David Cormand — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
11 août 2018 au 7 mars 2026
Questions
106
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 106 questions évaluables
Réponse directe
60
Réponse partielle
20
Réponse à côté
24
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 106
Question 1David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»
La politique est-elle une forme de théâtre ?
Réponse directe
Oui, alors c'est souvent la question... Non, non, non, mais c'est souvent une question qui me pose. La différence, quand même, c'est qu'au théâtre, on joue le plus souvent des textes écrits par d'autres. C'est-à-dire que c'est des compositions. Enfin, en fait, vous jouez une autre histoire. En politique, ce que vous ne jouez pas...
« Oui, alors c'est souvent la question... »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 8:37
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Contre-arguments traités11 août 2018 au 7 mars 2026 · 14 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ni un pessimiste chronique Mais hélas Je regarde l'histoire Où sous couvert D'apaisés On a déclaré des guerres D'ailleurs sur des motifs Parfois fallacieux Que ce soit L'intervention en Irak Après le 11 septembre 2001 Que ce soit L'intervention en Libye Où à chaque fois Effectivement On a fait tomber On a fait Les puissances occidentales On fait tomber Des dictateurs Dont il ne s'agit pas ici De faire l'apologie Bien au contraire Qu'on soit clair Sur ce point Le problème C'est que la motivation Profonde De ces interventions Ne sont pas Le bien des peuples Sur place Et d'ailleurs L'intérêt de Donald Trump C'est que lui Ne fait même pas semblant De dire le contraire Donc il ment pour les causes Il dit que Là les dernières déclarations C'est que L'Iran aura été À quelques semaines D'avoir accès À la bombe atomique Ce qui est évidemment Complètement grotesque Et quand il donne Les objectifs De cette attaque Il parle de la sécurité Des Etats-Unis Et en gros Il dit au peuple iranien Ça sera à vous De régler les choses ensuite On voit ce qu'il en est C'est-à-dire que Quand on agit Avec ces motivations-là C'est potentiellement Le pire qui arrive Et donc C'est douloureux pour moi De dire ça Parce que je sais Qu'il y a beaucoup D'Iraniennes et d'Iraniens D'abord dans le pays Puis une espèce pour Iranienne Importante à l'extérieur de l'Iran Qu'on fuit ce régime Sanguinaire Sauvage Horrible Que le régime démola Depuis 42 ans je crois Et qui bien sûr Ont un espoir Par rapport à ce qui se passe »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
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« Non, non, non, mais c'est souvent une question qui me pose. La différence, quand même, c'est qu'au théâtre, on joue le plus souvent des textes écrits par d'autres. C'est-à-dire que c'est des compositions. Enfin, en fait, vous jouez une autre histoire. En politique, ce que vous ne jouez pas... »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 8:41
Question 2David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»
La façon dont Jean-Luc Mélenchon A ironisé sur Epstein Epstein Puis quelques jours plus tard Prononcer le nom De Raphaël Glucksmann Raphaël Glucksmann marque manifestement Une sorte de point de rupture Entre LFI Et le reste de la gauche Le bureau national du PS A publié un communiqué Il y a quelques jours Qui tranche assez nettement Avec les précédentes déplorations Un peu à demi-mot Je vais citer En cherchant à conflictualiser Chaque événement En multipliant les caricatures Complotistes Et propos antisémites Intolérables Jean-Luc Mélenchon A profondément et volontairement Diviser la gauche Et contribuer à l'affaiblir Le PS Exclut des alliances De second tour Avec LFI Au municipal Cependant Il y a des accords De premier tour Dans un peu plus D'une centaine de communes En France Est-ce que vous les assumez Sans réserve ?
Réponse directe
Je les assume Sans réserve Avant même Ces mots De Jean-Luc Mélenchon C'est toujours Hasardeux De dire sans réserve J'ai nuancé une chose Ce que dit le parti socialiste C'est qu'il n'y aura pas D'accord national Mais ils sont disposés A faire des accords Au cas par cas Moi j'ai un sujet Avec Jean-Luc Mélenchon J'ai un sujet Avec Jean-Luc Mélenchon Et je ne veux pas Mettre dans le même sac J'ai envie de vous dire Les millions d'électeurs Qui ont voté pour lui Ni les militants insoumis Je pense Et d'ailleurs je crois Cela brouille ça Au sein même De la France insoumise Il y a des réactions A juste titre Extrêmement déçues En colère De tristesse aussi Par rapport à A ces termes De Jean-Luc Méle…
« Je les assume Sans réserve Avant même Ces mots De Jean-Luc Mélenchon C'est toujours Hasardeux De dire sans réserve J'ai nuancé une chose Ce que dit le parti socialiste C'est qu'il n'y aura pas D'accord national Mais ils sont disposés A faire des accords Au cas par cas Moi j'ai un sujet Avec Jean-Luc Mélenchon J'ai un sujet Avec Jean-Luc Mélenchon Et je ne veux pas Mettre dans le même sac J'ai envie de vous dire Les millions d'électeurs Qui ont voté pour lui Ni les militants insoumis Je pense Et d'ailleurs je crois Cela brouille ça Au sein même De la France insoumise Il y a des réactions A juste titre Extrêmement déçues En colère De tristesse aussi Par rapport à A ces termes De Jean-Luc Mélenchon Qui sont des mêmes Antisémites Clairement Il faut les nommer Les choses Et donc moi je ne veux pas Faire le cadeau Parce qu'en fait L'objectif de Jean-Luc Mélenchon Dans cette affaire C'est de faire perdre la gauche Je pense qu'il a envie D'être le roi du cimetière Et je n'ai pas envie De lui rendre ce service Et je n'ai pas non plus Envie de diviser la gauche Comme il a envie de le faire Donc moi je suis Pour qu'on tende la main Aux listes insoumises Pour qu'il y ait Le plus de victoires De gauche possible C'est la meilleure façon A mon avis d'en finir Avec les excès De Jean-Luc Mélenchon »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 37:31
Question 3David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»
Donald Trump A menacé De rompre Toute relation commerciale Avec l'Espagne Parce que le premier ministre Espagnol A refusé Que l'armée américaine N'utilise ses bases militaires En Andalousie Dans le cadre De cette opération Contre l'Iran Pour vous Vous l'avez dit sur Twitter Ça doit entraîner Une réaction solidaire De tous les pays Membres de l'Union Européenne Que proposez-vous Concrètement Quelle réaction ?
Réponse directe
D'abord de dire Clairement à Trump Qu'une sanction Commerciale Ciblée sur l'Espagne Reviendrait à être prise en compte Par l'Union Européenne Comme si ses représailles commerciales Ataient adressées Aux 27 pays de l'Union Et donc dans ce cas Nous avons La capacité D'activer Ce qu'on appelle Je ne sais plus quoi Le bazooka Sur les questions Commerciales Vis-à-vis des Etats-Unis Il est très clair Que toucher L'un des pays De l'Union Européenne C'est toucher Les 27 pays Surtout quand l'espèce Pourquoi c'est très important ? C'est que sur le sujet Dont on parle Ce n'est pas une chamaillerie A cause d'un mouvement D'humeur D'appréciation De M. Sanchez
« D'abord de dire Clairement à Trump Qu'une sanction Commerciale Ciblée sur l'Espagne Reviendrait à être prise en compte Par l'Union Européenne Comme si ses représailles commerciales Ataient adressées Aux 27 pays de l'Union Et donc dans ce cas Nous avons La capacité D'activer Ce qu'on appelle Je ne sais plus quoi Le bazooka Sur les questions Commerciales Vis-à-vis des Etats-Unis Il est très clair Que toucher L'un des pays De l'Union Européenne C'est toucher Les 27 pays Surtout quand l'espèce Pourquoi c'est très important ? C'est que sur le sujet Dont on parle Ce n'est pas une chamaillerie A cause d'un mouvement D'humeur D'appréciation De M. Sanchez »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 18:37
Question 4David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»
Vous n'étiez pas scolaire, au fond, c'est ça ?
Réponse directe
Non, non. Ce n'est pas que je n'aimais pas l'école. J'aimais bien boire les copains, j'aimais bien tout ça, mais se concentrer, ce n'était pas mon truc. J'ai redoublé ma quatrième, j'ai redoublé mon bac, j'ai redoublé ma première année de fac, j'ai péniblement une licence d'histoire, puis après, j'ai fait d'autres choses. Mais du coup, ça m'a quand même ouvert. C'est-à-dire que ce qui m'ont apporté, je pense, mes parents, c'est la curiosité à tout. En fait, de me sentir à l'aise d'avoir les codes, si tant est qu'on puisse les avoir, pour être à l'aise avec tout le monde, avec tout, être curieux de tout. Mon père a 17, 18 ans, ça paraît idiot, mais il m'a abonné au monde. Et donc, je le lisa…
« Non, non. »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 4:14Voir 1 autre passage
« Ce n'est pas que je n'aimais pas l'école. J'aimais bien boire les copains, j'aimais bien tout ça, mais se concentrer, ce n'était pas mon truc. J'ai redoublé ma quatrième, j'ai redoublé mon bac, j'ai redoublé ma première année de fac, j'ai péniblement une licence d'histoire, puis après, j'ai fait d'autres choses. Mais du coup, ça m'a quand même ouvert. C'est-à-dire que ce qui m'ont apporté, je pense, mes parents, c'est la curiosité à tout. En fait, de me sentir à l'aise d'avoir les codes, si tant est qu'on puisse les avoir, pour être à l'aise avec tout le monde, avec tout, être curieux de tout. Mon père a 17, 18 ans, ça paraît idiot, mais il m'a abonné au monde. Et donc, je le lisais, je pense, une fois sur six. Donc, on le recevait à la maison, on l'utilisait aussi. Mais c'était, ça permettait, c'est plus comme maintenant, maintenant, quand on lit le journal, on va directement aux articles qui vous intéressent. Mais quand on lisait encore le journal papier, d'ailleurs, moi, quand je fais dans les lycées ou quoi, les élèves me disent, mais si vous aviez un truc, je ne peux pas leur dire, donner des conseils pour l'école, je n'étais pas bon à l'école. J'ai dit, s'il y a un truc que je vous conseille de faire, c'est de lire le journal. Mais le lire vraiment, en papier, parce que quand vous tournez les pages, vous allez tomber sur des trucs que vous n'auriez jamais été voir par une appli. Vous allez tomber sur les pages culture, ou sur les pages internationales, ou sur la critique d'un bouquin, ou sur... Et en fait, ça ouvre l'esprit. C'est à mes parents, je pense qu'ils m'ont apporté ça. Au-delà du suivi scolaire des bonnes notes, c'est d'être, s'intéresser aux choses. »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 4:20
Question 5David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»
Vos parents étaient instituteurs tous les deux. Est-ce qu'ils étaient politiquement engagés ?
Réponse directe
Non, ils votaient, mais ils n'étaient pas militants. Ils n'étaient pas spécialement engagés. Donc ils avaient, je dirais, un éthos plutôt de gauche, service public. Ils étaient enseignants dans le public. Et donc ils avaient cette culture-là. On ne parlait pas d'ailleurs tellement spécialement politique à la maison. On parlait de sujets. Tous les sujets étaient ouverts, mais on ne parlait pas de partis politiques. On parlait de l'actualité, on parlait de culture, on parlait de ce qu'on voulait. Et je pense qu'ils votaient grosso modo socialiste. Maintenant, ils votent vert, bien sûr. Mais je ne vérifie pas dans l'isoloir. Mais voilà, non, non, ce n'était pas des sujets. On ne parlait pas de…
« Non, ils votaient, mais ils n'étaient pas militants. Ils n'étaient pas spécialement engagés. Donc ils avaient, je dirais, un éthos plutôt de gauche, service public. Ils étaient enseignants dans le public. Et donc ils avaient cette culture-là. On ne parlait pas d'ailleurs tellement spécialement politique à la maison. On parlait de sujets. Tous les sujets étaient ouverts, mais on ne parlait pas de partis politiques. On parlait de l'actualité, on parlait de culture, on parlait de ce qu'on voulait. Et je pense qu'ils votaient grosso modo socialiste. Maintenant, ils votent vert, bien sûr. »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 2:36Voir 1 autre passage
« Mais je ne vérifie pas dans l'isoloir. Mais voilà, non, non, ce n'était pas des sujets. On ne parlait pas de politique politicienne. »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 3:14
Question 6David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»
Merci d'être avec nous Vous écoutez l'Atelier politique Émission réalisée par Mathias Golchani Et on va en venir David Cormand A la situation internationale Avec cette opération militaire Coordonnée entre les Etats-Unis Et Israël Contre le régime iranien Est-ce qu'il y a selon vous Des raisons d'espérer Que la situation actuelle Puisse à terme Dessiner un nouveau Moyen-Orient Plus apaisé ?
Réponse directe
Non, j'ai peur que non J'ai peur que non Non pas que je sois un expert De la question Ni que je sache Ce qui se passe Dans le futur Ni un pessimiste chronique Mais hélas Je regarde l'histoire Où sous couvert D'apaisés On a déclaré des guerres D'ailleurs sur des motifs Parfois fallacieux Que ce soit L'intervention en Irak Après le 11 septembre 2001 Que ce soit L'intervention en Libye Où à chaque fois Effectivement On a fait tomber On a fait Les puissances occidentales On fait tomber Des dictateurs Dont il ne s'agit pas ici De faire l'apologie Bien au contraire Qu'on soit clair Sur ce point Le problème C'est que la motivation Profonde De ces interventions Ne sont pas Le bien des peuples Sur p…
« Non, j'ai peur que non J'ai peur que non Non pas que je sois un expert De la question Ni que je sache Ce qui se passe Dans le futur »
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« Ni un pessimiste chronique Mais hélas Je regarde l'histoire Où sous couvert D'apaisés On a déclaré des guerres D'ailleurs sur des motifs Parfois fallacieux Que ce soit L'intervention en Irak Après le 11 septembre 2001 Que ce soit L'intervention en Libye Où à chaque fois Effectivement On a fait tomber On a fait Les puissances occidentales On fait tomber Des dictateurs Dont il ne s'agit pas ici De faire l'apologie Bien au contraire Qu'on soit clair Sur ce point Le problème C'est que la motivation Profonde De ces interventions Ne sont pas Le bien des peuples Sur place Et d'ailleurs L'intérêt de Donald Trump C'est que lui Ne fait même pas semblant De dire le contraire Donc il ment pour les causes Il dit que Là les dernières déclarations C'est que L'Iran aura été À quelques semaines D'avoir accès À la bombe atomique Ce qui est évidemment Complètement grotesque Et quand il donne Les objectifs De cette attaque Il parle de la sécurité Des Etats-Unis Et en gros Il dit au peuple iranien Ça sera à vous De régler les choses ensuite On voit ce qu'il en est C'est-à-dire que Quand on agit Avec ces motivations-là C'est potentiellement Le pire qui arrive Et donc C'est douloureux pour moi De dire ça Parce que je sais Qu'il y a beaucoup D'Iraniennes et d'Iraniens D'abord dans le pays Puis une espèce pour Iranienne Importante à l'extérieur de l'Iran Qu'on fuit ce régime Sanguinaire Sauvage Horrible Que le régime démola Depuis 42 ans je crois Et qui bien sûr Ont un espoir Par rapport à ce qui se passe »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 12:22
Question 7David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»
Un dernier mot Sur l'Europe Il y a quelques jours Le président ukrainien A pressé l'Union européenne De lui donner Une échéance Pour son entrée Dans l'Union Est-ce que vous êtes favorable A une procédure accélérée Pour l'Ukraine ?
Réponse partielle
Non Je suis favorable A ce que Tout ce qui peut être fait Pour soutenir l'Ukraine Le soit Avec plus de force D'ailleurs Que nous le faisons aujourd'hui Pour être tout à fait franc Nous n'en faisons pas assez La France notamment N'en fait pas assez L'Union européenne De mon point de vue Pourrait en faire plus Donc là-dessus Il n'y a pas d'ambiguïté Il faut clairement affirmer Que l'Ukraine Fait partie des pays Candidats A l'adhésion Je pense même Qu'il y a une procédure Qui existe C'est de nommer Provisoirement Des parlementaires ukrainiens Comme membres observateurs Du parlement européen C'est des choses Qu'on a fait dans le passé C'est-à-dire qu'on nommait En amont D'une éventuelle adhésio…
« Non Je suis favorable A ce que Tout ce qui peut être fait Pour soutenir l'Ukraine Le soit Avec plus de force D'ailleurs Que nous le faisons aujourd'hui Pour être tout à fait franc Nous n'en faisons pas assez La France notamment N'en fait pas assez L'Union européenne De mon point de vue Pourrait en faire plus Donc là-dessus Il n'y a pas d'ambiguïté Il faut clairement affirmer Que l'Ukraine Fait partie des pays Candidats A l'adhésion Je pense même Qu'il y a une procédure Qui existe C'est de nommer Provisoirement Des parlementaires ukrainiens Comme membres observateurs Du parlement européen C'est des choses Qu'on a fait dans le passé C'est-à-dire qu'on nommait En amont D'une éventuelle adhésion Et je pense que La charge symbolique De cela serait très importante On aurait concrètement Des parlementaires ukrainiens Qui seraient dans l'hémicycle Du parlement européen Comme observateurs Donc ils ne voteraient pas Mais ils feraient partie De nos travaux Donc ça permettrait D'affirmer la proximité Avec l'Ukraine Après une procédure Accélérée de l'Ukraine Je ne suis pas sûr Que ça fasse partie Voilà des choses Indispensables à faire L'urgence C'est que cette guerre s'arrête C'est que la Russie recule C'est de sécuriser Le territoire de l'Ukraine Reconsolider Ses capacités industrielles Démocratiques Anticorruption également De ce pays Et ensuite on verra Est-ce que c'est une adhésion A terme Est-ce que c'est un autre Type de partenariat Pour moi cette question Elle doit rester ouverte Mais au moment où on parle On doit affirmer Que c'est un pays candidat Avec tout ce que ça implique »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 32:56
Question 8David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»
Et le théâtre en politique, c'est utile ?
Réponse directe
Oui, alors c'est souvent la question... Non, non, non, mais c'est souvent une question qui me pose. La différence, quand même, c'est qu'au théâtre, on joue le plus souvent des textes écrits par d'autres. C'est-à-dire que c'est des compositions. Enfin, en fait, vous jouez une autre histoire. En politique, ce que vous ne jouez pas...
« Oui, alors c'est souvent la question... »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 8:37Voir 1 autre passage
« Non, non, non, mais c'est souvent une question qui me pose. La différence, quand même, c'est qu'au théâtre, on joue le plus souvent des textes écrits par d'autres. C'est-à-dire que c'est des compositions. Enfin, en fait, vous jouez une autre histoire. En politique, ce que vous ne jouez pas... »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 8:41
Question 9David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»
Vous êtes né et vous avez grandi en Normandie, pas très loin de Rouen. Est-ce que vous avez gardé, d'une part, des souvenirs, ça on imagine, mais des attaches dans cette région ?
Réponse directe
Oui, bien sûr. J'ai toujours un domicile à Canteleux, la ville où j'ai grandi, où je suis arrivé à 5 ans, où j'ai été scolarisé en école primaire, au collège, où je suis encore élu pour encore quelques jours, jusqu'aux prochaines élections municipales, où je ne suis pas nouveau candidat. Et puis il y a ma maman, qui habite toujours là-bas, mon père aussi, qui habite toujours en Normandie. Donc oui, j'y retourne régulièrement, et puis c'est de là dont je suis. Donc si je dois me définir de quelque part, c'est européen et normand, quelque part.
« Oui, bien sûr. J'ai toujours un domicile à Canteleux, la ville où j'ai grandi, où je suis arrivé à 5 ans, où j'ai été scolarisé en école primaire, au collège, où je suis encore élu pour encore quelques jours, jusqu'aux prochaines élections municipales, où je ne suis pas nouveau candidat. Et puis il y a ma maman, qui habite toujours là-bas, mon père aussi, qui habite toujours en Normandie. Donc oui, j'y retourne régulièrement, et puis c'est de là dont je suis. Donc si je dois me définir de quelque part, c'est européen et normand, quelque part. »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 1:59
Question 10David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»
Je voudrais vous poser Une question Sur la position De la France Emmanuel Macron A annoncé Que la France Allait honorer Ses engagements A l'égard des pays Avec lesquels Elle a des accords De défense Il a également indiqué Que le porte-avions Charles de Gaulle Était en route Pour la région D'après vous La France Pouvait-elle Ou devait-elle Faire moins ?
Réponse directe
Non Elle doit intervenir D'abord parce que Chypre Dans des conditions Qui ne sont pas encore Complètement éclairées D'ailleurs Mais ont été touchées Par des drones Si je ne me trompe pas Et donc là On a des accords De soutien réciproques Puisque Chypre Fait partie De l'Union Européenne Et donc à ce titre La France Joue son rôle Surtout qu'on est Un des pays européens Sinon le pays européen Qui disposent De capacités Moi je suis député européen Donc déjà Dans la hiérarchie Des soutiens réciproques Au tout devant Il y a cela Ensuite vous avez raison Il y a des partenariats Avec les pays du Golfe Il y a des liens Également historiques Avec le Liban Par exemple Qui aujourd'hui Est attaqué De fa…
« Non Elle doit intervenir D'abord parce que Chypre Dans des conditions Qui ne sont pas encore Complètement éclairées D'ailleurs Mais ont été touchées Par des drones Si je ne me trompe pas Et donc là On a des accords De soutien réciproques Puisque Chypre Fait partie De l'Union Européenne Et donc à ce titre La France Joue son rôle Surtout qu'on est Un des pays européens Sinon le pays européen »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 17:10Voir 1 autre passage
« Qui disposent De capacités Moi je suis député européen Donc déjà Dans la hiérarchie Des soutiens réciproques Au tout devant Il y a cela Ensuite vous avez raison Il y a des partenariats Avec les pays du Golfe Il y a des liens Également historiques Avec le Liban Par exemple Qui aujourd'hui Est attaqué De façon de mon point de vue Complètement excessif Par Israël Y compris par des attaques au sol Dont on a du mal à voir Ce qui le justifie Et donc là aussi Il y a un enjeu Pour la France De veiller A ce que cette attaque Dite préventive Menée par les Etats-Unis Et Israël Ne sorte pas encore davantage Du cadre du droit International Au-delà duquel Ils ont d'ores et déjà été »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 17:34
Question 11David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»
On ne parlait pas des partis. Avec des parents tous les deux instituteurs, est-ce qu'ils étaient particulièrement vigilants et particulièrement exigeants sur vos résultats scolaires ?
Réponse directe
Ils étaient vigilants, mais pas exigeants. Ils étaient attentifs à ce que ça se passe bien avec une petite sœur, qu'on se sente bien, qu'on soit en confiance, qu'on soit bien à l'école. Mais ils n'étaient pas dans un rapport à sur-vérifier les devoirs, à sur-vérifier les résultats. D'ailleurs, moi, j'ai eu une scolarité quand même très erratique. Je n'ai pas fait de grandes études. J'ai committé à la fac, mais je n'ai pas fait de grandes écoles, ce qui est le cas d'un certain nombre de mes collègues politiques. En général, il y a une voix un peu royale comme ça. Je n'ai rien contre, d'ailleurs. Au contraire, mais les Sciences Po et compagnie, moi, je n'ai pas du tout eu ça.
« Ils étaient vigilants, mais pas exigeants. Ils étaient attentifs à ce que ça se passe bien avec une petite sœur, qu'on se sente bien, qu'on soit en confiance, qu'on soit bien à l'école. Mais ils n'étaient pas dans un rapport à sur-vérifier les devoirs, à sur-vérifier les résultats. D'ailleurs, moi, j'ai eu une scolarité quand même très erratique. Je n'ai pas fait de grandes études. J'ai committé à la fac, mais je n'ai pas fait de grandes écoles, ce qui est le cas d'un certain nombre de mes collègues politiques. En général, il y a une voix un peu royale comme ça. Je n'ai rien contre, d'ailleurs. Au contraire, mais les Sciences Po et compagnie, moi, je n'ai pas du tout eu ça. »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 3:30
Question 12David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»
L'atelier politique Avec David Cormand Député écologiste Au Parlement européen Ancien secrétaire national D'Europe Ecologie Les Verts Juste avant le journal David Cormand Nous parlions Des menaces De Donald Trump A l'égard de l'Espagne Il était mécontent L'Espagne est refusée Aux Etats-Unis L'utilisation De certaines bases militaires En Andalousie Dans le cadre Des opérations militaires En cours Contre l'Iran Et sur le réseau X Donc Twitter Vous dites ceci Donald Trump Doit comprendre Que nous sommes indivisibles Toucher l'un de nous C'est nous attaquer tous Mais je voudrais Attirer votre attention Sur ce qui suit Lorsque Donald Trump A dit cela Et qu'il a ajouté A ses critiques Le refus de l'Espagne De porter ses dépenses militaires A 5% De son PIB Comme il l'a demandé A tous les pays membres De l'OTAN Juste à côté de Donald Trump Se trouvait le chancelier allemand Friedrich Merch Et qu'a dit le chancelier allemand A ce moment là Il a dit qu'il essayait De convaincre l'Espagne D'adhérer A l'objectif De 5% de dépenses Pour la défense On a entendu Des défenses Plus vigoureuses Non ?
Réponse directe
Alors il y a plusieurs problèmes D'abord l'origine Du reproche Qui est fait à l'Espagne J'en dis un mot C'est qu'il s'agit De bases américaines Situées sur le territoire européen Il n'y en a pas qu'en Espagne Mais sur ces bases Ce n'est pas une ambassade Ce sont des territoires Qui appartiennent Aux pays souverains Donc en l'occurrence L'Espagne Et donc quand Trump veut faire des représailles Ça veut dire qu'il considère Dans son esprit Que ces bases américaines Sont des territoires américains Pourquoi j'insiste là-dessus ? Parce que ça a été la même chose Sur ce qui se passe Au Groenland Où et d'ailleurs C'est ce qui risque d'aboutir C'est que les Etats-Unis Risquent d'aboutir A avoir des…
« C'est ce qu'ils essayent D'obtenir Et c'est sur quoi Évidemment Nous ne sommes pas Une colonie américaine L'Union européenne N'est pas une colonie américaine Et donc en fait Sur le territoire européen C'est la souveraineté Des erreurs Voilà Je vais insister là-dessus Sur ce à quoi Vous m'interrogez Sur le chancelier allemand Le chancelier allemand Mers Enfin il a été en dessous de tout A plusieurs niveaux d'abord Sur le manque de solidarité évident Avec le gouvernement espagnol Donc ça c'est un problème Le fait d'avoir été d'abord Dans une situation Où il était à côté de Trump Dans ce moment particulier Vous savez qu'il y a déjà eu Quand il y a eu le problème Avec l'Ukraine Puis avec le Groenland Organiser le fait De venir à plusieurs Avec Mme von der Leyen Mais aussi avec Un certain nombre De chefs d'État Le chancelier allemand Mais le président Macron également Premier ministre De Grande-Bretagne Qui ne fait plus partie De l'Union européenne Pour montrer à Trump Qu'il avait affaire A plusieurs pays Et le fait de M. Mers De s'y retrouver tout seul Un peu comme un idiot Il faut le dire À côté de Trump A devoir être témoin Des affabulations Habituels D'abord c'est un problème Parce que l'Allemagne N'est pas n'importe quel pays Dans l'Union européenne Et donc là je pense Qu'il y a une faute De discernement diplomatique Absolument dommageable De la part du chancelier allemand Qui est une faute lourde Une faute extrêmement lourde Par ailleurs Quand il donne des leçons Sur le pourcentage du budget Qu'on doit donner à la défense Je rappelle que l'Allemagne Pour des raisons historiques Que chacune et chacun a à l'esprit A historiquement des dépenses De défense relativement faibles Puisque au lendemain De la deuxième guerre mondiale Ils n'avaient pas le droit D'avoir d'armée Et que du coup Les choses ont continué ainsi Mais ça a eu des conséquences C'est que de fait La charge de la défense De l'Allemagne Si elle était menacée Repose sur d'autres états En l'occurrence En partie les Etats-Unis Via l'OTAN Et vis-à-vis de la France Potentiellement Puisque les Etats-Unis Semblent moins enclins A vouloir défendre Les intérêts militaires Ou même l'intégrité Territoriale de l'Union Européenne Et donc là Il y a quand même Une mauvaise manière De la part du chancelier Mertz De donner des leçons En matière de budget Qu'on doit mettre dans la défense De la part d'un pays Et c'est pas une critique Quand je dis ça Mais dont la défense repose Sur des soutiens Autres Étrangers D'autres pays Les Etats-Unis Ou la France Donc là Il y a quelque chose Qui est dommageable Et puis enfin Il y a le fait De donner l'impression De la part du chancelier allemand Que face au chantage De Trump Et des représailles Économiques Qu'il pourrait faire Nous serions prêts A tout accepter Il y a le précédent De Madame Van der Leyen »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 21:34
Question 13La marche hommage à Quentin Deranque, la mise en cause de LFI, le Salon de l'agriculture sans bovins... Le "8h30 franceinfo" de David Cormand
quand vous parliez de cela, les mers qui disent « Moi, je ne veux pas de zéro artificialisation nette chez moi. » Pourquoi ils disent ça ?
Réponse à côté
Et vous appelez les maires à prendre en compte toutes ces mesures, évidemment. J'appelle surtout Merci, David Cormand, député européen écologiste. Merci, Camille. On se retrouve demain. En attendant, on vous lit dans les colonnes du Nouvelle Obs et sur le site du Nouvelle Obs. Cette interview est à retrouver en vidéo, en intégralité sur notre page YouTube. Très bonne journée.
« Et vous appelez les maires à prendre en compte toutes ces mesures, évidemment. J'appelle surtout »
franceinfo — 8h30 franceinfo · La marche hommage à Quentin Deranque, la mise en cause de LFI, le Salon de l'agriculture sans bovins... Le "8h30 franceinfo" de David CormandVérifier à 15:49
Question 14Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Comment se projeter ?
Réponse à côté
Pour moi, c'est clairement, encore plus clairement qu'en 2019. Parce qu'en 2019, ce que je disais, il y avait quand même un bloc social-démocrate et un bloc PPE qui tenaient sur un réflexe pavlovien de la grande synthèse. En fait, comme depuis le début du Parlement européen, et il faut comprendre qu'il faisait ça parce que quasiment 100% des États qui composent le Conseil européen, c'est la représentante des États, étaient soit PPE, soit socialistes. Et donc, comme c'est une forme de co-législateur, ici, entre le Parlement et le Conseil, il y avait une logique, même si ce n'est pas la mienne, mais il y avait une logique à faire une co-gestion au Parlement PPE-SND, parce qu'après, on discuta…
« Pour moi, c'est clairement, encore plus clairement qu'en 2019. Parce qu'en 2019, ce que je disais, il y avait quand même un bloc social-démocrate et un bloc PPE qui tenaient sur un réflexe pavlovien de la grande synthèse. En fait, comme depuis le début du Parlement européen, et il faut comprendre qu'il faisait ça parce que quasiment 100% des États qui composent le Conseil européen, c'est la représentante des États, étaient soit PPE, soit socialistes. Et donc, comme c'est une forme de co-législateur, ici, entre le Parlement et le Conseil, il y avait une logique, même si ce n'est pas la mienne, mais il y avait une logique à faire une co-gestion au Parlement PPE-SND, parce qu'après, on discutait avec le Conseil, qui était quasiment composé aussi de chefs d'État. Ça, c'est fini. Il y a beaucoup de chefs d'État ou de coalitions, et même de chefs d'État qui sont EUSER, l'une des deux familles d'extrême droite, par exemple avec Mme Mélanie. Il y a Orban, il y a peut-être aussi des changements... Il y a les Renews avec Macron. Donc, en réalité, le PPE, aujourd'hui, au moment où on parle, il dirige, les plus grands pays qu'il dirige, c'est la Suède et l'Autriche. Et la Suède, en coalition avec l'extrême droite, l'Autriche, en coalition avec les Verts. Donc, on voit bien que c'est un peu quand même... Ça ne fait pas le même truc à la fin. Enfin, les SND, ils cogèrent... Ils sont forts en Allemagne, grâce à la victoire, mais avec les libéraux et avec les Verts. Et ils risquent de perdre l'Espagne. Et donc, derrière, les SND, c'est un peu au nord, c'est un peu le Portugal. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 20:01Voir 1 autre passage
« Donc, en fait, il n'y a quand même un... Il n'y a plus la toute-puissance SND-PPE. Et ça, on est en train d'y assister aussi au Parlement. Et donc, là, la question, c'est la dérive du PPE et le président du groupe PPE au Parlement européen, qui est allemand pourtant. Je dis pourtant parce que la droite allemande avait plutôt résisté à la tentation de l'extrême droite. Manfred Weber, le président de ce groupe, est en train de faire les yeux de chimène à Mme Mélanie, à la droite de la droite de l'hémicycle, pour se préparer à construire une coalition avec eux. Et donc, l'inconnu, c'est que va faire SND ? Est-ce que les socialistes vont continuer à raisonner en co-gestion avec des gens qui vont vers l'extrême droite ? Nous, c'est clair que c'est no way. Pas question, en bon français. Et il y a la question des libéraux, de Renew, qui, eux, ne savent plus où ils habitent. Est-ce qu'ils, eux aussi, accompagnent le mouvement vers l'extrême droite ? Est-ce qu'ils cèdent à la tentation illibérale ? Est-ce qu'ils font autre chose ? S'ils font autre chose, ils font quoi ? Et c'est pour ça que les Verts, ce que je disais tout à l'heure, sont une force d'appui pour y voir clair. Parce que nous, on est clair sur la ligne politique, sur le fait de construire des coalitions d'idées, mais pas des coalitions techniques avec des gens qui, maintenant, sont en train d'aller vers l'extrême droite. Il faut être très clair sur nos appuis, sur les grandes valeurs. L'Union européenne, ce n'est pas une affaire de frontières, c'est une affaire de valeurs. C'est pour ça qu'on l'a faite. Donc, à la seconde, on oublie ça. On oublie l'objet social et l'objet politique qu'est l'Union européenne. Je pense que c'est les Verts qui font partie de ceux qui sont les plus clairs, qui disent la même chose à peu près partout. Donc, pour moi, le grand débat de ces élections européennes, et tant qu'ils viennent d'ailleurs pour l'Union européenne, c'est deux choix. C'est soit la tentation illibérale, qu'on appelle illibérale, c'est-à-dire la synthèse entre le libéralisme économique et l'autoritarisme xénophobe, liberticide, c'est Orban, ça n'existe pas qu'en Europe, c'était Bolsonaro, c'était Trump, voilà. Ou est-ce que c'est l'espoir vert, qui claire sur les valeurs, sur le basculement de notre économie vers la sobriété, la transition juste, etc. Je pense que c'est vraiment ça, le grand match, qui va se jouer. »
Question 15Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Parce qu'on se dirige vers un scénario qui va quand même, on peut se répéter, voire qui va peut-être s'aggraver du côté de l'extrême droite. Comment, à ce stade, aujourd'hui, tu envisages ?
Réponse directe
Pour moi, c'est clairement, encore plus clairement qu'en 2019. Parce qu'en 2019, ce que je disais, il y avait quand même un bloc social-démocrate et un bloc PPE qui tenaient sur un réflexe pavlovien de la grande synthèse. En fait, comme depuis le début du Parlement européen, et il faut comprendre qu'il faisait ça parce que quasiment 100% des États qui composent le Conseil européen, c'est la représentante des États, étaient soit PPE, soit socialistes. Et donc, comme c'est une forme de co-législateur, ici, entre le Parlement et le Conseil, il y avait une logique, même si ce n'est pas la mienne, mais il y avait une logique à faire une co-gestion au Parlement PPE-SND, parce qu'après, on discuta…
« Pour moi, c'est clairement, encore plus clairement qu'en 2019. Parce qu'en 2019, ce que je disais, il y avait quand même un bloc social-démocrate et un bloc PPE qui tenaient sur un réflexe pavlovien de la grande synthèse. En fait, comme depuis le début du Parlement européen, et il faut comprendre qu'il faisait ça parce que quasiment 100% des États qui composent le Conseil européen, c'est la représentante des États, étaient soit PPE, soit socialistes. Et donc, comme c'est une forme de co-législateur, ici, entre le Parlement et le Conseil, il y avait une logique, même si ce n'est pas la mienne, mais il y avait une logique à faire une co-gestion au Parlement PPE-SND, parce qu'après, on discutait avec le Conseil, qui était quasiment composé aussi de chefs d'État. Ça, c'est fini. Il y a beaucoup de chefs d'État ou de coalitions, et même de chefs d'État qui sont EUSER, l'une des deux familles d'extrême droite, par exemple avec Mme Mélanie. Il y a Orban, il y a peut-être aussi des changements... Il y a les Renews avec Macron. Donc, en réalité, le PPE, aujourd'hui, au moment où on parle, il dirige, les plus grands pays qu'il dirige, c'est la Suède et l'Autriche. Et la Suède, en coalition avec l'extrême droite, l'Autriche, en coalition avec les Verts. Donc, on voit bien que c'est un peu quand même... Ça ne fait pas le même truc à la fin. Enfin, les SND, ils cogèrent... Ils sont forts en Allemagne, grâce à la victoire, mais avec les libéraux et avec les Verts. Et ils risquent de perdre l'Espagne. Et donc, derrière, les SND, c'est un peu au nord, c'est un peu le Portugal. »
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« Donc, en fait, il n'y a quand même un... Il n'y a plus la toute-puissance SND-PPE. Et ça, on est en train d'y assister aussi au Parlement. Et donc, là, la question, c'est la dérive du PPE et le président du groupe PPE au Parlement européen, qui est allemand pourtant. Je dis pourtant parce que la droite allemande avait plutôt résisté à la tentation de l'extrême droite. Manfred Weber, le président de ce groupe, est en train de faire les yeux de chimène à Mme Mélanie, à la droite de la droite de l'hémicycle, pour se préparer à construire une coalition avec eux. Et donc, l'inconnu, c'est que va faire SND ? Est-ce que les socialistes vont continuer à raisonner en co-gestion avec des gens qui vont vers l'extrême droite ? Nous, c'est clair que c'est no way. Pas question, en bon français. Et il y a la question des libéraux, de Renew, qui, eux, ne savent plus où ils habitent. Est-ce qu'ils, eux aussi, accompagnent le mouvement vers l'extrême droite ? Est-ce qu'ils cèdent à la tentation illibérale ? Est-ce qu'ils font autre chose ? S'ils font autre chose, ils font quoi ? Et c'est pour ça que les Verts, ce que je disais tout à l'heure, sont une force d'appui pour y voir clair. Parce que nous, on est clair sur la ligne politique, sur le fait de construire des coalitions d'idées, mais pas des coalitions techniques avec des gens qui, maintenant, sont en train d'aller vers l'extrême droite. Il faut être très clair sur nos appuis, sur les grandes valeurs. L'Union européenne, ce n'est pas une affaire de frontières, c'est une affaire de valeurs. C'est pour ça qu'on l'a faite. Donc, à la seconde, on oublie ça. On oublie l'objet social et l'objet politique qu'est l'Union européenne. Je pense que c'est les Verts qui font partie de ceux qui sont les plus clairs, qui disent la même chose à peu près partout. Donc, pour moi, le grand débat de ces élections européennes, et tant qu'ils viennent d'ailleurs pour l'Union européenne, c'est deux choix. C'est soit la tentation illibérale, qu'on appelle illibérale, c'est-à-dire la synthèse entre le libéralisme économique et l'autoritarisme xénophobe, liberticide, c'est Orban, ça n'existe pas qu'en Europe, c'était Bolsonaro, c'était Trump, voilà. Ou est-ce que c'est l'espoir vert, qui claire sur les valeurs, sur le basculement de notre économie vers la sobriété, la transition juste, etc. Je pense que c'est vraiment ça, le grand match, qui va se jouer. »
Question 16Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Donc, pour celles et ceux qui ne savent pas les listes transnationales, en fait, ce serait de voter plus pour le parti, mais pour une liste avec, par exemple, pour les écolos, tous les partis verts européens. Est-ce que ça ne faciliterait pas la compréhension ?
Réponse directe
Oui, on y est très favorable, parce qu'au-delà du fait que ça facilite la compréhension, ça obligerait encore plus les familles politiques représentées au Parlement européen à assumer une ligne politique européenne, et quelque part à se détacher de leurs familles respectives à l'intérieur des États. Ça va dans le sens de ce qu'on appelle le saut fédéraliste. De mon point de vue, ce qui manque à l'Union européenne pour avancer vers une démocratie achevée, c'est le saut fédéral. Donc, l'idée, ça serait qu'il y aurait toujours des listes nationales. Les gens voteraient pour des listes nationales, mais il y aurait une liste aussi transnationale. C'est-à-dire qu'on voterait dans tous les pays eu…
« Oui, on y est très favorable, parce qu'au-delà du fait que ça facilite la compréhension, ça obligerait encore plus les familles politiques représentées au Parlement européen à assumer une ligne politique européenne, et quelque part à se détacher de leurs familles respectives à l'intérieur des États. Ça va dans le sens de ce qu'on appelle le saut fédéraliste. De mon point de vue, ce qui manque à l'Union européenne pour avancer vers une démocratie achevée, c'est le saut fédéral. Donc, l'idée, ça serait qu'il y aurait toujours des listes nationales. Les gens voteraient pour des listes nationales, mais il y aurait une liste aussi transnationale. C'est-à-dire qu'on voterait dans tous les pays européens, tous les citoyens voteraient en même temps pour la même liste, les mêmes candidates et candidats qui reflèteraient un peu tous les pays. Il faudrait voir comment construire ces listes pour que tous les gens ne soient pas issus des mêmes pays, etc. Mais que ça ne renforce pas les gros pays de trop. Mais bien sûr, c'est ce vers quoi il faut tendre. Et on pourrait même imaginer un jour, c'était Gérard Honesta qui a été vice-président ici du Parlement, en tant que député écolo, une sorte de bicamérisme, comme il y a en France, avec l'Assemblée et le Sénat, avec à la fois des députés qui seraient élus uniquement sur une liste transnationale et des sénatrices, sénateurs, l'équivalent, qui seraient élus en même temps sur des listes nationales. Et vous aurez à la fois, ou sur des listes d'ailleurs régionales, ça pourrait être des listes régionales, vous aurez à la fois des représentants des régions ou des États, comme un peu quand il y a un bicamérisme, moi je suis plutôt pour le bicamérisme, qui représenterait les identités des pays, des régions, et à la fois une Assemblée européenne qui représenterait vraiment les grands courants d'idées sur une logique transnationale. Mais ça, ça fait partie des étapes à construire. Et la première étape, oui, ça serait une liste transnationale, c'est en discussion, mais je pense que ça sera trop court pour les prochaines élections en 2024. »
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Question 17Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Merci de nous rejoindre pour ce nouvel épisode avec le député européen David Cormand. Alors aujourd'hui, on va discuter des élections de 2019 après avoir discuté de son parcours et de son engagement politique. Bonjour David. Bonjour. Alors tu es député européen, tu as été élu en 2019, première fois que tu étais candidat et première fois que tu faisais une campagne. Qu'est-ce que ça fait en fait d'être élu député européen ?
Réponse partielle
D'abord, quand on a été élu, c'était une très grande émotion. Mais avant ça, il y a eu cette campagne qui n'a pas été simple au début. Moi, le fait que j'étais secrétaire national du parti, donc on était dans une situation où il fallait construire un récit politique pour les écologistes, pour plein de raisons. À l'époque, on n'était pas forcément en bonne position pour le faire. Et là, il y a eu d'abord un mouvement social écolo très puissant, qui était les marches pour le climat. Il y avait eu d'abord la pétition « Notre affaire à tous », l'affaire du siècle, qui avait été initiée par Marie Toussaint, qui était aussi dans la direction du parti. Et donc il y a quelque chose qui s'est un peu…
« D'abord, quand on a été élu, c'était une très grande émotion. Mais avant ça, il y a eu cette campagne qui n'a pas été simple au début. Moi, le fait que j'étais secrétaire national du parti, donc on était dans une situation où il fallait construire un récit politique pour les écologistes, pour plein de raisons. À l'époque, on n'était pas forcément en bonne position pour le faire. Et là, il y a eu d'abord un mouvement social écolo très puissant, qui était les marches pour le climat. Il y avait eu d'abord la pétition « Notre affaire à tous », l'affaire du siècle, qui avait été initiée par Marie Toussaint, qui était aussi dans la direction du parti. Et donc il y a quelque chose qui s'est un peu emboîté à ce moment-là, sur l'urgence écologique, Greta Thunberg, etc., etc. Il y avait aussi un moment un peu de désespoir dans la famille progressiste, dans la famille de gauche. On sortait du quinquennat Hollande, enfin deux ans auparavant. Il y avait le début du macronisme. Il y avait beaucoup de gens dans la famille progressiste, qui se sentaient un peu orphelins et orphelines. Et donc on a réussi à porter une campagne qui était assez simple. C'était « Pour le climat », qui résumait bien les choses. Et avec Yannick Jadot, qui conduisait cette liste, on a réussi à se mettre en dynamique. Moi, j'étais à ce moment-là secrétaire nationale. J'ai hésité. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 0:28Voir 1 autre passage
« Et je me suis dit que j'avais fait un travail en tant que secrétaire nationale. Soit cette campagne européenne permettait à l'écologie de reprendre des couleurs en France. Et je me disais que ça ne sert à rien que je reste secrétaire nationale, autant que je passe à autre chose. Et le mandat européen m'intéressait. On y reviendra. Soit ça serait un échec. Si c'était un échec, ma foi, je n'allais pas continuer à être dirigeant du parti. Donc c'est comme ça que ça se lance. Et donc on est élu et on arrive au Parlement européen. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 1:57
Question 18Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Et comment justement on se retrouve sur la liste ?
Réponse directe
Un peu par la palabre. Parce qu'on ne savait pas trop quoi faire. Yannick avait été notre chef de file aux présidentielles. Et puis pour tout un tas de raisons, on avait décidé de soutenir Benoît Hamon. Ce qui fait qu'il n'avait pas été candidat à la fin. Tout ça, ce n'était pas soldé par un franc succès, il faut bien le dire. Donc on s'interrogeait. Quelle candidature pour rebooster l'écologie ? Moi, j'avais réfléchi à une hypothèse en tant que patron du parti, en tant que chef du parti avec Noël, ma mère. J'avais été voir, très sympa d'ailleurs, Noël, qui avait dit « Écoute, David, moi, j'ai arrêté. Je ne vois pas trop. Écoute, si tu veux, on peut regarder. » Qui n'était pas spécialement…
« Un peu par la palabre. Parce qu'on ne savait pas trop quoi faire. Yannick avait été notre chef de file aux présidentielles. Et puis pour tout un tas de raisons, on avait décidé de soutenir Benoît Hamon. Ce qui fait qu'il n'avait pas été candidat à la fin. Tout ça, ce n'était pas soldé par un franc succès, il faut bien le dire. Donc on s'interrogeait. Quelle candidature pour rebooster l'écologie ? Moi, j'avais réfléchi à une hypothèse en tant que patron du parti, en tant que chef du parti avec Noël, ma mère. J'avais été voir, très sympa d'ailleurs, Noël, qui avait dit « Écoute, David, moi, j'ai arrêté. Je ne vois pas trop. Écoute, si tu veux, on peut regarder. » Qui n'était pas spécialement branché. Puis on n'avait pas tellement d'options. Et puis Yannick avait quand même la force de bien connaître les institutions européennes. Il avait un bilan particulièrement solide. Il a un lien historique avec la société civile écolo organisée, puisqu'il avait été chef des campagnes dans une vie antérieure à Greenpeace. Et donc, ça nous a apparu assez naturellement comme une option solide. Et d'ailleurs, là-dessus, on ne s'est pas trompé. Et pour le reste de la liste, on a essayé de faire à la fois s'appuyer sur les piliers qui étaient toujours députés européennes, Karim Adéli et Michel Rivasi, et faire monter une nouvelle génération d'écolos avec Marie Toussaint, avec Mounir Satori, Gwendoline Delbos-Korfeld et moi-même. Et puis, des candidatures de la société civile avec Benoît Biteau, Damien Carême, Claude Gruffat. Et puis, d'autres militants écolos, d'autres familles écolos avec Caroline Rose, Salim Ayenbou à l'époque. Et puis, les régionalistes. On s'est reliés avec les régionalistes, puisque les écologistes sont régionalistes. Donc, voilà, on a fait une campagne et une liste qui avaient vocation à avoir une cohérence tout en étant la plus élargie possible, mais sans perdre en cohérence. Donc, c'était ça, je pense, qui a fait qu'on était solides sur nos appuis pour porter un récit qui était à la fois dynamique et qui ne partait pas trop dans tous les sens. »
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Question 19Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Comment on désigne Yannick Jadot tête de liste ?
Réponse directe
Un peu par la palabre. Parce qu'on ne savait pas trop quoi faire. Yannick avait été notre chef de file aux présidentielles. Et puis pour tout un tas de raisons, on avait décidé de soutenir Benoît Hamon. Ce qui fait qu'il n'avait pas été candidat à la fin. Tout ça, ce n'était pas soldé par un franc succès, il faut bien le dire. Donc on s'interrogeait. Quelle candidature pour rebooster l'écologie ? Moi, j'avais réfléchi à une hypothèse en tant que patron du parti, en tant que chef du parti avec Noël, ma mère. J'avais été voir, très sympa d'ailleurs, Noël, qui avait dit « Écoute, David, moi, j'ai arrêté. Je ne vois pas trop. Écoute, si tu veux, on peut regarder. » Qui n'était pas spécialement…
« Un peu par la palabre. Parce qu'on ne savait pas trop quoi faire. Yannick avait été notre chef de file aux présidentielles. Et puis pour tout un tas de raisons, on avait décidé de soutenir Benoît Hamon. Ce qui fait qu'il n'avait pas été candidat à la fin. Tout ça, ce n'était pas soldé par un franc succès, il faut bien le dire. Donc on s'interrogeait. Quelle candidature pour rebooster l'écologie ? Moi, j'avais réfléchi à une hypothèse en tant que patron du parti, en tant que chef du parti avec Noël, ma mère. J'avais été voir, très sympa d'ailleurs, Noël, qui avait dit « Écoute, David, moi, j'ai arrêté. Je ne vois pas trop. Écoute, si tu veux, on peut regarder. » Qui n'était pas spécialement branché. Puis on n'avait pas tellement d'options. Et puis Yannick avait quand même la force de bien connaître les institutions européennes. Il avait un bilan particulièrement solide. Il a un lien historique avec la société civile écolo organisée, puisqu'il avait été chef des campagnes dans une vie antérieure à Greenpeace. Et donc, ça nous a apparu assez naturellement comme une option solide. Et d'ailleurs, là-dessus, on ne s'est pas trompé. Et pour le reste de la liste, on a essayé de faire à la fois s'appuyer sur les piliers qui étaient toujours députés européennes, Karim Adéli et Michel Rivasi, et faire monter une nouvelle génération d'écolos avec Marie Toussaint, avec Mounir Satori, Gwendoline Delbos-Korfeld et moi-même. Et puis, des candidatures de la société civile avec Benoît Biteau, Damien Carême, Claude Gruffat. Et puis, d'autres militants écolos, d'autres familles écolos avec Caroline Rose, Salim Ayenbou à l'époque. Et puis, les régionalistes. On s'est reliés avec les régionalistes, puisque les écologistes sont régionalistes. Donc, voilà, on a fait une campagne et une liste qui avaient vocation à avoir une cohérence tout en étant la plus élargie possible, mais sans perdre en cohérence. Donc, c'était ça, je pense, qui a fait qu'on était solides sur nos appuis pour porter un récit qui était à la fois dynamique et qui ne partait pas trop dans tous les sens. »
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Question 20Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Donc, tu as commencé à parler du Rassemblement National des Hauts-Scores. Et justement, je voulais revenir sur les résultats, en fait, qui étaient, au niveau européen, étaient quand même très différents de ceux en France, pour reprendre ces résultats. Donc, en France, le RN était arrivé, enfin le Rassemblement National est arrivé premier, suivi de Renaissance et des Verts. Et dans l'Union Européenne, c'était différent. Donc, c'était le PPE qui est composé des Républicains. Donc, le PPE, c'est les conservateurs, en gros, la droite conservatrice. Ensuite, le SND, donc les socialistes, où siège le Parti socialiste. Et enfin, Renew, où siège Renaissance. Donc, finalement, des résultats qui sont complètement différents. Comment t'expliques cette différence ?
Réponse directe
Alors, d'abord, parce que la famille verte n'est pas équitablement représentée dans les fins de cet pays. C'est-à-dire qu'on est plutôt fort dans l'Ouest, au nord de l'Europe. Ça commence dans des formes différentes au Sud, mais ce n'est pas simple. Et on est relativement absent dans l'Est, ce qu'on appelle les anciens pays de l'Est, du bloc de l'Est, etc. Donc, ça crée un déséquilibre quand on consolide les résultats en général. Ensuite, la deuxième raison, c'est que l'extrême droite est diluée, d'une certaine façon, dans deux groupes. Donc, en fait, pour vraiment évaluer le poids de l'extrême droite au niveau européen, il ne faut pas uniquement regarder le groupe dans lequel siège le Rass…
« Alors, d'abord, parce que la famille verte n'est pas équitablement représentée dans les fins de cet pays. C'est-à-dire qu'on est plutôt fort dans l'Ouest, au nord de l'Europe. Ça commence dans des formes différentes au Sud, mais ce n'est pas simple. Et on est relativement absent dans l'Est, ce qu'on appelle les anciens pays de l'Est, du bloc de l'Est, etc. Donc, ça crée un déséquilibre quand on consolide les résultats en général. Ensuite, la deuxième raison, c'est que l'extrême droite est diluée, d'une certaine façon, dans deux groupes. Donc, en fait, pour vraiment évaluer le poids de l'extrême droite au niveau européen, il ne faut pas uniquement regarder le groupe dans lequel siège le Rassemblement national, qui s'appelle le groupe IDÉ. Il faut aussi regarder le groupe ECR, dans lequel siège, par exemple, la famille politique de Madame Mélanie. Ou Vox espagnol, ou bon bref. Donc là, ça ne fait plus une force qui est derrière nous, ça fait une force qui est devant nous. Parce qu'ils sont de mémoire 70, 65, donc ça fait, ils sont même devant, aujourd'hui, devant Renew, ils ne doivent pas être loin des SND. Donc, ils sont divisés en deux groupes, mais ce bloc d'extrême droite est le dernier élément. Et là, c'est qu'il y a une partie du PPE qui, dans certains pays, sont de fait la force d'extrême droite, ou une des forces d'extrême droite. Donc, c'est ça le problème. Et après, pour les sociodémocrates, ils résistent dans un certain nombre de pays du Nord, en tout cas à l'époque, etc. Mais hélas, ils sont en perte de vitesse dans un certain nombre de pays où ils étaient forts. À l'époque, ils ont résisté en Italie. Là, ils sont en train de se refaire, mais ce n'est pas simple. Ils sont en train d'être affaiblis en Allemagne. On va voir ce qui va se passer en Espagne. Et puis, en France, on voit que ce n'est pas simple. Donc, c'est pour ça qu'il y a des différents niveaux de maturation et de recomposition de ces blocs politiques en fonction des pays. Mais la grande tendance, quand même, c'est un renforcement du populisme d'extrême droite. Un affaiblissement de la gauche de la gauche, qui avait eu le vent en poupe à un moment avec Podemos, Dillinke. En fait, il n'y a un peu qu'en France, avec la France insoumise, en tout cas pour les élections nationales, que ça résiste. Partout ailleurs, c'est quand même Syriza, on l'a vu en Grèce, qui était un des... Tout ça est en train de baisser. Une résistance en fonction des pays, des sociodémocrates. L'écologie, qui en tout cas, en 2019, avait rebondi. On va voir, là, ça va être un des enjeux à détenir. Et puis, une droite, PPE, qui s'affaiblit en se droitisant. Et un double pôle, extrême droite, qui se renforce. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 16:47
Question 21Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Tu as parlé de notre affaire à tous. Donc, c'est vrai que l'écologie, à l'époque et encore aujourd'hui, était dans l'actualité, mais pas tellement l'Europe. Comment on fait campagne sur un sujet, l'Europe, qui est parfois peu présent dans les médias ?
Réponse directe
Eh bien, je crois en n'intériorisant pas, justement, que ce n'est pas dans les médias. Parce que même si c'est spécifique, enfin, c'est pas assez spécifique, mais c'est très vrai en France. Il y a un vrai problème avec les médias français qui ne s'en occupent pas. Et d'ailleurs, c'est en adéquation avec le fait que la France, d'une manière générale, je parle d'un point de vue politique, ne s'intéresse pas assez à l'Europe. Et alors, c'est comme ça qu'après on râle en disant « Ah, mais c'est les Allemands qui décident de plein de trucs ». Ben oui, si on s'y intéressait plus, ça serait peut-être un peu différent. Et la force des écolos en France, d'ailleurs, c'est dans notre nom, Europe Écolo…
« Eh bien, je crois en n'intériorisant pas, justement, que ce n'est pas dans les médias. Parce que même si c'est spécifique, enfin, c'est pas assez spécifique, mais c'est très vrai en France. Il y a un vrai problème avec les médias français qui ne s'en occupent pas. Et d'ailleurs, c'est en adéquation avec le fait que la France, d'une manière générale, je parle d'un point de vue politique, ne s'intéresse pas assez à l'Europe. Et alors, c'est comme ça qu'après on râle en disant « Ah, mais c'est les Allemands qui décident de plein de trucs ». Ben oui, si on s'y intéressait plus, ça serait peut-être un peu différent. Et la force des écolos en France, d'ailleurs, c'est dans notre nom, Europe Écologie, c'est de s'adresser à tout le monde en partant du principe que les gens s'intéressent à l'Europe. Je veux dire, il ne faut pas intérioriser que les gens ne s'y intéressent pas. Ce n'est pas parce que les médias s'y intéressent peu que les gens ne s'y intéressent pas. Et d'ailleurs, je vais le souvenir, même si ça commence à dater du débat sur le traité constitutionnel européen en 2005, où énormément de Françaises et Français s'étaient passionnés, pas seulement pour l'Europe, sur les traités européens. Je me rappelle à l'époque, les gens allaient acheter chez le marchand de journaux les trois parties du traité constitutionnel qui étaient soumis au vote. Et on a l'habitude de dire qu'en foot, quand il y a la Coupe du Monde, il y a 50 millions de sélectionneurs. Là, il y avait 50 millions de constitutionnalistes. Tout le monde avait son avis sur « Ah oui, mais la partie 3, elle dément la partie 2. » « Eh oui, mais toi, tu parles de… » C'était un vrai moment démocratique qui était complètement gâché parce que moi, j'avais voté oui, mais le non l'avait gagné. Et ça a été complètement gâché parce que malgré ce vote non, ça a été oui quand même. Et donc ça, je pense que ça a d'ailleurs marqué un divorce entre les citoyennes et les citoyens français et l'Europe. Ce qui n'est pas juste parce que c'est le pouvoir français qui a décidé de valider de force ce traité. C'est le Parlement qui s'est réuni entre Sénat et Assemblée nationale pour valider en congrès, pour valider malgré tout Lisbonne, etc. Alors que les Françaises et les Français avaient le goût d'Europe. En tout cas, ils avaient le goût de s'intéresser à l'Europe. Même s'ils ont voté non à la fois, ça ne veut pas dire qu'ils ne s'y intéressaient pas. Et donc, moi, je pense qu'il faut faire appel à cette partie qu'il y a en nous, Français, qui sommes des Européens contrariés. En fait, je pense que les Français, ils ont conscience de l'intérêt de l'Europe. Et je pense que c'est un peu comme M. Jourdain et la prose, c'est des pro-européens. Ils sont pro-européens parfois sans le savoir. Et donc, parfois, ils sont aussi écologistes sans le savoir. Donc, moi, je pense qu'il ne faut pas désespérer de ça. Il ne faut pas intérioriser ça. Il faut plutôt miser sur le goût de l'Europe, ce qui veut dire qu'on est exigeante et exigeant par rapport à l'Europe, d'ailleurs. »
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Question 22Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Et ça intéresse aussi à l'Europe, mais aussi à l'élection au Parlement européen, qui peut être compliqué à comprendre quand on ne suit pas. Parce qu'en fait, c'est des partis politiques qui sont dans des groupes politiques, ensuite, au sein du Parlement européen. Comment expliquer ça pour éviter que les gens ne comprennent pas forcément le système ?
Réponse directe
Alors, c'est à la fois incompréhensible, parce que c'est d'une complexité absolue. Moi-même, je le confesse, avant de devenir député européen, je ne comprenais pas grand-chose à tout ça. Je ne suis pas sûr de comprendre beaucoup mieux, mais en tout cas, des trucs que je ne comprenais pas que je comprends après. Il y a toujours un nouveau, c'est comme les jeux de plateau, il y a toujours un nouveau niveau de complexité. Mais c'est vrai que ce n'est pas simple. La technostructure européenne, l'histoire du trilogue, le Conseil, la Commission, le Parlement, les incessants va-et-vient, ça fait un peu Camoulox. C'est le sketch. On rajoute toujours un élément de complexité. C'est pour ça qu'il fau…
« On rajoute toujours un élément de complexité. C'est pour ça qu'il faut aller au plus simple. Et ce qui est simple à comprendre, c'est qu'il y a des familles politiques européennes, quel que soit le pays auquel on appartient, qui ont leur cohérence. Et c'est particulièrement vrai pour la famille verte. Et donc, c'est pour ça que je pense que pour une campagne européenne, la façon à la fois d'appréhender la complexité, mais de la faire comprendre, c'est d'être très simple. Et très simple, c'est si vous pensez que l'Europe est l'échelon pour porter la question écologique et que vous vous intéressez à la question écologique, il faut renforcer la famille écolo européenne. Ça, c'est assez simple et c'est vrai. Et après, il y a un deuxième niveau de compréhension, de dire pourquoi ça pèse d'avoir un groupe européen écolo. D'abord, parce qu'il n'y en a pas dans tous les pays d'Europe. Nous, on a de la chance en France, malgré le mode de scrutin, d'avoir désormais une famille politique verte puissante. C'est une des familles vertes les plus puissantes d'Europe, désormais en France, avec l'Allemagne. Ça n'a pas toujours été le cas. Mais pour plein de pays, ce n'est pas le cas. Et donc, quand on vote en France pour la famille verte européenne, c'est un vote qui compte double. Non seulement pour envoyer des députés français siéger, mais on renforce une famille verte européenne qui, dans le moment politique dans lequel on est, est, pour moi, le contrepoint de la tentation brune. Vraiment, la façon dont je visualise la géopolitique, la tectonique des plaques politiques dans l'Europe, c'est qu'il y a les forces du statu quo, avec des bougés. Le bougé de la famille de droite qui va de plus en plus vers l'extrême droite. Et les pôles d'attraction, de centralité des idées, il y a l'extrême droite, clairement, et puis il y a nous, il y a les écolos. Et donc, ça, c'est quelque chose, je pense, que les gens peuvent comprendre dans la représentation mentale, dans la carte mentale qu'ils ont, de à quoi ça sert la politique, à quoi ça sert de voter pour l'Europe, c'est quoi les grandes familles de pensée qui se jouent, quelle vision de l'économie, quelle vision des grandes valeurs, des valeurs humanistes, d'État de droit, qu'est-ce qu'on fait de la planète, comment on habite cette planète, comment on habite notre continent. Ça, c'est des repères, à mon avis, qu'ils ont à l'esprit, sur lesquels il faut s'appuyer. »
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Question 23Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Et pour faciliter cette vision, que pensez-vous des listes transnationales ?
Réponse directe
Oui, on y est très favorable, parce qu'au-delà du fait que ça facilite la compréhension, ça obligerait encore plus les familles politiques représentées au Parlement européen à assumer une ligne politique européenne, et quelque part à se détacher de leurs familles respectives à l'intérieur des États. Ça va dans le sens de ce qu'on appelle le saut fédéraliste. De mon point de vue, ce qui manque à l'Union européenne pour avancer vers une démocratie achevée, c'est le saut fédéral. Donc, l'idée, ça serait qu'il y aurait toujours des listes nationales. Les gens voteraient pour des listes nationales, mais il y aurait une liste aussi transnationale. C'est-à-dire qu'on voterait dans tous les pays eu…
« Oui, on y est très favorable, parce qu'au-delà du fait que ça facilite la compréhension, ça obligerait encore plus les familles politiques représentées au Parlement européen à assumer une ligne politique européenne, et quelque part à se détacher de leurs familles respectives à l'intérieur des États. Ça va dans le sens de ce qu'on appelle le saut fédéraliste. De mon point de vue, ce qui manque à l'Union européenne pour avancer vers une démocratie achevée, c'est le saut fédéral. Donc, l'idée, ça serait qu'il y aurait toujours des listes nationales. Les gens voteraient pour des listes nationales, mais il y aurait une liste aussi transnationale. C'est-à-dire qu'on voterait dans tous les pays européens, tous les citoyens voteraient en même temps pour la même liste, les mêmes candidates et candidats qui reflèteraient un peu tous les pays. Il faudrait voir comment construire ces listes pour que tous les gens ne soient pas issus des mêmes pays, etc. Mais que ça ne renforce pas les gros pays de trop. Mais bien sûr, c'est ce vers quoi il faut tendre. Et on pourrait même imaginer un jour, c'était Gérard Honesta qui a été vice-président ici du Parlement, en tant que député écolo, une sorte de bicamérisme, comme il y a en France, avec l'Assemblée et le Sénat, avec à la fois des députés qui seraient élus uniquement sur une liste transnationale et des sénatrices, sénateurs, l'équivalent, qui seraient élus en même temps sur des listes nationales. Et vous aurez à la fois, ou sur des listes d'ailleurs régionales, ça pourrait être des listes régionales, vous aurez à la fois des représentants des régions ou des États, comme un peu quand il y a un bicamérisme, moi je suis plutôt pour le bicamérisme, qui représenterait les identités des pays, des régions, et à la fois une Assemblée européenne qui représenterait vraiment les grands courants d'idées sur une logique transnationale. Mais ça, ça fait partie des étapes à construire. Et la première étape, oui, ça serait une liste transnationale, c'est en discussion, mais je pense que ça sera trop court pour les prochaines élections en 2024. »
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Question 24Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Et pour terminer, justement, je voulais revenir. Donc, en 2019, tu as dit que c'était un double sentiment de joie d'avoir fait un bon score, et en même temps de voir le rassemblement national, l'extrême droite en tête. Est-ce que ça va être le match retour un peu aux prochaines élections ?
Réponse directe
Pour moi, c'est clairement, encore plus clairement qu'en 2019. Parce qu'en 2019, ce que je disais, il y avait quand même un bloc social-démocrate et un bloc PPE qui tenaient sur un réflexe pavlovien de la grande synthèse. En fait, comme depuis le début du Parlement européen, et il faut comprendre qu'il faisait ça parce que quasiment 100% des États qui composent le Conseil européen, c'est la représentante des États, étaient soit PPE, soit socialistes. Et donc, comme c'est une forme de co-législateur, ici, entre le Parlement et le Conseil, il y avait une logique, même si ce n'est pas la mienne, mais il y avait une logique à faire une co-gestion au Parlement PPE-SND, parce qu'après, on discuta…
« Pour moi, c'est clairement, encore plus clairement qu'en 2019. Parce qu'en 2019, ce que je disais, il y avait quand même un bloc social-démocrate et un bloc PPE qui tenaient sur un réflexe pavlovien de la grande synthèse. En fait, comme depuis le début du Parlement européen, et il faut comprendre qu'il faisait ça parce que quasiment 100% des États qui composent le Conseil européen, c'est la représentante des États, étaient soit PPE, soit socialistes. Et donc, comme c'est une forme de co-législateur, ici, entre le Parlement et le Conseil, il y avait une logique, même si ce n'est pas la mienne, mais il y avait une logique à faire une co-gestion au Parlement PPE-SND, parce qu'après, on discutait avec le Conseil, qui était quasiment composé aussi de chefs d'État. Ça, c'est fini. Il y a beaucoup de chefs d'État ou de coalitions, et même de chefs d'État qui sont EUSER, l'une des deux familles d'extrême droite, par exemple avec Mme Mélanie. Il y a Orban, il y a peut-être aussi des changements... Il y a les Renews avec Macron. Donc, en réalité, le PPE, aujourd'hui, au moment où on parle, il dirige, les plus grands pays qu'il dirige, c'est la Suède et l'Autriche. Et la Suède, en coalition avec l'extrême droite, l'Autriche, en coalition avec les Verts. Donc, on voit bien que c'est un peu quand même... Ça ne fait pas le même truc à la fin. Enfin, les SND, ils cogèrent... Ils sont forts en Allemagne, grâce à la victoire, mais avec les libéraux et avec les Verts. Et ils risquent de perdre l'Espagne. Et donc, derrière, les SND, c'est un peu au nord, c'est un peu le Portugal. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 20:01Voir 1 autre passage
« Donc, en fait, il n'y a quand même un... Il n'y a plus la toute-puissance SND-PPE. Et ça, on est en train d'y assister aussi au Parlement. Et donc, là, la question, c'est la dérive du PPE et le président du groupe PPE au Parlement européen, qui est allemand pourtant. Je dis pourtant parce que la droite allemande avait plutôt résisté à la tentation de l'extrême droite. Manfred Weber, le président de ce groupe, est en train de faire les yeux de chimène à Mme Mélanie, à la droite de la droite de l'hémicycle, pour se préparer à construire une coalition avec eux. Et donc, l'inconnu, c'est que va faire SND ? Est-ce que les socialistes vont continuer à raisonner en co-gestion avec des gens qui vont vers l'extrême droite ? Nous, c'est clair que c'est no way. Pas question, en bon français. Et il y a la question des libéraux, de Renew, qui, eux, ne savent plus où ils habitent. Est-ce qu'ils, eux aussi, accompagnent le mouvement vers l'extrême droite ? Est-ce qu'ils cèdent à la tentation illibérale ? Est-ce qu'ils font autre chose ? S'ils font autre chose, ils font quoi ? Et c'est pour ça que les Verts, ce que je disais tout à l'heure, sont une force d'appui pour y voir clair. Parce que nous, on est clair sur la ligne politique, sur le fait de construire des coalitions d'idées, mais pas des coalitions techniques avec des gens qui, maintenant, sont en train d'aller vers l'extrême droite. Il faut être très clair sur nos appuis, sur les grandes valeurs. L'Union européenne, ce n'est pas une affaire de frontières, c'est une affaire de valeurs. C'est pour ça qu'on l'a faite. Donc, à la seconde, on oublie ça. On oublie l'objet social et l'objet politique qu'est l'Union européenne. Je pense que c'est les Verts qui font partie de ceux qui sont les plus clairs, qui disent la même chose à peu près partout. Donc, pour moi, le grand débat de ces élections européennes, et tant qu'ils viennent d'ailleurs pour l'Union européenne, c'est deux choix. C'est soit la tentation illibérale, qu'on appelle illibérale, c'est-à-dire la synthèse entre le libéralisme économique et l'autoritarisme xénophobe, liberticide, c'est Orban, ça n'existe pas qu'en Europe, c'était Bolsonaro, c'était Trump, voilà. Ou est-ce que c'est l'espoir vert, qui claire sur les valeurs, sur le basculement de notre économie vers la sobriété, la transition juste, etc. Je pense que c'est vraiment ça, le grand match, qui va se jouer. »
Question 25Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Et là, on va passer aux résultats de ces élections en 2019. Donc, Europe Écologie Les Verts en France a obtenu 12 sièges, le groupe politique des Verts 74. Comment avez-vous analysé ce résultat ?
Réponse directe
D'abord, c'était une surprise, parce que la liste fait 13,5%. Les derniers sondages nous mettaient à 7, 7,5%. C'est très rare. Aucun sondage de toute la campagne ne nous a jamais mis à ce score-là. En fait, ça n'arrive jamais. Les sondages peuvent un peu se tromper, etc. Mais dans une campagne, c'est très rare que le score final soit plus haut que le meilleur sondage qu'on a eu pendant toute une campagne. Et je crois qu'on n'avait jamais dépassé les 9,5-10. Quand à la fin, on fait 13,5%, c'est beaucoup. Et surtout, c'est la première fois que les écologistes font plus de 3 millions de voix en France. Et ça, c'est pour moi un déclic. C'est-à-dire qu'il y a un moment où le corps électoral écol…
« D'abord, c'était une surprise, parce que la liste fait 13,5%. Les derniers sondages nous mettaient à 7, 7,5%. C'est très rare. Aucun sondage de toute la campagne ne nous a jamais mis à ce score-là. En fait, ça n'arrive jamais. Les sondages peuvent un peu se tromper, etc. Mais dans une campagne, c'est très rare que le score final soit plus haut que le meilleur sondage qu'on a eu pendant toute une campagne. Et je crois qu'on n'avait jamais dépassé les 9,5-10. Quand à la fin, on fait 13,5%, c'est beaucoup. Et surtout, c'est la première fois que les écologistes font plus de 3 millions de voix en France. Et ça, c'est pour moi un déclic. C'est-à-dire qu'il y a un moment où le corps électoral écolo, grosso modo, c'est 800 000, 900 000. Il y avait des bons à 1,5 million, 1,8 million, 2 millions. Mais là, 3 millions de voix, plus de 3 millions d'électrices et d'électeurs qu'on dit « moi, je vote vert », c'est pour moi une étape, un cran qui a été franchi par l'écologie politique en France. Et je pense sur lequel on s'est appuyé au-delà du score en lui-même pour construire des victoires dans de nombreuses municipalités, etc. Donc ça, c'est quelque chose qu'on accueille avec beaucoup de joie. Surtout que ça fait plus de copines et copains qui se retrouvent députés, qui ne l'espéraient pas et qui se retrouvent élus. Donc ça, c'est évidemment un moment politique d'une grande intensité. Même si le résultat aussi, c'est l'extrême droite extrêmement haute, c'est à notre niveau. Et puis aussi la majorité présidentielle qui fait un très gros score. C'est-à-dire qu'on fait 13,5, mais les deux parties devant sont à peu près à 10 points de plus. Donc il faut relativiser tout ça. C'est-à-dire que notre joie était aussi tempérée par la poussée des populismes, etc. Et quand on arrive là, quelque part, au sein du groupe vert, les Français sont un peu de retour. Parce qu'on avait eu un mandat avant, on était beaucoup moins nombreux, on pesait moins. Et ça s'est combiné avec une autre délégation allemande très importante, parce qu'ils ont fait aussi un score historique en Allemagne, et un peu partout. Donc c'est là qu'on a un groupe qui est le groupe le plus important de l'histoire de l'écologie politique au Parlement. Et je pense que ça a aidé dans la première dynamique de ce début de mandature sur le Green Deal. Le vote, toujours pensez ça, le vote écolo, encore une fois, il compte deux fois là aussi. Non seulement vous envoyez des députés écolos, mais aussi vous influencez les autres, qui se disent, aïe, aïe, aïe, il y a l'écologie qui fait un score, donc on va devoir faire des trucs. Et c'est ça qui a lancé, je pense, qui a encouragé à lancer le Green Deal, même si on n'était pas dans l'espèce de coalition informelle, informelle ou informelle, puisqu'ils ont fait sans nous, c'est la vie. Mais malgré tout, on influence, enfin le vote écolo, en tout cas, a influencé. En tout cas, c'est le début de mandature. On a vu, on voit qu'il y a eu un backlash écolo ensuite, un retour en arrière. Mais ça, c'est une autre histoire. En tout cas, à ce début de mandature-là, on sent qu'il y a quelque chose qui se passe. Et puis, il y a le Covid, et puis, bon, il y a tout de suite. Mais il y a un début, il y a un élan qui se fait, où ça se passe autour de l'écologie. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 12:53
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 12:22
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« Mais en Iran Ce sont Le régime actuel Depuis 42 ans Ce sont des intégristes Fanatiques Antisémites Atroces Donc en fait Il ne s'agit pas De débattre de ça Le problème C'est que Non non Le sens de ma question C'est est-ce que J'ai compris Mais dans le droit international Frédéric Rivière Il n'y a pas de droit préventif A se défendre Pour une raison simple C'est qu'en fait Qui décide De niveau de menace Qui autorise De déclencher Le feu guerrier Ou alors on dit Il n'y a plus De droit international Je suis légitime Unilatéralement A évaluer un risque Pour ma survie Et donc J'interviens Unilatéralement Mais on voit bien Où cela peut mener Et donc en fait Et je pense que Vous avez fait trois citations Vous auriez pu en trouver d'autres C'était la raison d'être De ce régime iranien D'exister Notamment Sur la question De l'intégrisme religieux Et sur la haine d'Israël Ce qui est inacceptable Mais en fait Il n'y a pas de droit A unilatéralement Ou à deux pays Attaquer un pays Sur la base De déclarations Etc »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 15:43
« Non, non, non, mais c'est souvent une question qui me pose. La différence, quand même, c'est qu'au théâtre, on joue le plus souvent des textes écrits par d'autres. C'est-à-dire que c'est des compositions. Enfin, en fait, vous jouez une autre histoire. En politique, ce que vous ne jouez pas... »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 8:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités11 août 2018 au 7 mars 2026 · 18 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas que je n'aimais pas l'école. J'aimais bien boire les copains, j'aimais bien tout ça, mais se concentrer, ce n'était pas mon truc. J'ai redoublé ma quatrième, j'ai redoublé mon bac, j'ai redoublé ma première année de fac, j'ai péniblement une licence d'histoire, puis après, j'ai fait d'autres choses. Mais du coup, ça m'a quand même ouvert. C'est-à-dire que ce qui m'ont apporté, je pense, mes parents, c'est la curiosité à tout. En fait, de me sentir à l'aise d'avoir les codes, si tant est qu'on puisse les avoir, pour être à l'aise avec tout le monde, avec tout, être curieux de tout. Mon père a 17, 18 ans, ça paraît idiot, mais il m'a abonné au monde. Et donc, je le lisais, je pense, une fois sur six. Donc, on le recevait à la maison, on l'utilisait aussi. Mais c'était, ça permettait, c'est plus comme maintenant, maintenant, quand on lit le journal, on va directement aux articles qui vous intéressent. Mais quand on lisait encore le journal papier, d'ailleurs, moi, quand je fais dans les lycées ou quoi, les élèves me disent, mais si vous aviez un truc, je ne peux pas leur dire, donner des conseils pour l'école, je n'étais pas bon à l'école. J'ai dit, s'il y a un truc que je vous conseille de faire, c'est de lire le journal. Mais le lire vraiment, en papier, parce que quand vous tournez les pages, vous allez tomber sur des trucs que vous n'auriez jamais été voir par une appli. Vous allez tomber sur les pages culture, ou sur les pages internationales, ou sur la critique d'un bouquin, ou sur... Et en fait, ça ouvre l'esprit. C'est à mes parents, je pense qu'ils m'ont apporté ça. Au-delà du suivi scolaire des bonnes notes, c'est d'être, s'intéresser aux choses. »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 4:20Voir 2 autres passages
« Ils étaient vigilants, mais pas exigeants. Ils étaient attentifs à ce que ça se passe bien avec une petite sœur, qu'on se sente bien, qu'on soit en confiance, qu'on soit bien à l'école. Mais ils n'étaient pas dans un rapport à sur-vérifier les devoirs, à sur-vérifier les résultats. D'ailleurs, moi, j'ai eu une scolarité quand même très erratique. Je n'ai pas fait de grandes études. J'ai committé à la fac, mais je n'ai pas fait de grandes écoles, ce qui est le cas d'un certain nombre de mes collègues politiques. En général, il y a une voix un peu royale comme ça. Je n'ai rien contre, d'ailleurs. Au contraire, mais les Sciences Po et compagnie, moi, je n'ai pas du tout eu ça. »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 3:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées11 août 2018 au 7 mars 2026 · 18 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais vous savez, c'est très drôle que je ne le savais pas. Quand j'ai choisi le boulot, je ne le savais pas. Et je me retrouve à l'ère du Larzac et c'était l'été 2003. Et si vous vous rappelez, cet été-là, c'était les 30 ans de la lutte historique du Larzac à l'hospitalier du Larzac, donc tout à côté de cette ère d'autoroute. Et vous savez que c'est la seule ère d'autoroute où il y a un restaurant que je connais en France où il n'y a pas de station essence. Il ne dit pas ça, je ne l'ai pas choisi pour ça. Parce qu'en fait, elle était à la sortie de Millau et c'est l'année où ils ont commencé où le fameux viaduc, maintenant, était en train d'être en voie d'être finalisée. Cette ère était juste à la sortie de Millau à l'époque où il fallait descendre dans Millau et remonter. Et donc, c'était un bon spot pour aller manger un bout, prendre un café. Donc, j'avais choisi et j'étais là dans cette ère d'autoroute. Après, j'ai fait d'autres saisons d'été dans la restauration limonadier, comme on dit. »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 6:54Voir 2 autres passages
« Oui, bien sûr. J'ai toujours un domicile à Canteleux, la ville où j'ai grandi, où je suis arrivé à 5 ans, où j'ai été scolarisé en école primaire, au collège, où je suis encore élu pour encore quelques jours, jusqu'aux prochaines élections municipales, où je ne suis pas nouveau candidat. Et puis il y a ma maman, qui habite toujours là-bas, mon père aussi, qui habite toujours en Normandie. Donc oui, j'y retourne régulièrement, et puis c'est de là dont je suis. Donc si je dois me définir de quelque part, c'est européen et normand, quelque part. »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 1:59
« D'abord, c'était une surprise, parce que la liste fait 13,5%. Les derniers sondages nous mettaient à 7, 7,5%. C'est très rare. Aucun sondage de toute la campagne ne nous a jamais mis à ce score-là. En fait, ça n'arrive jamais. Les sondages peuvent un peu se tromper, etc. Mais dans une campagne, c'est très rare que le score final soit plus haut que le meilleur sondage qu'on a eu pendant toute une campagne. Et je crois qu'on n'avait jamais dépassé les 9,5-10. Quand à la fin, on fait 13,5%, c'est beaucoup. Et surtout, c'est la première fois que les écologistes font plus de 3 millions de voix en France. Et ça, c'est pour moi un déclic. C'est-à-dire qu'il y a un moment où le corps électoral écolo, grosso modo, c'est 800 000, 900 000. Il y avait des bons à 1,5 million, 1,8 million, 2 millions. Mais là, 3 millions de voix, plus de 3 millions d'électrices et d'électeurs qu'on dit « moi, je vote vert », c'est pour moi une étape, un cran qui a été franchi par l'écologie politique en France. Et je pense sur lequel on s'est appuyé au-delà du score en lui-même pour construire des victoires dans de nombreuses municipalités, etc. Donc ça, c'est quelque chose qu'on accueille avec beaucoup de joie. Surtout que ça fait plus de copines et copains qui se retrouvent députés, qui ne l'espéraient pas et qui se retrouvent élus. Donc ça, c'est évidemment un moment politique d'une grande intensité. Même si le résultat aussi, c'est l'extrême droite extrêmement haute, c'est à notre niveau. Et puis aussi la majorité présidentielle qui fait un très gros score. C'est-à-dire qu'on fait 13,5, mais les deux parties devant sont à peu près à 10 points de plus. Donc il faut relativiser tout ça. C'est-à-dire que notre joie était aussi tempérée par la poussée des populismes, etc. Et quand on arrive là, quelque part, au sein du groupe vert, les Français sont un peu de retour. Parce qu'on avait eu un mandat avant, on était beaucoup moins nombreux, on pesait moins. Et ça s'est combiné avec une autre délégation allemande très importante, parce qu'ils ont fait aussi un score historique en Allemagne, et un peu partout. Donc c'est là qu'on a un groupe qui est le groupe le plus important de l'histoire de l'écologie politique au Parlement. Et je pense que ça a aidé dans la première dynamique de ce début de mandature sur le Green Deal. Le vote, toujours pensez ça, le vote écolo, encore une fois, il compte deux fois là aussi. Non seulement vous envoyez des députés écolos, mais aussi vous influencez les autres, qui se disent, aïe, aïe, aïe, il y a l'écologie qui fait un score, donc on va devoir faire des trucs. Et c'est ça qui a lancé, je pense, qui a encouragé à lancer le Green Deal, même si on n'était pas dans l'espèce de coalition informelle, informelle ou informelle, puisqu'ils ont fait sans nous, c'est la vie. Mais malgré tout, on influence, enfin le vote écolo, en tout cas, a influencé. En tout cas, c'est le début de mandature. On a vu, on voit qu'il y a eu un backlash écolo ensuite, un retour en arrière. Mais ça, c'est une autre histoire. En tout cas, à ce début de mandature-là, on sent qu'il y a quelque chose qui se passe. Et puis, il y a le Covid, et puis, bon, il y a tout de suite. Mais il y a un début, il y a un élan qui se fait, où ça se passe autour de l'écologie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées11 août 2018 au 7 mars 2026 · 61 observations65 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ils votaient, mais ils n'étaient pas militants. Ils n'étaient pas spécialement engagés. Donc ils avaient, je dirais, un éthos plutôt de gauche, service public. Ils étaient enseignants dans le public. Et donc ils avaient cette culture-là. On ne parlait pas d'ailleurs tellement spécialement politique à la maison. On parlait de sujets. Tous les sujets étaient ouverts, mais on ne parlait pas de partis politiques. On parlait de l'actualité, on parlait de culture, on parlait de ce qu'on voulait. Et je pense qu'ils votaient grosso modo socialiste. Maintenant, ils votent vert, bien sûr. »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 2:36Voir 2 autres passages
« Oui, bien sûr. J'ai toujours un domicile à Canteleux, la ville où j'ai grandi, où je suis arrivé à 5 ans, où j'ai été scolarisé en école primaire, au collège, où je suis encore élu pour encore quelques jours, jusqu'aux prochaines élections municipales, où je ne suis pas nouveau candidat. Et puis il y a ma maman, qui habite toujours là-bas, mon père aussi, qui habite toujours en Normandie. Donc oui, j'y retourne régulièrement, et puis c'est de là dont je suis. Donc si je dois me définir de quelque part, c'est européen et normand, quelque part. »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 1:59
« Non Je suis favorable A ce que Tout ce qui peut être fait Pour soutenir l'Ukraine Le soit Avec plus de force D'ailleurs Que nous le faisons aujourd'hui Pour être tout à fait franc Nous n'en faisons pas assez La France notamment N'en fait pas assez L'Union européenne De mon point de vue Pourrait en faire plus Donc là-dessus Il n'y a pas d'ambiguïté Il faut clairement affirmer Que l'Ukraine Fait partie des pays Candidats A l'adhésion Je pense même Qu'il y a une procédure Qui existe C'est de nommer Provisoirement Des parlementaires ukrainiens Comme membres observateurs Du parlement européen C'est des choses Qu'on a fait dans le passé C'est-à-dire qu'on nommait En amont D'une éventuelle adhésion Et je pense que La charge symbolique De cela serait très importante On aurait concrètement Des parlementaires ukrainiens Qui seraient dans l'hémicycle Du parlement européen Comme observateurs Donc ils ne voteraient pas Mais ils feraient partie De nos travaux Donc ça permettrait D'affirmer la proximité Avec l'Ukraine Après une procédure Accélérée de l'Ukraine Je ne suis pas sûr Que ça fasse partie Voilà des choses Indispensables à faire L'urgence C'est que cette guerre s'arrête C'est que la Russie recule C'est de sécuriser Le territoire de l'Ukraine Reconsolider Ses capacités industrielles Démocratiques Anticorruption également De ce pays Et ensuite on verra Est-ce que c'est une adhésion A terme Est-ce que c'est un autre Type de partenariat Pour moi cette question Elle doit rester ouverte Mais au moment où on parle On doit affirmer Que c'est un pays candidat Avec tout ce que ça implique »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés4 sept. 2018 au 7 mars 2026 · 20 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord de dire Clairement à Trump Qu'une sanction Commerciale Ciblée sur l'Espagne Reviendrait à être prise en compte Par l'Union Européenne Comme si ses représailles commerciales Ataient adressées Aux 27 pays de l'Union Et donc dans ce cas Nous avons La capacité D'activer Ce qu'on appelle Je ne sais plus quoi Le bazooka Sur les questions Commerciales Vis-à-vis des Etats-Unis Il est très clair Que toucher L'un des pays De l'Union Européenne C'est toucher Les 27 pays Surtout quand l'espèce Pourquoi c'est très important ? C'est que sur le sujet Dont on parle Ce n'est pas une chamaillerie A cause d'un mouvement D'humeur D'appréciation De M. Sanchez »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 18:37Voir 2 autres passages
« Oui, on y est très favorable, parce qu'au-delà du fait que ça facilite la compréhension, ça obligerait encore plus les familles politiques représentées au Parlement européen à assumer une ligne politique européenne, et quelque part à se détacher de leurs familles respectives à l'intérieur des États. Ça va dans le sens de ce qu'on appelle le saut fédéraliste. De mon point de vue, ce qui manque à l'Union européenne pour avancer vers une démocratie achevée, c'est le saut fédéral. Donc, l'idée, ça serait qu'il y aurait toujours des listes nationales. Les gens voteraient pour des listes nationales, mais il y aurait une liste aussi transnationale. C'est-à-dire qu'on voterait dans tous les pays européens, tous les citoyens voteraient en même temps pour la même liste, les mêmes candidates et candidats qui reflèteraient un peu tous les pays. Il faudrait voir comment construire ces listes pour que tous les gens ne soient pas issus des mêmes pays, etc. Mais que ça ne renforce pas les gros pays de trop. Mais bien sûr, c'est ce vers quoi il faut tendre. Et on pourrait même imaginer un jour, c'était Gérard Honesta qui a été vice-président ici du Parlement, en tant que député écolo, une sorte de bicamérisme, comme il y a en France, avec l'Assemblée et le Sénat, avec à la fois des députés qui seraient élus uniquement sur une liste transnationale et des sénatrices, sénateurs, l'équivalent, qui seraient élus en même temps sur des listes nationales. Et vous aurez à la fois, ou sur des listes d'ailleurs régionales, ça pourrait être des listes régionales, vous aurez à la fois des représentants des régions ou des États, comme un peu quand il y a un bicamérisme, moi je suis plutôt pour le bicamérisme, qui représenterait les identités des pays, des régions, et à la fois une Assemblée européenne qui représenterait vraiment les grands courants d'idées sur une logique transnationale. Mais ça, ça fait partie des étapes à construire. Et la première étape, oui, ça serait une liste transnationale, c'est en discussion, mais je pense que ça sera trop court pour les prochaines élections en 2024. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités11 août 2018 au 7 mars 2026 · 10 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Qui disposent De capacités Moi je suis député européen Donc déjà Dans la hiérarchie Des soutiens réciproques Au tout devant Il y a cela Ensuite vous avez raison Il y a des partenariats Avec les pays du Golfe Il y a des liens Également historiques Avec le Liban Par exemple Qui aujourd'hui Est attaqué De façon de mon point de vue Complètement excessif Par Israël Y compris par des attaques au sol Dont on a du mal à voir Ce qui le justifie Et donc là aussi Il y a un enjeu Pour la France De veiller A ce que cette attaque Dite préventive Menée par les Etats-Unis Et Israël Ne sorte pas encore davantage Du cadre du droit International Au-delà duquel Ils ont d'ores et déjà été »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 17:34Voir 2 autres passages
« Bien sûr Bien sûr Mais ça Il ne s'agit pas De le remettre en question Et c'est des sentiments Qui sont légitimes Mais je pense que voilà Agir en dépit D'abord du droit international Ce qui est quand même un sujet Et ensuite Sans préparer le jour d'après De façon un peu sérieuse C'est hélas J'en ai peur Voilà Avoir des lendemains Qui déchantent C'est pourquoi l'Union Européenne La France Si elle ne participe pas A juste titre A cette attaque Entre Cordonnée par les Etats-Unis Et Israël Doit se préparer A venir au secours De la population iranienne Et préparer Autant qu'on puisse le faire Une transition Authentiquement démocratique Pour le peuple iranien »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 14:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes11 août 2018 au 7 mars 2026 · 23 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je les assume Sans réserve Avant même Ces mots De Jean-Luc Mélenchon C'est toujours Hasardeux De dire sans réserve J'ai nuancé une chose Ce que dit le parti socialiste C'est qu'il n'y aura pas D'accord national Mais ils sont disposés A faire des accords Au cas par cas Moi j'ai un sujet Avec Jean-Luc Mélenchon J'ai un sujet Avec Jean-Luc Mélenchon Et je ne veux pas Mettre dans le même sac J'ai envie de vous dire Les millions d'électeurs Qui ont voté pour lui Ni les militants insoumis Je pense Et d'ailleurs je crois Cela brouille ça Au sein même De la France insoumise Il y a des réactions A juste titre Extrêmement déçues En colère De tristesse aussi Par rapport à A ces termes De Jean-Luc Mélenchon Qui sont des mêmes Antisémites Clairement Il faut les nommer Les choses Et donc moi je ne veux pas Faire le cadeau Parce qu'en fait L'objectif de Jean-Luc Mélenchon Dans cette affaire C'est de faire perdre la gauche Je pense qu'il a envie D'être le roi du cimetière Et je n'ai pas envie De lui rendre ce service Et je n'ai pas non plus Envie de diviser la gauche Comme il a envie de le faire Donc moi je suis Pour qu'on tende la main Aux listes insoumises Pour qu'il y ait Le plus de victoires De gauche possible C'est la meilleure façon A mon avis d'en finir Avec les excès De Jean-Luc Mélenchon »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 37:31Voir 2 autres passages
« Non, j'ai peur que non J'ai peur que non Non pas que je sois un expert De la question Ni que je sache Ce qui se passe Dans le futur »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 12:11
« D'abord, c'était une surprise, parce que la liste fait 13,5%. Les derniers sondages nous mettaient à 7, 7,5%. C'est très rare. Aucun sondage de toute la campagne ne nous a jamais mis à ce score-là. En fait, ça n'arrive jamais. Les sondages peuvent un peu se tromper, etc. Mais dans une campagne, c'est très rare que le score final soit plus haut que le meilleur sondage qu'on a eu pendant toute une campagne. Et je crois qu'on n'avait jamais dépassé les 9,5-10. Quand à la fin, on fait 13,5%, c'est beaucoup. Et surtout, c'est la première fois que les écologistes font plus de 3 millions de voix en France. Et ça, c'est pour moi un déclic. C'est-à-dire qu'il y a un moment où le corps électoral écolo, grosso modo, c'est 800 000, 900 000. Il y avait des bons à 1,5 million, 1,8 million, 2 millions. Mais là, 3 millions de voix, plus de 3 millions d'électrices et d'électeurs qu'on dit « moi, je vote vert », c'est pour moi une étape, un cran qui a été franchi par l'écologie politique en France. Et je pense sur lequel on s'est appuyé au-delà du score en lui-même pour construire des victoires dans de nombreuses municipalités, etc. Donc ça, c'est quelque chose qu'on accueille avec beaucoup de joie. Surtout que ça fait plus de copines et copains qui se retrouvent députés, qui ne l'espéraient pas et qui se retrouvent élus. Donc ça, c'est évidemment un moment politique d'une grande intensité. Même si le résultat aussi, c'est l'extrême droite extrêmement haute, c'est à notre niveau. Et puis aussi la majorité présidentielle qui fait un très gros score. C'est-à-dire qu'on fait 13,5, mais les deux parties devant sont à peu près à 10 points de plus. Donc il faut relativiser tout ça. C'est-à-dire que notre joie était aussi tempérée par la poussée des populismes, etc. Et quand on arrive là, quelque part, au sein du groupe vert, les Français sont un peu de retour. Parce qu'on avait eu un mandat avant, on était beaucoup moins nombreux, on pesait moins. Et ça s'est combiné avec une autre délégation allemande très importante, parce qu'ils ont fait aussi un score historique en Allemagne, et un peu partout. Donc c'est là qu'on a un groupe qui est le groupe le plus important de l'histoire de l'écologie politique au Parlement. Et je pense que ça a aidé dans la première dynamique de ce début de mandature sur le Green Deal. Le vote, toujours pensez ça, le vote écolo, encore une fois, il compte deux fois là aussi. Non seulement vous envoyez des députés écolos, mais aussi vous influencez les autres, qui se disent, aïe, aïe, aïe, il y a l'écologie qui fait un score, donc on va devoir faire des trucs. Et c'est ça qui a lancé, je pense, qui a encouragé à lancer le Green Deal, même si on n'était pas dans l'espèce de coalition informelle, informelle ou informelle, puisqu'ils ont fait sans nous, c'est la vie. Mais malgré tout, on influence, enfin le vote écolo, en tout cas, a influencé. En tout cas, c'est le début de mandature. On a vu, on voit qu'il y a eu un backlash écolo ensuite, un retour en arrière. Mais ça, c'est une autre histoire. En tout cas, à ce début de mandature-là, on sent qu'il y a quelque chose qui se passe. Et puis, il y a le Covid, et puis, bon, il y a tout de suite. Mais il y a un début, il y a un élan qui se fait, où ça se passe autour de l'écologie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités11 août 2018 au 20 oct. 2023 · 37 observations40 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, on y est très favorable, parce qu'au-delà du fait que ça facilite la compréhension, ça obligerait encore plus les familles politiques représentées au Parlement européen à assumer une ligne politique européenne, et quelque part à se détacher de leurs familles respectives à l'intérieur des États. Ça va dans le sens de ce qu'on appelle le saut fédéraliste. De mon point de vue, ce qui manque à l'Union européenne pour avancer vers une démocratie achevée, c'est le saut fédéral. Donc, l'idée, ça serait qu'il y aurait toujours des listes nationales. Les gens voteraient pour des listes nationales, mais il y aurait une liste aussi transnationale. C'est-à-dire qu'on voterait dans tous les pays européens, tous les citoyens voteraient en même temps pour la même liste, les mêmes candidates et candidats qui reflèteraient un peu tous les pays. Il faudrait voir comment construire ces listes pour que tous les gens ne soient pas issus des mêmes pays, etc. Mais que ça ne renforce pas les gros pays de trop. Mais bien sûr, c'est ce vers quoi il faut tendre. Et on pourrait même imaginer un jour, c'était Gérard Honesta qui a été vice-président ici du Parlement, en tant que député écolo, une sorte de bicamérisme, comme il y a en France, avec l'Assemblée et le Sénat, avec à la fois des députés qui seraient élus uniquement sur une liste transnationale et des sénatrices, sénateurs, l'équivalent, qui seraient élus en même temps sur des listes nationales. Et vous aurez à la fois, ou sur des listes d'ailleurs régionales, ça pourrait être des listes régionales, vous aurez à la fois des représentants des régions ou des États, comme un peu quand il y a un bicamérisme, moi je suis plutôt pour le bicamérisme, qui représenterait les identités des pays, des régions, et à la fois une Assemblée européenne qui représenterait vraiment les grands courants d'idées sur une logique transnationale. Mais ça, ça fait partie des étapes à construire. Et la première étape, oui, ça serait une liste transnationale, c'est en discussion, mais je pense que ça sera trop court pour les prochaines élections en 2024. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 10:40Voir 2 autres passages
« D'abord, quand on a été élu, c'était une très grande émotion. Mais avant ça, il y a eu cette campagne qui n'a pas été simple au début. Moi, le fait que j'étais secrétaire national du parti, donc on était dans une situation où il fallait construire un récit politique pour les écologistes, pour plein de raisons. À l'époque, on n'était pas forcément en bonne position pour le faire. Et là, il y a eu d'abord un mouvement social écolo très puissant, qui était les marches pour le climat. Il y avait eu d'abord la pétition « Notre affaire à tous », l'affaire du siècle, qui avait été initiée par Marie Toussaint, qui était aussi dans la direction du parti. Et donc il y a quelque chose qui s'est un peu emboîté à ce moment-là, sur l'urgence écologique, Greta Thunberg, etc., etc. Il y avait aussi un moment un peu de désespoir dans la famille progressiste, dans la famille de gauche. On sortait du quinquennat Hollande, enfin deux ans auparavant. Il y avait le début du macronisme. Il y avait beaucoup de gens dans la famille progressiste, qui se sentaient un peu orphelins et orphelines. Et donc on a réussi à porter une campagne qui était assez simple. C'était « Pour le climat », qui résumait bien les choses. Et avec Yannick Jadot, qui conduisait cette liste, on a réussi à se mettre en dynamique. Moi, j'étais à ce moment-là secrétaire nationale. J'ai hésité. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 0:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées11 août 2018 au 20 oct. 2023 · 22 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, on y est très favorable, parce qu'au-delà du fait que ça facilite la compréhension, ça obligerait encore plus les familles politiques représentées au Parlement européen à assumer une ligne politique européenne, et quelque part à se détacher de leurs familles respectives à l'intérieur des États. Ça va dans le sens de ce qu'on appelle le saut fédéraliste. De mon point de vue, ce qui manque à l'Union européenne pour avancer vers une démocratie achevée, c'est le saut fédéral. Donc, l'idée, ça serait qu'il y aurait toujours des listes nationales. Les gens voteraient pour des listes nationales, mais il y aurait une liste aussi transnationale. C'est-à-dire qu'on voterait dans tous les pays européens, tous les citoyens voteraient en même temps pour la même liste, les mêmes candidates et candidats qui reflèteraient un peu tous les pays. Il faudrait voir comment construire ces listes pour que tous les gens ne soient pas issus des mêmes pays, etc. Mais que ça ne renforce pas les gros pays de trop. Mais bien sûr, c'est ce vers quoi il faut tendre. Et on pourrait même imaginer un jour, c'était Gérard Honesta qui a été vice-président ici du Parlement, en tant que député écolo, une sorte de bicamérisme, comme il y a en France, avec l'Assemblée et le Sénat, avec à la fois des députés qui seraient élus uniquement sur une liste transnationale et des sénatrices, sénateurs, l'équivalent, qui seraient élus en même temps sur des listes nationales. Et vous aurez à la fois, ou sur des listes d'ailleurs régionales, ça pourrait être des listes régionales, vous aurez à la fois des représentants des régions ou des États, comme un peu quand il y a un bicamérisme, moi je suis plutôt pour le bicamérisme, qui représenterait les identités des pays, des régions, et à la fois une Assemblée européenne qui représenterait vraiment les grands courants d'idées sur une logique transnationale. Mais ça, ça fait partie des étapes à construire. Et la première étape, oui, ça serait une liste transnationale, c'est en discussion, mais je pense que ça sera trop court pour les prochaines élections en 2024. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 10:40Voir 2 autres passages
« Oui, on y est très favorable, parce qu'au-delà du fait que ça facilite la compréhension, ça obligerait encore plus les familles politiques représentées au Parlement européen à assumer une ligne politique européenne, et quelque part à se détacher de leurs familles respectives à l'intérieur des États. Ça va dans le sens de ce qu'on appelle le saut fédéraliste. De mon point de vue, ce qui manque à l'Union européenne pour avancer vers une démocratie achevée, c'est le saut fédéral. Donc, l'idée, ça serait qu'il y aurait toujours des listes nationales. Les gens voteraient pour des listes nationales, mais il y aurait une liste aussi transnationale. C'est-à-dire qu'on voterait dans tous les pays européens, tous les citoyens voteraient en même temps pour la même liste, les mêmes candidates et candidats qui reflèteraient un peu tous les pays. Il faudrait voir comment construire ces listes pour que tous les gens ne soient pas issus des mêmes pays, etc. Mais que ça ne renforce pas les gros pays de trop. Mais bien sûr, c'est ce vers quoi il faut tendre. Et on pourrait même imaginer un jour, c'était Gérard Honesta qui a été vice-président ici du Parlement, en tant que député écolo, une sorte de bicamérisme, comme il y a en France, avec l'Assemblée et le Sénat, avec à la fois des députés qui seraient élus uniquement sur une liste transnationale et des sénatrices, sénateurs, l'équivalent, qui seraient élus en même temps sur des listes nationales. Et vous aurez à la fois, ou sur des listes d'ailleurs régionales, ça pourrait être des listes régionales, vous aurez à la fois des représentants des régions ou des États, comme un peu quand il y a un bicamérisme, moi je suis plutôt pour le bicamérisme, qui représenterait les identités des pays, des régions, et à la fois une Assemblée européenne qui représenterait vraiment les grands courants d'idées sur une logique transnationale. Mais ça, ça fait partie des étapes à construire. Et la première étape, oui, ça serait une liste transnationale, c'est en discussion, mais je pense que ça sera trop court pour les prochaines élections en 2024. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Donc, en fait, il n'y a quand même un... Il n'y a plus la toute-puissance SND-PPE. Et ça, on est en train d'y assister aussi au Parlement. Et donc, là, la question, c'est la dérive du PPE et le président du groupe PPE au Parlement européen, qui est allemand pourtant. Je dis pourtant parce que la droite allemande avait plutôt résisté à la tentation de l'extrême droite. Manfred Weber, le président de ce groupe, est en train de faire les yeux de chimène à Mme Mélanie, à la droite de la droite de l'hémicycle, pour se préparer à construire une coalition avec eux. Et donc, l'inconnu, c'est que va faire SND ? Est-ce que les socialistes vont continuer à raisonner en co-gestion avec des gens qui vont vers l'extrême droite ? Nous, c'est clair que c'est no way. Pas question, en bon français. Et il y a la question des libéraux, de Renew, qui, eux, ne savent plus où ils habitent. Est-ce qu'ils, eux aussi, accompagnent le mouvement vers l'extrême droite ? Est-ce qu'ils cèdent à la tentation illibérale ? Est-ce qu'ils font autre chose ? S'ils font autre chose, ils font quoi ? Et c'est pour ça que les Verts, ce que je disais tout à l'heure, sont une force d'appui pour y voir clair. Parce que nous, on est clair sur la ligne politique, sur le fait de construire des coalitions d'idées, mais pas des coalitions techniques avec des gens qui, maintenant, sont en train d'aller vers l'extrême droite. Il faut être très clair sur nos appuis, sur les grandes valeurs. L'Union européenne, ce n'est pas une affaire de frontières, c'est une affaire de valeurs. C'est pour ça qu'on l'a faite. Donc, à la seconde, on oublie ça. On oublie l'objet social et l'objet politique qu'est l'Union européenne. Je pense que c'est les Verts qui font partie de ceux qui sont les plus clairs, qui disent la même chose à peu près partout. Donc, pour moi, le grand débat de ces élections européennes, et tant qu'ils viennent d'ailleurs pour l'Union européenne, c'est deux choix. C'est soit la tentation illibérale, qu'on appelle illibérale, c'est-à-dire la synthèse entre le libéralisme économique et l'autoritarisme xénophobe, liberticide, c'est Orban, ça n'existe pas qu'en Europe, c'était Bolsonaro, c'était Trump, voilà. Ou est-ce que c'est l'espoir vert, qui claire sur les valeurs, sur le basculement de notre économie vers la sobriété, la transition juste, etc. Je pense que c'est vraiment ça, le grand match, qui va se jouer. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 21:34Voir 2 autres passages
« Oui, alors d'abord, on avait prévu dès l'origine, compte tenu de la crise sanitaire dans laquelle nous sommes, même de faire 100% numérique. On a créé des petits studios, un peu comme ici, avec des moins professionnels, parce que voilà, mais qui quand même fonctionnent bien pour qu'on puisse regarder dans un certain confort les différents débats qu'il va y avoir ou quoi. Après, vous savez, la politique et la vie sociale en général, c'est aussi pouvoir avoir des interactions. Donc il faut trouver un compromis. Le tout numérique, c'était pas possible. 100% numérique, ça aurait été frustrant. Donc on avait prévu la cité radieuse dans laquelle on est, c'est 3000 personnes en principe. Là, on avait déjà réduit à 1002 et avec les derniers événements de la reprise de la circulation du virus, on a limité encore à 500 personnes. Écoutez, oui, je pense que ça vaut la peine quand même qu'il y ait des personnes présentes, qui suivent un peu les débats, mais il faut s'adapter à la réalité sanitaire qui est désormais la nôtre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Candidature écologiste pour 2022, leadership à gauche... le "8h30 franceinfo" de David CormandVérifier à 0:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités11 août 2018 au 20 août 2020 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, je souris, au fond, c'est pas hyper drôle, parce que moi j'ai été choqué par cette volonté de brutaliser le débat démocratique. Même si, en soi, des ayatollahs, en vrai, c'est un peu comme des ministres du culte de la religion musulmane. Donc ça n'a rien de péjoratif en termes, sauf en soi. Sauf que quand, dans le livre de, j'ai oublié son nom, de Willy, le président de la Fédération de Chasse, Un chasseur en campagne, lui. compare les écologistes à des terroristes, et que, dans la préface, le ministre de la Justice parle des écologistes comme étant des ayatollahs, on voit bien le champ lexical qui est utilisé. Et moi, je crois qu'il ne faut pas brutaliser le débat démocratique. La question écologique, c'est une question sérieuse. La rançon de la gloire aussi ? Oui, vous avez raison, il y a de ça. Il y a aussi, puisqu'on représente un risque électoral, il y a la volonté de vouloir nous décrédibiliser. Mais je ne crois pas que c'est sur le fond qu'il faut qu'on ait des débats. Moi, je suis très ouvert au fait qu'on puisse discuter de quelle forme de chasse est compatible avec la biodiversité, avec l'usage pour toutes et tous de la forêt. Je suis très ouvert à ce qu'on parle du rapport à la consommation carnée. Je suis très ouvert à ce qu'on parle de la question de l'énergie. Toutes ces questions écologiques qui sont déterminantes, on peut le faire sans s'invectiver et sans s'insulter. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Candidature écologiste pour 2022, leadership à gauche... le "8h30 franceinfo" de David CormandVérifier à 6:41Voir 2 autres passages
« D'abord, on a réussi à le faire un petit peu au niveau des élections européennes. Pas assez. Moi, je suis très humble par rapport à nos résultats aux élections. D'abord, parce qu'il n'y a pas de quoi... Mais vous allez transformer l'essai ? On va essayer de le faire. Mais vous savez, ce sont des thématiques, vous l'avez dit, qui sont défendues par Europe Écologie Les Verts. Mais pour être tout à fait francs, pas seulement. Il y a beaucoup de gens dans la société qui ne sont d'ailleurs dans aucun parti politique, qui viennent d'ailleurs de tous horizons par rapport aux anciens clivages qui pouvaient exister, et qui se disent qu'on ne peut pas continuer à vivre dans le monde tel qu'il est. Et qui sont sensibilisés à la fois sur les questions écologiques, mais sur les questions d'humanisme, j'en ai parlé, de solidarité. Et je crois vraiment qu'il est temps de faire cette nouvelle offre politique. Moi, c'est ce que j'ai coutume de dire. Vous savez, par rapport au statu quo actuel, c'est le gouvernement, on continue avec les petits pas. Il y a deux options. L'option qui est le côté obscur de la force, c'est le rejet de l'autre, c'est le côté brun. Et puis le côté de l'espoir, le côté clair de la force. Et je pense que c'est l'écologie politique qui peut offrir cette horizon. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "Le plus grand problème pour l’humanité, ce n’est pas la dette financière, c’est la dette écologique", alerte David CormandVérifier à 15:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Bien sûr Bien sûr Mais ça Il ne s'agit pas De le remettre en question Et c'est des sentiments Qui sont légitimes Mais je pense que voilà Agir en dépit D'abord du droit international Ce qui est quand même un sujet Et ensuite Sans préparer le jour d'après De façon un peu sérieuse C'est hélas J'en ai peur Voilà Avoir des lendemains Qui déchantent C'est pourquoi l'Union Européenne La France Si elle ne participe pas A juste titre A cette attaque Entre Cordonnée par les Etats-Unis Et Israël Doit se préparer A venir au secours De la population iranienne Et préparer Autant qu'on puisse le faire Une transition Authentiquement démocratique Pour le peuple iranien »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 14:02
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 21:34
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Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 21:34
« Non, ils votaient, mais ils n'étaient pas militants. Ils n'étaient pas spécialement engagés. Donc ils avaient, je dirais, un éthos plutôt de gauche, service public. Ils étaient enseignants dans le public. Et donc ils avaient cette culture-là. On ne parlait pas d'ailleurs tellement spécialement politique à la maison. On parlait de sujets. Tous les sujets étaient ouverts, mais on ne parlait pas de partis politiques. On parlait de l'actualité, on parlait de culture, on parlait de ce qu'on voulait. Et je pense qu'ils votaient grosso modo socialiste. Maintenant, ils votent vert, bien sûr. »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 2:36
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 12:53
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 32:56
« Oui, on y est très favorable, parce qu'au-delà du fait que ça facilite la compréhension, ça obligerait encore plus les familles politiques représentées au Parlement européen à assumer une ligne politique européenne, et quelque part à se détacher de leurs familles respectives à l'intérieur des États. Ça va dans le sens de ce qu'on appelle le saut fédéraliste. De mon point de vue, ce qui manque à l'Union européenne pour avancer vers une démocratie achevée, c'est le saut fédéral. Donc, l'idée, ça serait qu'il y aurait toujours des listes nationales. Les gens voteraient pour des listes nationales, mais il y aurait une liste aussi transnationale. C'est-à-dire qu'on voterait dans tous les pays européens, tous les citoyens voteraient en même temps pour la même liste, les mêmes candidates et candidats qui reflèteraient un peu tous les pays. Il faudrait voir comment construire ces listes pour que tous les gens ne soient pas issus des mêmes pays, etc. Mais que ça ne renforce pas les gros pays de trop. Mais bien sûr, c'est ce vers quoi il faut tendre. Et on pourrait même imaginer un jour, c'était Gérard Honesta qui a été vice-président ici du Parlement, en tant que député écolo, une sorte de bicamérisme, comme il y a en France, avec l'Assemblée et le Sénat, avec à la fois des députés qui seraient élus uniquement sur une liste transnationale et des sénatrices, sénateurs, l'équivalent, qui seraient élus en même temps sur des listes nationales. Et vous aurez à la fois, ou sur des listes d'ailleurs régionales, ça pourrait être des listes régionales, vous aurez à la fois des représentants des régions ou des États, comme un peu quand il y a un bicamérisme, moi je suis plutôt pour le bicamérisme, qui représenterait les identités des pays, des régions, et à la fois une Assemblée européenne qui représenterait vraiment les grands courants d'idées sur une logique transnationale. Mais ça, ça fait partie des étapes à construire. Et la première étape, oui, ça serait une liste transnationale, c'est en discussion, mais je pense que ça sera trop court pour les prochaines élections en 2024. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 10:40
« Mais en Iran Ce sont Le régime actuel Depuis 42 ans Ce sont des intégristes Fanatiques Antisémites Atroces Donc en fait Il ne s'agit pas De débattre de ça Le problème C'est que Non non Le sens de ma question C'est est-ce que J'ai compris Mais dans le droit international Frédéric Rivière Il n'y a pas de droit préventif A se défendre Pour une raison simple C'est qu'en fait Qui décide De niveau de menace Qui autorise De déclencher Le feu guerrier Ou alors on dit Il n'y a plus De droit international Je suis légitime Unilatéralement A évaluer un risque Pour ma survie Et donc J'interviens Unilatéralement Mais on voit bien Où cela peut mener Et donc en fait Et je pense que Vous avez fait trois citations Vous auriez pu en trouver d'autres C'était la raison d'être De ce régime iranien D'exister Notamment Sur la question De l'intégrisme religieux Et sur la haine d'Israël Ce qui est inacceptable Mais en fait Il n'y a pas de droit A unilatéralement Ou à deux pays Attaquer un pays Sur la base De déclarations Etc »
RFI — L'Atelier politique · David Cormand : «Jean-Luc Mélenchon veut être le roi du cimetière»Vérifier à 15:43
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 12:53
« Oui, on y est très favorable, parce qu'au-delà du fait que ça facilite la compréhension, ça obligerait encore plus les familles politiques représentées au Parlement européen à assumer une ligne politique européenne, et quelque part à se détacher de leurs familles respectives à l'intérieur des États. Ça va dans le sens de ce qu'on appelle le saut fédéraliste. De mon point de vue, ce qui manque à l'Union européenne pour avancer vers une démocratie achevée, c'est le saut fédéral. Donc, l'idée, ça serait qu'il y aurait toujours des listes nationales. Les gens voteraient pour des listes nationales, mais il y aurait une liste aussi transnationale. C'est-à-dire qu'on voterait dans tous les pays européens, tous les citoyens voteraient en même temps pour la même liste, les mêmes candidates et candidats qui reflèteraient un peu tous les pays. Il faudrait voir comment construire ces listes pour que tous les gens ne soient pas issus des mêmes pays, etc. Mais que ça ne renforce pas les gros pays de trop. Mais bien sûr, c'est ce vers quoi il faut tendre. Et on pourrait même imaginer un jour, c'était Gérard Honesta qui a été vice-président ici du Parlement, en tant que député écolo, une sorte de bicamérisme, comme il y a en France, avec l'Assemblée et le Sénat, avec à la fois des députés qui seraient élus uniquement sur une liste transnationale et des sénatrices, sénateurs, l'équivalent, qui seraient élus en même temps sur des listes nationales. Et vous aurez à la fois, ou sur des listes d'ailleurs régionales, ça pourrait être des listes régionales, vous aurez à la fois des représentants des régions ou des États, comme un peu quand il y a un bicamérisme, moi je suis plutôt pour le bicamérisme, qui représenterait les identités des pays, des régions, et à la fois une Assemblée européenne qui représenterait vraiment les grands courants d'idées sur une logique transnationale. Mais ça, ça fait partie des étapes à construire. Et la première étape, oui, ça serait une liste transnationale, c'est en discussion, mais je pense que ça sera trop court pour les prochaines élections en 2024. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 10:40
« Alors, d'abord, parce que la famille verte n'est pas équitablement représentée dans les fins de cet pays. C'est-à-dire qu'on est plutôt fort dans l'Ouest, au nord de l'Europe. Ça commence dans des formes différentes au Sud, mais ce n'est pas simple. Et on est relativement absent dans l'Est, ce qu'on appelle les anciens pays de l'Est, du bloc de l'Est, etc. Donc, ça crée un déséquilibre quand on consolide les résultats en général. Ensuite, la deuxième raison, c'est que l'extrême droite est diluée, d'une certaine façon, dans deux groupes. Donc, en fait, pour vraiment évaluer le poids de l'extrême droite au niveau européen, il ne faut pas uniquement regarder le groupe dans lequel siège le Rassemblement national, qui s'appelle le groupe IDÉ. Il faut aussi regarder le groupe ECR, dans lequel siège, par exemple, la famille politique de Madame Mélanie. Ou Vox espagnol, ou bon bref. Donc là, ça ne fait plus une force qui est derrière nous, ça fait une force qui est devant nous. Parce qu'ils sont de mémoire 70, 65, donc ça fait, ils sont même devant, aujourd'hui, devant Renew, ils ne doivent pas être loin des SND. Donc, ils sont divisés en deux groupes, mais ce bloc d'extrême droite est le dernier élément. Et là, c'est qu'il y a une partie du PPE qui, dans certains pays, sont de fait la force d'extrême droite, ou une des forces d'extrême droite. Donc, c'est ça le problème. Et après, pour les sociodémocrates, ils résistent dans un certain nombre de pays du Nord, en tout cas à l'époque, etc. Mais hélas, ils sont en perte de vitesse dans un certain nombre de pays où ils étaient forts. À l'époque, ils ont résisté en Italie. Là, ils sont en train de se refaire, mais ce n'est pas simple. Ils sont en train d'être affaiblis en Allemagne. On va voir ce qui va se passer en Espagne. Et puis, en France, on voit que ce n'est pas simple. Donc, c'est pour ça qu'il y a des différents niveaux de maturation et de recomposition de ces blocs politiques en fonction des pays. Mais la grande tendance, quand même, c'est un renforcement du populisme d'extrême droite. Un affaiblissement de la gauche de la gauche, qui avait eu le vent en poupe à un moment avec Podemos, Dillinke. En fait, il n'y a un peu qu'en France, avec la France insoumise, en tout cas pour les élections nationales, que ça résiste. Partout ailleurs, c'est quand même Syriza, on l'a vu en Grèce, qui était un des... Tout ça est en train de baisser. Une résistance en fonction des pays, des sociodémocrates. L'écologie, qui en tout cas, en 2019, avait rebondi. On va voir, là, ça va être un des enjeux à détenir. Et puis, une droite, PPE, qui s'affaiblit en se droitisant. Et un double pôle, extrême droite, qui se renforce. »
Vendredi Écologie avec David Cormand · Vendredi Écologie avec David Cormand - Episode 3: Européennes 2019Vérifier à 16:47
« Écoutez, c'est pas mal de s'attaquer à un sujet qui était souvent méprisé, c'est-à-dire comment on s'occupe de nos déchets. Après, la question fondamentale quand on parle de déchets, c'est de les réduire à la source. Le bon déchet, ce n'est pas forcément celui qu'on recycle, c'est celui qu'on ne produit pas. Or, aujourd'hui, on a du mal à voir les mesures contraignantes, je dis bien contraignantes, pour réduire ces déchets. C'est-à-dire que moi, ce que je comprends de la logique de ce qui va être proposé, c'est qu'on va encourager ceux qui produisent des suremballages, des déchets, à faire moins, seulement les encourager, alors que je pense qu'il faut les obliger à le faire. Et à l'autre bout de la chaîne, on va favoriser le recyclage, et notamment l'histoire des consignes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · David Cormand secrétaire national EELV sur l'affaire Rugy : "c'est terrible pour la démocratie"Vérifier à 7:37
« Non, non, non. Vous savez, l'image des écolos râleurs qui sont là pour uniquement... Vous savez, c'est bien aussi de râler des fois. Il y a beaucoup de raisons de râler en réalité. Mais on souhaite aussi apporter des solutions. Je reprends mon exemple de la politique agricole commune. Dans les groupes de travail et de négociation, quand Yannick Jadot a posé la question à Pascal Canfin, parce que le fait est que Pascal Canfin négociait pour ses nouveaux amis libéraux du groupe Renew, pour dire, et Pascal, sur la PAC, qu'est-ce qu'on peut faire ? Il a répondu la même chose que ce que nous a répondu Mme van der Leyen. C'est qu'en réalité, il n'y a pas de volonté de réorienter les choses. Il y a une volonté d'habiller les choses. Et que ce soit les socialistes ou les libéraux, ils aimeraient bien qu'il y ait la touche verte pour dire, vous voyez, on n'est pas contre nous, les verts sont aussi là. »
France Inter — L'invité de 8h20 · David Cormand secrétaire national EELV sur l'affaire Rugy : "c'est terrible pour la démocratie"Vérifier à 4:16