Bernard R. Tapie — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 juin 2021 au 16 juin 2021
Questions
23
Entretiens
1
Sources
1
Heures analysées
0,4 h
Répartition sur 23 questions évaluables
Réponse directe
8
Réponse partielle
6
Réponse à côté
8
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 23 sur 23
Question 1Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Et puis, il y a l'amour des animaux qui vous rapproche tous les deux. Ah oui, ça, beaucoup, oui. On sait, François-Olivier Gisbert, que c'est votre grand combat. Qu'est-ce qui se joue, là, entre vous deux ?
Réponse partielle
Moi, j'espère que j'aime bien les gens qui aiment les animaux. Alors, moi, je suis un petit peu différent. Je reprendrai la phrase toujours de Georges Bernard Shaw. J'aime les animaux et je ne mange pas les gens que j'aime, quoi. C'est-à-dire, Georges Bernard Shaw, voilà, il ne mangeait pas de viande et moi non plus. Mais c'est vrai qu'il a l'idée, vous voyez que... Je vois, par exemple, une histoire magnifique. C'est l'histoire des chiens. Son chien, Boboy, quand il tombe malade, son chien qui est un énorme corseau... Enfin, c'est des grands chiens, vous savez, énormes. Et son chien s'occupe de lui. C'est-à-dire, son chien qui était plutôt attaché à sa femme, là, s'intéresse à lui et dort…
« Moi, j'espère que j'aime bien les gens qui aiment les animaux. Alors, moi, je suis un petit peu différent. Je reprendrai la phrase toujours de Georges Bernard Shaw. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités16 juin 2021 au 16 juin 2021 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est pour affronter la douleur et puis se dire aussi qu'il faut faire marcher ces glandes surrénales qui sont derrière. Au lieu de prendre pour un oui ou pour un non un doliprane, vous avez des glandes surrénales qui... Moi, j'ai eu un gros accident du genou il y a quelques années. Je me souviens très bien qu'au bout de 20 minutes, je ne souffrais plus parce que le corps agit. Et puis voilà, c'est comme ça que ça marche. Et ça, il le sait. Donc, il gère tout. Il contrôle tout. Et moi, c'est vrai que la guerre face à la maladie, c'est juste dingue. Vous savez que, comme il est aujourd'hui, il est quand même très affaibli, il fait ce qu'il appelle des escaliers. C'est-à-dire, il monte, il descend les escaliers comme ça. On ne voit pas ça. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est ça qui m'a fasciné. Et bouleversé. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
« J'aime les animaux et je ne mange pas les gens que j'aime, quoi. C'est-à-dire, Georges Bernard Shaw, voilà, il ne mangeait pas de viande et moi non plus. Mais c'est vrai qu'il a l'idée, vous voyez que... Je vois, par exemple, une histoire magnifique. C'est l'histoire des chiens. Son chien, Boboy, quand il tombe malade, son chien qui est un énorme corseau... Enfin, c'est des grands chiens, vous savez, énormes. Et son chien s'occupe de lui. C'est-à-dire, son chien qui était plutôt attaché à sa femme, là, s'intéresse à lui et dort avec lui. Et il se couche sur lui pour essayer de pomper, peut-être, la souffrance, lui apporter l'énergie. Bon, voilà. Donc, il a ce rapport, c'est très, je dirais, presque animal avec les animaux que, moi, je comprends très bien parce que j'ai le même. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 12:06
Question 2Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
le paysage médiatique aujourd'hui à un an de l'élection présidentielle ?
Réponse partielle
Moi, je vais vous dire, alors, le fond de ma pensée, c'est... Je suis dans une radio, je dis ça, mais c'est vrai que moi, je suis un amoureux fou de la passe écrite. Et je pense qu'elle peut revenir. Et j'espère qu'elle va revenir pour le pays et pour l'information. Alors, attendez, la radio, c'est un grand média, la télé aussi, je ne suis pas en train de le dire. Et c'est mieux que les autres. Mais je pense qu'on a beaucoup perdu avec la baisse, enfin, je ne peux dire pas la chute, parce que ce n'est pas ça. Il y a quand même des journaux qui se battent, des journaux qui reviennent. Je suis fasciné de voir ça. Et de tous les... Tous les bords politiques. Et c'est bien. Alors, c'est un autr…
« Moi, je vais vous dire, alors, le fond de ma pensée, c'est... Je suis dans une radio, je dis ça, mais c'est vrai que moi, je suis un amoureux fou de la passe écrite. Et je pense qu'elle peut revenir. Et j'espère qu'elle va revenir pour le pays et pour l'information. Alors, attendez, la radio, c'est un grand média, la télé aussi, je ne suis pas en train de le dire. Et c'est mieux que les autres. Mais je pense qu'on a beaucoup perdu avec la baisse, enfin, je ne peux dire pas la chute, parce que ce n'est pas ça. Il y a quand même des journaux qui se battent, des journaux qui reviennent. Je suis fasciné de voir ça. Et de tous les... Tous les bords politiques. Et c'est bien. Alors, c'est un autre modèle. Ce sont des modèles, maintenant, on gagne beaucoup moins d'argent. Mais je crois que c'est très important. Et je pense qu'aujourd'hui, on est quand même arrivé au fond, sur ce plan. Je pense qu'on ne peut que remonter. Je vais vous dire un truc. Moi, je pense qu'on va remonter. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 19:35
Question 3Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
C'est facile. C'est vous aussi, non ?
Réponse à côté
bien entendu. J'étais toujours un petit peu quand même marginal. Je suis désolé de vous le dire. On n'a pas tout à fait le même âge. Je suis quand même dans le système depuis très très longtemps. J'ai toujours été un petit peu à côté. Et peut-être contrairement à beaucoup trop faire, surtout aujourd'hui, parce que je trouve que ça a changé le climat. Je suis beaucoup toujours dans la contradiction. C'est-à-dire que j'ai toujours veillé à ce que s'exprime, par exemple, dans les journaux que j'ai dirigés, des gens qui pensent le contraire à la fois de la ligne du journal, le contraire de moi-même. Et je pense qu'il y a toujours une part de vérité chez les autres, dans le camp d'en face. Ça a…
« bien entendu. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 15:54
Question 4Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Il reste des personnages hors normes aujourd'hui comme Tapie, comme d'autres ?
Réponse partielle
Pour l'instant, je suis vraiment sur tellement d'autres projets, des romans. Mais il y a toujours quelqu'un qui me fascine et de toute façon, c'est un livre qui va sortir à la rentrée. Il y a quelqu'un qui me fascine énormément, c'est Gérald De Gaulle. Plus ça va, plus je... Dans les vivants... Dans les vivants, ce serait bien qu'il y ait un Gérald De Gaulle. Vous ne croyez pas, non ? Moi, je crois qu'on a besoin du Gérald De Gaulle. La France a besoin d'un Gérald De Gaulle. Oh, de temps en temps, comme ça. Mais regardez le mal que j'ai pris sur moi-même. Alors, même les gens que j'aime bien... C'est vrai que ça pourrait se dire. C'est ça ce que vous nous dites. Vous avez vu dans le bouquin…
« Pour l'instant, je suis vraiment sur tellement d'autres projets, des romans. Mais il y a toujours quelqu'un qui me fascine et de toute façon, c'est un livre qui va sortir à la rentrée. Il y a quelqu'un qui me fascine énormément, c'est Gérald De Gaulle. Plus ça va, plus je... Dans les vivants... Dans les vivants, ce serait bien qu'il y ait un Gérald De Gaulle. Vous ne croyez pas, non ? Moi, je crois qu'on a besoin du Gérald De Gaulle. La France a besoin d'un Gérald De Gaulle. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 23:38
Question 5Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Comment vous trouvez, vous qui avez couvert tellement de présidentielles par le passé
Réponse à côté
Moi, je vais vous dire, alors, le fond de ma pensée, c'est... Je suis dans une radio, je dis ça, mais c'est vrai que moi, je suis un amoureux fou de la passe écrite. Et je pense qu'elle peut revenir. Et j'espère qu'elle va revenir pour le pays et pour l'information. Alors, attendez, la radio, c'est un grand média, la télé aussi, je ne suis pas en train de le dire. Et c'est mieux que les autres. Mais je pense qu'on a beaucoup perdu avec la baisse, enfin, je ne peux dire pas la chute, parce que ce n'est pas ça. Il y a quand même des journaux qui se battent, des journaux qui reviennent. Je suis fasciné de voir ça. Et de tous les... Tous les bords politiques. Et c'est bien. Alors, c'est un autr…
« Moi, je vais vous dire, alors, le fond de ma pensée, c'est... Je suis dans une radio, je dis ça, mais c'est vrai que moi, je suis un amoureux fou de la passe écrite. Et je pense qu'elle peut revenir. Et j'espère qu'elle va revenir pour le pays et pour l'information. Alors, attendez, la radio, c'est un grand média, la télé aussi, je ne suis pas en train de le dire. Et c'est mieux que les autres. Mais je pense qu'on a beaucoup perdu avec la baisse, enfin, je ne peux dire pas la chute, parce que ce n'est pas ça. Il y a quand même des journaux qui se battent, des journaux qui reviennent. Je suis fasciné de voir ça. Et de tous les... Tous les bords politiques. Et c'est bien. Alors, c'est un autre modèle. Ce sont des modèles, maintenant, on gagne beaucoup moins d'argent. Mais je crois que c'est très important. Et je pense qu'aujourd'hui, on est quand même arrivé au fond, sur ce plan. Je pense qu'on ne peut que remonter. Je vais vous dire un truc. Moi, je pense qu'on va remonter. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 19:35
Question 6Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
comment vous trouvez l'ambiance aujourd'hui ?
Réponse à côté
Moi, je vais vous dire, alors, le fond de ma pensée, c'est... Je suis dans une radio, je dis ça, mais c'est vrai que moi, je suis un amoureux fou de la passe écrite. Et je pense qu'elle peut revenir. Et j'espère qu'elle va revenir pour le pays et pour l'information. Alors, attendez, la radio, c'est un grand média, la télé aussi, je ne suis pas en train de le dire. Et c'est mieux que les autres. Mais je pense qu'on a beaucoup perdu avec la baisse, enfin, je ne peux dire pas la chute, parce que ce n'est pas ça. Il y a quand même des journaux qui se battent, des journaux qui reviennent. Je suis fasciné de voir ça. Et de tous les... Tous les bords politiques. Et c'est bien. Alors, c'est un autr…
« Moi, je vais vous dire, alors, le fond de ma pensée, c'est... Je suis dans une radio, je dis ça, mais c'est vrai que moi, je suis un amoureux fou de la passe écrite. Et je pense qu'elle peut revenir. Et j'espère qu'elle va revenir pour le pays et pour l'information. Alors, attendez, la radio, c'est un grand média, la télé aussi, je ne suis pas en train de le dire. Et c'est mieux que les autres. Mais je pense qu'on a beaucoup perdu avec la baisse, enfin, je ne peux dire pas la chute, parce que ce n'est pas ça. Il y a quand même des journaux qui se battent, des journaux qui reviennent. Je suis fasciné de voir ça. Et de tous les... Tous les bords politiques. Et c'est bien. Alors, c'est un autre modèle. Ce sont des modèles, maintenant, on gagne beaucoup moins d'argent. Mais je crois que c'est très important. Et je pense qu'aujourd'hui, on est quand même arrivé au fond, sur ce plan. Je pense qu'on ne peut que remonter. Je vais vous dire un truc. Moi, je pense qu'on va remonter. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 19:35
Question 7Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Avec Léa, François-Olivier Gisbert, nous avons compté 12 occurrences du mot couille dans votre livre. 11 occurrences dans la bouche de Bernard Tapie. Attendez, j'ai dû en enlever. Vous avez dû en enlever, mais il en reste 12. Et une dans votre bouche, je cite Bernard Tapie. Si moi, je veux parler sans grossièreté, je peux le faire, mais ça paraîtra aussi naturel que si Giscard disait « J'en ai plein les couilles ». Voilà, fin de citation. Est-ce ainsi que les hommes blancs de plus de 70 ans parlent, François-Olivier Gisbert ?
Réponse à côté
Vous savez, quand vous passez derrière la fenêtre et que vous allez, par exemple, parler de Chirac, Chirac parlait comme un chartier. De Gaulle aussi, de temps en temps, il y avait des accès comme ça. Je veux dire, ce n'est pas vraiment un problème. Moi, je restitue la parole telle qu'elle est. Telle qu'elle est. Je ne vois pas pourquoi. J'habillerais les choses. Il y a plein de gens qui parlent comme ça. Moi, j'essaye de faire un livre vrai. Ce n'est pas un livre journalistique. Ce n'est pas un livre à sa gloire. C'est une tranche de vie, comme je le dis. C'est vraiment pour faire vivre quelqu'un. Et puis surtout aussi donner des leçons. Ça ne s'appelle pas pour rien, d'ailleurs, « Leçon d…
« Vous savez, quand vous passez derrière la fenêtre et que vous allez, par exemple, parler de Chirac, Chirac parlait comme un chartier. De Gaulle aussi, de temps en temps, il y avait des accès comme ça. Je veux dire, ce n'est pas vraiment un problème. Moi, je restitue la parole telle qu'elle est. Telle qu'elle est. Je ne vois pas pourquoi. J'habillerais les choses. Il y a plein de gens qui parlent comme ça. Moi, j'essaye de faire un livre vrai. Ce n'est pas un livre journalistique. Ce n'est pas un livre à sa gloire. C'est une tranche de vie, comme je le dis. C'est vraiment pour faire vivre quelqu'un. Et puis surtout aussi donner des leçons. Ça ne s'appelle pas pour rien, d'ailleurs, « Leçon de vie, de mort et d'amour » parce que c'est quelqu'un qui a plein de leçons en fin de vie. Notamment, par exemple, sur le fait de ne pas prendre d'antidouleur quand on souffre à mort. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 9:00Voir 1 autre passage
« C'est pour affronter la douleur et puis se dire aussi qu'il faut faire marcher ces glandes surrénales qui sont derrière. Au lieu de prendre pour un oui ou pour un non un doliprane, vous avez des glandes surrénales qui... Moi, j'ai eu un gros accident du genou il y a quelques années. Je me souviens très bien qu'au bout de 20 minutes, je ne souffrais plus parce que le corps agit. Et puis voilà, c'est comme ça que ça marche. Et ça, il le sait. Donc, il gère tout. Il contrôle tout. Et moi, c'est vrai que la guerre face à la maladie, c'est juste dingue. Vous savez que, comme il est aujourd'hui, il est quand même très affaibli, il fait ce qu'il appelle des escaliers. C'est-à-dire, il monte, il descend les escaliers comme ça. On ne voit pas ça. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est ça qui m'a fasciné. Et bouleversé. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 9:46
Question 8Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
dites-nous pour commencer, pourquoi Tapie ?
Réponse directe
Alors, je ne suis pas tapiste au départ, j'ai connu Tapie dans les années 90, c'est François Mitterrand, qui était président de la République à l'époque, j'avais des hauts et des bas avec lui d'ailleurs, et qui me dit, tiens, vous devriez voir, c'est comme si c'était sa dernière trouvaille, j'ai un nouveau ministre de la ville, vous devriez le voir, il est très très bien. Alors, il faut bien voir, j'étais déjà fasciné par Marseille, j'ai passé beaucoup de temps, j'étais partisan de l'OM, enfin tout ça, j'adore le vélo, donc évidemment, toute la saga avec Bernard Hinault, avec Tapie, évidemment, je connaissais Tapie. Mais je n'étais pas dans ces journalistes de cours, vous savez, qui le suiv…
« Alors, je ne suis pas tapiste au départ, j'ai connu Tapie dans les années 90, c'est François Mitterrand, qui était président de la République à l'époque, j'avais des hauts et des bas avec lui d'ailleurs, et qui me dit, tiens, vous devriez voir, c'est comme si c'était sa dernière trouvaille, j'ai un nouveau ministre de la ville, vous devriez le voir, il est très très bien. Alors, il faut bien voir, j'étais déjà fasciné par Marseille, j'ai passé beaucoup de temps, j'étais partisan de l'OM, enfin tout ça, j'adore le vélo, donc évidemment, toute la saga avec Bernard Hinault, avec Tapie, évidemment, je connaissais Tapie. Mais je n'étais pas dans ces journalistes de cours, vous savez, qui le suivaient partout, qui allaient suivre les matchs, etc., qui étaient invités, j'étais totalement dehors de tout ça. Et en fait, différents journaux que j'ai dirigés, que ce soit le Nouveau Observateur, le Figaro, j'avais souvent des problèmes avec lui, on a eu des hauts, des bas, je crois qu'il est venu dîner quand même une fois à la maison, mais il y avait aussi beaucoup de bas. Et puis, en fait, c'est au moment du... Vous savez, quand il y a eu l'arbitrage, dit frauduleux... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 1:07Voir 1 autre passage
« L'affaire Crédit Lyonnais. Eh bien oui, c'est l'histoire de fou, c'est-à-dire qu'il est grugé par le Crédit Lyonnais dans la vente d'Adidas, mais il est grugé de beaucoup, c'est pas seulement 2 milliards, c'est-à-dire qu'il faut bien voir, quand vous regardez les faits, tout est dans le livre, il y a des... Eh bien, c'est 2 milliards, 2 milliards, mais c'est beaucoup plus, parce que cette société, il l'a vendu, soi-disant, 2 milliards au Crédit Lyonnais, qu'il a acheté lui-même, et qu'il a revendu, tout ça, avec des prêtes non, des trucs, etc., qu'il a revendu 4 milliards, et en plus, ça vaut beaucoup plus cher. On va pas refaire le feuilleton judiciaire, parce qu'il est en cours. Je réponds à cette question. Oui, oui, oui, c'est sur la fascination. Oui, oui, la fascination, c'est ça. C'est-à-dire, brusquement, elle arrive là. Le type est par terre, est attaqué de toutes parts, et je découvre, en fait, que c'est une énorme arnaque, et donc, c'est vrai qu'à ce moment-là, je me retourne. Et je suis choqué. D'ailleurs, il y a des gens qui se souviennent très bien au point à l'époque, il y a même eu des engueulades, enfin, disons, même presque un peu plus que des engueulades, sur la question, parce que je dis, mais attendez, c'est pas possible. Je suis pas le seul journaliste, hein, qui bascule à ce moment-là. Et donc, à ce moment-là, je vais vers lui, et je regarde. Et c'est vrai que j'ai, c'est ça le portrait, vous l'avez bien fait, c'est un monstre d'énergie, mais d'une énergie comme on n'imagine pas. Il y a quelque chose de totalement surmètre, quand vous pensez que là, avec son cancer, il ne prend pas d'antidouleur. Mais qui peut faire ça ? Il ne prend pas d'antidouleur. Il y a une scène que je raconte au début, son fils Laurent qui m'a raconté. Il est allé le voir à l'hôpital après son opération... Il a duré plusieurs heures. Oui, une opération, une réanimation, etc. Qu'est-ce qu'il voit ? Il voit son père en train de faire des pompes. Mais c'est ça ! »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Question 9Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Oui. Comment Bernard Tapie a trouvé votre livre ?
Réponse à côté
C'est joker. C'est compliqué. Pourquoi c'est compliqué ? Parce que... Moi, je l'aime.
« C'est joker. C'est compliqué. Pourquoi c'est compliqué ? Parce que... Moi, je l'aime. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 22:25
Question 10Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Sur qui vous allez écrire maintenant, François-Olivier Gisbert ?
Réponse directe
Pour l'instant, je suis vraiment sur tellement d'autres projets, des romans. Mais il y a toujours quelqu'un qui me fascine et de toute façon, c'est un livre qui va sortir à la rentrée. Il y a quelqu'un qui me fascine énormément, c'est Gérald De Gaulle. Plus ça va, plus je... Dans les vivants... Dans les vivants, ce serait bien qu'il y ait un Gérald De Gaulle. Vous ne croyez pas, non ? Moi, je crois qu'on a besoin du Gérald De Gaulle. La France a besoin d'un Gérald De Gaulle. Oh, de temps en temps, comme ça. Mais regardez le mal que j'ai pris sur moi-même. Alors, même les gens que j'aime bien... C'est vrai que ça pourrait se dire. C'est ça ce que vous nous dites. Vous avez vu dans le bouquin…
« Pour l'instant, je suis vraiment sur tellement d'autres projets, des romans. Mais il y a toujours quelqu'un qui me fascine et de toute façon, c'est un livre qui va sortir à la rentrée. Il y a quelqu'un qui me fascine énormément, c'est Gérald De Gaulle. Plus ça va, plus je... Dans les vivants... Dans les vivants, ce serait bien qu'il y ait un Gérald De Gaulle. Vous ne croyez pas, non ? Moi, je crois qu'on a besoin du Gérald De Gaulle. La France a besoin d'un Gérald De Gaulle. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 23:38
Question 11Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Il vous a remercié ou il vous a insulté ?
Refus explicite
C'est joker. C'est compliqué. Pourquoi c'est compliqué ? Parce que... Moi, je l'aime.
« C'est joker. C'est compliqué. Pourquoi c'est compliqué ? Parce que... Moi, je l'aime. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 22:25
Question 12Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Ou de moins en moins ?
Réponse à côté
Pour l'instant, je suis vraiment sur tellement d'autres projets, des romans. Mais il y a toujours quelqu'un qui me fascine et de toute façon, c'est un livre qui va sortir à la rentrée. Il y a quelqu'un qui me fascine énormément, c'est Gérald De Gaulle. Plus ça va, plus je... Dans les vivants... Dans les vivants, ce serait bien qu'il y ait un Gérald De Gaulle. Vous ne croyez pas, non ? Moi, je crois qu'on a besoin du Gérald De Gaulle. La France a besoin d'un Gérald De Gaulle. Oh, de temps en temps, comme ça. Mais regardez le mal que j'ai pris sur moi-même. Alors, même les gens que j'aime bien... C'est vrai que ça pourrait se dire. C'est ça ce que vous nous dites. Vous avez vu dans le bouquin…
« Pour l'instant, je suis vraiment sur tellement d'autres projets, des romans. Mais il y a toujours quelqu'un qui me fascine et de toute façon, c'est un livre qui va sortir à la rentrée. Il y a quelqu'un qui me fascine énormément, c'est Gérald De Gaulle. Plus ça va, plus je... Dans les vivants... Dans les vivants, ce serait bien qu'il y ait un Gérald De Gaulle. Vous ne croyez pas, non ? Moi, je crois qu'on a besoin du Gérald De Gaulle. La France a besoin d'un Gérald De Gaulle. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 23:38Voir 2 autres passages
« Oh, de temps en temps, comme ça. Mais regardez le mal que j'ai pris sur moi-même. Alors, même les gens que j'aime bien... C'est vrai que ça pourrait se dire. C'est ça ce que vous nous dites. Vous avez vu dans le bouquin, mais on ne peut pas dire que je me présente toujours sur le meilleur jour. C'est vrai, c'est vrai. Donc, voilà, je suis comme ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 24:07
« Je n'ai pas la plume servile. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Question 13Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
D'où vient chez vous la fascination que vous éprouvez pour lui ?
Réponse directe
Alors, je ne suis pas tapiste au départ, j'ai connu Tapie dans les années 90, c'est François Mitterrand, qui était président de la République à l'époque, j'avais des hauts et des bas avec lui d'ailleurs, et qui me dit, tiens, vous devriez voir, c'est comme si c'était sa dernière trouvaille, j'ai un nouveau ministre de la ville, vous devriez le voir, il est très très bien. Alors, il faut bien voir, j'étais déjà fasciné par Marseille, j'ai passé beaucoup de temps, j'étais partisan de l'OM, enfin tout ça, j'adore le vélo, donc évidemment, toute la saga avec Bernard Hinault, avec Tapie, évidemment, je connaissais Tapie. Mais je n'étais pas dans ces journalistes de cours, vous savez, qui le suiv…
« Alors, je ne suis pas tapiste au départ, j'ai connu Tapie dans les années 90, c'est François Mitterrand, qui était président de la République à l'époque, j'avais des hauts et des bas avec lui d'ailleurs, et qui me dit, tiens, vous devriez voir, c'est comme si c'était sa dernière trouvaille, j'ai un nouveau ministre de la ville, vous devriez le voir, il est très très bien. Alors, il faut bien voir, j'étais déjà fasciné par Marseille, j'ai passé beaucoup de temps, j'étais partisan de l'OM, enfin tout ça, j'adore le vélo, donc évidemment, toute la saga avec Bernard Hinault, avec Tapie, évidemment, je connaissais Tapie. Mais je n'étais pas dans ces journalistes de cours, vous savez, qui le suivaient partout, qui allaient suivre les matchs, etc., qui étaient invités, j'étais totalement dehors de tout ça. Et en fait, différents journaux que j'ai dirigés, que ce soit le Nouveau Observateur, le Figaro, j'avais souvent des problèmes avec lui, on a eu des hauts, des bas, je crois qu'il est venu dîner quand même une fois à la maison, mais il y avait aussi beaucoup de bas. Et puis, en fait, c'est au moment du... Vous savez, quand il y a eu l'arbitrage, dit frauduleux... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 1:07Voir 1 autre passage
« L'affaire Crédit Lyonnais. Eh bien oui, c'est l'histoire de fou, c'est-à-dire qu'il est grugé par le Crédit Lyonnais dans la vente d'Adidas, mais il est grugé de beaucoup, c'est pas seulement 2 milliards, c'est-à-dire qu'il faut bien voir, quand vous regardez les faits, tout est dans le livre, il y a des... Eh bien, c'est 2 milliards, 2 milliards, mais c'est beaucoup plus, parce que cette société, il l'a vendu, soi-disant, 2 milliards au Crédit Lyonnais, qu'il a acheté lui-même, et qu'il a revendu, tout ça, avec des prêtes non, des trucs, etc., qu'il a revendu 4 milliards, et en plus, ça vaut beaucoup plus cher. On va pas refaire le feuilleton judiciaire, parce qu'il est en cours. Je réponds à cette question. Oui, oui, oui, c'est sur la fascination. Oui, oui, la fascination, c'est ça. C'est-à-dire, brusquement, elle arrive là. Le type est par terre, est attaqué de toutes parts, et je découvre, en fait, que c'est une énorme arnaque, et donc, c'est vrai qu'à ce moment-là, je me retourne. Et je suis choqué. D'ailleurs, il y a des gens qui se souviennent très bien au point à l'époque, il y a même eu des engueulades, enfin, disons, même presque un peu plus que des engueulades, sur la question, parce que je dis, mais attendez, c'est pas possible. Je suis pas le seul journaliste, hein, qui bascule à ce moment-là. Et donc, à ce moment-là, je vais vers lui, et je regarde. Et c'est vrai que j'ai, c'est ça le portrait, vous l'avez bien fait, c'est un monstre d'énergie, mais d'une énergie comme on n'imagine pas. Il y a quelque chose de totalement surmètre, quand vous pensez que là, avec son cancer, il ne prend pas d'antidouleur. Mais qui peut faire ça ? Il ne prend pas d'antidouleur. Il y a une scène que je raconte au début, son fils Laurent qui m'a raconté. Il est allé le voir à l'hôpital après son opération... Il a duré plusieurs heures. Oui, une opération, une réanimation, etc. Qu'est-ce qu'il voit ? Il voit son père en train de faire des pompes. Mais c'est ça ! »
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Question 14Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
C'est ça qui vous a fasciné, son énergie, son appétit de vivre, le côté surhomme de tapis ?
Réponse directe
Ah, c'est ça, mais c'est complètement ça. Puisque, si vous voulez, moi, je suis, comment dire, je suis très attaché à la philosophie romaine. Sénèque, vous savez, le côté... Par exemple, cette grande phrase de Sénèque sur la vie qui court, vous savez, il y a mille phrases à têtois de vivre, il vit chaque jour comme si c'était une journée en soi, enfin, toutes ces phrases-là, ce sont des morales de vie. Et lui, si vous voulez, c'est ça. Vous savez, il y a une espèce de proverbe qui dit que le bonheur... Tapis, c'est Sénèque ! Non, non, non, c'est une façon de dire pourquoi il fascine. Vous voyez ? Pourquoi il fascine ? Il bouleverse aussi des gens comme moi. Je ne suis pas tout seul. Je rema…
« Ah, c'est ça, mais c'est complètement ça. Puisque, si vous voulez, moi, je suis, comment dire, je suis très attaché à la philosophie romaine. Sénèque, vous savez, le côté... Par exemple, cette grande phrase de Sénèque sur la vie qui court, vous savez, il y a mille phrases à têtois de vivre, il vit chaque jour comme si c'était une journée en soi, enfin, toutes ces phrases-là, ce sont des morales de vie. Et lui, si vous voulez, c'est ça. Vous savez, il y a une espèce de proverbe qui dit que le bonheur... Tapis, c'est Sénèque ! Non, non, non, c'est une façon de dire pourquoi il fascine. Vous voyez ? Pourquoi il fascine ? Il bouleverse aussi des gens comme moi. Je ne suis pas tout seul. Je remarque la France entière. C'est-à-dire qu'elle n'en revient pas. L'énergie est là. Et il trouve encore le moyen, quand il se fait attaquer, alors que franchement, il est faible, très faible, quand il se fait attaquer avec sa femme, les racailles des quartiers s'acharnent sur sa femme, il trouve encore le moyen d'insulter, d'engueuler les racailles qui s'acharnent sur sa femme. »
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Question 15Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Et bouleversé aussi, et on le découvre dans votre livre, c'est le tapis chrétien. Sans doute, on ne l'imaginerait pas. Il est chrétien, il est croyant, il prie, il vous le dit. Quelle relation entretient-il avec la foi, avec la mort ?
Réponse partielle
Alors ça, c'est des choses qui sont apparues pour un peu. Parce que faire un livre avec tapis, c'est très compliqué, parce qu'il ne répond pas aux questions personnelles. Il considère à chaque fois que c'est une agression. Donc, il est très énervé. Donc, les questions, par exemple, sur la foi, je veux dire, ce n'est pas une foi. Je ne vous cache pas que c'est... Voilà, différentes conversations. Je suis moi-même croyant, mais pas du tout de la même façon. Donc, d'ailleurs, il ne supporte pas ma façon de croire. Moi, je suis croyant panthéiste, spinoziste, mais je suis croyant. Je crois en Dieu, mais un Dieu qui est partout. Lui, c'est vrai qu'il a une vision un peu différente. Et il prie. I…
« Voilà, différentes conversations. Je suis moi-même croyant, mais pas du tout de la même façon. Donc, d'ailleurs, il ne supporte pas ma façon de croire. Moi, je suis croyant panthéiste, spinoziste, mais je suis croyant. Je crois en Dieu, mais un Dieu qui est partout. Lui, c'est vrai qu'il a une vision un peu différente. Et il prie. Il prie tous les soirs. Et il prie parfois cinq minutes, parfois une demi-heure, parfois davantage. C'est-à-dire, il parle, il écoute comme les vrais croyants. Mais ça, il le fait depuis longtemps. C'est-à-dire, c'est ça qui est fascinant. Il a mille cartes. Moi, ce que je trouve, par exemple, incroyable, c'est qu'à un moment donné, quand il est gosse, voilà, il est dans son petit taudis et il essaye d'en sortir, déjà. Et il va faire du violon. Et il va devenir un très bon violoniste puisqu'il va décrocher un prix. C'est ça, la vie de tapis. Vous voyez, toujours l'idée de sortir, monter. Transcendez. »
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Question 16Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Le système, ça revient tout le temps chez vous dans l'écriture du livre. Oui. Il tapit contre le système. Le système, c'est qui, François-Olivier Gisbert ?
Réponse partielle
bien entendu. J'étais toujours un petit peu quand même marginal. Je suis désolé de vous le dire. On n'a pas tout à fait le même âge. Je suis quand même dans le système depuis très très longtemps. J'ai toujours été un petit peu à côté. Et peut-être contrairement à beaucoup trop faire, surtout aujourd'hui, parce que je trouve que ça a changé le climat. Je suis beaucoup toujours dans la contradiction. C'est-à-dire que j'ai toujours veillé à ce que s'exprime, par exemple, dans les journaux que j'ai dirigés, des gens qui pensent le contraire à la fois de la ligne du journal, le contraire de moi-même. Et je pense qu'il y a toujours une part de vérité chez les autres, dans le camp d'en face. Ça a…
« J'étais toujours un petit peu quand même marginal. Je suis désolé de vous le dire. On n'a pas tout à fait le même âge. Je suis quand même dans le système depuis très très longtemps. J'ai toujours été un petit peu à côté. Et peut-être contrairement à beaucoup trop faire, surtout aujourd'hui, parce que je trouve que ça a changé le climat. Je suis beaucoup toujours dans la contradiction. C'est-à-dire que j'ai toujours veillé à ce que s'exprime, par exemple, dans les journaux que j'ai dirigés, des gens qui pensent le contraire à la fois de la ligne du journal, le contraire de moi-même. Et je pense qu'il y a toujours une part de vérité chez les autres, dans le camp d'en face. Ça a toujours été ma ligne. Alors, il y a des belles pages de la philosophe Simone Veil avec un W là-dessus que j'adore. C'est-à-dire, il faut toujours chercher la vérité. Penser contre soi-même. Penser contre soi-même. Ça, vous avez... C'est la bonne formule. Ça a toujours été la mienne. »
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Question 17Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Pourquoi ?
Réponse directe
C'est pour affronter la douleur et puis se dire aussi qu'il faut faire marcher ces glandes surrénales qui sont derrière. Au lieu de prendre pour un oui ou pour un non un doliprane, vous avez des glandes surrénales qui... Moi, j'ai eu un gros accident du genou il y a quelques années. Je me souviens très bien qu'au bout de 20 minutes, je ne souffrais plus parce que le corps agit. Et puis voilà, c'est comme ça que ça marche. Et ça, il le sait. Donc, il gère tout. Il contrôle tout. Et moi, c'est vrai que la guerre face à la maladie, c'est juste dingue. Vous savez que, comme il est aujourd'hui, il est quand même très affaibli, il fait ce qu'il appelle des escaliers. C'est-à-dire, il monte, il de…
« C'est pour affronter la douleur et puis se dire aussi qu'il faut faire marcher ces glandes surrénales qui sont derrière. Au lieu de prendre pour un oui ou pour un non un doliprane, vous avez des glandes surrénales qui... Moi, j'ai eu un gros accident du genou il y a quelques années. Je me souviens très bien qu'au bout de 20 minutes, je ne souffrais plus parce que le corps agit. Et puis voilà, c'est comme ça que ça marche. Et ça, il le sait. Donc, il gère tout. Il contrôle tout. Et moi, c'est vrai que la guerre face à la maladie, c'est juste dingue. Vous savez que, comme il est aujourd'hui, il est quand même très affaibli, il fait ce qu'il appelle des escaliers. C'est-à-dire, il monte, il descend les escaliers comme ça. On ne voit pas ça. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est ça qui m'a fasciné. Et bouleversé. »
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Question 18Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Donc ça a été dur, l'écriture de ce livre ?
Réponse directe
Oui, forcément. Avec lui, tout est dur. Tout est dur, parce que ça tourne vite au match, et parfois même au catch. Vous voyez, c'est normal. Mais ça, si on supporte bien, si on répond, ça va très bien. Vous voyez ce que je veux dire ? Vous savez, quand vous passez derrière la fenêtre et que vous allez, par exemple, parler de Chirac, Chirac parlait comme un chartier. De Gaulle aussi, de temps en temps, il y avait des accès comme ça. Je veux dire, ce n'est pas vraiment un problème. Moi, je restitue la parole telle qu'elle est. Telle qu'elle est. Je ne vois pas pourquoi. J'habillerais les choses. Il y a plein de gens qui parlent comme ça. Moi, j'essaye de faire un livre vrai. Ce n'est pas un l…
« Oui, forcément. Avec lui, tout est dur. Tout est dur, parce que ça tourne vite au match, et parfois même au catch. Vous voyez, c'est normal. Mais ça, si on supporte bien, si on répond, ça va très bien. Vous voyez ce que je veux dire ? »
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Question 19Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Qu'est-ce qu'il vous dit de tout cela ?
Réponse partielle
Alors ça, c'est des choses qui sont apparues pour un peu. Parce que faire un livre avec tapis, c'est très compliqué, parce qu'il ne répond pas aux questions personnelles. Il considère à chaque fois que c'est une agression. Donc, il est très énervé. Donc, les questions, par exemple, sur la foi, je veux dire, ce n'est pas une foi. Je ne vous cache pas que c'est... Voilà, différentes conversations. Je suis moi-même croyant, mais pas du tout de la même façon. Donc, d'ailleurs, il ne supporte pas ma façon de croire. Moi, je suis croyant panthéiste, spinoziste, mais je suis croyant. Je crois en Dieu, mais un Dieu qui est partout. Lui, c'est vrai qu'il a une vision un peu différente. Et il prie. I…
« Alors ça, c'est des choses qui sont apparues pour un peu. Parce que faire un livre avec tapis, c'est très compliqué, parce qu'il ne répond pas aux questions personnelles. Il considère à chaque fois que c'est une agression. Donc, il est très énervé. Donc, les questions, par exemple, sur la foi, je veux dire, ce n'est pas une foi. Je ne vous cache pas que c'est... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 10:42Voir 1 autre passage
« Voilà, différentes conversations. Je suis moi-même croyant, mais pas du tout de la même façon. Donc, d'ailleurs, il ne supporte pas ma façon de croire. Moi, je suis croyant panthéiste, spinoziste, mais je suis croyant. Je crois en Dieu, mais un Dieu qui est partout. Lui, c'est vrai qu'il a une vision un peu différente. Et il prie. Il prie tous les soirs. Et il prie parfois cinq minutes, parfois une demi-heure, parfois davantage. C'est-à-dire, il parle, il écoute comme les vrais croyants. Mais ça, il le fait depuis longtemps. C'est-à-dire, c'est ça qui est fascinant. Il a mille cartes. Moi, ce que je trouve, par exemple, incroyable, c'est qu'à un moment donné, quand il est gosse, voilà, il est dans son petit taudis et il essaye d'en sortir, déjà. Et il va faire du violon. Et il va devenir un très bon violoniste puisqu'il va décrocher un prix. C'est ça, la vie de tapis. Vous voyez, toujours l'idée de sortir, monter. Transcendez. »
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Question 20Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
quand même, il a été condamné à de multiples reprises. Traîné devant la justice, le match truqué Valenciano-OM, le Fosséa, les comptes de l'OM, l'affaire Adidas-Crédit Lyonnais qui dure, et le feuilleton judiciaire dure encore. Ce n'est pas Dreyfus, ce n'est pas le Christ, Tapie. Je n'ai jamais dit ça. Je dis d'ailleurs que je ne suis pas Zola et qu'il n'est pas Dreyfus. Vous dites ça, mais vous dites, Tapie prenait avec l'affaire du Crédit Lyonnais une dimension qu'on me pardonne, ce sacrilège christique. Là, est-ce que vous n'êtes pas légèrement excessif dans votre fascination ?
Réponse à côté
Vous savez, dans des livres, quand on écrit un livre comme ça, forcément, par moments, on est excessif, puisque j'ai pris un parti pré-littéraire. Moi, j'ai toujours été fasciné, quand j'étais jeune journaliste, par les journalistes écrivains, Norman Miller, que j'ai connu très bien d'ailleurs, Tom Wolfe, qui me fascinait, que j'ai connu également. On en avait un à la maison, à l'Observateur à l'époque, c'était François Caviglioli, qui était un immense, comme ça, la catégorie des journalistes écrivains. Donc, quand vous êtes comme ça, forcément, de temps en temps, vous allez un petit peu plus loin. Il y en avait un qui était dément, qui était Arthur Thompson, qui a interviewé...
« Vous savez, dans des livres, quand on écrit un livre comme ça, forcément, par moments, on est excessif, puisque j'ai pris un parti pré-littéraire. Moi, j'ai toujours été fasciné, quand j'étais jeune journaliste, par les journalistes écrivains, Norman Miller, que j'ai connu très bien d'ailleurs, Tom Wolfe, qui me fascinait, que j'ai connu également. On en avait un à la maison, à l'Observateur à l'époque, c'était François Caviglioli, qui était un immense, comme ça, la catégorie des journalistes écrivains. Donc, quand vous êtes comme ça, forcément, de temps en temps, vous allez un petit peu plus loin. Il y en avait un qui était dément, qui était Arthur Thompson, qui a interviewé... »
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Question 21Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Bien compris, Alain. Donc, merci Bernard Tapie. C'est ça, ce que vous lui dites.
Réponse à côté
Oui, parce qu'il y a des gens qui l'aiment. Notamment à Marseille. C'est très frappant. Moi, je vis à Marseille. Il y a beaucoup de... Des gens demandent des nouvelles comme si c'était... Avant ! Avant ! Il aurait été élu maire de Marseille facilement. Bien sûr. Mais c'est parce que cette ville, il lui a redonné de l'espoir. Vous savez, c'est ça aussi Tapie. Il donne du rêve. Il a donné du rêve aux gens. Non, il donne. Il donne. Il donne. Parce qu'il ne vend pas. Il donne. Il donne. Il est du rêve. C'est-à-dire... Monde, voilà, regardez. Moi, je suis le petit gars de... C'est Gavroche. Il vient toujours de sa banlieue de son 93. Et puis, il donne des leçons à tout le monde. Il parle à tout…
« Oui, parce qu'il y a des gens qui l'aiment. Notamment à Marseille. C'est très frappant. Moi, je vis à Marseille. Il y a beaucoup de... Des gens demandent des nouvelles comme si c'était... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 21:16Voir 1 autre passage
« Avant ! Avant ! Il aurait été élu maire de Marseille facilement. Bien sûr. Mais c'est parce que cette ville, il lui a redonné de l'espoir. Vous savez, c'est ça aussi Tapie. Il donne du rêve. Il a donné du rêve aux gens. Non, il donne. Il donne. Il donne. Parce qu'il ne vend pas. Il donne. Il donne. Il est du rêve. C'est-à-dire... Monde, voilà, regardez. Moi, je suis le petit gars de... C'est Gavroche. Il vient toujours de sa banlieue de son 93. Et puis, il donne des leçons à tout le monde. Il parle à tout le monde. Voilà. Et quand Mitterrand décide à un moment donné d'en faire un ministre, peut-être autre chose. Parce que Mitterrand le regarde avec beaucoup d'intérêt. Et puis, il est un peu déçu par ses Jospin, ses Fabius, etc. Il dit que celui-là, il a quand même du charisme. Bon, au Parti Socialiste, ça ne peut pas le faire. Mais peut-être qu'il peut faire un truc de centre-gauche. Il répond à Mitterrand. C'est-à-dire... Il n'est pas d'accord. Mitterrand lui dit mais pourquoi vous traitez les électeurs de Front National de salopards ? Ce n'est pas comme ça qu'on fait de la politique. Il faut essayer de les séduire. Et il dit mais non, c'est comme ça. Je sens comme ça. Vous voyez ce que je veux dire ? Et ça, c'est juste incroyable. »
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Question 22Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Vous dites que c'est la politique qui l'a tuée.
Réponse directe
Oui, je pense. C'est-à-dire qu'à partir du moment où il rentre en politique, tout devient très compliqué, bien entendu. Et d'ailleurs, il y a une espèce de dialogue avec Berlusconi qui lui dit « Mais pourquoi tu prends des étapes ? Vas-y tout droit. Moi, j'y vais tout droit. Sinon, le système va me... » Et c'est ça, ce qui est intéressant chez lui. Je ne veux pas en faire Saint-François d'Assise. C'est grotesque. D'ailleurs, personne n'est Saint-François d'Assise. Et c'est juste que c'est... Comment dire ? Comment on tient face au système ? Face à ce qu'on pourrait appeler les monstres froids de l'État, c'est-à-dire la justice, les médias. Les médias, il y en a pris plein la gueule pendant…
« Oui, je pense. C'est-à-dire qu'à partir du moment où il rentre en politique, tout devient très compliqué, bien entendu. Et d'ailleurs, il y a une espèce de dialogue avec Berlusconi qui lui dit « Mais pourquoi tu prends des étapes ? Vas-y tout droit. Moi, j'y vais tout droit. Sinon, le système va me... » Et c'est ça, ce qui est intéressant chez lui. Je ne veux pas en faire Saint-François d'Assise. C'est grotesque. D'ailleurs, personne n'est Saint-François d'Assise. Et c'est juste que c'est... Comment dire ? Comment on tient face au système ? Face à ce qu'on pourrait appeler les monstres froids de l'État, c'est-à-dire la justice, les médias. Les médias, il y en a pris plein la gueule pendant des années. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 14:35
Question 23Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Vous répondez quoi à cela ?
Réponse directe
C'est plus compliqué. C'est-à-dire que, vous regardez bien toutes les entreprises qu'il a achetées et il les a achetées 1 euro. Et s'il ne les avait pas achetées, elles auraient fermé. Quand vous regardez la vie des entreprises après, elles ont toutes survécu sauf d'eux. Toutes, toutes, toutes, toutes. C'est énormément. D'habitude, en général, elles disparaissent. C'est toujours très compliqué de sauver. Il les a sauvées. Il les a sauvées toujours avec les mêmes méthodes que j'explique dans le livre. C'est juste incroyable. Ça a marché. Donc, vous voyez, le décrire uniquement comme un liquidateur d'entreprise, non, d'ailleurs, bon, parfois, les entreprises ont changé de nom. C'est vrai que…
« C'est plus compliqué. C'est-à-dire que, vous regardez bien toutes les entreprises qu'il a achetées et il les a achetées 1 euro. Et s'il ne les avait pas achetées, elles auraient fermé. Quand vous regardez la vie des entreprises après, elles ont toutes survécu sauf d'eux. Toutes, toutes, toutes, toutes. C'est énormément. D'habitude, en général, elles disparaissent. C'est toujours très compliqué de sauver. Il les a sauvées. Il les a sauvées toujours avec les mêmes méthodes que j'explique dans le livre. C'est juste incroyable. Ça a marché. Donc, vous voyez, le décrire uniquement comme un liquidateur d'entreprise, non, d'ailleurs, bon, parfois, les entreprises ont changé de nom. C'est vrai que Wander n'existe plus, mais c'est un autre nom aujourd'hui. C'est-à-dire, les emplois sont restés. Donc, on ne peut pas caricaturer. Après, c'est vrai qu'il a eu beaucoup d'ennuis avec la justice. Moi, je renvoie quand même, cher monsieur, sur la relaxe. En 2019, il y a un tribunal de grande instance de Paris qui, au pénal, notamment sur l'affaire de Brun, l'a relaxé. Donc, il a gagné quand même un grand nombre de procès. Regardez d'ailleurs, quand il est ministre, comme par hasard, le ministre de la ville de Mitterrand, il y a un nombre d'enquêtes judiciaires qui tombent dessus. »
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France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
« C'est pour affronter la douleur et puis se dire aussi qu'il faut faire marcher ces glandes surrénales qui sont derrière. Au lieu de prendre pour un oui ou pour un non un doliprane, vous avez des glandes surrénales qui... Moi, j'ai eu un gros accident du genou il y a quelques années. Je me souviens très bien qu'au bout de 20 minutes, je ne souffrais plus parce que le corps agit. Et puis voilà, c'est comme ça que ça marche. Et ça, il le sait. Donc, il gère tout. Il contrôle tout. Et moi, c'est vrai que la guerre face à la maladie, c'est juste dingue. Vous savez que, comme il est aujourd'hui, il est quand même très affaibli, il fait ce qu'il appelle des escaliers. C'est-à-dire, il monte, il descend les escaliers comme ça. On ne voit pas ça. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est ça qui m'a fasciné. Et bouleversé. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 9:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées16 juin 2021 au 16 juin 2021 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour l'instant, je suis vraiment sur tellement d'autres projets, des romans. Mais il y a toujours quelqu'un qui me fascine et de toute façon, c'est un livre qui va sortir à la rentrée. Il y a quelqu'un qui me fascine énormément, c'est Gérald De Gaulle. Plus ça va, plus je... Dans les vivants... Dans les vivants, ce serait bien qu'il y ait un Gérald De Gaulle. Vous ne croyez pas, non ? Moi, je crois qu'on a besoin du Gérald De Gaulle. La France a besoin d'un Gérald De Gaulle. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 23:38Voir 2 autres passages
« L'affaire Crédit Lyonnais. Eh bien oui, c'est l'histoire de fou, c'est-à-dire qu'il est grugé par le Crédit Lyonnais dans la vente d'Adidas, mais il est grugé de beaucoup, c'est pas seulement 2 milliards, c'est-à-dire qu'il faut bien voir, quand vous regardez les faits, tout est dans le livre, il y a des... Eh bien, c'est 2 milliards, 2 milliards, mais c'est beaucoup plus, parce que cette société, il l'a vendu, soi-disant, 2 milliards au Crédit Lyonnais, qu'il a acheté lui-même, et qu'il a revendu, tout ça, avec des prêtes non, des trucs, etc., qu'il a revendu 4 milliards, et en plus, ça vaut beaucoup plus cher. On va pas refaire le feuilleton judiciaire, parce qu'il est en cours. Je réponds à cette question. Oui, oui, oui, c'est sur la fascination. Oui, oui, la fascination, c'est ça. C'est-à-dire, brusquement, elle arrive là. Le type est par terre, est attaqué de toutes parts, et je découvre, en fait, que c'est une énorme arnaque, et donc, c'est vrai qu'à ce moment-là, je me retourne. Et je suis choqué. D'ailleurs, il y a des gens qui se souviennent très bien au point à l'époque, il y a même eu des engueulades, enfin, disons, même presque un peu plus que des engueulades, sur la question, parce que je dis, mais attendez, c'est pas possible. Je suis pas le seul journaliste, hein, qui bascule à ce moment-là. Et donc, à ce moment-là, je vais vers lui, et je regarde. Et c'est vrai que j'ai, c'est ça le portrait, vous l'avez bien fait, c'est un monstre d'énergie, mais d'une énergie comme on n'imagine pas. Il y a quelque chose de totalement surmètre, quand vous pensez que là, avec son cancer, il ne prend pas d'antidouleur. Mais qui peut faire ça ? Il ne prend pas d'antidouleur. Il y a une scène que je raconte au début, son fils Laurent qui m'a raconté. Il est allé le voir à l'hôpital après son opération... Il a duré plusieurs heures. Oui, une opération, une réanimation, etc. Qu'est-ce qu'il voit ? Il voit son père en train de faire des pompes. Mais c'est ça ! »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités16 juin 2021 au 16 juin 2021 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« L'affaire Crédit Lyonnais. Eh bien oui, c'est l'histoire de fou, c'est-à-dire qu'il est grugé par le Crédit Lyonnais dans la vente d'Adidas, mais il est grugé de beaucoup, c'est pas seulement 2 milliards, c'est-à-dire qu'il faut bien voir, quand vous regardez les faits, tout est dans le livre, il y a des... Eh bien, c'est 2 milliards, 2 milliards, mais c'est beaucoup plus, parce que cette société, il l'a vendu, soi-disant, 2 milliards au Crédit Lyonnais, qu'il a acheté lui-même, et qu'il a revendu, tout ça, avec des prêtes non, des trucs, etc., qu'il a revendu 4 milliards, et en plus, ça vaut beaucoup plus cher. On va pas refaire le feuilleton judiciaire, parce qu'il est en cours. Je réponds à cette question. Oui, oui, oui, c'est sur la fascination. Oui, oui, la fascination, c'est ça. C'est-à-dire, brusquement, elle arrive là. Le type est par terre, est attaqué de toutes parts, et je découvre, en fait, que c'est une énorme arnaque, et donc, c'est vrai qu'à ce moment-là, je me retourne. Et je suis choqué. D'ailleurs, il y a des gens qui se souviennent très bien au point à l'époque, il y a même eu des engueulades, enfin, disons, même presque un peu plus que des engueulades, sur la question, parce que je dis, mais attendez, c'est pas possible. Je suis pas le seul journaliste, hein, qui bascule à ce moment-là. Et donc, à ce moment-là, je vais vers lui, et je regarde. Et c'est vrai que j'ai, c'est ça le portrait, vous l'avez bien fait, c'est un monstre d'énergie, mais d'une énergie comme on n'imagine pas. Il y a quelque chose de totalement surmètre, quand vous pensez que là, avec son cancer, il ne prend pas d'antidouleur. Mais qui peut faire ça ? Il ne prend pas d'antidouleur. Il y a une scène que je raconte au début, son fils Laurent qui m'a raconté. Il est allé le voir à l'hôpital après son opération... Il a duré plusieurs heures. Oui, une opération, une réanimation, etc. Qu'est-ce qu'il voit ? Il voit son père en train de faire des pompes. Mais c'est ça ! »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 2:04Voir 1 autre passage
« L'affaire Crédit Lyonnais. Eh bien oui, c'est l'histoire de fou, c'est-à-dire qu'il est grugé par le Crédit Lyonnais dans la vente d'Adidas, mais il est grugé de beaucoup, c'est pas seulement 2 milliards, c'est-à-dire qu'il faut bien voir, quand vous regardez les faits, tout est dans le livre, il y a des... Eh bien, c'est 2 milliards, 2 milliards, mais c'est beaucoup plus, parce que cette société, il l'a vendu, soi-disant, 2 milliards au Crédit Lyonnais, qu'il a acheté lui-même, et qu'il a revendu, tout ça, avec des prêtes non, des trucs, etc., qu'il a revendu 4 milliards, et en plus, ça vaut beaucoup plus cher. On va pas refaire le feuilleton judiciaire, parce qu'il est en cours. Je réponds à cette question. Oui, oui, oui, c'est sur la fascination. Oui, oui, la fascination, c'est ça. C'est-à-dire, brusquement, elle arrive là. Le type est par terre, est attaqué de toutes parts, et je découvre, en fait, que c'est une énorme arnaque, et donc, c'est vrai qu'à ce moment-là, je me retourne. Et je suis choqué. D'ailleurs, il y a des gens qui se souviennent très bien au point à l'époque, il y a même eu des engueulades, enfin, disons, même presque un peu plus que des engueulades, sur la question, parce que je dis, mais attendez, c'est pas possible. Je suis pas le seul journaliste, hein, qui bascule à ce moment-là. Et donc, à ce moment-là, je vais vers lui, et je regarde. Et c'est vrai que j'ai, c'est ça le portrait, vous l'avez bien fait, c'est un monstre d'énergie, mais d'une énergie comme on n'imagine pas. Il y a quelque chose de totalement surmètre, quand vous pensez que là, avec son cancer, il ne prend pas d'antidouleur. Mais qui peut faire ça ? Il ne prend pas d'antidouleur. Il y a une scène que je raconte au début, son fils Laurent qui m'a raconté. Il est allé le voir à l'hôpital après son opération... Il a duré plusieurs heures. Oui, une opération, une réanimation, etc. Qu'est-ce qu'il voit ? Il voit son père en train de faire des pompes. Mais c'est ça ! »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« L'affaire Crédit Lyonnais. Eh bien oui, c'est l'histoire de fou, c'est-à-dire qu'il est grugé par le Crédit Lyonnais dans la vente d'Adidas, mais il est grugé de beaucoup, c'est pas seulement 2 milliards, c'est-à-dire qu'il faut bien voir, quand vous regardez les faits, tout est dans le livre, il y a des... Eh bien, c'est 2 milliards, 2 milliards, mais c'est beaucoup plus, parce que cette société, il l'a vendu, soi-disant, 2 milliards au Crédit Lyonnais, qu'il a acheté lui-même, et qu'il a revendu, tout ça, avec des prêtes non, des trucs, etc., qu'il a revendu 4 milliards, et en plus, ça vaut beaucoup plus cher. On va pas refaire le feuilleton judiciaire, parce qu'il est en cours. Je réponds à cette question. Oui, oui, oui, c'est sur la fascination. Oui, oui, la fascination, c'est ça. C'est-à-dire, brusquement, elle arrive là. Le type est par terre, est attaqué de toutes parts, et je découvre, en fait, que c'est une énorme arnaque, et donc, c'est vrai qu'à ce moment-là, je me retourne. Et je suis choqué. D'ailleurs, il y a des gens qui se souviennent très bien au point à l'époque, il y a même eu des engueulades, enfin, disons, même presque un peu plus que des engueulades, sur la question, parce que je dis, mais attendez, c'est pas possible. Je suis pas le seul journaliste, hein, qui bascule à ce moment-là. Et donc, à ce moment-là, je vais vers lui, et je regarde. Et c'est vrai que j'ai, c'est ça le portrait, vous l'avez bien fait, c'est un monstre d'énergie, mais d'une énergie comme on n'imagine pas. Il y a quelque chose de totalement surmètre, quand vous pensez que là, avec son cancer, il ne prend pas d'antidouleur. Mais qui peut faire ça ? Il ne prend pas d'antidouleur. Il y a une scène que je raconte au début, son fils Laurent qui m'a raconté. Il est allé le voir à l'hôpital après son opération... Il a duré plusieurs heures. Oui, une opération, une réanimation, etc. Qu'est-ce qu'il voit ? Il voit son père en train de faire des pompes. Mais c'est ça ! »
France Inter — L'invité de 8h20 · Franz-Olivier Giesbert : "Avec Tapie, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch"Vérifier à 2:04