Catherine Pégard — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
4 avr. 2012 au 14 mai 2026
Questions
28
Entretiens
4
Sources
4
Heures analysées
0,7 h
Répartition sur 28 questions évaluables
Réponse directe
12
Réponse partielle
14
Réponse à côté
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 28
Question 1Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFI
Donc vous ne partagez pas l'inquiétude d'un contrôle idéologique des produits cinématographiques dans les années qui viennent ?
Réponse partielle
Je partage la certitude qu'il faut défendre la liberté de la création. Comme je l'ai dit, on étudie aujourd'hui toutes les mesures. On travaille en concertation rigoureuse avec les dirigeants de France Télévisions et de Radio France. Vous validez l'idée ou pas ? Et je ne valide aucune idée de ce type à ce jour.
« Je partage la certitude qu'il faut défendre la liberté de la création. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 11:12
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Limites et incertitudes4 avr. 2012 au 14 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, je crois qu'on ne peut pas le dire totalement comme ça. Vous savez, c'est très compliqué à établir les liens réellement illicites, les biens spoliés. Et c'est cela dont on parle. C'est cela dont on veut la restitution pour nos partenaires africains. Et vous savez, j'ai voyagé avec le président du Quai Branly, qui donc prépare les 20 ans de son musée. Il n'avait pas l'air du tout inquiet sur le fait que son musée allait être guidé. Il ne pense pas ça du tout. Et il travaille en parfaite collaboration. Et je veux insister là-dessus, avec les directeurs des musées des pays d'Afrique. Et ça, je crois que c'est très, très, très important. De montrer cette relation. Pardon, j'y insiste. Parce que moi, j'ai été très admirative de voir ces échanges qui avaient lieu entre les experts, entre les dirigeants des institutions africaines et françaises, qui parlent à égalité, qui sont là aujourd'hui pour raconter la même histoire ensemble. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 2Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFI
Vous n'avez pas de chiffrage du nombre d'œuvres qui pourraient être restituées ?
Réponse directe
Non, bien sûr que non, il n'y a pas de chiffrage. Parce que là, il y a des demandes qui concernent une dizaine d'œuvres, aujourd'hui. Il y a eu déjà des demandes qui ont été satisfaites au Bénin, comme je l'ai dit, au Sénégal, en Côte d'Ivoire. Je crois que le Bénin va encore retrouver des œuvres qui sont déjà inventoriées, et donc dont la provenance est en train d'être établie. Et les choses se font au cas par cas, ce qui prend du temps. Et donc, avec nos experts des deux côtés, il faut le faire comme ça. Parce qu'évidemment, il ne faut pas s'engager dans une sorte de foisonnement qui n'aboutirait à rien. Il vaut mieux être prudent et, effectivement, voir si ces demandes sont d'abord légit…
« Non, bien sûr que non, il n'y a pas de chiffrage. Parce que là, il y a des demandes qui concernent une dizaine d'œuvres, aujourd'hui. Il y a eu déjà des demandes qui ont été satisfaites au Bénin, comme je l'ai dit, au Sénégal, en Côte d'Ivoire. Je crois que le Bénin va encore retrouver des œuvres qui sont déjà inventoriées, et donc dont la provenance est en train d'être établie. Et les choses se font au cas par cas, ce qui prend du temps. Et donc, avec nos experts des deux côtés, il faut le faire comme ça. Parce qu'évidemment, il ne faut pas s'engager dans une sorte de foisonnement qui n'aboutirait à rien. Il vaut mieux être prudent et, effectivement, voir si ces demandes sont d'abord légitimes. Dans le cadre de cette loi, cette loi est une loi juste, équilibrée, rigoureuse. Comme vous l'avez souligné, il a fallu du temps pour la construire. Eh bien, profitons de ce qu'elle nous apporte. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 5:32
Question 3Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFI
Est-ce que c'est un fantasme si on se dit que certains musées vont se vider de leur collection ?
Réponse partielle
Alors, je crois que c'est un grand fantasme. C'est un fantasme qui... On pense au musée du Quai Branly, par exemple. Oui, justement. Alors, je crois qu'on ne peut pas le dire totalement comme ça. Vous savez, c'est très compliqué à établir les liens réellement illicites, les biens spoliés. Et c'est cela dont on parle. C'est cela dont on veut la restitution pour nos partenaires africains. Et vous savez, j'ai voyagé avec le président du Quai Branly, qui donc prépare les 20 ans de son musée. Il n'avait pas l'air du tout inquiet sur le fait que son musée allait être guidé. Il ne pense pas ça du tout. Et il travaille en parfaite collaboration. Et je veux insister là-dessus, avec les directeurs de…
« Alors, je crois que c'est un grand fantasme. C'est un fantasme qui... On pense au musée du Quai Branly, par exemple. Oui, justement. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 6:36Voir 1 autre passage
« Alors, je crois qu'on ne peut pas le dire totalement comme ça. Vous savez, c'est très compliqué à établir les liens réellement illicites, les biens spoliés. Et c'est cela dont on parle. C'est cela dont on veut la restitution pour nos partenaires africains. Et vous savez, j'ai voyagé avec le président du Quai Branly, qui donc prépare les 20 ans de son musée. Il n'avait pas l'air du tout inquiet sur le fait que son musée allait être guidé. Il ne pense pas ça du tout. Et il travaille en parfaite collaboration. Et je veux insister là-dessus, avec les directeurs des musées des pays d'Afrique. Et ça, je crois que c'est très, très, très important. De montrer cette relation. Pardon, j'y insiste. Parce que moi, j'ai été très admirative de voir ces échanges qui avaient lieu entre les experts, entre les dirigeants des institutions africaines et françaises, qui parlent à égalité, qui sont là aujourd'hui pour raconter la même histoire ensemble. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 6:52
Question 4Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFI
Est-ce que la vocation universelle de certains musées peut être mise à mal aussi par ces restitutions ?
Réponse partielle
Non, pas du tout. Le pavillon des cinq continents, on vient de le réouvrir dans une muséographie admirable. Toutes les précautions ont été prises pour que les œuvres qui s'y trouvent soient admirées par tous. Et c'est ça qui compte. C'est que le public vienne les voir là où elles se trouvent et sache pourquoi elles sont là.
« Non, pas du tout. Le pavillon des cinq continents, on vient de le réouvrir dans une muséographie admirable. Toutes les précautions ont été prises pour que les œuvres qui s'y trouvent soient admirées par tous. Et c'est ça qui compte. C'est que le public vienne les voir là où elles se trouvent et sache pourquoi elles sont là. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 8:44
Question 5Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFI
Vous parlez de foisonnement, Madame la Ministre. Est-ce qu'il y a la crainte, quelque part, d'un afflux de demandes de restitution ?
Réponse partielle
Alors, je crois que c'est un grand fantasme. C'est un fantasme qui... On pense au musée du Quai Branly, par exemple. Oui, justement. Alors, je crois qu'on ne peut pas le dire totalement comme ça. Vous savez, c'est très compliqué à établir les liens réellement illicites, les biens spoliés. Et c'est cela dont on parle. C'est cela dont on veut la restitution pour nos partenaires africains. Et vous savez, j'ai voyagé avec le président du Quai Branly, qui donc prépare les 20 ans de son musée. Il n'avait pas l'air du tout inquiet sur le fait que son musée allait être guidé. Il ne pense pas ça du tout. Et il travaille en parfaite collaboration. Et je veux insister là-dessus, avec les directeurs de…
« Alors, je crois qu'on ne peut pas le dire totalement comme ça. Vous savez, c'est très compliqué à établir les liens réellement illicites, les biens spoliés. Et c'est cela dont on parle. C'est cela dont on veut la restitution pour nos partenaires africains. Et vous savez, j'ai voyagé avec le président du Quai Branly, qui donc prépare les 20 ans de son musée. Il n'avait pas l'air du tout inquiet sur le fait que son musée allait être guidé. Il ne pense pas ça du tout. Et il travaille en parfaite collaboration. Et je veux insister là-dessus, avec les directeurs des musées des pays d'Afrique. Et ça, je crois que c'est très, très, très important. De montrer cette relation. Pardon, j'y insiste. Parce que moi, j'ai été très admirative de voir ces échanges qui avaient lieu entre les experts, entre les dirigeants des institutions africaines et françaises, qui parlent à égalité, qui sont là aujourd'hui pour raconter la même histoire ensemble. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 6:52Voir 1 autre passage
« Il peut y avoir des lois particulières. Il y en a eu jusqu'ici. Bien sûr. Puisque là, aujourd'hui, on est en train de parler d'un cadre pérenne. Cette loi cadre, elle sera pérenne. Elle obéit à des règles qui sont très précises, à des procédures qui seront très précises, elles aussi, avec un apport des scientifiques qui est indispensable. Et je crois, encore une fois, qu'il faut aborder tout cela avec une grande sérénité. Parce que, encore une fois, c'est une discussion entre scientifiques qui parlent la même langue. Et qu'est-ce qu'ils veulent, au fond ? Ils veulent que la culture soit partagée dans le monde entier. Eux, ils ont une vision universelle qui nous échappe parfois. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 8:02
Question 6Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFI
La nouveauté, c'est ce cadre légal permanent pour la restitution des biens culturels. Jusque-là, il y a eu des restitutions, on s'en souvient tous, c'était des lois au cas par cas. Là maintenant, il va pouvoir y avoir des demandes des États, c'est bien ça, qui vont demander la restitution d'œuvres. Est-ce que vous avez établi déjà, vous, côté français, si je puis dire, côté ministère, une liste d'œuvres restituables ?
Réponse partielle
Alors, c'est en cours, si j'ose dire, parce que c'est un travail de très longue haleine. D'abord parce qu'il faut travailler sur les provenances, ça sera un travail commun entre les experts, évidemment français, et les experts africains. C'est déjà en cours. Ça a déjà été fait, par exemple, pour ce tambour parleur qui est reparti en Côte d'Ivoire. Et bien là, il y a une dizaine d'œuvres, je ne pourrais pas les citer toutes.
« Alors, c'est en cours, si j'ose dire, parce que c'est un travail de très longue haleine. D'abord parce qu'il faut travailler sur les provenances, ça sera un travail commun entre les experts, évidemment français, et les experts africains. C'est déjà en cours. Ça a déjà été fait, par exemple, pour ce tambour parleur qui est reparti en Côte d'Ivoire. Et bien là, il y a une dizaine d'œuvres, je ne pourrais pas les citer toutes. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 5:04
Question 7Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFI
Et au final, la France ne restituera que ce qu'elle veut restituer. C'est ça ?
Réponse partielle
Il y aura une commission, deux commissions, même une commission scientifique, une commission d'experts et une commission de partenaires politiques qui en discuteront, sous l'égide du Conseil d'État, évidemment, sous l'égide des parlementaires. Et je crois que tous les garde-fous sont pris pour que les choses se fassent dans l'ordre. Et encore une fois, pour le bien des pays africains auxquels nous restituons ces biens, ce qui pour eux est fondamental, parce que c'est leur mémoire. Et nous, on est plutôt dans l'idée qu'aujourd'hui, sur cette mémoire, sur ce socle, on va inventer l'avenir avec eux.
« Il y aura une commission, deux commissions, même une commission scientifique, une commission d'experts et une commission de partenaires politiques qui en discuteront, sous l'égide du Conseil d'État, évidemment, sous l'égide des parlementaires. Et je crois que tous les garde-fous sont pris pour que les choses se fassent dans l'ordre. Et encore une fois, pour le bien des pays africains auxquels nous restituons ces biens, ce qui pour eux est fondamental, parce que c'est leur mémoire. Et nous, on est plutôt dans l'idée qu'aujourd'hui, sur cette mémoire, sur ce socle, on va inventer l'avenir avec eux. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 9:07
Question 8Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFI
Votre agenda de ministre de la Culture est bien rempli. Vous serez demain à Marseille pour l'ouverture de la saison méditerranée. Je voudrais qu'on parle du Festival de Cannes. C'est votre étape suivante, si je puis dire. C'est le week-end qui vient. Vous avez certainement lu, même si vous étiez loin de Paris, cette tribune d'un collectif de professionnels qui dénonce l'emprise du milliardaire conservateur Vincent Bolloré sur le 7e art. 600 personnes qui s'inquiètent de voir le propriétaire de Canal+, mettre la main sur toute la chaîne de production du cinéma. Qu'en dit la ministre de la Culture que vous êtes ?
Réponse partielle
Je n'ai pas à juger de ce genre de tribune. Comme vous le savez, je ne me laisserai pas entraîner sur ce terrain-là. Simplement, ce que je veux dire, c'est que de ce que j'ai vu, moi, et ce qui me semble important, et même si je l'ai vu d'un peu loin, dans l'ouverture du Festival de Cannes, c'est encore une fois que ce sera la grande fête du cinéma. Et ce n'est pas une sorte de truisme, c'est vrai, c'est une fête du cinéma mondiale. Et ce que je retiendrai, je vais essayer de le dire comme elle l'a dit, je crois que c'est Jeanne Fonda qui a tout résumé quand elle a dit qu'on y célébrait l'audace. Et là, je regarde mon papier, « L'acte féroce de la création ». Et je trouve que cette phrase,…
« Je n'ai pas à juger de ce genre de tribune. Comme vous le savez, je ne me laisserai pas entraîner sur ce terrain-là. Simplement, ce que je veux dire, c'est que de ce que j'ai vu, moi, et ce qui me semble important, et même si je l'ai vu d'un peu loin, dans l'ouverture du Festival de Cannes, c'est encore une fois que ce sera la grande fête du cinéma. Et ce n'est pas une sorte de truisme, c'est vrai, c'est une fête du cinéma mondiale. Et ce que je retiendrai, je vais essayer de le dire comme elle l'a dit, je crois que c'est Jeanne Fonda qui a tout résumé quand elle a dit qu'on y célébrait l'audace. Et là, je regarde mon papier, « L'acte féroce de la création ». Et je trouve que cette phrase, « L'acte féroce de la création », elle dit tout de ce que nous voulons, c'est-à-dire la liberté d'expression, c'est-à-dire que tous viennent à Cannes en montrant leur œuvre et qu'on parle du cinéma pendant le Festival de Cannes. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 10:11
Question 9Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFI
Ça veut dire que dans votre esprit cette loi doit servir aussi, peut-être d'abord, je ne sais pas, à la réconciliation entre certains pays africains et la France ?
Réponse directe
Bien sûr, c'est ce qui est en train de se faire d'ailleurs. Et je pense qu'on a déjà dépassé ce stade, excusez-moi, heureusement souvent les actes vont plus vite que les textes. On a mis du temps à produire ces textes, ces textes sont hautement symboliques. Mais en même temps, on est en train de passer à une autre époque qui est comment allons faire vivre les musées qui vont retrouver leur mémoire, comment ces cultures oubliées, comme disait Jacques Chirac, qui retrouvent vie, c'est d'ailleurs assez symptomatique que ce soit au moment où on fête les 20 ans du musée du Quai Branly, qu'on ouvre ce nouvel épisode de notre histoire. Et je pense que c'est une histoire commune, une histoire parta…
« Bien sûr, c'est ce qui est en train de se faire d'ailleurs. Et je pense qu'on a déjà dépassé ce stade, excusez-moi, heureusement souvent les actes vont plus vite que les textes. On a mis du temps à produire ces textes, ces textes sont hautement symboliques. Mais en même temps, on est en train de passer à une autre époque qui est comment allons faire vivre les musées qui vont retrouver leur mémoire, comment ces cultures oubliées, comme disait Jacques Chirac, qui retrouvent vie, c'est d'ailleurs assez symptomatique que ce soit au moment où on fête les 20 ans du musée du Quai Branly, qu'on ouvre ce nouvel épisode de notre histoire. Et je pense que c'est une histoire commune, une histoire partagée et une histoire qui doit se vivre comme telle. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 4:04
Question 10Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFI
Témoins sans doute de cette nouvelle époque, la loi sur la restitution des œuvres pillées pendant la colonisation française, elle a été promulguée il y a quelques jours. Est-ce que cette loi change tout, Catherine Pégard ?
Réponse partielle
Eh bien je crois que cette loi était d'abord extrêmement attendue, cette loi sur les restitutions. Il a fallu 9 ans mais je dirais même qu'il a fallu beaucoup plus parce que c'était dans l'air depuis, si j'ose dire, très très très longtemps. Et on en parlait depuis les années 70, j'ai relu des textes très intéressants pour montrer qu'effectivement ça faisait partie d'un verrou qui nous empêchait d'aller plus loin. Et je crois que les restitutions elles ne sont pas du tout une fin en soi, elles sont un point de départ, un aboutissement. Elles permettent à nos partenaires africains de construire autre chose sur un socle qui est le socle de leur mémoire. Et je crois que ça c'était capital.
« Eh bien je crois que cette loi était d'abord extrêmement attendue, cette loi sur les restitutions. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 3:15Voir 1 autre passage
« Il a fallu 9 ans mais je dirais même qu'il a fallu beaucoup plus parce que c'était dans l'air depuis, si j'ose dire, très très très longtemps. Et on en parlait depuis les années 70, j'ai relu des textes très intéressants pour montrer qu'effectivement ça faisait partie d'un verrou qui nous empêchait d'aller plus loin. Et je crois que les restitutions elles ne sont pas du tout une fin en soi, elles sont un point de départ, un aboutissement. Elles permettent à nos partenaires africains de construire autre chose sur un socle qui est le socle de leur mémoire. Et je crois que ça c'était capital. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 3:25
Question 11Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFI
Arnaud Pontus, à votre micro, la ministre française de la Culture. Bonjour Catherine Pégard. Bonjour. Soyez la bienvenue sur RFI. Vous rentrez tout juste de Nairobi, où vous avez accompagné le président de la République durant le sommet Africa Forward. Est-ce que vous en revenez avec le sentiment qu'un nouveau type de relation peut éclore entre la France et les pays africains ?
Réponse directe
Absolument. Je crois que nous l'avons vécu d'ailleurs concrètement pendant deux jours. Nous étions les invités de ce grand sommet, quand même, inédit, pour la première fois, pour la première fois au Kenya, pour la première fois avec une quarantaine de chefs d'État différents venant de 45 pays différents, je crois. Et bien tout cela montre une vitalité de la relation entre l'Afrique et la France aujourd'hui, qui sans doute ne nous aurait pas semblé évidente il y a encore quelques années. Je crois qu'on est en train de refonder cette relation. Le président de la République a eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises. Je crois que c'était l'écho de son discours de Ouagadougou en 2017. Il a…
« Absolument. Je crois que nous l'avons vécu d'ailleurs concrètement pendant deux jours. Nous étions les invités de ce grand sommet, quand même, inédit, pour la première fois, pour la première fois au Kenya, pour la première fois avec une quarantaine de chefs d'État différents venant de 45 pays différents, je crois. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 0:28Voir 2 autres passages
« Et bien tout cela montre une vitalité de la relation entre l'Afrique et la France aujourd'hui, qui sans doute ne nous aurait pas semblé évidente il y a encore quelques années. Je crois qu'on est en train de refonder cette relation. Le président de la République a eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises. Je crois que c'était l'écho de son discours de Ouagadougou en 2017. Il avait dit des choses à ce moment-là qui semblaient presque utopiques. Quand il avait dit « Je me souviens, je suis d'une génération qui, comme vous, n'a pas connu la colonisation ». Et bien je crois que c'était un point de départ pour tirer un fil vers ce que nous vivons aujourd'hui, qui est assez extraordinaire, qui fait que nous allons travailler ensemble. Donc vous croyez à la nouvelle page ? Je crois totalement à la nouvelle page parce que je n'ai eu que des conversations de ce genre. C'est-à-dire que tous mes interlocuteurs, les ministres que j'ai pu rencontrer, les artistes que j'ai rencontrés, les directeurs d'institutions que j'ai rencontrés, et bien ils parlaient de l'avenir, ils parlaient de ce que nous allions faire ensemble, du musée que nous allions ouvrir, des collections que nous allions permettre d'inventorier, des archives que nous allions découvrir ensemble, de l'archéologie que nous allions faire découvrir dans différents pays qui sont encore à découvrir des lieux. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 0:49
Question 12Catherine Pégard, Présidente du Château de Versailles
pourquoi fêter les 400 ans ?
Réponse à côté
Vous l'avez dit Vous avez choisi 400 ans On vous a dit mais pourquoi 400 ans ? Il y a toujours des peines à jouir Qui ne veulent pas célébrer Exactement Il y a des gens qui vous empêchent Alors tous les prétextes sont bons Universitaires Recherche Moyen On ne peut pas célébrer en France Alors que vous avez des tas de choses à montrer Qu'est-ce qu'on va voir ? Qu'est-ce qu'on peut visiter aujourd'hui ? Jusqu'à nouveau C'est incroyable Omerta quand même Louis-Philippe Alors c'est un roi Évidemment On est en république L'histoire est une suite De mensonges Sur lesquels on est d'accord On a tendance à occulter L'apport des rois de France Notamment sous la restauration Et vous nous dites Voilà C…
« Vous l'avez dit Vous avez choisi 400 ans On vous a dit mais pourquoi 400 ans ? Il y a toujours des peines à jouir Qui ne veulent pas célébrer Exactement Il y a des gens qui vous empêchent Alors tous les prétextes sont bons Universitaires Recherche Moyen On ne peut pas célébrer en France Alors que vous avez des tas de choses à montrer Qu'est-ce qu'on va voir ? Qu'est-ce qu'on peut visiter aujourd'hui ? »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 5:37
Question 13Catherine Pégard, Présidente du Château de Versailles
Mais c'était un peu incongru De vouloir fêter les 400 ans Du château de Versailles D'ailleurs certains m'ont dit C'est quand même Ce grenouille comme idée C'est le souvenir du petit pavillon de chasse Que Louis XIII avait voulu construire Il n'en reste quasiment rien Une poutre, un pan de mur Et donc pourquoi fêter les 400 ans ?
Réponse partielle
Vous l'avez dit Vous avez choisi 400 ans On vous a dit mais pourquoi 400 ans ? Il y a toujours des peines à jouir Qui ne veulent pas célébrer Exactement Il y a des gens qui vous empêchent Alors tous les prétextes sont bons Universitaires Recherche Moyen On ne peut pas célébrer en France Alors que vous avez des tas de choses à montrer Qu'est-ce qu'on va voir ? Qu'est-ce qu'on peut visiter aujourd'hui ? Jusqu'à nouveau C'est incroyable Omerta quand même Louis-Philippe Alors c'est un roi Évidemment On est en république L'histoire est une suite De mensonges Sur lesquels on est d'accord On a tendance à occulter L'apport des rois de France Notamment sous la restauration Et vous nous dites Voilà C…
« Vous l'avez dit Vous avez choisi 400 ans On vous a dit mais pourquoi 400 ans ? Il y a toujours des peines à jouir Qui ne veulent pas célébrer Exactement Il y a des gens qui vous empêchent Alors tous les prétextes sont bons Universitaires Recherche Moyen On ne peut pas célébrer en France Alors que vous avez des tas de choses à montrer Qu'est-ce qu'on va voir ? Qu'est-ce qu'on peut visiter aujourd'hui ? »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 5:37
Question 14Catherine Pégard, Présidente du Château de Versailles
Et avec toujours autant de capitaux étrangers ?
Réponse directe
Alors, on est à la recherche des plus modestes dons jusqu'à la plus grande générosité de nos amis étrangers. La vérité, c'est qu'aujourd'hui, ce sont plutôt les Français qui... Plus que les Américains. Plus que les Américains. Alors, les Américains, pendant très longtemps, sont venus beaucoup à Versailles. Vous vous souvenez de la grande tempête qui a ravagé les jardins de Versailles et les contributions des Américains ont été déterminantes. Tempête de 99. Je veux dire aussi que, là aussi, c'est un anniversaire. C'est Rockefeller qui a sauvé Versailles après la Première Guerre mondiale. Et c'était en 1923 qu'il a demandé l'autorisation avec modestie, disait-il, au président du Conseil de l'…
« Alors, on est à la recherche des plus modestes dons jusqu'à la plus grande générosité de nos amis étrangers. La vérité, c'est qu'aujourd'hui, ce sont plutôt les Français qui... Plus que les Américains. Plus que les Américains. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 6:00Voir 1 autre passage
« Alors, les Américains, pendant très longtemps, sont venus beaucoup à Versailles. Vous vous souvenez de la grande tempête qui a ravagé les jardins de Versailles et les contributions des Américains ont été déterminantes. Tempête de 99. Je veux dire aussi que, là aussi, c'est un anniversaire. C'est Rockefeller qui a sauvé Versailles après la Première Guerre mondiale. Et c'était en 1923 qu'il a demandé l'autorisation avec modestie, disait-il, au président du Conseil de l'époque, Poincaré, de sauver Versailles, puisque les Français n'en avaient plus les moyens. Alors, cette époque, elle est un petit peu derrière nous parce que la concurrence est lourde et que les nouvelles générations, comme on le disait tout à l'heure, ne rentrent pas forcément dans un musée comme ils y rentraient avant. La génération des jeunes Américains d'aujourd'hui est sans doute moins passionnée par le mobilier du 18e que par les jardins. Ils ont plus envie d'entendre Alain Baraton ou Joël Cotin, les deux chefs jardiniers de Versailles, parler de leur jardin, peut-être, que d'y pénétrer en découvrant le détail d'une marqueterie. Donc ça, c'est notre travail aussi, c'est de nous adapter à la demande de ceux qui viennent à Versailles. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 6:15
Question 15Catherine Pégard, Présidente du Château de Versailles
Radio Classique, les stars de l'info, avec Guillaume Durand. Catherine Pégar ce matin, rebonjour Catherine, je rappelle que vous avez été une brillante journaliste, conseiller culturel de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, donc vous présidez le château de Versailles, alors évidemment c'est le 400ème anniversaire, avec des manifestations dont on va parler ensemble ce matin, et surtout une volonté de confrontation entre le monde moderne et celui qui a voulu Louis XIV, des travaux ont été très longs, 1661, et donc installation du roi en 1682, auparavant Tuileries, Louvre, et beaucoup de voyages Saint-Germain-en-Laye et Vincennes. Simplement, petite question justement qu'on évoquait tout à l'heure avec Renaud Blanc, le 400ème anniversaire correspond à quoi finalement ?
Réponse directe
Le 400ème anniversaire c'est la décision de Louis XIII de construire un petit relais de chasse, dans un lieu où il n'y avait rien, mais Louis XIII adorait la chasse, et Louis XIII d'ailleurs, comme ses successeurs, aimait bien prendre un peu de champ par rapport à la cour, en l'espèce d'ailleurs par rapport à sa mère, et donc il avait envie de s'installer un peu tranquille, et il a choisi de construire ce petit relais de chasse, dont malheureusement il ne reste pas grand chose, on a un petit pan de mur par ici, un petit escalier par là, mais en tous les cas c'est la borne, et même nous avons un document, le seul, à ma connaissance, en septembre 1623, il passe commande de ce petit relais de…
« Le 400ème anniversaire c'est la décision de Louis XIII de construire un petit relais de chasse, dans un lieu où il n'y avait rien, mais Louis XIII adorait la chasse, et Louis XIII d'ailleurs, comme ses successeurs, aimait bien prendre un peu de champ par rapport à la cour, en l'espèce d'ailleurs par rapport à sa mère, et donc il avait envie de s'installer un peu tranquille, et il a choisi de construire ce petit relais de chasse, dont malheureusement il ne reste pas grand chose, on a un petit pan de mur par ici, un petit escalier par là, mais en tous les cas c'est la borne, et même nous avons un document, le seul, à ma connaissance, en septembre 1623, il passe commande de ce petit relais de chasse, et donc je me suis basée sur cette idée, qu'il passait cette commande en septembre 1623, pour me dire qu'on devait fêter ces 400 ans, non pas par nostalgie ou pour regarder derrière nous, mais pour regarder devant, avec tout ce que ces 4 siècles nous avaient apporté. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 0:42
Question 16Catherine Pégard, Présidente du Château de Versailles
J'englobe, c'est-à-dire jardin, château, dépendance. Quelles sont les parties, Catherine Pégar, qui ne sont pas encore totalement restaurées ?
Réponse directe
Alors, il y en a encore beaucoup. Là, on a un gros travail à faire, par exemple, sur le Grand Trianon. Le Grand Trianon est en mauvais état, donc il va falloir engager une restauration assez lourde sur le Grand Trianon. Mais, par exemple, on a ce qu'on appelle les Attiques, c'est-à-dire les Greniers, les Attiques du Nord, où on a encore beaucoup de travail à faire pour montrer toutes ces collections du XIXe, qu'on ne connaît pas à Versailles, et qui marquent l'empreinte de Louis-Philippe quand il a voulu transformer cette résidence royale en un musée. Et, d'une certaine manière, c'est lui qui a sauvé le château de Versailles. Alors, on est à la recherche des plus modestes dons jusqu'à la pl…
« Alors, il y en a encore beaucoup. Là, on a un gros travail à faire, par exemple, sur le Grand Trianon. Le Grand Trianon est en mauvais état, donc il va falloir engager une restauration assez lourde sur le Grand Trianon. Mais, par exemple, on a ce qu'on appelle les Attiques, c'est-à-dire les Greniers, les Attiques du Nord, où on a encore beaucoup de travail à faire pour montrer toutes ces collections du XIXe, qu'on ne connaît pas à Versailles, et qui marquent l'empreinte de Louis-Philippe quand il a voulu transformer cette résidence royale en un musée. Et, d'une certaine manière, c'est lui qui a sauvé le château de Versailles. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 5:25
Question 17Catherine Pégard, Présidente du Château de Versailles
Et justement, dans ce domaine, pour le 400e anniversaire, quels sont les projets alors ?
Réponse partielle
Alors, les projets sont nombreux parce qu'au fond, on fête un anniversaire tout le temps, puisque à chaque fois que l'on recrée quelque chose à Versailles, on fait revivre une partie de ce passé. Là, hier, nous avons inauguré les petits appartements de Marie-Antoinette, la restauration de ces petits appartements. C'est un travail d'une dizaine d'années qui a mobilisé évidemment les recherches des conservateurs, mais aussi tous les métiers d'art, par exemple les tissus. On a travaillé beaucoup avec le musée de la Toile de Jouy et la maison Pierre-Fray pour retrouver des tissus qui pouvaient évoquer ce passé de Marie-Antoinette. Et aujourd'hui, si vous venez au château de Versailles, vous pou…
« Alors, les projets sont nombreux parce qu'au fond, on fête un anniversaire tout le temps, puisque à chaque fois que l'on recrée quelque chose à Versailles, on fait revivre une partie de ce passé. Là, hier, nous avons inauguré les petits appartements de Marie-Antoinette, la restauration de ces petits appartements. C'est un travail d'une dizaine d'années qui a mobilisé évidemment les recherches des conservateurs, mais aussi tous les métiers d'art, par exemple les tissus. On a travaillé beaucoup avec le musée de la Toile de Jouy et la maison Pierre-Fray pour retrouver des tissus qui pouvaient évoquer ce passé de Marie-Antoinette. Et aujourd'hui, si vous venez au château de Versailles, vous pouvez passer une journée totale avec Marie-Antoinette, depuis son grand appartement, c'est-à-dire sa vie publique, jusqu'à tout ce qu'elle a voulu pour échapper à cette vie publique, c'est-à-dire ses petits appartements, ses petits cabinets exigus, où elle ne voyait que ses amis, avant de s'évader même plus loin encore, quand elle a voulu aller du côté des Trianon jusqu'à créer ce hameau de la reine pour s'y replier. Et ça, c'est beaucoup plus tard. Bien sûr, ce n'est pas Louis XIV, mais Marie-Antoinette procède de cette longue histoire du château de Versailles jusqu'à aujourd'hui. Récemment, on a réouvert des pièces qui étaient celles des appartements de Louis-Philippe, qu'on avait complètement oubliées. On peut aller voir la chambre du général de Gaulle. À Versailles, il y a tout ça. Et l'idée, c'est de se dire que ça ne s'est pas arrêté à la Révolution française et ça ne s'arrête pas aujourd'hui. Ça continue et on recrée chaque jour une histoire de Versailles avec ceux qui font la vie d'aujourd'hui. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 3:26
Question 18Catherine Pégard, Présidente du Château de Versailles
Mais c'était quand même une volonté personnelle. Non, parce que je crois qu'à 40 ans ou à 30 ans... Ne dites pas mon âge. Non, je ne dis pas votre âge. Je reste parfaitement élégante. Mais à 30 ans, vous n'imaginiez pas quand même à la tête de Versailles ?
Réponse directe
Ah, pas du tout, non. Pas du tout. Et à 50 non plus. Donc, j'ai eu beaucoup de... Je crois que Nicolas Sarkozy, c'est lui qui a eu cette idée de me nommer à Versailles. J'ai eu la chance d'être renommée ensuite par François Hollande et qu'Emmanuel Macron me fasse confiance à son tour. Et c'est vrai que dit comme ça, pour moi aussi, ça paraît un peu incroyable.
« Ah, pas du tout, non. Pas du tout. Et à 50 non plus. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 10:53Voir 1 autre passage
« Donc, j'ai eu beaucoup de... Je crois que Nicolas Sarkozy, c'est lui qui a eu cette idée de me nommer à Versailles. J'ai eu la chance d'être renommée ensuite par François Hollande et qu'Emmanuel Macron me fasse confiance à son tour. Et c'est vrai que dit comme ça, pour moi aussi, ça paraît un peu incroyable. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 10:58
Question 19Catherine Pégard, Présidente du Château de Versailles
À Versailles, qu'est-ce que vous préférez, vous ?
Réponse partielle
Je change d'idée tous les jours. Parce que je fais du journalisme. Et donc, chaque jour, il y a une curiosité nouvelle. Par exemple, hier, évidemment, je me suis passionnée pour ces petits appartements de Marie-Antoinette. Mais quand je vais rentrer tout à l'heure et que je vais aller dans les jardins, voir par exemple le jardin du parfumeur que nous venons de créer, c'est quand même assez baroque de créer un jardin à Versailles aujourd'hui. On a créé ce jardin et aujourd'hui, on peut aller faire une visite en découvrant toutes les senteurs qui font les parfums d'aujourd'hui. C'est Francis Curgian qui a été notre complice pour cela. Et je crois que ça va être le moment où je vais découvrir…
« Je change d'idée tous les jours. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 11:19Voir 1 autre passage
« Parce que je fais du journalisme. Et donc, chaque jour, il y a une curiosité nouvelle. Par exemple, hier, évidemment, je me suis passionnée pour ces petits appartements de Marie-Antoinette. Mais quand je vais rentrer tout à l'heure et que je vais aller dans les jardins, voir par exemple le jardin du parfumeur que nous venons de créer, c'est quand même assez baroque de créer un jardin à Versailles aujourd'hui. On a créé ce jardin et aujourd'hui, on peut aller faire une visite en découvrant toutes les senteurs qui font les parfums d'aujourd'hui. C'est Francis Curgian qui a été notre complice pour cela. Et je crois que ça va être le moment où je vais découvrir ces fleurs. Je vais être ravie d'être là et quand je passerai dans une autre pièce, peut-être du Petit Trianon, bien sûr, à l'Opéra Royal, parce qu'on n'en a pas parlé, mais à Radio Classique, il faut quand même dire un mot de cet opéra magnifique où on crée des spectacles maintenant de plus en plus. Plus de 100 levées de rideaux par an. On a créé notre orchestre. Eh bien, c'est une vie qui se renouvelle sans cesse. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 11:21
Question 20Catherine Pégard, Présidente du Château de Versailles
quelles sont les parties de Versailles ?
Réponse partielle
Alors, il y en a encore beaucoup. Là, on a un gros travail à faire, par exemple, sur le Grand Trianon. Le Grand Trianon est en mauvais état, donc il va falloir engager une restauration assez lourde sur le Grand Trianon. Mais, par exemple, on a ce qu'on appelle les Attiques, c'est-à-dire les Greniers, les Attiques du Nord, où on a encore beaucoup de travail à faire pour montrer toutes ces collections du XIXe, qu'on ne connaît pas à Versailles, et qui marquent l'empreinte de Louis-Philippe quand il a voulu transformer cette résidence royale en un musée. Et, d'une certaine manière, c'est lui qui a sauvé le château de Versailles. Alors, on est à la recherche des plus modestes dons jusqu'à la pl…
« Alors, il y en a encore beaucoup. Là, on a un gros travail à faire, par exemple, sur le Grand Trianon. Le Grand Trianon est en mauvais état, donc il va falloir engager une restauration assez lourde sur le Grand Trianon. Mais, par exemple, on a ce qu'on appelle les Attiques, c'est-à-dire les Greniers, les Attiques du Nord, où on a encore beaucoup de travail à faire pour montrer toutes ces collections du XIXe, qu'on ne connaît pas à Versailles, et qui marquent l'empreinte de Louis-Philippe quand il a voulu transformer cette résidence royale en un musée. Et, d'une certaine manière, c'est lui qui a sauvé le château de Versailles. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 5:25
Question 21Catherine Pégard, Présidente du Château de Versailles
Vous avez fait une carrière particulière. Vous étiez une journaliste politique un peu comme moi pendant des années. et vous avez donné au point évidemment ses meilleures pages en termes d'information. Vous êtes passé conseiller culturel du côté de Nicolas Sarkozy. Vous êtes à la tête de l'institution de Versailles. En fait, pourquoi vous avez décidé de changer de vie ?
Réponse partielle
C'est ce que j'allais vous dire. C'est la même vie. Vous savez, Claude Imbert que j'aimais beaucoup, que vous avez bien connu, m'avait dit quand j'ai quitté le point, la vie invente. Je pense que j'ai eu beaucoup de chance que la vie invente pour moi.
« C'est ce que j'allais vous dire. C'est la même vie. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 10:26Voir 1 autre passage
« Vous savez, Claude Imbert que j'aimais beaucoup, que vous avez bien connu, m'avait dit quand j'ai quitté le point, la vie invente. Je pense que j'ai eu beaucoup de chance que la vie invente pour moi. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 10:30
Question 22Catherine Pégard, Présidente du Château de Versailles
C'est-à-dire que vous êtes à la recherche ?
Réponse directe
Alors, on est à la recherche des plus modestes dons jusqu'à la plus grande générosité de nos amis étrangers. La vérité, c'est qu'aujourd'hui, ce sont plutôt les Français qui... Plus que les Américains. Plus que les Américains. Alors, les Américains, pendant très longtemps, sont venus beaucoup à Versailles. Vous vous souvenez de la grande tempête qui a ravagé les jardins de Versailles et les contributions des Américains ont été déterminantes. Tempête de 99. Je veux dire aussi que, là aussi, c'est un anniversaire. C'est Rockefeller qui a sauvé Versailles après la Première Guerre mondiale. Et c'était en 1923 qu'il a demandé l'autorisation avec modestie, disait-il, au président du Conseil de l'…
« Alors, on est à la recherche des plus modestes dons jusqu'à la plus grande générosité de nos amis étrangers. La vérité, c'est qu'aujourd'hui, ce sont plutôt les Français qui... Plus que les Américains. Plus que les Américains. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 6:00
Question 23Catherine Pégard, Présidente du Château de Versailles
La question du mandat, vous en avez fait trois. Certains disent qu'il est impossible d'en faire quatre. Finalement, il y a un décret patriaque qui propose que vous puissiez poursuivre votre travail à la tête de Versailles jusqu'aux Jeux Olympiques parce qu'il ne faut pas changer les patrons des établissements publics en cours de route alors que les Jeux Olympiques, c'est une opération extrêmement compliquée. Qu'est-ce qui va se passer, justement, à Versailles du côté des Jeux Olympiques ?
Réponse directe
Alors, ça va être un moment tout à fait extraordinaire puisqu'on est d'ailleurs en train de construire tous les équipements pour les Jeux Olympiques tout au fond du parc. Et ce qui me semble intéressant, c'est de voir la place du château de Versailles dans les Jeux Olympiques et pas l'inverse. C'est-à-dire que, bien sûr, on va recevoir la compétition équestre pour les Jeux Olympiques et on me disait hier que les demandes pour venir à Versailles pour voir les épreuves d'équitation sont absolument exponentielles. Ils ne savent plus très bien comment faire parce que les gens veulent effectivement voir les chevaux mais les voir dans ce cadre qui va être magnifique quand même. L'épreuve de cross…
« Alors, ça va être un moment tout à fait extraordinaire puisqu'on est d'ailleurs en train de construire tous les équipements pour les Jeux Olympiques tout au fond du parc. Et ce qui me semble intéressant, c'est de voir la place du château de Versailles dans les Jeux Olympiques et pas l'inverse. C'est-à-dire que, bien sûr, on va recevoir la compétition équestre pour les Jeux Olympiques et on me disait hier que les demandes pour venir à Versailles pour voir les épreuves d'équitation sont absolument exponentielles. Ils ne savent plus très bien comment faire parce que les gens veulent effectivement voir les chevaux mais les voir dans ce cadre qui va être magnifique quand même. L'épreuve de crosse va se dérouler en traversant le grand canal du château de Versailles. Mais pendant ce temps-là, tous ceux qui viendront, je pense, en France, quand ils auront été voir les épreuves de leur sport favori ailleurs, ils auront envie de venir visiter le château. Et donc, tout notre travail à nous depuis maintenant le début de l'année, je dirais, c'est d'organiser petit à petit la venue de tous ceux qui vont être en France attester du rayonnement de la France en passant à Versailles l'année prochaine. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 9:00
Question 24Catherine Pégard : L'invité du jour du 04/04/2012 dans A La Bonne Heure - RTL - RTL
est-ce que vous allez continuer dans ce qui nous apparaissait parfois un peu de la provocation ?
Réponse à côté
Mais je crois que Jean-Jacques Ayagon a été pionnier en la matière, ou on peut dire qu'il a été continuateur d'une certaine façon de ce qui avait été fait par Louis XIV, qui s'entourait des plus grands autour de lui, de la création de son époque. Oui, des plus grands du moment, en plus. Des plus grands du moment. Je crois que Jean-Jacques Ayagon a installé leur contemporain à Versailles. On peut critiquer le fait de l'y avoir installé par principe. Oui, je savais que M. Nolo allait dire ça. Mais je pense que maintenant que ce pas a été fait, et on peut en discuter, mais je crois qu'il a eu raison de le faire, parce que ça a attiré à Versailles des publics nouveaux, des visiteurs qui ne sera…
« Mais je crois que Jean-Jacques Ayagon a été pionnier en la matière, ou on peut dire qu'il a été continuateur d'une certaine façon de ce qui avait été fait par Louis XIV, qui s'entourait des plus grands autour de lui, de la création de son époque. Oui, des plus grands du moment, en plus. Des plus grands du moment. Je crois que Jean-Jacques Ayagon a installé leur contemporain à Versailles. On peut critiquer le fait de l'y avoir installé par principe. Oui, je savais que M. Nolo allait dire ça. Mais je pense que maintenant que ce pas a été fait, et on peut en discuter, mais je crois qu'il a eu raison de le faire, parce que ça a attiré à Versailles des publics nouveaux, des visiteurs qui ne seraient peut-être pas venus à Versailles, pas revenus à Versailles, et qui y reviennent pour l'art contemporain. Et moi, je pense que le moment était venu d'approfondir la relation de l'art contemporain avec le patrimoine historique. Alors, ça paraît une formule comme ça, mais à mon avis, c'est plus profond que ça, parce qu'on peut essayer de faire en sorte que les artistes qui viennent à Versailles viennent pour Versailles, non pas se confronter à Versailles, mais voir en quoi leur œuvre est en résonance avec le château de Versailles aujourd'hui. Et c'est la raison pour laquelle j'ai demandé... »
RTL · Catherine Pégard : L'invité du jour du 04/04/2012 dans A La Bonne Heure - RTL - RTLVérifier à 3:50
Question 25Catherine Pégard : L'invité du jour du 04/04/2012 dans A La Bonne Heure - RTL - RTL
Moi, je n'ai rien en fait. Je préfère y aller en touriste ou en animateur télé. Parce qu'on a fait beaucoup d'émissions grâce à Catherine aussi. Vous avez passé votre vie comme journaliste à observer le pouvoir. Est-ce que c'est facile après de l'exercer soi-même ?
Réponse directe
Ah, ça fait un petit choc quand même. Parce que c'est changé complètement de rôle. C'est-à-dire qu'avant, j'étais... C'est l'envers, carrément. Ce n'est pas l'envers. Je pense que l'envers, c'est lorsque j'étais à l'Élysée. Là, je pense que c'est l'endroit. Mais vous avez monté quelques marches supplémentaires. Et tout le monde vous regarde. Il y a du monde.
« Ah, ça fait un petit choc quand même. Parce que c'est changé complètement de rôle. C'est-à-dire qu'avant, j'étais... C'est l'envers, carrément. Ce n'est pas l'envers. Je pense que l'envers, c'est lorsque j'étais à l'Élysée. Là, je pense que c'est l'endroit. Mais vous avez monté quelques marches supplémentaires. Et tout le monde vous regarde. »
RTL · Catherine Pégard : L'invité du jour du 04/04/2012 dans A La Bonne Heure - RTL - RTLVérifier à 2:15
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 6:52
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« Ah, ça fait un petit choc quand même. Parce que c'est changé complètement de rôle. C'est-à-dire qu'avant, j'étais... C'est l'envers, carrément. Ce n'est pas l'envers. Je pense que l'envers, c'est lorsque j'étais à l'Élysée. Là, je pense que c'est l'endroit. Mais vous avez monté quelques marches supplémentaires. Et tout le monde vous regarde. »
RTL · Catherine Pégard : L'invité du jour du 04/04/2012 dans A La Bonne Heure - RTL - RTLVérifier à 2:15
« Ah, ça fait un petit choc quand même. Parce que c'est changé complètement de rôle. C'est-à-dire qu'avant, j'étais... C'est l'envers, carrément. Ce n'est pas l'envers. Je pense que l'envers, c'est lorsque j'étais à l'Élysée. Là, je pense que c'est l'endroit. Mais vous avez monté quelques marches supplémentaires. Et tout le monde vous regarde. »
RTL · Catherine Pégard : L'invité du jour du 04/04/2012 dans A La Bonne Heure - RTL - RTLVérifier à 2:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées4 avr. 2012 au 14 mai 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr, c'est ce qui est en train de se faire d'ailleurs. Et je pense qu'on a déjà dépassé ce stade, excusez-moi, heureusement souvent les actes vont plus vite que les textes. On a mis du temps à produire ces textes, ces textes sont hautement symboliques. Mais en même temps, on est en train de passer à une autre époque qui est comment allons faire vivre les musées qui vont retrouver leur mémoire, comment ces cultures oubliées, comme disait Jacques Chirac, qui retrouvent vie, c'est d'ailleurs assez symptomatique que ce soit au moment où on fête les 20 ans du musée du Quai Branly, qu'on ouvre ce nouvel épisode de notre histoire. Et je pense que c'est une histoire commune, une histoire partagée et une histoire qui doit se vivre comme telle. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 4:04Voir 2 autres passages
« Je n'ai pas à juger de ce genre de tribune. Comme vous le savez, je ne me laisserai pas entraîner sur ce terrain-là. Simplement, ce que je veux dire, c'est que de ce que j'ai vu, moi, et ce qui me semble important, et même si je l'ai vu d'un peu loin, dans l'ouverture du Festival de Cannes, c'est encore une fois que ce sera la grande fête du cinéma. Et ce n'est pas une sorte de truisme, c'est vrai, c'est une fête du cinéma mondiale. Et ce que je retiendrai, je vais essayer de le dire comme elle l'a dit, je crois que c'est Jeanne Fonda qui a tout résumé quand elle a dit qu'on y célébrait l'audace. Et là, je regarde mon papier, « L'acte féroce de la création ». Et je trouve que cette phrase, « L'acte féroce de la création », elle dit tout de ce que nous voulons, c'est-à-dire la liberté d'expression, c'est-à-dire que tous viennent à Cannes en montrant leur œuvre et qu'on parle du cinéma pendant le Festival de Cannes. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 10:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités14 mai 2026 au 14 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr, c'est ce qui est en train de se faire d'ailleurs. Et je pense qu'on a déjà dépassé ce stade, excusez-moi, heureusement souvent les actes vont plus vite que les textes. On a mis du temps à produire ces textes, ces textes sont hautement symboliques. Mais en même temps, on est en train de passer à une autre époque qui est comment allons faire vivre les musées qui vont retrouver leur mémoire, comment ces cultures oubliées, comme disait Jacques Chirac, qui retrouvent vie, c'est d'ailleurs assez symptomatique que ce soit au moment où on fête les 20 ans du musée du Quai Branly, qu'on ouvre ce nouvel épisode de notre histoire. Et je pense que c'est une histoire commune, une histoire partagée et une histoire qui doit se vivre comme telle. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 4:04Voir 2 autres passages
« Je n'ai pas à juger de ce genre de tribune. Comme vous le savez, je ne me laisserai pas entraîner sur ce terrain-là. Simplement, ce que je veux dire, c'est que de ce que j'ai vu, moi, et ce qui me semble important, et même si je l'ai vu d'un peu loin, dans l'ouverture du Festival de Cannes, c'est encore une fois que ce sera la grande fête du cinéma. Et ce n'est pas une sorte de truisme, c'est vrai, c'est une fête du cinéma mondiale. Et ce que je retiendrai, je vais essayer de le dire comme elle l'a dit, je crois que c'est Jeanne Fonda qui a tout résumé quand elle a dit qu'on y célébrait l'audace. Et là, je regarde mon papier, « L'acte féroce de la création ». Et je trouve que cette phrase, « L'acte féroce de la création », elle dit tout de ce que nous voulons, c'est-à-dire la liberté d'expression, c'est-à-dire que tous viennent à Cannes en montrant leur œuvre et qu'on parle du cinéma pendant le Festival de Cannes. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 10:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités20 juin 2023 au 14 mai 2026 · 5 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, bien sûr que non, il n'y a pas de chiffrage. Parce que là, il y a des demandes qui concernent une dizaine d'œuvres, aujourd'hui. Il y a eu déjà des demandes qui ont été satisfaites au Bénin, comme je l'ai dit, au Sénégal, en Côte d'Ivoire. Je crois que le Bénin va encore retrouver des œuvres qui sont déjà inventoriées, et donc dont la provenance est en train d'être établie. Et les choses se font au cas par cas, ce qui prend du temps. Et donc, avec nos experts des deux côtés, il faut le faire comme ça. Parce qu'évidemment, il ne faut pas s'engager dans une sorte de foisonnement qui n'aboutirait à rien. Il vaut mieux être prudent et, effectivement, voir si ces demandes sont d'abord légitimes. Dans le cadre de cette loi, cette loi est une loi juste, équilibrée, rigoureuse. Comme vous l'avez souligné, il a fallu du temps pour la construire. Eh bien, profitons de ce qu'elle nous apporte. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 5:32Voir 2 autres passages
« Alors, c'est en cours, si j'ose dire, parce que c'est un travail de très longue haleine. D'abord parce qu'il faut travailler sur les provenances, ça sera un travail commun entre les experts, évidemment français, et les experts africains. C'est déjà en cours. Ça a déjà été fait, par exemple, pour ce tambour parleur qui est reparti en Côte d'Ivoire. Et bien là, il y a une dizaine d'œuvres, je ne pourrais pas les citer toutes. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 5:04
« Jusqu'à nouveau C'est incroyable Omerta quand même Louis-Philippe Alors c'est un roi Évidemment On est en république L'histoire est une suite De mensonges Sur lesquels on est d'accord On a tendance à occulter L'apport des rois de France Notamment sous la restauration Et vous nous dites Voilà Ce week-end C'est les 250 ans De Louis-Philippe »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités14 mai 2026 au 14 mai 2026 · 4 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, bien sûr que non, il n'y a pas de chiffrage. Parce que là, il y a des demandes qui concernent une dizaine d'œuvres, aujourd'hui. Il y a eu déjà des demandes qui ont été satisfaites au Bénin, comme je l'ai dit, au Sénégal, en Côte d'Ivoire. Je crois que le Bénin va encore retrouver des œuvres qui sont déjà inventoriées, et donc dont la provenance est en train d'être établie. Et les choses se font au cas par cas, ce qui prend du temps. Et donc, avec nos experts des deux côtés, il faut le faire comme ça. Parce qu'évidemment, il ne faut pas s'engager dans une sorte de foisonnement qui n'aboutirait à rien. Il vaut mieux être prudent et, effectivement, voir si ces demandes sont d'abord légitimes. Dans le cadre de cette loi, cette loi est une loi juste, équilibrée, rigoureuse. Comme vous l'avez souligné, il a fallu du temps pour la construire. Eh bien, profitons de ce qu'elle nous apporte. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 5:32Voir 2 autres passages
« Il peut y avoir des lois particulières. Il y en a eu jusqu'ici. Bien sûr. Puisque là, aujourd'hui, on est en train de parler d'un cadre pérenne. Cette loi cadre, elle sera pérenne. Elle obéit à des règles qui sont très précises, à des procédures qui seront très précises, elles aussi, avec un apport des scientifiques qui est indispensable. Et je crois, encore une fois, qu'il faut aborder tout cela avec une grande sérénité. Parce que, encore une fois, c'est une discussion entre scientifiques qui parlent la même langue. Et qu'est-ce qu'ils veulent, au fond ? Ils veulent que la culture soit partagée dans le monde entier. Eux, ils ont une vision universelle qui nous échappe parfois. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 8:02
« Il peut y avoir des lois particulières. Il y en a eu jusqu'ici. Bien sûr. Puisque là, aujourd'hui, on est en train de parler d'un cadre pérenne. Cette loi cadre, elle sera pérenne. Elle obéit à des règles qui sont très précises, à des procédures qui seront très précises, elles aussi, avec un apport des scientifiques qui est indispensable. Et je crois, encore une fois, qu'il faut aborder tout cela avec une grande sérénité. Parce que, encore une fois, c'est une discussion entre scientifiques qui parlent la même langue. Et qu'est-ce qu'ils veulent, au fond ? Ils veulent que la culture soit partagée dans le monde entier. Eux, ils ont une vision universelle qui nous échappe parfois. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées4 avr. 2012 au 14 mai 2026 · 19 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Comme je l'ai dit, on étudie aujourd'hui toutes les mesures. On travaille en concertation rigoureuse avec les dirigeants de France Télévisions et de Radio France. Vous validez l'idée ou pas ? Et je ne valide aucune idée de ce type à ce jour. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 11:30Voir 2 autres passages
« Alors, je crois qu'on ne peut pas le dire totalement comme ça. Vous savez, c'est très compliqué à établir les liens réellement illicites, les biens spoliés. Et c'est cela dont on parle. C'est cela dont on veut la restitution pour nos partenaires africains. Et vous savez, j'ai voyagé avec le président du Quai Branly, qui donc prépare les 20 ans de son musée. Il n'avait pas l'air du tout inquiet sur le fait que son musée allait être guidé. Il ne pense pas ça du tout. Et il travaille en parfaite collaboration. Et je veux insister là-dessus, avec les directeurs des musées des pays d'Afrique. Et ça, je crois que c'est très, très, très important. De montrer cette relation. Pardon, j'y insiste. Parce que moi, j'ai été très admirative de voir ces échanges qui avaient lieu entre les experts, entre les dirigeants des institutions africaines et françaises, qui parlent à égalité, qui sont là aujourd'hui pour raconter la même histoire ensemble. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 6:52
« Il peut y avoir des lois particulières. Il y en a eu jusqu'ici. Bien sûr. Puisque là, aujourd'hui, on est en train de parler d'un cadre pérenne. Cette loi cadre, elle sera pérenne. Elle obéit à des règles qui sont très précises, à des procédures qui seront très précises, elles aussi, avec un apport des scientifiques qui est indispensable. Et je crois, encore une fois, qu'il faut aborder tout cela avec une grande sérénité. Parce que, encore une fois, c'est une discussion entre scientifiques qui parlent la même langue. Et qu'est-ce qu'ils veulent, au fond ? Ils veulent que la culture soit partagée dans le monde entier. Eux, ils ont une vision universelle qui nous échappe parfois. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités4 avr. 2012 au 14 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est en cours, si j'ose dire, parce que c'est un travail de très longue haleine. D'abord parce qu'il faut travailler sur les provenances, ça sera un travail commun entre les experts, évidemment français, et les experts africains. C'est déjà en cours. Ça a déjà été fait, par exemple, pour ce tambour parleur qui est reparti en Côte d'Ivoire. Et bien là, il y a une dizaine d'œuvres, je ne pourrais pas les citer toutes. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 5:04Voir 2 autres passages
« Il y aura une commission, deux commissions, même une commission scientifique, une commission d'experts et une commission de partenaires politiques qui en discuteront, sous l'égide du Conseil d'État, évidemment, sous l'égide des parlementaires. Et je crois que tous les garde-fous sont pris pour que les choses se fassent dans l'ordre. Et encore une fois, pour le bien des pays africains auxquels nous restituons ces biens, ce qui pour eux est fondamental, parce que c'est leur mémoire. Et nous, on est plutôt dans l'idée qu'aujourd'hui, sur cette mémoire, sur ce socle, on va inventer l'avenir avec eux. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 9:07
« Alors, les projets sont nombreux parce qu'au fond, on fête un anniversaire tout le temps, puisque à chaque fois que l'on recrée quelque chose à Versailles, on fait revivre une partie de ce passé. Là, hier, nous avons inauguré les petits appartements de Marie-Antoinette, la restauration de ces petits appartements. C'est un travail d'une dizaine d'années qui a mobilisé évidemment les recherches des conservateurs, mais aussi tous les métiers d'art, par exemple les tissus. On a travaillé beaucoup avec le musée de la Toile de Jouy et la maison Pierre-Fray pour retrouver des tissus qui pouvaient évoquer ce passé de Marie-Antoinette. Et aujourd'hui, si vous venez au château de Versailles, vous pouvez passer une journée totale avec Marie-Antoinette, depuis son grand appartement, c'est-à-dire sa vie publique, jusqu'à tout ce qu'elle a voulu pour échapper à cette vie publique, c'est-à-dire ses petits appartements, ses petits cabinets exigus, où elle ne voyait que ses amis, avant de s'évader même plus loin encore, quand elle a voulu aller du côté des Trianon jusqu'à créer ce hameau de la reine pour s'y replier. Et ça, c'est beaucoup plus tard. Bien sûr, ce n'est pas Louis XIV, mais Marie-Antoinette procède de cette longue histoire du château de Versailles jusqu'à aujourd'hui. Récemment, on a réouvert des pièces qui étaient celles des appartements de Louis-Philippe, qu'on avait complètement oubliées. On peut aller voir la chambre du général de Gaulle. À Versailles, il y a tout ça. Et l'idée, c'est de se dire que ça ne s'est pas arrêté à la Révolution française et ça ne s'arrête pas aujourd'hui. Ça continue et on recrée chaque jour une histoire de Versailles avec ceux qui font la vie d'aujourd'hui. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées4 avr. 2012 au 20 juin 2023 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, les projets sont nombreux parce qu'au fond, on fête un anniversaire tout le temps, puisque à chaque fois que l'on recrée quelque chose à Versailles, on fait revivre une partie de ce passé. Là, hier, nous avons inauguré les petits appartements de Marie-Antoinette, la restauration de ces petits appartements. C'est un travail d'une dizaine d'années qui a mobilisé évidemment les recherches des conservateurs, mais aussi tous les métiers d'art, par exemple les tissus. On a travaillé beaucoup avec le musée de la Toile de Jouy et la maison Pierre-Fray pour retrouver des tissus qui pouvaient évoquer ce passé de Marie-Antoinette. Et aujourd'hui, si vous venez au château de Versailles, vous pouvez passer une journée totale avec Marie-Antoinette, depuis son grand appartement, c'est-à-dire sa vie publique, jusqu'à tout ce qu'elle a voulu pour échapper à cette vie publique, c'est-à-dire ses petits appartements, ses petits cabinets exigus, où elle ne voyait que ses amis, avant de s'évader même plus loin encore, quand elle a voulu aller du côté des Trianon jusqu'à créer ce hameau de la reine pour s'y replier. Et ça, c'est beaucoup plus tard. Bien sûr, ce n'est pas Louis XIV, mais Marie-Antoinette procède de cette longue histoire du château de Versailles jusqu'à aujourd'hui. Récemment, on a réouvert des pièces qui étaient celles des appartements de Louis-Philippe, qu'on avait complètement oubliées. On peut aller voir la chambre du général de Gaulle. À Versailles, il y a tout ça. Et l'idée, c'est de se dire que ça ne s'est pas arrêté à la Révolution française et ça ne s'arrête pas aujourd'hui. Ça continue et on recrée chaque jour une histoire de Versailles avec ceux qui font la vie d'aujourd'hui. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 3:26Voir 1 autre passage
« Mais je crois que Jean-Jacques Ayagon a été pionnier en la matière, ou on peut dire qu'il a été continuateur d'une certaine façon de ce qui avait été fait par Louis XIV, qui s'entourait des plus grands autour de lui, de la création de son époque. Oui, des plus grands du moment, en plus. Des plus grands du moment. Je crois que Jean-Jacques Ayagon a installé leur contemporain à Versailles. On peut critiquer le fait de l'y avoir installé par principe. Oui, je savais que M. Nolo allait dire ça. Mais je pense que maintenant que ce pas a été fait, et on peut en discuter, mais je crois qu'il a eu raison de le faire, parce que ça a attiré à Versailles des publics nouveaux, des visiteurs qui ne seraient peut-être pas venus à Versailles, pas revenus à Versailles, et qui y reviennent pour l'art contemporain. Et moi, je pense que le moment était venu d'approfondir la relation de l'art contemporain avec le patrimoine historique. Alors, ça paraît une formule comme ça, mais à mon avis, c'est plus profond que ça, parce qu'on peut essayer de faire en sorte que les artistes qui viennent à Versailles viennent pour Versailles, non pas se confronter à Versailles, mais voir en quoi leur œuvre est en résonance avec le château de Versailles aujourd'hui. Et c'est la raison pour laquelle j'ai demandé... »
RTL · Catherine Pégard : L'invité du jour du 04/04/2012 dans A La Bonne Heure - RTL - RTLVérifier à 3:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Ah ben pas malgré tout, la culture était aussi présente. Je crois que ce sommet justement était fait pour cela, si j'ose dire, c'est-à-dire pour montrer que l'économie, la culture, le sport, mais aussi dans d'autres, la politique internationale, tout est lié. Aujourd'hui on est en train d'essayer de construire une sorte de nouveau monde, tous ensemble, dans le chaos du monde. Et je crois que ce qui est intéressant c'est de voir que ça concerne aussi bien la défense que l'économie, que la culture et que j'allais dire la culture a encore plus que jamais son mot à dire dans tout ça. Parce que la culture c'est un ciment entre nous. Dès qu'on met autour d'une table des gens qui parlent de culture, ils parlent de ce qu'ils aiment, ils parlent de leur histoire et ils parlent du futur. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 2:16
« Il a fallu 9 ans mais je dirais même qu'il a fallu beaucoup plus parce que c'était dans l'air depuis, si j'ose dire, très très très longtemps. Et on en parlait depuis les années 70, j'ai relu des textes très intéressants pour montrer qu'effectivement ça faisait partie d'un verrou qui nous empêchait d'aller plus loin. Et je crois que les restitutions elles ne sont pas du tout une fin en soi, elles sont un point de départ, un aboutissement. Elles permettent à nos partenaires africains de construire autre chose sur un socle qui est le socle de leur mémoire. Et je crois que ça c'était capital. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 3:25
« Alors, je crois qu'on ne peut pas le dire totalement comme ça. Vous savez, c'est très compliqué à établir les liens réellement illicites, les biens spoliés. Et c'est cela dont on parle. C'est cela dont on veut la restitution pour nos partenaires africains. Et vous savez, j'ai voyagé avec le président du Quai Branly, qui donc prépare les 20 ans de son musée. Il n'avait pas l'air du tout inquiet sur le fait que son musée allait être guidé. Il ne pense pas ça du tout. Et il travaille en parfaite collaboration. Et je veux insister là-dessus, avec les directeurs des musées des pays d'Afrique. Et ça, je crois que c'est très, très, très important. De montrer cette relation. Pardon, j'y insiste. Parce que moi, j'ai été très admirative de voir ces échanges qui avaient lieu entre les experts, entre les dirigeants des institutions africaines et françaises, qui parlent à égalité, qui sont là aujourd'hui pour raconter la même histoire ensemble. »
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 6:52
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 6:44
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 8:02
RFI · Catherine Pégard: «La loi sur les restitutions est un point de départ» • RFIVérifier à 8:02
Radio Classique — L'invité de la matinale · Catherine Pégard, Présidente du Château de VersaillesVérifier à 3:26