Formulation générale
55 %Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
6 observations sur 11
Cette fiche décrit la manière dont les réponses disponibles explicitent mécanismes, contraintes, arbitrages, incertitudes et objections. Elle présente chaque dimension séparément, sans classement des personnes.
Questions et méthodeLa maturité décrit uniquement le volume et la diversité du corpus disponible ; ce n’est ni une note ni un jugement sur la personne.
Chaque ligne a sa propre base. Ces mesures ne sont jamais additionnées en une note de personne.
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
6 observations sur 11
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
3 observations sur 11
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
2 observations sur 11
Répartition des tours horodatés par rôle. Les tours sans durée exploitable restent hors calcul.
Répartition des dimensions repérées dans le corpus. Une même réponse peut contribuer à plusieurs dimensions.
Cette matrice indique la part du corpus, les sources, les passages et la durée disponibles pour chaque thème. Elle ne mesure ni une expertise générale ni une intelligence personnelle.
| Thème | Part du corpus | Sources | Passages | Durée média |
|---|---|---|---|---|
| Environnement | 100 %base 1 | 122 passages | 2222 passages | 18 minmédia daté |
| Dimension | Famille de mesure | Observé | Base | Fréquence | Passages | Période |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Formulation générale | Niveau de précision | 6 | 11 | 55 % | 11 | 19 mai 2026 au 19 mai 2026 |
| Formulation mixte | Niveau de précision | 3 | 11 | 27 % | 11 | 19 mai 2026 au 19 mai 2026 |
| Formulation spécifique | Niveau de précision | 2 | 11 | 18 % | 11 |
Exemples retenus pour rendre les observations auditables. Ils ne résument pas à eux seuls l’ensemble du corpus.
« Parce que je pense qu'on a perdu des boussoles. Parce que c'est vraiment ce que j'essaye, et merci pour cette question. Je connais très bien Gaspard Koenig, c'est un ami, et je pense que, comme lui, on fait un constat, on n'est pas d'accord sur tout d'ailleurs avec Gaspard, mais on fait un constat, c'est qu'il nous manque des boussoles. Quand je dis que le sol, aujourd'hui, est ce personnage précieux, mais qui manque de considération. Mais qui ne le respecte pas ? Nous, la société, de manière globale. Il ne faut surtout pas pointer du doigt qui des… »
« Parce que je pense qu'on a perdu des boussoles. Parce que c'est vraiment ce que j'essaye, et merci pour cette question. Je connais très bien Gaspard Koenig, c'est un ami, et je pense que, comme lui, on fait un constat, on n'est pas d'accord sur tout d'ailleurs avec Gaspard, mais on fait un constat, c'est qu'il nous manque des boussoles. Quand je dis que le sol, aujourd'hui, est ce personnage précieux, mais qui manque de considération. Mais qui ne le respecte pas ? Nous, la société, de manière globale. Il ne faut surtout pas pointer du doigt qui des agriculteurs, ou qui d'un tel et un tel. C'est nous, de manière globale. Là, on a parlé de l'agriculture, mais on pourrait parler du logement, on pourrait parler des 27 000 terrains de football qui, chaque année, sont artificialisés, parce qu'on construit, parce qu'on bétonne, ici ou là. Et en fait, le point, c'est de se dire, dans nos sociétés, on a perdu un certain nombre de boussoles, un certain nombre d'indicateurs, de personnes à suivre. Et c'est ça le titre, le chant du sol. Est-ce que nous sommes capables d'écouter le chant du sol ? C'est-à-dire de remettre son enseignement au centre d'un certain nombre de nos décisions, individuelles ou collectives. »
Ce profil décrit des éléments observables dans le corpus publié; il ne mesure ni la valeur, ni l'intelligence, ni la véracité d'une personne.
| 19 mai 2026 au 19 mai 2026 |
« Je pense que je suis une part de tous ces personnages. Ces personnages, ils me touchent beaucoup. M. Victor, c'est ce scientifique qui a l'humilité du sachant, parfois la solitude aussi. Abel, c'est cet agriculteur, ce jeune agriculteur des terres cantaliennes qui est éleveur et qui, lui, fait face à cette grève du sol alors que c'est un amoureux de ses prairies et notamment les prairies permanentes. Et en fait, ce que j'essaye dans cette réconciliation, c'est montrer la complexité des choses. On dit souvent, par exemple, que les éleveurs sont la source… »
« Je pense que je suis une part de tous ces personnages. Ces personnages, ils me touchent beaucoup. M. Victor, c'est ce scientifique qui a l'humilité du sachant, parfois la solitude aussi. Abel, c'est cet agriculteur, ce jeune agriculteur des terres cantaliennes qui est éleveur et qui, lui, fait face à cette grève du sol alors que c'est un amoureux de ses prairies et notamment les prairies permanentes. Et en fait, ce que j'essaye dans cette réconciliation, c'est montrer la complexité des choses. On dit souvent, par exemple, que les éleveurs sont la source des problèmes du réchauffement climatique. Mais qui sait que ce sont les éleveurs qui ont les prairies permanentes les plus belles, c'est-à-dire celles qui contiennent le plus de carbone ? C'est-à-dire que oui, d'un côté, les vaches émettent, en l'occurrence, du méthane. Mais de l'autre côté, quand vous êtes un éleveur qui nourrissez vos bêtes avec vos prairies, vous captez du carbone dans ces superbes sols des prairies permanentes. Et cette complexité, j'ai essayé de l'aborder à travers ce voyage dans ce compte Le Chant du Sol. »
« En tout cas, c'est un appel à la conscience que ce personnage, le sol, il faut le protéger. Aujourd'hui, on considère en Europe que 60 à 70% des sols sont dégradés. Mais surtout, c'est une forme de considération. Le sol, prenez des cartes, ceux qui nous écoutent, qui sont en voiture et qui regardent Waze, par exemple, ou qui regardent les cartes Michelin. Le sol est en blanc sur toutes les cartes, la couleur du vide. Alors que les forêts sont en vert, l'eau est en bleu et les maisons sont en noir. Et en fait, ce que j'ai voulu montrer par ce conte,… »
« En tout cas, c'est un appel à la conscience que ce personnage, le sol, il faut le protéger. Aujourd'hui, on considère en Europe que 60 à 70% des sols sont dégradés. Mais surtout, c'est une forme de considération. Le sol, prenez des cartes, ceux qui nous écoutent, qui sont en voiture et qui regardent Waze, par exemple, ou qui regardent les cartes Michelin. Le sol est en blanc sur toutes les cartes, la couleur du vide. Alors que les forêts sont en vert, l'eau est en bleu et les maisons sont en noir. Et en fait, ce que j'ai voulu montrer par ce conte, c'est la beauté de la littérature. C'est de créer une histoire où tout est faux, mais tout est vrai. L'histoire, c'est ce sol qui se met en grève pour essayer de faire comprendre de son importance avec cinq personnages, cinq personnes qui vont essayer de réagir face à cette grève du sol. Et en fait, tout est faux parce qu'évidemment, le sol ne se met pas en grève, mais tout est vrai. C'est-à-dire que tous les faits, tous les éléments scientifiques, même les personnes qui peuplent ce conte sont réelles. »
« Oui, j'en suis convaincu, parce que, vous savez, il y a un livre qui m'a énormément marqué, et qui est « L'homme qui plantait des arbres » de Jean Giono. C'est une fable environnementale magnifique de 1953 qui parle de cet éleveur, Elsa Arbouffier, qui vient replanter des graines, des glandes de chêne dans les Alpes de Haute-Provence, parce que l'homme a coupé tous les arbres, ce faisant, la vie est partie, ce faisant, l'eau est partie, ce faisant, les hommes sont partis. Et cette fable environnementale de Jean Giono, en fait, elle s'est réellement… »
« Oui, j'en suis convaincu, parce que, vous savez, il y a un livre qui m'a énormément marqué, et qui est « L'homme qui plantait des arbres » de Jean Giono. C'est une fable environnementale magnifique de 1953 qui parle de cet éleveur, Elsa Arbouffier, qui vient replanter des graines, des glandes de chêne dans les Alpes de Haute-Provence, parce que l'homme a coupé tous les arbres, ce faisant, la vie est partie, ce faisant, l'eau est partie, ce faisant, les hommes sont partis. Et cette fable environnementale de Jean Giono, en fait, elle s'est réellement passée, ce qu'on a appelé le « dust ball » aux États-Unis, pardon, de l'anglicisme, où les terres ont été tellement asséchées qu'il y avait des vents de poussière et les hommes ont fini par partir. Donc, ce que je dis là, sur notre capacité à écouter les seuls, pour collectivement avoir un récit collectif, collectivement prendre des bonnes décisions sur l'eau, sur l'agriculture, sur le logement, sur le textile, songer que pour un T-shirt, il faut 2700 litres d'eau. Pour un T-shirt, on jette des millions de tonnes de T-shirts et d'habits chaque année. Et donc, on voit bien que collectivement, il faut ce récit. »
« Surtout, ce que je constate et ce qui me désespère, c'est le simplisme des pensées politiques dans les canons sombres. Je prends un exemple. Quand j'étais ministre de l'agriculture, fort de cet amour des seuls que vous aurez compris, j'ai beaucoup défendu une agriculture qui s'appelle l'agriculture de conservation des seuls. Le sol déteste être labouré. Le sol déteste être nu. Le sol veut des rotations des cultures. Il s'avère que pour faire cette agriculture de conservation des seuls, comme on n'aboure pas, on a au bout d'un moment besoin de désherber,… »
« Surtout, ce que je constate et ce qui me désespère, c'est le simplisme des pensées politiques dans les canons sombres. Je prends un exemple. Quand j'étais ministre de l'agriculture, fort de cet amour des seuls que vous aurez compris, j'ai beaucoup défendu une agriculture qui s'appelle l'agriculture de conservation des seuls. Le sol déteste être labouré. Le sol déteste être nu. Le sol veut des rotations des cultures. Il s'avère que pour faire cette agriculture de conservation des seuls, comme on n'aboure pas, on a au bout d'un moment besoin de désherber, utiliser des désherbants. Vous vous souvenez de tous les débats sur le glyphosate ? J'ai essayé, tant bien que mal, de mettre en avant la complexité de ces sujets, y compris la complexité environnementale. On avait des objectifs environnementaux qui venaient de se confronter. J'ai essayé vraiment avec passion, avec cœur, j'espère avec courage, de porter la complexité de ces sujets, forcés de constater, et on le voit encore dans les débats à l'Assemblée, que le simplisme aujourd'hui dans les décisions et les débats politiques l'emporte trop souvent sur la prise en compte de la complexité. Qu'est-ce que vous pensez de la loi actuelle à l'Assemblée ? Je pense qu'encore une fois, on a besoin d'accompagner, on a besoin d'apporter des solutions aux agriculteurs. Les thématiques sont les bonnes. Après, vous savez, il y a des milliers d'amendements. Oui, 1700, plus de 1700. Donc on verra, on sait comment ça rentre, on ne sait pas comment ça sort, ce type de loi. Donc avancer sur ces sujets comme la question de l'eau, c'est pour moi quelque chose de tout à fait justifié. Il faut y aller, et je le dis encore une fois, sur l'eau, il faut remettre de la raison et écouter le sol. Ce serait une très belle boussole que d'avancer là-dessus. »
« Moi, je pense qu'il faut l'accepter, cette richesse et cette diversité des agricultures. Oui, mais pas l'affrontement. Mais pas l'affrontement. Il y a des pays où l'affrontement a été irréconciliable. Je prends l'exemple du Brésil. Au Brésil, vous avez même deux ministères de l'agriculture. Un ministère de l'agriculture dite productiviste et un ministère de l'agriculture dite familiale. Ils ont été tellement dans un caractère irréconciliable qu'ils ont même créé deux ministères. Il ne faut pas en France ? Absolument pas. En France, au contraire, on a… »
« Moi, je pense qu'il faut l'accepter, cette richesse et cette diversité des agricultures. Oui, mais pas l'affrontement. Mais pas l'affrontement. Il y a des pays où l'affrontement a été irréconciliable. Je prends l'exemple du Brésil. Au Brésil, vous avez même deux ministères de l'agriculture. Un ministère de l'agriculture dite productiviste et un ministère de l'agriculture dite familiale. Ils ont été tellement dans un caractère irréconciliable qu'ils ont même créé deux ministères. Il ne faut pas en France ? Absolument pas. En France, au contraire, on a cette richesse de la différence des agricultures. Je parlais de l'agriculture de conservation des sols. Vous avez l'agriculture bio, vous avez l'agriculture HVE, vous avez des agricultures familiales, vous avez des agricultures plus importantes. Vous savez, la France, c'est ce pays des terroirs, de pays des territoires. Il faut assumer d'avoir plusieurs agricultures. Il ne faut pas les opposer. Il faut les réconcilier. »