Et que vous êtes tournée vers Jean-Luc Mélenchon, vers la France insoumise. Vous avez dit que vous êtes politisée avant. Il faut dire que vous avez grandi dans un environnement assez politisé avec votre père, qui est journaliste, mais journaliste engagée à gauche, Michel Soudé. Et votre première rencontre, si on peut dire, avec la politique, c'est un mauvais souvenir. C'est même un traumatisme, on peut dire, puisque votre père a été agressé par des militants d'extrême droite, alors qu'il couvrait ce qu'on appelait à l'époque la fête bleu-blanc-rouge. C'était la fête du Front National. C'est quelque chose qui a joué dans votre construction politique ?
Réponse directeComplètement, complètement. En fait, c'est vrai que comme j'étais très jeune... Voilà. Comme j'étais très jeune, c'est vrai que j'avais un souvenir un peu flou, mais je me souvenais très bien que c'était l'extrême droite qui s'en était prêt à mon père, qu'il avait fini à l'hôpital, etc. Et donc, en fait, j'avais vraiment une peur bleue de cette extrême droite. Et je pense que c'est ce qui a vraiment cimenté mon engagement. Parce que ce qui est resté au cœur de mon engagement, c'est vraiment la lutte contre l'extrême droite. Alors, je ne voulais pas que mon engagement se limite à être contre quelque chose, bien entendu. C'est pour ça qu'il m'a semblé indispensable au fur et à mesure de ma co…
