Le journal de 8h - 25/05
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« 1655,73 euros. »
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« Ce salaire met Karine en colère. Elle réclame 300 euros supplémentaires. »
- 2:14InvitéChiffre
« Si l'on compare les niveaux de rémunération des infirmiers à l'hôpital, la France se classe au 28e rang sur les 32 pays de l'OCDE. »
- 3:16InvitéChiffre
« Les immatriculations ont chuté de 89% rien qu'au mois d'avril, conséquence du confinement. »
- 3:44PrésentateurChiffre
« 400 000 véhicules cherchent actuellement preneurs pour un montant total de 10 milliards d'euros. »
- 3:48PrésentateurPromesse
« le gouvernement devrait aider les Français à s'équiper d'un véhicule électrique jusqu'à 8 000 euros. »
- 3:56PrésentateurPromesse
« pour les véhicules thermiques neufs ou d'occasion, les primes pourraient atteindre jusqu'à 4 000 euros. »
- 5:00PrésentateurChiffre
« On pense perdre plus de 3 millions d'euros cette année. »
- 7:10PrésentateurChiffre
« Des résultats de tests qu'il faut attendre pendant plus d'un jour dans 45% des cas. »
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« Le panier moyen a relativement augmenté. Il a pris 10%. »
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Vous écoutez RMC, lundi 25 mai, l'info sur RMC. C'est l'heure de Céline Calman, elle est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le salaire des personnels hospitaliers, mais aussi l'organisation du temps de travail, c'est tout le système de santé qu'il faut repenser, début cet après-midi d'une large concertation attendue par toute la profession médicale. Une semaine cruciale aussi pour l'automobile, secteur mis au tapis pendant le confinement, bonus écologique, augmentation des primes à la conversion. Emmanuel Macron présentera lui-même ce plan. Demain, notez que Bruno Le Maire, ministre de l'économie, est l'invité exceptionnel de RMC et BFM TV à 8h30 ce matin. Et puis, il compte les jours avant le 2 juin.
Les restaurateurs en zone verte sont en passe de signer un accord pour leur réouverture. Bienvenue à tous sur RMC. Traduire des promesses en actes. Le personnel soignant attend le gouvernement au tournant. Coup d'envoi cet après-midi d'une grande concertation qui va durer jusqu'à la mi-juillet, fin mars, au plus fort de l'épidémie de Covid-19. Emmanuel Macron avait annoncé un plan massif d'investissement et de revalorisation de l'ensemble des carrières. Justement, concernant la rémunération, les attentes sont très fortes, notamment chez les infirmiers et les aides-soignants. Quentin Drigodet et Caroline Philippe. 13 ans d'ancienneté, dont 10 en horaire de nuit.
Et au mois de mars, Karine aide-soignante a touché... 1655,73 euros. Ce salaire met Karine en colère. Elle réclame 300 euros supplémentaires. C'est simplement le remboursement, entre guillemets, de nos 10 à 12 ans du point d'indice qui a été gelé. Et je demanderais même 300 euros encore en plus. Je veux qu'on me reconnaisse. Revaloriser, mais aussi compenser la pénibilité. Après 30 ans de métier, Nadia, infirmière, touche environ 2200 euros net chaque mois. Insuffisant à ses yeux. On a un métier qui n'est pas facile, psychologiquement, physiquement. On a des responsabilités, on a la vie d'humain entre nos mains quand même. Et c'est vrai qu'on mériterait d'être valorisé.
Et cette question est cruciale, selon André Grimaldi, professeur émérite de diabétologie au CHU de la Pitié-Salpêtrière à Paris.
Si jamais ils ne le valorisent pas sérieusement, il y aura une crise politique. Les gens partiront. Et le but, c'est d'arriver à la moyenne de l'OCDE.
Si l'on compare les niveaux de rémunération des infirmiers à l'hôpital, la France se classe au 28e rang sur les 32 pays de l'OCDE. Il y aura donc une prise de parole d'Edouard Philippe cet après-midi en préambule. Puis Olivier Véran s'entretiendra en visioconférence avec quelques 300 responsables syndicaux et représentants des collectifs de soignants. Pour Laurent Hénard, maire de Nancy, président du conseil de surveillance du CHU de sa ville, il faut tout simplement tout remettre à plat.
Le président, le gouvernement, jouent énormément sur cette politique de santé nouvelle que les Français attendent. L'idée, c'est effectivement d'inventer un nouveau système de santé qui va trancher avec celui qui est en place depuis plus de 30 ans maintenant. Parfois, une crise permet de se dire que oui, il faut changer de système, ça y est, le pas est franchi et qu'il faut imaginer quelque chose d'autre. Le caractère mondial, violent, imprévu et imprévisible du Covid-19 fait penser à nos concitoyens qu'ils attendent maintenant un nouveau système de santé.
L'hôpital va mal, le secteur automobile également. Les immatriculations ont chuté de 89% rien qu'au mois d'avril, conséquence du confinement. Dans quatre jours, le PDG de Renault devrait annoncer un plan d'économie de 2 milliards d'euros. Demain, c'est donc Emmanuel Macron en personne qui fera d'importantes annonces. Jérémy Trottin, la relance de ce secteur va notamment passer par les bonus écologiques et aussi l'augmentation des primes à la conversion.
Oui, car le premier objectif est d'écouler les stocks considérables accumulés pendant le confinement. 400 000 véhicules cherchent actuellement preneurs pour un montant total de 10 milliards d'euros. Alors, pour éviter la chute du secteur, le gouvernement devrait aider les Français à s'équiper d'un véhicule électrique jusqu'à 8 000 euros. Et pour les véhicules thermiques neufs ou d'occasion, les primes pourraient atteindre jusqu'à 4 000 euros. Pour la première fois, des aides pour les véhicules hybrides pourraient également être annoncées. Ces encouragements financiers ne seront pas sans contrepartie.
En échange, le gouvernement veut que les constructeurs s'engagent à produire des véhicules propres en France et à garantir l'emploi sur le territoire national. Premier visé, Renault. En grande difficulté, la marque au losange menace aujourd'hui de fermer plusieurs sites de production dans l'Hexagone.
Et c'est un plan qui est très attendu, notamment par les petites concessions qui se retrouvent en grande difficulté. Illustration à Pontoise dans l'Oise de Camille Schmitt et Maoubécard-Granier. Masque sur le nez, Florian accueille de nouveaux clients depuis la réouverture le 11 mai. Ils sont nombreux à venir petit à petit avec l'envie d'acheter une nouvelle rassurante pour le chef des ventes. On est à peu près à une trentaine de ventes. On s'attendait à faire simplement de la livraison et on s'aperçoit que les clients ont des vrais projets. C'est vraiment du client acheteur. Mais c'est loin de rattraper la période de confinement.
Pour le patron de la concession, Pierre Jalubertier, cela aura des conséquences sur le long terme.
On pense perdre plus de 3 millions d'euros cette année. Malheureusement, il y a des contrats qu'on ne va pas renouveler. On a des jeunes qu'on voulait embaucher qu'on ne va peut-être pas garder. Et on s'attend à une baisse d'effectifs qui pourrait être de l'ordre de 10%.
Pour faire face à cette crise de l'automobile, le gouvernement a prévu d'augmenter le plafond du bonus écologique, mais aussi celui des aides à l'achat pour les voitures thermiques, indispensable pour Francis Bartholomé, président du Conseil national des professions automobiles.
Il faut que l'ensemble des volumes disponibles aujourd'hui, essentiellement thermiques, puissent profiter de ce plan-là pour redonner un dynamisme et une relance opérationnelle qui va fonctionner.
Un deuxième plan de relance plus important est aussi prévu pour le mois de septembre. Reportage à Pontoise dans le Val-d'Oise.
Dans le Val-d'Oise. Et Bruno Le Maire, le ministre de l'économie, sera notre invité tout à l'heure, 8h30 sur RMC et BFM TV.
8 jours, 8 jours avant la réouverture des restaurants et des bars. La date du 2 juin évoquée par le gouvernement devrait être confirmée d'ici demain. Alors attention, cela concerne uniquement les établissements en zone verte. Gladys Laffitte, on est vraiment tout proche d'un accord. Oui, les négociations auraient bien avancé avec ces premiers résultats. D'abord, si vous êtes client, vous devrez porter votre masque jusqu'à votre installation à table. En revanche, pas de contrôle de température à l'entrée de l'établissement.
Selon un représentant de l'UMI, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, une distance d'un mètre devra être respectée entre chaque personne et c'était une demande forte des restaurateurs. Car à l'origine, le gouvernement prévoyait un espace de 4 mètres carrés pour chaque client, ce qui aurait considérablement réduit la capacité d'accueil. Enfin, côté employés, le port des gants ne sera pas une obligation, mais les serveurs devront garder leur masque en salle et en cuisine, ne servir qu'un client à la fois. La visière sera même obligatoire pour eux si vous commandez votre ballon de vin ou votre café au comptoir. Merci Gladys.
Les tests virologiques font partie de la stratégie du gouvernement pour déconfiner et le dernier communiqué du ministère de la Santé est très clair. Si vous sentez des symptômes, il faut aller se faire tester rapidement, obtenir le résultat en 24 heures. Sauf que voilà, une enquête de MG France révèle que les délais pour avoir le résultat ne vont pas assez vite. Maxime Brandstatter.
Des résultats de tests qu'il faut attendre pendant plus d'un jour dans 45% des cas. C'est pas trop long pour le président du syndicat MG France, le docteur Jacques-Baptiste Ony. Plus on a rapidement la réponse aux tests, plus rapidement on est capable de déclencher l'enquête et la recherche des sujets contacts qui nous permettent après de limiter autant que possible la diffusion du virus. On souhaite que les laboratoires qui, pour une raison ou une autre, ont encore des délais qui sont un peu longs, essayent d'arriver à ce laps de temps court. Et je pense qu'on peut y arriver, c'est une question de ronage, c'est une question de temps.
Question de temps, mais aussi de moyens pour le docteur Thomas Autier, gérant de plusieurs centaines de laboratoires.
Il y a des laboratoires qui, pour différentes raisons, n'ont pas de réactifs, parce que le fournisseur qu'ils ont choisi est en rupture de stock, n'ont pas d'écouvillons. Nous, on attend toujours une aide concrète du gouvernement pour nous trouver ces fameux réactifs.
Dans son communiqué d'hier, la Direction Générale de la Santé rappelle qu'il est impératif de se faire tester moins de 24 heures après la prescription, d'avoir la réponse 24 heures après le test et, entre-temps, de rester confiné.
Et le nombre de malades hospitalisés en réanimation en France a continué à diminuer ces dernières 24 heures. 1 655 patients recensés, 43 personnes sont décédées à l'hôpital. Des signes encourageants, c'est vrai, la France entame sa troisième semaine de déconfinement et les familles ont profité de ce long week-end pour se retrouver. Les commerçants ont senti une vraie reprise, comme a pu le constater pour RMC à Paris, Laura Taouchanov. Une promenade à l'ombre des arbres, au pied de la tour Eiffel. Anne, une retraitée, respire enfin après deux mois d'isolement. Je commence, moi, tout juste à voir un petit peu de ma famille. Moi, je suis un être sociable et j'aime voir beaucoup de gens.
Donc là, effectivement, je reprends peu à peu, avec prudence, il n'y a pas de problème. Assis dans l'herbe, entre amis, Virgile, 18 ans, bientôt bachelier, retrouve peu à peu sa vie d'avant. C'est agréable de pouvoir se balader sans forcément avoir d'autorisation sur nous. C'est quand même assez cool de revoir les copains, même si on respecte quand même les mesures sanitaires. Et non, c'est sympa de revoir la vie, de voir les gens qui sortent, des voitures dans les rues, des commerces ouverts. Et on a hâte que les restaurants et les bars réouvrent. Les commerçants ravis, eux aussi, de revoir leurs clients souriants.
Et moi, si. Est-ce qu'il vous faut autre chose, madame ?
Loïc Villval est responsable d'une épicerie fine dans le 17e arrondissement de Paris.
Le panier moyen a relativement augmenté. Il a pris 10%. Donc ça veut dire que les gens ont besoin aussi de se faire plaisir en termes de consommation pour vraiment pouvoir passer des bons moments. On sent que les gens ont envie de se retrouver.
Ce commerçant se réjouit aussi de constater que la quasi-totalité de ses clients respecte les gestes barrières. A retenir également dans l'actualité, l'interdiction aux voyageurs en provenance du Brésil d'entrer sur le territoire américain. Annonce hier soir de la Maison Blanche. Il y a plus de 22 000 personnes qui sont décédées du Covid-19 au Brésil. Et puis, énormément dommage, depuis hier, après l'annonce de la mort de l'académicien Jean-Loup d'Abadi. Il avait 81 ans. Il avait notamment écrit les paroles d'On ira tous au paradis de Michel Polnareff.
Tous au paradis, toutes les bras. Je ne sais pas si on ira tous au paradis. Ça, je ne sais pas. Il est 8h12. Merci, merci Céline. On vous retrouve demain, tout à l'heure, à 9h, mais sinon, demain.