Ce n'était pas le cas les années précédentes ?
Réponse directeNon, ce n'était pas le cas. On a une explosion.
« Non, ce n'était pas le cas. On a une explosion. »

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Répartition sur 499 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Non, ce n'était pas le cas. On a une explosion.
« Non, ce n'était pas le cas. On a une explosion. »
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En 2022 et en 2019. »
Je vais vous décevoir. Mais mon espoir, c'est que la droite soit capable d'être ferme sur des questions républicaines et d'être juste sur les questions du handicap, sur les questions de violence conjugale, sur les questions d'écologie. Voilà pourquoi j'ai engagé un tour de France de l'écologie. Moi, je souhaite que la droite, elle porte à nouveau une espérance pour le pays. C'est ça, le projet politique auquel je crois. Pas encore le choix de l'un ou de l'autre.
« Je vais vous décevoir. Mais mon espoir, c'est que la droite soit capable d'être ferme sur des questions républicaines et d'être juste sur les questions du handicap, sur les questions de violence conjugale, sur les questions d'écologie. Voilà pourquoi j'ai engagé un tour de France de l'écologie. Moi, je souhaite que la droite, elle porte à nouveau une espérance pour le pays. C'est ça, le projet politique auquel je crois. Pas encore le choix de l'un ou de l'autre. »
Non, je n'étais pas présent. J'étais au tribunal de Pontoise, justement, pour évaluer l'application des bracelets anti-rapprochement. Mais je vais vous donner mon avis sur ce sujet. D'abord, Simone Veil fait partie pour moi des totems politiques. Et je n'ai aucun complexe à dire que la loi Veil est une des plus belles et plus grandes lois de la République. D'ailleurs, c'est une des lois les plus marquantes pour protéger les femmes, puisqu'il s'agissait de cela à l'époque. Et Simone Veil, elle-même, a toujours dit que l'acte d'IVG n'était pas une banalité. Et je le pense profondément. Je serai toujours un défenseur ardent de l'accès à l'IVG. Mais je m'inquiète d'une forme de banalisation de…
« Non, je n'étais pas présent. J'étais au tribunal de Pontoise, justement, pour évaluer l'application des bracelets anti-rapprochement. Mais je vais vous donner mon avis sur ce sujet. D'abord, Simone Veil fait partie pour moi des totems politiques. Et je n'ai aucun complexe à dire que la loi Veil est une des plus belles et plus grandes lois de la République. D'ailleurs, c'est une des lois les plus marquantes pour protéger les femmes, puisqu'il s'agissait de cela à l'époque. Et Simone Veil, elle-même, a toujours dit que l'acte d'IVG n'était pas une banalité. Et je le pense profondément. Je serai toujours un défenseur ardent de l'accès à l'IVG. Mais je m'inquiète d'une forme de banalisation de cet acte-là. Pour les femmes, pour les femmes. Et je suis effrayé d'une chose, de voir à quel point on a démantelé, notamment, toute l'éducation des jeunes filles et des jeunes garçons dans les collèges, dans les lycées. On a une médecine scolaire qui a quasiment disparu aujourd'hui. Et qui fait que tout ce qui permet à une femme de se protéger, notamment de cet acte-là, n'existe quasiment plus dans l'esprit de ces jeunes filles. Et qu'on arrive à l'acte ultime, qui est une douleur pour ces femmes. »
Nous avons fixé un calendrier. Ce sont les sondages qui vont décider ? Nous travaillons sur le fond jusqu'au mois de mars. Au mois de mars, ça ne vous a pas échappé, il y a des élections régionales. À ce moment-là, nous verrons quels sont les candidats qui ont les ambitions nécessaires pour porter nos couleurs. Et à ce moment-là, chacun fera preuve de responsabilité. Je n'imagine pas qu'on ait une bataille de chiffonniers, une course de petits chevaux entre les uns et les autres.
« Nous avons fixé un calendrier. Ce sont les sondages qui vont décider ? Nous travaillons sur le fond jusqu'au mois de mars. Au mois de mars, ça ne vous a pas échappé, il y a des élections régionales. À ce moment-là, nous verrons quels sont les candidats qui ont les ambitions nécessaires pour porter nos couleurs. Et à ce moment-là, chacun fera preuve de responsabilité. Je n'imagine pas qu'on ait une bataille de chiffonniers, une course de petits chevaux entre les uns et les autres. »
Mais le reconfinement local est impossible, pardon de le dire. Je suis convaincu aujourd'hui que nous ne pouvons plus reconfiner. Il faut donc trouver d'autres solutions.
« Mais le reconfinement local est impossible, pardon de le dire. Je suis convaincu aujourd'hui que nous ne pouvons plus reconfiner. Il faut donc trouver d'autres solutions. »
Eh bien moi, je peux en douter. Je peux en douter lorsque je constate les actes, lorsque je vois qu'il y a un écart monumental entre les paroles et les actes. Les bracelets anti-rapprochement, si les Républicains n'avaient pas porté cette loi, on les attendrait toujours. Ça fait des années, des années que l'on baratine sur ce sujet. Vous savez, on se fait plaisir en portant des pins, en faisant des grandes déclarations, mais le rôle du politique, c'est pas de faire des grandes déclarations ou des tweets. Le rôle du politique, c'est d'agir. Moi, je suis heureux que par cette loi, on ait pu agir.
« Eh bien moi, je peux en douter. Je peux en douter lorsque je constate les actes, lorsque je vois qu'il y a un écart monumental entre les paroles et les actes. Les bracelets anti-rapprochement, si les Républicains n'avaient pas porté cette loi, on les attendrait toujours. Ça fait des années, des années que l'on baratine sur ce sujet. Vous savez, on se fait plaisir en portant des pins, en faisant des grandes déclarations, mais le rôle du politique, c'est pas de faire des grandes déclarations ou des tweets. Le rôle du politique, c'est d'agir. Moi, je suis heureux que par cette loi, on ait pu agir. »
Moi, je suis opposé au rallongement. Parce que je pense que nous avons aujourd'hui tous les outils, tous les moyens qui nous permettent de protéger ces femmes. Mais je le redis, je serai toujours un combattant ardent de la question de l'accès à l'IVG.
« Moi, je suis opposé au rallongement. Parce que je pense que nous avons aujourd'hui tous les outils, tous les moyens qui nous permettent de protéger ces femmes. Mais je le redis, je serai toujours un combattant ardent de la question de l'accès à l'IVG. »
Vous avez raison, moi j'alterne ma semaine entre Paris et le LOT. L'inquiétude, elle est partout, y compris dans les territoires ruraux, parce que le LOT a été touché. Et donc la prise de responsabilité, de conscience de nos concitoyens, elle existe partout. Mais moi je suis très frappé de voir à quel point la distanciation sociale est en train de faire un mal fou à notre vie publique. à nos vies individuelles et aux liens sociaux dans notre pays. Alors je pourrais ne pas le dire, je sais que ce n'est pas du tout à la mode de le dire, mais je dis comme responsable politique que nous devons mesurer, au-delà des conséquences sanitaires et économiques, ce qui restera de la vie sociale de notre…
« Vous avez raison, moi j'alterne ma semaine entre Paris et le LOT. L'inquiétude, elle est partout, y compris dans les territoires ruraux, parce que le LOT a été touché. Et donc la prise de responsabilité, de conscience de nos concitoyens, elle existe partout. Mais moi je suis très frappé de voir à quel point la distanciation sociale est en train de faire un mal fou à notre vie publique. à nos vies individuelles et aux liens sociaux dans notre pays. Alors je pourrais ne pas le dire, je sais que ce n'est pas du tout à la mode de le dire, mais je dis comme responsable politique que nous devons mesurer, au-delà des conséquences sanitaires et économiques, ce qui restera de la vie sociale de notre pays dans les mois qui viennent et être très minutieux sur les mesures que nous prenons. »
On a eu ce débat à plusieurs reprises. En l'occurrence, les femmes qui cherchent des solutions ailleurs sont celles pour lesquelles on aurait sûrement pu, en les accompagnant mieux, éviter ces solutions-là. Et ces situations-là. Et c'est mon combat. Je souhaite que toutes les femmes aient cette liberté, qui est une liberté fondamentale, de choisir quel sera leur avenir. Mais je pense que cette tendance-là à progressivement allonger est un risque de banalisation, qui serait une faute, non pas pour la société, mais une faute pour les femmes.
« En l'occurrence, les femmes qui cherchent des solutions ailleurs sont celles pour lesquelles on aurait sûrement pu, en les accompagnant mieux, éviter ces solutions-là. Et ces situations-là. Et c'est mon combat. Je souhaite que toutes les femmes aient cette liberté, qui est une liberté fondamentale, de choisir quel sera leur avenir. Mais je pense que cette tendance-là à progressivement allonger est un risque de banalisation, qui serait une faute, non pas pour la société, mais une faute pour les femmes. »
Vous avez raison, moi j'alterne ma semaine entre Paris et le LOT. L'inquiétude, elle est partout, y compris dans les territoires ruraux, parce que le LOT a été touché. Et donc la prise de responsabilité, de conscience de nos concitoyens, elle existe partout. Mais moi je suis très frappé de voir à quel point la distanciation sociale est en train de faire un mal fou à notre vie publique. à nos vies individuelles et aux liens sociaux dans notre pays. Alors je pourrais ne pas le dire, je sais que ce n'est pas du tout à la mode de le dire, mais je dis comme responsable politique que nous devons mesurer, au-delà des conséquences sanitaires et économiques, ce qui restera de la vie sociale de notre…
« Vous avez raison, moi j'alterne ma semaine entre Paris et le LOT. L'inquiétude, elle est partout, y compris dans les territoires ruraux, parce que le LOT a été touché. Et donc la prise de responsabilité, de conscience de nos concitoyens, elle existe partout. Mais moi je suis très frappé de voir à quel point la distanciation sociale est en train de faire un mal fou à notre vie publique. à nos vies individuelles et aux liens sociaux dans notre pays. Alors je pourrais ne pas le dire, je sais que ce n'est pas du tout à la mode de le dire, mais je dis comme responsable politique que nous devons mesurer, au-delà des conséquences sanitaires et économiques, ce qui restera de la vie sociale de notre pays dans les mois qui viennent et être très minutieux sur les mesures que nous prenons. »
Oui, des menaces de mort nombreuses depuis plusieurs semaines. Et très vite, je me vois être taxé presque d'être un raciste parce que j'ai prononcé cette parole-là.
« Oui, des menaces de mort nombreuses depuis plusieurs semaines. Et très vite, je me vois être taxé presque d'être un raciste parce que j'ai prononcé cette parole-là. »
Oui, je le pense vraiment. D'abord, nous parlons de l'apprentissage de la langue arabe à l'école. C'est-à-dire pas au collège, pas au lycée, à l'école. Et il se trouve qu'à l'école, la chance que l'on doit donner à tous les gamins de notre pays, c'est d'apprendre le français et d'appartenir à la communauté nationale. À trois ans, à quatre ans, on ne choisit pas l'identité que l'on va avoir demain. L'école, c'est l'école primaire. Oui, l'école primaire. Donc, c'est pas trois, quatre ans. C'est le socle. C'est le socle de la laïcité. C'est le socle du bien commun. C'est le socle de la République. C'est le moment où on ne stigmatise pas les enfants. Et vous comprenez bien que proposer l'appren…
« Oui, je le pense vraiment. D'abord, nous parlons de l'apprentissage de la langue arabe à l'école. C'est-à-dire pas au collège, pas au lycée, à l'école. Et il se trouve qu'à l'école, la chance que l'on doit donner à tous les gamins de notre pays, c'est d'apprendre le français et d'appartenir à la communauté nationale. À trois ans, à quatre ans, on ne choisit pas l'identité que l'on va avoir demain. L'école, c'est l'école primaire. Oui, l'école primaire. Donc, c'est pas trois, quatre ans. C'est le socle. C'est le socle de la laïcité. C'est le socle du bien commun. C'est le socle de la République. C'est le moment où on ne stigmatise pas les enfants. Et vous comprenez bien que proposer l'apprentissage de la langue arabe à des gamins de quatre ans, en leur disant, au fond, vous, vous avez des origines lointaines qui sont liées à la langue arabe. Et donc, vous allez apprendre la langue arabe. Je pense que c'est une faute, parce que ce n'est pas une manière de les pousser à l'émancipation. »
Je vais essayer de l'expliquer sereinement parce que je trouve assez stupéfiant l'excitation qu'il peut y avoir sur ce sujet.
« Je vais essayer de l'expliquer sereinement parce que je trouve assez stupéfiant l'excitation qu'il peut y avoir sur ce sujet. »
Il manque sûrement deux choses. D'abord, il manque parfois des financements. Sur la question du bracelet anti-rapprochement, plus de 2,7 millions d'euros, pour être précis, nécessaires à une partie du financement, sont aujourd'hui des financements instables, qui ne sont pas inscrits définitivement au budget de la nation. Il faudra donc être vigilant sur le financement. Et puis ensuite, c'est une question de volonté politique. Vous savez, nous sommes dans une période que je trouve profondément hypocrite sur beaucoup de sujets, et sûrement sur ce sujet-là aussi.
« Il manque sûrement deux choses. D'abord, il manque parfois des financements. Sur la question du bracelet anti-rapprochement, plus de 2,7 millions d'euros, pour être précis, nécessaires à une partie du financement, sont aujourd'hui des financements instables, qui ne sont pas inscrits définitivement au budget de la nation. Il faudra donc être vigilant sur le financement. Et puis ensuite, c'est une question de volonté politique. Vous savez, nous sommes dans une période que je trouve profondément hypocrite sur beaucoup de sujets, et sûrement sur ce sujet-là aussi. »
Oui, vous avez raison, c'est un débat important. Et je ne l'élude pas. Vous savez, moi, j'ai une liberté de parole. Quand j'ai un truc à dire, je lui dis. Allez-y. Vous le savez, tout ça ne fait pas de mal à la droite ou à la gauche. Tout ça fait de mal à la démocratie. Tout ça fait de mal à la politique. Parce que si l'on veut que la politique soit respectable, il faut qu'elle se comporte comme quelque chose de respectable. Et on ne peut pas transiger sur ses convictions, sur ses idées, parce qu'on souhaite exercer le pouvoir. Exercer le pouvoir, on le fait pour des convictions, pour un objectif. Et je vais vous dire, moi, ça me désespère parce que cette période, je la trouve misérable. Je…
« Oui, vous avez raison, c'est un débat important. Et je ne l'élude pas. Vous savez, moi, j'ai une liberté de parole. Quand j'ai un truc à dire, je lui dis. Allez-y. Vous le savez, tout ça ne fait pas de mal à la droite ou à la gauche. Tout ça fait de mal à la démocratie. Tout ça fait de mal à la politique. Parce que si l'on veut que la politique soit respectable, il faut qu'elle se comporte comme quelque chose de respectable. Et on ne peut pas transiger sur ses convictions, sur ses idées, parce qu'on souhaite exercer le pouvoir. Exercer le pouvoir, on le fait pour des convictions, pour un objectif. Et je vais vous dire, moi, ça me désespère parce que cette période, je la trouve misérable. Je trouve misérable que pour des raisons d'intérêt personnel, pour le désir d'avoir un gyrofart sur la voiture et d'accéder aux responsabilités nationales, on s'assoit sur ses convictions politiques. Il ne faut pas s'étonner que les Français s'écartent de la vie politique si la vie politique n'est plus exercée avec un peu de noblesse. Pardon d'utiliser ces mots qui paraissent désuets. Moi, je me suis engagé jeune en politique parce que j'ai vu des femmes et des hommes qui croyaient en leur conviction et qui se battaient jusqu'au bout pour leur conviction. »
L'urgence, c'est de sauver l'emploi et de faire en sorte que notre économie ne s'effondre pas. Tout ce qui ira dans le bon sens, je le soutiendrai. D'ailleurs, je l'ai fait avec les députés et les républicains depuis plusieurs mois. Il n'y a pas lieu à la polémique sur ces questions. Ce que nous faisons en France, c'est globalement ce que tous les pays européens font. Mais j'ai deux réserves, cependant. D'abord, je ne suis pas sûr que ce plan de relance nous permette de construire l'avenir. J'observe qu'on met des rustines, on sauve le bateau et c'est bien. Est-ce que pour autant on change la direction du bateau ? Je n'en ai pas le sentiment. Sur les questions écologiques, notamment, est-ce…
« L'urgence, c'est de sauver l'emploi et de faire en sorte que notre économie ne s'effondre pas. Tout ce qui ira dans le bon sens, je le soutiendrai. D'ailleurs, je l'ai fait avec les députés et les républicains depuis plusieurs mois. Il n'y a pas lieu à la polémique sur ces questions. Ce que nous faisons en France, c'est globalement ce que tous les pays européens font. Mais j'ai deux réserves, cependant. D'abord, je ne suis pas sûr que ce plan de relance nous permette de construire l'avenir. J'observe qu'on met des rustines, on sauve le bateau et c'est bien. Est-ce que pour autant on change la direction du bateau ? Je n'en ai pas le sentiment. Sur les questions écologiques, notamment, est-ce que profondément on est en train de transformer notre économie ? Je ne le crois pas. On oriente un peu, légèrement, mais il n'y a pas cette volonté. Plus de 30 milliards »
« de chiffres. C'est une question de refond dans notre industrie. Je pense à l'industrie aéronautique. Je suis dans une région qui est très touchée par la question. On sait demain qu'on fabriquera moins d'avions parce qu'on en utilisera moins. Comment est-ce qu'on réoriente totalement cette industrie, notamment sur une industrie verte ? Aujourd'hui, au fond, on va mettre quelques millions et c'est très bien. Mais je ne suis pas sûr qu'on ait cette volonté de transformer profondément notre société. Deuxième observation, nous sommes un des rares pays européens à ne pas lancer de plan de relance par la consommation. Et ça m'inquiète. Je pense que c'est un angle mort de ce plan de relance. Il faut que nous poussions les Français à davantage consommer, à mieux consommer. et dans ce plan de relance, il y a un absent. C'est le plan de relance par la consommation. Vous savez, les Allemands qui sont très puristes sur ce sujet ont fait de la relance par la consommation et je pense que c'est un point nécessaire sur lequel il faut que le gouvernement aille davantage en avant. »
Oui, vous avez raison, c'est un débat important. Et je ne l'élude pas. Vous savez, moi, j'ai une liberté de parole. Quand j'ai un truc à dire, je lui dis. Allez-y. Vous le savez, tout ça ne fait pas de mal à la droite ou à la gauche. Tout ça fait de mal à la démocratie. Tout ça fait de mal à la politique. Parce que si l'on veut que la politique soit respectable, il faut qu'elle se comporte comme quelque chose de respectable. Et on ne peut pas transiger sur ses convictions, sur ses idées, parce qu'on souhaite exercer le pouvoir. Exercer le pouvoir, on le fait pour des convictions, pour un objectif. Et je vais vous dire, moi, ça me désespère parce que cette période, je la trouve misérable. Je…
« Oui, vous avez raison, c'est un débat important. Et je ne l'élude pas. Vous savez, moi, j'ai une liberté de parole. Quand j'ai un truc à dire, je lui dis. Allez-y. Vous le savez, tout ça ne fait pas de mal à la droite ou à la gauche. Tout ça fait de mal à la démocratie. Tout ça fait de mal à la politique. Parce que si l'on veut que la politique soit respectable, il faut qu'elle se comporte comme quelque chose de respectable. Et on ne peut pas transiger sur ses convictions, sur ses idées, parce qu'on souhaite exercer le pouvoir. Exercer le pouvoir, on le fait pour des convictions, pour un objectif. Et je vais vous dire, moi, ça me désespère parce que cette période, je la trouve misérable. Je trouve misérable que pour des raisons d'intérêt personnel, pour le désir d'avoir un gyrofart sur la voiture et d'accéder aux responsabilités nationales, on s'assoit sur ses convictions politiques. Il ne faut pas s'étonner que les Français s'écartent de la vie politique si la vie politique n'est plus exercée avec un peu de noblesse. Pardon d'utiliser ces mots qui paraissent désuets. Moi, je me suis engagé jeune en politique parce que j'ai vu des femmes et des hommes qui croyaient en leur conviction et qui se battaient jusqu'au bout pour leur conviction. »
On est en train de toucher du doigt ce qui fait le cœur d'une démocratie. Comment une décision privative de liberté, difficile à appliquer, est acceptée ou pas ? Et pour qu'une décision soit acceptée dans une démocratie, d'abord, il faut qu'elle soit cohérente. Or, le gouvernement n'a aucune cohérence sur ce sujet. Je vous rappelle qu'il y a quelques mois, tous les membres du gouvernement nous expliquaient que c'était une absurdité de porter le masque, y compris dans les lieux ouverts. Aujourd'hui, il nous explique exactement l'inverse. Quand la parole politique est à ce point incohérente, comment voulez-vous que les Français y adhèrent ? Deuxième point, est-ce que tout cela a du sens ? Évi…
« On est en train de toucher du doigt ce qui fait le cœur d'une démocratie. Comment une décision privative de liberté, difficile à appliquer, est acceptée ou pas ? Et pour qu'une décision soit acceptée dans une démocratie, d'abord, il faut qu'elle soit cohérente. Or, le gouvernement n'a aucune cohérence sur ce sujet. Je vous rappelle qu'il y a quelques mois, tous les membres du gouvernement nous expliquaient que c'était une absurdité de porter le masque, y compris dans les lieux ouverts. Aujourd'hui, il nous explique exactement l'inverse. Quand la parole politique est à ce point incohérente, comment voulez-vous que les Français y adhèrent ? Deuxième point, est-ce que tout cela a du sens ? Évidemment que le port du masque dans les lieux clos, dans les espaces où il y a une contamination possible, est inévitable. En revanche, je le dis comme je le pense, je n'ai toujours pas compris en quoi le port du masque dans une rue déserte ou quasiment en extérieur avait une efficacité sanitaire. Et quand j'interroge les spécialistes, ils me disent aussi qu'ils ne sont pas capables d'expliquer. »
Oui, ce qui a été fait dans les écoles et ce qu'il fallait faire. Heureusement d'ailleurs que nous avons eu les municipalités et les intercommunalités pour faire le boulot. Moi, j'ai été maire pendant des années. Je m'occupe encore de l'école de mon village. Les tests de température à l'entrée de l'école sont les municipalités qui le font. Ce sont les mairies qui ont acheté des thermomètres et qui, avec les enseignants, avec les équipes éducatives, avec le personnel municipal, font le boulot. On n'a pas attendu l'État pour le faire. Donc, toutes ces décisions qui sont prises, une fois de plus, je ne suis pas là pour les contester par simple bonheur de la polémique. Dès lors que ça va dans l…
« Oui, ce qui a été fait dans les écoles et ce qu'il fallait faire. Heureusement d'ailleurs que nous avons eu les municipalités et les intercommunalités pour faire le boulot. Moi, j'ai été maire pendant des années. Je m'occupe encore de l'école de mon village. Les tests de température à l'entrée de l'école sont les municipalités qui le font. Ce sont les mairies qui ont acheté des thermomètres et qui, avec les enseignants, avec les équipes éducatives, avec le personnel municipal, font le boulot. On n'a pas attendu l'État pour le faire. Donc, toutes ces décisions qui sont prises, une fois de plus, je ne suis pas là pour les contester par simple bonheur de la polémique. Dès lors que ça va dans le bon sang, je le dis, on est sur des affaires sanitaires. Ce ne sont pas des petits sujets, ce sont des sujets essentiels. Mais je dis aussi qu'il faut qu'elles soient expliquées et cohérentes. Et le drame de ce gouvernement, c'est que depuis le début de la crise, il dit tout et son contraire. Ils sont incrédibles sur ce sujet. C'est ça la vraie difficulté. »
Les discours, Emmanuel Macron sait les prononcer. Il sait célébrer, il sait parloter. Est-ce qu'il sait agir ? Non. Vous savez, moi, je juge sur les faits. La situation aujourd'hui de fracturation de la République est absolument dramatique. Nous sommes dans une période où les communautarismes ne cessent de monter, où cette idée, cette grande et belle idée de la République qui nous permettait de faire corps est en train de s'effondrer et Emmanuel Macron en est un responsable.
« Les discours, Emmanuel Macron sait les prononcer. Il sait célébrer, il sait parloter. Est-ce qu'il sait agir ? Non. Vous savez, moi, je juge sur les faits. La situation aujourd'hui de fracturation de la République est absolument dramatique. Nous sommes dans une période où les communautarismes ne cessent de monter, où cette idée, cette grande et belle idée de la République qui nous permettait de faire corps est en train de s'effondrer et Emmanuel Macron en est un responsable. »
Mais Gérald Darmanin s'est assis sur ses convictions à l'instant où il est passé du soutien à Nicolas Sarkozy, du soutien à Xavier Bertrand, au soutien à Emmanuel Macron. La vraie qualité de Gérald Darmanin, c'est d'être capable de s'adapter à toutes les situations politiques. C'est sûrement une qualité. C'est une qualité pour accéder au pouvoir, pour être ministre. Mais ce n'est sûrement pas une qualité pour se regarder devant une glace.
« Mais Gérald Darmanin s'est assis sur ses convictions à l'instant où il est passé du soutien à Nicolas Sarkozy, du soutien à Xavier Bertrand, au soutien à Emmanuel Macron. La vraie qualité de Gérald Darmanin, c'est d'être capable de s'adapter à toutes les situations politiques. C'est sûrement une qualité. C'est une qualité pour accéder au pouvoir, pour être ministre. Mais ce n'est sûrement pas une qualité pour se regarder devant une glace. »
Oui, vous avez raison, c'est un débat important. Et je ne l'élude pas. Vous savez, moi, j'ai une liberté de parole. Quand j'ai un truc à dire, je lui dis. Allez-y. Vous le savez, tout ça ne fait pas de mal à la droite ou à la gauche. Tout ça fait de mal à la démocratie. Tout ça fait de mal à la politique. Parce que si l'on veut que la politique soit respectable, il faut qu'elle se comporte comme quelque chose de respectable. Et on ne peut pas transiger sur ses convictions, sur ses idées, parce qu'on souhaite exercer le pouvoir. Exercer le pouvoir, on le fait pour des convictions, pour un objectif. Et je vais vous dire, moi, ça me désespère parce que cette période, je la trouve misérable. Je…
« Oui, vous avez raison, c'est un débat important. Et je ne l'élude pas. Vous savez, moi, j'ai une liberté de parole. Quand j'ai un truc à dire, je lui dis. Allez-y. Vous le savez, tout ça ne fait pas de mal à la droite ou à la gauche. Tout ça fait de mal à la démocratie. Tout ça fait de mal à la politique. Parce que si l'on veut que la politique soit respectable, il faut qu'elle se comporte comme quelque chose de respectable. Et on ne peut pas transiger sur ses convictions, sur ses idées, parce qu'on souhaite exercer le pouvoir. Exercer le pouvoir, on le fait pour des convictions, pour un objectif. Et je vais vous dire, moi, ça me désespère parce que cette période, je la trouve misérable. Je trouve misérable que pour des raisons d'intérêt personnel, pour le désir d'avoir un gyrofart sur la voiture et d'accéder aux responsabilités nationales, on s'assoit sur ses convictions politiques. Il ne faut pas s'étonner que les Français s'écartent de la vie politique si la vie politique n'est plus exercée avec un peu de noblesse. Pardon d'utiliser ces mots qui paraissent désuets. Moi, je me suis engagé jeune en politique parce que j'ai vu des femmes et des hommes qui croyaient en leur conviction et qui se battaient jusqu'au bout pour leur conviction. »
Je vous dis précisément, prenons tous les sujets. Le logement, les conditions des femmes, l'éducation, la sécurité, l'autorité de l'État. Tous ces sujets doivent être pris les uns après les autres. La question des services publics dans les zones les plus rurales ou dans les zones périurbaines, où on a abandonné ces quartiers-là. La question de Landru aujourd'hui, où on a déversé des millions d'euros, alors même que ça ne fonctionne pas. Ce sont tous ces sujets qu'il nous faut traiter. Évidemment qu'il nous faut être extrêmement catégorique sur les questions sécuritaires et sur les questions religieuses, mais il nous faut avoir une grande ambition républicaine. Moi je vous le dis, je suis te…
« Je vous dis précisément, prenons tous les sujets. Le logement, les conditions des femmes, l'éducation, la sécurité, l'autorité de l'État. Tous ces sujets doivent être pris les uns après les autres. La question des services publics dans les zones les plus rurales ou dans les zones périurbaines, où on a abandonné ces quartiers-là. La question de Landru aujourd'hui, où on a déversé des millions d'euros, alors même que ça ne fonctionne pas. Ce sont tous ces sujets qu'il nous faut traiter. Évidemment qu'il nous faut être extrêmement catégorique sur les questions sécuritaires et sur les questions religieuses, mais il nous faut avoir une grande ambition républicaine. Moi je vous le dis, je suis terrifié à l'idée que des gamins de 20 ans aujourd'hui ne puissent pas comprendre ce qu'est la République. Il faut que nous les amenions à comprendre ce qu'est la République. Et lorsque la République sera forte, alors on pourra lutter contre toutes les formes de séparatisme, y compris l'islam religieux qui n'a rien à faire dans la République. »
Il a raison de prononcer des mots, il a raison de s'agiter, il a raison de faire des déplacements en permanence. Mais enfin, l'avis politique, ce n'est pas ça. Est-ce que vous pensez que les Français vont être seulement convaincus par des agitations ? Emmanuel Macron, comme son gouvernement, sont des comédiens. Plutôt pour ne pas être désagréable avec les comédiens, des mauvais comédiens. Et donc, ils font de la comédie. Alors Gérald Darmanin va prononcer des mots, il va faire des déplacements, il va s'agiter, il va s'énerver, il va essayer de mimer Nicolas Sarkozy, sauf qu'il n'en a ni le talent, ni l'autorité politique. Mais ça ne fait pas une politique, ça ne fait pas une action publique…
« Il a raison de prononcer des mots, il a raison de s'agiter, il a raison de faire des déplacements en permanence. Mais enfin, l'avis politique, ce n'est pas ça. Est-ce que vous pensez que les Français vont être seulement convaincus par des agitations ? Emmanuel Macron, comme son gouvernement, sont des comédiens. Plutôt pour ne pas être désagréable avec les comédiens, des mauvais comédiens. Et donc, ils font de la comédie. Alors Gérald Darmanin va prononcer des mots, il va faire des déplacements, il va s'agiter, il va s'énerver, il va essayer de mimer Nicolas Sarkozy, sauf qu'il n'en a ni le talent, ni l'autorité politique. Mais ça ne fait pas une politique, ça ne fait pas une action publique. La vérité, c'est que depuis trois ans, les chiffres de la délinquance, des actes de violence à l'égard des forces de l'ordre, comme à l'égard de nos concitoyens, ont explosé. C'est plus de 21% en trois ans. Et il faudra un peu plus que de la comédie pour être à la hauteur. »
Je vous dis précisément, prenons tous les sujets. Le logement, les conditions des femmes, l'éducation, la sécurité, l'autorité de l'État. Tous ces sujets doivent être pris les uns après les autres. La question des services publics dans les zones les plus rurales ou dans les zones périurbaines, où on a abandonné ces quartiers-là. La question de Landru aujourd'hui, où on a déversé des millions d'euros, alors même que ça ne fonctionne pas. Ce sont tous ces sujets qu'il nous faut traiter. Évidemment qu'il nous faut être extrêmement catégorique sur les questions sécuritaires et sur les questions religieuses, mais il nous faut avoir une grande ambition républicaine. Moi je vous le dis, je suis te…
« Je vous dis précisément, prenons tous les sujets. Le logement, les conditions des femmes, l'éducation, la sécurité, l'autorité de l'État. Tous ces sujets doivent être pris les uns après les autres. La question des services publics dans les zones les plus rurales ou dans les zones périurbaines, où on a abandonné ces quartiers-là. La question de Landru aujourd'hui, où on a déversé des millions d'euros, alors même que ça ne fonctionne pas. Ce sont tous ces sujets qu'il nous faut traiter. Évidemment qu'il nous faut être extrêmement catégorique sur les questions sécuritaires et sur les questions religieuses, mais il nous faut avoir une grande ambition républicaine. Moi je vous le dis, je suis terrifié à l'idée que des gamins de 20 ans aujourd'hui ne puissent pas comprendre ce qu'est la République. Il faut que nous les amenions à comprendre ce qu'est la République. Et lorsque la République sera forte, alors on pourra lutter contre toutes les formes de séparatisme, y compris l'islam religieux qui n'a rien à faire dans la République. »
« En 2022 et en 2019. »
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez tout à fait raison. Je pense qu'il ne reste de la cinquième république aujourd'hui que le nom et un bout de constitution. Mais la cinquième république n'a toujours été forte que lorsqu'elle était dirigée par des femmes et des hommes qui respectaient l'esprit de la cinquième république. Aujourd'hui, tout pue la quatrième république. Tout pue le bidouillage politique, l'enfumage, l'escroquerie généralisée. Enfin, pardon, mais l'escroquerie politique, je veux dire. Vous vous rendez compte, je regardais ça il y a quelques jours. L'essentiel des mesures fiscales qui ont été dilées. Je dis dilées parce que c'est vraiment ça. Avec le parti socialiste pour sauver le gouvernement lors du dernier budget. L'essentiel de ces mesures fiscales, on est en train de découvrir aujourd'hui qu'elles n'ont quasiment rien rapporté de ce qu'elles devaient rapporter. Tout le monde le savait. Et tout le monde a pris les français pour des jambons. On a fait semblant de négocier des bouts de machins. Tout ça avec quel objectif ? Sauver le gouvernement. Sauver le gouvernement. Faire en sorte que ça tienne encore un peu. Sauf que plus on joue cette durée, plus on fait traîner la fin d'époque, plus on fait monter les extrêmes. »
« Ce n'est pas une question de grâce, c'est une question de lucidité. Franchement, quelles que soient les idées politiques que l'on ait, vous voyez un seul candidat aujourd'hui qui soit à la hauteur de la situation. Et vous voulez qu'on s'habitue à ça ? Le grand danger des fins d'époque et des démocraties fatiguées, c'est l'habitude. C'est qu'on s'endort, on roupille. Puis petit à petit, on finit par se dire, bon, ce n'est pas si grave. Au fond, tout ça est médiocre. Mais dans la médiocrité, on va peut-être trouver un truc intéressant. »
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, moi, j'ai toujours été un opposant à Emmanuel Macron depuis le premier jour. La différence d'autres, je ne suis pas allé lui servir la soupe au gouvernement. Mais je ne peux pas retirer à Emmanuel Macron qu'en 2017, il portait une espérance. Je n'ai pas partagé cette espérance, je n'y croyais pas. Mais il portait une espérance qui était effectivement l'espérance d'une coalition de volontaires. Sauf que le drame, c'est ce qu'il en a fait. Il a absolument gâché par des bidouillages politiques, par méconnaissances profondes du pays, par orgueil, ce qui pouvait être une belle promesse à l'époque. Je pense qu'aujourd'hui, cette promesse-là, elle peut prendre beaucoup plus de sens. Le problème, ce n'est pas ce qu'Emmanuel Macron avait en tête. Le problème, c'est le gâchis qu'il en a fait. »
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
« Oui, ça nous donnera évidemment du baume au cœur, mais enfin si tout ça pouvait nous faire oublier les drames qui traversent notre pays, ce serait un peu facile. Je ne pense pas qu'aujourd'hui notre pays ait besoin de baume, il y a besoin d'une solution. »
« D'abord, je veux vous corriger ce que j'ai dit, si vous l'avez compris comme ça. Je ne suis pas pessimiste. Au contraire, je suis optimiste. Si j'étais pessimiste, je me contenterais de ce que nous avons sous les yeux. Et c'est justement parce que je suis optimiste que je dis qu'il faut que tout ça meure une bonne fois pour toutes et qu'on puisse passer à autre chose. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je l'ai regardé sur la fin. J'étais dans un avion. Moi je suis dans une terre de rugby, donc on est beaucoup plus assidu au rugby qu'au football, mais c'est une très belle victoire. Ce qui est magnifique, c'est que de telles victoires sportives puissent commencer à embarquer un pays. Donc on leur souhaite évidemment bonne chance, parce qu'il en faut toujours un peu, et beaucoup de force pour la suite. »
« Vous avez cité la réforme des retraites. Je pense que c'est un sujet intéressant. À l'époque, je me suis opposé à la réforme des retraites contre l'avis des chefs de LR. »
« Je ne crois pas avoir prononcé cette phrase, mais je vous entendais, je crois, parler des travailleurs sociaux, notamment. Vous voyez, on a un défi dans notre pays qui est l'enfance. Il se trouve que depuis des décennies, la mortalité infantile des bébés notamment, la santé mentale des adolescents, avait progressé. Il se trouve que depuis quelques années, elle régresse, et notamment la mortalité infantile qui augmente, ce qui est un défi absolument majeur. La période du Covid, on est passé très vite sur cette période-là, en l'oubliant aussi vite qu'elle était arrivée, a laissé des traces profondes dans notre jeunesse. Et je pense que la politique que nous avons d'accompagnement des plus jeunes, notamment des adolescents, de lutte contre la mortalité infantile peut être un défi gigantesque. Moi, j'ai beaucoup de respect pour ceux qui travaillent avec la jeunesse. Je le vois notamment dans les services de protection de l'enfance, qui aujourd'hui sont des services presque abandonnés des autorités publiques. On parlait tout à l'heure de justice. Les juges des enfants, dont nous n'avons jamais eu autant besoin aujourd'hui, pour redonner une perspective et un avenir à ces jeunes qui sont perdus, sont parmi les plus déshérités de notre justice. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
« La taxe Zuckman, je pense qu'elle est inefficace. C'est ma conviction, d'un point de vue technique et opérationnel. Mais ce qu'on ne peut pas évacuer, c'est le fait qu'aujourd'hui, le travail dans notre pays, l'effort, est beaucoup plus taxé que la rente. C'est ça le cœur du sujet. Et une grande nation qui, aujourd'hui, appuie sa fiscalité sur ceux qui produisent moins que sur ceux qui bénéficient de la rente, est une nation qui s'éteint. C'est ce qui se passe sur notre activité économique. Donc pour moi, le cœur du sujet, c'est comment on va chercher un effort supplémentaire sur la spéculation, que je combats pour ma part parce que je pense qu'elle est un poison pour l'économie et un poison pour l'état d'esprit d'une nation et d'une société. Et comment est-ce que l'on demande plus d'effort à la rente et moins d'effort au travail ? Mais donc vous voyez qu'il faut aller au-delà de la question de la taxation des hauts revenus. Parce que sur les hauts revenus, il y a les revenus de la rente, les revenus de la spéculation et les revenus du travail. Ce qui n'est pas du tout la même chose. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De construction de quoi ? D'un budget déjà ? Oui, d'un budget. Mais à quel prix ? Vous voyez, au fond, ce à quoi nous habituons lentement, c'est que désormais, ce qui nous préoccuperait le plus, c'est que le gouvernement tienne, quel que soit le prix. Vous voyez bien que ce budget est pire que le budget qu'avait proposé Michel Barnard. Pourquoi pire ? Fiscalement, il est pire. D'ailleurs, on en découvre tous les jours. La dernière mesure sur l'abaissement du taux de TVA sur les auto-entrepreneurs, c'est une absurdité. Personne n'avait osé le faire, parce que c'est grotesque. Ça n'a aucun sens économique. Ça a été arrêté ! Mais bien sûr, mais enfin, ça a été installé dans le premier budget. Et il faut que le ministre de l'Industrie, pour essayer de sauver les meubles, dise qu'il le suspend. Enfin, tout ça, c'est... Pardon, mais c'est grotesque. Et ce ne serait pas grave si la situation du pays n'était pas aussi lourde. Vous voyez bien les défis gigantesques auxquels on a à faire face. Et moi, ça me trouble de voir que ce qui nous préoccupe au fond, aujourd'hui principalement, c'est de savoir si le gouvernement va sauver ses fesses ou pas. »
« La réforme des retraites. Éric Ciotti m'a démis de mes fonctions de vice-président. Et c'est d'ailleurs ma plus grande fierté. Parce que j'étais défavorable à la réforme des retraites portée par Emmanuel Macron. Il voulait aller jusqu'à 65 ans. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui veulent la retraite à 60 ans ? »
« Ou 62. C'est à peu près la même chose. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui ne veulent pas réformer, notamment le système d'assurance chômage, là où lui voulait être extrêmement dur avec ceux qui n'étaient pas en activité ? »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle y est probablement. Mais regardons un peu notre histoire récente et plus ancienne. Je pense qu'aujourd'hui, nous sommes à un moment politique qui nécessite de faire des grandes choses. D'ailleurs, tous les autres pays du monde font de grandes choses, parfois qui ne sont pas conformes à nos valeurs, mais elles font de grandes choses. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas faire de petites choses. Dans notre histoire, et notamment lorsque la sécurité sociale a été fondée dans notre pays, au moins la reconstruction, on a fait de grandes choses. Ces grandes choses, vous ne les faites pas si vous n'avez pas et la droite et la gauche avec vous. Sinon, vous êtes condamnés à faire de petites choses. Et nous ne sommes pas dans une période où nous pouvons faire de petites choses. C'est la raison pour laquelle je pense que cette situation ne pourra pas durer. Et je vais même vous dire plus. Je pense qu'il ne faut pas qu'elle dure. Parce que si elle dure, le réveil sera redoutable. Au fond, on a un corps malade à qui on file du doliprane toute la journée en se disant que ça ira mieux demain. Le réveil va être terrible. Il faut que dès demain, dans les semaines et les mois qui viennent, nous rebâtissions ce pays. On ne peut plus attendre. »
« Je souhaite qu'on travaille à la fois sur les contraintes, notamment pour les plus grandes entreprises qui sont celles qui souvent respectent le moins les règles. »
« Je ne sais pas, moi je ne suis pas un chef de caserne. Mais je pense que ce que je dis, y compris de ce chemin d'une droite populaire, qui sûrement rompt avec ce qu'on a pu entendre depuis quelques années, c'est assez partagé. Je peux perturber. Celui qui dit parfois des vérités perturbe un peu plus que les autres. Mais je veux dire à Madame la Première Ministre qu'elle n'imagine pas une seule seconde pouvoir faire voter une réforme des retraites en passage en force. D'abord parce qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée. Et qu'ensuite, on ne tord pas le bras au pays. Une réforme des retraites, ce n'est pas une réforme comme les autres. Vous annoncez qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée ? Je suis convaincu que si elle passe en force, si elle ne trouve pas de consensus et de moyens de consensus, cette réforme est vouée à l'échec. »
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
« Oui, les deux. Mais les deux d'ailleurs se nourrissent. Il n'y a pas de crise politique profonde sans qu'il y ait aussi une crise de régime. Et je pense que nous avons un vrai sujet sur le rapport à la constitution de la Ve République. Mais là aussi, disons les choses clairement. Être gaulliste, ce n'est pas être fétichiste, ni pour les partis politiques, ni pour la constitution. Il faut la toucher d'une main tremblante, la constitution en effet. Mais le général de Gaulle lui-même a toujours cherché à adapter la constitution, à la rénover. Je n'ai pas besoin de vous rappeler le référendum qu'il avait souhaité lui-même, qu'il a fait sortir de l'engagement politique à ce moment-là. C'était contraire à l'esprit de la Ve République. »
« Aujourd'hui, le temps me donne raison. À moi et à d'autres de mes collègues chez LR qui nous y étions opposés. D'abord, on l'a bien vu, cette réforme-là n'a pas produit les effets qu'elle devait produire. On a menti aux Français. On leur a dit, cette réforme-là va sauver le système. Elle n'a rien sauvé du système. Pire même, elle a aggravé la situation. Et puis, une autre chose, c'est qu'elle a mis à contribution ceux qui travaillaient déjà beaucoup. Comme sur les jours fériés. C'est cette idée selon laquelle, au fond, ceux qui bossent déjà beaucoup, plutôt la classe moyenne, on leur demande de faire des efforts supplémentaires pour les autres. Et ça, c'est insupportable. Peut-être que cette question de la réforme des retraites, sur laquelle, y compris les macronistes, conviennent aujourd'hui qu'en fait, elle a été faite avec les pieds, qu'elle n'a pas fonctionné, qu'elle ne produit pas les effets nécessaires. C'est peut-être un sujet de discussion. Mais je veux faire une invitation au Premier ministre. Les négociations, lorsqu'on veut qu'elles soient claires, il faut que les cuisines soient ouvertes. Et donc, je pense qu'il y a un danger à négocier le bout de gras avec les différents groupes politiques dans l'ombre des groupes politiques. Ce qu'il faut, c'est prendre à témoin les Français. Que l'on sache ce qui se discute. Et que l'opinion publique, que les Françaises et les Français puissent aussi demander des comptes aux groupes politiques qui, pour l'instant, négocient le bout de gras dans leurs petits coins. La grande négociation sur un accord de gouvernement, elle doit se faire devant les Français, pas dans les antichambres des groupes politiques. »
« J'ai fait partie de ceux qui n'ont pas voté la dernière réforme des retraites et si c'était à refaire je referais exactement la même chose d'autant que les mois et les années qui ont suivi donnent raison à beaucoup des arguments que pas seuls nous avons pu porter je vais essayer de l'expliquer d'abord je ne fais pas partie des fétichistes qui matin midi et soir s'obsèdent sur une question devenue secondaire qui est celle de l'âge légal de départ à la retraite et disons les choses clairement il y a dans notre pays même dans notre famille politique des fétichistes de l'âge légal d'abord parce que parfois ça évite d'avoir d'autres idées et ensuite parce que et là j'insiste sur ce point à force que la politique soit devenue dépourvue de toute imagination elle est redevenue doloriste au fond je ne sais pas à quel moment dans ce pays il y a quelque chose qui a basculé et qui a fait que le courage politique se résumait à la douleur qu'on pouvait infliger c'est ce que j'appelle le sado-réformisme qu'on trouve parfois dans le libéralisme bien sûr exactement c'est le dolorisme alors des époques de notre histoire ça a beaucoup existé le dolorisme c'est toujours une manière historiquement pour les responsables politiques de renvoyer leur propre faute leur propre manquement sur le dos des citoyens en disant si ça marche pas c'est parce que vous êtes des feignants si ça marche pas c'est parce que vous êtes pas bon je pense que si quelques-uns d'entre nous avaient eu à gérer les comptes publics depuis quelques années la situation serait probablement meilleure en tous les cas pas pire qu'elle ne l'est aujourd'hui avec les spécialistes que nous avons eu depuis tant d'années bref j'insiste sur ce point parce que sur la question de l'âge légal il va quand même falloir se sortir des têtes peu imaginatives que ce n'est pas le sujet et je vais essayer de l'expliquer d'abord ce n'est pas le sujet parce que l'âge légal dit de moins en moins l'âge auquel vous partez à la retraite et que plus le temps passe plus vous partez à un autre âge que l'âge légal pour ceux qui sont dans des systèmes les plus favorables vous partez très avant l'âge légal et pour ceux qui sont dans des situations différentes vous partez très après l'âge légal et donc cette question de l'âge légal en réalité n'a aucune réalité dans la vie du travail et de la retraite de nos concitoyens deuxièmement l'âge légal provoque des dysfonctionnements et c'est ce pourquoi je m'y suis opposé il y a maintenant quelques temps j'avais à l'époque expliqué une chose simple dont je n'étais pas absolument sûr mais qui désormais s'est démontré lorsque et c'est encore le cas pour les deux générations qui viennent lorsque vous commencez à travailler à 16 ans il y a de fortes chances que vous soyez conduit à travailler dans un métier difficile ça se comprend assez clairement vous n'êtes pas banquier associé chez Barclays à 16 ans ni même à 17 ni même à 18 et les métiers qui sont les métiers dans lesquels vous commencez le plus tôt sont aussi les métiers les plus difficiles physiquement en horaire décalé en exigence de volume de travail et dans conditions physiques je dis ce ne sera plus le cas dans deux générations parce que même ces métiers là sont des métiers qui évoluent en termes de charge physique évoluent socialement et dans deux générations la démonstration que je fais n'aura plus lieu mais elle existe encore le report de l'âge légal de la réforme des retraites consiste en quoi ? il consiste à dire à tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans vous allez bosser une à deux années de plus pour ceux qui ont commencé à travailler à 30 ans excusez-moi mais quand on défend le mérite l'effort le travail comment peut-on aller expliquer à celui ou celle qui a commencé à bosser à 16 ans qu'il va devoir cotiser deux années de plus pour celui qui a commencé à travailler à 30 ans et dont les conditions de travail sont forcément plus favorables c'est contraire même à l'idée que la droite se fait de la reconnaissance de l'effort et du travail nous avons la démonstration depuis les derniers comptes ou au moins ce qu'on arrive à recoller des comptes liés aux retraites qu'est-ce qui se produit depuis la dernière réforme des retraites et bien c'est très simple nous avons une explosion des pensions d'invalidité pour ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans nous avons une explosion des arrêts maladie après 62 ans et nous avons une explosion des mises au chômage longue durée après 62 ans allez chez France Travail quand vous avez 62 ans je peux déjà vous dire ce qu'on va vous expliquer que vous allez attendre jusqu'à la retraite qu'est-ce qui s'est produit non seulement on n'a pas rééquilibré les comptes moi je me souviens très bien du discours de l'époque où on nous disait c'est la réforme ou la baisse des pensions on a eu la réforme on a eu le déséquilibre des comptes puisque les comptes liés à la réforme ou à la retraite sont plus en déséquilibre que ce qu'on imaginait et pardon de vous dire qu'il y a quelques mois on a quasiment failli avoir la baisse des pensions vous voyez le bobard sur lequel on a installé ce débat politique et donc j'ai toujours dit être favorable non pas à la question de l'âge légal mais à la question de la durée de cotisation et quand je dis ça en fait je dis quelque chose qui n'est pas très éloigné de ce que tu dis la durée de cotisation c'est quoi vous cotisez à partir du moment où vous avez commencé à travailler si vous voulez continuer à travailler ou si vous pouvez continuer à travailler jusqu'à 66 ans vous cotiserez jusqu'à 66 ans et ce que vous récupérez du capital que tu évoques au fond qui est le volume des cotisations que vous avez versé sera plus important aujourd'hui avec l'âge légal si vous continuez à travailler deux années après l'âge légal vous ne récupérez jamais 100% de ce que vous aurez versé en cotisation si vous avez récupéré 30% c'est le goût du monde vous pensez que c'est une manière de favoriser y compris le fait de continuer à travailler davantage après et la durée de cotisation c'est une manière de venir au fond à la maîtrise de son parcours individuel que tu évoquais tout à l'heure est-ce que ça s'appelle capitalisation est-ce que ça s'appelle seulement durée de cotisation j'en sais rien à vrai dire même ça m'importe peu ce qui compte en revanche c'est d'inverser complètement le paradigme et de ce point de vue je suis d'accord nous sommes tous attachés au régime par répartition mais nous l'étions à un moment où il était démographiquement tenable nous n'avons déjà plus de système par répartition et toutes les compensations que l'état injecte dans les caisses des retraites font que de toute façon tout ça est une hypocrisie est une illusion et donc il nous faut en venir à un système qui pour moi est le système de durée de cotisation et donc probablement de capitalisation avec une limite mais je t'ai entendu le dire qui est que le capital en question ne peut pas être soumis à toutes les spéculations et que ce qui fait notre marque de fabrique y compris notre souveraineté ça a été un problème pour beaucoup d'autres états du monde c'est lorsque l'on place sur des marchés incertains une partie non pas seulement de notre dette mais aussi de nos retraites dès lors que l'on garde une souveraineté sur ce capital là je n'ai aucun problème et à cela s'ajoutera de toute façon non pas du 100% de capitalisation ou durée de cotisation mais des compensations parce que oui il faudra encore des minimum vieillesse qui soit plus digne que ce que nous connaissons aujourd'hui oui il faudra des outils de compensation pour celui qui à 50 ans aura fait un AVC et ne pourra pas continuer à travailler il faudra ces systèmes qui continueront à créer un lien de solidarité entre chacun d'entre nous et donc pour vous répondre je suis extrêmement hostile à tous ceux qui nous disent qu'ils ne veulent pas entendre parler de l'âge légal autant qu'à ceux qui nous expliquent que tout doit passer par l'âge légal et je comprends que dans ce conclave à la noix personne n'est réussi à s'entendre parce que des deux côtés je dis bien des deux côtés il y a une cécité totale sur la nécessité de tout rebâtir et en fait c'est ce qui nous rassemble d'une certaine manière mais avec d'autres aussi on n'est pas les seuls c'est que vous voyez bien que sur tous les sujets il faut tout reprendre à la base et que là ce qui perturbe en particulier un gouvernement qui est soumis à une potentielle motion de censure et dont la seule obsession est de s'assurer de pouvoir durer encore un peu à aucun instant ils ne s'attaqueront à un chantier aussi colossal sauf que c'est absolument vital et c'est ce qui nous manque terriblement et moi j'ai tendance à dire que je comprends que ça effraie certains dans la classe politique je comprends que certains dans la classe politique se disent quand même ce gyrophare sur la voiture si je peux le garder encore un peu et puis tout ça c'est l'aboutissement de ma vie vous comprenez d'être ministre très bien moi je les respecte mais pour le gros boulot qui est à faire il faut qu'ils laissent la place à d'autres s'ils ont la trouille c'est pas grave il y en a d'autres qui n'ont pas la trouille »