Alexandre Ouizille — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 janv. 2025 au 10 déc. 2025
Questions
45
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 45 questions évaluables
Réponse directe
25
Réponse partielle
7
Réponse à côté
12
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 45
Question 1Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»
Vous avez permis de limiter la casse ?
Réponse directe
On a permis de limiter la casse et puis on est aussi revenu sur une blessure à la fois démocratique et sociale qui est cette injuste réforme des retraites qui ne ciblait finalement que ceux qui avaient commencé à bosser tôt, qui exonéraient complètement tous les autres d'un quelconque effort et qui a été adopté dans les conditions qu'on connaît il y a quelques temps maintenant et pour lesquelles la colère dans le pays ne s'affaiblissait pas. Donc c'est important qu'on ait obtenu aussi cet élément de rupture avec la politique macroniste telle qu'elle a été conduite depuis 8 ans.
« On a permis de limiter la casse et puis on est aussi revenu sur une blessure à la fois démocratique et sociale qui est cette injuste réforme des retraites qui ne ciblait finalement que ceux qui avaient commencé à bosser tôt, qui exonéraient complètement tous les autres d'un quelconque effort et qui a été adopté dans les conditions qu'on connaît il y a quelques temps maintenant et pour lesquelles la colère dans le pays ne s'affaiblissait pas. Donc c'est important qu'on ait obtenu aussi cet élément de rupture avec la politique macroniste telle qu'elle a été conduite depuis 8 ans. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, si vous voulez, j'essaie d'entendre tout le monde. Et lorsque j'écoute les économistes de l'OFCE, et nous, nous avions calé notre trajectoire budgétaire sur celle qui était celle de l'OFCE, qui n'est pas une officine gauchiste, mais des macroéconomistes de qualité qui travaillent dans ce pays. Nous avions calé une consolidation budgétaire plus lente, parce que nous disions, et nous continuions de dire, que sabrer les dépenses publiques à toute vitesse, ça ne crée que des pertes d'activité pour tout le monde dans ce pays. Donc, en fait, pour éviter une austérité panique, il fallait ralentir le rythme de consolidation. Donc, de ce point de vue-là, même du point de vue de l'efficacité économique, et je le dis aux patrons qui pourraient en douter, consolider trop vite les dépenses publiques, c'était mettre en péril l'activité, c'était mettre en péril leur carnet de commande. Donc, en faisant cela, on a aussi protégé l'activité. On ne s'est pas tenu à des questions de justice sociale. On a aussi protégé l'activité, parce qu'il ne faut pas aller trop vite, quitte à tout casser du point de vue de l'activité et de la croissance. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 1:34
Question 2Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»
Est-ce que vous entendez cette inquiétude des patrons, des chefs d'entreprise ?
Réponse directe
Moi, si vous voulez, j'essaie d'entendre tout le monde. Et lorsque j'écoute les économistes de l'OFCE, et nous, nous avions calé notre trajectoire budgétaire sur celle qui était celle de l'OFCE, qui n'est pas une officine gauchiste, mais des macroéconomistes de qualité qui travaillent dans ce pays. Nous avions calé une consolidation budgétaire plus lente, parce que nous disions, et nous continuions de dire, que sabrer les dépenses publiques à toute vitesse, ça ne crée que des pertes d'activité pour tout le monde dans ce pays. Donc, en fait, pour éviter une austérité panique, il fallait ralentir le rythme de consolidation. Donc, de ce point de vue-là, même du point de vue de l'efficacité éco…
« Moi, si vous voulez, j'essaie d'entendre tout le monde. Et lorsque j'écoute les économistes de l'OFCE, et nous, nous avions calé notre trajectoire budgétaire sur celle qui était celle de l'OFCE, qui n'est pas une officine gauchiste, mais des macroéconomistes de qualité qui travaillent dans ce pays. Nous avions calé une consolidation budgétaire plus lente, parce que nous disions, et nous continuions de dire, que sabrer les dépenses publiques à toute vitesse, ça ne crée que des pertes d'activité pour tout le monde dans ce pays. Donc, en fait, pour éviter une austérité panique, il fallait ralentir le rythme de consolidation. Donc, de ce point de vue-là, même du point de vue de l'efficacité économique, et je le dis aux patrons qui pourraient en douter, consolider trop vite les dépenses publiques, c'était mettre en péril l'activité, c'était mettre en péril leur carnet de commande. Donc, en faisant cela, on a aussi protégé l'activité. On ne s'est pas tenu à des questions de justice sociale. On a aussi protégé l'activité, parce qu'il ne faut pas aller trop vite, quitte à tout casser du point de vue de l'activité et de la croissance. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 4:42
Question 3Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»
Mission accomplie pour le budget de la Sécu. Le plus dur reste maintenant à venir. On l'a dit avec le gros morceau, le budget de l'État, qui est actuellement d'ailleurs chez vous au Sénat, avant de revenir à l'Assemblée la semaine prochaine. Ça va être très compliqué, cette fois, d'arriver à un compromis. Qu'est-ce qui bloque ?
Réponse directe
Ce qui bloque, si vous voulez, c'est que le fait que ceux avec qui nous avons fait un compromis sur le budget de la Sécu et de l'État ne veulent absolument pas en faire sur le budget de l'État. Puisque nous, quelle est notre position sur le budget de l'État ? On l'a dit depuis le début. On veut de la justice fiscale sur les plus hauts patrimoines de ce pays, parce que cette justice fiscale nous permet de ne pas démanteler l'école, nous permet d'avoir une ambition écologique conforme aux engagements de l'accord de Paris, permet, bref, de sauver les fonctions de souveraineté de l'État qui sont essentielles dans le moment que nous vivons. De ce point de vue-là, regardez ce qui s'est passé à l'…
« Ce qui bloque, si vous voulez, c'est que le fait que ceux avec qui nous avons fait un compromis sur le budget de la Sécu et de l'État ne veulent absolument pas en faire sur le budget de l'État. Puisque nous, quelle est notre position sur le budget de l'État ? On l'a dit depuis le début. On veut de la justice fiscale sur les plus hauts patrimoines de ce pays, parce que cette justice fiscale nous permet de ne pas démanteler l'école, nous permet d'avoir une ambition écologique conforme aux engagements de l'accord de Paris, permet, bref, de sauver les fonctions de souveraineté de l'État qui sont essentielles dans le moment que nous vivons. De ce point de vue-là, regardez ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale. Tous nos amendements, même nos amendements de repli, même les amendements de repli à l'amendement de repli, ont été balayés. Je ne vous parle même pas du Sénat, où l'œuvre de l'Assemblée nationale a été détricotée encore un peu plus. Donc, si vous voulez, pour faire un compromis, il faut être deux. Et sur la question du budget de l'État, il y a eu un refus total, intégral, de mettre à contribution, même, je veux dire, sur une vision de compromis. C'est-à-dire, nous, on voulait 15 milliards sur les plus revenus. Le milieu, ça aurait pu être de dire, il faut qu'on arrive à quelque chose entre 0 et 15. Il y a un nombre qui s'appelle 7 ou 8. Et on pouvait construire quelque chose de ce point de vue-là. Mais il n'en a jamais été question pour eux. Donc, évidemment, dans ces conditions-là, on ne va pas adopter un mauvais budget pour l'État. Donc, en effet, on est face à une très grande difficulté. D'autant que vous savez que les règles de la navette budgétaire font que, petit à petit, l'entonnoir se resserre et on ne peut plus amender le texte. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 5:55
Question 4Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»
Quand on voit les attaques de LFI, est-ce qu'on peut penser aujourd'hui, en tout cas est-ce que ça veut dire que la rupture est complètement consommée entre le PS et le parti de Jean-Luc Mélenchon ?
Réponse partielle
On est sur des stratégies différentes. Tout le monde l'a vu. Tout le monde l'a compris. On est à la fois sur des stratégies différentes sur le moment politique qu'on traverse. C'est-à-dire que nous, on n'est pas dans une logique d'accélération à tout craint du calendrier politique. On considère qu'il y a un grand rendez-vous démocratique en 2027, qu'une élection présidentielle en 35 jours, comme le souhaitent les Insoumis, ça n'a aucun sens parce que ce pays a besoin de maturer la décision qu'il veut prendre sur les grandes orientations qu'il compte prendre, qu'on est donc sur des stratégies qui en effet sont différentes. Donc oui, il y a des critiques de leur part, mais j'ai envie de dire,…
« On est sur des stratégies différentes. Tout le monde l'a vu. Tout le monde l'a compris. On est à la fois sur des stratégies différentes sur le moment politique qu'on traverse. C'est-à-dire que nous, on n'est pas dans une logique d'accélération à tout craint du calendrier politique. On considère qu'il y a un grand rendez-vous démocratique en 2027, qu'une élection présidentielle en 35 jours, comme le souhaitent les Insoumis, ça n'a aucun sens parce que ce pays a besoin de maturer la décision qu'il veut prendre sur les grandes orientations qu'il compte prendre, qu'on est donc sur des stratégies qui en effet sont différentes. Donc oui, il y a des critiques de leur part, mais j'ai envie de dire, nous, moi ce n'est pas ça qui est ma boussole. La boussole qui est la nôtre, c'est de chercher à voir est-ce qu'on a obtenu oui ou non matériellement des choses. Et là, on a obtenu matériellement des choses. Après, voilà, ils sont dans la position qui est la leur. Moi, je n'ai pas envie plus que ça de commenter ce qu'ils font, si vous voulez. Il y a la colère des Insoumis. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 3:27
Question 5Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»
Il y a également celle des patrons qui s'inquiètent de voir les déficits continuer à se creuser. Plus de 20 milliards d'euros avec les dépenses supplémentaires, disent-ils, demandées par le PS. Est-ce que vous les entendez ?
Réponse directe
Moi, si vous voulez, j'essaie d'entendre tout le monde. Et lorsque j'écoute les économistes de l'OFCE, et nous, nous avions calé notre trajectoire budgétaire sur celle qui était celle de l'OFCE, qui n'est pas une officine gauchiste, mais des macroéconomistes de qualité qui travaillent dans ce pays. Nous avions calé une consolidation budgétaire plus lente, parce que nous disions, et nous continuions de dire, que sabrer les dépenses publiques à toute vitesse, ça ne crée que des pertes d'activité pour tout le monde dans ce pays. Donc, en fait, pour éviter une austérité panique, il fallait ralentir le rythme de consolidation. Donc, de ce point de vue-là, même du point de vue de l'efficacité éco…
« Moi, si vous voulez, j'essaie d'entendre tout le monde. Et lorsque j'écoute les économistes de l'OFCE, et nous, nous avions calé notre trajectoire budgétaire sur celle qui était celle de l'OFCE, qui n'est pas une officine gauchiste, mais des macroéconomistes de qualité qui travaillent dans ce pays. Nous avions calé une consolidation budgétaire plus lente, parce que nous disions, et nous continuions de dire, que sabrer les dépenses publiques à toute vitesse, ça ne crée que des pertes d'activité pour tout le monde dans ce pays. Donc, en fait, pour éviter une austérité panique, il fallait ralentir le rythme de consolidation. Donc, de ce point de vue-là, même du point de vue de l'efficacité économique, et je le dis aux patrons qui pourraient en douter, consolider trop vite les dépenses publiques, c'était mettre en péril l'activité, c'était mettre en péril leur carnet de commande. Donc, en faisant cela, on a aussi protégé l'activité. On ne s'est pas tenu à des questions de justice sociale. On a aussi protégé l'activité, parce qu'il ne faut pas aller trop vite, quitte à tout casser du point de vue de l'activité et de la croissance. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 4:42
Question 6Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»
Donc, vous n'y croyez pas ?
Réponse directe
Alors, je vous parle, je n'y crois absolument pas. Je crois vraiment qu'il n'y a pas de chemin aujourd'hui.
« Alors, je vous parle, je n'y crois absolument pas. Je crois vraiment qu'il n'y a pas de chemin aujourd'hui. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 7:22
Question 7Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»
Paris gagné pour Olivier Faure, c'est le succès également de la méthode du Premier ministre Lecornu. Est-ce que cela fait de vous, les socialistes, pour autant, les nouveaux soutiens du gouvernement, les supplétifs de la Macronie comme le dénonce la France insoumise ?
Réponse directe
Vous voyez bien que tout ça s'est passé au contraire dans la confrontation avec le Bloc central, au point que le Bloc central s'en est trouvé complètement morcelé dans les votes hier, au point qu'il y a eu une rupture entre un ancien Premier ministre et le Président de la République. Donc on n'est pas du tout nous rentrés dans une logique de fait majoritaire nouveau avec un nouveau périmètre. On a été dans une discussion très rugueuse en fait avec le Bloc central où on a pu conduire un certain nombre de choses à leur terme. Encore une fois, tout n'est pas satisfaisant, mais on a réussi à faire un certain nombre d'avancées qui justifient ce que nous avons fait hier. Et si vous allez demander…
« Vous voyez bien que tout ça s'est passé au contraire dans la confrontation avec le Bloc central, au point que le Bloc central s'en est trouvé complètement morcelé dans les votes hier, au point qu'il y a eu une rupture entre un ancien Premier ministre et le Président de la République. Donc on n'est pas du tout nous rentrés dans une logique de fait majoritaire nouveau avec un nouveau périmètre. On a été dans une discussion très rugueuse en fait avec le Bloc central où on a pu conduire un certain nombre de choses à leur terme. Encore une fois, tout n'est pas satisfaisant, mais on a réussi à faire un certain nombre d'avancées qui justifient ce que nous avons fait hier. Et si vous allez demander à Édouard Philippe s'il considère qu'on est dans le même bloc que lui ou si vous nous le demandez à nous, évidemment que la réponse est non. En fait, on est sur des positions politiques qui sont diamétralement opposées. On a trouvé dans un moment d'attente une forme de compromis sur le budget de la sécurité sociale. Voilà ce qui s'est passé exactement. Ça ne change rien au périmètre politique des uns et des autres, et en tout cas pas au nôtre. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 2:19
Question 8Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»
est-ce que vous savouerez encore un peu ce matin cette victoire politique ?
Réponse directe
Écoutez, ça a été quand même une longue bagarre avec le gouvernement. Moi je la date en fait déjà du gouvernement Bérou où il a fallu arracher pied à pied le retrait des deux jours fériés qui devaient être sucrés aux Français, le retrait d'une réforme de l'assurance chômage alors que les chiffres du chômage repartent dans l'autre sens, le retrait ensuite de ce qui était prévu en termes d'années blanches qui était en fait une taxation sur les plus pauvres, sur ceux qui ont des allocations handicapées, ceux qui ont des allocations sociales, la victoire sur la réforme des retraits. Donc tout ça a été un long chemin, donc évidemment que... Un mois et demi de combat, oui. Oui, oui, si je remonte…
« Écoutez, ça a été quand même une longue bagarre avec le gouvernement. Moi je la date en fait déjà du gouvernement Bérou où il a fallu arracher pied à pied le retrait des deux jours fériés qui devaient être sucrés aux Français, le retrait d'une réforme de l'assurance chômage alors que les chiffres du chômage repartent dans l'autre sens, le retrait ensuite de ce qui était prévu en termes d'années blanches qui était en fait une taxation sur les plus pauvres, sur ceux qui ont des allocations handicapées, ceux qui ont des allocations sociales, la victoire sur la réforme des retraits. Donc tout ça a été un long chemin, donc évidemment que... Un mois et demi de combat, oui. Oui, oui, si je remonte à l'été, encore plus que ça, si vous voulez, ça fait un moment en effet qu'on est engagé dans cette bataille. Donc on est sans triomphalisme parce que ce budget ce n'est pas le nôtre. Si on avait été aux manettes, on n'aurait pas fait ce budget-là de la sécurité sociale. Néanmoins, on a pu arracher des choses qui sont importantes dans la vie quotidienne des gens, les franchises médicales, l'hôpital avec des crédits en plus pour l'hôpital par rapport à ce qui était initialement prévu. Donc on s'est battu et on a eu des résultats, c'est vrai, pour ce projet de financement de la sécurité sociale. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 0:29
Question 9Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
Et c'est-à-dire que vous, vous pourriez trouver des compromis avec le LR ou vous dites, vu leur position de ces derniers jours, c'est plus possible ?
Réponse directe
Moi, je dis que les compromis, il faut d'abord les chercher avec ceux qui ont fait Front Républicain, je l'ai toujours dit comme ça. Après, si le LR trouve que ce qu'on fait est bien, tant mieux, parce qu'en fait, on est dans cette situation. Mais il y a quand même quelque chose qui a changé. Pour moi, les LR sont quand même passés de l'autre côté de la barrière avec ce qui s'est passé ces deux derniers jours. Et je crois que c'est un fait politique majeur qui a été trop peu souligné. La déclaration de Bruno Retailleau, puis celle de son vice-président hier, deux points, ça fait une ligne. Donc je pense que maintenant aussi, moi, j'aimerais savoir si, ici au Sénat, ailleurs dans le pays, il…
« Moi, je dis que les compromis, il faut d'abord les chercher avec ceux qui ont fait Front Républicain, je l'ai toujours dit comme ça. Après, si le LR trouve que ce qu'on fait est bien, tant mieux, parce qu'en fait, on est dans cette situation. Mais il y a quand même quelque chose qui a changé. Pour moi, les LR sont quand même passés de l'autre côté de la barrière avec ce qui s'est passé ces deux derniers jours. Et je crois que c'est un fait politique majeur qui a été trop peu souligné. La déclaration de Bruno Retailleau, puis celle de son vice-président hier, deux points, ça fait une ligne. Donc je pense que maintenant aussi, moi, j'aimerais savoir si, ici au Sénat, ailleurs dans le pays, il y a des Républicains qui vont prendre la parole pour dire qu'ils n'acceptent pas ce qui est en train de se passer au sein de leur parti, cette espèce de renversement d'alliance à mots couverts qui est en train d'avoir lieu, parce que je crois que c'est important aussi pour la suite. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 5:31
Question 10Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
quelles actions vous menez pour l'améliorer ?
Réponse à côté
non mais moi je m'inscris exactement ce qui vient d'être dit dans l'Oise nous avons à Clermont de l'Oise un grand CHI donc en effet un hôpital qui traite des questions des questions psychiatriques et ce que décrit Stéphane est très juste c'est à dire qu'il y a quand même globalement une augmentation de la pression une fatigue d'être soi liée à une culture d'entreprise qui se durcit donc ça tout ça on le constate aussi et je vois que le fait que les élus locaux s'en saisissent me semble en effet tout à fait déterminant et je savais que Stéphane faisait tout ça donc je trouve que c'est extrêmement important
« non mais moi je m'inscris exactement ce qui vient d'être dit dans l'Oise nous avons à Clermont de l'Oise un grand CHI donc en effet un hôpital qui traite des questions des questions psychiatriques et ce que décrit Stéphane est très juste c'est à dire qu'il y a quand même globalement une augmentation de la pression une fatigue d'être soi liée à une culture d'entreprise qui se durcit donc ça tout ça on le constate aussi et je vois que le fait que les élus locaux s'en saisissent me semble en effet tout à fait déterminant et je savais que Stéphane faisait tout ça donc je trouve que c'est extrêmement important »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 25:40
Question 11Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
Est-ce que cet après-midi, il pourrait sortir un accord sur le fond ?
Réponse à côté
Écoutez, moi je pense que d'abord là, la question et l'urgence, c'est la nomination d'un Premier ministre.
« Écoutez, moi je pense que d'abord là, la question et l'urgence, c'est la nomination d'un Premier ministre. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 6:54
Question 12Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
On va évidemment longuement revenir sur la crise politique, mais d'abord on va regarder trois unes de la presse régionale qu'on a sélectionnées. On les regarde ensemble, d'abord c'est la une de la Voix du Nord, une voix porteuse des idéaux de la France, et cette photo de Robert Badinter, et les mots d'Emmanuel Macron hier soir lors de l'entrée au Panthéon de Robert Badinter. La deuxième une, c'est celle du bien public, un espoir historique pour le Proche-Orient. Israël et le Hamas qui ont signé hier la première phase d'un accord sur le cessez-le-feu à Gaza, une libération d'otages après de fortes pressions de Donald Trump. Et puis la dernière une, c'est celle de la République du Centre, autre sujet, médecin à la campagne, opération reconquête, consulter un généraliste dans un délai bref ou prendre rendez-vous chez un spécialiste devient de plus en plus compliqué, d'autant plus dans les zones rurales qui souffrent du manque de professionnels de santé. Quelle une avez-vous envie de commenter ?
Réponse directe
Bon, les trois unes sont extrêmement importantes et revêtent des enjeux particulièrement centraux pour notre pays. C'est vrai que moi j'étais hier à la cérémonie d'hommage à Robert Badinter, et en tant que socialiste aussi, évidemment je trouve que c'était un hommage absolument sublime, magnifique, qui a retracé la vie et les combats de Robert Badinter contre la peine de mort en France, puis pour l'abolition universelle de la peine de mort, contre aussi ce qui a été moins été dit hier, vous savez, ces juridictions d'exception, notamment Cour de Sûreté de l'État, qu'il a contribué à supprimer, pour aussi l'abrogation de la dépénalisation de l'homosexualité, qui était ce vestige honteux de Vi…
« Bon, les trois unes sont extrêmement importantes et revêtent des enjeux particulièrement centraux pour notre pays. C'est vrai que moi j'étais hier à la cérémonie d'hommage à Robert Badinter, et en tant que socialiste aussi, évidemment je trouve que c'était un hommage absolument sublime, magnifique, qui a retracé la vie et les combats de Robert Badinter contre la peine de mort en France, puis pour l'abolition universelle de la peine de mort, contre aussi ce qui a été moins été dit hier, vous savez, ces juridictions d'exception, notamment Cour de Sûreté de l'État, qu'il a contribué à supprimer, pour aussi l'abrogation de la dépénalisation de l'homosexualité, qui était ce vestige honteux de Vichy, qui était encore dans nos lois en 1982. Donc j'ai trouvé que c'était une très belle cérémonie, un grand républicain. Des mots très justes du président de la République, je dois dire, j'ai trouvé que le discours aussi revenait sur le combat contre l'antisémitisme dans notre pays, qui est toujours vivace, en comparant les années 20, qui étaient les années de naissance de Robert Badinter, et nos années 20, qui sont aussi des années de résurgence de l'antisémitisme dans notre pays. Et donc j'ai trouvé que c'était en effet vraiment une très belle cérémonie. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 1:06
Question 13Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
Est-ce que vous pensez que les socialistes, les écologistes et les communistes pourraient se mettre d'accord avec le socle commun sur un budget, sur la réforme des retraites, on en parlera plus tard ?
Réponse à côté
Écoutez, moi je pense que d'abord là, la question et l'urgence, c'est la nomination d'un Premier ministre.
« Écoutez, moi je pense que d'abord là, la question et l'urgence, c'est la nomination d'un Premier ministre. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 6:54
Question 14Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
C'est-à-dire que si c'est un Premier ministre qui n'est pas de gauche, ce ne sera pas la même chose ?
Réponse directe
Ce n'est pas le qui avant le quoi, nous en discuterons en bureau national, permettez que là pour l'instant, nous ce que nous revendiquons, c'est le changement. Donc nous on essaie de faire concilier deux exigences, la stabilité du pays et le changement. Pour le changement, il faut un Premier ministre de gauche. Pour la stabilité, il faut trouver l'accord de non-censure avec ceux qui ont fait Front Républicain. Donc c'est ça que nous appelons… Nous, en tout cas, on y regardera. On y regardera et c'est une décision qu'on devra prendre ensemble. Parce que si vous voulez, la surdité d'Emmanuel Macron à l'aspiration au changement du pays, ce n'est pas non plus un petit sujet. Donc on y regardera…
« Ce n'est pas le qui avant le quoi, nous en discuterons en bureau national, permettez que là pour l'instant, nous ce que nous revendiquons, c'est le changement. Donc nous on essaie de faire concilier deux exigences, la stabilité du pays et le changement. Pour le changement, il faut un Premier ministre de gauche. Pour la stabilité, il faut trouver l'accord de non-censure avec ceux qui ont fait Front Républicain. Donc c'est ça que nous appelons… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 7:05
Question 15Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
Cette interview, elle est retrouvée dans le reportage de Jérôme Rabier-Mer au bord de la crise de Nair. Il est diffusé cet après-midi à 16h30 sur notre antenne. On va justement poursuivre sur ce sujet. On va en Gironde. Bonjour Stéphane Delpera. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire de Saint-Médard-en-Jal. C'est dans la métropole bordelaise. On vient d'entendre la maire d'Aubervilliers raconter ce qu'elle a vécu, raconter son burn-out. Est-ce que c'est un sentiment que vous avez aussi vécu, vous ou des maires qui vous entourent en Gironde ?
Réponse à côté
– Oui, c'est vrai que moi, je me balade évidemment, j'ai près de 700 communes dans l'Oise, donc je vois les élus locaux et quand même aussi beaucoup les élus des petites communes. En fait, si vous voulez, qu'est-ce que c'est qu'un maire d'une petite commune ? C'est quelques adjoints, une secrétaire de mairie et la préfecture qui vous envoie des listes de course à l'infini à faire. Donc, d'ailleurs, c'est aussi pour ça qu'il y a peu d'actifs dans les conseils municipaux. Il y a beaucoup de jeunes retraités qui continuent leur engagement comme cela parce que c'est une telle charge qui vient en plus que c'est très difficile à concilier avec la vie. Donc ça, on le voit très nettement. Donc, je…
« – Oui, c'est vrai que moi, je me balade évidemment, j'ai près de 700 communes dans l'Oise, donc je vois les élus locaux et quand même aussi beaucoup les élus des petites communes. En fait, si vous voulez, qu'est-ce que c'est qu'un maire d'une petite commune ? C'est quelques adjoints, une secrétaire de mairie et la préfecture qui vous envoie des listes de course à l'infini à faire. Donc, d'ailleurs, c'est aussi pour ça qu'il y a peu d'actifs dans les conseils municipaux. Il y a beaucoup de jeunes retraités qui continuent leur engagement comme cela parce que c'est une telle charge qui vient en plus que c'est très difficile à concilier avec la vie. Donc ça, on le voit très nettement. Donc, je pense qu'il y a plein de choses à faire du point de vue de la santé des élus. Il y a aussi peut-être du côté de l'État une forme de déburocratisation. Je donne un exemple juste pour plaisanter mais qui pour moi est significatif. Lors des dernières élections sénatoriales, les petites communes doivent élire un grand électeur ou parfois trois grands électeurs. Pour élire un grand électeur, il y a eu un document de 120 pages qui a été envoyé par la préfecture alors qu'en fait, qu'est-ce que c'est ? C'est un conseil qui se réunit. Il lève la main, il dit tu peux y aller, tu ne peux pas. C'est ça la réalité. Et vous aviez 90 pages de documents pour vous expliquer comment vous envoyez un grand électeur pour voter au sénatorial. C'est un micro-exemple mais c'est un exemple qui est révélateur aussi de l'impression de il faut bien faire. En même temps, pour bien faire, c'est compliqué parce qu'il y a une surabondance aussi qui arrive à tout niveau. Il y a des demandes de subventions à faire avec un nombre très éclaté d'acteurs donc la région, le département, l'État. Bref, c'est compliqué d'être un élu local aujourd'hui. Et puis il y a en effet ce qui remonte beaucoup aussi chez nous c'est parfois la virulence de certains le fait d'interpeller avec violence des élus sur les réseaux sociaux alors qu'on peut aller voir le maire en mairie c'est quand même toujours plus sympathique. Donc vous voyez, il y a tout ça en effet qui rentre en compte et c'est vrai qu'on le ressent. Après, il y a quand même beaucoup de gens vaillants et qui adorent leur mandat je ne veux quand même pas non plus noircir le tableau et Stéphane, j'en suis sûr, en est un. Voilà, donc je veux dire il y a aussi cette joie de l'exercice du mandat de faire des choses d'ouvrir une école de refaire une classe voilà, il y a tout ça aussi qui est en ligne de compte »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 21:19
Question 16Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
Un dernier mot juste sur la crise politique. Est-ce que vous attendez une prise de parole d'Emmanuel Macron ?
Réponse directe
Je veux dire, la Constitution fait du Président de la République, c'est l'article 6 de notre Constitution, le garant des institutions. Les institutions sont en train de dysfonctionner gravement. Il en est le garant. Donc évidemment qu'il faut qu'il s'exprime. C'est attendu de lui. Et c'est même honnêtement assez étrange qu'une crise ouverte depuis 70 heures, 72 heures maintenant, le Président ne se soit pas encore exprimé. Donc évidemment qu'il faut que le Président de la République s'exprime.
« Je veux dire, la Constitution fait du Président de la République, c'est l'article 6 de notre Constitution, le garant des institutions. Les institutions sont en train de dysfonctionner gravement. Il en est le garant. Donc évidemment qu'il faut qu'il s'exprime. C'est attendu de lui. Et c'est même honnêtement assez étrange qu'une crise ouverte depuis 70 heures, 72 heures maintenant, le Président ne se soit pas encore exprimé. Donc évidemment qu'il faut que le Président de la République s'exprime. »
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Question 17Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
Est-ce qu'il doit s'exprimer ?
Réponse directe
Je veux dire, la Constitution fait du Président de la République, c'est l'article 6 de notre Constitution, le garant des institutions. Les institutions sont en train de dysfonctionner gravement. Il en est le garant. Donc évidemment qu'il faut qu'il s'exprime. C'est attendu de lui. Et c'est même honnêtement assez étrange qu'une crise ouverte depuis 70 heures, 72 heures maintenant, le Président ne se soit pas encore exprimé. Donc évidemment qu'il faut que le Président de la République s'exprime.
« Je veux dire, la Constitution fait du Président de la République, c'est l'article 6 de notre Constitution, le garant des institutions. Les institutions sont en train de dysfonctionner gravement. Il en est le garant. Donc évidemment qu'il faut qu'il s'exprime. C'est attendu de lui. Et c'est même honnêtement assez étrange qu'une crise ouverte depuis 70 heures, 72 heures maintenant, le Président ne se soit pas encore exprimé. Donc évidemment qu'il faut que le Président de la République s'exprime. »
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Question 18Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
Donc, il est reçu à 14h30, sauf le RN, sauf la France insoumise. On imagine que le Parti socialiste va y aller. Qu'attendez-vous de cette rencontre ?
Réponse directe
Ce qu'on attend, c'est ce que nous disons quand même maintenant depuis un certain nombre de temps, c'est de dire que maintenant, il faut changer de moment. Il faut un Premier ministre de gauche qui sait et qui saura qu'il n'a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale et qui est prêt à des compromis et d'abord avec des compromis avec ceux avec lesquels le Front républicain s'est formé. À la vérité, où en est-on ? Soit on montre que ce Front républicain que nous avons formé peut fonctionner avec un gouvernement de gauche qui passe un accord de non-censure avec ceux qui ont fait ce Front républicain.
« Ce qu'on attend, c'est ce que nous disons quand même maintenant depuis un certain nombre de temps, c'est de dire que maintenant, il faut changer de moment. Il faut un Premier ministre de gauche qui sait et qui saura qu'il n'a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale et qui est prêt à des compromis et d'abord avec des compromis avec ceux avec lesquels le Front républicain s'est formé. À la vérité, où en est-on ? Soit on montre que ce Front républicain que nous avons formé peut fonctionner avec un gouvernement de gauche qui passe un accord de non-censure avec ceux qui ont fait ce Front républicain. »
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Question 19Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
Pour vous, c'est la condition, un gouvernement de gauche ?
Réponse à côté
Soit je finis, soit on donne raison à Marine Le Pen à dire que tout ça ne vaut rien, que donc, vous voyez ce que je veux dire ? Et dans ce cas-là, c'est pavé la route de Marine Le Pen vers l'Elysée. Et évidemment, nous demandons à un Premier ministre de gauche, enfin quand même, même vous, vous le disiez avec une certaine ironie dans la voix tout à l'heure en disant, ou un quatrième Premier ministre du socle commun. Ça semble inimaginable, incompréhensible. J'ajoute que les temps ont changé pour le socle commun. Quand je vois, pardon, le vice-président des Républicains dire hier soir qu'il préfère voter, que lui, voterait RN contre la candidate socialiste en Tarn-et-Garonne s'il était habit…
« Soit je finis, soit on donne raison à Marine Le Pen à dire que tout ça ne vaut rien, que donc, vous voyez ce que je veux dire ? Et dans ce cas-là, c'est pavé la route de Marine Le Pen vers l'Elysée. Et évidemment, nous demandons à un Premier ministre de gauche, enfin quand même, même vous, vous le disiez avec une certaine ironie dans la voix tout à l'heure en disant, ou un quatrième Premier ministre du socle commun. Ça semble inimaginable, incompréhensible. J'ajoute que les temps ont changé pour le socle commun. Quand je vois, pardon, le vice-président des Républicains dire hier soir qu'il préfère voter, que lui, voterait RN contre la candidate socialiste en Tarn-et-Garonne s'il était habitant de la circonscription, enfin, comment les macronistes peuvent accepter ça ? Ils partagent cette idée-là ? Non, ils ne la partagent pas. Et d'ailleurs, évidemment, il y a des Républicains au Sénat, moi que je croise, qui sont choqués ici par la ligne de Bruno Retailleau. Et donc, vous voyez bien que ce socle commun, en fait, il n'a plus les valeurs communes qu'il pouvait, a priori, l'habiter. On voit qu'elle se délite. »
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Question 20Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
Donc pour vous, c'est le qui avant le quoi ?
Réponse directe
Ce n'est pas le qui avant le quoi, nous en discuterons en bureau national, permettez que là pour l'instant, nous ce que nous revendiquons, c'est le changement. Donc nous on essaie de faire concilier deux exigences, la stabilité du pays et le changement. Pour le changement, il faut un Premier ministre de gauche. Pour la stabilité, il faut trouver l'accord de non-censure avec ceux qui ont fait Front Républicain. Donc c'est ça que nous appelons… Nous, en tout cas, on y regardera. On y regardera et c'est une décision qu'on devra prendre ensemble. Parce que si vous voulez, la surdité d'Emmanuel Macron à l'aspiration au changement du pays, ce n'est pas non plus un petit sujet. Donc on y regardera…
« Ce n'est pas le qui avant le quoi, nous en discuterons en bureau national, permettez que là pour l'instant, nous ce que nous revendiquons, c'est le changement. Donc nous on essaie de faire concilier deux exigences, la stabilité du pays et le changement. Pour le changement, il faut un Premier ministre de gauche. Pour la stabilité, il faut trouver l'accord de non-censure avec ceux qui ont fait Front Républicain. Donc c'est ça que nous appelons… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 7:05
Question 21Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
Un mot, puisque hier la tombe de Robert Badinter au cimetière a été profanée, qu'est-ce que vous avez ressenti en apprenant ça ?
Réponse directe
Beaucoup de dégoût, beaucoup de dégoût, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? En fait, il y a des gens... C'est sûr que... J'ai un père qui a milité dans les combats abolitionnistes et qui me disait toujours avec beaucoup de fierté que la peine de mort est morte de sa belle mort, mais ça n'a pas été pavé de rose. Et d'ailleurs, c'est un débat qui est toujours vivace dans la société. Si on va au bout de la vérité, en effet, c'est quelque chose qui est toujours sulfureux. Et donc, je ne sais pas d'ailleurs les raisons. Est-ce que c'est pour la peine de mort ? Est-ce que c'est par... Enfin, je ne sais pas si aujourd'hui les raisons sont connues, je ne crois pas, à ma connaissance, ou si…
« Beaucoup de dégoût, beaucoup de dégoût, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? En fait, il y a des gens... »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 2:39
Question 22Alexandre Ouizille - Le Barbier du matin du 25/06/25
Est-ce qu'il y a vraiment besoin d'une censure ?
Réponse partielle
Non mais ce dont on a besoin à l'automne, c'est d'un Premier ministre dont la parole compte. C'est-à-dire que si on veut se remettre dans un travail sur le budget 2026 sérieux, qui est impliqué par la situation politique, si on veut pouvoir travailler sérieusement avec le gouvernement, il faut qu'on ait un gouvernement dans lequel on ait confiance. Si à chaque fois qu'on se met d'accord sur quelque chose, le Premier ministre le balaye d'un revers de main, eh bien on a un problème de confiance et de travail ensemble. Donc c'est ça qui est sanctionné aujourd'hui, c'est cette incapacité à travailler avec le Premier ministre François Béraud. parce que si vous regardez ce qui se passe au sein du…
« parce que si vous regardez ce qui se passe au sein du groupe socialiste, les lignes de fracture ne se passent pas comme ça. Aujourd'hui, il y a consensus au sein du groupe socialiste. À part François Hollande. Jusqu'à François Hollande qui dit qu'il se soumettra à la décision du groupe et qu'il votera lui-même la censure, ce n'était pas sa position initiale, mais au sein de ce qu'on appelle les différents textes d'orientation, vous avez des gens de toutes parts qui disent que ce qu'a fait François Béraud, c'est-à-dire ne pas tenir sa parole, n'est pas acceptable dans une société démocratique où on construit des compromis. Ce n'est pas conforme à ce qui est en train de se passer. »
Radio J — L'interview politique · Alexandre Ouizille - Le Barbier du matin du 25/06/25Vérifier à 6:54Voir 1 autre passage
« En gros, les filles avaient raison depuis le début et le PS a eu tort. Non, moi je ne suis pas d'accord avec ça. Je pense qu'on a eu raison de négocier. Il fallait que le PS essaye de faire quelque chose. Moi, à titre personnel, je n'étais pas satisfait tout à fait de la fin de la négociation qui a eu lieu en janvier. Mais néanmoins, je pense que mon parti a eu raison de se mettre, quand vous n'avez pas de majorité absolue, de se mettre à la table dans la situation à laquelle le pays, dans la situation du monde que vous évoquiez. Mon parti a eu raison d'essayer de trouver un chemin. Si maintenant, il faut être deux pour danser, si maintenant vous avez François Béraud qui refuse, lui, de faire sa part du chemin, sa part du boulot, eh bien forcément, on ne peut plus travailler avec lui. »
Radio J — L'interview politique · Alexandre Ouizille - Le Barbier du matin du 25/06/25Vérifier à 7:29
Question 23Alexandre Ouizille - Le Barbier du matin du 25/06/25
Dans deux semaines, le président de la République retrouve son droit de dissolution. Si vous lui renversez son gouvernement dans une alliance gauche-RN ou une addition gauche-RN, une addition, ça peut l'inciter à vous renvoyer devant les électeurs. Vous y êtes prêt ?
Réponse partielle
mais le PS y était le prêt ? Je pense que le PS assume, en effet, ce que signifie une censure. Moi, je pense que le président de la République, compte tenu de ce qu'est l'expérience ratée de la dissolution, n'y retournera pas. Mais vous avez raison, on ne peut pas savoir ce que sera la décision du président de la République aujourd'hui. Mais nous, nous assumons. On nous assumons, en effet, de dire que pour travailler, encore une fois, moi, je pense que la question, c'est celle de la responsabilité. Nous, on s'est mis au travail, on a accepté de discuter, on a pris des engagements, on en a pris en face de nous. Ils ne sont pas tenus. Il faut en tirer des conclusions, sinon la parole politiqu…
« mais le PS y était le prêt ? Je pense que le PS assume, en effet, ce que signifie une censure. Moi, je pense que le président de la République, compte tenu de ce qu'est l'expérience ratée de la dissolution, n'y retournera pas. Mais vous avez raison, on ne peut pas savoir ce que sera la décision du président de la République aujourd'hui. Mais nous, nous assumons. On nous assumons, en effet, de dire que pour travailler, encore une fois, moi, je pense que la question, c'est celle de la responsabilité. Nous, on s'est mis au travail, on a accepté de discuter, on a pris des engagements, on en a pris en face de nous. Ils ne sont pas tenus. Il faut en tirer des conclusions, sinon la parole politique n'a pas de sens. Qu'est-ce qu'on dit à nos électeurs si, même quand on fait une discussion et qu'on n'est pas respecté, on fait comme si rien ne se passait ? »
Radio J — L'interview politique · Alexandre Ouizille - Le Barbier du matin du 25/06/25Vérifier à 9:08
Question 24Alexandre Ouizille - Le Barbier du matin du 25/06/25
Vous pouvez gagner ?
Réponse à côté
Repsamen est au gouvernement. Ça s'appelle l'ouverture. L'ouverture, c'est aussi la clarté. C'est-à-dire que François Repsamen peut tirer les conséquences de sa participation au gouvernement, dont je ne sais pas très bien ce qu'elle emporte. Et aussi, il faut que les Français soient dans une forme de clarté. Est-ce qu'on est ou pas en rupture ou en continuité avec le macronisme ? Je crois qu'on est clair, nous, là-dessus. Alexandre Douisi, merci. Bonne journée. Merci à vous.
« Repsamen est au gouvernement. Ça s'appelle l'ouverture. L'ouverture, c'est aussi la clarté. C'est-à-dire que François Repsamen peut tirer les conséquences de sa participation au gouvernement, dont je ne sais pas très bien ce qu'elle emporte. Et aussi, il faut que les Français soient dans une forme de clarté. Est-ce qu'on est ou pas en rupture ou en continuité avec le macronisme ? Je crois qu'on est clair, nous, là-dessus. Alexandre Douisi, merci. Bonne journée. Merci à vous. »
Radio J — L'interview politique · Alexandre Ouizille - Le Barbier du matin du 25/06/25Vérifier à 12:37
Question 25Alexandre Ouizille - Le Barbier du matin du 25/06/25
Dans cette phase, la parole de la France a-t-elle été vraiment audible ?
Réponse directe
Écoutez, moi ce que je vois, c'est que la France a essayé de dire les choses. Elle a d'ailleurs mis en place un nombre d'initiatives qui ont été perdues. C'est-à-dire qu'on peut quand même relire le moment où intervient cette opération israélienne. Je rappelle à quelques jours d'un sommet qui était prévu à New York, où la France devait co-présider avec l'Arabie saoudite une initiative pour trouver, essayer de trouver une solution politique au conflit, notamment avec la question palestinienne qui reste évidemment la question fondamentale qui se pose dans la région. Et on voit bien qu'aujourd'hui, tout ça a été balayé par cette initiative. Donc oui, vous avez raison, il est en retard. Mais pa…
« Écoutez, moi ce que je vois, c'est que la France a essayé de dire les choses. Elle a d'ailleurs mis en place un nombre d'initiatives qui ont été perdues. C'est-à-dire qu'on peut quand même relire le moment où intervient cette opération israélienne. Je rappelle à quelques jours d'un sommet qui était prévu à New York, où la France devait co-présider avec l'Arabie saoudite une initiative pour trouver, essayer de trouver une solution politique au conflit, notamment avec la question palestinienne qui reste évidemment la question fondamentale qui se pose dans la région. Et on voit bien qu'aujourd'hui, tout ça a été balayé par cette initiative. Donc oui, vous avez raison, il est en retard. Mais parce que l'actualité, finalement, pour le coup, l'a pressée, l'a complètement propulsée dans un autre monde. Et puis il y a Trump qui a balayé en effet aussi les propos français qui pouvaient être tenus à un moment. »
Radio J — L'interview politique · Alexandre Ouizille - Le Barbier du matin du 25/06/25Vérifier à 2:40
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 4:42
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« Ce qui bloque, si vous voulez, c'est que le fait que ceux avec qui nous avons fait un compromis sur le budget de la Sécu et de l'État ne veulent absolument pas en faire sur le budget de l'État. Puisque nous, quelle est notre position sur le budget de l'État ? On l'a dit depuis le début. On veut de la justice fiscale sur les plus hauts patrimoines de ce pays, parce que cette justice fiscale nous permet de ne pas démanteler l'école, nous permet d'avoir une ambition écologique conforme aux engagements de l'accord de Paris, permet, bref, de sauver les fonctions de souveraineté de l'État qui sont essentielles dans le moment que nous vivons. De ce point de vue-là, regardez ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale. Tous nos amendements, même nos amendements de repli, même les amendements de repli à l'amendement de repli, ont été balayés. Je ne vous parle même pas du Sénat, où l'œuvre de l'Assemblée nationale a été détricotée encore un peu plus. Donc, si vous voulez, pour faire un compromis, il faut être deux. Et sur la question du budget de l'État, il y a eu un refus total, intégral, de mettre à contribution, même, je veux dire, sur une vision de compromis. C'est-à-dire, nous, on voulait 15 milliards sur les plus revenus. Le milieu, ça aurait pu être de dire, il faut qu'on arrive à quelque chose entre 0 et 15. Il y a un nombre qui s'appelle 7 ou 8. Et on pouvait construire quelque chose de ce point de vue-là. Mais il n'en a jamais été question pour eux. Donc, évidemment, dans ces conditions-là, on ne va pas adopter un mauvais budget pour l'État. Donc, en effet, on est face à une très grande difficulté. D'autant que vous savez que les règles de la navette budgétaire font que, petit à petit, l'entonnoir se resserre et on ne peut plus amender le texte. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 5:55
« Là, pour le coup, la question, c'est qui dispose des différents moyens d'agir ? Je vous dis que du point de vue du pouvoir d'amendement, aujourd'hui, on est très limité sur ce qu'on peut faire. Il y a une CMP qui va avoir lieu. Est-ce que, tout d'un coup, il va y avoir une prise de conscience en CMP que ce que nous avons dit est entendu ? C'est-à-dire, à la fois que, en fait, l'école de tout le monde, l'écologie pour tous nos enfants ne peut pas être sacrifiée parce qu'on ne veut pas renoncer au fait que, depuis huit ans, le ruissellement ne fonctionne pas et qu'abaisser les impôts des plus riches ne crée ni activité, ni bonheur public, ni justice sociale, ni quoi que ce soit. S'il n'est pas renoncé à ça dans les moments qui viennent, eh bien, en effet, il n'y aura pas à la fin de budget soutenable, même du point de vue d'une abstention pour les socialistes. Et donc, évidemment, le gouvernement s'expose à une très grande difficulté. Donc, nous, nous les invitons, et notamment le gouvernement, à prolonger l'œuvre qui a été faite sur le budget de la Sécu, c'est-à-dire être dans une logique de chercher des compromis parce que le passage en force ne fonctionnera pas. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 7:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, si vous voulez, j'essaie d'entendre tout le monde. Et lorsque j'écoute les économistes de l'OFCE, et nous, nous avions calé notre trajectoire budgétaire sur celle qui était celle de l'OFCE, qui n'est pas une officine gauchiste, mais des macroéconomistes de qualité qui travaillent dans ce pays. Nous avions calé une consolidation budgétaire plus lente, parce que nous disions, et nous continuions de dire, que sabrer les dépenses publiques à toute vitesse, ça ne crée que des pertes d'activité pour tout le monde dans ce pays. Donc, en fait, pour éviter une austérité panique, il fallait ralentir le rythme de consolidation. Donc, de ce point de vue-là, même du point de vue de l'efficacité économique, et je le dis aux patrons qui pourraient en douter, consolider trop vite les dépenses publiques, c'était mettre en péril l'activité, c'était mettre en péril leur carnet de commande. Donc, en faisant cela, on a aussi protégé l'activité. On ne s'est pas tenu à des questions de justice sociale. On a aussi protégé l'activité, parce qu'il ne faut pas aller trop vite, quitte à tout casser du point de vue de l'activité et de la croissance. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 4:42Voir 2 autres passages
« Là, pour le coup, la question, c'est qui dispose des différents moyens d'agir ? Je vous dis que du point de vue du pouvoir d'amendement, aujourd'hui, on est très limité sur ce qu'on peut faire. Il y a une CMP qui va avoir lieu. Est-ce que, tout d'un coup, il va y avoir une prise de conscience en CMP que ce que nous avons dit est entendu ? C'est-à-dire, à la fois que, en fait, l'école de tout le monde, l'écologie pour tous nos enfants ne peut pas être sacrifiée parce qu'on ne veut pas renoncer au fait que, depuis huit ans, le ruissellement ne fonctionne pas et qu'abaisser les impôts des plus riches ne crée ni activité, ni bonheur public, ni justice sociale, ni quoi que ce soit. S'il n'est pas renoncé à ça dans les moments qui viennent, eh bien, en effet, il n'y aura pas à la fin de budget soutenable, même du point de vue d'une abstention pour les socialistes. Et donc, évidemment, le gouvernement s'expose à une très grande difficulté. Donc, nous, nous les invitons, et notamment le gouvernement, à prolonger l'œuvre qui a été faite sur le budget de la Sécu, c'est-à-dire être dans une logique de chercher des compromis parce que le passage en force ne fonctionnera pas. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 7:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous voyez bien que tout ça s'est passé au contraire dans la confrontation avec le Bloc central, au point que le Bloc central s'en est trouvé complètement morcelé dans les votes hier, au point qu'il y a eu une rupture entre un ancien Premier ministre et le Président de la République. Donc on n'est pas du tout nous rentrés dans une logique de fait majoritaire nouveau avec un nouveau périmètre. On a été dans une discussion très rugueuse en fait avec le Bloc central où on a pu conduire un certain nombre de choses à leur terme. Encore une fois, tout n'est pas satisfaisant, mais on a réussi à faire un certain nombre d'avancées qui justifient ce que nous avons fait hier. Et si vous allez demander à Édouard Philippe s'il considère qu'on est dans le même bloc que lui ou si vous nous le demandez à nous, évidemment que la réponse est non. En fait, on est sur des positions politiques qui sont diamétralement opposées. On a trouvé dans un moment d'attente une forme de compromis sur le budget de la sécurité sociale. Voilà ce qui s'est passé exactement. Ça ne change rien au périmètre politique des uns et des autres, et en tout cas pas au nôtre. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 2:19Voir 2 autres passages
« On a permis de limiter la casse et puis on est aussi revenu sur une blessure à la fois démocratique et sociale qui est cette injuste réforme des retraites qui ne ciblait finalement que ceux qui avaient commencé à bosser tôt, qui exonéraient complètement tous les autres d'un quelconque effort et qui a été adopté dans les conditions qu'on connaît il y a quelques temps maintenant et pour lesquelles la colère dans le pays ne s'affaiblissait pas. Donc c'est important qu'on ait obtenu aussi cet élément de rupture avec la politique macroniste telle qu'elle a été conduite depuis 8 ans. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 1:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous voyez bien que tout ça s'est passé au contraire dans la confrontation avec le Bloc central, au point que le Bloc central s'en est trouvé complètement morcelé dans les votes hier, au point qu'il y a eu une rupture entre un ancien Premier ministre et le Président de la République. Donc on n'est pas du tout nous rentrés dans une logique de fait majoritaire nouveau avec un nouveau périmètre. On a été dans une discussion très rugueuse en fait avec le Bloc central où on a pu conduire un certain nombre de choses à leur terme. Encore une fois, tout n'est pas satisfaisant, mais on a réussi à faire un certain nombre d'avancées qui justifient ce que nous avons fait hier. Et si vous allez demander à Édouard Philippe s'il considère qu'on est dans le même bloc que lui ou si vous nous le demandez à nous, évidemment que la réponse est non. En fait, on est sur des positions politiques qui sont diamétralement opposées. On a trouvé dans un moment d'attente une forme de compromis sur le budget de la sécurité sociale. Voilà ce qui s'est passé exactement. Ça ne change rien au périmètre politique des uns et des autres, et en tout cas pas au nôtre. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 2:19Voir 2 autres passages
« Moi, si vous voulez, j'essaie d'entendre tout le monde. Et lorsque j'écoute les économistes de l'OFCE, et nous, nous avions calé notre trajectoire budgétaire sur celle qui était celle de l'OFCE, qui n'est pas une officine gauchiste, mais des macroéconomistes de qualité qui travaillent dans ce pays. Nous avions calé une consolidation budgétaire plus lente, parce que nous disions, et nous continuions de dire, que sabrer les dépenses publiques à toute vitesse, ça ne crée que des pertes d'activité pour tout le monde dans ce pays. Donc, en fait, pour éviter une austérité panique, il fallait ralentir le rythme de consolidation. Donc, de ce point de vue-là, même du point de vue de l'efficacité économique, et je le dis aux patrons qui pourraient en douter, consolider trop vite les dépenses publiques, c'était mettre en péril l'activité, c'était mettre en péril leur carnet de commande. Donc, en faisant cela, on a aussi protégé l'activité. On ne s'est pas tenu à des questions de justice sociale. On a aussi protégé l'activité, parce qu'il ne faut pas aller trop vite, quitte à tout casser du point de vue de l'activité et de la croissance. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 4:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 janv. 2025 au 10 déc. 2025 · 8 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, je vous parle, je n'y crois absolument pas. Je crois vraiment qu'il n'y a pas de chemin aujourd'hui. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 7:22Voir 2 autres passages
« Là, pour le coup, la question, c'est qui dispose des différents moyens d'agir ? Je vous dis que du point de vue du pouvoir d'amendement, aujourd'hui, on est très limité sur ce qu'on peut faire. Il y a une CMP qui va avoir lieu. Est-ce que, tout d'un coup, il va y avoir une prise de conscience en CMP que ce que nous avons dit est entendu ? C'est-à-dire, à la fois que, en fait, l'école de tout le monde, l'écologie pour tous nos enfants ne peut pas être sacrifiée parce qu'on ne veut pas renoncer au fait que, depuis huit ans, le ruissellement ne fonctionne pas et qu'abaisser les impôts des plus riches ne crée ni activité, ni bonheur public, ni justice sociale, ni quoi que ce soit. S'il n'est pas renoncé à ça dans les moments qui viennent, eh bien, en effet, il n'y aura pas à la fin de budget soutenable, même du point de vue d'une abstention pour les socialistes. Et donc, évidemment, le gouvernement s'expose à une très grande difficulté. Donc, nous, nous les invitons, et notamment le gouvernement, à prolonger l'œuvre qui a été faite sur le budget de la Sécu, c'est-à-dire être dans une logique de chercher des compromis parce que le passage en force ne fonctionnera pas. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 7:42
« C'est sûr que... J'ai un père qui a milité dans les combats abolitionnistes et qui me disait toujours avec beaucoup de fierté que la peine de mort est morte de sa belle mort, mais ça n'a pas été pavé de rose. Et d'ailleurs, c'est un débat qui est toujours vivace dans la société. Si on va au bout de la vérité, en effet, c'est quelque chose qui est toujours sulfureux. Et donc, je ne sais pas d'ailleurs les raisons. Est-ce que c'est pour la peine de mort ? Est-ce que c'est par... Enfin, je ne sais pas si aujourd'hui les raisons sont connues, je ne crois pas, à ma connaissance, ou si ce n'est pas anti-sémitisme, on ne sait pas les raisons de tout ça. Toujours est-il qu'évidemment, il y a quelque chose de répugnant le jour où la nation rend hommage à Robert Badinter à venir profaner, évidemment, ça tombe. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce qui bloque, si vous voulez, c'est que le fait que ceux avec qui nous avons fait un compromis sur le budget de la Sécu et de l'État ne veulent absolument pas en faire sur le budget de l'État. Puisque nous, quelle est notre position sur le budget de l'État ? On l'a dit depuis le début. On veut de la justice fiscale sur les plus hauts patrimoines de ce pays, parce que cette justice fiscale nous permet de ne pas démanteler l'école, nous permet d'avoir une ambition écologique conforme aux engagements de l'accord de Paris, permet, bref, de sauver les fonctions de souveraineté de l'État qui sont essentielles dans le moment que nous vivons. De ce point de vue-là, regardez ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale. Tous nos amendements, même nos amendements de repli, même les amendements de repli à l'amendement de repli, ont été balayés. Je ne vous parle même pas du Sénat, où l'œuvre de l'Assemblée nationale a été détricotée encore un peu plus. Donc, si vous voulez, pour faire un compromis, il faut être deux. Et sur la question du budget de l'État, il y a eu un refus total, intégral, de mettre à contribution, même, je veux dire, sur une vision de compromis. C'est-à-dire, nous, on voulait 15 milliards sur les plus revenus. Le milieu, ça aurait pu être de dire, il faut qu'on arrive à quelque chose entre 0 et 15. Il y a un nombre qui s'appelle 7 ou 8. Et on pouvait construire quelque chose de ce point de vue-là. Mais il n'en a jamais été question pour eux. Donc, évidemment, dans ces conditions-là, on ne va pas adopter un mauvais budget pour l'État. Donc, en effet, on est face à une très grande difficulté. D'autant que vous savez que les règles de la navette budgétaire font que, petit à petit, l'entonnoir se resserre et on ne peut plus amender le texte. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 5:55Voir 2 autres passages
« Écoutez, ça a été quand même une longue bagarre avec le gouvernement. Moi je la date en fait déjà du gouvernement Bérou où il a fallu arracher pied à pied le retrait des deux jours fériés qui devaient être sucrés aux Français, le retrait d'une réforme de l'assurance chômage alors que les chiffres du chômage repartent dans l'autre sens, le retrait ensuite de ce qui était prévu en termes d'années blanches qui était en fait une taxation sur les plus pauvres, sur ceux qui ont des allocations handicapées, ceux qui ont des allocations sociales, la victoire sur la réforme des retraits. Donc tout ça a été un long chemin, donc évidemment que... Un mois et demi de combat, oui. Oui, oui, si je remonte à l'été, encore plus que ça, si vous voulez, ça fait un moment en effet qu'on est engagé dans cette bataille. Donc on est sans triomphalisme parce que ce budget ce n'est pas le nôtre. Si on avait été aux manettes, on n'aurait pas fait ce budget-là de la sécurité sociale. Néanmoins, on a pu arracher des choses qui sont importantes dans la vie quotidienne des gens, les franchises médicales, l'hôpital avec des crédits en plus pour l'hôpital par rapport à ce qui était initialement prévu. Donc on s'est battu et on a eu des résultats, c'est vrai, pour ce projet de financement de la sécurité sociale. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 0:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce qui bloque, si vous voulez, c'est que le fait que ceux avec qui nous avons fait un compromis sur le budget de la Sécu et de l'État ne veulent absolument pas en faire sur le budget de l'État. Puisque nous, quelle est notre position sur le budget de l'État ? On l'a dit depuis le début. On veut de la justice fiscale sur les plus hauts patrimoines de ce pays, parce que cette justice fiscale nous permet de ne pas démanteler l'école, nous permet d'avoir une ambition écologique conforme aux engagements de l'accord de Paris, permet, bref, de sauver les fonctions de souveraineté de l'État qui sont essentielles dans le moment que nous vivons. De ce point de vue-là, regardez ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale. Tous nos amendements, même nos amendements de repli, même les amendements de repli à l'amendement de repli, ont été balayés. Je ne vous parle même pas du Sénat, où l'œuvre de l'Assemblée nationale a été détricotée encore un peu plus. Donc, si vous voulez, pour faire un compromis, il faut être deux. Et sur la question du budget de l'État, il y a eu un refus total, intégral, de mettre à contribution, même, je veux dire, sur une vision de compromis. C'est-à-dire, nous, on voulait 15 milliards sur les plus revenus. Le milieu, ça aurait pu être de dire, il faut qu'on arrive à quelque chose entre 0 et 15. Il y a un nombre qui s'appelle 7 ou 8. Et on pouvait construire quelque chose de ce point de vue-là. Mais il n'en a jamais été question pour eux. Donc, évidemment, dans ces conditions-là, on ne va pas adopter un mauvais budget pour l'État. Donc, en effet, on est face à une très grande difficulté. D'autant que vous savez que les règles de la navette budgétaire font que, petit à petit, l'entonnoir se resserre et on ne peut plus amender le texte. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 5:55Voir 2 autres passages
« On a permis de limiter la casse et puis on est aussi revenu sur une blessure à la fois démocratique et sociale qui est cette injuste réforme des retraites qui ne ciblait finalement que ceux qui avaient commencé à bosser tôt, qui exonéraient complètement tous les autres d'un quelconque effort et qui a été adopté dans les conditions qu'on connaît il y a quelques temps maintenant et pour lesquelles la colère dans le pays ne s'affaiblissait pas. Donc c'est important qu'on ait obtenu aussi cet élément de rupture avec la politique macroniste telle qu'elle a été conduite depuis 8 ans. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 1:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, si vous voulez, j'essaie d'entendre tout le monde. Et lorsque j'écoute les économistes de l'OFCE, et nous, nous avions calé notre trajectoire budgétaire sur celle qui était celle de l'OFCE, qui n'est pas une officine gauchiste, mais des macroéconomistes de qualité qui travaillent dans ce pays. Nous avions calé une consolidation budgétaire plus lente, parce que nous disions, et nous continuions de dire, que sabrer les dépenses publiques à toute vitesse, ça ne crée que des pertes d'activité pour tout le monde dans ce pays. Donc, en fait, pour éviter une austérité panique, il fallait ralentir le rythme de consolidation. Donc, de ce point de vue-là, même du point de vue de l'efficacité économique, et je le dis aux patrons qui pourraient en douter, consolider trop vite les dépenses publiques, c'était mettre en péril l'activité, c'était mettre en péril leur carnet de commande. Donc, en faisant cela, on a aussi protégé l'activité. On ne s'est pas tenu à des questions de justice sociale. On a aussi protégé l'activité, parce qu'il ne faut pas aller trop vite, quitte à tout casser du point de vue de l'activité et de la croissance. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 4:42Voir 2 autres passages
« Moi, si vous voulez, j'essaie d'entendre tout le monde. Et lorsque j'écoute les économistes de l'OFCE, et nous, nous avions calé notre trajectoire budgétaire sur celle qui était celle de l'OFCE, qui n'est pas une officine gauchiste, mais des macroéconomistes de qualité qui travaillent dans ce pays. Nous avions calé une consolidation budgétaire plus lente, parce que nous disions, et nous continuions de dire, que sabrer les dépenses publiques à toute vitesse, ça ne crée que des pertes d'activité pour tout le monde dans ce pays. Donc, en fait, pour éviter une austérité panique, il fallait ralentir le rythme de consolidation. Donc, de ce point de vue-là, même du point de vue de l'efficacité économique, et je le dis aux patrons qui pourraient en douter, consolider trop vite les dépenses publiques, c'était mettre en péril l'activité, c'était mettre en péril leur carnet de commande. Donc, en faisant cela, on a aussi protégé l'activité. On ne s'est pas tenu à des questions de justice sociale. On a aussi protégé l'activité, parce qu'il ne faut pas aller trop vite, quitte à tout casser du point de vue de l'activité et de la croissance. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 4:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On est sur des stratégies différentes. Tout le monde l'a vu. Tout le monde l'a compris. On est à la fois sur des stratégies différentes sur le moment politique qu'on traverse. C'est-à-dire que nous, on n'est pas dans une logique d'accélération à tout craint du calendrier politique. On considère qu'il y a un grand rendez-vous démocratique en 2027, qu'une élection présidentielle en 35 jours, comme le souhaitent les Insoumis, ça n'a aucun sens parce que ce pays a besoin de maturer la décision qu'il veut prendre sur les grandes orientations qu'il compte prendre, qu'on est donc sur des stratégies qui en effet sont différentes. Donc oui, il y a des critiques de leur part, mais j'ai envie de dire, nous, moi ce n'est pas ça qui est ma boussole. La boussole qui est la nôtre, c'est de chercher à voir est-ce qu'on a obtenu oui ou non matériellement des choses. Et là, on a obtenu matériellement des choses. Après, voilà, ils sont dans la position qui est la leur. Moi, je n'ai pas envie plus que ça de commenter ce qu'ils font, si vous voulez. Il y a la colère des Insoumis. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 3:27Voir 2 autres passages
« Écoutez, ça a été quand même une longue bagarre avec le gouvernement. Moi je la date en fait déjà du gouvernement Bérou où il a fallu arracher pied à pied le retrait des deux jours fériés qui devaient être sucrés aux Français, le retrait d'une réforme de l'assurance chômage alors que les chiffres du chômage repartent dans l'autre sens, le retrait ensuite de ce qui était prévu en termes d'années blanches qui était en fait une taxation sur les plus pauvres, sur ceux qui ont des allocations handicapées, ceux qui ont des allocations sociales, la victoire sur la réforme des retraits. Donc tout ça a été un long chemin, donc évidemment que... Un mois et demi de combat, oui. Oui, oui, si je remonte à l'été, encore plus que ça, si vous voulez, ça fait un moment en effet qu'on est engagé dans cette bataille. Donc on est sans triomphalisme parce que ce budget ce n'est pas le nôtre. Si on avait été aux manettes, on n'aurait pas fait ce budget-là de la sécurité sociale. Néanmoins, on a pu arracher des choses qui sont importantes dans la vie quotidienne des gens, les franchises médicales, l'hôpital avec des crédits en plus pour l'hôpital par rapport à ce qui était initialement prévu. Donc on s'est battu et on a eu des résultats, c'est vrai, pour ce projet de financement de la sécurité sociale. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 0:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités25 juin 2025 au 10 oct. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous, en tout cas, on y regardera. On y regardera et c'est une décision qu'on devra prendre ensemble. Parce que si vous voulez, la surdité d'Emmanuel Macron à l'aspiration au changement du pays, ce n'est pas non plus un petit sujet. Donc on y regardera ensemble, collectivement, entre socialistes en bureau national. Ce qui est sûr, c'est que malgré tout, il y avait eu quelques changements qui étaient importants. La suspension de la réforme de retraite, Olivier Faure l'a dit. Est-ce que c'est un enfumage ou est-ce qu'ils y sont prêts ? Le changement de trajectoire budgétaire, ce n'est pas un petit sujet. Ça permet d'éviter beaucoup du musée des horreurs qui avait été présenté par François Béroux, puisque ça permet de ralentir le rythme de consolidation, d'éviter la crise pour les entreprises, d'éviter la crise aussi d'une augmentation du chômage par une consolidation trop brutale. Donc tout ça, nous y regardons. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 7:30Voir 2 autres passages
« Écoutez, nous ce qu'on dit depuis le début avec Constance, c'est que la paix par la force, elle a Netanyahou. Ça ne fonctionne pas, ça ne produit rien. Et là où vous avez raison, c'est que ce que montre ce rapport des services de renseignement américain que Trump nie, parce qu'évidemment on est dans la contre-vérité et dans le monde où il a sa vérité à lui, mais ce que dit ce rapport, c'est qu'en effet, à la fois les centrifugeuses sont toujours en place, à la fois l'uranium enrichi par le régime existe toujours. 400 kilos, on disparu, on ne sait pas où. Voilà, exactement. Et que donc l'Iran reste ce qu'on appelle un pays du seuil, c'est-à-dire un pays qui est au seuil d'être en capacité de faire une bombe. Donc aujourd'hui, le bilan, il est quand même de cette guerre des 12 jours, je ne vois pas très bien ce qu'il est. Et puis si on regarde le régime lui-même, moi j'ai toujours la conviction que ce n'est pas avec des B2 américains qui survolent un pays qu'on va déclencher une révolution populaire et nationale. Et donc vous voyez bien qu'on est toujours avec cet haïssable régime des Molas qui est en place. Donc le bilan de la violation du droit international, de toutes parts, il est quand même aujourd'hui pas bon. »
Radio J — L'interview politique · Alexandre Ouizille - Le Barbier du matin du 25/06/25Vérifier à 0:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités25 juin 2025 au 10 oct. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je veux dire, la Constitution fait du Président de la République, c'est l'article 6 de notre Constitution, le garant des institutions. Les institutions sont en train de dysfonctionner gravement. Il en est le garant. Donc évidemment qu'il faut qu'il s'exprime. C'est attendu de lui. Et c'est même honnêtement assez étrange qu'une crise ouverte depuis 70 heures, 72 heures maintenant, le Président ne se soit pas encore exprimé. Donc évidemment qu'il faut que le Président de la République s'exprime. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 17:46Voir 2 autres passages
« Bon, les trois unes sont extrêmement importantes et revêtent des enjeux particulièrement centraux pour notre pays. C'est vrai que moi j'étais hier à la cérémonie d'hommage à Robert Badinter, et en tant que socialiste aussi, évidemment je trouve que c'était un hommage absolument sublime, magnifique, qui a retracé la vie et les combats de Robert Badinter contre la peine de mort en France, puis pour l'abolition universelle de la peine de mort, contre aussi ce qui a été moins été dit hier, vous savez, ces juridictions d'exception, notamment Cour de Sûreté de l'État, qu'il a contribué à supprimer, pour aussi l'abrogation de la dépénalisation de l'homosexualité, qui était ce vestige honteux de Vichy, qui était encore dans nos lois en 1982. Donc j'ai trouvé que c'était une très belle cérémonie, un grand républicain. Des mots très justes du président de la République, je dois dire, j'ai trouvé que le discours aussi revenait sur le combat contre l'antisémitisme dans notre pays, qui est toujours vivace, en comparant les années 20, qui étaient les années de naissance de Robert Badinter, et nos années 20, qui sont aussi des années de résurgence de l'antisémitisme dans notre pays. Et donc j'ai trouvé que c'était en effet vraiment une très belle cérémonie. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 1:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« – Oui, c'est vrai que moi, je me balade évidemment, j'ai près de 700 communes dans l'Oise, donc je vois les élus locaux et quand même aussi beaucoup les élus des petites communes. En fait, si vous voulez, qu'est-ce que c'est qu'un maire d'une petite commune ? C'est quelques adjoints, une secrétaire de mairie et la préfecture qui vous envoie des listes de course à l'infini à faire. Donc, d'ailleurs, c'est aussi pour ça qu'il y a peu d'actifs dans les conseils municipaux. Il y a beaucoup de jeunes retraités qui continuent leur engagement comme cela parce que c'est une telle charge qui vient en plus que c'est très difficile à concilier avec la vie. Donc ça, on le voit très nettement. Donc, je pense qu'il y a plein de choses à faire du point de vue de la santé des élus. Il y a aussi peut-être du côté de l'État une forme de déburocratisation. Je donne un exemple juste pour plaisanter mais qui pour moi est significatif. Lors des dernières élections sénatoriales, les petites communes doivent élire un grand électeur ou parfois trois grands électeurs. Pour élire un grand électeur, il y a eu un document de 120 pages qui a été envoyé par la préfecture alors qu'en fait, qu'est-ce que c'est ? C'est un conseil qui se réunit. Il lève la main, il dit tu peux y aller, tu ne peux pas. C'est ça la réalité. Et vous aviez 90 pages de documents pour vous expliquer comment vous envoyez un grand électeur pour voter au sénatorial. C'est un micro-exemple mais c'est un exemple qui est révélateur aussi de l'impression de il faut bien faire. En même temps, pour bien faire, c'est compliqué parce qu'il y a une surabondance aussi qui arrive à tout niveau. Il y a des demandes de subventions à faire avec un nombre très éclaté d'acteurs donc la région, le département, l'État. Bref, c'est compliqué d'être un élu local aujourd'hui. Et puis il y a en effet ce qui remonte beaucoup aussi chez nous c'est parfois la virulence de certains le fait d'interpeller avec violence des élus sur les réseaux sociaux alors qu'on peut aller voir le maire en mairie c'est quand même toujours plus sympathique. Donc vous voyez, il y a tout ça en effet qui rentre en compte et c'est vrai qu'on le ressent. Après, il y a quand même beaucoup de gens vaillants et qui adorent leur mandat je ne veux quand même pas non plus noircir le tableau et Stéphane, j'en suis sûr, en est un. Voilà, donc je veux dire il y a aussi cette joie de l'exercice du mandat de faire des choses d'ouvrir une école de refaire une classe voilà, il y a tout ça aussi qui est en ligne de compte »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 21:19
« C'est sûr que... J'ai un père qui a milité dans les combats abolitionnistes et qui me disait toujours avec beaucoup de fierté que la peine de mort est morte de sa belle mort, mais ça n'a pas été pavé de rose. Et d'ailleurs, c'est un débat qui est toujours vivace dans la société. Si on va au bout de la vérité, en effet, c'est quelque chose qui est toujours sulfureux. Et donc, je ne sais pas d'ailleurs les raisons. Est-ce que c'est pour la peine de mort ? Est-ce que c'est par... Enfin, je ne sais pas si aujourd'hui les raisons sont connues, je ne crois pas, à ma connaissance, ou si ce n'est pas anti-sémitisme, on ne sait pas les raisons de tout ça. Toujours est-il qu'évidemment, il y a quelque chose de répugnant le jour où la nation rend hommage à Robert Badinter à venir profaner, évidemment, ça tombe. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 2:49
« Moi, si vous voulez, j'essaie d'entendre tout le monde. Et lorsque j'écoute les économistes de l'OFCE, et nous, nous avions calé notre trajectoire budgétaire sur celle qui était celle de l'OFCE, qui n'est pas une officine gauchiste, mais des macroéconomistes de qualité qui travaillent dans ce pays. Nous avions calé une consolidation budgétaire plus lente, parce que nous disions, et nous continuions de dire, que sabrer les dépenses publiques à toute vitesse, ça ne crée que des pertes d'activité pour tout le monde dans ce pays. Donc, en fait, pour éviter une austérité panique, il fallait ralentir le rythme de consolidation. Donc, de ce point de vue-là, même du point de vue de l'efficacité économique, et je le dis aux patrons qui pourraient en douter, consolider trop vite les dépenses publiques, c'était mettre en péril l'activité, c'était mettre en péril leur carnet de commande. Donc, en faisant cela, on a aussi protégé l'activité. On ne s'est pas tenu à des questions de justice sociale. On a aussi protégé l'activité, parce qu'il ne faut pas aller trop vite, quitte à tout casser du point de vue de l'activité et de la croissance. »
RFI · Invité politique - Le sénateur (PS) Alexandre Ouizille: «Aucun compromis ne se dégage sur la nécessaire taxation des plus riches»Vérifier à 4:42
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 2:49
« Nous, en tout cas, on y regardera. On y regardera et c'est une décision qu'on devra prendre ensemble. Parce que si vous voulez, la surdité d'Emmanuel Macron à l'aspiration au changement du pays, ce n'est pas non plus un petit sujet. Donc on y regardera ensemble, collectivement, entre socialistes en bureau national. Ce qui est sûr, c'est que malgré tout, il y avait eu quelques changements qui étaient importants. La suspension de la réforme de retraite, Olivier Faure l'a dit. Est-ce que c'est un enfumage ou est-ce qu'ils y sont prêts ? Le changement de trajectoire budgétaire, ce n'est pas un petit sujet. Ça permet d'éviter beaucoup du musée des horreurs qui avait été présenté par François Béroux, puisque ça permet de ralentir le rythme de consolidation, d'éviter la crise pour les entreprises, d'éviter la crise aussi d'une augmentation du chômage par une consolidation trop brutale. Donc tout ça, nous y regardons. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 7:30
« Ce qu'on attend, c'est ce que nous disons quand même maintenant depuis un certain nombre de temps, c'est de dire que maintenant, il faut changer de moment. Il faut un Premier ministre de gauche qui sait et qui saura qu'il n'a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale et qui est prêt à des compromis et d'abord avec des compromis avec ceux avec lesquels le Front républicain s'est formé. À la vérité, où en est-on ? Soit on montre que ce Front républicain que nous avons formé peut fonctionner avec un gouvernement de gauche qui passe un accord de non-censure avec ceux qui ont fait ce Front républicain. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 3:47
« Ce qu'on attend, c'est ce que nous disons quand même maintenant depuis un certain nombre de temps, c'est de dire que maintenant, il faut changer de moment. Il faut un Premier ministre de gauche qui sait et qui saura qu'il n'a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale et qui est prêt à des compromis et d'abord avec des compromis avec ceux avec lesquels le Front républicain s'est formé. À la vérité, où en est-on ? Soit on montre que ce Front républicain que nous avons formé peut fonctionner avec un gouvernement de gauche qui passe un accord de non-censure avec ceux qui ont fait ce Front républicain. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 3:47
« Je veux dire, la Constitution fait du Président de la République, c'est l'article 6 de notre Constitution, le garant des institutions. Les institutions sont en train de dysfonctionner gravement. Il en est le garant. Donc évidemment qu'il faut qu'il s'exprime. C'est attendu de lui. Et c'est même honnêtement assez étrange qu'une crise ouverte depuis 70 heures, 72 heures maintenant, le Président ne se soit pas encore exprimé. Donc évidemment qu'il faut que le Président de la République s'exprime. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 17:46
« Écoutez, nous ce qu'on dit depuis le début avec Constance, c'est que la paix par la force, elle a Netanyahou. Ça ne fonctionne pas, ça ne produit rien. Et là où vous avez raison, c'est que ce que montre ce rapport des services de renseignement américain que Trump nie, parce qu'évidemment on est dans la contre-vérité et dans le monde où il a sa vérité à lui, mais ce que dit ce rapport, c'est qu'en effet, à la fois les centrifugeuses sont toujours en place, à la fois l'uranium enrichi par le régime existe toujours. 400 kilos, on disparu, on ne sait pas où. Voilà, exactement. Et que donc l'Iran reste ce qu'on appelle un pays du seuil, c'est-à-dire un pays qui est au seuil d'être en capacité de faire une bombe. Donc aujourd'hui, le bilan, il est quand même de cette guerre des 12 jours, je ne vois pas très bien ce qu'il est. Et puis si on regarde le régime lui-même, moi j'ai toujours la conviction que ce n'est pas avec des B2 américains qui survolent un pays qu'on va déclencher une révolution populaire et nationale. Et donc vous voyez bien qu'on est toujours avec cet haïssable régime des Molas qui est en place. Donc le bilan de la violation du droit international, de toutes parts, il est quand même aujourd'hui pas bon. »
Radio J — L'interview politique · Alexandre Ouizille - Le Barbier du matin du 25/06/25Vérifier à 0:30
« Je veux dire, la Constitution fait du Président de la République, c'est l'article 6 de notre Constitution, le garant des institutions. Les institutions sont en train de dysfonctionner gravement. Il en est le garant. Donc évidemment qu'il faut qu'il s'exprime. C'est attendu de lui. Et c'est même honnêtement assez étrange qu'une crise ouverte depuis 70 heures, 72 heures maintenant, le Président ne se soit pas encore exprimé. Donc évidemment qu'il faut que le Président de la République s'exprime. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »Vérifier à 17:46