

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Répartition sur 499 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En 2022 et en 2019. »
D'abord, je vous remercie pour votre invitation. Je suis très heureux d'être avec vous aujourd'hui pour parler de politique et de ce sujet qui est un sujet éminemment politique. Vous avez raison de dire que la question de la protection des femmes et des enfants a fait partie des grands combats. Je crois à ces mots de grandes causes. En fond, c'est quelque chose qui, à mon sens, requalifie la politique, les grandes causes. Celle-ci en fait partie. C'est une promesse que je me suis faite lorsque j'ai commencé mon engagement politique. Après avoir été maire pendant quelques années, j'ai rencontré plusieurs femmes concernées par ce sujet. Je ne l'ai pas vécu personnellement. Mais ça a été, pour…
« D'abord, je vous remercie pour votre invitation. Je suis très heureux d'être avec vous aujourd'hui pour parler de politique et de ce sujet qui est un sujet éminemment politique. Vous avez raison de dire que la question de la protection des femmes et des enfants a fait partie des grands combats. Je crois à ces mots de grandes causes. En fond, c'est quelque chose qui, à mon sens, requalifie la politique, les grandes causes. Celle-ci en fait partie. C'est une promesse que je me suis faite lorsque j'ai commencé mon engagement politique. Après avoir été maire pendant quelques années, j'ai rencontré plusieurs femmes concernées par ce sujet. Je ne l'ai pas vécu personnellement. Mais ça a été, pour moi, une des premières révélations de ce que notre société peut avoir de plus dur. Et donc, je me suis fait la promesse à un peu plus de 20 ans de ne jamais abandonner ce sujet. Lorsque je suis arrivé à l'Assemblée nationale, c'était une occasion merveilleuse de faire avancer cette cause-là. Cette loi que j'ai portée et qui, notamment, généralise le bracelet anti-rapprochement aujourd'hui dans notre pays a été votée à l'unanimité il y a quelques mois maintenant, maintenant deux ans. Ça a été, pour moi, une grande émotion de parlementaire. Et ça suffit aujourd'hui, cette loi ? Non, ça ne suffit pas. Qu'est-ce qu'on peut faire de mieux ? Nous confondons dans ce pays la libération de la parole et la protection des femmes. Nous sommes dans un pays qui ne cesse de rabâcher l'expression de la libération de la parole. On a trouvé tout un tas de dispositifs pour que les femmes parlent. Mais sauf que c'est lorsqu'elles ont parlé qu'elles sont en danger de mort. L'essentiel des passages à l'acte sont commis lorsque la femme a commencé à parler. Or, aujourd'hui, notre pays est défaillant sur la protection des femmes. Si nous comparons avec l'Espagne, nous avons un retard colossal sur ces sujets. La généralisation du bracelet anti-rapprochement était une première étape. Vous vous rendez compte que nous n'avons à peine une centaine aujourd'hui de bracelets anti-rapprochement dans notre pays. C'est absolument dérisoire. Et puis surtout, disons-le clairement, nous n'avancerons pas davantage tant que nous n'aurons pas créé dans ce pays une juridiction spécialisée, comme ce fut le cas il y a quelques années en Espagne, qui permet d'accélérer les procédures, de protéger plus vite et plus rapidement, et de s'assurer que ces dossiers soient traités par des magistrats dont c'est précisément la mission. En France, c'est ce qui s'est passé en 1945, lorsqu'on a créé le juge des enfants. On a découvert que notre société était touchée par un fléau qui est celui des violences envers les enfants. Les gaullistes de l'époque ont porté une institution judiciaire, qui est celle du juge des enfants, et c'est à partir de ce moment-là qu'on a créé de véritables outils de protection. »
Oui, j'étais présent. Je n'aime pas l'obstruction parlementaire, je ne l'ai jamais aimé, donc je ne vous dirai pas de manière malhonnête à ce micro que je l'aime, mais je voudrais vous dire que sur ce sujet, la raison est sûrement plus proche du doute que de la certitude. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Moi-même, je ne sais pas ce que j'aurais voté sur ce texte s'il était allé jusqu'au bout. Et j'ai été passionné par ce débat que nous avons eu tout au long de cette journée, et j'ai été gêné, gêné par une forme de certitude dans un camp comme dans un autre. Je l'ai dit à mon collègue Falorni, le rapporteur du texte, je l'ai trouvé trop certain que les mesures de fin de vie qu'il proposai…
« Oui, j'étais présent. Je n'aime pas l'obstruction parlementaire, je ne l'ai jamais aimé, donc je ne vous dirai pas de manière malhonnête à ce micro que je l'aime, mais je voudrais vous dire que sur ce sujet, la raison est sûrement plus proche du doute que de la certitude. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Moi-même, je ne sais pas ce que j'aurais voté sur ce texte s'il était allé jusqu'au bout. Et j'ai été passionné par ce débat que nous avons eu tout au long de cette journée, et j'ai été gêné, gêné par une forme de certitude dans un camp comme dans un autre. Je l'ai dit à mon collègue Falorni, le rapporteur du texte, je l'ai trouvé trop certain que les mesures de fin de vie qu'il proposait étaient les bonnes, et j'ai trouvé ceux qui étaient opposés trop certains d'y être opposés. Bref, ce que je veux simplement vous dire, c'est qu'il y a des sujets aussi essentiels que ceux-là sur lesquels nous avons, nous, politiques, un devoir, c'est d'accepter de douter. Et pour ma part, je doute encore. »
Elle était passionnante et elle dit beaucoup de l'histoire de la droite française. Le discours de Philippe Séguin c'est le moment où Philippe Séguin parle du Munich social pour synthétiser ce qu'il évoquait sur le recul des droits sociaux ça dit bien que la droite française a toujours été soucieuse de la question sociale. Toujours ? Toujours historiquement sous Balladur par exemple elle a été plus largement et il y a eu quelques parenthèses celle que vous évoquiez celle de la dernière élection présidentielle aussi c'est une de ces parenthèses où nous sommes peut-être un peu perdus Vous n'étiez pas très filionniste si je comprends bien En tout cas je considère que lorsqu'on ne peut plus parl…
« Elle était passionnante et elle dit beaucoup de l'histoire de la droite française. Le discours de Philippe Séguin c'est le moment où Philippe Séguin parle du Munich social pour synthétiser ce qu'il évoquait sur le recul des droits sociaux ça dit bien que la droite française a toujours été soucieuse de la question sociale. Toujours ? Toujours historiquement sous Balladur par exemple elle a été plus largement et il y a eu quelques parenthèses celle que vous évoquiez celle de la dernière élection présidentielle aussi c'est une de ces parenthèses où nous sommes peut-être un peu perdus Vous n'étiez pas très filionniste si je comprends bien En tout cas je considère que lorsqu'on ne peut plus parler à tous les français lorsque nous ne sommes plus populaires au sens du rassemblement du peuple c'est que nous avons échoué la mission gaulliste et donc je juge sur les faits Pour le reste je voudrais vous dire que lorsque je me suis engagé à 14 ans je l'ai fait parce que je considérais que la politique et je le considère toujours est le seul outil qui permet de corriger les injustices Vous ne faites pas de politique si vous n'êtes pas obsédé par la question des injustices Alors chacun a une manière parfois différente de la traiter cette question là mais cette volonté d'être juste de corriger ce qui doit l'être on peut appeler ça le gaullisme moi je l'appelle le gaullisme tout court en général derrière des mots aussi importants lorsqu'on rajoute des qualificatifs comme social c'est qu'on a besoin de s'excuser et donc je ne rajoute pas de qualificatifs le gaullisme c'est cette volonté de rassembler cette volonté de corriger les injustices sociales mes yeux ont brillé lorsque je suis arrivé à l'assemblée nationale que j'ai passé plus de deux heures avec quelqu'un qui s'appelle Xavier Emanuelli qui tenait fondateur le fondateur historique avec Jacques Chirac du SAMU social de Paris et j'ai souvenir de ces discussions longues avec Xavier Emanuelli dans le bureau de Christian Jacob lorsque je suis arrivé à l'assemblée j'avais les yeux qui brillaient parce que j'avais en face de moi un homme de droite un Chiracien qui avait fait de son engagement politique une cause humaine voilà ce qu'est l'idée que je me fais de la droite républicaine elle s'est peut-être perdue il faut qu'elle se retrouve »
Oui, j'étais présent. Je n'aime pas l'obstruction parlementaire, je ne l'ai jamais aimé, donc je ne vous dirai pas de manière malhonnête à ce micro que je l'aime, mais je voudrais vous dire que sur ce sujet, la raison est sûrement plus proche du doute que de la certitude. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Moi-même, je ne sais pas ce que j'aurais voté sur ce texte s'il était allé jusqu'au bout. Et j'ai été passionné par ce débat que nous avons eu tout au long de cette journée, et j'ai été gêné, gêné par une forme de certitude dans un camp comme dans un autre. Je l'ai dit à mon collègue Falorni, le rapporteur du texte, je l'ai trouvé trop certain que les mesures de fin de vie qu'il proposai…
« Oui, j'étais présent. Je n'aime pas l'obstruction parlementaire, je ne l'ai jamais aimé, donc je ne vous dirai pas de manière malhonnête à ce micro que je l'aime, mais je voudrais vous dire que sur ce sujet, la raison est sûrement plus proche du doute que de la certitude. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Moi-même, je ne sais pas ce que j'aurais voté sur ce texte s'il était allé jusqu'au bout. Et j'ai été passionné par ce débat que nous avons eu tout au long de cette journée, et j'ai été gêné, gêné par une forme de certitude dans un camp comme dans un autre. Je l'ai dit à mon collègue Falorni, le rapporteur du texte, je l'ai trouvé trop certain que les mesures de fin de vie qu'il proposait étaient les bonnes, et j'ai trouvé ceux qui étaient opposés trop certains d'y être opposés. Bref, ce que je veux simplement vous dire, c'est qu'il y a des sujets aussi essentiels que ceux-là sur lesquels nous avons, nous, politiques, un devoir, c'est d'accepter de douter. Et pour ma part, je doute encore. »
D'abord, je vous remercie pour votre invitation. Je suis très heureux d'être avec vous aujourd'hui pour parler de politique et de ce sujet qui est un sujet éminemment politique. Vous avez raison de dire que la question de la protection des femmes et des enfants a fait partie des grands combats. Je crois à ces mots de grandes causes. En fond, c'est quelque chose qui, à mon sens, requalifie la politique, les grandes causes. Celle-ci en fait partie. C'est une promesse que je me suis faite lorsque j'ai commencé mon engagement politique. Après avoir été maire pendant quelques années, j'ai rencontré plusieurs femmes concernées par ce sujet. Je ne l'ai pas vécu personnellement. Mais ça a été, pour…
« D'abord, je vous remercie pour votre invitation. Je suis très heureux d'être avec vous aujourd'hui pour parler de politique et de ce sujet qui est un sujet éminemment politique. Vous avez raison de dire que la question de la protection des femmes et des enfants a fait partie des grands combats. Je crois à ces mots de grandes causes. En fond, c'est quelque chose qui, à mon sens, requalifie la politique, les grandes causes. Celle-ci en fait partie. C'est une promesse que je me suis faite lorsque j'ai commencé mon engagement politique. Après avoir été maire pendant quelques années, j'ai rencontré plusieurs femmes concernées par ce sujet. Je ne l'ai pas vécu personnellement. Mais ça a été, pour moi, une des premières révélations de ce que notre société peut avoir de plus dur. Et donc, je me suis fait la promesse à un peu plus de 20 ans de ne jamais abandonner ce sujet. Lorsque je suis arrivé à l'Assemblée nationale, c'était une occasion merveilleuse de faire avancer cette cause-là. Cette loi que j'ai portée et qui, notamment, généralise le bracelet anti-rapprochement aujourd'hui dans notre pays a été votée à l'unanimité il y a quelques mois maintenant, maintenant deux ans. Ça a été, pour moi, une grande émotion de parlementaire. Et ça suffit aujourd'hui, cette loi ? Non, ça ne suffit pas. Qu'est-ce qu'on peut faire de mieux ? Nous confondons dans ce pays la libération de la parole et la protection des femmes. Nous sommes dans un pays qui ne cesse de rabâcher l'expression de la libération de la parole. On a trouvé tout un tas de dispositifs pour que les femmes parlent. Mais sauf que c'est lorsqu'elles ont parlé qu'elles sont en danger de mort. L'essentiel des passages à l'acte sont commis lorsque la femme a commencé à parler. Or, aujourd'hui, notre pays est défaillant sur la protection des femmes. Si nous comparons avec l'Espagne, nous avons un retard colossal sur ces sujets. La généralisation du bracelet anti-rapprochement était une première étape. Vous vous rendez compte que nous n'avons à peine une centaine aujourd'hui de bracelets anti-rapprochement dans notre pays. C'est absolument dérisoire. Et puis surtout, disons-le clairement, nous n'avancerons pas davantage tant que nous n'aurons pas créé dans ce pays une juridiction spécialisée, comme ce fut le cas il y a quelques années en Espagne, qui permet d'accélérer les procédures, de protéger plus vite et plus rapidement, et de s'assurer que ces dossiers soient traités par des magistrats dont c'est précisément la mission. En France, c'est ce qui s'est passé en 1945, lorsqu'on a créé le juge des enfants. On a découvert que notre société était touchée par un fléau qui est celui des violences envers les enfants. Les gaullistes de l'époque ont porté une institution judiciaire, qui est celle du juge des enfants, et c'est à partir de ce moment-là qu'on a créé de véritables outils de protection. »
Je plaide depuis le jour où j'ai fait voter la loi, en disant que cette loi que j'ai portée donnait des outils majeurs pour protéger les femmes, mais que plus que des outils, il fallait des magistrats pour manier ces outils. Or, aujourd'hui, un juge aux affaires familiales, qui est celui qui intervient principalement dans les ordonnances de protection, que j'ai fait accélérer dans les procédures lors du vote de cette loi, sont des juges civils qui n'ont pas toute matière civile et pénale pour intervenir. Pour faire clair, on a aujourd'hui quelques outils insuffisants, mais nous n'avons pas les femmes et les hommes pour manier ces outils, et je crois à la nécessité d'une juridiction spéciali…
« Je plaide depuis le jour où j'ai fait voter la loi, en disant que cette loi que j'ai portée donnait des outils majeurs pour protéger les femmes, mais que plus que des outils, il fallait des magistrats pour manier ces outils. Or, aujourd'hui, un juge aux affaires familiales, qui est celui qui intervient principalement dans les ordonnances de protection, que j'ai fait accélérer dans les procédures lors du vote de cette loi, sont des juges civils qui n'ont pas toute matière civile et pénale pour intervenir. Pour faire clair, on a aujourd'hui quelques outils insuffisants, mais nous n'avons pas les femmes et les hommes pour manier ces outils, et je crois à la nécessité d'une juridiction spécialisée. Et pour ça, il faut quelque chose qui manque, du courage politique, au-delà de grandes campagnes de communication. »
D'abord, après avoir entendu Xavier Bertrand, je voulais vous dire que je ne suis pas un soutien d'Xavier Bertrand, je n'ai pas exprimé de soutien à Xavier Bertrand, j'ai exprimé un soutien historique, enfin, historique du moine de mon parcours politique à François Baroin, qui reste pour moi le candidat qui peut porter nos valeurs. Vous êtes pour les primaires ? Non, je suis très hostile aux primaires, un bidule qui nous a beaucoup coûté et qui empêche le candidat d'un parti d'ailleurs, quel qu'il soit, de droite ou de gauche, à aller directement devant les Français. Mais c'est une parenthèse. Sur la question très essentielle que vous posez, il y a une chose à laquelle je ne crois pas, c'es…
« un bidule qui nous a beaucoup coûté et qui empêche le candidat d'un parti d'ailleurs, quel qu'il soit, de droite ou de gauche, à aller directement devant les Français. Mais c'est une parenthèse. Sur la question très essentielle que vous posez, il y a une chose à laquelle je ne crois pas, c'est la stratégie des parts de marché électorale. Vous savez, cette stratégie qui circule beaucoup, on dit au fond, la droite devrait s'adresser à tel électorat, la gauche à tel autre, et puis les centristes à tel autre, l'extrême droite à tel autre, etc. Je considère que c'est la négation même de ce qu'est la conquête politique. Moi, je me suis engagé en politique pour rassembler les Français. Je suis élu, vous le disiez tout à l'heure, d'une terre de gauche. Je ne me suis pas engagé député du Lot dans une terre de gauche pour ne parler qu'aux électeurs de droite. Je suis allé conquérir celles et ceux qui n'avaient pas a priori mes idées et qui ont pu se retrouver derrière un projet de rassemblement. Et donc, je conteste cette démarche qui consiste à avoir un discours pour les urbains, un discours pour les ruraux. Il faut avoir un discours pour la France, un discours pour les Français. Et c'est incroyablement plus difficile d'avoir un discours qui soit capable de parler autant d'à celui qui habite dans le 16e arrondissement de Paris qu'au lotois que je suis. Comment est-ce qu'on parle, vous le disiez, »
« à celles et ceux qui aujourd'hui sont fracturés ? Notre pays n'a jamais été autant fracturé. C'est lié aux décisions... L'archipel, bien sûr. C'est lié aux décisions politiques, à mon sens, y compris à l'attitude, au ton et au choix politique d'Emmanuel Macron, mais c'est aussi accéléré par la crise que nous connaissons. Enfin, vous le voyez bien. Moi, je viens du Lot à l'instant. Dans le Lot, nous ne vivons pas les privations de liberté comme vous les vivez ici à Paris parce que les choses sont plus simples dans le Lot. Nous avons plus d'espace, nous avons des maisons plus grandes, nous avons des lieux de vie qui sont plus confortables qu'ils le sont ici à Paris. Et je sais qu'à Paris, selon vos revenus, vous ne vivez pas des périodes de privation de liberté de la même manière. Bref, nous allons sortir et notre démocratie, notre pays va sortir essorée de cette période pour des raisons politiques et sanitaires. Et je crois que nous serons à un moment où la question de la fracture sociale des fractures sociales, des fractures nationales n'aura jamais été aussi forte. Voilà pourquoi le politique a enfin un rôle à jouer. Moi, je crois que dans les semaines, les mois, les années qui viennent, nous aurons plus que jamais peut-être besoin du politique parce que le rôle du politique, c'est de corriger ces fractures, c'est de rassembler et ce n'est pas de parler aux uns et aux autres et aux uns contre les autres. Pas de marketing politique. Je déteste le marketing politique comme je ne l'aime pas en général d'ailleurs et je considère que c'est la négation. »
Oui, j'étais présent. Je n'aime pas l'obstruction parlementaire, je ne l'ai jamais aimé, donc je ne vous dirai pas de manière malhonnête à ce micro que je l'aime, mais je voudrais vous dire que sur ce sujet, la raison est sûrement plus proche du doute que de la certitude. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Moi-même, je ne sais pas ce que j'aurais voté sur ce texte s'il était allé jusqu'au bout. Et j'ai été passionné par ce débat que nous avons eu tout au long de cette journée, et j'ai été gêné, gêné par une forme de certitude dans un camp comme dans un autre. Je l'ai dit à mon collègue Falorni, le rapporteur du texte, je l'ai trouvé trop certain que les mesures de fin de vie qu'il proposai…
« Oui, j'étais présent. Je n'aime pas l'obstruction parlementaire, je ne l'ai jamais aimé, donc je ne vous dirai pas de manière malhonnête à ce micro que je l'aime, mais je voudrais vous dire que sur ce sujet, la raison est sûrement plus proche du doute que de la certitude. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Moi-même, je ne sais pas ce que j'aurais voté sur ce texte s'il était allé jusqu'au bout. Et j'ai été passionné par ce débat que nous avons eu tout au long de cette journée, et j'ai été gêné, gêné par une forme de certitude dans un camp comme dans un autre. Je l'ai dit à mon collègue Falorni, le rapporteur du texte, je l'ai trouvé trop certain que les mesures de fin de vie qu'il proposait étaient les bonnes, et j'ai trouvé ceux qui étaient opposés trop certains d'y être opposés. Bref, ce que je veux simplement vous dire, c'est qu'il y a des sujets aussi essentiels que ceux-là sur lesquels nous avons, nous, politiques, un devoir, c'est d'accepter de douter. Et pour ma part, je doute encore. »
Je n'y suis pas favorable. D'abord parce que personne n'a travaillé sur ce sujet. On a découvert cet amendement dans une nuit, il y a quelques heures. Je ne comprends pas très bien comment on peut tester une disposition nouvelle électorale sur une élection présidentielle. Je veux bien qu'on essaie des modalités nouvelles de vote par anticipation, mais on ne teste pas sur une élection présidentielle, qui est une élection trop importante pour cela. Donc je pense qu'un peu de temps, un peu de test sur d'autres élections intermédiaires, éviterait de se lancer dans le grand bain. On ne touche pas aux modalités électorales. Alors on essaie ça pour les régionales ? Pourquoi pas, pourquoi pas l'ess…
« Je n'y suis pas favorable. D'abord parce que personne n'a travaillé sur ce sujet. On a découvert cet amendement dans une nuit, il y a quelques heures. Je ne comprends pas très bien comment on peut tester une disposition nouvelle électorale sur une élection présidentielle. Je veux bien qu'on essaie des modalités nouvelles de vote par anticipation, mais on ne teste pas sur une élection présidentielle, qui est une élection trop importante pour cela. Donc je pense qu'un peu de temps, un peu de test sur d'autres élections intermédiaires, éviterait de se lancer dans le grand bain. On ne touche pas aux modalités électorales. Alors on essaie ça pour les régionales ? Pourquoi pas, pourquoi pas l'essayer pour les régionales ? Mais je le redis, on ne teste pas sur une élection présidentielle. Et puis je vais vous dire, tout ce qui peut sortir du chapeau pour modifier des modalités électorales ne m'inspire jamais beaucoup de confiance. »
« On ne change jamais rien en France ? Je n'ai pas d'hostilité a priori. Je dis simplement qu'on ne peut pas tester une opération aussi importante. On a des vrais sujets sur les machines de vote qui ne fonctionnent pas parfaitement. Si on doit le tester, testons-le sur d'autres élections, pas sur l'élection majeure qui est l'élection présidentielle. »
Non, ce sont les Français qui départageront les candidats potentiels. Nous allons trouver les modalités. Vous savez, nous sommes dans une période qui n'a jamais... Mais chez vous, quand même ! Non, il n'y a pas le feu. Ah bon, d'accord. D'abord, à chaque fois que la droite républicaine a emporté une élection présidentielle, elle l'a toujours fait avec un candidat qui n'a jamais été le candidat autoproclamé plus de non avant l'élection présidentielle. En 1995, Chirac n'était pas le candidat évident quelques mois avant la présidentielle. Et en 2007, pour Nicolas Sarkozy, sa campagne a été très courte aussi. Ce n'est pas le moment de commencer à pinailler sur nos modalités de sélection. Mais c…
« Non, ce sont les Français qui départageront les candidats potentiels. Nous allons trouver les modalités. Vous savez, nous sommes dans une période qui n'a jamais... Mais chez vous, quand même ! Non, il n'y a pas le feu. Ah bon, d'accord. »
« D'abord, à chaque fois que la droite républicaine a emporté une élection présidentielle, elle l'a toujours fait avec un candidat qui n'a jamais été le candidat autoproclamé plus de non avant l'élection présidentielle. En 1995, Chirac n'était pas le candidat évident quelques mois avant la présidentielle. Et en 2007, pour Nicolas Sarkozy, sa campagne a été très courte aussi. Ce n'est pas le moment de commencer à pinailler sur nos modalités de sélection. Mais comment allez-vous faire pour sélectionner le candidat ou la candidate ? Moi, je crois en une méthode qui a toujours existé, qui s'appelle la responsabilité politique. Lorsque plusieurs candidats de notre famille politique, considérons qu'ils ont tous un talent génial pour être candidats à la présidentielle, mais constaterons dans le même temps que certains ont beaucoup plus de chances de l'emporter que d'autres, je pense que les candidats qui ne feront pas la maille se rangeront derrière le ou la candidate qui fera la maille. C'est le principe de responsabilité. Moi, je ne crois pas aux primaires qui sont une forme d'intelligence artificielle de la politique. Je ne crois pas à ces machins-là. »
Vous êtes comme moi, tout à fait lucide sur la situation dans laquelle nous sommes en sortie de crise. Oui. Est-ce qu'en sortie de crise, on va pouvoir exiger aux Français des efforts insupportables ? Je vais vous dire, tout cela... Je vous dis ce qui se dit dans votre parti. Eh bien, je réponds à cela. Que nous ayons dans notre famille politique un débat, c'est sain. Ce que je dis, c'est que nous ne pouvons pas régler cette dette-là comme les autres. Je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas la rembourser, que nous essayons de nous écouter les uns les autres. Je dis simplement, et c'est déjà ce qui se passe, que cette dette sera une dette perpétuelle. Gérard Larcher dit « On se met au régime ».…
« Vous êtes comme moi, tout à fait lucide sur la situation dans laquelle nous sommes en sortie de crise. Oui. Est-ce qu'en sortie de crise, on va pouvoir exiger aux Français des efforts insupportables ? Je vais vous dire, tout cela... »
« Je vous dis ce qui se dit dans votre parti. Eh bien, je réponds à cela. Que nous ayons dans notre famille politique un débat, c'est sain. Ce que je dis, c'est que nous ne pouvons pas régler cette dette-là comme les autres. Je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas la rembourser, que nous essayons de nous écouter les uns les autres. Je dis simplement, et c'est déjà ce qui se passe, que cette dette sera une dette perpétuelle. Gérard Larcher dit « On se met au régime ». Oui. Très bien. Mettons-nous tous au régime. Ce ne sera pas le moment, en sortie de crise, de mettre un grand coup de massue sur la tête des Français. On ne se met pas au régime en sortie de crise. Non. À un moment de sortie de crise, il faut être audacieux. Ce qui nous coûtera au sortir de la crise, c'est d'être trouillard et d'être timide. Mais je veux faire une distinction entre les dépenses structurelles du pays. »
Le groupe a majoritairement voté contre. Vous avez voté contre ? Pour une raison très simple. Pourquoi ? C'est que ce texte est une comédie. Et nous ne sommes plus à l'heure de la comédie. Avons-nous traité les vraies questions ? Avons-nous traité la question des 4000 fichés S étrangers aujourd'hui que l'on ne s'est pas expulsé ? Non. Nous avions proposé une cour spéciale qui permette d'expulser celles et ceux qui aujourd'hui mettent en danger la nation. Ça a été refusé. Est-ce que nous avons traité la question du port du voile sur les mineurs ? Non. Aujourd'hui, nous n'avons pas pu faire voter nos dispositions pour interdire le port du voile sur une fillette. Tous les sujets importants ont…
« Le groupe a majoritairement voté contre. Vous avez voté contre ? Pour une raison très simple. Pourquoi ? C'est que ce texte est une comédie. Et nous ne sommes plus à l'heure de la comédie. Avons-nous traité les vraies questions ? Avons-nous traité la question des 4000 fichés S étrangers aujourd'hui que l'on ne s'est pas expulsé ? Non. Nous avions proposé une cour spéciale qui permette d'expulser celles et ceux qui aujourd'hui mettent en danger la nation. Ça a été refusé. Est-ce que nous avons traité la question du port du voile sur les mineurs ? Non. Aujourd'hui, nous n'avons pas pu faire voter nos dispositions pour interdire le port du voile sur une fillette. Tous les sujets importants ont été mis sous le tapis. Moi, je ne participe pas à la comédie de Gérald Darmanin. »
Non, je n'y suis pas particulièrement favorable. Ce que j'ai dit par le passé, c'est que j'étais favorable à l'idée selon laquelle, selon certains métiers, on puisse avoir une vaccination exigée. C'est ce qui existe déjà aujourd'hui. Des professionnels qui travaillent dans la petite enfance doivent avoir un certain nombre de vaccins obligatoires parce qu'ils sont exposés. Donc, je pense que pour ce qui est des métiers de la petite enfance, certains professionnels de santé, des métiers exposés, des métiers cibles, on doit pouvoir demander à crier la vaccination. Oui, c'est ce qui existe déjà dans notre pays, Jean-Jacques Bourdin. Sur certains métiers, je ne souhaite pas la vaccination obliga…
« Non, je n'y suis pas particulièrement favorable. Ce que j'ai dit par le passé, c'est que j'étais favorable à l'idée selon laquelle, selon certains métiers, on puisse avoir une vaccination exigée. C'est ce qui existe déjà aujourd'hui. Des professionnels qui travaillent dans la petite enfance doivent avoir un certain nombre de vaccins obligatoires parce qu'ils sont exposés. Donc, je pense que pour ce qui est des métiers de la petite enfance, certains professionnels de santé, des métiers exposés, des métiers cibles, on doit pouvoir demander à crier la vaccination. Oui, c'est ce qui existe déjà dans notre pays, Jean-Jacques Bourdin. Sur certains métiers, je ne souhaite pas la vaccination obligatoire généralisée. Ce serait une erreur. La liberté est nécessaire. Mais je dis que selon certains métiers, selon les voyages, aujourd'hui, quand vous vous déplacez dans certains pays, il y a la vaccination obligatoire. Que demain, ce soit la même chose pour ceux qui rentrent dans le pays, je n'ai pas de problème. »
Les Républicains, c'est la famille gaulliste. C'est une grande famille du rassemblement de la droite et du centre. Et moi, je le crois. Et je ne suis pas, nous ne sommes pas, Christian Jacob n'est pas le chef d'une petite boutique. Nous sommes les responsables politiques d'une famille qui a vocation à rassembler les Français. Il faudra que notre candidat partage nos valeurs, nos convictions, que ceux qui se sont éloignés de nous fassent tous les efforts nécessaires pour revenir vers nous.
« Les Républicains, c'est la famille gaulliste. C'est une grande famille du rassemblement de la droite et du centre. Et moi, je le crois. Et je ne suis pas, nous ne sommes pas, Christian Jacob n'est pas le chef d'une petite boutique. Nous sommes les responsables politiques d'une famille qui a vocation à rassembler les Français. Il faudra que notre candidat partage nos valeurs, nos convictions, que ceux qui se sont éloignés de nous fassent tous les efforts nécessaires pour revenir vers nous. »
Vous êtes comme moi, tout à fait lucide sur la situation dans laquelle nous sommes en sortie de crise. Oui. Est-ce qu'en sortie de crise, on va pouvoir exiger aux Français des efforts insupportables ? Je vais vous dire, tout cela... Je vous dis ce qui se dit dans votre parti. Eh bien, je réponds à cela. Que nous ayons dans notre famille politique un débat, c'est sain. Ce que je dis, c'est que nous ne pouvons pas régler cette dette-là comme les autres. Je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas la rembourser, que nous essayons de nous écouter les uns les autres. Je dis simplement, et c'est déjà ce qui se passe, que cette dette sera une dette perpétuelle. Gérard Larcher dit « On se met au régime ».…
« Vous êtes comme moi, tout à fait lucide sur la situation dans laquelle nous sommes en sortie de crise. Oui. Est-ce qu'en sortie de crise, on va pouvoir exiger aux Français des efforts insupportables ? Je vais vous dire, tout cela... »
« Je vous dis ce qui se dit dans votre parti. Eh bien, je réponds à cela. Que nous ayons dans notre famille politique un débat, c'est sain. Ce que je dis, c'est que nous ne pouvons pas régler cette dette-là comme les autres. Je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas la rembourser, que nous essayons de nous écouter les uns les autres. Je dis simplement, et c'est déjà ce qui se passe, que cette dette sera une dette perpétuelle. Gérard Larcher dit « On se met au régime ». Oui. Très bien. Mettons-nous tous au régime. Ce ne sera pas le moment, en sortie de crise, de mettre un grand coup de massue sur la tête des Français. On ne se met pas au régime en sortie de crise. Non. À un moment de sortie de crise, il faut être audacieux. Ce qui nous coûtera au sortir de la crise, c'est d'être trouillard et d'être timide. Mais je veux faire une distinction entre les dépenses structurelles du pays. »
C'est ça. Pour qui ? Il faut qu'on cible le public. Moi, je pense que la question des jeunes boursiers bénéficiant de l'APL et le bon public, il faut qu'on priorise à mon sens. C'est 150 euros une fois ou 150 euros par mois ou 150 euros ? 150 euros par mois. C'est la disposition que nous avons proposée. Pendant combien de temps ? Pendant toute la période de la crise, les mesures que nous proposons sont des mesures d'urgence sur une année parce qu'aujourd'hui, la situation de crise alimentaire est grave. Vous parliez de 10 millions de nos concitoyens en situation de pauvreté. Un jeune sur un, une personne pauvre sur deux est un moins de 30 ans. 8 millions de nos concitoyens ont accès à l'aid…
« C'est ça. Pour qui ? Il faut qu'on cible le public. Moi, je pense que la question des jeunes boursiers bénéficiant de l'APL et le bon public, il faut qu'on priorise à mon sens. C'est 150 euros une fois ou 150 euros par mois ou 150 euros ? 150 euros par mois. C'est la disposition que nous avons proposée. Pendant combien de temps ? Pendant toute la période de la crise, les mesures que nous proposons sont des mesures d'urgence sur une année parce qu'aujourd'hui, la situation de crise alimentaire est grave. Vous parliez de 10 millions de nos concitoyens en situation de pauvreté. Un jeune sur un, une personne pauvre sur deux est un moins de 30 ans. 8 millions de nos concitoyens ont accès à l'aide alimentaire. Je ne me suis pas engagé en politique pour voir des files d'attente dans nos rues, dans nos quartiers, de jeunes étudiants qui n'ont plus rien à manger. Si on ne trouve pas des solutions, la crise sociale sera pire encore. Il faut le traiter. Et je n'ai aucun problème à ce que nous réinjections de l'investissement de l'argent public dans l'aide alimentaire, notamment pour favoriser les produits locaux parce que nous avons une situation d'urgence à gérer. Un autre chiffre qui est éloquent. Nous avons 700 000 jeunes qui vont rentrer sur un marché du travail qui est dégradé comme il ne l'a jamais été. 300 000 de ces jeunes ont perdu leur petit job. Je ne parle pas des feignants. Je parle de petits jobs qu'avaient ces étudiants qui cumulaient un bac plus 4 et un petit job dans un fast-food. Ces étudiants, ils ont perdu leur petit boulot. Il faut leur trouver une solution. Nous proposons de mettre en place 300 000 jobs pour la nation. De faire en sorte que ces étudiants qui ont perdu leur petit boulot puissent retrouver un petit job utile à la nation. Pendant combien de temps ? Nous le proposons pendant une année. Ces petits jobs seraient portés par l'État et par la collectivité. Ce seraient des jobs qui seraient utiles à la nation. Ces jeunes pourront aller travailler dans des associations, notamment d'aide alimentaire. Et je préfère que nous donnions à ces jeunes-là un salaire lié à un engagement pour la nation que de les mettre au RSA. C'est la proposition que nous faisons. Vous savez, les Républicains, depuis le début de cette crise, nous avons un principe qui est le principe de responsabilité. Moi, je ne me suis pas engagé en politique pour laisser passer les trains, pour regarder les situations injustes et insupportables. La pauvreté, c'est un des grands combats que le politique doit mener. Et les Républicains, nous ne critiquons pas, nous proposons. »
Les Républicains, c'est la famille gaulliste. C'est une grande famille du rassemblement de la droite et du centre. Et moi, je le crois. Et je ne suis pas, nous ne sommes pas, Christian Jacob n'est pas le chef d'une petite boutique. Nous sommes les responsables politiques d'une famille qui a vocation à rassembler les Français. Il faudra que notre candidat partage nos valeurs, nos convictions, que ceux qui se sont éloignés de nous fassent tous les efforts nécessaires pour revenir vers nous.
« Les Républicains, c'est la famille gaulliste. C'est une grande famille du rassemblement de la droite et du centre. Et moi, je le crois. Et je ne suis pas, nous ne sommes pas, Christian Jacob n'est pas le chef d'une petite boutique. Nous sommes les responsables politiques d'une famille qui a vocation à rassembler les Français. Il faudra que notre candidat partage nos valeurs, nos convictions, que ceux qui se sont éloignés de nous fassent tous les efforts nécessaires pour revenir vers nous. »
Si vous avez à le faire, Si vous avez à le faire... La démocratie, ce n'est pas cela. La démocratie, ce n'est pas circuler, il n'y a rien à voir. On plie le match avant même qu'il ait lieu. Gérald Darmanin, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont mariés pour le pire. Et ce mariage-là, je ne l'accepte pas. Pas pour la droite républicaine. Je ne l'accepte pas pour les Français qui n'en veulent pas. Voilà pourquoi, depuis des mois, nous travaillons à faire en sorte de pouvoir incarner une alternative et un espoir pour les Français.
« Si vous avez à le faire, »
« Si vous avez à le faire... La démocratie, ce n'est pas cela. La démocratie, ce n'est pas circuler, il n'y a rien à voir. On plie le match avant même qu'il ait lieu. Gérald Darmanin, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont mariés pour le pire. Et ce mariage-là, je ne l'accepte pas. Pas pour la droite républicaine. Je ne l'accepte pas pour les Français qui n'en veulent pas. Voilà pourquoi, depuis des mois, nous travaillons à faire en sorte de pouvoir incarner une alternative et un espoir pour les Français. »
Le groupe a majoritairement voté contre. Vous avez voté contre ? Pour une raison très simple. Pourquoi ? C'est que ce texte est une comédie. Et nous ne sommes plus à l'heure de la comédie. Avons-nous traité les vraies questions ? Avons-nous traité la question des 4000 fichés S étrangers aujourd'hui que l'on ne s'est pas expulsé ? Non. Nous avions proposé une cour spéciale qui permette d'expulser celles et ceux qui aujourd'hui mettent en danger la nation. Ça a été refusé. Est-ce que nous avons traité la question du port du voile sur les mineurs ? Non. Aujourd'hui, nous n'avons pas pu faire voter nos dispositions pour interdire le port du voile sur une fillette. Tous les sujets importants ont…
« Le groupe a majoritairement voté contre. Vous avez voté contre ? Pour une raison très simple. Pourquoi ? C'est que ce texte est une comédie. Et nous ne sommes plus à l'heure de la comédie. Avons-nous traité les vraies questions ? Avons-nous traité la question des 4000 fichés S étrangers aujourd'hui que l'on ne s'est pas expulsé ? Non. Nous avions proposé une cour spéciale qui permette d'expulser celles et ceux qui aujourd'hui mettent en danger la nation. Ça a été refusé. Est-ce que nous avons traité la question du port du voile sur les mineurs ? Non. Aujourd'hui, nous n'avons pas pu faire voter nos dispositions pour interdire le port du voile sur une fillette. Tous les sujets importants ont été mis sous le tapis. Moi, je ne participe pas à la comédie de Gérald Darmanin. »
« Vous êtes contre ? Tout ça a existé déjà. Vous parliez de la neutralité des agents du service public. Ce n'est pas une nouveauté. Gérald Darmanin réinvente l'eau tiède, il montre ses muscles, il fait le matador. Il n'est pas sincère à vos yeux ? Je pense qu'il n'est pas sincère. C'est un cynique. C'est un cynique, Gérald Darmanin. Lorsqu'on est ministre de l'Intérieur, capable de faire la danse du ventre avec Marine Le Pen, c'est qu'on est d'un cynisme consommé. C'est qu'on met même en danger le débat démocratique. Moi, je ne supporte pas cette confiscation du débat démocratique. Le match, Le Pen, Macron, je le refuse et je ferai tout pour le refuser. Tout ça pour vous dire que dans la loi, c'est pas un ratisme. Vous les mettez sur le même plan ? Ils se sont mis eux-mêmes sur le même plan. »
Si vous avez à le faire, Si vous avez à le faire... La démocratie, ce n'est pas cela. La démocratie, ce n'est pas circuler, il n'y a rien à voir. On plie le match avant même qu'il ait lieu. Gérald Darmanin, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont mariés pour le pire. Et ce mariage-là, je ne l'accepte pas. Pas pour la droite républicaine. Je ne l'accepte pas pour les Français qui n'en veulent pas. Voilà pourquoi, depuis des mois, nous travaillons à faire en sorte de pouvoir incarner une alternative et un espoir pour les Français.
« Si vous avez à le faire, »
« Si vous avez à le faire... La démocratie, ce n'est pas cela. La démocratie, ce n'est pas circuler, il n'y a rien à voir. On plie le match avant même qu'il ait lieu. Gérald Darmanin, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont mariés pour le pire. Et ce mariage-là, je ne l'accepte pas. Pas pour la droite républicaine. Je ne l'accepte pas pour les Français qui n'en veulent pas. Voilà pourquoi, depuis des mois, nous travaillons à faire en sorte de pouvoir incarner une alternative et un espoir pour les Français. »
Si ce texte est repris, je le voterai. Il faut qu'il y ait un débat. Je pense que sur ce sujet, il ne faut caricaturer personne, y compris les collègues qui n'ont pas le même avis que moi. J'ai fait du combat pour la protection des femmes, un de mes combats majeurs. Je vais voter une loi à l'Assemblée nationale sur la mise en place du bracelet en dérapprochement. C'est un de mes combats. Tout ce qui permet de protéger une femme, je le voterai et je le soutiendrai.
« Si ce texte est repris, je le voterai. Il faut qu'il y ait un débat. Je pense que sur ce sujet, il ne faut caricaturer personne, y compris les collègues qui n'ont pas le même avis que moi. J'ai fait du combat pour la protection des femmes, un de mes combats majeurs. Je vais voter une loi à l'Assemblée nationale sur la mise en place du bracelet en dérapprochement. C'est un de mes combats. Tout ce qui permet de protéger une femme, je le voterai et je le soutiendrai. »
Personnellement, je ne suis pas hostile à l'allongement de 12 à 14 semaines. Je regrette que par des procédures de dépôt de nombreux amendements, nous ayons pu avoir un blocage. C'est une erreur ? Oui, c'est une erreur. Je le dis comme je le pense. Moi, je n'ai pas déposé un seul amendement. Je le dis d'autant plus librement. Vous savez, cette phrase de Simone Veil, en 1975, lorsqu'elle porte la loi sur l'IVG, qui dit que l'avortement est toujours un drame et restera toujours un drame pour les femmes. Si cet allongement de deux semaines permet une solution à des femmes qui sont en détresse, tant mieux. Oui, mais ça ne réglera pas le problème de ces 2000 femmes. En 20 ans, nous avons perdu l…
« Personnellement, je ne suis pas hostile à l'allongement de 12 à 14 semaines. Je regrette que par des procédures de dépôt de nombreux amendements, nous ayons pu avoir un blocage. C'est une erreur ? Oui, c'est une erreur. Je le dis comme je le pense. Moi, je n'ai pas déposé un seul amendement. Je le dis d'autant plus librement. Vous savez, cette phrase de Simone Veil, en 1975, lorsqu'elle porte la loi sur l'IVG, qui dit que l'avortement est toujours un drame et restera toujours un drame pour les femmes. Si cet allongement de deux semaines permet une solution à des femmes qui sont en détresse, tant mieux. »
« Oui, mais ça ne réglera pas le problème de ces 2000 femmes. En 20 ans, nous avons perdu la moitié des maternités dans notre pays. 80% des IVG sont pratiqués en milieu hospitalier. Nous avons aujourd'hui 25% des établissements scolaires qui pratiquent la prévention et les vraies actions de prévention sur ces sujets. Si on veut que ces 2000 femmes qui sont dans une détresse incroyable puissent trouver une solution, ce n'est pas seulement en allongeant de deux semaines qu'on le fera. C'est aussi en reconstruisant tout un parcours pour éviter, notamment avec la prévention l'IVG. Mais est-ce que vous demandez à votre parti de retirer ces amendements ? Ce sont des collègues qui ont déposé. Chaque collègue est libre de le faire. Vous savez, il y a une forme d'hypocrisie aussi. Le Parti Socialiste qui a programmé ce texte-là l'a fait sur une journée qu'on appelle la niche parlementaire, qui est une journée limitée en temps parlementaire, qui savait de toute façon qu'on ne souhaitait pas... »
J'étais tout à fait hostile à un nouveau confinement. Donc, ce n'est pas parce que c'est Emmanuel Macron que je vais dire l'inverse. Je pense qu'il a bien fait de refuser. Oui, sur le refus d'un nouveau confinement. Ça n'enlève rien à toutes les erreurs qu'il a pu commettre par le passé et qu'il commettra sûrement à l'avenir encore. Mais attention à la mise en scène. Vous savez, cette espèce de mise en scène du président de la République, costaud, qui tient devant le comité scientifique, c'est tout à fait factice. Qui a créé le comité scientifique ? C'est Emmanuel Macron. Qui a nommé le professeur d'Elfraissy ? C'est Emmanuel Macron. Donc, il y a un petit jeu entre lui et le comité scientif…
« J'étais tout à fait hostile à un nouveau confinement. Donc, ce n'est pas parce que c'est Emmanuel Macron que je vais dire l'inverse. Je pense qu'il a bien fait de refuser. Oui, sur le refus d'un nouveau confinement. Ça n'enlève rien à toutes les erreurs qu'il a pu commettre par le passé et qu'il commettra sûrement à l'avenir encore. Mais attention à la mise en scène. Vous savez, cette espèce de mise en scène du président de la République, costaud, qui tient devant le comité scientifique, c'est tout à fait factice. Qui a créé le comité scientifique ? C'est Emmanuel Macron. Qui a nommé le professeur d'Elfraissy ? C'est Emmanuel Macron. Donc, il y a un petit jeu entre lui et le comité scientifique. Un faux rapport de force qui s'est installé. Mais en tous les cas, les confinements ont des conséquences économiques, sociales, plus graves encore, je crois, que la propagation de virus. »
À la condition que son programme, que son projet, que son équipe soit celle des Républicains.
« À la condition que son programme, que son projet, que son équipe soit celle des Républicains. »
Vous n'aimez pas les caricatures et je n'aime pas les caricatures. Oui. Je vais donc essayer de m'expliquer. Nous avons aujourd'hui une situation de dette qui est une dette historique, comme nous ne l'avons jamais connue. Je différencie la dette structurelle du pays qui nous faudra régler nos dépenses courantes de la dette liée au Covid. Cette dette-là, elle n'est pas comme les autres. D'abord parce qu'elle est hors normes, ensuite parce qu'elle est détenue au moins à 25% par la Banque Centrale Européenne, ce qui n'est pas le cas de notre dette structurelle. Et donc, cela veut dire que nous pouvons la traiter différemment. Le courage aujourd'hui, ce n'est pas de dire aux Français « Cette de…
« Nous avons aujourd'hui une situation de dette qui est une dette historique, comme nous ne l'avons jamais connue. Je différencie la dette structurelle du pays qui nous faudra régler nos dépenses courantes de la dette liée au Covid. Cette dette-là, elle n'est pas comme les autres. D'abord parce qu'elle est hors normes, ensuite parce qu'elle est détenue au moins à 25% par la Banque Centrale Européenne, ce qui n'est pas le cas de notre dette structurelle. Et donc, cela veut dire que nous pouvons la traiter différemment. Le courage aujourd'hui, ce n'est pas de dire aux Français « Cette dette-là, on la réglera avec une augmentation de la fiscalité, une augmentation de la croissance. » Tout ça, ça relève du beau bar. »
« Bien sûr que ça se rembourse. Je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas la rembourser. J'ai simplement dit que compte tenu du contexte, il nous fallait allonger la durée de remboursement de cette dette pour ne pas sacrifier une génération. Parce que la Banque Centrale Européenne détient 25% de cette dette, nous pouvons le faire. Vous savez, la vraie lâcheté politique aujourd'hui, c'est de dire aux Français que cette dette-là, on la réglera comme les dettes du passé. C'est faux. C'est un beau bar et les Français n'y croient pas. Et je préfère prendre le parti, Jean-Jacques Bourdin, je préfère prendre le parti de chercher des solutions nouvelles, responsables, courageuses, plutôt que de raconter toujours les mêmes blagues aux Français. »
« En 2022 et en 2019. »
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez tout à fait raison. Je pense qu'il ne reste de la cinquième république aujourd'hui que le nom et un bout de constitution. Mais la cinquième république n'a toujours été forte que lorsqu'elle était dirigée par des femmes et des hommes qui respectaient l'esprit de la cinquième république. Aujourd'hui, tout pue la quatrième république. Tout pue le bidouillage politique, l'enfumage, l'escroquerie généralisée. Enfin, pardon, mais l'escroquerie politique, je veux dire. Vous vous rendez compte, je regardais ça il y a quelques jours. L'essentiel des mesures fiscales qui ont été dilées. Je dis dilées parce que c'est vraiment ça. Avec le parti socialiste pour sauver le gouvernement lors du dernier budget. L'essentiel de ces mesures fiscales, on est en train de découvrir aujourd'hui qu'elles n'ont quasiment rien rapporté de ce qu'elles devaient rapporter. Tout le monde le savait. Et tout le monde a pris les français pour des jambons. On a fait semblant de négocier des bouts de machins. Tout ça avec quel objectif ? Sauver le gouvernement. Sauver le gouvernement. Faire en sorte que ça tienne encore un peu. Sauf que plus on joue cette durée, plus on fait traîner la fin d'époque, plus on fait monter les extrêmes. »
« Ce n'est pas une question de grâce, c'est une question de lucidité. Franchement, quelles que soient les idées politiques que l'on ait, vous voyez un seul candidat aujourd'hui qui soit à la hauteur de la situation. Et vous voulez qu'on s'habitue à ça ? Le grand danger des fins d'époque et des démocraties fatiguées, c'est l'habitude. C'est qu'on s'endort, on roupille. Puis petit à petit, on finit par se dire, bon, ce n'est pas si grave. Au fond, tout ça est médiocre. Mais dans la médiocrité, on va peut-être trouver un truc intéressant. »
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, moi, j'ai toujours été un opposant à Emmanuel Macron depuis le premier jour. La différence d'autres, je ne suis pas allé lui servir la soupe au gouvernement. Mais je ne peux pas retirer à Emmanuel Macron qu'en 2017, il portait une espérance. Je n'ai pas partagé cette espérance, je n'y croyais pas. Mais il portait une espérance qui était effectivement l'espérance d'une coalition de volontaires. Sauf que le drame, c'est ce qu'il en a fait. Il a absolument gâché par des bidouillages politiques, par méconnaissances profondes du pays, par orgueil, ce qui pouvait être une belle promesse à l'époque. Je pense qu'aujourd'hui, cette promesse-là, elle peut prendre beaucoup plus de sens. Le problème, ce n'est pas ce qu'Emmanuel Macron avait en tête. Le problème, c'est le gâchis qu'il en a fait. »
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
« Oui, ça nous donnera évidemment du baume au cœur, mais enfin si tout ça pouvait nous faire oublier les drames qui traversent notre pays, ce serait un peu facile. Je ne pense pas qu'aujourd'hui notre pays ait besoin de baume, il y a besoin d'une solution. »
« D'abord, je veux vous corriger ce que j'ai dit, si vous l'avez compris comme ça. Je ne suis pas pessimiste. Au contraire, je suis optimiste. Si j'étais pessimiste, je me contenterais de ce que nous avons sous les yeux. Et c'est justement parce que je suis optimiste que je dis qu'il faut que tout ça meure une bonne fois pour toutes et qu'on puisse passer à autre chose. »
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« Je l'ai regardé sur la fin. J'étais dans un avion. Moi je suis dans une terre de rugby, donc on est beaucoup plus assidu au rugby qu'au football, mais c'est une très belle victoire. Ce qui est magnifique, c'est que de telles victoires sportives puissent commencer à embarquer un pays. Donc on leur souhaite évidemment bonne chance, parce qu'il en faut toujours un peu, et beaucoup de force pour la suite. »
« Vous avez cité la réforme des retraites. Je pense que c'est un sujet intéressant. À l'époque, je me suis opposé à la réforme des retraites contre l'avis des chefs de LR. »
« Je ne crois pas avoir prononcé cette phrase, mais je vous entendais, je crois, parler des travailleurs sociaux, notamment. Vous voyez, on a un défi dans notre pays qui est l'enfance. Il se trouve que depuis des décennies, la mortalité infantile des bébés notamment, la santé mentale des adolescents, avait progressé. Il se trouve que depuis quelques années, elle régresse, et notamment la mortalité infantile qui augmente, ce qui est un défi absolument majeur. La période du Covid, on est passé très vite sur cette période-là, en l'oubliant aussi vite qu'elle était arrivée, a laissé des traces profondes dans notre jeunesse. Et je pense que la politique que nous avons d'accompagnement des plus jeunes, notamment des adolescents, de lutte contre la mortalité infantile peut être un défi gigantesque. Moi, j'ai beaucoup de respect pour ceux qui travaillent avec la jeunesse. Je le vois notamment dans les services de protection de l'enfance, qui aujourd'hui sont des services presque abandonnés des autorités publiques. On parlait tout à l'heure de justice. Les juges des enfants, dont nous n'avons jamais eu autant besoin aujourd'hui, pour redonner une perspective et un avenir à ces jeunes qui sont perdus, sont parmi les plus déshérités de notre justice. »
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« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
« La taxe Zuckman, je pense qu'elle est inefficace. C'est ma conviction, d'un point de vue technique et opérationnel. Mais ce qu'on ne peut pas évacuer, c'est le fait qu'aujourd'hui, le travail dans notre pays, l'effort, est beaucoup plus taxé que la rente. C'est ça le cœur du sujet. Et une grande nation qui, aujourd'hui, appuie sa fiscalité sur ceux qui produisent moins que sur ceux qui bénéficient de la rente, est une nation qui s'éteint. C'est ce qui se passe sur notre activité économique. Donc pour moi, le cœur du sujet, c'est comment on va chercher un effort supplémentaire sur la spéculation, que je combats pour ma part parce que je pense qu'elle est un poison pour l'économie et un poison pour l'état d'esprit d'une nation et d'une société. Et comment est-ce que l'on demande plus d'effort à la rente et moins d'effort au travail ? Mais donc vous voyez qu'il faut aller au-delà de la question de la taxation des hauts revenus. Parce que sur les hauts revenus, il y a les revenus de la rente, les revenus de la spéculation et les revenus du travail. Ce qui n'est pas du tout la même chose. »
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« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
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« De construction de quoi ? D'un budget déjà ? Oui, d'un budget. Mais à quel prix ? Vous voyez, au fond, ce à quoi nous habituons lentement, c'est que désormais, ce qui nous préoccuperait le plus, c'est que le gouvernement tienne, quel que soit le prix. Vous voyez bien que ce budget est pire que le budget qu'avait proposé Michel Barnard. Pourquoi pire ? Fiscalement, il est pire. D'ailleurs, on en découvre tous les jours. La dernière mesure sur l'abaissement du taux de TVA sur les auto-entrepreneurs, c'est une absurdité. Personne n'avait osé le faire, parce que c'est grotesque. Ça n'a aucun sens économique. Ça a été arrêté ! Mais bien sûr, mais enfin, ça a été installé dans le premier budget. Et il faut que le ministre de l'Industrie, pour essayer de sauver les meubles, dise qu'il le suspend. Enfin, tout ça, c'est... Pardon, mais c'est grotesque. Et ce ne serait pas grave si la situation du pays n'était pas aussi lourde. Vous voyez bien les défis gigantesques auxquels on a à faire face. Et moi, ça me trouble de voir que ce qui nous préoccupe au fond, aujourd'hui principalement, c'est de savoir si le gouvernement va sauver ses fesses ou pas. »
« La réforme des retraites. Éric Ciotti m'a démis de mes fonctions de vice-président. Et c'est d'ailleurs ma plus grande fierté. Parce que j'étais défavorable à la réforme des retraites portée par Emmanuel Macron. Il voulait aller jusqu'à 65 ans. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui veulent la retraite à 60 ans ? »
« Ou 62. C'est à peu près la même chose. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui ne veulent pas réformer, notamment le système d'assurance chômage, là où lui voulait être extrêmement dur avec ceux qui n'étaient pas en activité ? »
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« Oui, elle y est probablement. Mais regardons un peu notre histoire récente et plus ancienne. Je pense qu'aujourd'hui, nous sommes à un moment politique qui nécessite de faire des grandes choses. D'ailleurs, tous les autres pays du monde font de grandes choses, parfois qui ne sont pas conformes à nos valeurs, mais elles font de grandes choses. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas faire de petites choses. Dans notre histoire, et notamment lorsque la sécurité sociale a été fondée dans notre pays, au moins la reconstruction, on a fait de grandes choses. Ces grandes choses, vous ne les faites pas si vous n'avez pas et la droite et la gauche avec vous. Sinon, vous êtes condamnés à faire de petites choses. Et nous ne sommes pas dans une période où nous pouvons faire de petites choses. C'est la raison pour laquelle je pense que cette situation ne pourra pas durer. Et je vais même vous dire plus. Je pense qu'il ne faut pas qu'elle dure. Parce que si elle dure, le réveil sera redoutable. Au fond, on a un corps malade à qui on file du doliprane toute la journée en se disant que ça ira mieux demain. Le réveil va être terrible. Il faut que dès demain, dans les semaines et les mois qui viennent, nous rebâtissions ce pays. On ne peut plus attendre. »
« Je souhaite qu'on travaille à la fois sur les contraintes, notamment pour les plus grandes entreprises qui sont celles qui souvent respectent le moins les règles. »
« Je ne sais pas, moi je ne suis pas un chef de caserne. Mais je pense que ce que je dis, y compris de ce chemin d'une droite populaire, qui sûrement rompt avec ce qu'on a pu entendre depuis quelques années, c'est assez partagé. Je peux perturber. Celui qui dit parfois des vérités perturbe un peu plus que les autres. Mais je veux dire à Madame la Première Ministre qu'elle n'imagine pas une seule seconde pouvoir faire voter une réforme des retraites en passage en force. D'abord parce qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée. Et qu'ensuite, on ne tord pas le bras au pays. Une réforme des retraites, ce n'est pas une réforme comme les autres. Vous annoncez qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée ? Je suis convaincu que si elle passe en force, si elle ne trouve pas de consensus et de moyens de consensus, cette réforme est vouée à l'échec. »
« Je pense que les politiques sont prises d'une forme de trouille depuis déjà quelques années et cette trouille les pousse à ne parler qu'aux électeurs à qui c'est le plus facile de parler. La droite a été prise de cette trouille-là après avoir essuyé de nombreux échecs électoraux aux présidentielles, aux législatives et aux européennes. Et donc, c'est une espèce de trouille qui nous emporte où on se dit qu'au fond, il ne faut parler qu'à nos électeurs parce qu'aller parler aux autres prendrions le risque de perdre notre petit matelas. Le cœur de cible. Oui, la rente. Sauf que quand on réagit comme cela, on finit en étant un petit parti à la française. Moi, l'idée que je me fais de la droite républicaine ce n'est pas d'être un petit parti à la française, c'est d'être un grand mouvement gaulliste qui est capable de rassembler les Français au-delà de leurs différences. »
« Les grandes agences de l'État, les agences régionales de santé, dont on a vu qu'elles étaient inopérantes durant cette crise et qui coûtent beaucoup d'argent aux contribuables, faisons le ménage dans ces structures-là qui coûtent de l'argent public pour pas grand-chose, pour ne pas dire pour rien, et faisons en sorte de pouvoir lancer des grands investissements pour rebâtir notre pays en sortie de crise. Sinon, nous resterons en l'état de mort cérébrale de nombreuses années. »
« Les grandes agences de l'État, les agences régionales de santé, dont on a vu qu'elles étaient inopérantes durant cette crise et qui coûtent beaucoup d'argent aux contribuables, faisons le ménage dans ces structures-là qui coûtent de l'argent public pour pas grand-chose, pour ne pas dire pour rien, et faisons en sorte de pouvoir lancer des grands investissements pour rebâtir notre pays en sortie de crise. Sinon, nous resterons en l'état de mort cérébrale de nombreuses années. »
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
« Oui, les deux. Mais les deux d'ailleurs se nourrissent. Il n'y a pas de crise politique profonde sans qu'il y ait aussi une crise de régime. Et je pense que nous avons un vrai sujet sur le rapport à la constitution de la Ve République. Mais là aussi, disons les choses clairement. Être gaulliste, ce n'est pas être fétichiste, ni pour les partis politiques, ni pour la constitution. Il faut la toucher d'une main tremblante, la constitution en effet. Mais le général de Gaulle lui-même a toujours cherché à adapter la constitution, à la rénover. Je n'ai pas besoin de vous rappeler le référendum qu'il avait souhaité lui-même, qu'il a fait sortir de l'engagement politique à ce moment-là. C'était contraire à l'esprit de la Ve République. »
« Aujourd'hui, le temps me donne raison. À moi et à d'autres de mes collègues chez LR qui nous y étions opposés. D'abord, on l'a bien vu, cette réforme-là n'a pas produit les effets qu'elle devait produire. On a menti aux Français. On leur a dit, cette réforme-là va sauver le système. Elle n'a rien sauvé du système. Pire même, elle a aggravé la situation. Et puis, une autre chose, c'est qu'elle a mis à contribution ceux qui travaillaient déjà beaucoup. Comme sur les jours fériés. C'est cette idée selon laquelle, au fond, ceux qui bossent déjà beaucoup, plutôt la classe moyenne, on leur demande de faire des efforts supplémentaires pour les autres. Et ça, c'est insupportable. Peut-être que cette question de la réforme des retraites, sur laquelle, y compris les macronistes, conviennent aujourd'hui qu'en fait, elle a été faite avec les pieds, qu'elle n'a pas fonctionné, qu'elle ne produit pas les effets nécessaires. C'est peut-être un sujet de discussion. Mais je veux faire une invitation au Premier ministre. Les négociations, lorsqu'on veut qu'elles soient claires, il faut que les cuisines soient ouvertes. Et donc, je pense qu'il y a un danger à négocier le bout de gras avec les différents groupes politiques dans l'ombre des groupes politiques. Ce qu'il faut, c'est prendre à témoin les Français. Que l'on sache ce qui se discute. Et que l'opinion publique, que les Françaises et les Français puissent aussi demander des comptes aux groupes politiques qui, pour l'instant, négocient le bout de gras dans leurs petits coins. La grande négociation sur un accord de gouvernement, elle doit se faire devant les Français, pas dans les antichambres des groupes politiques. »
« J'ai fait partie de ceux qui n'ont pas voté la dernière réforme des retraites et si c'était à refaire je referais exactement la même chose d'autant que les mois et les années qui ont suivi donnent raison à beaucoup des arguments que pas seuls nous avons pu porter je vais essayer de l'expliquer d'abord je ne fais pas partie des fétichistes qui matin midi et soir s'obsèdent sur une question devenue secondaire qui est celle de l'âge légal de départ à la retraite et disons les choses clairement il y a dans notre pays même dans notre famille politique des fétichistes de l'âge légal d'abord parce que parfois ça évite d'avoir d'autres idées et ensuite parce que et là j'insiste sur ce point à force que la politique soit devenue dépourvue de toute imagination elle est redevenue doloriste au fond je ne sais pas à quel moment dans ce pays il y a quelque chose qui a basculé et qui a fait que le courage politique se résumait à la douleur qu'on pouvait infliger c'est ce que j'appelle le sado-réformisme qu'on trouve parfois dans le libéralisme bien sûr exactement c'est le dolorisme alors des époques de notre histoire ça a beaucoup existé le dolorisme c'est toujours une manière historiquement pour les responsables politiques de renvoyer leur propre faute leur propre manquement sur le dos des citoyens en disant si ça marche pas c'est parce que vous êtes des feignants si ça marche pas c'est parce que vous êtes pas bon je pense que si quelques-uns d'entre nous avaient eu à gérer les comptes publics depuis quelques années la situation serait probablement meilleure en tous les cas pas pire qu'elle ne l'est aujourd'hui avec les spécialistes que nous avons eu depuis tant d'années bref j'insiste sur ce point parce que sur la question de l'âge légal il va quand même falloir se sortir des têtes peu imaginatives que ce n'est pas le sujet et je vais essayer de l'expliquer d'abord ce n'est pas le sujet parce que l'âge légal dit de moins en moins l'âge auquel vous partez à la retraite et que plus le temps passe plus vous partez à un autre âge que l'âge légal pour ceux qui sont dans des systèmes les plus favorables vous partez très avant l'âge légal et pour ceux qui sont dans des situations différentes vous partez très après l'âge légal et donc cette question de l'âge légal en réalité n'a aucune réalité dans la vie du travail et de la retraite de nos concitoyens deuxièmement l'âge légal provoque des dysfonctionnements et c'est ce pourquoi je m'y suis opposé il y a maintenant quelques temps j'avais à l'époque expliqué une chose simple dont je n'étais pas absolument sûr mais qui désormais s'est démontré lorsque et c'est encore le cas pour les deux générations qui viennent lorsque vous commencez à travailler à 16 ans il y a de fortes chances que vous soyez conduit à travailler dans un métier difficile ça se comprend assez clairement vous n'êtes pas banquier associé chez Barclays à 16 ans ni même à 17 ni même à 18 et les métiers qui sont les métiers dans lesquels vous commencez le plus tôt sont aussi les métiers les plus difficiles physiquement en horaire décalé en exigence de volume de travail et dans conditions physiques je dis ce ne sera plus le cas dans deux générations parce que même ces métiers là sont des métiers qui évoluent en termes de charge physique évoluent socialement et dans deux générations la démonstration que je fais n'aura plus lieu mais elle existe encore le report de l'âge légal de la réforme des retraites consiste en quoi ? il consiste à dire à tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans vous allez bosser une à deux années de plus pour ceux qui ont commencé à travailler à 30 ans excusez-moi mais quand on défend le mérite l'effort le travail comment peut-on aller expliquer à celui ou celle qui a commencé à bosser à 16 ans qu'il va devoir cotiser deux années de plus pour celui qui a commencé à travailler à 30 ans et dont les conditions de travail sont forcément plus favorables c'est contraire même à l'idée que la droite se fait de la reconnaissance de l'effort et du travail nous avons la démonstration depuis les derniers comptes ou au moins ce qu'on arrive à recoller des comptes liés aux retraites qu'est-ce qui se produit depuis la dernière réforme des retraites et bien c'est très simple nous avons une explosion des pensions d'invalidité pour ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans nous avons une explosion des arrêts maladie après 62 ans et nous avons une explosion des mises au chômage longue durée après 62 ans allez chez France Travail quand vous avez 62 ans je peux déjà vous dire ce qu'on va vous expliquer que vous allez attendre jusqu'à la retraite qu'est-ce qui s'est produit non seulement on n'a pas rééquilibré les comptes moi je me souviens très bien du discours de l'époque où on nous disait c'est la réforme ou la baisse des pensions on a eu la réforme on a eu le déséquilibre des comptes puisque les comptes liés à la réforme ou à la retraite sont plus en déséquilibre que ce qu'on imaginait et pardon de vous dire qu'il y a quelques mois on a quasiment failli avoir la baisse des pensions vous voyez le bobard sur lequel on a installé ce débat politique et donc j'ai toujours dit être favorable non pas à la question de l'âge légal mais à la question de la durée de cotisation et quand je dis ça en fait je dis quelque chose qui n'est pas très éloigné de ce que tu dis la durée de cotisation c'est quoi vous cotisez à partir du moment où vous avez commencé à travailler si vous voulez continuer à travailler ou si vous pouvez continuer à travailler jusqu'à 66 ans vous cotiserez jusqu'à 66 ans et ce que vous récupérez du capital que tu évoques au fond qui est le volume des cotisations que vous avez versé sera plus important aujourd'hui avec l'âge légal si vous continuez à travailler deux années après l'âge légal vous ne récupérez jamais 100% de ce que vous aurez versé en cotisation si vous avez récupéré 30% c'est le goût du monde vous pensez que c'est une manière de favoriser y compris le fait de continuer à travailler davantage après et la durée de cotisation c'est une manière de venir au fond à la maîtrise de son parcours individuel que tu évoquais tout à l'heure est-ce que ça s'appelle capitalisation est-ce que ça s'appelle seulement durée de cotisation j'en sais rien à vrai dire même ça m'importe peu ce qui compte en revanche c'est d'inverser complètement le paradigme et de ce point de vue je suis d'accord nous sommes tous attachés au régime par répartition mais nous l'étions à un moment où il était démographiquement tenable nous n'avons déjà plus de système par répartition et toutes les compensations que l'état injecte dans les caisses des retraites font que de toute façon tout ça est une hypocrisie est une illusion et donc il nous faut en venir à un système qui pour moi est le système de durée de cotisation et donc probablement de capitalisation avec une limite mais je t'ai entendu le dire qui est que le capital en question ne peut pas être soumis à toutes les spéculations et que ce qui fait notre marque de fabrique y compris notre souveraineté ça a été un problème pour beaucoup d'autres états du monde c'est lorsque l'on place sur des marchés incertains une partie non pas seulement de notre dette mais aussi de nos retraites dès lors que l'on garde une souveraineté sur ce capital là je n'ai aucun problème et à cela s'ajoutera de toute façon non pas du 100% de capitalisation ou durée de cotisation mais des compensations parce que oui il faudra encore des minimum vieillesse qui soit plus digne que ce que nous connaissons aujourd'hui oui il faudra des outils de compensation pour celui qui à 50 ans aura fait un AVC et ne pourra pas continuer à travailler il faudra ces systèmes qui continueront à créer un lien de solidarité entre chacun d'entre nous et donc pour vous répondre je suis extrêmement hostile à tous ceux qui nous disent qu'ils ne veulent pas entendre parler de l'âge légal autant qu'à ceux qui nous expliquent que tout doit passer par l'âge légal et je comprends que dans ce conclave à la noix personne n'est réussi à s'entendre parce que des deux côtés je dis bien des deux côtés il y a une cécité totale sur la nécessité de tout rebâtir et en fait c'est ce qui nous rassemble d'une certaine manière mais avec d'autres aussi on n'est pas les seuls c'est que vous voyez bien que sur tous les sujets il faut tout reprendre à la base et que là ce qui perturbe en particulier un gouvernement qui est soumis à une potentielle motion de censure et dont la seule obsession est de s'assurer de pouvoir durer encore un peu à aucun instant ils ne s'attaqueront à un chantier aussi colossal sauf que c'est absolument vital et c'est ce qui nous manque terriblement et moi j'ai tendance à dire que je comprends que ça effraie certains dans la classe politique je comprends que certains dans la classe politique se disent quand même ce gyrophare sur la voiture si je peux le garder encore un peu et puis tout ça c'est l'aboutissement de ma vie vous comprenez d'être ministre très bien moi je les respecte mais pour le gros boulot qui est à faire il faut qu'ils laissent la place à d'autres s'ils ont la trouille c'est pas grave il y en a d'autres qui n'ont pas la trouille »