Aurélien Pradié — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 févr. 2019 au 1 juil. 2026
Questions
499
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 499 questions évaluables
Réponse directe
231
Réponse partielle
100
Réponse à côté
158
Refus explicite
10
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 499
Question 1Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Le dépassement des clivages, le nid droite-lid gauche, des personnalités nouvelles ?
Réponse à côté
Vous savez, moi, j'ai toujours été un opposant à Emmanuel Macron depuis le premier jour. La différence d'autres, je ne suis pas allé lui servir la soupe au gouvernement. Mais je ne peux pas retirer à Emmanuel Macron qu'en 2017, il portait une espérance. Je n'ai pas partagé cette espérance, je n'y croyais pas. Mais il portait une espérance qui était effectivement l'espérance d'une coalition de volontaires. Sauf que le drame, c'est ce qu'il en a fait. Il a absolument gâché par des bidouillages politiques, par méconnaissances profondes du pays, par orgueil, ce qui pouvait être une belle promesse à l'époque. Je pense qu'aujourd'hui, cette promesse-là, elle peut prendre beaucoup plus de sens. Le…
« Vous savez, moi, j'ai toujours été un opposant à Emmanuel Macron depuis le premier jour. La différence d'autres, je ne suis pas allé lui servir la soupe au gouvernement. Mais je ne peux pas retirer à Emmanuel Macron qu'en 2017, il portait une espérance. Je n'ai pas partagé cette espérance, je n'y croyais pas. Mais il portait une espérance qui était effectivement l'espérance d'une coalition de volontaires. Sauf que le drame, c'est ce qu'il en a fait. Il a absolument gâché par des bidouillages politiques, par méconnaissances profondes du pays, par orgueil, ce qui pouvait être une belle promesse à l'époque. Je pense qu'aujourd'hui, cette promesse-là, elle peut prendre beaucoup plus de sens. Le problème, ce n'est pas ce qu'Emmanuel Macron avait en tête. Le problème, c'est le gâchis qu'il en a fait. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En 2022 et en 2019. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 13:33
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:00
Question 2Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Alors, vous êtes plutôt pessimiste dans votre pronostic. Il y a beaucoup de Français également qui le sont et qui redoutent. Au second tour, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bernal ou Jean-Luc Mélenchon Marine Le Pen. Je rappelle que le 7 juillet, c'est-à-dire mardi, on aura le jugement de la Cour d'appel dans l'affaire des assistants parlementaires qui dira si oui ou non Marine Le Pen peut se présenter. Est-ce qu'un second tour Mélenchon-Rennes, c'est possible ?
Réponse à côté
D'abord, je veux vous corriger ce que j'ai dit, si vous l'avez compris comme ça. Je ne suis pas pessimiste. Au contraire, je suis optimiste. Si j'étais pessimiste, je me contenterais de ce que nous avons sous les yeux. Et c'est justement parce que je suis optimiste que je dis qu'il faut que tout ça meure une bonne fois pour toutes et qu'on puisse passer à autre chose.
« D'abord, je veux vous corriger ce que j'ai dit, si vous l'avez compris comme ça. Je ne suis pas pessimiste. Au contraire, je suis optimiste. Si j'étais pessimiste, je me contenterais de ce que nous avons sous les yeux. Et c'est justement parce que je suis optimiste que je dis qu'il faut que tout ça meure une bonne fois pour toutes et qu'on puisse passer à autre chose. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:33
Question 3Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Alors la solution, il y en aura peut-être à l'issue de l'élection présidentielle l'année prochaine. Les dates sont tombées, ce sera le 18 avril pour le premier tour, le 2 mai pour le deuxième, au lendemain de la fête du travail. Vous, Aurélien Prédit, vous avez été membre de l'UMP, puis des Républicains, vous avez même été secrétaire général et vice-président de LR, puis vous avez quitté le parti en juin 2024, quand le président de l'époque, Éric Ciotti, est parti pour chercher fortune électorale avec le Rassemblement national. Quel regard vous portez aujourd'hui sur votre ancienne famille politique ?
Réponse directe
Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes po…
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 1:39Voir 1 autre passage
« C'est très bien, tous ces mots-là, c'est formidable. « Mettre à l'endroit », « la tête à l'endroit », « renverser la table », enfin, tout ça, c'est formidable. Enfin, j'essaie juste de faire preuve d'un peu de clarté et de lucidité. Et pour le cas d'espèce que vous évoquez à l'instant, pardon, mais pendant de longs mois, LR, Bruno Retailleau, a siégé au Conseil des ministres entouré de ministres socialistes sans que ça ne lui pose aucun problème. Il a été ministre d'État d'Emmanuel Macron. Enfin, moi, je veux bien qu'on ait tous des mémoires de poisson rouge et qu'on prenne les Français légèrement pour des bonnets. Enfin, quand même, ce n'est pas totalement oublié. On a tous les débats sur l'Algérie, y compris Bruno Retailleau, en a eu de nombreux. Mais Bruno Retailleau, il n'a pas quitté le gouvernement sur la question algérienne. Il a quitté le gouvernement sur la question de Bruno Le Maire. Parce qu'il n'arrivait pas à faire entrer certains de ses copains au gouvernement. Enfin, vous voyez, on est quand même très loin de l'antimacronisme dont on nous parle aujourd'hui. Mais je le redis, je pense que tout ça, c'est une fin d'époque. Et une fin d'époque, c'est jamais très glorieux. Voilà, ça finit, ça meurt petit à petit. Et donc, si vous voulez que je réponde pleinement à votre question, en ce moment, je vois bien, vous savez, c'est comme quand le Titanic sombrait. Il fallait que l'orchestre joue fort. Et donc, en ce moment, les orchestres jouent très fort. On a des grands concerts, de meetings. Alors, c'est 2000, 3000, 6000. Et c'est celui qui va faire pipi le plus loin. Vous voyez, l'expression qu'on emploie parfois. Mais franchement, ça ne casse pas trois pattes à un canard. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 3:06
Question 4Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Une victoire du RN ?
Réponse directe
Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on n…
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49
Question 5Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
qu'est-ce que ça dirait finalement de l'état de notre démocratie ?
Réponse à côté
D'abord, je veux vous corriger ce que j'ai dit, si vous l'avez compris comme ça. Je ne suis pas pessimiste. Au contraire, je suis optimiste. Si j'étais pessimiste, je me contenterais de ce que nous avons sous les yeux. Et c'est justement parce que je suis optimiste que je dis qu'il faut que tout ça meure une bonne fois pour toutes et qu'on puisse passer à autre chose.
« D'abord, je veux vous corriger ce que j'ai dit, si vous l'avez compris comme ça. Je ne suis pas pessimiste. Au contraire, je suis optimiste. Si j'étais pessimiste, je me contenterais de ce que nous avons sous les yeux. Et c'est justement parce que je suis optimiste que je dis qu'il faut que tout ça meure une bonne fois pour toutes et qu'on puisse passer à autre chose. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:33
Question 6Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Justement, vous êtes gaulliste. Est-ce que cette cinquième république ne commence pas à ressembler à la quatrième, à ce régime des partis, entre guillemets, que fustigé ?
Réponse directe
Vous avez tout à fait raison. Je pense qu'il ne reste de la cinquième république aujourd'hui que le nom et un bout de constitution. Mais la cinquième république n'a toujours été forte que lorsqu'elle était dirigée par des femmes et des hommes qui respectaient l'esprit de la cinquième république. Aujourd'hui, tout pue la quatrième république. Tout pue le bidouillage politique, l'enfumage, l'escroquerie généralisée. Enfin, pardon, mais l'escroquerie politique, je veux dire. Vous vous rendez compte, je regardais ça il y a quelques jours. L'essentiel des mesures fiscales qui ont été dilées. Je dis dilées parce que c'est vraiment ça. Avec le parti socialiste pour sauver le gouvernement lors du d…
« Vous avez tout à fait raison. Je pense qu'il ne reste de la cinquième république aujourd'hui que le nom et un bout de constitution. Mais la cinquième république n'a toujours été forte que lorsqu'elle était dirigée par des femmes et des hommes qui respectaient l'esprit de la cinquième république. Aujourd'hui, tout pue la quatrième république. Tout pue le bidouillage politique, l'enfumage, l'escroquerie généralisée. Enfin, pardon, mais l'escroquerie politique, je veux dire. Vous vous rendez compte, je regardais ça il y a quelques jours. L'essentiel des mesures fiscales qui ont été dilées. Je dis dilées parce que c'est vraiment ça. Avec le parti socialiste pour sauver le gouvernement lors du dernier budget. L'essentiel de ces mesures fiscales, on est en train de découvrir aujourd'hui qu'elles n'ont quasiment rien rapporté de ce qu'elles devaient rapporter. Tout le monde le savait. Et tout le monde a pris les français pour des jambons. On a fait semblant de négocier des bouts de machins. Tout ça avec quel objectif ? Sauver le gouvernement. Sauver le gouvernement. Faire en sorte que ça tienne encore un peu. Sauf que plus on joue cette durée, plus on fait traîner la fin d'époque, plus on fait monter les extrêmes. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 9:47
Question 7Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Tout ça meure, ça veut dire quoi ?
Réponse à côté
Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on n…
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49
Question 8Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Ça veut dire qu'aucun candidat ne trouve à ce stade, ou aucune candidate ne trouve à ce stade grâce à vos yeux ?
Réponse directe
Ce n'est pas une question de grâce, c'est une question de lucidité. Franchement, quelles que soient les idées politiques que l'on ait, vous voyez un seul candidat aujourd'hui qui soit à la hauteur de la situation. Et vous voulez qu'on s'habitue à ça ? Le grand danger des fins d'époque et des démocraties fatiguées, c'est l'habitude. C'est qu'on s'endort, on roupille. Puis petit à petit, on finit par se dire, bon, ce n'est pas si grave. Au fond, tout ça est médiocre. Mais dans la médiocrité, on va peut-être trouver un truc intéressant. Un peu moins médiocre que les autres ? Oui, je ne me suis pas engagé pour mon pays pour choisir ce qui est un peu moins médiocre. Je me suis engagé, même si ça…
« Ce n'est pas une question de grâce, c'est une question de lucidité. Franchement, quelles que soient les idées politiques que l'on ait, vous voyez un seul candidat aujourd'hui qui soit à la hauteur de la situation. Et vous voulez qu'on s'habitue à ça ? Le grand danger des fins d'époque et des démocraties fatiguées, c'est l'habitude. C'est qu'on s'endort, on roupille. Puis petit à petit, on finit par se dire, bon, ce n'est pas si grave. Au fond, tout ça est médiocre. Mais dans la médiocrité, on va peut-être trouver un truc intéressant. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 4:30
Question 9Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Il faut changer sa constitution ?
Réponse directe
Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réf…
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34
Question 10Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Olivier Pradier, vous êtes député de la première circonscription du Lot. On va bien sûr parler de politique, de la droite, de la gauche, de la présidentielle, mais d'abord un mot sur l'événement de la matinée, ou plutôt de la soirée. C'est la belle victoire des Bleus, qualifiée en huitième de finale de Coupe du Monde après une magnifique démonstration 3-0 contre la Suède. Toute la presse internationale s'est extasi. Vous êtes confiant pour l'équipe de France ?
Réponse directe
Je l'ai regardé sur la fin. J'étais dans un avion. Moi je suis dans une terre de rugby, donc on est beaucoup plus assidu au rugby qu'au football, mais c'est une très belle victoire. Ce qui est magnifique, c'est que de telles victoires sportives puissent commencer à embarquer un pays. Donc on leur souhaite évidemment bonne chance, parce qu'il en faut toujours un peu, et beaucoup de force pour la suite.
« Je l'ai regardé sur la fin. J'étais dans un avion. Moi je suis dans une terre de rugby, donc on est beaucoup plus assidu au rugby qu'au football, mais c'est une très belle victoire. Ce qui est magnifique, c'est que de telles victoires sportives puissent commencer à embarquer un pays. Donc on leur souhaite évidemment bonne chance, parce qu'il en faut toujours un peu, et beaucoup de force pour la suite. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:24
Question 11Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Il faut passer à la sixième ?
Réponse à côté
Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réf…
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 1 autre passage
« En 2022 et en 2019. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 13:33
Question 12Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Vous pensez que ça peut mettre un peu de baume au cœur de notre pays, qui est quand même perclue de divisions, de fractures, de tensions ?
Réponse directe
Oui, ça nous donnera évidemment du baume au cœur, mais enfin si tout ça pouvait nous faire oublier les drames qui traversent notre pays, ce serait un peu facile. Je ne pense pas qu'aujourd'hui notre pays ait besoin de baume, il y a besoin d'une solution.
« Oui, ça nous donnera évidemment du baume au cœur, mais enfin si tout ça pouvait nous faire oublier les drames qui traversent notre pays, ce serait un peu facile. Je ne pense pas qu'aujourd'hui notre pays ait besoin de baume, il y a besoin d'une solution. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:55
Question 13Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Alors, vous pouvez évoquer un candidat qui surgirait. L'année dernière, vous aviez débattu avec Dominique de Villepin sur le thème de la dignité. Je le sais, j'étais présent. Est-ce que ça peut être un bon candidat pour la droite ou même au-delà, Dominique de Villepin ?
Réponse partielle
J'avais débattu avec Dominique de Villepin. J'avais aussi débattu avec bien d'autres personnalités politiques et hors politiques. Et vous étiez là pour nous animer. Oui, non, il y en avait d'autres potentiellement. Enfin, en tous les cas, je n'ai pas de candidat à ce jour. Et je pense qu'aucun de ceux qui a quelques qualités ne pourra faire les choses seul. Moi, ce à quoi je crois, c'est à une bande. Je pense que des grands moments historiques comme ceux-là n'ont jamais pu être relevés sans qu'il y ait un groupe qui s'organise. Alors, ça paraît bizarre parce qu'on a l'obsession de la personnalité qui va sauver le machin. Mais je pense vraiment que comme à la fin de la Quatrième République,…
« Oui, non, il y en avait d'autres potentiellement. Enfin, en tous les cas, je n'ai pas de candidat à ce jour. Et je pense qu'aucun de ceux qui a quelques qualités ne pourra faire les choses seul. Moi, ce à quoi je crois, c'est à une bande. Je pense que des grands moments historiques comme ceux-là n'ont jamais pu être relevés sans qu'il y ait un groupe qui s'organise. Alors, ça paraît bizarre parce qu'on a l'obsession de la personnalité qui va sauver le machin. Mais je pense vraiment que comme à la fin de la Quatrième République, comme à l'après-guerre, dans des situations qui ne sont pas similaires mais qui sont des étapes de reconstruction, on a besoin d'un groupe, d'une bande un peu pirate qui soit capable de sortir du lot. Et donc, ni Dominique de Villepin, ni aucun autre n'a aujourd'hui la solution à lui seul. Ce qu'il faudra, ce sont des personnalités un peu difficiles à classer sûrement, un peu originales, qui soient capables d'allier leur force. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 7:01
Question 14Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Alors, coalition, disiez-vous, ce n'est pas vraiment notre culture. Est-ce que la proportionnelle aux législatifs pourrait constituer une solution, dans le sens où elle pourrait nous permettre de nous convertir à cette culture de coalition que beaucoup de nos voisins pratiquent, mais pas nous ?
Réponse directe
Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons p…
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54
Question 15Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Vous avez regardé le match déjà ?
Réponse directe
Je l'ai regardé sur la fin. J'étais dans un avion. Moi je suis dans une terre de rugby, donc on est beaucoup plus assidu au rugby qu'au football, mais c'est une très belle victoire. Ce qui est magnifique, c'est que de telles victoires sportives puissent commencer à embarquer un pays. Donc on leur souhaite évidemment bonne chance, parce qu'il en faut toujours un peu, et beaucoup de force pour la suite.
« Je l'ai regardé sur la fin. J'étais dans un avion. Moi je suis dans une terre de rugby, donc on est beaucoup plus assidu au rugby qu'au football, mais c'est une très belle victoire. Ce qui est magnifique, c'est que de telles victoires sportives puissent commencer à embarquer un pays. Donc on leur souhaite évidemment bonne chance, parce qu'il en faut toujours un peu, et beaucoup de force pour la suite. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:24
Question 16Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Donc pour vous, ce n'est pas simplement une crise politique, même longue, même durable, c'est une crise de régime ?
Réponse directe
Oui, les deux. Mais les deux d'ailleurs se nourrissent. Il n'y a pas de crise politique profonde sans qu'il y ait aussi une crise de régime. Et je pense que nous avons un vrai sujet sur le rapport à la constitution de la Ve République. Mais là aussi, disons les choses clairement. Être gaulliste, ce n'est pas être fétichiste, ni pour les partis politiques, ni pour la constitution. Il faut la toucher d'une main tremblante, la constitution en effet. Mais le général de Gaulle lui-même a toujours cherché à adapter la constitution, à la rénover. Je n'ai pas besoin de vous rappeler le référendum qu'il avait souhaité lui-même, qu'il a fait sortir de l'engagement politique à ce moment-là. C'était co…
« Oui, les deux. Mais les deux d'ailleurs se nourrissent. Il n'y a pas de crise politique profonde sans qu'il y ait aussi une crise de régime. Et je pense que nous avons un vrai sujet sur le rapport à la constitution de la Ve République. Mais là aussi, disons les choses clairement. Être gaulliste, ce n'est pas être fétichiste, ni pour les partis politiques, ni pour la constitution. Il faut la toucher d'une main tremblante, la constitution en effet. Mais le général de Gaulle lui-même a toujours cherché à adapter la constitution, à la rénover. Je n'ai pas besoin de vous rappeler le référendum qu'il avait souhaité lui-même, qu'il a fait sortir de l'engagement politique à ce moment-là. C'était contraire à l'esprit de la Ve République. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 10:52
Question 17Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Est-ce que ce n'est pas ce que proposait en 2017 Emmanuel Macron ?
Réponse directe
Vous savez, moi, j'ai toujours été un opposant à Emmanuel Macron depuis le premier jour. La différence d'autres, je ne suis pas allé lui servir la soupe au gouvernement. Mais je ne peux pas retirer à Emmanuel Macron qu'en 2017, il portait une espérance. Je n'ai pas partagé cette espérance, je n'y croyais pas. Mais il portait une espérance qui était effectivement l'espérance d'une coalition de volontaires. Sauf que le drame, c'est ce qu'il en a fait. Il a absolument gâché par des bidouillages politiques, par méconnaissances profondes du pays, par orgueil, ce qui pouvait être une belle promesse à l'époque. Je pense qu'aujourd'hui, cette promesse-là, elle peut prendre beaucoup plus de sens. Le…
« Vous savez, moi, j'ai toujours été un opposant à Emmanuel Macron depuis le premier jour. La différence d'autres, je ne suis pas allé lui servir la soupe au gouvernement. Mais je ne peux pas retirer à Emmanuel Macron qu'en 2017, il portait une espérance. Je n'ai pas partagé cette espérance, je n'y croyais pas. Mais il portait une espérance qui était effectivement l'espérance d'une coalition de volontaires. Sauf que le drame, c'est ce qu'il en a fait. Il a absolument gâché par des bidouillages politiques, par méconnaissances profondes du pays, par orgueil, ce qui pouvait être une belle promesse à l'époque. Je pense qu'aujourd'hui, cette promesse-là, elle peut prendre beaucoup plus de sens. Le problème, ce n'est pas ce qu'Emmanuel Macron avait en tête. Le problème, c'est le gâchis qu'il en a fait. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:00
Question 18Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
Réponse à côté
Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réf…
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 1 autre passage
« En 2022 et en 2019. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 13:33
Question 19Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
C'est-à-dire qu'il faut en finir avec cette Ve République ?
Réponse partielle
Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réf…
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34
Question 20Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25
Je sais que vous étiez très critique, vous, par rapport à votre ancien parti Les Républicains là-dessus. On parle aussi de la fiscalité des plus riches. On parle beaucoup de taxer les plus hauts revenus. Qu'est-ce que vous envisagez en termes de pistes ?
Réponse à côté
Vous avez cité la réforme des retraites. Je pense que c'est un sujet intéressant. À l'époque, je me suis opposé à la réforme des retraites contre l'avis des chefs de LR. Aujourd'hui, le temps me donne raison. À moi et à d'autres de mes collègues chez LR qui nous y étions opposés. D'abord, on l'a bien vu, cette réforme-là n'a pas produit les effets qu'elle devait produire. On a menti aux Français. On leur a dit, cette réforme-là va sauver le système. Elle n'a rien sauvé du système. Pire même, elle a aggravé la situation. Et puis, une autre chose, c'est qu'elle a mis à contribution ceux qui travaillaient déjà beaucoup. Comme sur les jours fériés. C'est cette idée selon laquelle, au fond, ceux…
« Vous avez cité la réforme des retraites. Je pense que c'est un sujet intéressant. À l'époque, je me suis opposé à la réforme des retraites contre l'avis des chefs de LR. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:32Voir 1 autre passage
« Aujourd'hui, le temps me donne raison. À moi et à d'autres de mes collègues chez LR qui nous y étions opposés. D'abord, on l'a bien vu, cette réforme-là n'a pas produit les effets qu'elle devait produire. On a menti aux Français. On leur a dit, cette réforme-là va sauver le système. Elle n'a rien sauvé du système. Pire même, elle a aggravé la situation. Et puis, une autre chose, c'est qu'elle a mis à contribution ceux qui travaillaient déjà beaucoup. Comme sur les jours fériés. C'est cette idée selon laquelle, au fond, ceux qui bossent déjà beaucoup, plutôt la classe moyenne, on leur demande de faire des efforts supplémentaires pour les autres. Et ça, c'est insupportable. Peut-être que cette question de la réforme des retraites, sur laquelle, y compris les macronistes, conviennent aujourd'hui qu'en fait, elle a été faite avec les pieds, qu'elle n'a pas fonctionné, qu'elle ne produit pas les effets nécessaires. C'est peut-être un sujet de discussion. Mais je veux faire une invitation au Premier ministre. Les négociations, lorsqu'on veut qu'elles soient claires, il faut que les cuisines soient ouvertes. Et donc, je pense qu'il y a un danger à négocier le bout de gras avec les différents groupes politiques dans l'ombre des groupes politiques. Ce qu'il faut, c'est prendre à témoin les Français. Que l'on sache ce qui se discute. Et que l'opinion publique, que les Françaises et les Français puissent aussi demander des comptes aux groupes politiques qui, pour l'instant, négocient le bout de gras dans leurs petits coins. La grande négociation sur un accord de gouvernement, elle doit se faire devant les Français, pas dans les antichambres des groupes politiques. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:41
Question 21Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25
Vous estimez que le gouvernement actuel n'est pas légitime ?
Réponse directe
Pour les sens, le gouvernement n'est pas formé. Mais le précédent ne l'était pas. Pardonnez-moi, mais moi, je suis un démocrate de manière basique. Lorsqu'un gouvernement est composé essentiellement de ceux qui ont perdu les élections, même quand ça ne m'arrange pas, je ne peux pas acquiescer. De toute façon, on est toujours attrapé par la patrouille. Vous voyez bien.
« Pour les sens, le gouvernement n'est pas formé. Mais le précédent ne l'était pas. Pardonnez-moi, mais moi, je suis un démocrate de manière basique. Lorsqu'un gouvernement est composé essentiellement de ceux qui ont perdu les élections, même quand ça ne m'arrange pas, je ne peux pas acquiescer. De toute façon, on est toujours attrapé par la patrouille. Vous voyez bien. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 1:58
Question 22Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25
C'est quoi leur objectif d'après vous ?
Réponse directe
J'imagine qu'il n'y a pas les mêmes raisons chez M. Faure que chez M. Mélenchon. Mais chez M. Mélenchon, il y a deux choses. D'abord, il y a le goût de l'affrontement, de la bataille rangée dans un pays. M. Mélenchon est un incendiaire et ça fait partie de sa stratégie qu'il l'assume. Pour le reste, je voudrais vous dire autre chose qui peut-être va vous perturber. Moi, ce qui m'inquiète, c'est que nous laissions la cause palestinienne entre les seules mains de M. Mélenchon. Et je dis y compris à ceux qui nous écoutent, on ne peut pas, on ne peut pas laisser M. Mélenchon être le seul à parler de la question palestinienne. C'est une question fondamentale, moi qui suis attaché à la présence d…
« J'imagine qu'il n'y a pas les mêmes raisons chez M. Faure que chez M. Mélenchon. Mais chez M. Mélenchon, il y a deux choses. D'abord, il y a le goût de l'affrontement, de la bataille rangée dans un pays. M. Mélenchon est un incendiaire et ça fait partie de sa stratégie qu'il l'assume. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 10:52
Question 23Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25
Vous avez lancé votre propre mouvement, Kevin le rappelait, qui s'appelle du courage. Vous estimez que nos dirigeants, notre personnel politique en ont du courage ?
Réponse directe
J'ai lancé ce mouvement il y a de nombreuses années. C'était à l'occasion des élections régionales, lorsque j'étais candidat en Occitanie. Donc il prend une résonance particulière depuis que j'ai repris ma liberté. Le courage c'est quelque chose de compliqué. Parce que d'abord ça nécessite de la lucidité. Et quand vous dites les choses, vous passez souvent pour un emmerdeur. Vous savez, quand vous roupillez, il n'y a rien de pire que le type qui vous réveille. Et donc il faut accepter parfois d'avoir au moins le courage de la lucidité. Moi je pense que la situation et l'époque dans laquelle nous vivons est une époque épouvantable d'un point de vue politique. Et je ne veux pas m'y habituer.…
« J'ai lancé ce mouvement il y a de nombreuses années. C'était à l'occasion des élections régionales, lorsque j'étais candidat en Occitanie. Donc il prend une résonance particulière depuis que j'ai repris ma liberté. Le courage c'est quelque chose de compliqué. Parce que d'abord ça nécessite de la lucidité. Et quand vous dites les choses, vous passez souvent pour un emmerdeur. Vous savez, quand vous roupillez, il n'y a rien de pire que le type qui vous réveille. Et donc il faut accepter parfois d'avoir au moins le courage de la lucidité. Moi je pense que la situation et l'époque dans laquelle nous vivons est une époque épouvantable d'un point de vue politique. Et je ne veux pas m'y habituer. Et je pense que le premier décourage, c'est de dire attention, on est en train de se faire ébouillanter sans être capable de s'en rendre compte. La capacité d'indignation, ce n'est pas la solution, mais c'est le début du chemin pour reconstruire ce pays. Moi je crois trop en ce pays, j'aime trop ce pays. J'ose vous dire que moi qui suis engagé depuis mes 18 ans, j'aime trop la politique pour que ça reste aussi minable. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 7:05Voir 1 autre passage
« D'abord parce que j'avais vu arriver ce que M. Ciotti a fait. Vous le sentiez venir ? Bien sûr, et je l'avais dit d'ailleurs, clairement, y compris à plusieurs de mes amis politiques. Et à un moment le courage consistait aussi à ne pas fermer les yeux en se berçant d'illusions et à prendre des décisions. Et puis la deuxième chose c'est que je sentais le moment où nous allions nous confondre avec notamment le bloc central, tel qu'il est aujourd'hui, sans nous en rendre compte. Qui aurait parié, il y a quelques années, que la droite finirait par gouverner avec une partie des socialistes aujourd'hui et une partie des macronistes sans accord de gouvernement ? Et c'est ça le cœur du sujet, c'est que moi ce que je veux c'est que les choses soient claires. Et lorsque je plaide sur l'Union nationale et un gouvernement d'Union nationale, je plaide y compris pour que nous formions un contrat sur lequel nous savons que nous allons travailler ensemble pour que les choses soient claires. Aujourd'hui tout se fait dans le non-dit. Vous savez c'est une espèce de grand malentendu. La vie politique est une espèce de grand malentendu. Et tout le monde fait semblant de se contenter de ce malentendu. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 8:39
Question 24Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25
Alors, semaine dernière, le président a nommé son cinquième Premier ministre depuis 2022, troisième depuis la dissolution de juin 2024. On l'oublie, mais c'était il y a 15 mois seulement. Et il n'est pas du tout sûr de passer l'hiver, Sébastien Lecornu. Qu'est-ce que ça vous inspire, cette situation politique pour le moins étonnante ?
Réponse directe
Tout le monde est focalisé sur l'instabilité. C'est ce qui inquiète beaucoup de nos concitoyens, nos chefs d'entreprise, en se disant qu'il y a une instabilité terrible, on change toujours de gouvernement. Moi, je pense qu'il y a un mal plus profond dans le pays qui, en fait, est une désespérance. Je vais vous dire, cette instabilité, elle m'indiffère. Elle m'indiffère assez complètement. Ce qui ne m'indiffère pas, en revanche, c'est l'état dans lequel profond est notre pays. Et je ne voudrais pas qu'à force de seulement se concentrer sur l'instabilité, qui, au fond, l'écume des jours, on oublie que, profondément, notre pays est dans un état catastrophique. Et c'est ça, le cœur du sujet. Je…
« Tout le monde est focalisé sur l'instabilité. C'est ce qui inquiète beaucoup de nos concitoyens, nos chefs d'entreprise, en se disant qu'il y a une instabilité terrible, on change toujours de gouvernement. Moi, je pense qu'il y a un mal plus profond dans le pays qui, en fait, est une désespérance. Je vais vous dire, cette instabilité, elle m'indiffère. Elle m'indiffère assez complètement. Ce qui ne m'indiffère pas, en revanche, c'est l'état dans lequel profond est notre pays. Et je ne voudrais pas qu'à force de seulement se concentrer sur l'instabilité, qui, au fond, l'écume des jours, on oublie que, profondément, notre pays est dans un état catastrophique. Et c'est ça, le cœur du sujet. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 0:35Voir 1 autre passage
« Je ne sais pas si ça aggravera la situation. En tout cas, ça ne permettra pas de la corriger. Mais le cœur du sujet, c'est quoi ? C'est qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Et vous pouvez tourner le sujet dans tous les sens. La seule manière de trouver une majorité, c'est de faire un gouvernement d'Union nationale. Sans ça, vous n'y arrivez pas. Tout le reste, c'est du petit commerce politique. C'est des petites combinaisons qui vous permettent de passer qui d'un budget, qui d'un texte de loi, qui d'une bricole, qui d'une babiole, mais qui ne permettent pas d'avancer. Moi, ce que je veux dire à ceux qui nous écoutent, c'est que parfois, le danger que l'on voit venir de l'instabilité n'est qu'un tout petit bout du danger. Le plus grave, c'est de voir le pays à l'arrêt, comme c'est le cas, en réalité, déjà depuis de longs mois. Puis, il y a un sujet démocratique. Un gouvernement ne peut pas tenir s'il n'est pas légitime. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 1:14
Question 25Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25
Le gouvernement d'Union nationale, dites-vous, le problème, c'est que c'est difficile de réunir, comme on dit, les deux bouts de l'omelette. Sur le budget, par exemple, ce qu'acceptent les républicains est inacceptable pour les socialistes. Et réciproquement, comment on sort de ce casse-tête infernal, de cette équation impossible ?
Réponse directe
Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvern…
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 2:29
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« En 2022 et en 2019. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 13:33
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 1:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez tout à fait raison. Je pense qu'il ne reste de la cinquième république aujourd'hui que le nom et un bout de constitution. Mais la cinquième république n'a toujours été forte que lorsqu'elle était dirigée par des femmes et des hommes qui respectaient l'esprit de la cinquième république. Aujourd'hui, tout pue la quatrième république. Tout pue le bidouillage politique, l'enfumage, l'escroquerie généralisée. Enfin, pardon, mais l'escroquerie politique, je veux dire. Vous vous rendez compte, je regardais ça il y a quelques jours. L'essentiel des mesures fiscales qui ont été dilées. Je dis dilées parce que c'est vraiment ça. Avec le parti socialiste pour sauver le gouvernement lors du dernier budget. L'essentiel de ces mesures fiscales, on est en train de découvrir aujourd'hui qu'elles n'ont quasiment rien rapporté de ce qu'elles devaient rapporter. Tout le monde le savait. Et tout le monde a pris les français pour des jambons. On a fait semblant de négocier des bouts de machins. Tout ça avec quel objectif ? Sauver le gouvernement. Sauver le gouvernement. Faire en sorte que ça tienne encore un peu. Sauf que plus on joue cette durée, plus on fait traîner la fin d'époque, plus on fait monter les extrêmes. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 9:47Voir 2 autres passages
« Ce n'est pas une question de grâce, c'est une question de lucidité. Franchement, quelles que soient les idées politiques que l'on ait, vous voyez un seul candidat aujourd'hui qui soit à la hauteur de la situation. Et vous voulez qu'on s'habitue à ça ? Le grand danger des fins d'époque et des démocraties fatiguées, c'est l'habitude. C'est qu'on s'endort, on roupille. Puis petit à petit, on finit par se dire, bon, ce n'est pas si grave. Au fond, tout ça est médiocre. Mais dans la médiocrité, on va peut-être trouver un truc intéressant. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 4:30
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, moi, j'ai toujours été un opposant à Emmanuel Macron depuis le premier jour. La différence d'autres, je ne suis pas allé lui servir la soupe au gouvernement. Mais je ne peux pas retirer à Emmanuel Macron qu'en 2017, il portait une espérance. Je n'ai pas partagé cette espérance, je n'y croyais pas. Mais il portait une espérance qui était effectivement l'espérance d'une coalition de volontaires. Sauf que le drame, c'est ce qu'il en a fait. Il a absolument gâché par des bidouillages politiques, par méconnaissances profondes du pays, par orgueil, ce qui pouvait être une belle promesse à l'époque. Je pense qu'aujourd'hui, cette promesse-là, elle peut prendre beaucoup plus de sens. Le problème, ce n'est pas ce qu'Emmanuel Macron avait en tête. Le problème, c'est le gâchis qu'il en a fait. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:00Voir 2 autres passages
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 nov. 2022 au 1 juil. 2026 · 21 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on a un sujet institutionnel fort. On a une question sur le lien qu'il y a entre l'élection législative et l'élection présidentielle. Si on veut demain une vraie démocratie parlementaire, il faut dissocier les deux mandats. C'est-à-dire qu'il ne faut pas élire les députés juste après l'élection du président de la République. Moi, je suis assez favorable à ce que le président de la République soit élu pour cinq ans, mais que les députés le soient pour une durée plus longue, ce qui permet d'inverser le rapport de force. Et je pense que nous avons un vrai sujet, y compris sur le rapport au référendum et sur l'organisation démocratique de notre pays. Donc oui, ça passera par une réforme de la Constitution. Mais tout ça, vous ne pouvez le faire que si vous avez les idées claires, y compris politiquement. Si vous rentrez demain dans une espèce de marchandage entre Olivier Faure, Bruno Retailleau, et puis je ne sais qui, quel autre gestionnaire de petite épicerie, vous n'arriverez jamais à réformer ce pays. Vous vous rendez compte ? Je regardais ça hier, mais ça peut vous paraître fou, et vous allez vous dire que tout m'indigne. Mais je pense qu'il faut lutter contre la capacité que nous avons à nous habituer aux choses. J'ai écouté il y a deux, trois jours, le ministre du Travail, qui a été patron d'une grande entreprise française, il est ministre du Travail de la 7e puissance mondiale. Il était lors d'une interview... Jean-Pierre Ferrandou, pour ne pas le citer. Il était dans un expliqué lors d'une interview ce qu'il était capable de tolérer en termes de tenue vestimentaire pour les travailleurs. Et il avait tout un développement sur les bernudas bien taillés, ajustés au mocassin, et de savoir s'il trouvait que le polo était mieux que le t-shirt. Mais on est chez les... Pardon, mais on est chez les foiliers. On est chez les foiliers. Et vous voulez que je m'habitue à entendre le ministre du Travail de la 7e puissance mondiale, le matin lors d'une interview, m'expliquer quelle doit être la longueur de mon bernudas ? Pardon, et s'habituer à ça, c'est ahurissant. Je n'ai aucune intention de m'y habituer. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 nov. 2022 au 1 juil. 2026 · 40 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr que non. Je ne souhaite évidemment pas que le bouleversement soit au moment de la présidentielle. Moi, je pense qu'à la fin de l'année, il y aura d'autres offres politiques sur la table. Que là, aujourd'hui, ce sont les premières parties des premières parties. Vous savez, c'est ce qu'on supporte lors des concerts, qui ne paraît pas génial. Mais enfin, on le supporte quand même en attendant que la scène se mette en place. Et donc, je pense qu'à la fin de l'année, il y a d'autres offres politiques. Ne me demandez pas lesquelles, je n'en sais rien. C'est dommage, c'était ma prochaine question. C'est le propre aussi de ces fins d'époque. Vous savez, quand les époques s'effondrent, on ne sait jamais exactement celles qui arrivent derrière. Je ne crois pas une seule seconde que tout ça soit l'horizon. Donc ça, c'est mon optimisme. Pour répondre à votre question, sur le deuxième tour hypothétique, Le Pen-Mélenchon, c'est évidemment une hypothèse. Évidemment. La question, c'est de savoir ce que l'on est capable de faire pour l'empêcher. Et je veux de toutes mes forces pouvoir l'empêcher. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49Voir 2 autres passages
« Oui, ça nous donnera évidemment du baume au cœur, mais enfin si tout ça pouvait nous faire oublier les drames qui traversent notre pays, ce serait un peu facile. Je ne pense pas qu'aujourd'hui notre pays ait besoin de baume, il y a besoin d'une solution. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:55
« D'abord, je veux vous corriger ce que j'ai dit, si vous l'avez compris comme ça. Je ne suis pas pessimiste. Au contraire, je suis optimiste. Si j'étais pessimiste, je me contenterais de ce que nous avons sous les yeux. Et c'est justement parce que je suis optimiste que je dis qu'il faut que tout ça meure une bonne fois pour toutes et qu'on puisse passer à autre chose. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je l'ai regardé sur la fin. J'étais dans un avion. Moi je suis dans une terre de rugby, donc on est beaucoup plus assidu au rugby qu'au football, mais c'est une très belle victoire. Ce qui est magnifique, c'est que de telles victoires sportives puissent commencer à embarquer un pays. Donc on leur souhaite évidemment bonne chance, parce qu'il en faut toujours un peu, et beaucoup de force pour la suite. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 0:24Voir 2 autres passages
« Vous avez cité la réforme des retraites. Je pense que c'est un sujet intéressant. À l'époque, je me suis opposé à la réforme des retraites contre l'avis des chefs de LR. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:32
« Je ne crois pas avoir prononcé cette phrase, mais je vous entendais, je crois, parler des travailleurs sociaux, notamment. Vous voyez, on a un défi dans notre pays qui est l'enfance. Il se trouve que depuis des décennies, la mortalité infantile des bébés notamment, la santé mentale des adolescents, avait progressé. Il se trouve que depuis quelques années, elle régresse, et notamment la mortalité infantile qui augmente, ce qui est un défi absolument majeur. La période du Covid, on est passé très vite sur cette période-là, en l'oubliant aussi vite qu'elle était arrivée, a laissé des traces profondes dans notre jeunesse. Et je pense que la politique que nous avons d'accompagnement des plus jeunes, notamment des adolescents, de lutte contre la mortalité infantile peut être un défi gigantesque. Moi, j'ai beaucoup de respect pour ceux qui travaillent avec la jeunesse. Je le vois notamment dans les services de protection de l'enfance, qui aujourd'hui sont des services presque abandonnés des autorités publiques. On parlait tout à l'heure de justice. Les juges des enfants, dont nous n'avons jamais eu autant besoin aujourd'hui, pour redonner une perspective et un avenir à ces jeunes qui sont perdus, sont parmi les plus déshérités de notre justice. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« La taxe Zuckman, je pense qu'elle est inefficace. C'est ma conviction, d'un point de vue technique et opérationnel. Mais ce qu'on ne peut pas évacuer, c'est le fait qu'aujourd'hui, le travail dans notre pays, l'effort, est beaucoup plus taxé que la rente. C'est ça le cœur du sujet. Et une grande nation qui, aujourd'hui, appuie sa fiscalité sur ceux qui produisent moins que sur ceux qui bénéficient de la rente, est une nation qui s'éteint. C'est ce qui se passe sur notre activité économique. Donc pour moi, le cœur du sujet, c'est comment on va chercher un effort supplémentaire sur la spéculation, que je combats pour ma part parce que je pense qu'elle est un poison pour l'économie et un poison pour l'état d'esprit d'une nation et d'une société. Et comment est-ce que l'on demande plus d'effort à la rente et moins d'effort au travail ? Mais donc vous voyez qu'il faut aller au-delà de la question de la taxation des hauts revenus. Parce que sur les hauts revenus, il y a les revenus de la rente, les revenus de la spéculation et les revenus du travail. Ce qui n'est pas du tout la même chose. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 5:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je vous ai parlé de coalition de volontaires, pas de coalition de boutiques politiques. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Je tiendrai de vous dire tout à l'heure que tous ces astres morts qui s'agitent dans leur bocal ne pouvaient pas reconstruire le pays. La proportionnelle, c'est leur donner les clés du camion. La proportionnelle, ça ne va pas permettre une meilleure représentation démocratique. Ça va permettre aux partis politiques de continuer à discuter dans les couloirs. Je vous prends quelques cas d'école, mais lorsque vous êtes élu à la proportionnelle, vous êtes élu sur des listes. Ça paraît très technique, tout ça. Et pour être sur la liste, il faut être dans les bons petits papiers du petit parti. Donc, vous allez avoir des dizaines et des dizaines de partis qui vont organiser leur candidature, leur liste, et puis certains vont avoir quelques candidats ici ou là. C'est la quatrième république. C'est le pire de ce qu'on peut connaître dans une démocratie. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 8:54Voir 2 autres passages
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De construction de quoi ? D'un budget déjà ? Oui, d'un budget. Mais à quel prix ? Vous voyez, au fond, ce à quoi nous habituons lentement, c'est que désormais, ce qui nous préoccuperait le plus, c'est que le gouvernement tienne, quel que soit le prix. Vous voyez bien que ce budget est pire que le budget qu'avait proposé Michel Barnard. Pourquoi pire ? Fiscalement, il est pire. D'ailleurs, on en découvre tous les jours. La dernière mesure sur l'abaissement du taux de TVA sur les auto-entrepreneurs, c'est une absurdité. Personne n'avait osé le faire, parce que c'est grotesque. Ça n'a aucun sens économique. Ça a été arrêté ! Mais bien sûr, mais enfin, ça a été installé dans le premier budget. Et il faut que le ministre de l'Industrie, pour essayer de sauver les meubles, dise qu'il le suspend. Enfin, tout ça, c'est... Pardon, mais c'est grotesque. Et ce ne serait pas grave si la situation du pays n'était pas aussi lourde. Vous voyez bien les défis gigantesques auxquels on a à faire face. Et moi, ça me trouble de voir que ce qui nous préoccupe au fond, aujourd'hui principalement, c'est de savoir si le gouvernement va sauver ses fesses ou pas. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - Le Barbier du matin du 11/02/25Vérifier à 4:04Voir 2 autres passages
« La réforme des retraites. Éric Ciotti m'a démis de mes fonctions de vice-président. Et c'est d'ailleurs ma plus grande fierté. Parce que j'étais défavorable à la réforme des retraites portée par Emmanuel Macron. Il voulait aller jusqu'à 65 ans. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui veulent la retraite à 60 ans ? »
France 2 — Les 4 Vérités · L'alliance de Ciotti avec le RN : vers un éclatement des Républicains ? - Aurélien Pradié est l'invité des 4V du 12 juin 2024Vérifier à 5:42
« Ou 62. C'est à peu près la même chose. Qu'est-ce qu'il va raconter à Marine Le Pen et à Jordan Bardella qui ne veulent pas réformer, notamment le système d'assurance chômage, là où lui voulait être extrêmement dur avec ceux qui n'étaient pas en activité ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle y est probablement. Mais regardons un peu notre histoire récente et plus ancienne. Je pense qu'aujourd'hui, nous sommes à un moment politique qui nécessite de faire des grandes choses. D'ailleurs, tous les autres pays du monde font de grandes choses, parfois qui ne sont pas conformes à nos valeurs, mais elles font de grandes choses. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas faire de petites choses. Dans notre histoire, et notamment lorsque la sécurité sociale a été fondée dans notre pays, au moins la reconstruction, on a fait de grandes choses. Ces grandes choses, vous ne les faites pas si vous n'avez pas et la droite et la gauche avec vous. Sinon, vous êtes condamnés à faire de petites choses. Et nous ne sommes pas dans une période où nous pouvons faire de petites choses. C'est la raison pour laquelle je pense que cette situation ne pourra pas durer. Et je vais même vous dire plus. Je pense qu'il ne faut pas qu'elle dure. Parce que si elle dure, le réveil sera redoutable. Au fond, on a un corps malade à qui on file du doliprane toute la journée en se disant que ça ira mieux demain. Le réveil va être terrible. Il faut que dès demain, dans les semaines et les mois qui viennent, nous rebâtissions ce pays. On ne peut plus attendre. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - Le Barbier du matin du 11/02/25Vérifier à 6:02Voir 2 autres passages
« Je souhaite qu'on travaille à la fois sur les contraintes, notamment pour les plus grandes entreprises qui sont celles qui souvent respectent le moins les règles. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Aurélien Pradié - 16/02Vérifier à 8:53
« Je ne sais pas, moi je ne suis pas un chef de caserne. Mais je pense que ce que je dis, y compris de ce chemin d'une droite populaire, qui sûrement rompt avec ce qu'on a pu entendre depuis quelques années, c'est assez partagé. Je peux perturber. Celui qui dit parfois des vérités perturbe un peu plus que les autres. Mais je veux dire à Madame la Première Ministre qu'elle n'imagine pas une seule seconde pouvoir faire voter une réforme des retraites en passage en force. D'abord parce qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée. Et qu'ensuite, on ne tord pas le bras au pays. Une réforme des retraites, ce n'est pas une réforme comme les autres. Vous annoncez qu'elle n'aura pas la majorité à l'Assemblée ? Je suis convaincu que si elle passe en force, si elle ne trouve pas de consensus et de moyens de consensus, cette réforme est vouée à l'échec. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:49
« Ça reste ma famille politique, puisque c'est là où je me suis engagé depuis le début de mon engagement politique, il y a de nombreuses années maintenant. Mais je ne pense pas qu'il reste grand-chose de la droite républicaine, égauliste, dans l'organisation qui est aujourd'hui celle de LR. Et le drame de tout cela, c'est qu'on en vient parfois être très attaché au parti, aux structures presque fétichistes avec la boîte, sans être très attaché à ce qu'il y a à l'intérieur. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui, après l'épisode où Éric Ciotti est allé à l'opportunisme électoral facile, après qu'on ait gouverné avec Emmanuel Macron ? Parce que, pardon, mais ça faisait aussi partie d'un de mes points de désaccord. Je n'ai pas totalement oublié qu'y compris le président des Républicains aujourd'hui, qui dit son anti-macronisme, a été ministre d'Emmanuel Macron, sans que ça ne lui pose aucun problème. Bref, vous voyez que tout ça, c'est une fin d'époque, en réalité. Et je n'ai aucune acrimonie à l'égard de cette famille politique, ça a été la mienne. Mais simplement, je pense que tout ça, ce sont des astres morts. Ça vaut pour le Parti Socialiste comme pour LR. Et ce n'est pas grave, parce qu'il faudra demain que notre parti gaulliste se reconstruise, comme ça a toujours été le cas par le passé. Les partis meurent et d'autres renaissent. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 1:39
« Mais vous voyez bien qu'on est déjà dans cette blague. Mouvaise blague. Enfin, le gouvernement démissionnaire, aujourd'hui, il est composé de LR, d'ex-socialistes, notamment le ministre de l'économie et du budget, et on essaie de faire semblant que tout le monde est d'accord. La clé, et d'ailleurs, je pense que Sébastien Lecornu a raison, c'est d'abord de poser le contrat de gouvernement. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Qu'est-ce que ces gens-là ont envie de faire ensemble ? À part avoir tous un gyrofare sur la bagnole. C'est le point commun qu'ils ont aujourd'hui. Qu'est-ce qu'ils font en commun ? Et donc, cette définition du projet politique, au fond, c'est la définition même d'un gouvernement d'union nationale. Et lorsque, à l'après-guerre, ou lorsque, en 1958, on a formé des gouvernements d'union nationale, on l'a fait sur un projet politique commun. Et je trouve que Sébastien Lecornu, de ce point de vue, prend le sujet par le bon bout en disant, on va d'abord réfléchir à ce que l'on fait. Et puis, si on ne trouve pas de majorité sur un point d'accord, eh bien, il faudra sûrement en revenir aux urnes. Vous voulez dire une dissolution ? Une dissolution ? Ou le président de la République qui prend ses propres initiatives ? Mais revenir aux urnes, ça peut aussi être un référendum ? D'accord. C'est que le président de la République a la main sur beaucoup du champ référendaire. Et de toute manière, il faut être clair, aujourd'hui, on s'illusionne de tout ça. Et c'est là que moi, je veux alerter ceux qui nous écoutent. Le plus grave dans une démocratie, c'est quand on s'engourdit, quand on roupille. Et aujourd'hui, on roupille. On accepte des situations que nous n'aurions jamais acceptées par le passé. Et notamment une situation qui est que démocratiquement, la formation des précédents gouvernements n'était pas conforme aux souhaits du peuple. Et donc ça, vous pouvez, autant que vous voulez, essayer d'échapper à cette réalité. Elle finit toujours par vous rattraper. Et c'est ce qui fait que M. Barnier, M. Bayrou finissent par trébucher dans le tapis. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 2:29
« Oui, les deux. Mais les deux d'ailleurs se nourrissent. Il n'y a pas de crise politique profonde sans qu'il y ait aussi une crise de régime. Et je pense que nous avons un vrai sujet sur le rapport à la constitution de la Ve République. Mais là aussi, disons les choses clairement. Être gaulliste, ce n'est pas être fétichiste, ni pour les partis politiques, ni pour la constitution. Il faut la toucher d'une main tremblante, la constitution en effet. Mais le général de Gaulle lui-même a toujours cherché à adapter la constitution, à la rénover. Je n'ai pas besoin de vous rappeler le référendum qu'il avait souhaité lui-même, qu'il a fait sortir de l'engagement politique à ce moment-là. C'était contraire à l'esprit de la Ve République. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 10:52
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview politique du 01/07/26Vérifier à 5:33
France Inter · Aurélien Pradié : "La seule alternative au macronisme ne peut pas être entre deux extrêmes"Vérifier à 20:10
« Aujourd'hui, le temps me donne raison. À moi et à d'autres de mes collègues chez LR qui nous y étions opposés. D'abord, on l'a bien vu, cette réforme-là n'a pas produit les effets qu'elle devait produire. On a menti aux Français. On leur a dit, cette réforme-là va sauver le système. Elle n'a rien sauvé du système. Pire même, elle a aggravé la situation. Et puis, une autre chose, c'est qu'elle a mis à contribution ceux qui travaillaient déjà beaucoup. Comme sur les jours fériés. C'est cette idée selon laquelle, au fond, ceux qui bossent déjà beaucoup, plutôt la classe moyenne, on leur demande de faire des efforts supplémentaires pour les autres. Et ça, c'est insupportable. Peut-être que cette question de la réforme des retraites, sur laquelle, y compris les macronistes, conviennent aujourd'hui qu'en fait, elle a été faite avec les pieds, qu'elle n'a pas fonctionné, qu'elle ne produit pas les effets nécessaires. C'est peut-être un sujet de discussion. Mais je veux faire une invitation au Premier ministre. Les négociations, lorsqu'on veut qu'elles soient claires, il faut que les cuisines soient ouvertes. Et donc, je pense qu'il y a un danger à négocier le bout de gras avec les différents groupes politiques dans l'ombre des groupes politiques. Ce qu'il faut, c'est prendre à témoin les Français. Que l'on sache ce qui se discute. Et que l'opinion publique, que les Françaises et les Français puissent aussi demander des comptes aux groupes politiques qui, pour l'instant, négocient le bout de gras dans leurs petits coins. La grande négociation sur un accord de gouvernement, elle doit se faire devant les Français, pas dans les antichambres des groupes politiques. »
Radio J — L'interview politique · Aurélien Pradié - L'interview Politique du 17/09/25Vérifier à 4:41
« J'ai fait partie de ceux qui n'ont pas voté la dernière réforme des retraites et si c'était à refaire je referais exactement la même chose d'autant que les mois et les années qui ont suivi donnent raison à beaucoup des arguments que pas seuls nous avons pu porter je vais essayer de l'expliquer d'abord je ne fais pas partie des fétichistes qui matin midi et soir s'obsèdent sur une question devenue secondaire qui est celle de l'âge légal de départ à la retraite et disons les choses clairement il y a dans notre pays même dans notre famille politique des fétichistes de l'âge légal d'abord parce que parfois ça évite d'avoir d'autres idées et ensuite parce que et là j'insiste sur ce point à force que la politique soit devenue dépourvue de toute imagination elle est redevenue doloriste au fond je ne sais pas à quel moment dans ce pays il y a quelque chose qui a basculé et qui a fait que le courage politique se résumait à la douleur qu'on pouvait infliger c'est ce que j'appelle le sado-réformisme qu'on trouve parfois dans le libéralisme bien sûr exactement c'est le dolorisme alors des époques de notre histoire ça a beaucoup existé le dolorisme c'est toujours une manière historiquement pour les responsables politiques de renvoyer leur propre faute leur propre manquement sur le dos des citoyens en disant si ça marche pas c'est parce que vous êtes des feignants si ça marche pas c'est parce que vous êtes pas bon je pense que si quelques-uns d'entre nous avaient eu à gérer les comptes publics depuis quelques années la situation serait probablement meilleure en tous les cas pas pire qu'elle ne l'est aujourd'hui avec les spécialistes que nous avons eu depuis tant d'années bref j'insiste sur ce point parce que sur la question de l'âge légal il va quand même falloir se sortir des têtes peu imaginatives que ce n'est pas le sujet et je vais essayer de l'expliquer d'abord ce n'est pas le sujet parce que l'âge légal dit de moins en moins l'âge auquel vous partez à la retraite et que plus le temps passe plus vous partez à un autre âge que l'âge légal pour ceux qui sont dans des systèmes les plus favorables vous partez très avant l'âge légal et pour ceux qui sont dans des situations différentes vous partez très après l'âge légal et donc cette question de l'âge légal en réalité n'a aucune réalité dans la vie du travail et de la retraite de nos concitoyens deuxièmement l'âge légal provoque des dysfonctionnements et c'est ce pourquoi je m'y suis opposé il y a maintenant quelques temps j'avais à l'époque expliqué une chose simple dont je n'étais pas absolument sûr mais qui désormais s'est démontré lorsque et c'est encore le cas pour les deux générations qui viennent lorsque vous commencez à travailler à 16 ans il y a de fortes chances que vous soyez conduit à travailler dans un métier difficile ça se comprend assez clairement vous n'êtes pas banquier associé chez Barclays à 16 ans ni même à 17 ni même à 18 et les métiers qui sont les métiers dans lesquels vous commencez le plus tôt sont aussi les métiers les plus difficiles physiquement en horaire décalé en exigence de volume de travail et dans conditions physiques je dis ce ne sera plus le cas dans deux générations parce que même ces métiers là sont des métiers qui évoluent en termes de charge physique évoluent socialement et dans deux générations la démonstration que je fais n'aura plus lieu mais elle existe encore le report de l'âge légal de la réforme des retraites consiste en quoi ? il consiste à dire à tous ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans vous allez bosser une à deux années de plus pour ceux qui ont commencé à travailler à 30 ans excusez-moi mais quand on défend le mérite l'effort le travail comment peut-on aller expliquer à celui ou celle qui a commencé à bosser à 16 ans qu'il va devoir cotiser deux années de plus pour celui qui a commencé à travailler à 30 ans et dont les conditions de travail sont forcément plus favorables c'est contraire même à l'idée que la droite se fait de la reconnaissance de l'effort et du travail nous avons la démonstration depuis les derniers comptes ou au moins ce qu'on arrive à recoller des comptes liés aux retraites qu'est-ce qui se produit depuis la dernière réforme des retraites et bien c'est très simple nous avons une explosion des pensions d'invalidité pour ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans nous avons une explosion des arrêts maladie après 62 ans et nous avons une explosion des mises au chômage longue durée après 62 ans allez chez France Travail quand vous avez 62 ans je peux déjà vous dire ce qu'on va vous expliquer que vous allez attendre jusqu'à la retraite qu'est-ce qui s'est produit non seulement on n'a pas rééquilibré les comptes moi je me souviens très bien du discours de l'époque où on nous disait c'est la réforme ou la baisse des pensions on a eu la réforme on a eu le déséquilibre des comptes puisque les comptes liés à la réforme ou à la retraite sont plus en déséquilibre que ce qu'on imaginait et pardon de vous dire qu'il y a quelques mois on a quasiment failli avoir la baisse des pensions vous voyez le bobard sur lequel on a installé ce débat politique et donc j'ai toujours dit être favorable non pas à la question de l'âge légal mais à la question de la durée de cotisation et quand je dis ça en fait je dis quelque chose qui n'est pas très éloigné de ce que tu dis la durée de cotisation c'est quoi vous cotisez à partir du moment où vous avez commencé à travailler si vous voulez continuer à travailler ou si vous pouvez continuer à travailler jusqu'à 66 ans vous cotiserez jusqu'à 66 ans et ce que vous récupérez du capital que tu évoques au fond qui est le volume des cotisations que vous avez versé sera plus important aujourd'hui avec l'âge légal si vous continuez à travailler deux années après l'âge légal vous ne récupérez jamais 100% de ce que vous aurez versé en cotisation si vous avez récupéré 30% c'est le goût du monde vous pensez que c'est une manière de favoriser y compris le fait de continuer à travailler davantage après et la durée de cotisation c'est une manière de venir au fond à la maîtrise de son parcours individuel que tu évoquais tout à l'heure est-ce que ça s'appelle capitalisation est-ce que ça s'appelle seulement durée de cotisation j'en sais rien à vrai dire même ça m'importe peu ce qui compte en revanche c'est d'inverser complètement le paradigme et de ce point de vue je suis d'accord nous sommes tous attachés au régime par répartition mais nous l'étions à un moment où il était démographiquement tenable nous n'avons déjà plus de système par répartition et toutes les compensations que l'état injecte dans les caisses des retraites font que de toute façon tout ça est une hypocrisie est une illusion et donc il nous faut en venir à un système qui pour moi est le système de durée de cotisation et donc probablement de capitalisation avec une limite mais je t'ai entendu le dire qui est que le capital en question ne peut pas être soumis à toutes les spéculations et que ce qui fait notre marque de fabrique y compris notre souveraineté ça a été un problème pour beaucoup d'autres états du monde c'est lorsque l'on place sur des marchés incertains une partie non pas seulement de notre dette mais aussi de nos retraites dès lors que l'on garde une souveraineté sur ce capital là je n'ai aucun problème et à cela s'ajoutera de toute façon non pas du 100% de capitalisation ou durée de cotisation mais des compensations parce que oui il faudra encore des minimum vieillesse qui soit plus digne que ce que nous connaissons aujourd'hui oui il faudra des outils de compensation pour celui qui à 50 ans aura fait un AVC et ne pourra pas continuer à travailler il faudra ces systèmes qui continueront à créer un lien de solidarité entre chacun d'entre nous et donc pour vous répondre je suis extrêmement hostile à tous ceux qui nous disent qu'ils ne veulent pas entendre parler de l'âge légal autant qu'à ceux qui nous expliquent que tout doit passer par l'âge légal et je comprends que dans ce conclave à la noix personne n'est réussi à s'entendre parce que des deux côtés je dis bien des deux côtés il y a une cécité totale sur la nécessité de tout rebâtir et en fait c'est ce qui nous rassemble d'une certaine manière mais avec d'autres aussi on n'est pas les seuls c'est que vous voyez bien que sur tous les sujets il faut tout reprendre à la base et que là ce qui perturbe en particulier un gouvernement qui est soumis à une potentielle motion de censure et dont la seule obsession est de s'assurer de pouvoir durer encore un peu à aucun instant ils ne s'attaqueront à un chantier aussi colossal sauf que c'est absolument vital et c'est ce qui nous manque terriblement et moi j'ai tendance à dire que je comprends que ça effraie certains dans la classe politique je comprends que certains dans la classe politique se disent quand même ce gyrophare sur la voiture si je peux le garder encore un peu et puis tout ça c'est l'aboutissement de ma vie vous comprenez d'être ministre très bien moi je les respecte mais pour le gros boulot qui est à faire il faut qu'ils laissent la place à d'autres s'ils ont la trouille c'est pas grave il y en a d'autres qui n'ont pas la trouille »
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France 2 — Les 4 Vérités · L'alliance de Ciotti avec le RN : vers un éclatement des Républicains ? - Aurélien Pradié est l'invité des 4V du 12 juin 2024Vérifier à 5:58
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