Bernard Acquoyer, si on lit les sondages, on a l'impression que la lune de miel entre Emmanuel Macron et les Français est terminée. Selon vous, pourquoi ?
Réponse directeJe crois que nous avons une séance assez inattendue, avec une élection présidentielle où on n'a pas parlé des programmes, parce qu'au premier tour, on a parlé des affaires, au second tour, on a parlé de la candidate de l'extrême droite. Ensuite, il y a eu les législatives où on n'a pas parlé du programme, mais on a parlé du ralliement d'un certain nombre de personnalités venant de la droite qui étaient rentrées dans le gouvernement, nommées par M. Macron. Et maintenant, après les belles images internationales, nationales, qui ont été faites par le nouveau président de la République, on rentre dans le concret. Et le concret démontre que d'abord, on n'a pas parlé du programme. Deuxièmement, d…
« Je crois que nous avons une séance assez inattendue, avec une élection présidentielle où on n'a pas parlé des programmes, parce qu'au premier tour, on a parlé des affaires, au second tour, on a parlé de la candidate de l'extrême droite. Ensuite, il y a eu les législatives où on n'a pas parlé du programme, mais on a parlé du ralliement d'un certain nombre de personnalités venant de la droite qui étaient rentrées dans le gouvernement, nommées par M. Macron. Et maintenant, après les belles images internationales, nationales, qui ont été faites par le nouveau président de la République, on rentre dans le concret. Et le concret démontre que d'abord, on n'a pas parlé du programme. Deuxièmement, dans les projets de M. Macron, il n'y a pas de réforme de structure. Or, la France est confrontée à une situation où, si l'on ne fait pas de réforme de structure, on est obligé de pratiquer la politique du rabot. Et c'est ce que l'on constate, avec les effets que l'on constate aussi. La baisse des dépenses de défense nationale, militaire, avec une réaction très vive, et un accès d'autoritarisme du chef de l'État. La baisse de l'APL à la place de toute réforme de structure. Bon, on rentre dans le concret, et effectivement, le concret n'a pas été abordé. »
