France Culture, 7h-9h, les matins d'été, Chloé Cambrelin. Il est 8h20 et nous sommes toujours en ligne avec notre invité, Jean-Didier Urbain, anthropologue, auteur notamment de Paradis Vert, Désir de campagne et Passion résidentielle publié chez Payot pour tenter d'analyser les mobilités territoriales post-Covid, voir dans quelle mesure le paysage immobilier se recompose. Alors nous avons vu avant 8h que les situations étaient très diverses. Nous étions juste avant le journal à Anglette au Pays Basque où il y a donc sur la côte basque des fortes tensions créées par une hausse de l'immobilier qui devient en partie inaccessible à la population locale. Vous nous rappeliez Jean-Didier Urbain que ce phénomène-là concerne en réalité une toute petite partie du territoire et que ce qui se joue notamment en milieu rural, dans les campagnes, c'est tout autre chose. Alors tout à l'heure vous nous rappeliez que la résidence secondaire finalement ça n'est pas quelque chose de réservé nécessairement aux plus riches parce qu'en fait ça dépend de ce qu'on appelle résidence secondaire et donc pour vous plutôt habitat alternatif et je voudrais qu'on revienne un instant là-dessus parce que ce que vous dites aussi c'est que voilà ça peut être un emplacement au camping ça peut être une cabane c'est aussi ça un habitat alternatif.
Réponse directeOui c'est ça je veux dire il ne faut pas confondre la fonction et le support parce que effectivement on a 3,6 millions de résidences secondaires déclarées dont 60% globalement près du littoral mais il y a aussi effectivement d'autres supports qui remplissent la même fonction je veux dire on peut évoquer le camping où on sait que pratiquement un emplacement sur deux est loué à l'année avec vous savez cette demande d'avoir toujours la même place et ça fonctionne au fond exactement comme une résidence secondaire qui n'en est pas une donc avec les charges fiscales en moins mais avec un mode de vie très très proche c'est-à-dire très fermé très clôturé aujourd'hui dans les nouveaux campings vous…