

« On a, nous, mené la bataille parlementaire, législative, mais on savait qu'on avait une caisse de résonance avec nous parce que dans la société, c'était une question qui était devenue très importante, qu'il y a eu cette fameuse pétition qui a circulé très vite et qui a atteint les 2 millions de signatures. »
« le mandat, c'est un outil parmi d'autres, en fait, quand on est militant, quand on veut changer la société, et que c'est jamais, jamais une fin en soi. »
« il n'y a pas d'incohérence entre les deux. Nous, de toute façon, on bataille, en fait, pour que les lois changent profondément. »
« il y a forcément un peu un clash culturel de classe sociale qui se fait quand on arrive, qu'on ne vient pas de ces milieux-là et qu'on y entre. »
« je milite avec des personnes pour lesquelles la politique n'est pas une carrière, le mandat n'est pas une fin en soi, c'est à chaque fois des outils pour atteindre des objectifs législatifs, politiques, de bataille culturelle. »
« voir ce que peut faire aussi le monde du travail, ce que ça fait au corps, ce que ça fait, la violence que ça peut charrier, tout ça, effectivement, ça a été très important pour moi. »
« Mon père, effectivement, il est ouvrier électricien. Donc, c'est quelqu'un qui a arrêté l'école très tôt, qui n'a pas choisi sa vie, qui n'a pas choisi son métier, qu'il a subi, et son métier avait une incidence physique, psychique sur lui très forte. »
« ce qu'il faut arriver à obtenir, que ce soit par la mobilisation de la société civile ou par la mobilisation au sein des institutions, c'est un changement très profond. »
« quel que soit ce qu'on faisait dans la vie, il voulait que ce soit notre choix. »
« les petits pas aujourd'hui sont des pas en arrière, en réalité, parce que ça véhicule l'idée que la transition pourra se faire graduellement, petit à petit, étalée sur un siècle, alors que les échéances sont beaucoup plus courtes que ça. »
« un stylo ou son équivalent, un clavier d'ordinateur, parce que j'ai fait des études plutôt littéraires, de philosophie. Donc la lecture, l'écriture, la rédaction de textes, ça a été au cœur de ma vie depuis très longtemps. »
« Mais c'est surtout que je me suis pris de passion pour ces matières, ces disciplines, que je me suis mis à lire, lire tout le temps, à travailler énormément. Et c'était plus une conséquence de cette passion qu'un but en soi. »
« Oui, alors j'ai eu la chance d'avoir des enseignants incroyables très tôt au lycée, en particulier un prof d'histoire, voilà, qui était un professeur incroyable déjà. »
« J'ai eu la chance d'avoir des enseignants incroyables très tôt au lycée, en particulier un prof d'histoire, voilà, qui était un professeur incroyable déjà. Et puis, qui m'a incitée à m'inscrire au concours général. »
« En gros, ils allaient ramasser les tomates dans les chambres. Donc, vous imaginez bien en juillet-août, les Pouilles, c'est 40 degrés dans des constitutions de travail, bien sûr, non déclarées, bien sûr, catastrophiques. »
« En fait, entre deux années de prépa, je suis allée travailler dans un camp de migrants en Italie, dans les Pouilles. Et c'était un camp qui avait été construit par les migrants eux-mêmes pour faire la saison des tomates. »
« Oui, oui, oui. Assez tout, d'ailleurs. Je pense que c'était... Ça s'est cristallisé au moment où j'étais en internat et où, du coup, deux fois par jour à la cantine, il y avait des plats avec de la viande plutôt industrielle dont parfois une grosse partie restait sur les assiettes. »
« Il y a cette... Voilà, je pense, ce poids de l'histoire et ce sentiment de responsabilité de faire du mieux qu'on peut par rapport aux valeurs avec lesquelles on s'est engagés et aux engagements qu'on a pris auprès des électeurs quand on a été élus par eux. »
« C'était plutôt des non-dits, que des brimades explicites et continues, oui. »
« Et ce qui était un grand avantage, une grande ouverture. D'avoir deux langues, deux cultures, une famille de l'autre côté de la Manche, voilà, ça a été assez important pour moi. »