Benoist Apparu — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
5 mai 2014 au 4 janv. 2017
Questions
29
Entretiens
4
Sources
4
Heures analysées
1,0 h
Répartition sur 29 questions évaluables
Réponse directe
19
Réponse partielle
3
Réponse à côté
7
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 29 sur 29
Question 26Benoist Apparu On n'est pas couché 3 mai 2014 #ONPC
Ce sont des artistes, j'ai lu ça dans les journaux comme tout le monde, qui ont affiché votre numéro de téléphone portable, non pas dans votre ville, d'ailleurs, mais à Reims. C'est bien ça ?
Réponse directe
ce qu'ils ont fait, c'est ça, c'est le numéro, vous pouvez le laisser puisqu'il n'existe plus. Donc, ils ont effectivement…
« ce qu'ils ont fait, c'est ça, c'est le numéro, vous pouvez le laisser puisqu'il n'existe plus. Donc, ils ont effectivement… »
On n'est pas couché · Benoist Apparu On n'est pas couché 3 mai 2014 #ONPCVérifier à 21:04
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités5 mai 2014 au 4 janv. 2017 · 6 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Deux réponses, si vous le voulez bien. La première, le principe. Parce qu'avant de regarder la mesure, expliquons pourquoi on veut faire cette mesure. Pour une raison très simple. Nous avons un déficit de l'assurance maladie, un déficit de l'assurance vieillesse à partir de 2025, et un déficit de l'assurance chômage. Nous ne pouvons pas tenir ces régimes assurantiels, assurantiels, je le répète, de façon déficitaire pendant encore 20 ans, comme c'est le cas depuis 20 ans. Sur l'assurance maladie, ça s'est considérablement réduit. C'est peut-être réduit. Mais demain, avec le vieillissement de la population, avec des techniques de plus en plus lourdes, et donc de plus en plus coûteuses pour soigner les patients, les déficits vont repartir à la hausse. C'est mécanique. Il faut donc qu'on maintienne l'assurance maladie, comme l'assurance chômage, comme l'assurance vieillesse, en équilibre. Donc oui, la sécurité sociale sera réformée. Ça veut dire quoi ? »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 27Benoist Apparu On n'est pas couché 3 mai 2014 #ONPC
Mais c'est le moment d'accueillir notre invité politique, ex-secrétaire d'État puis ministre chargé du logement sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, il est député UMP de la Marne. Il vient d'être réélu dans sa... Enfin, pas réélu, élu d'ailleurs, parce qu'il était seulement maire adjoint jusque-là, à Chalon, en Champagne, avec 46% des voix. C'était au dernier municipal. Donc, malgré une triangulaire avec le Parti Socialiste et le Front National, cette semaine, il a hésité à en donner à voter pour, on va dire, le nouveau plan Manuel Valls, plan d'économie de 50 milliards. Il a dit, peut-être, je vais voter pour... Finalement, il a voté contre. Il va nous expliquer pourquoi. Et on va revenir avec lui sur l'essentiel de l'actualité politique de la semaine. Je vous demande d'accueillir M. Benoît Apparu. ...avoir accepté notre invitation, même si je dois dire, au départ, j'étais un peu déçu. Je me suis dit, finalement, c'est Frédéric Lefebvre qu'on aurait dû inviter, parce que lui, il est allé au bout de ce qu'il avait dit. C'est-à-dire qu'il vous avait dit, je vais peut-être voter pour le plan Valls. Il l'a fait. Alors vous, vous êtes dégonflé. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Réponse directe
Comme vous venez de le dire, il y avait un peut-être dans la phrase. Et un peut-être, ça veut dire ni oui ni non. En fait, j'ai refusé de m'abstenir, parce que je n'aime pas le principe même de l'abstention. Sur des sujets importants, il faut choisir, c'est oui, c'est non. Il faut trancher. Et j'ai hésité, en fait, entre deux choses. Soit le symbole. Le symbole de voter oui, parce que la direction qui est présentée, on fait des économies et on arrête d'augmenter les impôts, me paraissait plutôt une direction à approuver. Simplement, il y a un jour, il y a un moment où on regarde les contenus précides qui nous sont proposés. Et là, quand je regarde le détail de ce qu'il nous a proposé et qua…
« Comme vous venez de le dire, il y avait un peut-être dans la phrase. Et un peut-être, ça veut dire ni oui ni non. En fait, j'ai refusé de m'abstenir, parce que je n'aime pas le principe même de l'abstention. Sur des sujets importants, il faut choisir, c'est oui, c'est non. Il faut trancher. Et j'ai hésité, en fait, entre deux choses. Soit le symbole. Le symbole de voter oui, parce que la direction qui est présentée, on fait des économies et on arrête d'augmenter les impôts, me paraissait plutôt une direction à approuver. Simplement, il y a un jour, il y a un moment où on regarde les contenus précides qui nous sont proposés. Et là, quand je regarde le détail de ce qu'il nous a proposé et quand j'entends le Premier ministre son discours, j'ai une déception, parce que je trouve ça peu documenté, suffisamment trop faible, entre guillemets, pour être crédible. Et donc, malheureusement, et je dis vraiment à dessein malheureusement, je vote contre. Et je dis malheureusement parce que j'en ai, entre guillemets, marre de ce que je vais appeler les manichéismes à la française. Ou par principe, quand le gouvernement dit blanc, nous ont dit noir, et vice versa, bien évidemment. Et je n'ai pas envie de soutenir pour soutenir, mais j'ai envie d'essayer d'avoir une vie politique française, entre guillemets, que je vais qualifier de plus apaisée qu'elle n'est aujourd'hui. »
On n'est pas couché · Benoist Apparu On n'est pas couché 3 mai 2014 #ONPCVérifier à 1:22Voir 1 autre passage
« De deux choses l'une. Soit la direction qui nous est présentée est bonne, il faut la suivre. Et effectivement, ce que fait là le gouvernement est ce que nous réclamons depuis grosso modo deux ans. Et par principe, sous prétexte que c'est présenté par le gouvernement, il faudrait dire non. Et donc le symbole m'intéressait. La direction m'intéressait. Je vous interromps, c'est Copé qui vous a mis la pression ? Non, sincèrement très peu. Un peu quand même. Jacob, qui était votre invité il n'y a pas très longtemps. Christian Jacob. Pas beaucoup plus. À peine. Simplement, j'ai regardé précisément les choses. Et j'ai par exemple écouté un type relativement sérieux qui s'appelle Gilles Carrez. J'ai écouté, donc le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, et puis j'ai écouté le discours de Valls. Et en écoutant le discours, sincèrement, je n'ai pas été convaincu par une chose. C'est que Manuel Valls ne s'est pas adressé aux parlementaires ou aux Français pour présenter son plan d'économie de 50 milliards. Il s'est adressé aux 41 PS qui sont abstenus, en leur disant, c'est promis, c'est pas si méchant que ça, c'est pas si dramatique que ça. Regardez, je suis déjà revenu en arrière sur plein de choses. Et ça, sincèrement, ça m'a appris. En gros, contrairement à ce qu'il disait, il n'assumait pas, c'est ça que vous êtes en train de nous dire ? Je pense qu'effectivement, il n'a pas assumé totalement son plan. Et aujourd'hui, ce que je reproche au gouvernement, c'est de ne pas avoir fait un choix totalement assumé. Même si j'ai le guillet que j'assume, j'assume, j'assume, ils ne le font pas. Aymeric Caron. »
On n'est pas couché · Benoist Apparu On n'est pas couché 3 mai 2014 #ONPCVérifier à 3:17
Question 28Benoist Apparu On n'est pas couché 3 mai 2014 #ONPC
Et je redonne un rapport à mes camarades après. Mais je continue quand même cette interview. Parce qu'après, Alain Juppé, quand on vous a demandé et à gauche, quels sont ceux pour lesquels vous avez le plus de considération ?
Réponse partielle
Mais parce qu'il y a évidemment une proximité intellectuelle qui est plus forte avec un Michel Rocard ou avec un Manuel Valls qui représente la social-démocratie entre guillemets la française qui n'est pas la position majoritaire au sein du PS. Et c'est bien tout le problème idéologique actuellement du PS. Et ce que je reproche aujourd'hui en partie à Manuel Valls, c'est que ce gouvernement se sent obligé parce qu'il fait un pacte dit de compétitivité de dire « Ouh là là, j'ai paumé les élections donc en trois jours, j'invente une aile gauche à ce pacte en faisant le pacte de responsabilité et en lâchant 5 milliards d'euros dans un premier temps. Puis ensuite, avec les négociations diverses…
« Mais parce qu'il y a évidemment une proximité intellectuelle qui est plus forte avec un Michel Rocard ou avec un Manuel Valls qui représente la social-démocratie entre guillemets la française qui n'est pas la position majoritaire au sein du PS. Et c'est bien tout le problème idéologique actuellement du PS. Et ce que je reproche aujourd'hui en partie à Manuel Valls, c'est que ce gouvernement se sent obligé parce qu'il fait un pacte dit de compétitivité de dire « Ouh là là, j'ai paumé les élections donc en trois jours, j'invente une aile gauche à ce pacte en faisant le pacte de responsabilité et en lâchant 5 milliards d'euros dans un premier temps. Puis ensuite, avec les négociations diverses et variées avec le bureau national du PS, de donner 300 millions pour la motion B, 300 millions pour la motion Z pour contacter tout le monde. Et ça, ça me gêne. Natacha Polony. »
On n'est pas couché · Benoist Apparu On n'est pas couché 3 mai 2014 #ONPCVérifier à 14:29
Question 29Benoist Apparu On n'est pas couché 3 mai 2014 #ONPC
– Mais vous irez à leur festival ou pas ?
Réponse directe
– Évidemment. Dès lors que j'ai su que ça venait effectivement d'une compagnie artistique, j'ai répondu sur la même tonalité qu'eux en faisant à mon tour une blague à leur détriment avec cette affiche-là. – Je suis sûr que vous avez gardé – Non, parce que justement... – Parce que c'est emmerdant de changer tout. – Imaginez si Alain Juppé vous appelle. Vous savez, il y a un truc qui s'appelle un texto qui est une manip assez simple à faire sur un téléphone pour renvoyer ses coordonnées à quelqu'un.
« – Évidemment. Dès lors que j'ai su que ça venait effectivement d'une compagnie artistique, j'ai répondu sur la même tonalité qu'eux en faisant à mon tour une blague à leur détriment avec cette affiche-là. – Je suis sûr que vous avez gardé »
On n'est pas couché · Benoist Apparu On n'est pas couché 3 mai 2014 #ONPCVérifier à 22:06
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu : "1 fonctionnaire sur 5 est payé par de la dette. Ce n'est pas tenable"Vérifier à 1:19
Voir 2 autres passages
« ça veut dire un pragmatisme très important parce que c'est, je crois, la définition propre du gaullisme avec, comme on dit, une volonté d'avoir un État qui protège les Français. Ça, c'est pour la partie gaulliste. La partie chrétienne, ça veut dire que l'attention à l'autre est très importante. Ça veut dire que François Fillon n'est pas là, bien évidemment, contrairement aux caricatures qui sont faites pour effectivement avoir un programme qui soit dur, qui soit choquant, qui soit tout ce que vous voulez. Ce qui est aujourd'hui dur, c'est la réalité française. Ce sont les inégalités scolaires, c'est 6 millions de chômeurs, c'est 14% des Français sous le seuil de pauvreté, record absolu dans l'histoire de la France. Ça, c'est dur. Ça, c'est injuste. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu : "1 fonctionnaire sur 5 est payé par de la dette. Ce n'est pas tenable"Vérifier à 5:22
« Il n'a jamais été question de privatiser, un, la sécurité sociale. Deux, je vous rappelle que ce n'est pas l'État qui gère l'assurance maladie. Ce sont les partenaires sociaux. Pardonnez-moi cette différence. Vous jouez un peu sur les mots. Si vous ne faites pas la différence entre les partenaires sociaux et l'État, elle me semble-t-il assez gigantesque. Donc aujourd'hui, ce n'est pas l'État qui gère la sécurité sociale. En gros, quelle est l'idée ? L'idée, c'est de se dire que nous sommes dans un système qui est assurantiel. Et qu'un système assurantiel, je me répète, j'en suis désolé, il doit être à l'équilibre. Sinon, il n'est pas pérenne. C'est ça le sujet principal. Parce que là encore, on peut regarder tout ça par le petit bout de la lorgnette. La question qui est posée à un président de la République, demain, c'est comment je garantis la santé des Français dans les 10 ans, 15 ans, 20 ans qui viennent. Et ça aujourd'hui, au regard des niveaux d'endettement à la sécurité sociale, ce n'est plus malheureusement une garantie. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu : "1 fonctionnaire sur 5 est payé par de la dette. Ce n'est pas tenable"Vérifier à 4:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités5 mai 2014 au 4 janv. 2017 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ça veut dire un pragmatisme très important parce que c'est, je crois, la définition propre du gaullisme avec, comme on dit, une volonté d'avoir un État qui protège les Français. Ça, c'est pour la partie gaulliste. La partie chrétienne, ça veut dire que l'attention à l'autre est très importante. Ça veut dire que François Fillon n'est pas là, bien évidemment, contrairement aux caricatures qui sont faites pour effectivement avoir un programme qui soit dur, qui soit choquant, qui soit tout ce que vous voulez. Ce qui est aujourd'hui dur, c'est la réalité française. Ce sont les inégalités scolaires, c'est 6 millions de chômeurs, c'est 14% des Français sous le seuil de pauvreté, record absolu dans l'histoire de la France. Ça, c'est dur. Ça, c'est injuste. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu : "1 fonctionnaire sur 5 est payé par de la dette. Ce n'est pas tenable"Vérifier à 5:22Voir 2 autres passages
« Non, ce n'est pas compliqué parce qu'à la différence du PS, les logiciels sont assez proches. Ah bon ? Je crois que c'est Jean-Luc Mélenchon, votre invité précédent, qui disait il y a quelques secondes qu'il y avait un schisme idéologique à gauche. Il y a effectivement un schisme idéologique sur les grandes questions économiques et sociales à gauche. Ce schisme n'existe pas à droite. Alors bien évidemment, pendant la primaire, on a exalté nos différences. Exalté. On a 80% de points d'accord. 20% de points de désaccord. Pendant la primaire, on a effectivement mis l'accent sur les points de désaccord. C'est normal. On est tous de la même famille politique. Et surtout, on partage un objectif commun. L'alternance et éviter Marine Le Pen. Et ça, ça nous réunit tous sans aucune difficulté. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu : "1 fonctionnaire sur 5 est payé par de la dette. Ce n'est pas tenable"Vérifier à 0:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés5 mai 2014 au 4 janv. 2017 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ce n'est pas compliqué parce qu'à la différence du PS, les logiciels sont assez proches. Ah bon ? Je crois que c'est Jean-Luc Mélenchon, votre invité précédent, qui disait il y a quelques secondes qu'il y avait un schisme idéologique à gauche. Il y a effectivement un schisme idéologique sur les grandes questions économiques et sociales à gauche. Ce schisme n'existe pas à droite. Alors bien évidemment, pendant la primaire, on a exalté nos différences. Exalté. On a 80% de points d'accord. 20% de points de désaccord. Pendant la primaire, on a effectivement mis l'accent sur les points de désaccord. C'est normal. On est tous de la même famille politique. Et surtout, on partage un objectif commun. L'alternance et éviter Marine Le Pen. Et ça, ça nous réunit tous sans aucune difficulté. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu : "1 fonctionnaire sur 5 est payé par de la dette. Ce n'est pas tenable"Vérifier à 0:20Voir 2 autres passages
« Allez expliquer aux Français qu'à l'heure où on resserre tous les budgets, il faut aller financer la construction de mosquées, je crains que ce soit le pur chiffon rouge. Et puis il y a la loi de 1905. Il y a effectivement, la loi de 1905, on l'a changée 20 fois. La loi de 1905 ne s'applique pas dans trois départements français. Et je n'ai pas le sentiment qu'en Alsace ou en Moselle, nous ne soyons pas en France et qu'on ne soit pas en République française. Donc on pourrait l'adapter peut-être ? Cette question-là, pour moi, me paraît secondaire. Pour moi, la question principale, c'est l'acceptabilité de cette mesure par rapport aux Français. Et je crains que ce ne soit le pur chiffon rouge. Et le risque des chiffons rouges, c'est qu'on fasse cristalliser le débat sur cette seule question et que du coup, tout le reste pâtisse d'un débat sur le financement public des mosquées. Il y a d'autres techniques pour financer les mosquées. Il y a évidemment, et ça me paraît l'essentiel, l'idée de se dire que c'est d'abord aux fidèles de financer l'organisation du culte. Comme ça se passe dans l'ensemble des religions. Et donc, que les fidèles financent le culte, oui, avec de la transparence, avec du contrôle. Et aujourd'hui, ce qui nous manque principalement, notamment dans les financements étrangers, notamment dans les financements des particuliers, c'est bien le contrôle et l'effectivité des sommes et leur promenance, bien évidemment. Et donc, c'est sur ce terrain-là, me semble-t-il, qu'il faut travailler. Sur le terrain du financement en tant que tel, comment on augmente les ressources de l'islam ? Vous avez aujourd'hui des propositions, vous avez peut-être entendu parler de ça, de ce qu'on appelle la taxe halal. Moi, je ne suis pas un fanat de la taxe en tant que tel. Parce que ça donne le sentiment que ce sera un impôt perçu par l'État et redistribué par l'État. Or, à partir du moment où je récuse le financement par l'État, je ne crois pas à cette solution-là. Mais vous avez d'autres techniques qui existent pour d'autres religions, d'ailleurs. Ou par exemple, aujourd'hui, y compris dans l'islam, vous avez des certificateurs, des trois grandes mosquées nationales, celle de Lyon, celle de Marseille, celle de Paris, qui, en gros, garantissent le côté halal et perçoivent quelques centimes là-dessus. On pourrait très bien augmenter cette part de financement par les pratiquants musulmans, liée à la consommation ou à la production ou à la distribution du halal, sans passer par une taxe d'État. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes5 mai 2014 au 4 janv. 2017 · 8 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il n'a jamais été question de privatiser, un, la sécurité sociale. Deux, je vous rappelle que ce n'est pas l'État qui gère l'assurance maladie. Ce sont les partenaires sociaux. Pardonnez-moi cette différence. Vous jouez un peu sur les mots. Si vous ne faites pas la différence entre les partenaires sociaux et l'État, elle me semble-t-il assez gigantesque. Donc aujourd'hui, ce n'est pas l'État qui gère la sécurité sociale. En gros, quelle est l'idée ? L'idée, c'est de se dire que nous sommes dans un système qui est assurantiel. Et qu'un système assurantiel, je me répète, j'en suis désolé, il doit être à l'équilibre. Sinon, il n'est pas pérenne. C'est ça le sujet principal. Parce que là encore, on peut regarder tout ça par le petit bout de la lorgnette. La question qui est posée à un président de la République, demain, c'est comment je garantis la santé des Français dans les 10 ans, 15 ans, 20 ans qui viennent. Et ça aujourd'hui, au regard des niveaux d'endettement à la sécurité sociale, ce n'est plus malheureusement une garantie. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu : "1 fonctionnaire sur 5 est payé par de la dette. Ce n'est pas tenable"Vérifier à 4:20Voir 2 autres passages
« Deux réponses, si vous le voulez bien. La première, le principe. Parce qu'avant de regarder la mesure, expliquons pourquoi on veut faire cette mesure. Pour une raison très simple. Nous avons un déficit de l'assurance maladie, un déficit de l'assurance vieillesse à partir de 2025, et un déficit de l'assurance chômage. Nous ne pouvons pas tenir ces régimes assurantiels, assurantiels, je le répète, de façon déficitaire pendant encore 20 ans, comme c'est le cas depuis 20 ans. Sur l'assurance maladie, ça s'est considérablement réduit. C'est peut-être réduit. Mais demain, avec le vieillissement de la population, avec des techniques de plus en plus lourdes, et donc de plus en plus coûteuses pour soigner les patients, les déficits vont repartir à la hausse. C'est mécanique. Il faut donc qu'on maintienne l'assurance maladie, comme l'assurance chômage, comme l'assurance vieillesse, en équilibre. Donc oui, la sécurité sociale sera réformée. Ça veut dire quoi ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu : "1 fonctionnaire sur 5 est payé par de la dette. Ce n'est pas tenable"Vérifier à 1:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées5 mai 2014 au 4 janv. 2017 · 13 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il n'a jamais été question de privatiser, un, la sécurité sociale. Deux, je vous rappelle que ce n'est pas l'État qui gère l'assurance maladie. Ce sont les partenaires sociaux. Pardonnez-moi cette différence. Vous jouez un peu sur les mots. Si vous ne faites pas la différence entre les partenaires sociaux et l'État, elle me semble-t-il assez gigantesque. Donc aujourd'hui, ce n'est pas l'État qui gère la sécurité sociale. En gros, quelle est l'idée ? L'idée, c'est de se dire que nous sommes dans un système qui est assurantiel. Et qu'un système assurantiel, je me répète, j'en suis désolé, il doit être à l'équilibre. Sinon, il n'est pas pérenne. C'est ça le sujet principal. Parce que là encore, on peut regarder tout ça par le petit bout de la lorgnette. La question qui est posée à un président de la République, demain, c'est comment je garantis la santé des Français dans les 10 ans, 15 ans, 20 ans qui viennent. Et ça aujourd'hui, au regard des niveaux d'endettement à la sécurité sociale, ce n'est plus malheureusement une garantie. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu : "1 fonctionnaire sur 5 est payé par de la dette. Ce n'est pas tenable"Vérifier à 4:20Voir 2 autres passages
« On a trois débats télévisés. Le premier, effectivement, le 13. On attend une clarification des positions des uns et des autres. Quand vous convoquez, convoquez entre guillemets, évidemment, 3 ou 4 millions d'électeurs, vous avez besoin d'informer ces 3 ou 4 millions d'électeurs. Donc, il est normal qu'il y ait une multitude de débats télévisés. On peut, là encore, éviter que ces débats soient du pugilat. On peut éviter que ces débats soient tendus. C'est une ligne de conduite, ce que nous avons appelé un code de bon de conduite pour ce qui nous concerne, à respecter les uns et les autres. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoist Apparu (LR) : "La primaire de la droite sera une campagne électorale âpre et difficile"Vérifier à 4:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées3 août 2016 au 4 janv. 2017 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Deux réponses, si vous le voulez bien. La première, le principe. Parce qu'avant de regarder la mesure, expliquons pourquoi on veut faire cette mesure. Pour une raison très simple. Nous avons un déficit de l'assurance maladie, un déficit de l'assurance vieillesse à partir de 2025, et un déficit de l'assurance chômage. Nous ne pouvons pas tenir ces régimes assurantiels, assurantiels, je le répète, de façon déficitaire pendant encore 20 ans, comme c'est le cas depuis 20 ans. Sur l'assurance maladie, ça s'est considérablement réduit. C'est peut-être réduit. Mais demain, avec le vieillissement de la population, avec des techniques de plus en plus lourdes, et donc de plus en plus coûteuses pour soigner les patients, les déficits vont repartir à la hausse. C'est mécanique. Il faut donc qu'on maintienne l'assurance maladie, comme l'assurance chômage, comme l'assurance vieillesse, en équilibre. Donc oui, la sécurité sociale sera réformée. Ça veut dire quoi ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu : "1 fonctionnaire sur 5 est payé par de la dette. Ce n'est pas tenable"Vérifier à 1:19Voir 1 autre passage
« Alors, le sujet principal, c'est bien celui de l'organisation de l'islam de France. La question du financement est un de ces éléments-là, mais ce n'est pas l'élément principal. Dans la question de l'organisation de l'islam de France, l'un des sujets les plus importants, c'est de pouvoir, quelque part, hiérarchiser un clergé. Structurer, organiser un clergé, pour avoir du haut en bas de la chaîne, si vous voulez, une forme de chaîne de commandement, comme nous l'avons dans l'ensemble des religions autres que l'islam. L'islam, vous le savez probablement, n'a pas d'hierarchie en tant que tel, en son sein. Et nous devons avoir des interlocuteurs qui puissent avoir quelque part la main sur l'ensemble du clergé de l'islam, sur l'ensemble de l'organisation de l'islam, pour pouvoir passer à ce nombre d'éléments. Mais comment on les choisit ? Comment on les désigne ? Alors, aujourd'hui, vous avez, via le CFCM, une représentativité. Comment on les choisit ? Comment on les... Ça, c'est le problème interne, pardonnez-moi de le dire à la religion. Ce n'est pas à l'État de choisir qui va être imam ou qui va être évêque des imams, entre guillemets. Ça, ce n'est pas notre problème. C'est le problème de la religion en interne, de s'organiser en la matière. Mais il faut prévoir cette organisation. Deuxième élément, c'est à partir de cette organisation qu'on pourra dire, par exemple, que nous voulons une formation ad hoc des imams en France. Exemple, un diplôme universitaire qui existe à l'université de Strasbourg ou dans 12 autres universités. Et seul ce diplôme permettrait à un imam d'exercer son magistère. Et donc, il y a toute une série de préconisations de ce type-là qui nous paraissent intéressantes et qu'Alain Juppé avait présenté au mois de janvier dernier. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu (LR) : "Le risque est de cristalliser le débat sur le financement des mosquées"Vérifier à 5:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées5 mai 2014 au 5 sept. 2016 · 8 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On a trois débats télévisés. Le premier, effectivement, le 13. On attend une clarification des positions des uns et des autres. Quand vous convoquez, convoquez entre guillemets, évidemment, 3 ou 4 millions d'électeurs, vous avez besoin d'informer ces 3 ou 4 millions d'électeurs. Donc, il est normal qu'il y ait une multitude de débats télévisés. On peut, là encore, éviter que ces débats soient du pugilat. On peut éviter que ces débats soient tendus. C'est une ligne de conduite, ce que nous avons appelé un code de bon de conduite pour ce qui nous concerne, à respecter les uns et les autres. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoist Apparu (LR) : "La primaire de la droite sera une campagne électorale âpre et difficile"Vérifier à 4:40Voir 2 autres passages
« Je pense qu'il a raison de vouloir se traiter. De vouloir revoir ce traité, en effet. Encore qu'il l'ait fini et qu'il veut le revoir, ce n'est pas un problème. En ce cas, entre-temps, il y a juste eu une série d'attentats, donc ce n'est pas complètement neutre. Entre-temps, il y a eu surtout, effectivement, une vague de migrants beaucoup plus forte qu'elle existait à l'époque. Donc, ce qui était valable en 2003 ne l'est plus forcément aujourd'hui. Et oui, il faut revoir les conditions de l'accord du Touquet, parce qu'on ne peut pas accepter qu'en post-Brexit, »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoist Apparu (LR) : "La primaire de la droite sera une campagne électorale âpre et difficile"Vérifier à 5:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités5 mai 2014 au 5 sept. 2016 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'espère qu'il ne volera pas en éclat, et je regrette ce genre de petites phrases, entre guillemets, où on qualifie l'autre. Qu'on ait un débat, comme on l'a eu entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, sur les questions d'identité, c'est normal, c'est légitime qu'on ait un débat sur la fiscalité, c'est normal, c'est légitime, c'est même ça quoi, c'est à la primaire. Par contre, si on pouvait éviter de se qualifier les uns les autres, lui il est mou, lui il est mobile, lui il est je ne sais pas quoi, ce serait une bonne chose. Si on pouvait éviter, par exemple, les petits sous-entendus du type « je veux une primaire de la droite et du centre, et pas une primaire de la droite, du centre et de la gauche », ce serait bien, parce que moi je pourrais aussi rajouter dans ces petits jeux-là que je ne souhaite pas une primaire de la droite, de la gauche et de l'extrême droite. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoist Apparu (LR) : "La primaire de la droite sera une campagne électorale âpre et difficile"Vérifier à 1:25Voir 2 autres passages
« Comme vous venez de le dire, il y avait un peut-être dans la phrase. Et un peut-être, ça veut dire ni oui ni non. En fait, j'ai refusé de m'abstenir, parce que je n'aime pas le principe même de l'abstention. Sur des sujets importants, il faut choisir, c'est oui, c'est non. Il faut trancher. Et j'ai hésité, en fait, entre deux choses. Soit le symbole. Le symbole de voter oui, parce que la direction qui est présentée, on fait des économies et on arrête d'augmenter les impôts, me paraissait plutôt une direction à approuver. Simplement, il y a un jour, il y a un moment où on regarde les contenus précides qui nous sont proposés. Et là, quand je regarde le détail de ce qu'il nous a proposé et quand j'entends le Premier ministre son discours, j'ai une déception, parce que je trouve ça peu documenté, suffisamment trop faible, entre guillemets, pour être crédible. Et donc, malheureusement, et je dis vraiment à dessein malheureusement, je vote contre. Et je dis malheureusement parce que j'en ai, entre guillemets, marre de ce que je vais appeler les manichéismes à la française. Ou par principe, quand le gouvernement dit blanc, nous ont dit noir, et vice versa, bien évidemment. Et je n'ai pas envie de soutenir pour soutenir, mais j'ai envie d'essayer d'avoir une vie politique française, entre guillemets, que je vais qualifier de plus apaisée qu'elle n'est aujourd'hui. »
On n'est pas couché · Benoist Apparu On n'est pas couché 3 mai 2014 #ONPCVérifier à 1:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités3 août 2016 au 5 sept. 2016 · 4 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'il a raison de vouloir se traiter. De vouloir revoir ce traité, en effet. Encore qu'il l'ait fini et qu'il veut le revoir, ce n'est pas un problème. En ce cas, entre-temps, il y a juste eu une série d'attentats, donc ce n'est pas complètement neutre. Entre-temps, il y a eu surtout, effectivement, une vague de migrants beaucoup plus forte qu'elle existait à l'époque. Donc, ce qui était valable en 2003 ne l'est plus forcément aujourd'hui. Et oui, il faut revoir les conditions de l'accord du Touquet, parce qu'on ne peut pas accepter qu'en post-Brexit, »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoist Apparu (LR) : "La primaire de la droite sera une campagne électorale âpre et difficile"Vérifier à 5:23Voir 2 autres passages
« Une mesure de ce que l'État de droit permet. Par exemple, nous avons proposé, il a proposé la semaine dernière, un délit pour le séjour dans un lieu où il y a des groupes terroristes. Exemple, la personne qui part en Syrie pour faire le djihad pourrait être condamnée pour ce seul fait à son retour. pour la tentative d'y aller, ou pour le fait d'y être allé. Ça nous permettrait, dans beaucoup de cas, de pouvoir condamner celui qui a fait le djihad et donc de pouvoir le mettre en prison, et puis dans l'attente de la condamnation, parce qu'entre le moment où il est arrêté et le moment où il est condamné, il y a évidemment une période, de pouvoir, à titre préventif, comme ça se fait pour l'ensemble des procédures pénales existantes, soit le mettre en prénom, soit le mettre, cette fois-ci ce serait nouveau, dans un centre spécifique permettant, si besoin, d'essayer d'éradicaliser. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu (LR) : "Le risque est de cristalliser le débat sur le financement des mosquées"Vérifier à 2:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées5 mai 2014 au 3 août 2016 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Allez expliquer aux Français qu'à l'heure où on resserre tous les budgets, il faut aller financer la construction de mosquées, je crains que ce soit le pur chiffon rouge. Et puis il y a la loi de 1905. Il y a effectivement, la loi de 1905, on l'a changée 20 fois. La loi de 1905 ne s'applique pas dans trois départements français. Et je n'ai pas le sentiment qu'en Alsace ou en Moselle, nous ne soyons pas en France et qu'on ne soit pas en République française. Donc on pourrait l'adapter peut-être ? Cette question-là, pour moi, me paraît secondaire. Pour moi, la question principale, c'est l'acceptabilité de cette mesure par rapport aux Français. Et je crains que ce ne soit le pur chiffon rouge. Et le risque des chiffons rouges, c'est qu'on fasse cristalliser le débat sur cette seule question et que du coup, tout le reste pâtisse d'un débat sur le financement public des mosquées. Il y a d'autres techniques pour financer les mosquées. Il y a évidemment, et ça me paraît l'essentiel, l'idée de se dire que c'est d'abord aux fidèles de financer l'organisation du culte. Comme ça se passe dans l'ensemble des religions. Et donc, que les fidèles financent le culte, oui, avec de la transparence, avec du contrôle. Et aujourd'hui, ce qui nous manque principalement, notamment dans les financements étrangers, notamment dans les financements des particuliers, c'est bien le contrôle et l'effectivité des sommes et leur promenance, bien évidemment. Et donc, c'est sur ce terrain-là, me semble-t-il, qu'il faut travailler. Sur le terrain du financement en tant que tel, comment on augmente les ressources de l'islam ? Vous avez aujourd'hui des propositions, vous avez peut-être entendu parler de ça, de ce qu'on appelle la taxe halal. Moi, je ne suis pas un fanat de la taxe en tant que tel. Parce que ça donne le sentiment que ce sera un impôt perçu par l'État et redistribué par l'État. Or, à partir du moment où je récuse le financement par l'État, je ne crois pas à cette solution-là. Mais vous avez d'autres techniques qui existent pour d'autres religions, d'ailleurs. Ou par exemple, aujourd'hui, y compris dans l'islam, vous avez des certificateurs, des trois grandes mosquées nationales, celle de Lyon, celle de Marseille, celle de Paris, qui, en gros, garantissent le côté halal et perçoivent quelques centimes là-dessus. On pourrait très bien augmenter cette part de financement par les pratiquants musulmans, liée à la consommation ou à la production ou à la distribution du halal, sans passer par une taxe d'État. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu (LR) : "Le risque est de cristalliser le débat sur le financement des mosquées"Vérifier à 7:44Voir 2 autres passages
« Allez expliquer aux Français qu'à l'heure où on resserre tous les budgets, il faut aller financer la construction de mosquées, je crains que ce soit le pur chiffon rouge. Et puis il y a la loi de 1905. Il y a effectivement, la loi de 1905, on l'a changée 20 fois. La loi de 1905 ne s'applique pas dans trois départements français. Et je n'ai pas le sentiment qu'en Alsace ou en Moselle, nous ne soyons pas en France et qu'on ne soit pas en République française. Donc on pourrait l'adapter peut-être ? Cette question-là, pour moi, me paraît secondaire. Pour moi, la question principale, c'est l'acceptabilité de cette mesure par rapport aux Français. Et je crains que ce ne soit le pur chiffon rouge. Et le risque des chiffons rouges, c'est qu'on fasse cristalliser le débat sur cette seule question et que du coup, tout le reste pâtisse d'un débat sur le financement public des mosquées. Il y a d'autres techniques pour financer les mosquées. Il y a évidemment, et ça me paraît l'essentiel, l'idée de se dire que c'est d'abord aux fidèles de financer l'organisation du culte. Comme ça se passe dans l'ensemble des religions. Et donc, que les fidèles financent le culte, oui, avec de la transparence, avec du contrôle. Et aujourd'hui, ce qui nous manque principalement, notamment dans les financements étrangers, notamment dans les financements des particuliers, c'est bien le contrôle et l'effectivité des sommes et leur promenance, bien évidemment. Et donc, c'est sur ce terrain-là, me semble-t-il, qu'il faut travailler. Sur le terrain du financement en tant que tel, comment on augmente les ressources de l'islam ? Vous avez aujourd'hui des propositions, vous avez peut-être entendu parler de ça, de ce qu'on appelle la taxe halal. Moi, je ne suis pas un fanat de la taxe en tant que tel. Parce que ça donne le sentiment que ce sera un impôt perçu par l'État et redistribué par l'État. Or, à partir du moment où je récuse le financement par l'État, je ne crois pas à cette solution-là. Mais vous avez d'autres techniques qui existent pour d'autres religions, d'ailleurs. Ou par exemple, aujourd'hui, y compris dans l'islam, vous avez des certificateurs, des trois grandes mosquées nationales, celle de Lyon, celle de Marseille, celle de Paris, qui, en gros, garantissent le côté halal et perçoivent quelques centimes là-dessus. On pourrait très bien augmenter cette part de financement par les pratiquants musulmans, liée à la consommation ou à la production ou à la distribution du halal, sans passer par une taxe d'État. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« On a trois débats télévisés. Le premier, effectivement, le 13. On attend une clarification des positions des uns et des autres. Quand vous convoquez, convoquez entre guillemets, évidemment, 3 ou 4 millions d'électeurs, vous avez besoin d'informer ces 3 ou 4 millions d'électeurs. Donc, il est normal qu'il y ait une multitude de débats télévisés. On peut, là encore, éviter que ces débats soient du pugilat. On peut éviter que ces débats soient tendus. C'est une ligne de conduite, ce que nous avons appelé un code de bon de conduite pour ce qui nous concerne, à respecter les uns et les autres. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoist Apparu (LR) : "La primaire de la droite sera une campagne électorale âpre et difficile"Vérifier à 4:40
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu (LR) : "Le risque est de cristalliser le débat sur le financement des mosquées"Vérifier à 7:44
« c'est justement ça. C'est exactement ça. Qu'on ait la capacité comme EDF l'a fait de racheter l'électricien italien, que Total ait la capacité de racheter demain un pétrolier américain et qu'effectivement quand c'est nécessaire on puisse avoir des accords industriels avec des Allemands ou un jour avec des Américains pour effectivement avoir des boîtes qui seront compétitives sur le plan économique qui pourront effectivement nous produire l'électricité dont on aura besoin demain. – Vierroux. – Je voulais simplement savoir si vous pensez qu'il y a une seule de ces lampes qui n'est pas une General Electric. – Justement, c'est bien la difficulté parce qu'aujourd'hui on doit avoir une boîte française comme Alstom qui doit produire grosso modo une trentaine de turbines par an quand effectivement General Electric on produit une centaine tous les trimestres. Il y a un rapport poids-puissance à un moment qui est une réalité. »
On n'est pas couché · Benoist Apparu On n'est pas couché 3 mai 2014 #ONPCVérifier à 22:51
« Je pense qu'il a raison de vouloir se traiter. De vouloir revoir ce traité, en effet. Encore qu'il l'ait fini et qu'il veut le revoir, ce n'est pas un problème. En ce cas, entre-temps, il y a juste eu une série d'attentats, donc ce n'est pas complètement neutre. Entre-temps, il y a eu surtout, effectivement, une vague de migrants beaucoup plus forte qu'elle existait à l'époque. Donc, ce qui était valable en 2003 ne l'est plus forcément aujourd'hui. Et oui, il faut revoir les conditions de l'accord du Touquet, parce qu'on ne peut pas accepter qu'en post-Brexit, »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoist Apparu (LR) : "La primaire de la droite sera une campagne électorale âpre et difficile"Vérifier à 5:23
« Allez expliquer aux Français qu'à l'heure où on resserre tous les budgets, il faut aller financer la construction de mosquées, je crains que ce soit le pur chiffon rouge. Et puis il y a la loi de 1905. Il y a effectivement, la loi de 1905, on l'a changée 20 fois. La loi de 1905 ne s'applique pas dans trois départements français. Et je n'ai pas le sentiment qu'en Alsace ou en Moselle, nous ne soyons pas en France et qu'on ne soit pas en République française. Donc on pourrait l'adapter peut-être ? Cette question-là, pour moi, me paraît secondaire. Pour moi, la question principale, c'est l'acceptabilité de cette mesure par rapport aux Français. Et je crains que ce ne soit le pur chiffon rouge. Et le risque des chiffons rouges, c'est qu'on fasse cristalliser le débat sur cette seule question et que du coup, tout le reste pâtisse d'un débat sur le financement public des mosquées. Il y a d'autres techniques pour financer les mosquées. Il y a évidemment, et ça me paraît l'essentiel, l'idée de se dire que c'est d'abord aux fidèles de financer l'organisation du culte. Comme ça se passe dans l'ensemble des religions. Et donc, que les fidèles financent le culte, oui, avec de la transparence, avec du contrôle. Et aujourd'hui, ce qui nous manque principalement, notamment dans les financements étrangers, notamment dans les financements des particuliers, c'est bien le contrôle et l'effectivité des sommes et leur promenance, bien évidemment. Et donc, c'est sur ce terrain-là, me semble-t-il, qu'il faut travailler. Sur le terrain du financement en tant que tel, comment on augmente les ressources de l'islam ? Vous avez aujourd'hui des propositions, vous avez peut-être entendu parler de ça, de ce qu'on appelle la taxe halal. Moi, je ne suis pas un fanat de la taxe en tant que tel. Parce que ça donne le sentiment que ce sera un impôt perçu par l'État et redistribué par l'État. Or, à partir du moment où je récuse le financement par l'État, je ne crois pas à cette solution-là. Mais vous avez d'autres techniques qui existent pour d'autres religions, d'ailleurs. Ou par exemple, aujourd'hui, y compris dans l'islam, vous avez des certificateurs, des trois grandes mosquées nationales, celle de Lyon, celle de Marseille, celle de Paris, qui, en gros, garantissent le côté halal et perçoivent quelques centimes là-dessus. On pourrait très bien augmenter cette part de financement par les pratiquants musulmans, liée à la consommation ou à la production ou à la distribution du halal, sans passer par une taxe d'État. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu (LR) : "Le risque est de cristalliser le débat sur le financement des mosquées"Vérifier à 7:44
« Allez expliquer aux Français qu'à l'heure où on resserre tous les budgets, il faut aller financer la construction de mosquées, je crains que ce soit le pur chiffon rouge. Et puis il y a la loi de 1905. Il y a effectivement, la loi de 1905, on l'a changée 20 fois. La loi de 1905 ne s'applique pas dans trois départements français. Et je n'ai pas le sentiment qu'en Alsace ou en Moselle, nous ne soyons pas en France et qu'on ne soit pas en République française. Donc on pourrait l'adapter peut-être ? Cette question-là, pour moi, me paraît secondaire. Pour moi, la question principale, c'est l'acceptabilité de cette mesure par rapport aux Français. Et je crains que ce ne soit le pur chiffon rouge. Et le risque des chiffons rouges, c'est qu'on fasse cristalliser le débat sur cette seule question et que du coup, tout le reste pâtisse d'un débat sur le financement public des mosquées. Il y a d'autres techniques pour financer les mosquées. Il y a évidemment, et ça me paraît l'essentiel, l'idée de se dire que c'est d'abord aux fidèles de financer l'organisation du culte. Comme ça se passe dans l'ensemble des religions. Et donc, que les fidèles financent le culte, oui, avec de la transparence, avec du contrôle. Et aujourd'hui, ce qui nous manque principalement, notamment dans les financements étrangers, notamment dans les financements des particuliers, c'est bien le contrôle et l'effectivité des sommes et leur promenance, bien évidemment. Et donc, c'est sur ce terrain-là, me semble-t-il, qu'il faut travailler. Sur le terrain du financement en tant que tel, comment on augmente les ressources de l'islam ? Vous avez aujourd'hui des propositions, vous avez peut-être entendu parler de ça, de ce qu'on appelle la taxe halal. Moi, je ne suis pas un fanat de la taxe en tant que tel. Parce que ça donne le sentiment que ce sera un impôt perçu par l'État et redistribué par l'État. Or, à partir du moment où je récuse le financement par l'État, je ne crois pas à cette solution-là. Mais vous avez d'autres techniques qui existent pour d'autres religions, d'ailleurs. Ou par exemple, aujourd'hui, y compris dans l'islam, vous avez des certificateurs, des trois grandes mosquées nationales, celle de Lyon, celle de Marseille, celle de Paris, qui, en gros, garantissent le côté halal et perçoivent quelques centimes là-dessus. On pourrait très bien augmenter cette part de financement par les pratiquants musulmans, liée à la consommation ou à la production ou à la distribution du halal, sans passer par une taxe d'État. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu (LR) : "Le risque est de cristalliser le débat sur le financement des mosquées"Vérifier à 7:44
« Non, ça me paraît une évidence. Ce qu'on a reproché à Jacques Chirac, ce qu'on a reproché à François Hollande, à Nicolas Sarkozy, quand ils étaient au pouvoir, c'est d'être probablement, et c'est pas faux, obnubilés par leur réélection. Peut-être Hollande aussi aujourd'hui. Et donc, de ne pas faire nécessairement les réformes dont on a besoin, en se disant, « Ouh là là, je ne vais pas prendre les risques, parce que si j'ai telle réforme, j'ai mis telle population à dos, donc je ne repasserai pas, etc. » Il nous faut, dans une période difficile de crise comme celle-là, quelqu'un qui soit, me semble-t-il, désintéressé par son propre futur électoral. »
On n'est pas couché · Benoist Apparu On n'est pas couché 3 mai 2014 #ONPCVérifier à 11:33
« ils ont été jugés et ils ont pris plusieurs années de prison. Aujourd'hui, vous avez effectivement la possibilité de qualifier ce voyage, entre guillemets, ce djihad, vous avez la possibilité de le qualifier de l'entreprise terroriste. Pas la tentative. Or, on voit bien que dans la plupart des cas, ce sont des jeunes qui, effectivement, vont jusqu'en Turquie, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu (LR) : "Le risque est de cristalliser le débat sur le financement des mosquées"Vérifier à 3:43
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu (LR) : "Le risque est de cristalliser le débat sur le financement des mosquées"Vérifier à 7:44
« Pardon, aujourd'hui, pour celui qui tente, oui. Pour celui qui tente, aujourd'hui, nous sommes effectivement dans l'impunité, parce que nous ne pouvons pas qualifier juridiquement, et donc devant les tribunaux. Et ce que nous voulons éviter, c'est effectivement l'arbitraire, c'est-à-dire la décision purement administrative, qui non seulement est limite en termes de droit, mais surtout, si au moins elle était efficace, on pourrait s'interroger légitimement. Mais là, qu'est-ce qu'on nous propose ? On nous dit, on va pouvoir, administrativement parlant, placer les gens dans un centre X ou Y, et notamment tous les fichiers S. On nous dit qu'on va le faire pour 3 mois. Et au bout de 3 mois, il se passe quoi ? On va considérer qu'au bout de 3 mois, la personne n'est plus dangereuse, et donc la remettre dans la rue ? Bien évidemment que non. Donc ça veut dire que soit ça ne sert à rien, parce qu'au bout de 3 mois, ils seront dans la rue, soit ça veut dire qu'on va les garder 5 ans dans les centres de détention, et ça, ça ne me paraît pas acceptable. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoist Apparu (LR) : "Le risque est de cristalliser le débat sur le financement des mosquées"Vérifier à 4:43