Daniel Cohn-Bendit — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
5 nov. 2015 au 4 avr. 2025
Questions
182
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 182 questions évaluables
Réponse directe
75
Réponse partielle
38
Réponse à côté
67
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 182
Question 1Philippe Caverivière face à Daniel Cohn-Bendit
Rassurez-vous, il me semble que Danny Kohn-Bendit a quelques notions de français. C'est pas vrai ?
Réponse directe
Du sprich französisch ? Ah il parle français ? Excusez-moi, d'accord, mais oui bien sûr, autant pour moi. Alors l'enfance, Danny vous êtes née aujourd'hui, enfin aujourd'hui, bon bébé j'ai envie de dire. Alors, juifs, roux et allemands, et on se dit, pas simple, qu'est-ce qui pourrait être pire ? Et on apprend que vous êtes nés à Montauban. Et là, c'était Montauban, le pauvre, on embrasse le Gers. Je déconne, je suis au courant. Voilà, vos parents, alors vous avez vécu à Francfort, c'est ça ? Après Francfort, encore, toujours. Vous êtes passionné de politique. Alors j'ai vu votre formidable documentaire sur le Brésil et sur le Socrates, et je vous suivrai plus au Brésil qu'en Allemagne. Don…
« Du sprich französisch ? Ah il parle français ? Excusez-moi, d'accord, mais oui bien sûr, autant pour moi. Alors l'enfance, Danny vous êtes née aujourd'hui, enfin aujourd'hui, bon bébé j'ai envie de dire. Alors, juifs, roux et allemands, et on se dit, pas simple, qu'est-ce qui pourrait être pire ? Et on apprend que vous êtes nés à Montauban. Et là, c'était Montauban, le pauvre, on embrasse le Gers. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Tu vois ? Moins sensible au folklore allemand. Pardon, mais il y a des restos brésiliens partout. J'embrasse mes copains du Botafogo et Saint-Aigulf. Il n'y a pas de resto allemand. Je viens de gagner une caipi. Je viens de gagner une caipi. Alors, bref, Dany, vous êtes la figure la plus célèbre de mai 68. Mai 68, ou comme le dit François Langlais, le début de la fin. Oh non ! Hier, je regardais BFM, il y avait un super reportage sur Chella. Et depuis la retraite provisoire de Sylvie Vartan et la retraite définitive de François Zardy, il disait que Chella, elle était la dernière icône des années 60 en pleine forme. Il y a Chella et vous ! »
RTL · Philippe Caverivière face à Daniel Cohn-Bendit
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RTL · Philippe Caverivière face à Daniel Cohn-Bendit
Question 2Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"
Daniel Cohn-Bendit, Marion Van Rentergen vous dit aussi, le 68 art aujourd'hui, c'est Elon Musk. Le libertarianisme est passé du côté des conservateurs. Et c'est vrai que chez Musk, mais plus largement dans le monde de la tech américaine, on voit une reprise d'un discours de liberté totale, discours libertarien, anti-État. ça vous inspire quoi ?
Réponse directe
Là, il y a... Elle me provoque, là, c'est normal. Mais il faut faire la différence. L'idée libérale, libertaire, ou l'idée libertaire, c'est une autonomie sociétale, sociale. C'est-à-dire l'autonomie avec responsabilité sociale. Le libertarisme, c'est l'individualisme contre tout le monde. C'est l'individualisme sans réflexion sociale. Donc, il y a une grande différence. La revendication de liberté, elle est juste. C'est Hannah Arendt qui, même, elle, défendait la révolution américaine contre la révolution française. Elle dit, plus importante que le social, c'est d'abord cette idée de liberté. Et notre problème aujourd'hui, c'est de relier cette idée de nécessité de liberté avec la responsa…
« Là, il y a... Elle me provoque, là, c'est normal. Mais il faut faire la différence. L'idée libérale, libertaire, ou l'idée libertaire, c'est une autonomie sociétale, sociale. C'est-à-dire l'autonomie avec responsabilité sociale. Le libertarisme, c'est l'individualisme contre tout le monde. C'est l'individualisme sans réflexion sociale. Donc, il y a une grande différence. La revendication de liberté, elle est juste. C'est Hannah Arendt qui, même, elle, défendait la révolution américaine contre la révolution française. Elle dit, plus importante que le social, c'est d'abord cette idée de liberté. Et notre problème aujourd'hui, c'est de relier cette idée de nécessité de liberté avec la responsabilité sociale. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 10:16
Question 3Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"
Vous dites aussi, au-delà de Macron, il y a une maladie de la Ve République qui a atteint Sarkozy et Hollande avant lui. L'Élysée rend fou. Ah mais,
Réponse directe
l'Élysée rend fou et tous les candidats à l'Élysée deviennent fous. Et c'est pour ça que moi, je m'en rappelle quand j'avais fait 16% aux élections européennes, le lendemain, j'étais interviewé à l'IB et Laurent Joffrin et toute l'équipe, bon, tu seras candidat à la présidentielle. Et j'aurais dit, jamais, jamais, c'est la mort, c'est la mort, candidature à la présidentielle, tu commences à déglinguer complètement politiquement. Et donc, je m'excuse, mais c'est vrai, c'est très, très, très compliqué. Et donc, pour moi, il faut des présidents, il faut des ministres, il faut, mais pas moi, je ne suis pas moi, personnellement, je ne suis pas fait pour ça.
« l'Élysée rend fou et tous les candidats à l'Élysée deviennent fous. Et c'est pour ça que moi, je m'en rappelle quand j'avais fait 16% aux élections européennes, le lendemain, j'étais interviewé à l'IB et Laurent Joffrin et toute l'équipe, bon, tu seras candidat à la présidentielle. Et j'aurais dit, jamais, jamais, c'est la mort, c'est la mort, candidature à la présidentielle, tu commences à déglinguer complètement politiquement. Et donc, je m'excuse, mais c'est vrai, c'est très, très, très compliqué. Et donc, pour moi, il faut des présidents, il faut des ministres, il faut, mais pas moi, je ne suis pas moi, personnellement, je ne suis pas fait pour ça. »
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Question 4Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"
Et vous mettez une sorte de continuum entre le wokeisme et le triomphe de Trump ?
Réponse directe
Oui, enfin, un continuum, je dis, un des problèmes, un des problèmes, c'est quand le wokeisme devient, j'ai dit totalitaire, donc devient très autoritaire, et bien la réaction des autres renforce une folie telle que le trumpisme. Donc le trumpisme-maskinisme, que je dis que c'est une nouvelle forme de marxisme-léninisme, c'est une idéologie impérialiste totalitaire, mais qui a su exploiter les faiblesses, justement, du wokeisme qui existait à la gauche américaine.
« Oui, enfin, un continuum, je dis, un des problèmes, un des problèmes, c'est quand le wokeisme devient, j'ai dit totalitaire, donc devient très autoritaire, et bien la réaction des autres renforce une folie telle que le trumpisme. Donc le trumpisme-maskinisme, que je dis que c'est une nouvelle forme de marxisme-léninisme, c'est une idéologie impérialiste totalitaire, mais qui a su exploiter les faiblesses, justement, du wokeisme qui existait à la gauche américaine. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 8:08
Question 5Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"
Vous avez consacré votre vie politique et votre engagement, pardon, Dany Le Vert. Et Dany L'Européen. Et Dany L'Européen, voilà. La construction européenne, comme l'écologie, sont aujourd'hui les principales cibles, vous le savez, des mouvements populistes, aux Etats-Unis comme en France. Pourquoi avez-vous perdu la bataille des idées ?
Réponse directe
Je crois que c'est, il faut comprendre, moi je crois, une des raisons les plus importantes, c'est la crise Corona. La crise Corona nous a fait peur, a fait peur à tout le monde. Et donc, en sortant de cette crise, la majorité des gens ont dit, laissez-nous vivre. On veut vivre. Arrêtez de nous dire on ne peut pas faire ça, c'est assez dangereux, etc. Et les populistes ont foncé là-dedans. Ils ont compris que, vous comprenez, laissez-nous vivre, ça veut dire que tous ceux qui vous expliquent aujourd'hui le réchauffement climatique, l'agriculture qui détruit tout, etc. Ils veulent vous empêcher de vivre. Et donc, une masse de gens ont dit notre liberté, notre volonté, justement, après l'angoi…
« Je crois que c'est, il faut comprendre, moi je crois, une des raisons les plus importantes, c'est la crise Corona. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 13:02Voir 2 autres passages
« La crise Corona nous a fait peur, a fait peur à tout le monde. Et donc, en sortant de cette crise, la majorité des gens ont dit, laissez-nous vivre. On veut vivre. Arrêtez de nous dire on ne peut pas faire ça, c'est assez dangereux, etc. Et les populistes ont foncé là-dedans. Ils ont compris que, vous comprenez, laissez-nous vivre, ça veut dire que tous ceux qui vous expliquent aujourd'hui le réchauffement climatique, l'agriculture qui détruit tout, etc. Ils veulent vous empêcher de vivre. Et donc, une masse de gens ont dit notre liberté, notre volonté, justement, après l'angoisse, la peur et les blessures qu'ont créé les mesures anti-Corona ont fait que, pour l'instant, on a perdu. Pour l'instant. Oui, »
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Question 6Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"
Vous écrivez qu'au lendemain du 7 octobre, vous vous êtes trouvés à ruminer une phrase, « Nous, les Juifs, nous sommes seuls ». Et vous dites, « Jamais je n'avais formulé une phrase pareille, jamais je n'avais pensé « nous » en parlant des Juifs ». Vous écrivez aussi, « Je suis un Juif qui tourne en rond, un Juif du doute qui, de plus en plus, ne se reconnaît nulle part ». C'est quoi un Juif du doute ?
Réponse directe
D'abord, peut-être le doute, c'est ça qui définit le Juif. C'est le Juif... J'avais fait un film, « Nous sommes tous des Juifs allemands », qui est passé il y a trois ans, je crois, ou quatre ans, je ne m'en rappelle plus aussi, à la télévision. Et là, une rabbine, une femme rabbine, donc libérale, me dit, être juif, son père lui définissait être juif, c'est se coucher le soir avec une question et se réveiller le lendemain avec une autre question. Le doute, c'est se questionner. Et c'est vrai, après le 7 octobre, on était seuls. Beaucoup de Juifs, on se sentit seuls. Il n'y avait pas une levée des boucliers, il y avait « oui, mais », il y avait « oui, mais ». Après, l'horreur du Hamas. Et p…
« D'abord, peut-être le doute, c'est ça qui définit le Juif. C'est le Juif... J'avais fait un film, « Nous sommes tous des Juifs allemands », qui est passé il y a trois ans, je crois, ou quatre ans, je ne m'en rappelle plus aussi, à la télévision. Et là, une rabbine, une femme rabbine, donc libérale, me dit, être juif, son père lui définissait être juif, c'est se coucher le soir avec une question et se réveiller le lendemain avec une autre question. Le doute, c'est se questionner. Et c'est vrai, après le 7 octobre, on était seuls. Beaucoup de Juifs, on se sentit seuls. Il n'y avait pas une levée des boucliers, il y avait « oui, mais », il y avait « oui, mais ». Après, l'horreur du Hamas. Et puis, la guerre continue et ce que fait maintenant ce gouvernement Netanyahou, ce que fait ce gouvernement crypto-fasciste, c'est l'horreur aussi pour nous. Donc, on est complètement pris au piège face à deux horreurs et donc, on est un juif, on comprend ceux qui veulent vivre en Israël et on ne comprend pas que les Israéliens, que Netanyahou, puissent se faire ce qu'il est en train de faire. Donc, c'est ça, d'être en rond. On tourne en rond, on se pose des questions, je me pose des questions et pour moi, c'est simple maintenant, j'ai la réponse. Si vous êtes pro-israélien, vous devez manifester avec un drapeau israélien et palestinien. Si vous êtes pro-palestinien, vous devez manifester avec un drapeau palestinien et un drapeau israélien. Car si Israël existe, la Palestine pourra exister et si la Palestine veut exister, il faut aussi qu'Israël existe. Voilà, c'est aussi simple et compliqué que cela. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 4:33
Question 7Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"
C'est une maladie spécifiquement française ou on la retrouve en Allemagne aussi, cette forme-là de pouvoir ?
Réponse directe
le présidentialisme français, ça, c'est vraiment une maladie française. Mais il y a d'autres maladies du pouvoir en Allemagne ou dans d'autres pays. C'est pas des regrets de ce que j'ai écrit. C'est pas la même chose. Et j'explique qu'il y a une maladie, si on a une tâche, toute personne... C'est Philippe Protte, c'est la tâche. C'est ma tâche. Ma tâche, c'est la tâche d'une maladie de la provocation, de la provocation qui, là, était trop loin, et même, il y a eu à la télévision aussi, qu'on peut expliquer, et c'est vrai que cette maladie de la provocation, elle s'est calmée au fur et à mesure. C'est vrai qu'avec ma femme, maintenant, on est ensemble depuis 45 ans, c'est là que ça s'est cal…
« le présidentialisme français, ça, c'est vraiment une maladie française. Mais il y a d'autres maladies du pouvoir en Allemagne ou dans d'autres pays. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 22:15
Question 8Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"
Donc, vous n'avez pas remisé votre rêve de toujours de l'Europe fédérale des Etats-Unis d'Europe ?
Réponse directe
Non, parce que c'est la seule forme démocratique, justement, de contrôler l'Europe. Le fédéralisme, c'est une organisation de la démocratie. Et s'il n'y a pas ce fédéralisme, et donc un contrôle parlementaire, un contrôle démocratique, on ne pourra pas contrôler ce dont on a besoin, qui est cette Europe souveraine. La souveraineté européenne a besoin d'un fédéralisme européen. qu'on serait capable de révolutionner le mœur, le monde. Mais je crois qu'on a toujours envie de l'améliorer. Et oui, je pense qu'on peut l'améliorer, qu'on doit l'améliorer, de le rendre plus juste, de le rendre plus acceptable. écologiquement et responsable, etc. Ce n'est pas la foi, c'est l'envie. J'ai une envie d'…
« Non, parce que c'est la seule forme démocratique, justement, de contrôler l'Europe. Le fédéralisme, c'est une organisation de la démocratie. Et s'il n'y a pas ce fédéralisme, et donc un contrôle parlementaire, un contrôle démocratique, on ne pourra pas contrôler ce dont on a besoin, qui est cette Europe souveraine. La souveraineté européenne a besoin d'un fédéralisme européen. »
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Question 9Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"
Rassurez-vous, vous ne les faites pas, Daniel Kohn-Bendit. Mes 80 ans, je suis désolé, c'est l'âge auquel on écrit ses mémoires, encore plus avec une vie comme la vôtre de mai 68 au Parlement européen. Il y a eu Dany le Rouge, Dany le Vert, Dany le Juif, comme l'écrit Marion Van Rentergeam. Ça a été facile de rassembler tous ces Dany en une seule vie et en un seul livre ?
Réponse directe
Non, pas du tout. Et ça, c'est grâce à Marion que j'ai réussi. Parce que j'ai toujours besoin de quelqu'un qui, je parle, j'explique, je raconte. Et il faut quelqu'un qui m'aide à mettre tout ça en forme. Et qui me pousse aussi des fois dans mes rentranchements, parce qu'il y a des choses dont je ne veux pas parler. Par exemple, même moi, j'ai des difficultés à en parler. Là, on a réussi ensemble à parler de tout. C'est-à-dire qu'elle, j'ai raconté, elle me raconte et elle me connaissait. Et elle me pousse après à parler moi-même et à m'expliquer ce que je pensais ou pourquoi j'ai fait ceci ou cela. Je revendique surtout, je n'ai pas une identité. Je cite l'Euclésio, qui parle de trois noma…
« Non, pas du tout. Et ça, c'est grâce à Marion que j'ai réussi. Parce que j'ai toujours besoin de quelqu'un qui, je parle, j'explique, je raconte. Et il faut quelqu'un qui m'aide à mettre tout ça en forme. Et qui me pousse aussi des fois dans mes rentranchements, parce qu'il y a des choses dont je ne veux pas parler. Par exemple, même moi, j'ai des difficultés à en parler. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 1:10Voir 1 autre passage
« Là, on a réussi ensemble à parler de tout. C'est-à-dire qu'elle, j'ai raconté, elle me raconte et elle me connaissait. Et elle me pousse après à parler moi-même et à m'expliquer ce que je pensais ou pourquoi j'ai fait ceci ou cela. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 1:34
Question 10Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"
Et notre invité ce matin est une figure de la vie politique française, ancien député européen écologiste. Bonjour Daniel Kohn-Bendit. Bonjour. Vous signez cette semaine avec l'eurodéputé Place Publique Raphaël Glucksmann, une tribune dans le monde avec pour titre cette question. Comment ne pas voir que la riposte israélienne viole les lois de la guerre et piétine le droit international ?
Réponse à côté
Ce n'est pas la question. Et je crois qu'on perd son temps. On verra, puis il ne viendra pas. La question, c'est comment arrêter ce qui se passe en ce moment à Gaza ? Comment donner une perspective aux Palestiniens ou aux Israéliens ?
« Ce n'est pas la question. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 0:39Voir 1 autre passage
« Et je crois qu'on perd son temps. On verra, puis il ne viendra pas. La question, c'est comment arrêter ce qui se passe en ce moment à Gaza ? Comment donner une perspective aux Palestiniens ou aux Israéliens ? »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 0:40
Question 11Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"
Donc chacun vous en dit que l'intégralité du territoire, en fait, c'est ça ?
Réponse directe
C'est ça. La totalité du territoire est juif. Donc c'est contre ça. Pour aider, pour soutenir Israël, il faut se battre contre ça. Avec toutes les centaines de milliers d'Israéliens qui défilent en Israël. Et on ne va pas dire « Mais ils sont antisémites ». À chaque fois quelqu'un qui est contre ce gouvernement, on dit « Il est antisémite ». Il y a des antisémites qui sont contre ce gouvernement. Évidemment. Et la France insoumise n'en est pas loin. C'est vrai. Mais tous ceux qui sont contre ce gouvernement ne sont pas, par définition, antisémites. Il faut arrêter avec ces blagues.
« C'est ça. La totalité du territoire est juif. Donc c'est contre ça. Pour aider, pour soutenir Israël, il faut se battre contre ça. Avec toutes les centaines de milliers d'Israéliens qui défilent en Israël. Et on ne va pas dire « Mais ils sont antisémites ». À chaque fois quelqu'un qui est contre ce gouvernement, on dit « Il est antisémite ». Il y a des antisémites qui sont contre ce gouvernement. Évidemment. Et la France insoumise n'en est pas loin. C'est vrai. Mais tous ceux qui sont contre ce gouvernement ne sont pas, par définition, antisémites. Il faut arrêter avec ces blagues. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 4:24
Question 12Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"
Mais ce n'est pas un moyen d'arrêter ça, justement ?
Réponse directe
Non, ce n'est pas un moyen, parce que Netanyahou, il est en Israël et il ne viendra pas en France. Il ne viendra pas en Allemagne, il ne viendra pas en Europe. Donc on perd son temps. Ce n'est pas ça. C'est comme l'arrestation de « faut-il arrêter Poutine ? » Parce qu'il y a un mandat d'arrêt. Il ne vient pas. Donc ce n'est pas ça. On dit « il faut arrêter Poutine en Ukraine ». Il faut qu'il y ait une perspective pour les Palestiniens pour que les Israéliens puissent vivre en terre. Le gouvernement Netanyahou avec l'extrême droite, avec les fascistes, est un gouvernement suicidaire pour Israël. Donc si on est du côté d'Israël, il faut bien argumenter dans ce sens.
« Non, ce n'est pas un moyen, parce que Netanyahou, il est en Israël et il ne viendra pas en France. Il ne viendra pas en Allemagne, il ne viendra pas en Europe. Donc on perd son temps. Ce n'est pas ça. C'est comme l'arrestation de « faut-il arrêter Poutine ? » Parce qu'il y a un mandat d'arrêt. Il ne vient pas. Donc ce n'est pas ça. On dit « il faut arrêter Poutine en Ukraine ». Il faut qu'il y ait une perspective pour les Palestiniens pour que les Israéliens puissent vivre en terre. Le gouvernement Netanyahou avec l'extrême droite, avec les fascistes, est un gouvernement suicidaire pour Israël. Donc si on est du côté d'Israël, il faut bien argumenter dans ce sens. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 0:56
Question 13Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"
Et justement, il y a un autre point important dans votre tribune, c'est que Raphaël Glucksmann et vous, vous demandez donc à la France de reconnaître cet État palestinien. Cette demande de reconnaissance, cette condamnation aussi de la réponse israélienne, c'est ce que vous disiez. Pourquoi ?
Réponse partielle
Non, je condamne après. Il fallait une réponse. Il fallait une réponse israélienne après le 7 octobre. Je ne condamne pas la réponse. Je dis aujourd'hui, il n'y a plus de raison que cette réponse continue. La seule raison, c'est que Netanyahou a besoin de la guerre pour rester au pouvoir. Et le fait qu'il n'y a aucune perspective pour les Palestiniens.
« Non, je condamne après. Il fallait une réponse. Il fallait une réponse israélienne après le 7 octobre. Je ne condamne pas la réponse. Je dis aujourd'hui, il n'y a plus de raison que cette réponse continue. La seule raison, c'est que Netanyahou a besoin de la guerre pour rester au pouvoir. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 5:10Voir 1 autre passage
« Et le fait qu'il n'y a aucune perspective pour les Palestiniens. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 5:31
Question 14Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"
Vous avez des soupçons ?
Réponse directe
Si j'ai avec moi, ça serait inintéressant. Il y a quand même pas mal de gens en Géorgie et la présidente, qui elle-même a des soupçons. Ce n'est pas moi. Moi, je suis qui là-dedans ?
« Si j'ai avec moi, ça serait inintéressant. Il y a quand même pas mal de gens en Géorgie et la présidente, qui elle-même a des soupçons. Ce n'est pas moi. Moi, je suis qui là-dedans ? »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 8:18
Question 15Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"
Et Jean-François Copé ?
Réponse directe
Oui, oui, mais ça, je m'en fous. Et Charles de Courchon ? Jean-François Copé, il ne sera pas sur la liste des candidats. Aujourd'hui, Marine Le Pen et Mélenchon rêvent d'un deuxième tour, Marine Le Pen et Mélenchon. Et Marine Le Pen contre Mélenchon, c'est 65 à 70% Marine Le Pen contre Mélenchon. Donc si on ne veut pas Marine Le Pen, il y a une force politique qui a gagné les législatives. Le NFP ? Non, le Front Républicain et pas le NFP. Le NFP n'a rien gagné. Le NFP fait 28%. Quand Jospin était Premier ministre, il faisait 39%. Le Front Républicain, donc ça doit être un accord du Front Républicain, donc du centre avec la gauche, ça c'est une majorité. C'est ce qu'ils ont voulu, puisqu'ils…
« Oui, oui, mais ça, je m'en fous. Et Charles de Courchon ? Jean-François Copé, il ne sera pas sur la liste des candidats. Aujourd'hui, Marine Le Pen et Mélenchon rêvent d'un deuxième tour, Marine Le Pen et Mélenchon. Et Marine Le Pen contre Mélenchon, c'est 65 à 70% Marine Le Pen contre Mélenchon. Donc si on ne veut pas Marine Le Pen, il y a une force politique qui a gagné les législatives. Le NFP ? Non, le Front Républicain et pas le NFP. Le NFP n'a rien gagné. Le NFP fait 28%. Quand Jospin était Premier ministre, il faisait 39%. Le Front Républicain, donc ça doit être un accord du Front Républicain, donc du centre avec la gauche, ça c'est une majorité. C'est ce qu'ils ont voulu, puisqu'ils ont fait le Front Républicain. Ils ont été élus pour ça, ils ne font pas leur boulot. C'est ça le problème. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 11:38
Question 16Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"
Et pourquoi ces arguments-là, ils sont restés pendant si longtemps l'apanage de la gauche radicale et de LFI dont vous parlez ?
Réponse partielle
C'est pas vrai. Si vous m'écoutez tous les dimanches, depuis, sur LCI, je le dis depuis le 20 octobre. Elie Barnavi fait un article, trois jours après le 7 octobre, dans Le Monde, où il écrit exactement, il y a une responsabilité de ce gouvernement. C'est pas vrai que c'est l'apanage. Mais on écoute en France que certains, je peux vous le démontrer, je le dis en Allemagne, je le dis en France, il y a, c'est pas, on n'a pas attendu la débilité de la France insoumise pour dire des vérités très simples. S'il n'y a pas de perspective palestinienne, et bien... C'est pour ça qu'il faut reconnaître l'ONU. C'est pour ça qu'il faut reconnaître la jurisprudence de l'ONU. On peut pas. Et vous savez, o…
« C'est pas vrai. Si vous m'écoutez tous les dimanches, depuis, sur LCI, je le dis depuis le 20 octobre. Elie Barnavi fait un article, trois jours après le 7 octobre, dans Le Monde, où il écrit exactement, il y a une responsabilité de ce gouvernement. C'est pas vrai que c'est l'apanage. Mais on écoute en France que certains, je peux vous le démontrer, je le dis en Allemagne, je le dis en France, il y a, c'est pas, on n'a pas attendu la débilité de la France insoumise pour dire des vérités très simples. S'il n'y a pas de perspective palestinienne, et bien... »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 5:39
Question 17Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"
Alors, notre entretien touche à sa fin, Daniel Cohn-Bendit, mais on ne voulait pas vous quitter sans une question sur la politique française. Vous savez qu'on est dans une crise en ce moment, que le gouvernement Barnier pourrait être censuré la semaine prochaine avec le budget de la sécurité sociale. Si ce gouvernement Barnier chute, est-ce qu'Emmanuel Macron doit démissionner ?
Réponse partielle
Non, parce qu'une élection, c'est ce que veulent et Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
« Non, parce qu'une élection, c'est ce que veulent et Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 11:31
Question 18Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino Morelle
On va poser la question ce matin à Aquilino Morel, ancien conseiller de Lionel Jospin à Matignon, de François Hollande à l'Elysée, auteur de la parabole des aveugles, Marine Le Pen aux portes de l'Elysée séchée grassée, auteur aussi, je le rappelle, de l'opium des élites, comment on a défait la France sans faire l'Europe. C'était il y a trois ans, je crois, toujours aux éditions grassées. Et nous sommes aussi avec Daniel Cohn-Bendit, ancien eurodéputé écologiste, ancien maire adjoint de la ville de Francfort, et donc co-signataire de cette tribune. Bonjour à tous les deux. Bonjour. Et merci d'être au micro d'Inter. Daniel Cohn-Bendit, les populistes, je le disais, on le vend dans le dos. Jordan Bardella est donné à plus de 30% d'intention de vote en France vendredi dernier. Il disait à ce micro, sur Inter, face à Raphaël Glucksmann en débat, et ce furent ses premiers mots, « Je suis le candidat de l'Europe des nations face à ceux qui défendent l'Europe fédérale ». Fin de citation. Dans ce contexte, est-ce de votre part de la folie, de la témérité ou de la provocation que de défendre ce que Victor Hugo appelait les États-Unis d'Europe ?
Réponse partielle
C'est de l'intelligence. Alors, c'est très simple. Je crois que nous sommes face à des défis incroyables. Et d'ailleurs, tout le monde le décrit. Nous voulons, parce que ces pays en ont besoin, un élargissement incroyable, élargir l'Europe à 36 ou à 37, etc. Et nous disons, on comprend cela, on comprend que les Ukrainiens veulent rentrer dans l'Europe, on comprend que les Bosniaques veulent rentrer dans l'Europe, mais pour cela, il faut faire approfondir l'Europe. Sans ça, ça ne peut pas fonctionner. On ne peut pas détruire l'Europe parce qu'il faut l'élargir. Voilà un peu notre raisonnement. Et le fédéralisme, c'est-à-dire une autre organisation de comment on fait la politique, comment on…
« Alors, c'est très simple. Je crois que nous sommes face à des défis incroyables. Et d'ailleurs, tout le monde le décrit. Nous voulons, parce que ces pays en ont besoin, un élargissement incroyable, élargir l'Europe à 36 ou à 37, etc. Et nous disons, on comprend cela, on comprend que les Ukrainiens veulent rentrer dans l'Europe, on comprend que les Bosniaques veulent rentrer dans l'Europe, mais pour cela, il faut faire approfondir l'Europe. Sans ça, ça ne peut pas fonctionner. On ne peut pas détruire l'Europe parce qu'il faut l'élargir. Voilà un peu notre raisonnement. Et le fédéralisme, c'est-à-dire une autre organisation de comment on fait la politique, comment on décide de la politique en Europe, c'est une solution, je ne dis pas que c'est la seule, c'est une solution qui garantit une démocratie plus efficace. Voilà, c'est tout simple. Et alors, on me dit, oui, mais les populistes ont... Ce n'est pas parce que les populistes et les peuples, une partie des peuples, suivent ou veulent visiblement plus cela que cela, que c'est juste. Quand Kohl et Mitterrand, contre tout le monde, ont été persuadés qu'il fallait faire l'Europe, contre la Banque centrale européenne, contre la Banque centrale française, allemande, contre les élites économiques, contre les critiques américaines de gauche, Krookman et tout ça, l'euro ne marchera jamais. Eh bien, ça a marché. Ça marche et aujourd'hui, les peuples étaient contre, et aujourd'hui, plus personne ne veut sortir de l'euro. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 1:46
Question 19Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino Morelle
Point d'interrogation. Ce sont Sylvie Goulard et Daniel Cohn-Bendit qui la posent dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde. Ils décrivent le fédéralisme comme l'outil d'un meilleur contrôle démocratique et d'une plus grande efficacité de l'action collective en Europe. Peut-on défendre le fédéralisme européen à l'heure où les populismes ont le vent en poupe un peu partout sur le continent et défendent eux la nation ?
Réponse directe
C'est de l'intelligence. Alors, c'est très simple. Je crois que nous sommes face à des défis incroyables. Et d'ailleurs, tout le monde le décrit. Nous voulons, parce que ces pays en ont besoin, un élargissement incroyable, élargir l'Europe à 36 ou à 37, etc. Et nous disons, on comprend cela, on comprend que les Ukrainiens veulent rentrer dans l'Europe, on comprend que les Bosniaques veulent rentrer dans l'Europe, mais pour cela, il faut faire approfondir l'Europe. Sans ça, ça ne peut pas fonctionner. On ne peut pas détruire l'Europe parce qu'il faut l'élargir. Voilà un peu notre raisonnement. Et le fédéralisme, c'est-à-dire une autre organisation de comment on fait la politique, comment on…
« Alors, c'est très simple. Je crois que nous sommes face à des défis incroyables. Et d'ailleurs, tout le monde le décrit. Nous voulons, parce que ces pays en ont besoin, un élargissement incroyable, élargir l'Europe à 36 ou à 37, etc. Et nous disons, on comprend cela, on comprend que les Ukrainiens veulent rentrer dans l'Europe, on comprend que les Bosniaques veulent rentrer dans l'Europe, mais pour cela, il faut faire approfondir l'Europe. Sans ça, ça ne peut pas fonctionner. On ne peut pas détruire l'Europe parce qu'il faut l'élargir. Voilà un peu notre raisonnement. Et le fédéralisme, c'est-à-dire une autre organisation de comment on fait la politique, comment on décide de la politique en Europe, c'est une solution, je ne dis pas que c'est la seule, c'est une solution qui garantit une démocratie plus efficace. Voilà, c'est tout simple. Et alors, on me dit, oui, mais les populistes ont... Ce n'est pas parce que les populistes et les peuples, une partie des peuples, suivent ou veulent visiblement plus cela que cela, que c'est juste. Quand Kohl et Mitterrand, contre tout le monde, ont été persuadés qu'il fallait faire l'Europe, contre la Banque centrale européenne, contre la Banque centrale française, allemande, contre les élites économiques, contre les critiques américaines de gauche, Krookman et tout ça, l'euro ne marchera jamais. Eh bien, ça a marché. Ça marche et aujourd'hui, les peuples étaient contre, et aujourd'hui, plus personne ne veut sortir de l'euro. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 1:46
Question 20Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino Morelle
Donc, le fédéralisme, c'est le choix de l'intelligence. Akilino Morel, comment recevez-vous ce que vient de dire Daniel Cohn-Bendit ?
Réponse partielle
Non, ce n'est pas le choix de l'intelligence. D'ailleurs, Daniel Cohn-Bendit s'est corrigé tout de suite. C'est un choix d'une conviction. C'est une solution, vous l'avez dit. Il a dit intelligence. Oui, mais il l'a dit. Je ne partage pas cette manière de le dire un peu abrupte.
« Non, ce n'est pas le choix de l'intelligence. D'ailleurs, Daniel Cohn-Bendit s'est corrigé tout de suite. C'est un choix d'une conviction. C'est une solution, vous l'avez dit. Il a dit intelligence. Oui, mais il l'a dit. Je ne partage pas cette manière de le dire un peu abrupte. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 3:28
Question 21Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino Morelle
Les deux ne sont pas contradictoires. Oui, mais ils ne sont pas contradictoires. Quel est votre modèle à vous ?
Réponse partielle
C'est un modèle auquel des européistes, tout à fait convaincus, je pense au président Giscard d'Estaing, ont fini par se rallier. Qui était le modèle de Renan au début, à la fin du 19e siècle. C'est le modèle de la confédération. C'est-à-dire un système dans lequel des compétences sont partagées, exercées par une instance différente. On pourrait dire la commission aujourd'hui, évidemment. Mais le reste, le reste... Mais c'est ça, le fédéralisme. Non, ça c'est la confédération. Non, c'est le même Giscard.
« C'est un modèle auquel des européistes, tout à fait convaincus, je pense au président Giscard d'Estaing, ont fini par se rallier. Qui était le modèle de Renan au début, à la fin du 19e siècle. C'est le modèle de la confédération. C'est-à-dire un système dans lequel des compétences sont partagées, exercées par une instance différente. On pourrait dire la commission aujourd'hui, évidemment. Mais le reste, le reste... Mais c'est ça, le fédéralisme. Non, ça c'est la confédération. Non, c'est le même Giscard. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 11:29
Question 22Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino Morelle
Débat ce matin sur cette question. Le fédéralisme européen ?
Réponse directe
C'est de l'intelligence. Alors, c'est très simple. Je crois que nous sommes face à des défis incroyables. Et d'ailleurs, tout le monde le décrit. Nous voulons, parce que ces pays en ont besoin, un élargissement incroyable, élargir l'Europe à 36 ou à 37, etc. Et nous disons, on comprend cela, on comprend que les Ukrainiens veulent rentrer dans l'Europe, on comprend que les Bosniaques veulent rentrer dans l'Europe, mais pour cela, il faut faire approfondir l'Europe. Sans ça, ça ne peut pas fonctionner. On ne peut pas détruire l'Europe parce qu'il faut l'élargir. Voilà un peu notre raisonnement. Et le fédéralisme, c'est-à-dire une autre organisation de comment on fait la politique, comment on…
« Alors, c'est très simple. Je crois que nous sommes face à des défis incroyables. Et d'ailleurs, tout le monde le décrit. Nous voulons, parce que ces pays en ont besoin, un élargissement incroyable, élargir l'Europe à 36 ou à 37, etc. Et nous disons, on comprend cela, on comprend que les Ukrainiens veulent rentrer dans l'Europe, on comprend que les Bosniaques veulent rentrer dans l'Europe, mais pour cela, il faut faire approfondir l'Europe. Sans ça, ça ne peut pas fonctionner. On ne peut pas détruire l'Europe parce qu'il faut l'élargir. Voilà un peu notre raisonnement. Et le fédéralisme, c'est-à-dire une autre organisation de comment on fait la politique, comment on décide de la politique en Europe, c'est une solution, je ne dis pas que c'est la seule, c'est une solution qui garantit une démocratie plus efficace. Voilà, c'est tout simple. Et alors, on me dit, oui, mais les populistes ont... Ce n'est pas parce que les populistes et les peuples, une partie des peuples, suivent ou veulent visiblement plus cela que cela, que c'est juste. Quand Kohl et Mitterrand, contre tout le monde, ont été persuadés qu'il fallait faire l'Europe, contre la Banque centrale européenne, contre la Banque centrale française, allemande, contre les élites économiques, contre les critiques américaines de gauche, Krookman et tout ça, l'euro ne marchera jamais. Eh bien, ça a marché. Ça marche et aujourd'hui, les peuples étaient contre, et aujourd'hui, plus personne ne veut sortir de l'euro. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 1:46
Question 23"Le projet d'Emmanuel Macron ne tient plus la route", fustige Daniel Cohn Bendit
Mais c'est quoi ?
Réponse à côté
Non, c'est trop simple de dire on bascule par la droite. Je crois que l'idée du président, de Macron et TSE en même temps, c'est-à-dire de dépasser une culture politique française qui est délétère et qui est terrible parce que c'est une simplification énorme. Si je suis de droite, je suis de droite et ce qui vient de la gauche, c'est mauvais. Si je suis de gauche, je suis de gauche et ce qui vient de la droite, c'est mauvais. Et donc, cette culture politique qui ne permet pas à la fin de trouver politiquement des compromis, eh bien, il voulait la dépasser et visiblement, il n'y arrive pas. Donc, je crois qu'il serait important en France aujourd'hui de trouver une autre perspective pour bous…
« Non, c'est trop simple de dire on bascule par la droite. Je crois que l'idée du président, de Macron et TSE en même temps, c'est-à-dire de dépasser une culture politique française qui est délétère et qui est terrible parce que c'est une simplification énorme. Si je suis de droite, je suis de droite et ce qui vient de la gauche, c'est mauvais. Si je suis de gauche, je suis de gauche et ce qui vient de la droite, c'est mauvais. Et donc, cette culture politique qui ne permet pas à la fin de trouver politiquement des compromis, eh bien, il voulait la dépasser et visiblement, il n'y arrive pas. Donc, je crois qu'il serait important en France aujourd'hui de trouver une autre perspective pour bousculer cette culture politique. Donc, ce n'est pas simplement le problème du président, c'est le problème de toute la culture politique, donc de tous les partis politiques. »
France Inter · "Le projet d'Emmanuel Macron ne tient plus la route", fustige Daniel Cohn BenditVérifier à 1:04
Question 24"Le projet d'Emmanuel Macron ne tient plus la route", fustige Daniel Cohn Bendit
C'est un syndrome Giscard d'Estaing en fin de mandat ou en fin de course ?
Réponse à côté
Non, c'est trop simple de dire on bascule par la droite. Je crois que l'idée du président, de Macron et TSE en même temps, c'est-à-dire de dépasser une culture politique française qui est délétère et qui est terrible parce que c'est une simplification énorme. Si je suis de droite, je suis de droite et ce qui vient de la gauche, c'est mauvais. Si je suis de gauche, je suis de gauche et ce qui vient de la droite, c'est mauvais. Et donc, cette culture politique qui ne permet pas à la fin de trouver politiquement des compromis, eh bien, il voulait la dépasser et visiblement, il n'y arrive pas. Donc, je crois qu'il serait important en France aujourd'hui de trouver une autre perspective pour bous…
« Non, c'est trop simple de dire on bascule par la droite. Je crois que l'idée du président, de Macron et TSE en même temps, c'est-à-dire de dépasser une culture politique française qui est délétère et qui est terrible parce que c'est une simplification énorme. Si je suis de droite, je suis de droite et ce qui vient de la gauche, c'est mauvais. Si je suis de gauche, je suis de gauche et ce qui vient de la droite, c'est mauvais. Et donc, cette culture politique qui ne permet pas à la fin de trouver politiquement des compromis, eh bien, il voulait la dépasser et visiblement, il n'y arrive pas. Donc, je crois qu'il serait important en France aujourd'hui de trouver une autre perspective pour bousculer cette culture politique. Donc, ce n'est pas simplement le problème du président, c'est le problème de toute la culture politique, donc de tous les partis politiques. »
France Inter · "Le projet d'Emmanuel Macron ne tient plus la route", fustige Daniel Cohn BenditVérifier à 1:04
Question 25"Le projet d'Emmanuel Macron ne tient plus la route", fustige Daniel Cohn Bendit
Une dernière question très rapidement, parce qu'on arrive à la fin de cet entretien sur la fin de vie. François Zardy écrit aujourd'hui au président de la République pour demander une légalisation de l'euthanasie. Emmanuel Macron n'avance pas assez vite sur le sujet, selon vous ?
Réponse directe
Oui, et moi je ne comprends pas que parce qu'il a fait une conférence citoyenne qui, à 90% de ceux qui d'accord, était pour une législation positive sur la possibilité de se donner la fin de vie. La Cour suprême allemande a même dit que la possibilité de faire terminer sa vie, de décider soi-même la fin de vie, est un droit fondamental, une liberté fondamentale. Je suis d'accord, et je crois qu'aujourd'hui, il faut qu'il y ait une législation positive. Je comprends, Emmanuel Macron est religieux, visiblement, il n'aime pas ça, mais je crois qu'aujourd'hui, nos sociétés sont capables de supporter le fait que ce n'est plus la religion qui décide qui peut se donner la fin de vie, mais que c'es…
« Oui, et moi je ne comprends pas que parce qu'il a fait une conférence citoyenne qui, à 90% de ceux qui d'accord, était pour une législation positive sur la possibilité de se donner la fin de vie. La Cour suprême allemande a même dit que la possibilité de faire terminer sa vie, de décider soi-même la fin de vie, est un droit fondamental, une liberté fondamentale. Je suis d'accord, et je crois qu'aujourd'hui, il faut qu'il y ait une législation positive. Je comprends, Emmanuel Macron est religieux, visiblement, il n'aime pas ça, mais je crois qu'aujourd'hui, nos sociétés sont capables de supporter le fait que ce n'est plus la religion qui décide qui peut se donner la fin de vie, mais que c'est un droit individuel, et ce droit, il faut qu'il puisse se réaliser. »
France Inter · "Le projet d'Emmanuel Macron ne tient plus la route", fustige Daniel Cohn BenditVérifier à 11:01
« Moi, je dis une chose très simple. Il y a dans le débat que j'ai eu avec Jean-Paul Sartre, qui a été publié en 68, Sartre voulait me faire dire quand arriverait la prise du palais d'hiver. Et moi, je lui explique, avec tout mon savoir de mes 23 ans, que c'est fini, ça. Ça n'existe plus. L'évolution des sociétés, ce sont des luttes très profondes et un processus de réforme poussé par des luttes comme celles que nous vivions en 68. Je ne croyais pas en la révolution. Il me faisait rire les trotskistes et tout ça qui pensaient à la révolution. D'ailleurs, les trotskistes, Ben Saïd avait fait un livre après en disant, 68, c'était 1905, et la révolution bolchevique allait suivre en France. Et je disais, mais vous êtes complètement marteau. Il n'y aura pas ça, il n'y aura pas ça. Donc, moi, je ne voulais pas m'inscrire. J'étais vraiment spontané. »
France Culture — Sens politique · Daniel Cohn-Bendit : "Pour moi, tous les partis politiques sont des has been, dépassés par la réalité"Vérifier à 12:26
« Moi, je dis une chose très simple. Il y a dans le débat que j'ai eu avec Jean-Paul Sartre, qui a été publié en 68, Sartre voulait me faire dire quand arriverait la prise du palais d'hiver. Et moi, je lui explique, avec tout mon savoir de mes 23 ans, que c'est fini, ça. Ça n'existe plus. L'évolution des sociétés, ce sont des luttes très profondes et un processus de réforme poussé par des luttes comme celles que nous vivions en 68. Je ne croyais pas en la révolution. Il me faisait rire les trotskistes et tout ça qui pensaient à la révolution. D'ailleurs, les trotskistes, Ben Saïd avait fait un livre après en disant, 68, c'était 1905, et la révolution bolchevique allait suivre en France. Et je disais, mais vous êtes complètement marteau. Il n'y aura pas ça, il n'y aura pas ça. Donc, moi, je ne voulais pas m'inscrire. J'étais vraiment spontané. »
France Culture — Sens politique · Daniel Cohn-Bendit : "Pour moi, tous les partis politiques sont des has been, dépassés par la réalité"Vérifier à 12:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées27 mars 2016 au 4 avr. 2025 · 32 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Tu vois ? Moins sensible au folklore allemand. Pardon, mais il y a des restos brésiliens partout. J'embrasse mes copains du Botafogo et Saint-Aigulf. Il n'y a pas de resto allemand. Je viens de gagner une caipi. Je viens de gagner une caipi. Alors, bref, Dany, vous êtes la figure la plus célèbre de mai 68. Mai 68, ou comme le dit François Langlais, le début de la fin. Oh non ! Hier, je regardais BFM, il y avait un super reportage sur Chella. Et depuis la retraite provisoire de Sylvie Vartan et la retraite définitive de François Zardy, il disait que Chella, elle était la dernière icône des années 60 en pleine forme. Il y a Chella et vous ! »
RTL · Philippe Caverivière face à Daniel Cohn-BenditVérifier à 2:00Voir 2 autres passages
« C'est pas vrai. Si vous m'écoutez tous les dimanches, depuis, sur LCI, je le dis depuis le 20 octobre. Elie Barnavi fait un article, trois jours après le 7 octobre, dans Le Monde, où il écrit exactement, il y a une responsabilité de ce gouvernement. C'est pas vrai que c'est l'apanage. Mais on écoute en France que certains, je peux vous le démontrer, je le dis en Allemagne, je le dis en France, il y a, c'est pas, on n'a pas attendu la débilité de la France insoumise pour dire des vérités très simples. S'il n'y a pas de perspective palestinienne, et bien... »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 5:39
« Et je crois qu'on perd son temps. On verra, puis il ne viendra pas. La question, c'est comment arrêter ce qui se passe en ce moment à Gaza ? Comment donner une perspective aux Palestiniens ou aux Israéliens ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées4 janv. 2016 au 26 mars 2025 · 28 observations29 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, peut-être le doute, c'est ça qui définit le Juif. C'est le Juif... J'avais fait un film, « Nous sommes tous des Juifs allemands », qui est passé il y a trois ans, je crois, ou quatre ans, je ne m'en rappelle plus aussi, à la télévision. Et là, une rabbine, une femme rabbine, donc libérale, me dit, être juif, son père lui définissait être juif, c'est se coucher le soir avec une question et se réveiller le lendemain avec une autre question. Le doute, c'est se questionner. Et c'est vrai, après le 7 octobre, on était seuls. Beaucoup de Juifs, on se sentit seuls. Il n'y avait pas une levée des boucliers, il y avait « oui, mais », il y avait « oui, mais ». Après, l'horreur du Hamas. Et puis, la guerre continue et ce que fait maintenant ce gouvernement Netanyahou, ce que fait ce gouvernement crypto-fasciste, c'est l'horreur aussi pour nous. Donc, on est complètement pris au piège face à deux horreurs et donc, on est un juif, on comprend ceux qui veulent vivre en Israël et on ne comprend pas que les Israéliens, que Netanyahou, puissent se faire ce qu'il est en train de faire. Donc, c'est ça, d'être en rond. On tourne en rond, on se pose des questions, je me pose des questions et pour moi, c'est simple maintenant, j'ai la réponse. Si vous êtes pro-israélien, vous devez manifester avec un drapeau israélien et palestinien. Si vous êtes pro-palestinien, vous devez manifester avec un drapeau palestinien et un drapeau israélien. Car si Israël existe, la Palestine pourra exister et si la Palestine veut exister, il faut aussi qu'Israël existe. Voilà, c'est aussi simple et compliqué que cela. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 4:33Voir 2 autres passages
« Oui, enfin, un continuum, je dis, un des problèmes, un des problèmes, c'est quand le wokeisme devient, j'ai dit totalitaire, donc devient très autoritaire, et bien la réaction des autres renforce une folie telle que le trumpisme. Donc le trumpisme-maskinisme, que je dis que c'est une nouvelle forme de marxisme-léninisme, c'est une idéologie impérialiste totalitaire, mais qui a su exploiter les faiblesses, justement, du wokeisme qui existait à la gauche américaine. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 8:08
« La crise Corona nous a fait peur, a fait peur à tout le monde. Et donc, en sortant de cette crise, la majorité des gens ont dit, laissez-nous vivre. On veut vivre. Arrêtez de nous dire on ne peut pas faire ça, c'est assez dangereux, etc. Et les populistes ont foncé là-dedans. Ils ont compris que, vous comprenez, laissez-nous vivre, ça veut dire que tous ceux qui vous expliquent aujourd'hui le réchauffement climatique, l'agriculture qui détruit tout, etc. Ils veulent vous empêcher de vivre. Et donc, une masse de gens ont dit notre liberté, notre volonté, justement, après l'angoisse, la peur et les blessures qu'ont créé les mesures anti-Corona ont fait que, pour l'instant, on a perdu. Pour l'instant. Oui, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées4 janv. 2016 au 26 mars 2025 · 70 observations78 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« le présidentialisme français, ça, c'est vraiment une maladie française. Mais il y a d'autres maladies du pouvoir en Allemagne ou dans d'autres pays. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 22:15Voir 2 autres passages
« l'Élysée rend fou et tous les candidats à l'Élysée deviennent fous. Et c'est pour ça que moi, je m'en rappelle quand j'avais fait 16% aux élections européennes, le lendemain, j'étais interviewé à l'IB et Laurent Joffrin et toute l'équipe, bon, tu seras candidat à la présidentielle. Et j'aurais dit, jamais, jamais, c'est la mort, c'est la mort, candidature à la présidentielle, tu commences à déglinguer complètement politiquement. Et donc, je m'excuse, mais c'est vrai, c'est très, très, très compliqué. Et donc, pour moi, il faut des présidents, il faut des ministres, il faut, mais pas moi, je ne suis pas moi, personnellement, je ne suis pas fait pour ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 21:27
« C'est vrai. Mais alors, c'est là où il faut commencer la discussion parce que la liberté de la voiture, il y a quand même une réglementation des voitures, il y a un code de la route, etc. Je veux dire, c'est-à-dire que la réglementation des fois nécessaire, elle n'a pas été pour nous la possibilité d'expliquer que c'est pour une autre liberté qu'on peut avoir, une autre liberté. C'est vrai, on a perdu pour l'instant, mais prenons l'Europe, par exemple, Trump, on n'a jamais parlé autant d'Europe qu'en ce moment. Et puis, même, imaginez, le Brexit, on est en train de réintégrer d'une certaine manière dans la civilisation européenne les Anglais. Donc, je veux dire, du calme, du calme, on perd des batailles, on perd des batailles, mais on n'a pas perdu la guerre. On n'a pas perdu la guerre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités4 janv. 2016 au 26 mars 2025 · 29 observations31 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, enfin, un continuum, je dis, un des problèmes, un des problèmes, c'est quand le wokeisme devient, j'ai dit totalitaire, donc devient très autoritaire, et bien la réaction des autres renforce une folie telle que le trumpisme. Donc le trumpisme-maskinisme, que je dis que c'est une nouvelle forme de marxisme-léninisme, c'est une idéologie impérialiste totalitaire, mais qui a su exploiter les faiblesses, justement, du wokeisme qui existait à la gauche américaine. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 8:08Voir 2 autres passages
« Là, il y a... Elle me provoque, là, c'est normal. Mais il faut faire la différence. L'idée libérale, libertaire, ou l'idée libertaire, c'est une autonomie sociétale, sociale. C'est-à-dire l'autonomie avec responsabilité sociale. Le libertarisme, c'est l'individualisme contre tout le monde. C'est l'individualisme sans réflexion sociale. Donc, il y a une grande différence. La revendication de liberté, elle est juste. C'est Hannah Arendt qui, même, elle, défendait la révolution américaine contre la révolution française. Elle dit, plus importante que le social, c'est d'abord cette idée de liberté. Et notre problème aujourd'hui, c'est de relier cette idée de nécessité de liberté avec la responsabilité sociale. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 10:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités4 janv. 2016 au 26 mars 2025 · 40 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« l'Élysée rend fou et tous les candidats à l'Élysée deviennent fous. Et c'est pour ça que moi, je m'en rappelle quand j'avais fait 16% aux élections européennes, le lendemain, j'étais interviewé à l'IB et Laurent Joffrin et toute l'équipe, bon, tu seras candidat à la présidentielle. Et j'aurais dit, jamais, jamais, c'est la mort, c'est la mort, candidature à la présidentielle, tu commences à déglinguer complètement politiquement. Et donc, je m'excuse, mais c'est vrai, c'est très, très, très compliqué. Et donc, pour moi, il faut des présidents, il faut des ministres, il faut, mais pas moi, je ne suis pas moi, personnellement, je ne suis pas fait pour ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 21:27Voir 2 autres passages
« Non, parce que c'est la seule forme démocratique, justement, de contrôler l'Europe. Le fédéralisme, c'est une organisation de la démocratie. Et s'il n'y a pas ce fédéralisme, et donc un contrôle parlementaire, un contrôle démocratique, on ne pourra pas contrôler ce dont on a besoin, qui est cette Europe souveraine. La souveraineté européenne a besoin d'un fédéralisme européen. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 16:27
« D'abord, peut-être le doute, c'est ça qui définit le Juif. C'est le Juif... J'avais fait un film, « Nous sommes tous des Juifs allemands », qui est passé il y a trois ans, je crois, ou quatre ans, je ne m'en rappelle plus aussi, à la télévision. Et là, une rabbine, une femme rabbine, donc libérale, me dit, être juif, son père lui définissait être juif, c'est se coucher le soir avec une question et se réveiller le lendemain avec une autre question. Le doute, c'est se questionner. Et c'est vrai, après le 7 octobre, on était seuls. Beaucoup de Juifs, on se sentit seuls. Il n'y avait pas une levée des boucliers, il y avait « oui, mais », il y avait « oui, mais ». Après, l'horreur du Hamas. Et puis, la guerre continue et ce que fait maintenant ce gouvernement Netanyahou, ce que fait ce gouvernement crypto-fasciste, c'est l'horreur aussi pour nous. Donc, on est complètement pris au piège face à deux horreurs et donc, on est un juif, on comprend ceux qui veulent vivre en Israël et on ne comprend pas que les Israéliens, que Netanyahou, puissent se faire ce qu'il est en train de faire. Donc, c'est ça, d'être en rond. On tourne en rond, on se pose des questions, je me pose des questions et pour moi, c'est simple maintenant, j'ai la réponse. Si vous êtes pro-israélien, vous devez manifester avec un drapeau israélien et palestinien. Si vous êtes pro-palestinien, vous devez manifester avec un drapeau palestinien et un drapeau israélien. Car si Israël existe, la Palestine pourra exister et si la Palestine veut exister, il faut aussi qu'Israël existe. Voilà, c'est aussi simple et compliqué que cela. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés9 mai 2017 au 26 mars 2025 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Là, il y a... Elle me provoque, là, c'est normal. Mais il faut faire la différence. L'idée libérale, libertaire, ou l'idée libertaire, c'est une autonomie sociétale, sociale. C'est-à-dire l'autonomie avec responsabilité sociale. Le libertarisme, c'est l'individualisme contre tout le monde. C'est l'individualisme sans réflexion sociale. Donc, il y a une grande différence. La revendication de liberté, elle est juste. C'est Hannah Arendt qui, même, elle, défendait la révolution américaine contre la révolution française. Elle dit, plus importante que le social, c'est d'abord cette idée de liberté. Et notre problème aujourd'hui, c'est de relier cette idée de nécessité de liberté avec la responsabilité sociale. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 10:16Voir 2 autres passages
« Alors, c'est très simple. Je crois que nous sommes face à des défis incroyables. Et d'ailleurs, tout le monde le décrit. Nous voulons, parce que ces pays en ont besoin, un élargissement incroyable, élargir l'Europe à 36 ou à 37, etc. Et nous disons, on comprend cela, on comprend que les Ukrainiens veulent rentrer dans l'Europe, on comprend que les Bosniaques veulent rentrer dans l'Europe, mais pour cela, il faut faire approfondir l'Europe. Sans ça, ça ne peut pas fonctionner. On ne peut pas détruire l'Europe parce qu'il faut l'élargir. Voilà un peu notre raisonnement. Et le fédéralisme, c'est-à-dire une autre organisation de comment on fait la politique, comment on décide de la politique en Europe, c'est une solution, je ne dis pas que c'est la seule, c'est une solution qui garantit une démocratie plus efficace. Voilà, c'est tout simple. Et alors, on me dit, oui, mais les populistes ont... Ce n'est pas parce que les populistes et les peuples, une partie des peuples, suivent ou veulent visiblement plus cela que cela, que c'est juste. Quand Kohl et Mitterrand, contre tout le monde, ont été persuadés qu'il fallait faire l'Europe, contre la Banque centrale européenne, contre la Banque centrale française, allemande, contre les élites économiques, contre les critiques américaines de gauche, Krookman et tout ça, l'euro ne marchera jamais. Eh bien, ça a marché. Ça marche et aujourd'hui, les peuples étaient contre, et aujourd'hui, plus personne ne veut sortir de l'euro. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 1:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées4 nov. 2019 au 26 mars 2025 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai. Mais alors, c'est là où il faut commencer la discussion parce que la liberté de la voiture, il y a quand même une réglementation des voitures, il y a un code de la route, etc. Je veux dire, c'est-à-dire que la réglementation des fois nécessaire, elle n'a pas été pour nous la possibilité d'expliquer que c'est pour une autre liberté qu'on peut avoir, une autre liberté. C'est vrai, on a perdu pour l'instant, mais prenons l'Europe, par exemple, Trump, on n'a jamais parlé autant d'Europe qu'en ce moment. Et puis, même, imaginez, le Brexit, on est en train de réintégrer d'une certaine manière dans la civilisation européenne les Anglais. Donc, je veux dire, du calme, du calme, on perd des batailles, on perd des batailles, mais on n'a pas perdu la guerre. On n'a pas perdu la guerre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 14:23Voir 2 autres passages
« Ah oui, il est absolument possible. Ça ne veut pas dire qu'il est... C'est facile à régler. Vous savez, moi, je suis persuadé que le grand problème, il est, si vous êtes sioniste, si Tel Aviv ou Raïfa appartiennent à Israël, il n'y a dans le rêve sioniste aucune raison que Ramallah et Hebron ne soient pas israéliens. Si vous êtes palestinien, dans votre rêve palestinien de l'État palestinien, si Ramallah et Hebron sont palestiniens, il n'y a dans le rêve palestinien aucune raison que Raïfa ou Tel Aviv ne soient pas palestiniens. Et il y a un vieux rabbin de Vienne qui m'a dit une fois, Dani, tu dois expliquer aux gens, on ne vit plus au temps de la Bible, on ne vit plus au temps de l'histoire ancienne, on vit au temps de l'ONU et que si les Israéliens et les Palestiniens veulent un État, ce qui est leur droit, et vivre en paix, ils doivent limiter leurs rêves. C'est-à-dire que limiter leurs rêves dans les frontières de l'ONU de 1976, c'est la possibilité de vivre en paix. Et ce débat-là, limiter son rêve, il est extrêmement difficile avec les Palestiniens et avec les Israéliens. »
France Inter — L'invité du week-end · Daniel Cohn-Bendit : "On ne peut pas réduire l'antisémitisme à l'antisionisme"Vérifier à 12:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes4 janv. 2016 au 26 mars 2025 · 35 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La crise Corona nous a fait peur, a fait peur à tout le monde. Et donc, en sortant de cette crise, la majorité des gens ont dit, laissez-nous vivre. On veut vivre. Arrêtez de nous dire on ne peut pas faire ça, c'est assez dangereux, etc. Et les populistes ont foncé là-dedans. Ils ont compris que, vous comprenez, laissez-nous vivre, ça veut dire que tous ceux qui vous expliquent aujourd'hui le réchauffement climatique, l'agriculture qui détruit tout, etc. Ils veulent vous empêcher de vivre. Et donc, une masse de gens ont dit notre liberté, notre volonté, justement, après l'angoisse, la peur et les blessures qu'ont créé les mesures anti-Corona ont fait que, pour l'instant, on a perdu. Pour l'instant. Oui, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 13:10Voir 2 autres passages
« Non, pas du tout. Et ça, c'est grâce à Marion que j'ai réussi. Parce que j'ai toujours besoin de quelqu'un qui, je parle, j'explique, je raconte. Et il faut quelqu'un qui m'aide à mettre tout ça en forme. Et qui me pousse aussi des fois dans mes rentranchements, parce qu'il y a des choses dont je ne veux pas parler. Par exemple, même moi, j'ai des difficultés à en parler. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 1:10
« Je revendique surtout, je n'ai pas une identité. Je cite l'Euclésio, qui parle de trois nomades, l'identité nomade. C'est l'Euclésio qui m'a mis sur le chemin d'en parler comme cela. Et si vous voulez, oui, je n'ai pas qu'une identité. J'ai plusieurs identités. Et les identités évoluent. Évoluent. Par exemple, il y a 30 ans, je n'aurais jamais parlé de Dany. Qu'est-ce que c'est que ma judéité ? Ça ne serait jamais passé dans l'esprit. Et puis, au fur et à mesure, ma femme, qui n'est pas juive, m'a dit « Mais tu simplifies la vie, ce n'est pas vrai. » »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ça. La totalité du territoire est juif. Donc c'est contre ça. Pour aider, pour soutenir Israël, il faut se battre contre ça. Avec toutes les centaines de milliers d'Israéliens qui défilent en Israël. Et on ne va pas dire « Mais ils sont antisémites ». À chaque fois quelqu'un qui est contre ce gouvernement, on dit « Il est antisémite ». Il y a des antisémites qui sont contre ce gouvernement. Évidemment. Et la France insoumise n'en est pas loin. C'est vrai. Mais tous ceux qui sont contre ce gouvernement ne sont pas, par définition, antisémites. Il faut arrêter avec ces blagues. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 4:24Voir 2 autres passages
« Oui, oui, mais ça, je m'en fous. Et Charles de Courchon ? Jean-François Copé, il ne sera pas sur la liste des candidats. Aujourd'hui, Marine Le Pen et Mélenchon rêvent d'un deuxième tour, Marine Le Pen et Mélenchon. Et Marine Le Pen contre Mélenchon, c'est 65 à 70% Marine Le Pen contre Mélenchon. Donc si on ne veut pas Marine Le Pen, il y a une force politique qui a gagné les législatives. Le NFP ? Non, le Front Républicain et pas le NFP. Le NFP n'a rien gagné. Le NFP fait 28%. Quand Jospin était Premier ministre, il faisait 39%. Le Front Républicain, donc ça doit être un accord du Front Républicain, donc du centre avec la gauche, ça c'est une majorité. C'est ce qu'ils ont voulu, puisqu'ils ont fait le Front Républicain. Ils ont été élus pour ça, ils ne font pas leur boulot. C'est ça le problème. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 11:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités4 janv. 2016 au 1 déc. 2024 · 12 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est pour ça qu'il faut reconnaître l'ONU. C'est pour ça qu'il faut reconnaître la jurisprudence de l'ONU. On peut pas. Et vous savez, on a parlé du Liban. Le drame du fleuve Litanie, c'est que dans l'accord de l'ONU, la résolution de 1701, il y a, le Hezbollah doit se repartir de l'autre côté du fleuve. Ça n'a jamais été imposé au Hezbollah. D'un autre côté, Israël n'a pas le droit de survoler les Libans. Ça n'a jamais été imposé. C'est-à-dire une résolution de l'ONU qui n'a jamais été imposée et respectée. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 6:21Voir 2 autres passages
« C'est un modèle auquel des européistes, tout à fait convaincus, je pense au président Giscard d'Estaing, ont fini par se rallier. Qui était le modèle de Renan au début, à la fin du 19e siècle. C'est le modèle de la confédération. C'est-à-dire un système dans lequel des compétences sont partagées, exercées par une instance différente. On pourrait dire la commission aujourd'hui, évidemment. Mais le reste, le reste... Mais c'est ça, le fédéralisme. Non, ça c'est la confédération. Non, c'est le même Giscard. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 11:29
« Oui, et moi je ne comprends pas que parce qu'il a fait une conférence citoyenne qui, à 90% de ceux qui d'accord, était pour une législation positive sur la possibilité de se donner la fin de vie. La Cour suprême allemande a même dit que la possibilité de faire terminer sa vie, de décider soi-même la fin de vie, est un droit fondamental, une liberté fondamentale. Je suis d'accord, et je crois qu'aujourd'hui, il faut qu'il y ait une législation positive. Je comprends, Emmanuel Macron est religieux, visiblement, il n'aime pas ça, mais je crois qu'aujourd'hui, nos sociétés sont capables de supporter le fait que ce n'est plus la religion qui décide qui peut se donner la fin de vie, mais que c'est un droit individuel, et ce droit, il faut qu'il puisse se réaliser. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« C'est vrai. Mais alors, c'est là où il faut commencer la discussion parce que la liberté de la voiture, il y a quand même une réglementation des voitures, il y a un code de la route, etc. Je veux dire, c'est-à-dire que la réglementation des fois nécessaire, elle n'a pas été pour nous la possibilité d'expliquer que c'est pour une autre liberté qu'on peut avoir, une autre liberté. C'est vrai, on a perdu pour l'instant, mais prenons l'Europe, par exemple, Trump, on n'a jamais parlé autant d'Europe qu'en ce moment. Et puis, même, imaginez, le Brexit, on est en train de réintégrer d'une certaine manière dans la civilisation européenne les Anglais. Donc, je veux dire, du calme, du calme, on perd des batailles, on perd des batailles, mais on n'a pas perdu la guerre. On n'a pas perdu la guerre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 14:23
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 0:40
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 13:10
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 14:23
« D'abord, peut-être le doute, c'est ça qui définit le Juif. C'est le Juif... J'avais fait un film, « Nous sommes tous des Juifs allemands », qui est passé il y a trois ans, je crois, ou quatre ans, je ne m'en rappelle plus aussi, à la télévision. Et là, une rabbine, une femme rabbine, donc libérale, me dit, être juif, son père lui définissait être juif, c'est se coucher le soir avec une question et se réveiller le lendemain avec une autre question. Le doute, c'est se questionner. Et c'est vrai, après le 7 octobre, on était seuls. Beaucoup de Juifs, on se sentit seuls. Il n'y avait pas une levée des boucliers, il y avait « oui, mais », il y avait « oui, mais ». Après, l'horreur du Hamas. Et puis, la guerre continue et ce que fait maintenant ce gouvernement Netanyahou, ce que fait ce gouvernement crypto-fasciste, c'est l'horreur aussi pour nous. Donc, on est complètement pris au piège face à deux horreurs et donc, on est un juif, on comprend ceux qui veulent vivre en Israël et on ne comprend pas que les Israéliens, que Netanyahou, puissent se faire ce qu'il est en train de faire. Donc, c'est ça, d'être en rond. On tourne en rond, on se pose des questions, je me pose des questions et pour moi, c'est simple maintenant, j'ai la réponse. Si vous êtes pro-israélien, vous devez manifester avec un drapeau israélien et palestinien. Si vous êtes pro-palestinien, vous devez manifester avec un drapeau palestinien et un drapeau israélien. Car si Israël existe, la Palestine pourra exister et si la Palestine veut exister, il faut aussi qu'Israël existe. Voilà, c'est aussi simple et compliqué que cela. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 4:33
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 4:33
« Alors, c'est très simple. Je crois que nous sommes face à des défis incroyables. Et d'ailleurs, tout le monde le décrit. Nous voulons, parce que ces pays en ont besoin, un élargissement incroyable, élargir l'Europe à 36 ou à 37, etc. Et nous disons, on comprend cela, on comprend que les Ukrainiens veulent rentrer dans l'Europe, on comprend que les Bosniaques veulent rentrer dans l'Europe, mais pour cela, il faut faire approfondir l'Europe. Sans ça, ça ne peut pas fonctionner. On ne peut pas détruire l'Europe parce qu'il faut l'élargir. Voilà un peu notre raisonnement. Et le fédéralisme, c'est-à-dire une autre organisation de comment on fait la politique, comment on décide de la politique en Europe, c'est une solution, je ne dis pas que c'est la seule, c'est une solution qui garantit une démocratie plus efficace. Voilà, c'est tout simple. Et alors, on me dit, oui, mais les populistes ont... Ce n'est pas parce que les populistes et les peuples, une partie des peuples, suivent ou veulent visiblement plus cela que cela, que c'est juste. Quand Kohl et Mitterrand, contre tout le monde, ont été persuadés qu'il fallait faire l'Europe, contre la Banque centrale européenne, contre la Banque centrale française, allemande, contre les élites économiques, contre les critiques américaines de gauche, Krookman et tout ça, l'euro ne marchera jamais. Eh bien, ça a marché. Ça marche et aujourd'hui, les peuples étaient contre, et aujourd'hui, plus personne ne veut sortir de l'euro. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 1:46
« Sur les listes transnationales, il les a proposées, c'est la CDU, c'est Weber, qui, au Parlement européen, contre la voix des libéraux, des verts et des sociodémocrates, a fait échouer ce projet. Donc c'est un projet qui a été échoué politiquement. Sur le budget de la zone euro, il a introduit le système, mais il est trop faible, il est trop faible, donc on doit mieux faire. C'est effectivement, et ça va être pour, si on veut un Green New Deal, si on veut une relance de l'écologie, il faut aller beaucoup plus loin, donc doit mieux faire. Donc il a été empêché par les autres, c'est ça ce que vous dites ? Non, peut-être par son incapacité politique, il faut arrêter, je ne dis pas par les autres, mais le fait est que, si vous avez un vote au Parlement européen contre les listes transnationales, et que c'est le Parti populaire européen, emmené par Manfred Weber, qui vote contre, c'est lui qui l'a empêché, ce n'est pas Macron. Si tu n'as pas la majorité dans un Parlement, ce n'est pas la faute de ceux qui ont la minorité. Enfin, il faut arrêter de dire des conneries. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "Quand les murs tombent, les dictatures tombent"Vérifier à 6:38
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 2:16
« Alors, l'engagement. J'étais dans un internat en Allemagne. J'y étais donc de l'âge de 13 ans à 18-19 ans quand j'ai passé mon bac, il y a 13 ans d'école en Allemagne. Et là, c'était un lycée assez moderne où il y avait un parlement des élèves. On l'appelait une école non conventionnelle. C'est ça. Voilà. Et dans cette école, il y avait un parlement des élèves et j'ai été le plus jeune secrétaire du parlement des élèves et j'ai été deux fois président, les plus jeunes présidents de ce parlement. Donc, j'avais là un engagement, disons, pour les autres, avec les autres, pour les autres. D'ailleurs, j'ai inventé, la première fois que j'ai été élu, une campagne électorale. Je me rappelle que j'étais monté à la fenêtre d'un bâtiment où il y avait les réfectoires en bas et j'ai fait prononcer mon premier discours politique, c'est à l'âge de 15 ans, pour être président du parlement des élèves de l'école. Donc, c'est là qu'a commencé mon engagement, mon envie de politique aussi. Et donc, ça a imprimé le sens de ce que seront vos années 60 et 70 ? Alors, à gauche, c'est mon frère. C'est mon frère qui a 9 ans de plus que moi, qui a fait d'abord des études de philo, il était communiste et puis il a été exclu des communistes, il était critique des communistes, il a été trotskiste, il a été exclu des trotskistes. Il est passé par socialisme ou barbarie pour finir à Nard. Et donc, moi, je n'ai pas eu besoin de passer par toutes les bêtises inimaginables et j'ai tout de suite commencé en tant que libertaire. Mais ça, c'est en suivant la trajectoire de mon frère, qui était très ami avec Castor Yadis, Claude Lefort, Edgar Morin, etc. »
France Culture — Sens politique · Daniel Cohn-Bendit : "Pour moi, tous les partis politiques sont des has been, dépassés par la réalité"Vérifier à 8:11
France Inter · "Le projet d'Emmanuel Macron ne tient plus la route", fustige Daniel Cohn BenditVérifier à 11:01