Didier Guillaume — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 févr. 2016 au 20 mai 2020
Questions
127
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 127 questions évaluables
Réponse directe
58
Réponse partielle
26
Réponse à côté
40
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 127
Question 1Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
Seront-ils testés avant d'arriver en France ou soumis à des contrôles de température ou à des quatorzaines ?
Réponse partielle
Alors, ils ne seront pas testés avant d'arriver en France, parce que c'est très compliqué de les mettre en quatorzaines dans leur pays, mais ils seront en quatorzaines sur l'exploitation agricole. Ils ne pourront pas se mélanger avec d'autres, et donc ils seront surveillés, évidemment. Mais ce que je voulais dire...
« Alors, ils ne seront pas testés avant d'arriver en France, parce que c'est très compliqué de les mettre en quatorzaines dans leur pays, mais ils seront en quatorzaines sur l'exploitation agricole. Ils ne pourront pas se mélanger avec d'autres, et donc ils seront surveillés, évidemment. Mais ce que je voulais dire... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 9:29
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées19 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 66 observations76 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pas depuis, c'est de nouveaux foyers, parce qu'à la fois l'ANSES, l'ARS et la DGL, les services de sécurité sanitaire, ne nous l'ont pas demandé. Nous avons fermé le préfet, le préfet a fermé un abattoir. Pour les autres, nous regardons ce qu'il en est. Et puis nous voulons vraiment assurer la sécurité de tous nos concitoyens. Elle est absolument indispensable. Mais pourquoi aussi ce qui s'est passé ? C'est que pendant le confinement, les Françaises et les Français ont mangé 75% de viande hachée de plus. Les abattoirs ont travaillé. Heureusement qu'ils ont été là pour nourrir nos concitoyens. Vous vous rendez compte ? 75% de steaks hachés de plus, pour la bonne et simple raison, que les 20 et quelques millions de Françaises et de Français qui mangeaient en restauration collective ont mangé à la maison. Voilà. Et puis il fallait faire manger les enfants aussi chaque midi. Bien sûr, évidemment. Vous parlez en connaissance de cause, j'ai l'impression. Donc il a fallu que les abattoirs tournent. Mais toute la lumière sera faite. Les services de santé regardent cela, évidemment. Ce que je dois dire, et la certitude que nous avons aujourd'hui, l'ANSES, l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, nous a affirmé qu'il n'y avait aucun risque de transmission de la maladie, de la viande à l'homme, de l'animal à l'homme. C'est très important pour assurer nos concitoyens. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
4 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 2Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
que ces pommes de terre et d'autres produits seraient concernés, évidemment, soient, par exemple, offertes aux associations ?
Réponse directe
Alors bien sûr, ça fait partie des... Évidemment, ça fait partie des sujets comme ça a été le cas pour le lait, notamment. Ça peut être offert à des associations. Ça peut servir pour la nourriture des animaux. Ça peut servir dans les méthaniseurs. Nous sommes dans une situation exceptionnelle et extraordinaire. Et dans ces situations-là, il faut des réponses qui soient extraordinaires et exceptionnelles. Nous ne revivrons plus jamais, espérons-le, cela. Donc ce qui est en train de se passer dans toutes les filières agricoles, comme dans celle-là, c'est un drape, donc nous allons y répondre. Mais ce qu'il faut quand même bien dire à tous les auditeurs de France Info et tous les téléspectateu…
« Alors bien sûr, ça fait partie des... Évidemment, ça fait partie des sujets comme ça a été le cas pour le lait, notamment. Ça peut être offert à des associations. Ça peut servir pour la nourriture des animaux. Ça peut servir dans les méthaniseurs. Nous sommes dans une situation exceptionnelle et extraordinaire. Et dans ces situations-là, il faut des réponses qui soient extraordinaires et exceptionnelles. Nous ne revivrons plus jamais, espérons-le, cela. Donc ce qui est en train de se passer dans toutes les filières agricoles, comme dans celle-là, c'est un drape, donc nous allons y répondre. Mais ce qu'il faut quand même bien dire à tous les auditeurs de France Info et tous les téléspectateurs, c'est que la chaîne alimentaire a tenu. C'est que regardez ce qui se passe dans les autres pays européens, dans les autres pays du monde. Nous avons la chance en France d'avoir une production, un amont, d'avoir des agriculteurs qui ont réussi à continuer à nourrir les Françaises et les Français. Des entreprises agroalimentaires, je suis allé en voir la semaine dernière, remarquable, on a tendance à les critiquer parfois, mais elles ont été là, les entreprises agroalimentaires, les coopératives agricoles et la grande distribution. Donc tout cela a fait en sorte que la chaîne alimentaire a tenu. Il n'y a pas eu de pénurie alimentaire. Les Françaises et les Français ont pu se nourrir et ça, c'est grâce à l'action de toute la deuxième ligne qui a été remerciée par le Président de la République il y a quelques jours de cela. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 19:37
Question 3Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
Vous nous avez dit, Didier Guillaume, il y a quelques minutes qu'il fallait s'habituer peut-être à payer un peu plus cher des produits français, en tout cas qu'il fallait une forme de patriotisme pour ceux qu'ils peuvent, évidemment, au moment de faire leur course. Cela vaut aussi pour le vin, en ce moment, qui est un secteur qui souffre ?
Réponse partielle
Le vin souffre beaucoup. Il souffre pour deux raisons. D'abord, parce que les États-Unis et l'Amérique ont mis en place des taxes de 25%. Je rappelle que les États-Unis sont le premier pays où l'on exporte du vin de France. C'est notre premier pays exportateur, donc ça a été un drame. Et deuxième drame, le Covid, avec la fermeture de la restauration collective là où ils vendent leurs bouteilles, des salons des vins, des chais, des visites à la cave, des ventes directes, donc c'est un drame absolu. Donc nous avons travaillé avec la filière, nous travaillons dans trois directions. La première direction, c'est un fonds de solidarité que nous demandons à l'Union Européenne pour aider à passer l…
« Le vin souffre beaucoup. Il souffre pour deux raisons. D'abord, parce que les États-Unis et l'Amérique ont mis en place des taxes de 25%. Je rappelle que les États-Unis sont le premier pays où l'on exporte du vin de France. C'est notre premier pays exportateur, donc ça a été un drame. Et deuxième drame, le Covid, avec la fermeture de la restauration collective là où ils vendent leurs bouteilles, des salons des vins, des chais, des visites à la cave, des ventes directes, donc c'est un drame absolu. Donc nous avons travaillé avec la filière, nous travaillons dans trois directions. La première direction, c'est un fonds de solidarité que nous demandons à l'Union Européenne pour aider à passer les taxes de Donald Trump parce que les taxes américaines c'est dans le cadre d'un conflit en Terbus et Boeing et les agriculteurs, les viticulteurs sont un dégât collatéral. Ensuite, ce que nous allons faire c'est des exonérations de charges, je dis bien des exonérations de charges parce que contrairement aux restaurants, les restaurants sont fermés, il n'y a pas de dépenses et pas de recettes. En viticulture, les restaurants sont fermés, il n'y a pas de recettes. Par contre, il y a des dépenses, il faut garder les salariés agricoles parce que la vigne est un être vivant, il faut travailler, il faut éclaircir, il faut tailler, donc ils n'ont pas pu mettre les salariés au chômage partiel. Il faut que les Français continuent à boire du vin même si les cafés sont fermés. Exonérations de charges et troisième mesure, nous allons faire de la distillation de crise afin de vider un peu des stocks pour le transformer en alcool, en gel hydroalcoolique entre ce que vous voulez. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 22:50
Question 4Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
Pardon, comment vous mettez quelqu'un dans un champ, pour cueillir des fraises ou des asperges, en quatorzaines, le soir, dans les dortoirs, par exemple ?
Réponse partielle
Il suffit, je vais vous expliquer, il suffit d'abord dans les champs, le guide de bonne pratique que nous avons mis en place, c'est qu'aucun travailleur ne va être à moins d'un mètre ou deux mètres, ça le guide de bonne pratique le décidera. Et puis surtout, c'est les questions d'hébergement. Moi, j'ai vu beaucoup ça, j'ai visité beaucoup d'exploitations agricoles. Les travailleurs saisonniers, souvent, sont dans des dortoirs, sont à 5, 6, ça, ça ne sera pas possible. Et là, d'ores et déjà, les agriculteurs, les syndicats agricoles y ont travaillé, et dans le guide de bonne pratique, je ne pourrais pas vous le donner dans le détail, c'est exactement comme dans les lycées, c'est exactement c…
« Il suffit, je vais vous expliquer, il suffit d'abord dans les champs, le guide de bonne pratique que nous avons mis en place, c'est qu'aucun travailleur ne va être à moins d'un mètre ou deux mètres, ça le guide de bonne pratique le décidera. Et puis surtout, c'est les questions d'hébergement. Moi, j'ai vu beaucoup ça, j'ai visité beaucoup d'exploitations agricoles. Les travailleurs saisonniers, souvent, sont dans des dortoirs, sont à 5, 6, ça, ça ne sera pas possible. Et là, d'ores et déjà, les agriculteurs, les syndicats agricoles y ont travaillé, et dans le guide de bonne pratique, je ne pourrais pas vous le donner dans le détail, c'est exactement comme dans les lycées, c'est exactement comme dans les autres hébergements, il faudra que les travailleurs... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 9:53Voir 2 autres passages
« Non, non, non, ne plaisantez surtout pas avec ça, s'il vous plaît, parce qu'ils peuvent réouvrir dès le début juin, et dès le début juin, par exemple, dans l'enseignement agricole, j'ai 100 000 internes, et ces 100 000 internes ne pourront plus aller dans les internats, comme c'était le cas avant, et nous travaillons là-dessus, et nous sommes encore en train d'avancer, afin que ce ne soit plus des femmes et des hommes, des hommes en l'occurrence, qui sont entassés parfois à 5, 6, 8 ou 10 dans un dortoir, mais qui soient séparés par les mesures barrières qui seront dans le guide de bonne pratique, qui est mis en place par le ministère du Travail, dont c'est la responsabilité, en relation avec nous, et en relation avec les employeurs, et notamment les syndicats agricoles. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 10:34
Question 5Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
Ces derniers jours, trois foyers de l'épidémie ont été détectés dans des abattoirs français. Savez-vous comment le virus y est entré ?
Réponse partielle
Pas encore. Les ARS, les agences régionales de santé, sont en train de regarder. Il y a eu trois foyers, deux considérés comme des clusters et un autre qui n'en est pas un. Nous regardons, nous pensons qu'il est possible que ce soit lié aux vestiaires, lié aux changements. Peut-être que nous ne savons pas trop. Ce n'est pas dans les abattoirs que les gens ont été détestés. C'est dans les attuées de découpe, attenant aux abattoirs évidemment. Mais ce n'est pas dans l'acte d'abattre les animaux, mais dans l'acte de découpe. Et évidemment, tous les services du ministère et comme tous les services de l'État sont au travail pour découvrir cela. Pour l'instant, du coup, nous avons testé tous les…
« Pas encore. Les ARS, les agences régionales de santé, sont en train de regarder. Il y a eu trois foyers, deux considérés comme des clusters et un autre qui n'en est pas un. Nous regardons, nous pensons qu'il est possible que ce soit lié aux vestiaires, lié aux changements. Peut-être que nous ne savons pas trop. Ce n'est pas dans les abattoirs que les gens ont été détestés. C'est dans les attuées de découpe, attenant aux abattoirs évidemment. Mais ce n'est pas dans l'acte d'abattre les animaux, mais dans l'acte de découpe. Et évidemment, tous les services du ministère et comme tous les services de l'État sont au travail pour découvrir cela. Pour l'instant, du coup, nous avons testé tous les salariés de ces abattoirs pour voir ce qu'il en est. Il y en avait quelques-uns, une poignée qui était positive et tous les autres étaient des porteurs sains. Mais voilà, nous sommes en train de faire cela et la transparence totale sera faite. Un préfet a décidé de fermer un abattoir, celui du Loiret, pendant 7 jours. Il réouvrira dans des conditions sanitaires à partir de dimanche ou de lundi. Et vraiment, ce que je veux dire, c'est que nous avons mis... Ces abattoirs, ce sont les entreprises qui ont travaillé pendant toute la durée du confinement. Et donc, comme toutes les autres entreprises, elles sont plus sujettes à avoir des cas d'infection de cette maladie. Nous avons mis en place des guides de bonne pratique dès le début du confinement. J'ai décidé de mettre en place les gestes barrières, les guides de bonne pratique parce que c'était absolument indispensable. Mais ce qu'il faut bien comprendre, que vos auditeurs, vos téléspectateurs comprennent bien, c'est que dans un abattoir, il est parfois difficile d'être à un mètre l'un de l'autre pour deux salariés, pour la bonne et simple raison qu'il y a des actes dans l'abattoir qui méritent d'être deux lorsqu'on a un animal un peu lourd. C'est la raison pour laquelle nous avons pris toutes les précautions, évidemment avec les masques, les découpes avec les blouses, avec les charlottes, etc. Nous sommes en train de regarder comment peut-être demain aller plus loin afin de pérenniser ces abattoirs. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 0:16
Question 6Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
Vous parlez, Didier Guillaume, des fraises et des fruits et légumes. Beaucoup de Français ont constaté ces dernières semaines que les prix avaient assez nettement augmenté dans les rayons des grandes surfaces, sur tous ces produits. Samuel Vandal, le président des Jeunes Agriculteurs, le syndicat qui était avec nous tout à l'heure sur France Info, nous dit que, du côté des producteurs, ils continuent à vendre exactement au même prix tous ces produits au centime près, nous disait-il tout à l'heure. Est-ce que vous avez trouvé, aujourd'hui, comment vous expliquez que les prix n'aient pas changé à la source, mais qu'ils aient augmenté dans les rayons ?
Réponse partielle
Alors, notamment, les producteurs de fruits et légumes ont plutôt pas trop mal gagné leur vie, parce qu'ils en ont vendu, ils n'ont plus de faire. Ce qu'il faut bien regarder, ce n'est pas tant le prix du produit français, mais c'est la comparaison avec les produits étrangers. Une étude qui a été faite par un cabinet indépendant de Nielsen a dit que, dans le mois dernier, les produits avaient augmenté de 0,01%. Ici ou là, il y a pu y avoir des augmentations dans des segments de production, dans du bio ou autre, mais globalement, les prix n'ont pas énormément augmenté. Par contre, ce qu'il faut se dire, ce qu'il faut se dire, c'est que nos concitoyens, lorsqu'ils font des courses dans les gr…
« Alors, notamment, les producteurs de fruits et légumes ont plutôt pas trop mal gagné leur vie, parce qu'ils en ont vendu, ils n'ont plus de faire. Ce qu'il faut bien regarder, ce n'est pas tant le prix du produit français, mais c'est la comparaison avec les produits étrangers. Une étude qui a été faite par un cabinet indépendant de Nielsen a dit que, dans le mois dernier, les produits avaient augmenté de 0,01%. Ici ou là, il y a pu y avoir des augmentations dans des segments de production, dans du bio ou autre, mais globalement, les prix n'ont pas énormément augmenté. Par contre, ce qu'il faut se dire, ce qu'il faut se dire, c'est que nos concitoyens, lorsqu'ils font des courses dans les grandes surfaces, ils vont moins souvent, et le caddie moyen a augmenté, on le voit très bien dans l'étude, ce qui peut être une des conséquences pour regarder cela. Mais ce que je veux vous dire très clairement, c'est que manger français, ça a un prix. Et il faudra que nos concitoyens continuent, après la crise, à se rendre compte qu'il faut faire le choix du patriotisme alimentaire, du patriotisme agricole, mais que manger des fraises françaises du Ventoux, ce n'est pas le même prix que manger des fraises espagnoles. Par contre, ce n'est pas le même goût non plus. Et je pense qu'il faut s'habituer à manger du beau, à manger du bon. Et nous sommes en train de travailler avec la profession agricole, nous travaillons avec la distribution pour voir comment demain, nous pourrons contribuer à alimenter, à nourrir nos concitoyens avec des produits français, sans que cela coûte plus cher que toujours prendre des produits étrangers. Mais c'est ça vraiment l'enjeu de demain. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 12:47
Question 7Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
Est-ce que vous craignez qu'en attendant, les Français hésitent peut-être à acheter de la viande en ce moment ?
Réponse directe
J'espère que non. Enfin, il faut manger de façon équilibrée. Vous savez, on mange moins de viande qu'avant, mais enfin, il faut manger de la viande. Les protéines animales sont bonnes, comme les protéines végétales, évidemment. Et ça peut être un risque. Moi, ce que je veux dire aux Françaises et aux Français, suivant ce que me donnent les autorités sanitaires, c'est qu'il n'y a pas de risque de contamination de l'animal, de la viande à l'homme. Et ça, c'est quelque chose de très important. Après, ils mangent vraiment ce qu'ils veulent manger.
« J'espère que non. Enfin, il faut manger de façon équilibrée. Vous savez, on mange moins de viande qu'avant, mais enfin, il faut manger de la viande. Les protéines animales sont bonnes, comme les protéines végétales, évidemment. Et ça peut être un risque. Moi, ce que je veux dire aux Françaises et aux Français, suivant ce que me donnent les autorités sanitaires, c'est qu'il n'y a pas de risque de contamination de l'animal, de la viande à l'homme. Et ça, c'est quelque chose de très important. Après, ils mangent vraiment ce qu'ils veulent manger. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 4:32
Question 8Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
Il dit Guillaume, certaines professions agricoles ne savent plus quoi faire de leurs stocks. C'est le cas par exemple, mais c'est un exemple parmi beaucoup d'autres, des producteurs de pommes de terre assis sur des tonnes et des tonnes de pommes de terre. À part demander aux Français de manger plus de frites avec les steaks AG qu'ils ont consommés en masse pendant le confinement, qu'est-ce qu'on peut leur dire ?
Réponse directe
Alors, vous posez une question plus que d'actualité puisque je reçois les responsables de la filière pommes de terre à 14h. Après, je les reçois en visioconférence, évidemment, à 14h cet après-midi pour regarder comment nous pouvons faire. D'abord, ce sont les producteurs de pommes de terre industrielles Évidemment, quand tous les restaurants sont fermés, quand tous les fast-foods sont fermés, les steaks-frites, les moules-frites, ça n'existe plus. Donc, nous sommes en train de regarder comment nous pouvons faire. J'ai fait des demandes à l'Union européenne qui ont été en partie acceptées sur pouvoir faire du stock. Nous sommes en train de travailler. Je ne laisserai pas tomber la filière p…
« Alors, vous posez une question plus que d'actualité puisque je reçois les responsables de la filière pommes de terre à 14h. Après, je les reçois en visioconférence, évidemment, à 14h cet après-midi pour regarder comment nous pouvons faire. D'abord, ce sont les producteurs de pommes de terre industrielles Évidemment, quand tous les restaurants sont fermés, quand tous les fast-foods sont fermés, les steaks-frites, les moules-frites, ça n'existe plus. Donc, nous sommes en train de regarder comment nous pouvons faire. J'ai fait des demandes à l'Union européenne qui ont été en partie acceptées sur pouvoir faire du stock. Nous sommes en train de travailler. Je ne laisserai pas tomber la filière pommes de terre comme le gouvernement ne laissera pas tomber l'ensemble des autres filières. Nous avons travaillé sur des mesures sectorielles dans toutes les filières agricoles parce qu'il y a eu des drames. La fermeture des restaurants et des hôtels qui est absolument un drame pour eux d'abord, pour ces personnes qui travaillent là, a engendré pour la deuxième ligne des conséquences terribles pour les producteurs de viticulteurs, les producteurs de vin, les producteurs de pommes de terre, toute l'alimentation, les poulets, les AOP, les fromages fermiers qui sont vendus essentiellement dans ces restaurants. Donc évidemment, le gouvernement va essayer de les aider, va essayer de mettre des mesures au niveau des charges sociales. Toutes les entreprises agricoles ont pu bénéficier des mesures horizontales et transversales mises en place par le gouvernement. Est-ce qu'on peut imaginer, Didier Guillaume, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 18:11
Question 9Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
Dans l'attente de ces résultats, est-ce que vous allez modifier le protocole sanitaire dans les autres abattoirs ?
Réponse directe
Mais nous l'avons fait déjà. Le protocole sanitaire a été modifié depuis deux mois déjà. Nous avons obligé... Depuis, c'est de nouveaux foyers. Pas depuis, c'est de nouveaux foyers, parce qu'à la fois l'ANSES, l'ARS et la DGL, les services de sécurité sanitaire, ne nous l'ont pas demandé. Nous avons fermé le préfet, le préfet a fermé un abattoir. Pour les autres, nous regardons ce qu'il en est. Et puis nous voulons vraiment assurer la sécurité de tous nos concitoyens. Elle est absolument indispensable. Mais pourquoi aussi ce qui s'est passé ? C'est que pendant le confinement, les Françaises et les Français ont mangé 75% de viande hachée de plus. Les abattoirs ont travaillé. Heureusement qu'…
« Mais nous l'avons fait déjà. Le protocole sanitaire a été modifié depuis deux mois déjà. Nous avons obligé... Depuis, c'est de nouveaux foyers. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 2:12
Question 10L'aide aux agriculteurs, les bonnes façons de faire ses courses en respectant le confinement : le "8h30 politique" du ministre de l'Agriculture
pas prendre la voiture pour faire 100 kilomètres, mais on peut prendre son vélo ou sa voiture pour faire 5 kilomètres et aller travailler. Quels sont les besoins aujourd'hui ?
Réponse à côté
Didier Guillaume, -ce qu'il pas un autre paradoxe qui est celui d'inciter les agriculteurs à continuer à travailler, à continuer à produire, comme vous venez de l'expliquer à l'instant, et en même temps, à leur fermer des débouchés aussi essentiels, par exemple, que les marchés ? On a vu des agriculteurs réagir de façon extrêmement hostile à cette décision de fermeture des marchés. On les incite à produire davantage, à continuer de produire en tout cas, mais on ne leur permet plus de vendre leur production.
« Didier Guillaume, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · L'aide aux agriculteurs, les bonnes façons de faire ses courses en respectant le confinement : le "8h30 politique" du ministre de l'AgricultureVérifier à 11:06Voir 2 autres passages
« -ce qu'il »
franceinfo — 8h30 franceinfo · L'aide aux agriculteurs, les bonnes façons de faire ses courses en respectant le confinement : le "8h30 politique" du ministre de l'AgricultureVérifier à 11:07
« pas un autre paradoxe qui est celui d'inciter les agriculteurs à continuer à travailler, à continuer à produire, comme vous venez de l'expliquer à l'instant, et en même temps, à leur fermer des débouchés aussi essentiels, par exemple, que les marchés ? On a vu des agriculteurs réagir de façon extrêmement hostile à cette décision de fermeture des marchés. On les incite à produire davantage, à continuer de produire en tout cas, mais on ne leur permet plus de vendre leur production. »
Elle nous dit c'est 10 mètres et 5 mètres qui peut être ramené à 5 mètres et 3 mètres s'il y a des chartes départementales. C'est dans cette direction que nous allons aller. Le Premier ministre annoncera la décision dans le mois qui vient.
« Elle nous dit c'est 10 mètres et 5 mètres qui peut être ramené à 5 mètres et 3 mètres s'il y a des chartes départementales. C'est dans cette direction que nous allons aller. Le Premier ministre annoncera la décision dans le mois qui vient. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 16:10
Non, non, ils ne font pas n'importe quoi. Même si vous ne vous saisissez pas de la question du bien-être animal ?
Réponse directe
Vous qui êtes une radio de service public, qui pointez toujours, qui regardez vos sources, vous apercevez que sur les dizaines d'associations que j'ai reçues hier, il n'y a qu'une qui a fait ce tweet. Mais je le savais avant, nous en avons parlé d'ailleurs. Donc moi, je ne m'occupe pas de ceux-là. Je ne m'occupe pas de ceux qui ne pensent qu'à leur nombril. Moi, je m'occupe des Français. Je veux à la fois avancer sur le bien-être animal et à la fois faire en sorte de ne pas... Alors, qu'est-ce qui prend du temps ? Il prend du temps, tout simplement. Vous parliez des images dans les élevages de porcs. C'est ce qu'on appelle la castration à vif des porcelets pour des raisons économiques, etc.…
« Vous qui êtes une radio de service public, qui pointez toujours, qui regardez vos sources, vous apercevez que sur les dizaines d'associations que j'ai reçues hier, il n'y a qu'une qui a fait ce tweet. Mais je le savais avant, nous en avons parlé d'ailleurs. Donc moi, je ne m'occupe pas de ceux-là. Je ne m'occupe pas de ceux qui ne pensent qu'à leur nombril. Moi, je m'occupe des Français. Je veux à la fois avancer sur le bien-être animal et à la fois faire en sorte de ne pas... Alors, qu'est-ce qui prend du temps ? Il prend du temps, tout simplement. Vous parliez des images dans les élevages de porcs. C'est ce qu'on appelle la castration à vif des porcelets pour des raisons économiques, etc. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 11:04Voir 1 autre passage
« Ça va être terminé, tout cela. Ça va être terminé parce que le gouvernement va prendre des décisions. C'est ce que j'ai dit hier aux associations welfaristes qui étaient là. Je dis simplement, ça ne peut pas se faire contre la profession. Quand nous annonçons la semaine dernière à Toulouse avec ma collègue ministre de l'Agriculture allemande qu'on allait arrêter le broyage des poussins, qui aujourd'hui n'est plus supportable. C'est des mesures que nous prenons, mais dire on va arrêter le broyage des poussins. On a dit fin d'année 2021. Pourquoi ? On nous dit qu'il faut le faire de suite. Et si on le fait de suite, qu'est-ce qui se passe ? Il n'y a plus d'eux. Il n'y a plus de... Voilà, c'est ça la question. C'est à la fois tenir le temps de l'agriculture et le temps de la société. Et moi, ce que j'appelle l'agribashing, c'est qu'il faut... Ça, ce n'est pas de l'agribashing. Non, pas du tout. Ce souci du bien-être animal. Quand on parlait de l'agribashing tout à l'heure, moi, je veux réconcilier, en gros, les villes et la ruralité. Il y a le temps de la nature, le temps de l'élevage, et puis le temps de la société et des 160 signes sur Twitter. Et c'est tout à fait ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 11:42
mais ça c'est pas de mon ressort c'est pas interdire la chasse à la glu c'est de faire en sorte que l'on puisse mêler à la fois une culture ancienne ancestrale patrimoniale qui respecte aujourd'hui l'animal et qui respecte la demande sociétale je crois que c'est ça vous savez moi je veux rien interdire ou tout simplement tout permettre dans les règles voilà il faut qu'on soit dans une société qui soit une société ouverte on ne peut plus il y a des méthodes qui ne peuvent plus se faire aujourd'hui qui étaient acceptées dans le temps qui ne sont plus acceptées aujourd'hui il faut simplement tout ça le faire dans la tranquillité dans la sérénité
« mais ça c'est pas de mon ressort c'est pas interdire la chasse à la glu c'est de faire en sorte que l'on puisse mêler à la fois une culture ancienne ancestrale patrimoniale qui respecte aujourd'hui l'animal et qui respecte la demande sociétale je crois que c'est ça vous savez moi je veux rien interdire ou tout simplement tout permettre dans les règles voilà il faut qu'on soit dans une société qui soit une société ouverte on ne peut plus il y a des méthodes qui ne peuvent plus se faire aujourd'hui qui étaient acceptées dans le temps qui ne sont plus acceptées aujourd'hui il faut simplement tout ça le faire dans la tranquillité dans la sérénité »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 24:35
Non, non, non, je ne leur dis pas qu'il faut acheter plus cher du tout, non, non, au contraire, madame. Ça coûte plus cher si le lait, on l'achète un plus cher. Je connais des gens qui, le 15 du mois, n'ont plus les moyens de vivre. Quand je vous parle du lait, par exemple, quand un éleveur laitier vend son litre de lait 34 centimes, et qu'il est en vente à 1 euro en grande surface, excusez-moi, ces 70 centimes iront bien à la poche de quelqu'un. Eh bien, ces 70 centimes, il faut les répartir différemment. C'est ça, la question. Donc, je ne leur demande pas d'acheter plus cher, que le litre de lait continue à valoir 1 euro en grande surface, mais que la répartition, le bénéfice, ne soit pas…
« Non, non, non, je ne leur dis pas qu'il faut acheter plus cher du tout, non, non, au contraire, madame. Ça coûte plus cher si le lait, on l'achète un plus cher. Je connais des gens qui, le 15 du mois, n'ont plus les moyens de vivre. Quand je vous parle du lait, par exemple, quand un éleveur laitier vend son litre de lait 34 centimes, et qu'il est en vente à 1 euro en grande surface, excusez-moi, ces 70 centimes iront bien à la poche de quelqu'un. Eh bien, ces 70 centimes, il faut les répartir différemment. C'est ça, la question. Donc, je ne leur demande pas d'acheter plus cher, que le litre de lait continue à valoir 1 euro en grande surface, mais que la répartition, le bénéfice, ne soit pas toujours pour les mêmes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 9:06
La sanction, c'est ce sur quoi nous travaillons avec les coopératives, avec les grandes surfaces, avec les filières agricoles. J'ai réuni encore la semaine dernière toutes les filières, et notamment celle-ci, pour dire qu'il faut monter les prix. Alors après on me répond, oui mais il y a une concurrence mondiale. Et bien c'est le choix, et c'est ce que je veux faire maintenant avec l'étiquetage. Il faut dire aux consommateurs, à un moment, choisissez, lorsque vous poussez votre caddie dans la grande surface, faites un choix patriotique. Le patriotisme agricole, le patriotisme économique, ça doit encore exister.
« La sanction, c'est ce sur quoi nous travaillons avec les coopératives, avec les grandes surfaces, avec les filières agricoles. J'ai réuni encore la semaine dernière toutes les filières, et notamment celle-ci, pour dire qu'il faut monter les prix. Alors après on me répond, oui mais il y a une concurrence mondiale. Et bien c'est le choix, et c'est ce que je veux faire maintenant avec l'étiquetage. Il faut dire aux consommateurs, à un moment, choisissez, lorsque vous poussez votre caddie dans la grande surface, faites un choix patriotique. Le patriotisme agricole, le patriotisme économique, ça doit encore exister. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 6:54
Il y a une question budgétaire évidemment, mais il y a aussi d'autres questions qui sont posées par la PAC. Nicolas Hulot donne une interview dans le magazine GQ ce mois-ci et il dit la chose suivante. Qu'attendre de la réforme de la politique agricole commune menée par le seul ministre de l'agriculture, alors que cette réforme devrait être copilotée par le ministère de la Transition écologique ?
Réponse directe
Mais je crois qu'il se trompe, il se trompe, mais je connais sa position. Lorsqu'il était au gouvernement, il la défendait déjà vis-à-vis de mon prédécesseur. Elle n'est pas menée par le seul ministre de l'agriculture, elle est menée par le gouvernement. C'est le premier ministre qui donne les lignes sur lesquelles nous nous battons. Mais la politique agricole commune, c'est la politique agricole. Et donc c'est normal que ce soit le ministre de l'agriculture et de l'alimentation. Le A de PAC d'ailleurs c'est agriculture, mais c'est aussi alimentation. Nous devons faire entrer l'alimentation dans ce projet de PAC. Donc je connais la position de Nicolas Hulot, qui souhaiterait que ce soit le…
« Mais je crois qu'il se trompe, il se trompe, mais je connais sa position. Lorsqu'il était au gouvernement, il la défendait déjà vis-à-vis de mon prédécesseur. Elle n'est pas menée par le seul ministre de l'agriculture, elle est menée par le gouvernement. C'est le premier ministre qui donne les lignes sur lesquelles nous nous battons. Mais la politique agricole commune, c'est la politique agricole. Et donc c'est normal que ce soit le ministre de l'agriculture et de l'alimentation. Le A de PAC d'ailleurs c'est agriculture, mais c'est aussi alimentation. Nous devons faire entrer l'alimentation dans ce projet de PAC. Donc je connais la position de Nicolas Hulot, qui souhaiterait que ce soit le ministère de l'environnement qui copilote. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 2:16Voir 1 autre passage
« Oui, le changement de modèle, il y est. Nous travaillons beaucoup la semaine dernière encore avec ma collègue Elisabeth Borne. Aujourd'hui la France porte, et je porte, que les aides agricoles soient vraiment axées sur la transition agroécologique. Pas d'aide directe s'il n'y a pas la transition agroécologique. Nous menons cela. Et pour la première fois, la France porte l'obligation, l'obligation pour les états de mettre le pourcentage, on discute, 20, 30%. On ne sait pas encore comment, parce que le problème de l'Europe c'est que si la France était seule, ce serait simple. Mais il faut négocier avec 27 états. Donc il faut trouver une majorité. Que l'on mette l'environnement, la transition agroécologique au cœur de la politique agricole commune. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 2:50
Hier, Didier Guillaume, vous receviez les associations de protection animale, résumé de la rencontre par 30 millions d'amis. J'avais promis de vous recevoir, ils vous citent, donc vous êtes là, mais je ne ferai des annonces qu'en novembre. Conclusion, circulez, il n'y a rien à voir. Régulièrement, il y a des vidéos extrêmement choquantes qui se passent pas nécessairement seulement dans des élevages, mais aussi dans des abattoirs. Encore une vidéo tournée récemment qui montrait des scènes monstrueuses de maltraitance animale, cette fois sur des porcelets. Pourquoi tarder à agir ?
Réponse directe
Vous qui êtes une radio de service public, qui pointez toujours, qui regardez vos sources, vous apercevez que sur les dizaines d'associations que j'ai reçues hier, il n'y a qu'une qui a fait ce tweet. Mais je le savais avant, nous en avons parlé d'ailleurs. Donc moi, je ne m'occupe pas de ceux-là. Je ne m'occupe pas de ceux qui ne pensent qu'à leur nombril. Moi, je m'occupe des Français. Je veux à la fois avancer sur le bien-être animal et à la fois faire en sorte de ne pas... Alors, qu'est-ce qui prend du temps ? Il prend du temps, tout simplement. Vous parliez des images dans les élevages de porcs. C'est ce qu'on appelle la castration à vif des porcelets pour des raisons économiques, etc.…
« Vous qui êtes une radio de service public, qui pointez toujours, qui regardez vos sources, vous apercevez que sur les dizaines d'associations que j'ai reçues hier, il n'y a qu'une qui a fait ce tweet. Mais je le savais avant, nous en avons parlé d'ailleurs. Donc moi, je ne m'occupe pas de ceux-là. Je ne m'occupe pas de ceux qui ne pensent qu'à leur nombril. Moi, je m'occupe des Français. Je veux à la fois avancer sur le bien-être animal et à la fois faire en sorte de ne pas... Alors, qu'est-ce qui prend du temps ? Il prend du temps, tout simplement. Vous parliez des images dans les élevages de porcs. C'est ce qu'on appelle la castration à vif des porcelets pour des raisons économiques, etc. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 11:04Voir 1 autre passage
« Ça va être terminé, tout cela. Ça va être terminé parce que le gouvernement va prendre des décisions. C'est ce que j'ai dit hier aux associations welfaristes qui étaient là. Je dis simplement, ça ne peut pas se faire contre la profession. Quand nous annonçons la semaine dernière à Toulouse avec ma collègue ministre de l'Agriculture allemande qu'on allait arrêter le broyage des poussins, qui aujourd'hui n'est plus supportable. C'est des mesures que nous prenons, mais dire on va arrêter le broyage des poussins. On a dit fin d'année 2021. Pourquoi ? On nous dit qu'il faut le faire de suite. Et si on le fait de suite, qu'est-ce qui se passe ? Il n'y a plus d'eux. Il n'y a plus de... Voilà, c'est ça la question. C'est à la fois tenir le temps de l'agriculture et le temps de la société. Et moi, ce que j'appelle l'agribashing, c'est qu'il faut... Ça, ce n'est pas de l'agribashing. Non, pas du tout. Ce souci du bien-être animal. Quand on parlait de l'agribashing tout à l'heure, moi, je veux réconcilier, en gros, les villes et la ruralité. Il y a le temps de la nature, le temps de l'élevage, et puis le temps de la société et des 160 signes sur Twitter. Et c'est tout à fait ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 11:42
Est-ce que vous ne vous sentez pas impuissant, Didier Guillaume, devant la crise, la crise morale, la profonde crise qui touche de très nombreux agriculteurs ?
Réponse directe
Non justement, je crois que ce n'est pas un problème d'impuissance. Je pense qu'il y a plusieurs choses. Le métier d'agriculteur, moi je suis fils d'éleveur, fils de paysan. Le métier d'agriculteur est un métier très difficile, très dur. Et c'est la raison pour laquelle il faut les remercier, nos paysans, nos amis paysans. Parce que sans eux, on ne mangerait pas cette alimentation de qualité. Je rappelle, malgré les polémiques qu'il y a pu avoir, que l'agriculture française est une des plus durables du monde, si ce n'est la plus durable du monde pour la troisième année consécutive. Il y a un critère sur l'ensemble dans lequel on n'y est pas. Mais enfin voilà quoi. Aujourd'hui, notre aliment…
« Non justement, je crois que ce n'est pas un problème d'impuissance. Je pense qu'il y a plusieurs choses. Le métier d'agriculteur, moi je suis fils d'éleveur, fils de paysan. Le métier d'agriculteur est un métier très difficile, très dur. Et c'est la raison pour laquelle il faut les remercier, nos paysans, nos amis paysans. Parce que sans eux, on ne mangerait pas cette alimentation de qualité. Je rappelle, malgré les polémiques qu'il y a pu avoir, que l'agriculture française est une des plus durables du monde, si ce n'est la plus durable du monde pour la troisième année consécutive. Il y a un critère sur l'ensemble dans lequel on n'y est pas. Mais enfin voilà quoi. Aujourd'hui, notre alimentation, elle est sûre, elle est saine, elle est tracée. Il faut que les agriculteurs, que les éleveurs gagnent leur vie. Mais aujourd'hui, il y a la ribashing, il y a la sécheresse, il y a le dérèglement climatique. Aujourd'hui, ils n'ont pas les moyens assez de vivre. Et moi, j'ai rencontré, il y a de cela quelques jours, toute l'équipe de M. Bergeon, le réalisateur de Nom de la Terre, avec Guillaume Canet, la maman. Film qui rencontre un très grand succès en salle. Un très grand succès en salle, en zone rurale, pas en métropole. Et c'est là où je voulais venir. Il faut que les habitants des villes, les habitants des métropoles, peut-être se comportent différemment. On ne peut pas être devant son salon, on ne peut pas être sur Twitter, on ne peut pas lire tous les meilleurs magazines, montrer du doigt les agriculteurs, et puis le week-end aller se promener. On est bien content quand on va se promener le week-end, quand on vient de Paris, de l'île en Marseille. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 7:44
Alors, sur l'agribashing, quand même, tout ce que vous appelez l'agribashing, c'est-à-dire les critiques, est-ce qu'il n'y a pas le risque qu'en qualifiant toutes les critiques d'agribashing sur les pesticides, sur le bien-être animal, en fait, on soit en train de les disqualifier ?
Réponse directe
J'aime beaucoup ce que vous dites, parce que c'est exactement le discours que je tiens. Je dis qu'il faut faire très attention. Tout n'est pas de l'agribashing. Mais vous avez raison, madame, tout n'est pas de l'agribashing. Mais on ne peut pas, lorsque un agriculteur est dans son champ, qui se fait descendre de son tracteur, en lui disant « tu vas empoisonner mes gosses », lorsqu'on entre dans les élevages, c'est ça que j'appelle le dénigrement permanent. On n'a pas le droit de rentrer dans des élevages, aller leur dire « vous faites n'importe quoi ». Et parallèlement, ce que...
« J'aime beaucoup ce que vous dites, parce que c'est exactement le discours que je tiens. Je dis qu'il faut faire très attention. Tout n'est pas de l'agribashing. Mais vous avez raison, madame, tout n'est pas de l'agribashing. Mais on ne peut pas, lorsque un agriculteur est dans son champ, qui se fait descendre de son tracteur, en lui disant « tu vas empoisonner mes gosses », lorsqu'on entre dans les élevages, c'est ça que j'appelle le dénigrement permanent. On n'a pas le droit de rentrer dans des élevages, aller leur dire « vous faites n'importe quoi ». Et parallèlement, ce que... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 9:59
Les faillites en série, les journées à rallonge, la solitude, les suicides de beaucoup d'entre eux. Cette impuissance-là, est-ce qu'elle est au fond votre horizon de ministre de l'Agriculture ?
Réponse directe
Non justement, je crois que ce n'est pas un problème d'impuissance. Je pense qu'il y a plusieurs choses. Le métier d'agriculteur, moi je suis fils d'éleveur, fils de paysan. Le métier d'agriculteur est un métier très difficile, très dur. Et c'est la raison pour laquelle il faut les remercier, nos paysans, nos amis paysans. Parce que sans eux, on ne mangerait pas cette alimentation de qualité. Je rappelle, malgré les polémiques qu'il y a pu avoir, que l'agriculture française est une des plus durables du monde, si ce n'est la plus durable du monde pour la troisième année consécutive. Il y a un critère sur l'ensemble dans lequel on n'y est pas. Mais enfin voilà quoi. Aujourd'hui, notre aliment…
« Non justement, je crois que ce n'est pas un problème d'impuissance. Je pense qu'il y a plusieurs choses. Le métier d'agriculteur, moi je suis fils d'éleveur, fils de paysan. Le métier d'agriculteur est un métier très difficile, très dur. Et c'est la raison pour laquelle il faut les remercier, nos paysans, nos amis paysans. Parce que sans eux, on ne mangerait pas cette alimentation de qualité. Je rappelle, malgré les polémiques qu'il y a pu avoir, que l'agriculture française est une des plus durables du monde, si ce n'est la plus durable du monde pour la troisième année consécutive. Il y a un critère sur l'ensemble dans lequel on n'y est pas. Mais enfin voilà quoi. Aujourd'hui, notre alimentation, elle est sûre, elle est saine, elle est tracée. Il faut que les agriculteurs, que les éleveurs gagnent leur vie. Mais aujourd'hui, il y a la ribashing, il y a la sécheresse, il y a le dérèglement climatique. Aujourd'hui, ils n'ont pas les moyens assez de vivre. Et moi, j'ai rencontré, il y a de cela quelques jours, toute l'équipe de M. Bergeon, le réalisateur de Nom de la Terre, avec Guillaume Canet, la maman. Film qui rencontre un très grand succès en salle. Un très grand succès en salle, en zone rurale, pas en métropole. Et c'est là où je voulais venir. Il faut que les habitants des villes, les habitants des métropoles, peut-être se comportent différemment. On ne peut pas être devant son salon, on ne peut pas être sur Twitter, on ne peut pas lire tous les meilleurs magazines, montrer du doigt les agriculteurs, et puis le week-end aller se promener. On est bien content quand on va se promener le week-end, quand on vient de Paris, de l'île en Marseille. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 7:44
Vous qui êtes une radio de service public, qui pointez toujours, qui regardez vos sources, vous apercevez que sur les dizaines d'associations que j'ai reçues hier, il n'y a qu'une qui a fait ce tweet. Mais je le savais avant, nous en avons parlé d'ailleurs. Donc moi, je ne m'occupe pas de ceux-là. Je ne m'occupe pas de ceux qui ne pensent qu'à leur nombril. Moi, je m'occupe des Français. Je veux à la fois avancer sur le bien-être animal et à la fois faire en sorte de ne pas... Alors, qu'est-ce qui prend du temps ? Il prend du temps, tout simplement. Vous parliez des images dans les élevages de porcs. C'est ce qu'on appelle la castration à vif des porcelets pour des raisons économiques, etc.…
« Vous qui êtes une radio de service public, qui pointez toujours, qui regardez vos sources, vous apercevez que sur les dizaines d'associations que j'ai reçues hier, il n'y a qu'une qui a fait ce tweet. Mais je le savais avant, nous en avons parlé d'ailleurs. Donc moi, je ne m'occupe pas de ceux-là. Je ne m'occupe pas de ceux qui ne pensent qu'à leur nombril. Moi, je m'occupe des Français. Je veux à la fois avancer sur le bien-être animal et à la fois faire en sorte de ne pas... Alors, qu'est-ce qui prend du temps ? Il prend du temps, tout simplement. Vous parliez des images dans les élevages de porcs. C'est ce qu'on appelle la castration à vif des porcelets pour des raisons économiques, etc. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 11:04Voir 1 autre passage
« Ça va être terminé, tout cela. Ça va être terminé parce que le gouvernement va prendre des décisions. C'est ce que j'ai dit hier aux associations welfaristes qui étaient là. Je dis simplement, ça ne peut pas se faire contre la profession. Quand nous annonçons la semaine dernière à Toulouse avec ma collègue ministre de l'Agriculture allemande qu'on allait arrêter le broyage des poussins, qui aujourd'hui n'est plus supportable. C'est des mesures que nous prenons, mais dire on va arrêter le broyage des poussins. On a dit fin d'année 2021. Pourquoi ? On nous dit qu'il faut le faire de suite. Et si on le fait de suite, qu'est-ce qui se passe ? Il n'y a plus d'eux. Il n'y a plus de... Voilà, c'est ça la question. C'est à la fois tenir le temps de l'agriculture et le temps de la société. Et moi, ce que j'appelle l'agribashing, c'est qu'il faut... Ça, ce n'est pas de l'agribashing. Non, pas du tout. Ce souci du bien-être animal. Quand on parlait de l'agribashing tout à l'heure, moi, je veux réconcilier, en gros, les villes et la ruralité. Il y a le temps de la nature, le temps de l'élevage, et puis le temps de la société et des 160 signes sur Twitter. Et c'est tout à fait ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 11:42
Est-ce que ça n'empêche pas les agriculteurs de s'adapter plus rapidement ?
Réponse à côté
J'aime beaucoup ce que vous dites, parce que c'est exactement le discours que je tiens. Je dis qu'il faut faire très attention. Tout n'est pas de l'agribashing. Mais vous avez raison, madame, tout n'est pas de l'agribashing. Mais on ne peut pas, lorsque un agriculteur est dans son champ, qui se fait descendre de son tracteur, en lui disant « tu vas empoisonner mes gosses », lorsqu'on entre dans les élevages, c'est ça que j'appelle le dénigrement permanent. On n'a pas le droit de rentrer dans des élevages, aller leur dire « vous faites n'importe quoi ». Et parallèlement, ce que...
« J'aime beaucoup ce que vous dites, parce que c'est exactement le discours que je tiens. Je dis qu'il faut faire très attention. Tout n'est pas de l'agribashing. Mais vous avez raison, madame, tout n'est pas de l'agribashing. Mais on ne peut pas, lorsque un agriculteur est dans son champ, qui se fait descendre de son tracteur, en lui disant « tu vas empoisonner mes gosses », lorsqu'on entre dans les élevages, c'est ça que j'appelle le dénigrement permanent. On n'a pas le droit de rentrer dans des élevages, aller leur dire « vous faites n'importe quoi ». Et parallèlement, ce que... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 9:59
Mais vous dites qu'on est dans une société de libre concurrence et que donc on ne peut pas comprendre la grande distribution.
Réponse à côté
C'est pour ça que nous avons mis une loi qui s'appelle la loi Egalim. C'est pour ça que nous voulons, dans le cadre de la loi, obliger à la meilleure répartition de la valeur. Qu'est-ce qui a été fait au moment de ces états généraux ? C'était de dire que les filières agricoles, là encore je ne rentre pas dans le détail, vont fixer à combien leur revient un litre de lait, à combien leur revient un kilo de viande. Je vais prendre l'exemple du lait par exemple. Il a été accepté par tout le monde, toute la chaîne d'amont en aval, en disant un litre de lait en gros, pour que l'agriculteur s'en sorte, c'est 39 centimes. A moins de 39 centimes, ils vont à perte. Aujourd'hui, en moyenne, le lait es…
« C'est pour ça que nous avons mis une loi qui s'appelle la loi Egalim. C'est pour ça que nous voulons, dans le cadre de la loi, obliger à la meilleure répartition de la valeur. Qu'est-ce qui a été fait au moment de ces états généraux ? C'était de dire que les filières agricoles, là encore je ne rentre pas dans le détail, vont fixer à combien leur revient un litre de lait, à combien leur revient un kilo de viande. Je vais prendre l'exemple du lait par exemple. Il a été accepté par tout le monde, toute la chaîne d'amont en aval, en disant un litre de lait en gros, pour que l'agriculteur s'en sorte, c'est 39 centimes. A moins de 39 centimes, ils vont à perte. Aujourd'hui, en moyenne, le lait est acheté à 33, 34 centimes, 32 centimes. C'est une honte. C'est une honte. A moins de 35 centimes... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 6:17
Elle nous dit c'est 10 mètres et 5 mètres qui peut être ramené à 5 mètres et 3 mètres s'il y a des chartes départementales. C'est dans cette direction que nous allons aller. Le Premier ministre annoncera la décision dans le mois qui vient.
« Elle nous dit c'est 10 mètres et 5 mètres qui peut être ramené à 5 mètres et 3 mètres s'il y a des chartes départementales. C'est dans cette direction que nous allons aller. Le Premier ministre annoncera la décision dans le mois qui vient. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 16:10
L'outil, est-ce qu'il était bien conçu au départ ?
Réponse à côté
Vous avez raison, je n'ai jamais pensé une seule fois, vous faites référence à l'augmentation du seuil de revente à perte, je n'ai jamais pensé une seconde qu'en augmentant le Coca-Cola, le Ricard, le Nutella et je ne sais trop quoi, excusez-moi pour les pubs, ça allait payer mieux les agriculteurs. Non, l'idée, ce n'était pas cela. C'est de dire, compte tenu de la répartition globale de la valeur, il faut que la grande distribution redistribue des prix. On ne peut pas vendre à perte les produits d'entrée de gamme, ceux pour lesquels les gens viennent dans les grandes surfaces, et puis faire 40% de bénéfices, par exemple, sur les légumes et sur les fruits. Et là, la grande distribution n'a…
« Vous avez raison, je n'ai jamais pensé une seule fois, vous faites référence à l'augmentation du seuil de revente à perte, je n'ai jamais pensé une seconde qu'en augmentant le Coca-Cola, le Ricard, le Nutella et je ne sais trop quoi, excusez-moi pour les pubs, ça allait payer mieux les agriculteurs. Non, l'idée, ce n'était pas cela. C'est de dire, compte tenu de la répartition globale de la valeur, il faut que la grande distribution redistribue des prix. On ne peut pas vendre à perte les produits d'entrée de gamme, ceux pour lesquels les gens viennent dans les grandes surfaces, et puis faire 40% de bénéfices, par exemple, sur les légumes et sur les fruits. Et là, la grande distribution n'a pas joué le jeu. C'est-à-dire, elle a déplacé le problème ? Exactement. Et aujourd'hui, ce qu'il faut absolument arriver à faire, nous entrons, alors c'est compliqué, dans les nouvelles négociations commerciales pour l'année prochaine, il faut absolument que les choses changent. Ce seuil de revente à perte, c'était expérimental pour deux ans. Nous avions dit que nous allions avancer pour deux ans en vérifiant si les choses allaient marcher. Je rappelle que, mis à part Michel-Edouard Leclerc, qui n'avait pas accepté les conclusions des États généraux, tout le monde les avait acceptées. Toutes les grandes surfaces... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 4:30
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 2:20
Voir 2 autres passages
« Alors, vous posez une question plus que d'actualité puisque je reçois les responsables de la filière pommes de terre à 14h. Après, je les reçois en visioconférence, évidemment, à 14h cet après-midi pour regarder comment nous pouvons faire. D'abord, ce sont les producteurs de pommes de terre industrielles Évidemment, quand tous les restaurants sont fermés, quand tous les fast-foods sont fermés, les steaks-frites, les moules-frites, ça n'existe plus. Donc, nous sommes en train de regarder comment nous pouvons faire. J'ai fait des demandes à l'Union européenne qui ont été en partie acceptées sur pouvoir faire du stock. Nous sommes en train de travailler. Je ne laisserai pas tomber la filière pommes de terre comme le gouvernement ne laissera pas tomber l'ensemble des autres filières. Nous avons travaillé sur des mesures sectorielles dans toutes les filières agricoles parce qu'il y a eu des drames. La fermeture des restaurants et des hôtels qui est absolument un drame pour eux d'abord, pour ces personnes qui travaillent là, a engendré pour la deuxième ligne des conséquences terribles pour les producteurs de viticulteurs, les producteurs de vin, les producteurs de pommes de terre, toute l'alimentation, les poulets, les AOP, les fromages fermiers qui sont vendus essentiellement dans ces restaurants. Donc évidemment, le gouvernement va essayer de les aider, va essayer de mettre des mesures au niveau des charges sociales. Toutes les entreprises agricoles ont pu bénéficier des mesures horizontales et transversales mises en place par le gouvernement. Est-ce qu'on peut imaginer, Didier Guillaume, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 18:11
« Oui, l'agriculture française est faite de telle façon qu'au printemps jusqu'à la fin de l'été, il faut des bras en plus, comme vous dit, des travailleurs et des travailleuses en plus, et notamment des travailleurs saisonniers sur des contrats de travail d'un mois, deux mois, trois mois, quatre mois, six mois, ou des travailleurs étrangers parce qu'il manque de la main d'oeuvre française. Moi, j'ai pris les devants dès le 14 mars, quand j'ai appelé les Françaises et les Français à s'inscrire sur une plateforme pour aider les agriculteurs à travailler. Pourquoi ? Parce que tout simplement, pour des raisons de sécurité sanitaire, les frontières ont été fermées. Il fallait que nous ayons de l'aide au début de la campagne. Il n'y avait pas beaucoup de main d'oeuvre. 15 000 Françaises et Français ont aidé dans les exploitations agricoles. Ça a permis de tenir en début de campagne. Maintenant, il faut environ 100 000 travailleurs saisonniers par mois pour tenir toute la saison. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé au Premier ministre de pouvoir mettre en place cette arrivée de travailleurs saisonniers. Le Premier ministre a bien arbitré cela, et dans les heures qui viennent, puisqu'il devra signer l'instruction, il allait peut-être signer depuis hier soir ou ce matin, qui permettra aux travailleurs saisonniers de l'Union européenne, étrangers, de venir travailler en France sous deux conditions. La première condition, c'est qu'ils aient un contrat de travail établi par l'exploitation agricole. Et la deuxième condition, c'est évidemment se soumettre à un protocole, un protocole sanitaire. Nous avons fait un guide de bonne pratique qui est lié à la fois aux conditions de travail et un guide de bonne pratique très important aux conditions d'hébergement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 7:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 43 observations48 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, l'agriculture française est faite de telle façon qu'au printemps jusqu'à la fin de l'été, il faut des bras en plus, comme vous dit, des travailleurs et des travailleuses en plus, et notamment des travailleurs saisonniers sur des contrats de travail d'un mois, deux mois, trois mois, quatre mois, six mois, ou des travailleurs étrangers parce qu'il manque de la main d'oeuvre française. Moi, j'ai pris les devants dès le 14 mars, quand j'ai appelé les Françaises et les Français à s'inscrire sur une plateforme pour aider les agriculteurs à travailler. Pourquoi ? Parce que tout simplement, pour des raisons de sécurité sanitaire, les frontières ont été fermées. Il fallait que nous ayons de l'aide au début de la campagne. Il n'y avait pas beaucoup de main d'oeuvre. 15 000 Françaises et Français ont aidé dans les exploitations agricoles. Ça a permis de tenir en début de campagne. Maintenant, il faut environ 100 000 travailleurs saisonniers par mois pour tenir toute la saison. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé au Premier ministre de pouvoir mettre en place cette arrivée de travailleurs saisonniers. Le Premier ministre a bien arbitré cela, et dans les heures qui viennent, puisqu'il devra signer l'instruction, il allait peut-être signer depuis hier soir ou ce matin, qui permettra aux travailleurs saisonniers de l'Union européenne, étrangers, de venir travailler en France sous deux conditions. La première condition, c'est qu'ils aient un contrat de travail établi par l'exploitation agricole. Et la deuxième condition, c'est évidemment se soumettre à un protocole, un protocole sanitaire. Nous avons fait un guide de bonne pratique qui est lié à la fois aux conditions de travail et un guide de bonne pratique très important aux conditions d'hébergement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 7:54Voir 2 autres passages
« Pas encore. Les ARS, les agences régionales de santé, sont en train de regarder. Il y a eu trois foyers, deux considérés comme des clusters et un autre qui n'en est pas un. Nous regardons, nous pensons qu'il est possible que ce soit lié aux vestiaires, lié aux changements. Peut-être que nous ne savons pas trop. Ce n'est pas dans les abattoirs que les gens ont été détestés. C'est dans les attuées de découpe, attenant aux abattoirs évidemment. Mais ce n'est pas dans l'acte d'abattre les animaux, mais dans l'acte de découpe. Et évidemment, tous les services du ministère et comme tous les services de l'État sont au travail pour découvrir cela. Pour l'instant, du coup, nous avons testé tous les salariés de ces abattoirs pour voir ce qu'il en est. Il y en avait quelques-uns, une poignée qui était positive et tous les autres étaient des porteurs sains. Mais voilà, nous sommes en train de faire cela et la transparence totale sera faite. Un préfet a décidé de fermer un abattoir, celui du Loiret, pendant 7 jours. Il réouvrira dans des conditions sanitaires à partir de dimanche ou de lundi. Et vraiment, ce que je veux dire, c'est que nous avons mis... Ces abattoirs, ce sont les entreprises qui ont travaillé pendant toute la durée du confinement. Et donc, comme toutes les autres entreprises, elles sont plus sujettes à avoir des cas d'infection de cette maladie. Nous avons mis en place des guides de bonne pratique dès le début du confinement. J'ai décidé de mettre en place les gestes barrières, les guides de bonne pratique parce que c'était absolument indispensable. Mais ce qu'il faut bien comprendre, que vos auditeurs, vos téléspectateurs comprennent bien, c'est que dans un abattoir, il est parfois difficile d'être à un mètre l'un de l'autre pour deux salariés, pour la bonne et simple raison qu'il y a des actes dans l'abattoir qui méritent d'être deux lorsqu'on a un animal un peu lourd. C'est la raison pour laquelle nous avons pris toutes les précautions, évidemment avec les masques, les découpes avec les blouses, avec les charlottes, etc. Nous sommes en train de regarder comment peut-être demain aller plus loin afin de pérenniser ces abattoirs. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées19 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 40 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais nous l'avons fait déjà. Le protocole sanitaire a été modifié depuis deux mois déjà. Nous avons obligé... Depuis, c'est de nouveaux foyers. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 2:12Voir 2 autres passages
« Alors, vous posez une question plus que d'actualité puisque je reçois les responsables de la filière pommes de terre à 14h. Après, je les reçois en visioconférence, évidemment, à 14h cet après-midi pour regarder comment nous pouvons faire. D'abord, ce sont les producteurs de pommes de terre industrielles Évidemment, quand tous les restaurants sont fermés, quand tous les fast-foods sont fermés, les steaks-frites, les moules-frites, ça n'existe plus. Donc, nous sommes en train de regarder comment nous pouvons faire. J'ai fait des demandes à l'Union européenne qui ont été en partie acceptées sur pouvoir faire du stock. Nous sommes en train de travailler. Je ne laisserai pas tomber la filière pommes de terre comme le gouvernement ne laissera pas tomber l'ensemble des autres filières. Nous avons travaillé sur des mesures sectorielles dans toutes les filières agricoles parce qu'il y a eu des drames. La fermeture des restaurants et des hôtels qui est absolument un drame pour eux d'abord, pour ces personnes qui travaillent là, a engendré pour la deuxième ligne des conséquences terribles pour les producteurs de viticulteurs, les producteurs de vin, les producteurs de pommes de terre, toute l'alimentation, les poulets, les AOP, les fromages fermiers qui sont vendus essentiellement dans ces restaurants. Donc évidemment, le gouvernement va essayer de les aider, va essayer de mettre des mesures au niveau des charges sociales. Toutes les entreprises agricoles ont pu bénéficier des mesures horizontales et transversales mises en place par le gouvernement. Est-ce qu'on peut imaginer, Didier Guillaume, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 18:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes29 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 20 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'espère que non. Enfin, il faut manger de façon équilibrée. Vous savez, on mange moins de viande qu'avant, mais enfin, il faut manger de la viande. Les protéines animales sont bonnes, comme les protéines végétales, évidemment. Et ça peut être un risque. Moi, ce que je veux dire aux Françaises et aux Français, suivant ce que me donnent les autorités sanitaires, c'est qu'il n'y a pas de risque de contamination de l'animal, de la viande à l'homme. Et ça, c'est quelque chose de très important. Après, ils mangent vraiment ce qu'ils veulent manger. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 4:32Voir 2 autres passages
« J'aime beaucoup ce que vous dites, parce que c'est exactement le discours que je tiens. Je dis qu'il faut faire très attention. Tout n'est pas de l'agribashing. Mais vous avez raison, madame, tout n'est pas de l'agribashing. Mais on ne peut pas, lorsque un agriculteur est dans son champ, qui se fait descendre de son tracteur, en lui disant « tu vas empoisonner mes gosses », lorsqu'on entre dans les élevages, c'est ça que j'appelle le dénigrement permanent. On n'a pas le droit de rentrer dans des élevages, aller leur dire « vous faites n'importe quoi ». Et parallèlement, ce que... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 9:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités19 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'espère que non. Enfin, il faut manger de façon équilibrée. Vous savez, on mange moins de viande qu'avant, mais enfin, il faut manger de la viande. Les protéines animales sont bonnes, comme les protéines végétales, évidemment. Et ça peut être un risque. Moi, ce que je veux dire aux Françaises et aux Français, suivant ce que me donnent les autorités sanitaires, c'est qu'il n'y a pas de risque de contamination de l'animal, de la viande à l'homme. Et ça, c'est quelque chose de très important. Après, ils mangent vraiment ce qu'ils veulent manger. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 4:32Voir 2 autres passages
« Alors, notamment, les producteurs de fruits et légumes ont plutôt pas trop mal gagné leur vie, parce qu'ils en ont vendu, ils n'ont plus de faire. Ce qu'il faut bien regarder, ce n'est pas tant le prix du produit français, mais c'est la comparaison avec les produits étrangers. Une étude qui a été faite par un cabinet indépendant de Nielsen a dit que, dans le mois dernier, les produits avaient augmenté de 0,01%. Ici ou là, il y a pu y avoir des augmentations dans des segments de production, dans du bio ou autre, mais globalement, les prix n'ont pas énormément augmenté. Par contre, ce qu'il faut se dire, ce qu'il faut se dire, c'est que nos concitoyens, lorsqu'ils font des courses dans les grandes surfaces, ils vont moins souvent, et le caddie moyen a augmenté, on le voit très bien dans l'étude, ce qui peut être une des conséquences pour regarder cela. Mais ce que je veux vous dire très clairement, c'est que manger français, ça a un prix. Et il faudra que nos concitoyens continuent, après la crise, à se rendre compte qu'il faut faire le choix du patriotisme alimentaire, du patriotisme agricole, mais que manger des fraises françaises du Ventoux, ce n'est pas le même prix que manger des fraises espagnoles. Par contre, ce n'est pas le même goût non plus. Et je pense qu'il faut s'habituer à manger du beau, à manger du bon. Et nous sommes en train de travailler avec la profession agricole, nous travaillons avec la distribution pour voir comment demain, nous pourrons contribuer à alimenter, à nourrir nos concitoyens avec des produits français, sans que cela coûte plus cher que toujours prendre des produits étrangers. Mais c'est ça vraiment l'enjeu de demain. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 12:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités29 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 39 observations40 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, ils ne seront pas testés avant d'arriver en France, parce que c'est très compliqué de les mettre en quatorzaines dans leur pays, mais ils seront en quatorzaines sur l'exploitation agricole. Ils ne pourront pas se mélanger avec d'autres, et donc ils seront surveillés, évidemment. Mais ce que je voulais dire... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 9:29Voir 2 autres passages
« Pas encore. Les ARS, les agences régionales de santé, sont en train de regarder. Il y a eu trois foyers, deux considérés comme des clusters et un autre qui n'en est pas un. Nous regardons, nous pensons qu'il est possible que ce soit lié aux vestiaires, lié aux changements. Peut-être que nous ne savons pas trop. Ce n'est pas dans les abattoirs que les gens ont été détestés. C'est dans les attuées de découpe, attenant aux abattoirs évidemment. Mais ce n'est pas dans l'acte d'abattre les animaux, mais dans l'acte de découpe. Et évidemment, tous les services du ministère et comme tous les services de l'État sont au travail pour découvrir cela. Pour l'instant, du coup, nous avons testé tous les salariés de ces abattoirs pour voir ce qu'il en est. Il y en avait quelques-uns, une poignée qui était positive et tous les autres étaient des porteurs sains. Mais voilà, nous sommes en train de faire cela et la transparence totale sera faite. Un préfet a décidé de fermer un abattoir, celui du Loiret, pendant 7 jours. Il réouvrira dans des conditions sanitaires à partir de dimanche ou de lundi. Et vraiment, ce que je veux dire, c'est que nous avons mis... Ces abattoirs, ce sont les entreprises qui ont travaillé pendant toute la durée du confinement. Et donc, comme toutes les autres entreprises, elles sont plus sujettes à avoir des cas d'infection de cette maladie. Nous avons mis en place des guides de bonne pratique dès le début du confinement. J'ai décidé de mettre en place les gestes barrières, les guides de bonne pratique parce que c'était absolument indispensable. Mais ce qu'il faut bien comprendre, que vos auditeurs, vos téléspectateurs comprennent bien, c'est que dans un abattoir, il est parfois difficile d'être à un mètre l'un de l'autre pour deux salariés, pour la bonne et simple raison qu'il y a des actes dans l'abattoir qui méritent d'être deux lorsqu'on a un animal un peu lourd. C'est la raison pour laquelle nous avons pris toutes les précautions, évidemment avec les masques, les découpes avec les blouses, avec les charlottes, etc. Nous sommes en train de regarder comment peut-être demain aller plus loin afin de pérenniser ces abattoirs. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées29 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 12 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Avec modération, vous m'avez déjà posé des questions très souvent. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 24:21Voir 2 autres passages
« Alors, ils ne seront pas testés avant d'arriver en France, parce que c'est très compliqué de les mettre en quatorzaines dans leur pays, mais ils seront en quatorzaines sur l'exploitation agricole. Ils ne pourront pas se mélanger avec d'autres, et donc ils seront surveillés, évidemment. Mais ce que je voulais dire... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 9:29
« Il suffit, je vais vous expliquer, il suffit d'abord dans les champs, le guide de bonne pratique que nous avons mis en place, c'est qu'aucun travailleur ne va être à moins d'un mètre ou deux mètres, ça le guide de bonne pratique le décidera. Et puis surtout, c'est les questions d'hébergement. Moi, j'ai vu beaucoup ça, j'ai visité beaucoup d'exploitations agricoles. Les travailleurs saisonniers, souvent, sont dans des dortoirs, sont à 5, 6, ça, ça ne sera pas possible. Et là, d'ores et déjà, les agriculteurs, les syndicats agricoles y ont travaillé, et dans le guide de bonne pratique, je ne pourrais pas vous le donner dans le détail, c'est exactement comme dans les lycées, c'est exactement comme dans les autres hébergements, il faudra que les travailleurs... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 27 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, non, ne plaisantez surtout pas avec ça, s'il vous plaît, parce qu'ils peuvent réouvrir dès le début juin, et dès le début juin, par exemple, dans l'enseignement agricole, j'ai 100 000 internes, et ces 100 000 internes ne pourront plus aller dans les internats, comme c'était le cas avant, et nous travaillons là-dessus, et nous sommes encore en train d'avancer, afin que ce ne soit plus des femmes et des hommes, des hommes en l'occurrence, qui sont entassés parfois à 5, 6, 8 ou 10 dans un dortoir, mais qui soient séparés par les mesures barrières qui seront dans le guide de bonne pratique, qui est mis en place par le ministère du Travail, dont c'est la responsabilité, en relation avec nous, et en relation avec les employeurs, et notamment les syndicats agricoles. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 10:34Voir 2 autres passages
« C'est pour ça que là, dans l'année 2020, j'ai décidé de lancer un étiquetage très clair sur tous les produits, sur toutes les matières premières pour savoir d'où viennent ces matières premières et comment elles ont été élevées. C'est absolument normal, la transparence totale. Le consommateur doit être informé de ce qu'il achète. Après, il fait le choix d'acheter ce qu'il veut, mais il doit être informé de ce qu'il achète. Quand cette personne dit que ça provoque des cancers, c'est une assertion, mais je ne sais pas, il faut regarder ce que pensent les scientifiques et les docteurs. Mais je ne veux pas rentrer là-dessus. Ce que nous avons décidé, c'est que le président de la République a dit 1er janvier 2021, on sort du glyphosate. Et on sort du glyphosate, mais on ne va pas laisser les filières sans solution. Donc aujourd'hui, nous mettons 78 millions d'euros sur la recherche. L'INRA, qui est le plus bel institut de recherche publique, est en train de trouver des solutions pour remplacer cette molécule. Mais plus que le glyphosate, moi, je veux aller beaucoup plus loin. Aujourd'hui, on se focalise sur le glyphosate. C'est une chose. Mais il y a tellement d'autres substances, tellement d'autres pesticides, tellement d'autres produits phytosanitaires que ce que nous avons annoncé, c'est que nous allons réduire de 50% l'utilisation de tous les produits phytosanitaires en 2025. C'est beaucoup plus important que seulement le glyphosate. Parce que, quand on parle du glyphosate, on ne parle pas de 80% d'autres produits phytosanitaires. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 13:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées29 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 8 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le vin souffre beaucoup. Il souffre pour deux raisons. D'abord, parce que les États-Unis et l'Amérique ont mis en place des taxes de 25%. Je rappelle que les États-Unis sont le premier pays où l'on exporte du vin de France. C'est notre premier pays exportateur, donc ça a été un drame. Et deuxième drame, le Covid, avec la fermeture de la restauration collective là où ils vendent leurs bouteilles, des salons des vins, des chais, des visites à la cave, des ventes directes, donc c'est un drame absolu. Donc nous avons travaillé avec la filière, nous travaillons dans trois directions. La première direction, c'est un fonds de solidarité que nous demandons à l'Union Européenne pour aider à passer les taxes de Donald Trump parce que les taxes américaines c'est dans le cadre d'un conflit en Terbus et Boeing et les agriculteurs, les viticulteurs sont un dégât collatéral. Ensuite, ce que nous allons faire c'est des exonérations de charges, je dis bien des exonérations de charges parce que contrairement aux restaurants, les restaurants sont fermés, il n'y a pas de dépenses et pas de recettes. En viticulture, les restaurants sont fermés, il n'y a pas de recettes. Par contre, il y a des dépenses, il faut garder les salariés agricoles parce que la vigne est un être vivant, il faut travailler, il faut éclaircir, il faut tailler, donc ils n'ont pas pu mettre les salariés au chômage partiel. Il faut que les Français continuent à boire du vin même si les cafés sont fermés. Exonérations de charges et troisième mesure, nous allons faire de la distillation de crise afin de vider un peu des stocks pour le transformer en alcool, en gel hydroalcoolique entre ce que vous voulez. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 22:50Voir 2 autres passages
« Vous avez raison, je n'ai jamais pensé une seule fois, vous faites référence à l'augmentation du seuil de revente à perte, je n'ai jamais pensé une seconde qu'en augmentant le Coca-Cola, le Ricard, le Nutella et je ne sais trop quoi, excusez-moi pour les pubs, ça allait payer mieux les agriculteurs. Non, l'idée, ce n'était pas cela. C'est de dire, compte tenu de la répartition globale de la valeur, il faut que la grande distribution redistribue des prix. On ne peut pas vendre à perte les produits d'entrée de gamme, ceux pour lesquels les gens viennent dans les grandes surfaces, et puis faire 40% de bénéfices, par exemple, sur les légumes et sur les fruits. Et là, la grande distribution n'a pas joué le jeu. C'est-à-dire, elle a déplacé le problème ? Exactement. Et aujourd'hui, ce qu'il faut absolument arriver à faire, nous entrons, alors c'est compliqué, dans les nouvelles négociations commerciales pour l'année prochaine, il faut absolument que les choses changent. Ce seuil de revente à perte, c'était expérimental pour deux ans. Nous avions dit que nous allions avancer pour deux ans en vérifiant si les choses allaient marcher. Je rappelle que, mis à part Michel-Edouard Leclerc, qui n'avait pas accepté les conclusions des États généraux, tout le monde les avait acceptées. Toutes les grandes surfaces... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 4:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés29 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 12 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le vin souffre beaucoup. Il souffre pour deux raisons. D'abord, parce que les États-Unis et l'Amérique ont mis en place des taxes de 25%. Je rappelle que les États-Unis sont le premier pays où l'on exporte du vin de France. C'est notre premier pays exportateur, donc ça a été un drame. Et deuxième drame, le Covid, avec la fermeture de la restauration collective là où ils vendent leurs bouteilles, des salons des vins, des chais, des visites à la cave, des ventes directes, donc c'est un drame absolu. Donc nous avons travaillé avec la filière, nous travaillons dans trois directions. La première direction, c'est un fonds de solidarité que nous demandons à l'Union Européenne pour aider à passer les taxes de Donald Trump parce que les taxes américaines c'est dans le cadre d'un conflit en Terbus et Boeing et les agriculteurs, les viticulteurs sont un dégât collatéral. Ensuite, ce que nous allons faire c'est des exonérations de charges, je dis bien des exonérations de charges parce que contrairement aux restaurants, les restaurants sont fermés, il n'y a pas de dépenses et pas de recettes. En viticulture, les restaurants sont fermés, il n'y a pas de recettes. Par contre, il y a des dépenses, il faut garder les salariés agricoles parce que la vigne est un être vivant, il faut travailler, il faut éclaircir, il faut tailler, donc ils n'ont pas pu mettre les salariés au chômage partiel. Il faut que les Français continuent à boire du vin même si les cafés sont fermés. Exonérations de charges et troisième mesure, nous allons faire de la distillation de crise afin de vider un peu des stocks pour le transformer en alcool, en gel hydroalcoolique entre ce que vous voulez. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 22:50Voir 2 autres passages
« Non, non, non, je ne leur dis pas qu'il faut acheter plus cher du tout, non, non, au contraire, madame. Ça coûte plus cher si le lait, on l'achète un plus cher. Je connais des gens qui, le 15 du mois, n'ont plus les moyens de vivre. Quand je vous parle du lait, par exemple, quand un éleveur laitier vend son litre de lait 34 centimes, et qu'il est en vente à 1 euro en grande surface, excusez-moi, ces 70 centimes iront bien à la poche de quelqu'un. Eh bien, ces 70 centimes, il faut les répartir différemment. C'est ça, la question. Donc, je ne leur demande pas d'acheter plus cher, que le litre de lait continue à valoir 1 euro en grande surface, mais que la répartition, le bénéfice, ne soit pas toujours pour les mêmes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 9:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'aime beaucoup ce que vous dites, parce que c'est exactement le discours que je tiens. Je dis qu'il faut faire très attention. Tout n'est pas de l'agribashing. Mais vous avez raison, madame, tout n'est pas de l'agribashing. Mais on ne peut pas, lorsque un agriculteur est dans son champ, qui se fait descendre de son tracteur, en lui disant « tu vas empoisonner mes gosses », lorsqu'on entre dans les élevages, c'est ça que j'appelle le dénigrement permanent. On n'a pas le droit de rentrer dans des élevages, aller leur dire « vous faites n'importe quoi ». Et parallèlement, ce que... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 9:59Voir 2 autres passages
« J'aime beaucoup ce que vous dites, parce que c'est exactement le discours que je tiens. Je dis qu'il faut faire très attention. Tout n'est pas de l'agribashing. Mais vous avez raison, madame, tout n'est pas de l'agribashing. Mais on ne peut pas, lorsque un agriculteur est dans son champ, qui se fait descendre de son tracteur, en lui disant « tu vas empoisonner mes gosses », lorsqu'on entre dans les élevages, c'est ça que j'appelle le dénigrement permanent. On n'a pas le droit de rentrer dans des élevages, aller leur dire « vous faites n'importe quoi ». Et parallèlement, ce que... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 9:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Le soir, ils ne pourront vraisemblablement pas sortir, c'est pas totalement bouclé, ils ne pourront vraisemblablement pas sortir, ils devront rester là, travailler pendant les premiers 14 jours, mais le Premier ministre doit prendre son instruction ce matin, donc on aura les pressions dans la journée. Ce qui est important, c'est que les exploitations agricoles françaises pourront avoir de la main-d'œuvre étrangère des travailleurs saisonniers européens dès les prochains jours, et c'est ça qui est plus important. Au moment où il va faire beau, au moment où les fraises, au moment où les fruits et légumes vont commencer à sortir, il faut qu'ils soient récoltés pour que nos concitoyens puissent manger de bons produits issus de l'agriculture française. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 11:36
franceinfo — 8h30 franceinfo · L'aide aux agriculteurs, les bonnes façons de faire ses courses en respectant le confinement : le "8h30 politique" du ministre de l'AgricultureVérifier à 11:07
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
« Alors, notamment, les producteurs de fruits et légumes ont plutôt pas trop mal gagné leur vie, parce qu'ils en ont vendu, ils n'ont plus de faire. Ce qu'il faut bien regarder, ce n'est pas tant le prix du produit français, mais c'est la comparaison avec les produits étrangers. Une étude qui a été faite par un cabinet indépendant de Nielsen a dit que, dans le mois dernier, les produits avaient augmenté de 0,01%. Ici ou là, il y a pu y avoir des augmentations dans des segments de production, dans du bio ou autre, mais globalement, les prix n'ont pas énormément augmenté. Par contre, ce qu'il faut se dire, ce qu'il faut se dire, c'est que nos concitoyens, lorsqu'ils font des courses dans les grandes surfaces, ils vont moins souvent, et le caddie moyen a augmenté, on le voit très bien dans l'étude, ce qui peut être une des conséquences pour regarder cela. Mais ce que je veux vous dire très clairement, c'est que manger français, ça a un prix. Et il faudra que nos concitoyens continuent, après la crise, à se rendre compte qu'il faut faire le choix du patriotisme alimentaire, du patriotisme agricole, mais que manger des fraises françaises du Ventoux, ce n'est pas le même prix que manger des fraises espagnoles. Par contre, ce n'est pas le même goût non plus. Et je pense qu'il faut s'habituer à manger du beau, à manger du bon. Et nous sommes en train de travailler avec la profession agricole, nous travaillons avec la distribution pour voir comment demain, nous pourrons contribuer à alimenter, à nourrir nos concitoyens avec des produits français, sans que cela coûte plus cher que toujours prendre des produits étrangers. Mais c'est ça vraiment l'enjeu de demain. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 12:47
« Oui, l'agriculture française est faite de telle façon qu'au printemps jusqu'à la fin de l'été, il faut des bras en plus, comme vous dit, des travailleurs et des travailleuses en plus, et notamment des travailleurs saisonniers sur des contrats de travail d'un mois, deux mois, trois mois, quatre mois, six mois, ou des travailleurs étrangers parce qu'il manque de la main d'oeuvre française. Moi, j'ai pris les devants dès le 14 mars, quand j'ai appelé les Françaises et les Français à s'inscrire sur une plateforme pour aider les agriculteurs à travailler. Pourquoi ? Parce que tout simplement, pour des raisons de sécurité sanitaire, les frontières ont été fermées. Il fallait que nous ayons de l'aide au début de la campagne. Il n'y avait pas beaucoup de main d'oeuvre. 15 000 Françaises et Français ont aidé dans les exploitations agricoles. Ça a permis de tenir en début de campagne. Maintenant, il faut environ 100 000 travailleurs saisonniers par mois pour tenir toute la saison. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé au Premier ministre de pouvoir mettre en place cette arrivée de travailleurs saisonniers. Le Premier ministre a bien arbitré cela, et dans les heures qui viennent, puisqu'il devra signer l'instruction, il allait peut-être signer depuis hier soir ou ce matin, qui permettra aux travailleurs saisonniers de l'Union européenne, étrangers, de venir travailler en France sous deux conditions. La première condition, c'est qu'ils aient un contrat de travail établi par l'exploitation agricole. Et la deuxième condition, c'est évidemment se soumettre à un protocole, un protocole sanitaire. Nous avons fait un guide de bonne pratique qui est lié à la fois aux conditions de travail et un guide de bonne pratique très important aux conditions d'hébergement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 7:54
« C'est quand même inouï ce que l'on vit une famille qui se déchire. Hier j'ai été profondément choqué, très choqué, par, ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent, mais par les avocats qui dansaient, qui sautaient au plafond, la romantada, on a gagné, mais qu'est-ce que c'est cette histoire ? On parle de la vie d'un homme, on ne parle pas de je ne sais quel procès ou je ne sais quel match de football. Ça m'a profondément choqué. Je pense qu'aujourd'hui, la dignité, c'est de permettre de mourir dans la dignité, justement. Et moi je soutiens l'association de Romero et je soutiens ce qui est fait dans ce domaine-là. S'il faut faire une nouvelle loi, peut-être il faudra-t-il la faire, ce n'est pas à moi de le décider. Les parlementaires s'en saisiront, mais en tout cas, ce que l'on voit là, c'est la faillite du système, la faillite de la loi Clès-Léonetti et le fait que l'on n'arrive pas à aller au bout de quelque chose. Si c'est la faillite de la loi actuelle, dit Guillaume, c'est qu'il en faut une autre pour clarifier la situation. Vous savez, ces sujets, c'est vraiment quelque chose de profond qui touche au plus profond de soi-même, qui touche pour certains à la religion, pour d'autres à des convictions. C'est ça qui est terrible. Moi, je pense à ce pauvre homme qui est étraplégique et à une famille qui se déchire, sa femme, son épouse qui dit, écoutez, sa volonté, c'est d'arrêter la souffrance. Et les parents qui disent, surtout pas. C'est à ça qu'il faut penser. C'est pour ça qu'on voit bien que ce n'est pas une loi qui règle forcément le problème. Qu'aujourd'hui, il y a des appels, la Cour de justice, etc. Moi, je pense qu'à travers ce drame humain, parce que c'est un drame humain, la société doit réfléchir à ces grands sujets, comme ceux-là, on parle de la PMA, la fin de vie. Ces grands sujets-là, je pense que ça doit être des débats qui doivent être mis sur la table, mis sur la table avec les citoyens. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Divergences franco-allemandes sur la PAC : "Il n'y a pas de fâcherie" affirme Didier GuillaumeVérifier à 0:16
« La justice est indépendante et c'était logique qu'il fasse ça. Un maire qui prend un arrêté qui est illégal, le maire prend sa décision en disant je suis maire, je vais prendre une décision illégale. Quand les maires se mettent à prendre des décisions illégales, ça pose un problème par rapport à la relation avec la justice et par rapport à ce qu'ils sont eux-mêmes. Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? Le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative, ce n'est pas le gouvernement, nous dit il faut mieux protéger les citoyens, il faut remettre des zones de non-traitement. Pour faire ces zones de non-traitement, qu'est-ce que nous faisons ? Il y a deux solutions. Soit on fait un sondage en disant vous voulez combien ? Pâchez-moi 150 mètres, 200 mètres, 500 mètres, un kilomètre. Soit on s'appuie sur la science. Nous avons interrogé l'ANSES. L'ANSES, c'est une autorité indépendante, l'autorité sanitaire de protection des aliments, composée de scientifiques, de chercheurs. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 15:22
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
« Alors bien sûr, ça fait partie des... Évidemment, ça fait partie des sujets comme ça a été le cas pour le lait, notamment. Ça peut être offert à des associations. Ça peut servir pour la nourriture des animaux. Ça peut servir dans les méthaniseurs. Nous sommes dans une situation exceptionnelle et extraordinaire. Et dans ces situations-là, il faut des réponses qui soient extraordinaires et exceptionnelles. Nous ne revivrons plus jamais, espérons-le, cela. Donc ce qui est en train de se passer dans toutes les filières agricoles, comme dans celle-là, c'est un drape, donc nous allons y répondre. Mais ce qu'il faut quand même bien dire à tous les auditeurs de France Info et tous les téléspectateurs, c'est que la chaîne alimentaire a tenu. C'est que regardez ce qui se passe dans les autres pays européens, dans les autres pays du monde. Nous avons la chance en France d'avoir une production, un amont, d'avoir des agriculteurs qui ont réussi à continuer à nourrir les Françaises et les Français. Des entreprises agroalimentaires, je suis allé en voir la semaine dernière, remarquable, on a tendance à les critiquer parfois, mais elles ont été là, les entreprises agroalimentaires, les coopératives agricoles et la grande distribution. Donc tout cela a fait en sorte que la chaîne alimentaire a tenu. Il n'y a pas eu de pénurie alimentaire. Les Françaises et les Français ont pu se nourrir et ça, c'est grâce à l'action de toute la deuxième ligne qui a été remerciée par le Président de la République il y a quelques jours de cela. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 19:37
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
« Oui, bien sûr. La direction de la concurrence répression des fraudes a annoncé qu'elle allait faire 6000 contrôles. Nous en sommes à plus de 3000 contrôles. Il y a déjà eu des avertissements, il y a déjà eu des amendes qui ont été données. Il faut respecter la loi, tout simplement. On ne peut pas obliger, nous vivons dans une économie de marché, on ne peut pas obliger les gens de faire cela. Mais il y a une chose qui est quand même évidente. C'est qu'on ne peut pas continuer à étrangler les agriculteurs. On ne peut pas continuer à acheter... Ben la preuve que si, Didier Guillaume. Ben c'est pour ça qu'on est en train de faire changer ça, vous avez raison. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 5:40
« Ça va être terminé, tout cela. Ça va être terminé parce que le gouvernement va prendre des décisions. C'est ce que j'ai dit hier aux associations welfaristes qui étaient là. Je dis simplement, ça ne peut pas se faire contre la profession. Quand nous annonçons la semaine dernière à Toulouse avec ma collègue ministre de l'Agriculture allemande qu'on allait arrêter le broyage des poussins, qui aujourd'hui n'est plus supportable. C'est des mesures que nous prenons, mais dire on va arrêter le broyage des poussins. On a dit fin d'année 2021. Pourquoi ? On nous dit qu'il faut le faire de suite. Et si on le fait de suite, qu'est-ce qui se passe ? Il n'y a plus d'eux. Il n'y a plus de... Voilà, c'est ça la question. C'est à la fois tenir le temps de l'agriculture et le temps de la société. Et moi, ce que j'appelle l'agribashing, c'est qu'il faut... Ça, ce n'est pas de l'agribashing. Non, pas du tout. Ce souci du bien-être animal. Quand on parlait de l'agribashing tout à l'heure, moi, je veux réconcilier, en gros, les villes et la ruralité. Il y a le temps de la nature, le temps de l'élevage, et puis le temps de la société et des 160 signes sur Twitter. Et c'est tout à fait ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 11:42
« C'est pour ça que là, dans l'année 2020, j'ai décidé de lancer un étiquetage très clair sur tous les produits, sur toutes les matières premières pour savoir d'où viennent ces matières premières et comment elles ont été élevées. C'est absolument normal, la transparence totale. Le consommateur doit être informé de ce qu'il achète. Après, il fait le choix d'acheter ce qu'il veut, mais il doit être informé de ce qu'il achète. Quand cette personne dit que ça provoque des cancers, c'est une assertion, mais je ne sais pas, il faut regarder ce que pensent les scientifiques et les docteurs. Mais je ne veux pas rentrer là-dessus. Ce que nous avons décidé, c'est que le président de la République a dit 1er janvier 2021, on sort du glyphosate. Et on sort du glyphosate, mais on ne va pas laisser les filières sans solution. Donc aujourd'hui, nous mettons 78 millions d'euros sur la recherche. L'INRA, qui est le plus bel institut de recherche publique, est en train de trouver des solutions pour remplacer cette molécule. Mais plus que le glyphosate, moi, je veux aller beaucoup plus loin. Aujourd'hui, on se focalise sur le glyphosate. C'est une chose. Mais il y a tellement d'autres substances, tellement d'autres pesticides, tellement d'autres produits phytosanitaires que ce que nous avons annoncé, c'est que nous allons réduire de 50% l'utilisation de tous les produits phytosanitaires en 2025. C'est beaucoup plus important que seulement le glyphosate. Parce que, quand on parle du glyphosate, on ne parle pas de 80% d'autres produits phytosanitaires. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 13:54
« Ah dans une catégorie qui me plaît beaucoup Laquelle ? Celle qui n'est pas favorable à Monsanto et aux produits phytosémitaires »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Divergences franco-allemandes sur la PAC : "Il n'y a pas de fâcherie" affirme Didier GuillaumeVérifier à 21:58