François Fillon, lors du débat avec Alain Juppé, dans l'entre-deux-tours de la première de droite, a utilisé un mot, un verbe, qui a beaucoup été interprété, c'est le mot désétatiser. Je veux désétatiser la sécurité sociale, d'où les accusations de privatisation, qu'il a ensuite démenties. Il n'est plus question de désétatiser, Benoît Paru ?
Réponse partielleIl n'a jamais été question de privatiser, un, la sécurité sociale. Deux, je vous rappelle que ce n'est pas l'État qui gère l'assurance maladie. Ce sont les partenaires sociaux. Pardonnez-moi cette différence. Vous jouez un peu sur les mots. Si vous ne faites pas la différence entre les partenaires sociaux et l'État, elle me semble-t-il assez gigantesque. Donc aujourd'hui, ce n'est pas l'État qui gère la sécurité sociale. En gros, quelle est l'idée ? L'idée, c'est de se dire que nous sommes dans un système qui est assurantiel. Et qu'un système assurantiel, je me répète, j'en suis désolé, il doit être à l'équilibre. Sinon, il n'est pas pérenne. C'est ça le sujet principal. Parce que là encore…
« Il n'a jamais été question de privatiser, un, la sécurité sociale. Deux, je vous rappelle que ce n'est pas l'État qui gère l'assurance maladie. Ce sont les partenaires sociaux. Pardonnez-moi cette différence. Vous jouez un peu sur les mots. Si vous ne faites pas la différence entre les partenaires sociaux et l'État, elle me semble-t-il assez gigantesque. Donc aujourd'hui, ce n'est pas l'État qui gère la sécurité sociale. En gros, quelle est l'idée ? L'idée, c'est de se dire que nous sommes dans un système qui est assurantiel. Et qu'un système assurantiel, je me répète, j'en suis désolé, il doit être à l'équilibre. Sinon, il n'est pas pérenne. C'est ça le sujet principal. Parce que là encore, on peut regarder tout ça par le petit bout de la lorgnette. La question qui est posée à un président de la République, demain, c'est comment je garantis la santé des Français dans les 10 ans, 15 ans, 20 ans qui viennent. Et ça aujourd'hui, au regard des niveaux d'endettement à la sécurité sociale, ce n'est plus malheureusement une garantie. »
