujourd'hui, de plus en plus, les gens ont intégré cette idée que le futur ou la future présidente de la République sera du Rassemblement National. Et moi je »
BACKSEAT · Rapport Alloncle : la commission Bolloré sur l’audivisuel public ? avec Erwan BalanantVérifier à 0:50
« penses à quoi quand tu dis ça ? Je pense à une sorte de montée en puissance d'un fatalisme face à l'arrivée du Rassemblement National. C'est »
BACKSEAT · Rapport Alloncle : la commission Bolloré sur l’audivisuel public ? avec Erwan BalanantVérifier à 0:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« des choses qui ont été faites et qui ont été des bonnes choses. On pourra y revenir. Et puis je rappelle que par deux fois, c'est la candidature de Macron qui a évité l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir. Il faut aussi le rappeler. En »
BACKSEAT · Rapport Alloncle : la commission Bolloré sur l’audivisuel public ? avec Erwan BalanantVérifier à 1:16Voir 2 autres passages
« depuis toujours. Depuis toujours et qui est quelqu'un de très modéré, humaniste, c'est terrible. C'est terrible. C'est effectivement contre-productif. Je suis entièrement d'accord avec vous. Et il faut juste rappeler des faits. Il y a des mouvements politiques qui remettent en cause un certain nombre de piliers de notre vivre ensemble, de nos règles communes. Et ce n'est pas nécessairement du fascisme, mais ça peut y amener. Donc il faut être méfiant. Et moi, je ne parle pas de fascistes. Je parle juste de gens qui n'ont pas les mêmes valeurs que les valeurs qui sont celles qui nous ont faites. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 35:53
« Mais oui, c'est toujours le problème de la diffamation. Enfin, il y a des manipulations de chiffres dans ce rapport. Et quand on est parlementaire, c'est compliqué de laisser passer ça. Après, monsieur à l'oncle, je sais très bien que sa grande victoire, ça serait de faire censurer ce rapport. Il adorerait, parce qu'il pourrait crier encore plus que tout au complot. Mais voilà. Alors, pour moi, cette commission, c'est un énorme gâchis. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 5 cm, je pense que si j'avais continué encore quelques années, j'aurais pu atteindre ce niveau-là. J'ai fait un choix que parfois j'ai regretté, mais que j'assume complètement. Mais il faut dire qu'aujourd'hui, vous avez des gens qui sautent beaucoup plus haut. Le record du monde, c'est 2,45 m. Il est ancien. Il est ancien. C'est un des plus anciens records d'athlétisme aujourd'hui. C'est Javier Sotomayor. J'ai eu la chance de faire un concours avec lui. Pas sans concours du record, mais un concours où il avait tenté le record. Et c'était à Pau. Un meeting à Pau. Et il avait tenté le record du monde qu'il a battu la semaine d'après à Salicante en Espagne. C'est 2,44 m. 2,44 m. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 4:58Voir 2 autres passages
« C'est une chanson qui a été écrite par Prince. En fait, les 10 ans du décès de Prince, qui était décédé le 21 avril 2016. Et j'aime beaucoup Prince. J'ai beaucoup aimé Sinède O'Connor quand j'étais plus jeune. Et j'ai beaucoup d'attachement aussi pour le parcours de cette femme, qui a une puissance. Vous voyez, elle est puissante. Elle s'était opposée au pape. Elle a subi des violences dans sa jeunesse. Mais en même temps, extrêmement vulnérable. Et voilà, je l'aime beaucoup. Et j'aime aussi beaucoup Prince. Parce que c'est un ami sauteur en hauteur, Philippe Lamy, qui est décédé cette année. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 17:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, je ne sais pas sur quel thème il va se jouer. Moi, j'aimerais qu'il se joue sur un thème. C'est la question du lien entre les générations. Et comment aujourd'hui dans notre pays, les jeunes se sentent complètement inclus dans ce qui a fait cette histoire de notre pays. Et comment les personnes plus âgées aujourd'hui à la retraite ne se sentent pas non plus menacées. Et comment on arrive à mettre en place une solidarité intergénérationnelle. Parce qu'aujourd'hui dans notre pays, ce qui est un fait assez inédit dans l'histoire de notre pays, nous avons un vrai problème démographique qui fait que les jeunes n'ont plus envie de faire des enfants ou parfois ils ont l'envie mais ils n'ont pas la capacité de le faire financière, de logement. La question du logement est un vrai frein à parfois faire des enfants. Et notre modèle il repose sur la solidarité intergénérationnelle depuis tout le temps, enfin depuis tout le temps, depuis le CNR. De plus en plus dur financièrement, je veux dire économiquement. Exactement. Et donc il faut qu'on retrouve un modèle qui partage mieux les richesses entre les générations et qui donne la place à chacun et que chacun ait l'impression de participer à cette belle histoire qu'est l'histoire de la France et l'histoire de l'Europe. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 36:48Voir 2 autres passages
« Les études d'histoire à Rennes 2, on connaît Rennes 2, c'est une université hautement politique qui politise le discours, qui politise les gens. Et moi, j'ai beaucoup appris à Rennes 2. J'ai eu un prof que j'ai beaucoup aimé, Alain Croix, qui était un prof plutôt communiste, mais quelqu'un qui m'a appris le sens critique. Ensuite, les études de l'École du Louvre, ça donne une ouverture, une connaissance un peu encyclopédique, académique de l'art. Et puis, l'ENSI Les Ateliers, qui est la grande école de design en France, moi, j'ai fait les premières années des formations autour du design numérique. Et ça, ça apprend une méthodologie de travail sur... Vous avez des contraintes, vous avez un cahier des charges, et vous devez répondre à une fonction, vous devez répondre à un besoin. Et c'est quelque chose qui me sert beaucoup en politique quand j'aborde les textes de loi et quand j'aborde le travail parlementaire. C'est-à-dire faire des constats, analyser, et ensuite essayer de créer des dispositifs législatifs qui répondent à la demande et qui répondent évidemment aux citoyens. »
France Culture — Sens politique · Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"Vérifier à 3:00
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le fait majoritaire n'existe plus en politique, que ce soit chez nous, ici, en France, ou en Europe. Et donc, nos institutions doivent en prendre acte et doivent se transformer. Sinon, on ira faire des dysfonctionnements encore plus importants. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 14:44Voir 2 autres passages
« Et donc, on est le seul pays en Europe, aujourd'hui, à ne pas avoir de scrutin proportionnel. Tous les autres, à part les Anglais, mais ils ne sont plus tout à fait dans l'Europe, à avoir ce scrutin uninominal à deux tours, qui fait qu'on est élu pour ou contre quelqu'un, pour ou contre quelque chose, et qu'on n'a pas cette capacité à faire, à certains moments, des coalitions, à faire, à certains moments, des pas de côté, sans faire de compromis, mais pour avancer, et pour, tout simplement, réformer la France. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 14:04
« Alors, je ne sais pas sur quel thème il va se jouer. Moi, j'aimerais qu'il se joue sur un thème. C'est la question du lien entre les générations. Et comment aujourd'hui dans notre pays, les jeunes se sentent complètement inclus dans ce qui a fait cette histoire de notre pays. Et comment les personnes plus âgées aujourd'hui à la retraite ne se sentent pas non plus menacées. Et comment on arrive à mettre en place une solidarité intergénérationnelle. Parce qu'aujourd'hui dans notre pays, ce qui est un fait assez inédit dans l'histoire de notre pays, nous avons un vrai problème démographique qui fait que les jeunes n'ont plus envie de faire des enfants ou parfois ils ont l'envie mais ils n'ont pas la capacité de le faire financière, de logement. La question du logement est un vrai frein à parfois faire des enfants. Et notre modèle il repose sur la solidarité intergénérationnelle depuis tout le temps, enfin depuis tout le temps, depuis le CNR. De plus en plus dur financièrement, je veux dire économiquement. Exactement. Et donc il faut qu'on retrouve un modèle qui partage mieux les richesses entre les générations et qui donne la place à chacun et que chacun ait l'impression de participer à cette belle histoire qu'est l'histoire de la France et l'histoire de l'Europe. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
LCP - Assemblée nationale · Audition de Sandrine Rousseau et Erwan Balanant sur les violences dans le secteur de la CultureVérifier à 4:42
BACKSEAT · Rapport Alloncle : la commission Bolloré sur l’audivisuel public ? avec Erwan BalanantVérifier à 36:26
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 4:58
« Mais je suis sûr que d'autres rejoignront. Oui, parce que je le redis, tous ces principes, notre Constitution, ne sont ni de droite ni de gauche. C'est notre base pour vivre ensemble. C'est ce qui fait le terreau de la vie dans ce pays. C'est cet État de droit. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 34:56
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 32:37
« Oui, alors c'est le saut en hauteur, mais on a quelqu'un, un génie qui s'appelle Dick Fosbury, qui est aux Jeux Olympiques de 1968, a surpris tout le monde. Enfin, il l'avait surpris un peu avant, parce qu'évidemment, il avait déjà fait des sauts avant en Fosbury, ça a pris son nom. C'est très rare dans l'histoire du sport qu'un geste prenne le nom d'une personne. »
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 3:06
« Il doit y en avoir quelques-uns peut-être. Il faudrait qu'il y en ait plus. Parce que je pense que la politique est un acte de création. C'est-à-dire écrire la loi, c'est un processus et un travail qui demandent d'être créatif à mon avis. Parce que créer, c'est inventer des choses nouvelles. Et quand on fait la loi, il faut parfois inventer des choses nouvelles. Il faut parfois être un peu un terme qui a été à la mode à un moment donné, destructif. Mais je crois que c'est quelque chose qui pourrait être utile d'avoir plus de personnes issues de ces professions. artistiques et designers et tout, architectes, tous des gens qui créent à partir de la contrainte. Parce que c'est ça qui est intéressant aussi dans le geste de création politique. On le fait à partir de la contrainte, comme en art en réalité. »
France Culture — Sens politique · Erwan Balanant (député MoDem) : "La politique est un acte de création"Vérifier à 1:58
RFI — L'Atelier politique · Erwan Balanant: «Tout ce qui constitue l’État de droit n’est ni de droite ni de gauche»Vérifier à 36:48