Le referendum de François Bayrou : la réaction d'Olivier Faure sur BFMTV le dimanche 4 mai 2025.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Mon invité de la semaine, c'est le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Fort. Merci d'être avec nous. Député de Sémarne, premier secrétaire du PS, vous publiez cette semaine, on va y revenir, je reviens te chercher.
Un livre très intime, on peut le dire, dans lequel vous évoquez notamment le parcours de de votre père qui est, si j'ose dire, né à l'extrême droite, qui est passé à gauche ensuite et qui est revenu à l'extrême droite à la fin de sa vie. On va revenir sur ce que ça vous donne comme vision peut-être de l'extrême droite et et la façon de la combattre que vous pouvez développer. Mais avant cela, on va évoquer cette idée avancée ce matin par le Premier ministre François Bairou dans le castet, c'est de trouver 40 milliards d'euros d'économie pour l'an prochain.
Il met sur la table l'impiste d'un possible référendum sur un plan de réforme et un plan d'économie à faire. Est-ce que vous seriez favorable à un tel référendum ? Écoutez, ça me paraît assez farfelu en réalité.
D'abord parce que le premier ministre n'a pas le pouvoir de convoquer un référendum, c'est le président. Je n'ai pas compris que le président avait en tête ce type de référendum. Et par ailleurs sur la loi de finance qui est une loi très compliquée où il faut regarder en fait thème par thème éducation, justice, police, tout ce que vous voulez en fait tous les sujets sur lesquels en fait un budget doit apporter des réponses et vouloir le faire adopter d'un bloc me paraît assez peu sérieux.
Maintenant moi je n'ai jamais peur du de ce que peuvent dire les Françaises et les Français et s'ils veut aller au référendum qu'il y aille. Mais il y a d'autres mais il y a d'autres sujets qui mériteraient d'y par d'y figurer avant. Je pense notamment aux retraites qui est une exigence posée depuis maintenant près de 3 ans et je vois que le gouvernement a toujours aussi peur du du frage des Français.
Et donc, j'aimerais que cette voie làà soit éventuellement empruntée par le gouvernement et que si François Berou a des fourmis dans les jambes et s'il souhaite se confronter aux Françaises et aux Français, qu'il le fasse aussi sur les sujets qui ne l'arrangent pas. Un référendum sur le budget ou sur un plan de réforme d'économie, vous posez quelle question concrètement ? Mais je ne sais pas, tout ça me paraît assez euh ubesque en réalité.
Je ne crois pas que ce soit autre chose que une façon pour lui d'expliquer qu'il entend durer et qu'il entend redonner la parole aux françaises et aux françaises sur un grand sujet. Vous direz que c'est un écran de fumée ? B je crains que ce soit un écran de fumée et que ce soit très difficile de voter par oui ou par non à un projet de budget qui engage l'ensemble des secteurs.
Donc vraiment de la défense jusqu'à l'éducation en passant par tout ce que prend un budget. C'est dire la vie de la nation. Alors en revanche, il semble écarter la suppression de l'abattement de 10 % pour les retraités et il écarte aussi l'idée de François Repsamen d'une contribution des Français pour financer les collectivités locales.
Est-ce que ça ça vous rassure ? Et je vois qu'il a compris au moins une chose, c'est que quand on dit que on ne veut pas de nouvel impôts pour les Français, ce qu'il dit, et que ces ministres les uns après les autres viennent expliquer ce qu'ils veulent faire, c'estàd prélever sur les classes populaires, sur la classe moyenne, je vois qu'il n'a pas non plus démenti celles et ceux qui parlent de revenir sur l'assurance chômage et que donc la réalité c'est que quand on veut prélever 40 milliards, ce qu'il entend faire et que on ne veut pas prendre un centime sur les grandes fortunes ou sur pour les très grandes entreprises. Forcément, l'argent on le cherche ailleurs et ailleurs, c'est les prestations sociales, c'est l'accès aux soins, c'est aussi nos services publics, c'est tout ce qui aujourd'hui permet de vivre bien ensemble.
Et donc ce que je vois c'est que il y a là une grande hypocrisie et que malheureusement euh François Beou n'a pas encore trouvé la piste qui nous permettrait de cheminer ensemble parce que les économies on peut en faire mais pas à n'importe quelle condition et pas sur n'importe qui. S'il veut économiser sur les aides qui sont accordées aux grandes entreprises et qui sont des effets d'oben chaque année ben grand bien lui fasse nous le suivrons. Il veut dire que on peut économiser sur les niches fiscales qui sont un scandale pour une part d'entre elles parce que elles permettent à des gens qui sont très riches de défiscaliser une part de leur revenus.
S'il veut s'il veut revenir sur une part de ce qu'on appelle les niches sociales, c'estàd les exonérations de cotisation qui sont le salaire différé qui permet de payer notre protection sociale, c'est une mauvaise idée de demander aux français leur avis sur ce sujet-là. Mais ça dépendra enfin ça dépendrait de la question qu'il poserait. Mais si c'est pour nous dire je vais vous faire très peur, on est dans une situation difficile, c'est vrai, mais si c'est pour nous dire que c'est à prendre ou à laisser et qu'il n'y a qu'une seule solution, la sienne, alors effectivement il prend un gros risque parce que nous dirons dans cette campagne-là, si elle existait un jour, ce que je ne crois pas, si elle existait un jour, nous expliquerions quelles sont les autres voies de passage possibles et qui sont des voies de passage solidaires et qui permettent de ne pas prélever sur l'immense majorité des Français, mais sur la petite partie qui s'enrichit crise après crise et qui a la possibilité de le faire grâce à un gouvernement qui a les yeux de chimen pour les plus pour les dominants pour celles et ceux qui ont déjà trop et qui veul Olivier fort.
Est-ce que quand on vous entend et on sait que vous êtes durci à l'égard du gouvernement, est-ce que ça veut dire que ce soir vous nous dites que vous les socialistes, vous n'avez finalement jamais été aussi proche de censurer François Bairou et son gouvernement ? Mais je vous rappelle que nous avons censuré Michel Branier, que nous avons ensuite accepté dans une forme de deal avec le gouvernement de négocier avec lui parce que nous voulions qu'il y ait un budget pour la France en échange de concessions. Les concessions notamment sur les retraites, sur l'école, sur un nombre de sujets qui ont permis d'éviter le pire.
Ça n'était pas la panassé le compte est aujourd'hui et le compte n'y était pas déjà. Mais nous avions aussi un en échange de ce bon procédé si j'ose dire, il y avait aussi l'idée de ce qu'il a appelé un conclave sur les retraites pour revenir sur la réforme borne. Et dans tous les cas de figure, la possibilité que le parlement soit infiné décisionnaire sur la question, c'est impossible.
Et bien ça c'est pas possible. On ne peut pas convoquer des partenaires sociaux qui négocient encore actuellement et qui négocient toujours sur l'âge légal de départ à la retraite. J'ai eu tout à l'heure euh l'une des négociatrices, l'une des grandes négociatrices qui m'a rappelé, qui m'a confirmé le fait que tout était sur la table et que tout allait y rester.
Donc ce que je dis c'est la censure de François est sur la table. Si le gouvernement ne veut pas entendre ce que les syndicats ont à lui dire, s'il ne veut pas entendre ce que les Français lui ont déjà dit dans la rue et dans le vote, dans le vote qui est intervenu après la dissolution, et bien s'il l'entend pas, nous saurons nous rappeler à lui. Et effectivement la censure, elle est sur la table et s'il ne respecte pas l'engagement qu'il a pris par écrit de faire en sorte que le parlement soit le dernier décisionnaire sur la question des retraites, alors moi j'appellerai à la censure.
Euh on disait euh Olivier Forts de la manif 1er mai, il y a des militants de votre parti, des militants socialistes qui ont été pris à pris à partie justement par des débordement en marge effectivement euh du défilé euh parisien. Il y en a même qui ont été euh frappés. C'est ce que nous disait Emara Fovis qui est une députée européenne de votre parti qui était sur ce plateau avec nous le soir du 1er mai.
Parmi eux, il y a eu aussi Jérôme Gedge, député socialiste qui a été chahuté pour la deuxième fois en une semaine. C'était le cas la semaine dernière lors du du rassemblement contre l'islamophobie. chahuté deux fois dans des rassemblements dit de gauche.
Alors Jérôme Gadge a déploré sur les réseaux sociaux, je cite, qu'il n'y ait pas eu un appel de votre part pour le porte-parole du PS. Est-ce que vous avez retrouvé son numéro de téléphone ? Mais oui, je lui ai même écrit m'a pas répondu.
Donc c'est pour vous dire que en fait euh c'est enfin c'est malheureux et j'aimerais qu'on instrumentalise pas ces moments qui sont des moments difficile. Moi çaise moi Jérôme Gage je l'ai défendu à chaque reprise. Je l'ai défendu publiquement après la première manifestation dont vous dites qu'il a été chahuté dans la seconde c'estàd celle du 1er mai où j'ai encore rappelé qu'il était insupportable de voir Jérôme Gage et tous les autres parce qu' en l'occurrence ce n'était pas J seuté bien sûr qu'il était échauté comme tous ceux qui ont pris des des tirs de mortiers qui se sont fait taper dessus qui ont été chargés par les black buff vous dit je veux pas qu'on instrumentalise ça c'est ça quoi que Jérôme Gadge instrumentalise cela je veux dire que quand il dit que je ne l'ai pas appelé je dis que moi je lui ai écrit, je dis aussi que je l'ai défendu à chaque reprise et que ça n'est pas en fait de bonne manière que d'expliquer que je serai indifférent à son sort.
Je suis mais je n'en sais rien. Il y a des congrès qui viennent peut-être, on nen sait rien. Peu importe ce que je dis ce que je dis là, c'est une manœuvre contre vous.
Mais dites-nous franchement, c'est une manœuvre contre vous qui êtes candidat à votre production reconduction à la tête du PS. Je ne veux pas rentrer dans cette polémique. On a déjà assez parlé de ça.
Ce que je dis ce que je dis c'est que je défendrai toujours le droit à manifester de toutes celles et ceux qui ont leur place dans ces manifestations. Et quand Jérôme Gege vient saluer la mémoire de Boubakar Sissé, la Boubakar Sissé, et bien il est normal qu'il soit présent et c'est bien qu'il soit là quand il est là le 1er mai pour défendre les travailleuses et les travailleurs de ce pays. défendre leur droits à la retraite, défendre leur droits des salaires décents, défendre leur droit à une vie au travail qui soit une vie digne.
Et bien sa place est là aussi et je le dis avec force parce que je ne comprends pas qu'on puisse à chaque étape tout mélanger. Et alors pourquoi celui qui est pris pour cible ? Mais il est pas le seul à avoir été pris possible ce dimanche ce jeudi pardon. les deux fois.
Ah ben il a été pris pour cible pour ses prises d'opposition parce que parfois il est assimilé à tort à la politique que la politique que mène le gouvernement de Benjamin Netaniaou alors que Jérôme Gage ne s'est jamais prononcé en faveur de Benjamin Netanou. Pourquoi c'est lui qui est pris à partie ? Mais je crains que il ne soit assimilé, mais pas que lui.
Euh malheureusement, je vois queovic est assiste sur les réseaux sociaux très souvent prise à partie parce que l'année dernière c'était Raphaël Gluxman rappelez-vous. Raphaël Gluxman l'a été aussi bien sûr. Et qui sont à chaque fois assimilés à la politique de Benamin Netaniaou pourquoi ce sont qui sont assimilés dire franchement chos ceux qui confinent à l'antisémitisme parce que qui confine bah je peux pas dire que ça l' en fait pour vous c'est pas de l'antisémitisme mais je ne sais pas qui sont ces gens.
Je ne sais pas ce qu'ils pensent. Je ne sais pas. Vous avez parlé, je cite, de la violence de fanatiques qui ne servent aucune cause et détruisent les combats collectifs.
Qui sont ces fanatiques ? C'est des black block ou c'est des militants de gauche ? Ah ben, ce sont pour moi ce sont des black blocks.
C'est ce qu'on m'a dit, je n'y étais pas. J'étais à dquer quand même moment. Et Marfovit, votre député européenne qui était à votre place dit "C'était la France insoumise pour vous." Non, mais je n'en sais rien.
Je n'y étais pas. Ce que je dis c'est que ceux qui ont chargé et ceux qui ont été violents vis-à-vis du cortège enfin de du stand du Parti socialiste, il y avait pas de black block à la manifophobie par exemple. Mais je ne sais pas s'il y avait des black block à la manif.
Je ne suis pas le celui qui je suis pas ministre de l'intérieur, je peux pas vous dire tout ça. Ce que je vous dis c'est que là il y avait des black block qui se sont regroupés et qui ont chargé. Et donc, ce sont ces black qui ont été les auteurs d'un assaut contre celles et ceux qui militants ont été pour certains d'entre eux victimes de coup de blessures.
J'ai téléphoné une part d'entre eux, certains sont devenus en fait son ont maintenant des vrombissements dans l'oreille parce que ils ont reçu des pétards. D'autres ont été ont reçu des coups, rien de grave fort heureusement. Mais euh la réalité c'est que il y a eu une manifestation de violence qui est insupportable, indigne et qui détruit les combats collectifs.
Est-ce qu'il y a un antisémitisme de gauche ? Bien sûr qu'il y a l'antisémitisme de gauche. L'antisémitisme, il traverse toutes les classes toutes les classes de la population et qui est parfois visible contre Jérôme Gch, contre Raphaël Gluxman, contre Emaraovic, contre toutes celles et ceux qui partent portent un un patronyme qui les renvoie à l'idée de leur judéité.
Mais bien sûr que cet antisémitisme, il existe partout. Il existe depuis toujours à l'extrême droite comme à gauche. Même si je regrette que l'extrême gauche pendant longtemps, elle était dirigée par qui ?
Elle était dirigée par Daniel Ben Said, par Alain Crivin, par Henry Webert. Justement parce que pendant longtemps, l'extrême gauche a été le refuge d'une part des juifs de France qui considérait que l'extrême gauche était la puissance antifasciste qui devait permettre de repousser le plus loin possible le fascisme. Et je regrette qu'aujourd'hui, malheureusement, il y a une partie d'entre eux qui bascule dans l'arismit.
Parti, citons les clairement, pour vous, c'est qui ? des partis politiques et une partie a des gens des individus qui s'expriment et qui malheureusement sont antisémites. Que voulez-vous que je vous dise ?
En fait, je peux pas enfin je ne je ne peux pas vous lancer de nom ni même d'organisation parce que je ne connais pas d'organisation qui revendique antisémitisme. Mais ce que je vous dis, c'est que bien sûr qu'il y a des antisémites dans toutes les couches de la société et y compris à gauche. Olivier Fort, est-ce que vous êtes favorable ?
Je cite à la mise en place d'un cordon sanitaire autour de la France insoumise comme le demande Laurent Voquet. Euh ce matin dans le les colones du JDD, "Aucun accord n'est possible, dit-il, avec un parti qui attaque les fondements même de la République." Non, mais je ne sais pas qui attaque les fondements de la République, mais Laurent Voquier est assez bien placé pour en parler.
Enfin, franchement, euh celui qui euh parce qu'il est en Congrès se sent obligé à une surenchère permanente. Celui qui vers l'heure actuelle annonce tout simplement qu'on va mettre maintenant les Oqutf à Saint-Pierre et Micelon pour faire ouvrir un nouveau bagne. Enfin, franchement, qui est contre la République ici ?
Moi ce que je vois c'est qu'il y a des Excels la France insoumise. Je suis pas j'ai des sujets de divergence nombreux avec eux mais enfin je sais que c'est un parti qui dans la tranchée défend la République alors que je vois qu'en face il y a des gens qui aujourd'hui sont prêts à tous aborder de tous les partour de vous dites quoi mais je dis non évidemment ce parti là ne mérite pas un cordon sanitaire et je vois que aujourd'hui monsieur comme ses amis de la droite dite républicaine qu'est-ce qu'ils font ils reviennent sur tous les principes qui sont les principes qui voient de la République. Et je vois aussi que pour le coup, pour l'extrême noite, ils n'ont plus rien à dire parce que en réalité, ils leur font les yeux doux en permanence et reprennent chacun de leurs slogans, chacun de leurs thèmes, chacune de leurs propositions et c'est en réalité une dérive vers l'extrême droite de la droite.
Olivier Fort, j'évoquais cet ouvrage que vous publiez, je reviens te chercher. Vous évoquez plus particulièrement votre père justement né à l'extrême droite qui est passé à gauche, qui est revenu ensuite à l'extrême droite. évoquez votre parcours, vos relations avec la gauche, vos relations notamment aussi avec Jean-Luc Mélenchon.
Il est incapable, dit-il, de dites-vous, de conduire la gauche à la victoire du fait de ses choix politiques. C'est ce que vous dites dans votre livre. Est-ce que ça veut dire que plus jamais il n'y aura d'alliance avec Jean-Luc Mélenchon ?
Mais vous avez une obsession pour la France insoumise, je comprends. Mais ça c'est c'est vous qui l'écrivez. Mais oui, mais je crois avoir été il est incapable de conduire la gauche à la victoire du fait de ce que je vous dis c'est que en réalité Jean-Luc Mélenchon est un candidat de premier tour qui a à plusieurs reprises fait la démonstration de sa capacité à attirer à lui un grand nombre d'électrices et d'électeurs.
Même s'il n'a pas passé le cap du premier tour, imaginez que demain il le passe. Que se passerait-il à votre avis sur un deuxième tour face à l'extrême droite ? il se passerait malheureusement ce que tout le monde peut craindre c'est qu'il coagule la droite à l'extrême droite et que tout ensemble et bien elle se mette à voter pour l'extrême droit aucun doute qu'en cas de second tour entre Jean-Luc Mélenchon et l'extrême droite c'est l'extrême droite qui l'emporte.
Je crains effectivement que l'extrême droite l'emporte et même largement parce que aujourd'hui dans ce pays vous avez des rapports de force que chacun connaît et dont tout le monde sait ce qu'ils sont. Et donc Jean-Luc Mélenchon au second tour est incapable d'aller chercher une part du centre droit qui dans un front républicain pourrait éviter la victoire de l'extr mais ça veut dire plus jamais d'alliance avec lui ou une alliance est toujours possible ? Mais je viens de vous répondre, je viens de vous dire que je ne souhaite pas que Jean-Luc Mélenchon soit le candidat de la gauche.
D'ailleurs lui-même a expliqué Urby et Orby. Personne ne peut dire que il ne parle pas assez fort. Il a dit que il voulait un candidat et que ce serait un candidat qui porterait son projet.
On a tout le monde a compris que il pensait beaucoup à lui-même et moi je plaide pour un candidat qui puisse rassembler un espace qui va de Rufin à Gluxman. quand on vous entend, c'est que c'est donc juste pour des raisons électorales parce que vous dites il gagnera pas au second tour mais c'est pas pour des raisons idéologiques. Sur le plan idéologique, vous êtes sur la même ligne que lui.
Mais je crois que vraiment enfin je sais bien que vous pos la question puisque vous évoquez la question, vous dites c'est parce qu'il peut pas l'emporter au second tour. Mais je vous dis qu'effectivement il peut pas l'emporter au second tour. Mais à l'assemblée tous les jours il y a des points d'accord avec la FI.
Tous nos députés votent chaque semaine des amendements communs avec la France insoumise. Il y a donc des points de convergence qui existent. sur notamment la question sociale, sur la question fiscale, mais il y a aussi des points de désaccord qui existent aussi et qui font que nous ne sommes pas candidats ensemble et que je ne souhaite pas que nous soyons candidats ensemble à la prochaine présidentielle.
Alors, vous évoquez cette primaire de la gauche qui a vos yeux euh vous le souhaitez irait de de Ruffin à Gluxman dans votre livre. Je disais donc vous évoquez votre père et vous dites qu'à la différence de votre père, je vous cite "Je veux le pouvoir celui de changer le cours des choses. Je veux cette revanche.
Est-ce que donc vous souhaitez être le candidat du PS à la prochaine élection présidentielle ? Vous avez l'art de tout ramener à question. Est-ce que j'ai bien ?
C'est bien vrai. Est-ce que Olivier ? J'ai bien lu je veux le pouvoir.
Pourquoi je dis ça ? Est-ce que j'ai bien lu ? Oui, bien sûr.
Vous aviez bien lu ce que je dis. C'est que mais il faut l'expliquer avant, c'est que mon père a fait le enfin d'abord, il est né effectivement à l'extrême droite dans une famille morcienne, vraiment à l'extrême droite, l'extrême droite française classique. Mon arrière-gr-père était à l'action française et donc on était au cœur de ce qu'elle exprè.
Pas de honte à vouloir le pouvoir et à l'exercer son pays. Pas du tout. Bien, j'y viens.
Ce que je dis simplement, c'est que mon père est passé par la gauche et c'est ce que j'écris dans le livre et qu'il a malheureusement ou heureusement, je ne sais pas. En tout cas, il a très vite quitté les organisations syndicales et politiques dans lesquelles il ne se retrouvait pas très vite lassé par les guerres internes et cetera. Et donc mon père a continué dans une forme d'autogestion, écrit-je dans le dans le livre, à faire à vivre selon les principes qu'il avait amené à la gauche.
Réparer des vélos pour les plus démunis. Exactement. faire en sorte de s'occuper des enfants du quartier et cetera.
Et je dis que contrairement à lui, moi je n'ai pas voulu me limiter à ce qu'on pourrait considérer comme étant de l'ordre de l'action individuelle, mais de chercher à prendre le pouvoir pour pouvoir effectivement à une échelle qui est celle d'un pays et même demain à l'échelle d'un continent faire en sorte que le monde puisse changer. C'est la viance que j'ai avec lui à ce moment qui structure tout en France, on peut le déplorer mais c'est comme ça. Celui qui a le plus de pouvoir, c'est le président de la République.
Vous dites donc vous me confirmez que j'ai bien lu, je veux le pouvoir bien pourquoi vous nous dites pourquoi vous semblez comme le dit parfois Jean-Luc Mélenchon avoir des plus pudeur de gazelle de dire oui je me prépare à l'élection présidentielle je n'ai aucune pudeur mais dites-nous mais je vais vous répondre je n'ai aucune pudeur mais ce que je crois c'est que il y a aujourd'hui un nombre de candidats à gauche qui se multiplie chaque jour et qui est inversement et qui est inversement proportionnel à nos chances de victoire et Donc ce que je dis c'est que avant que chacun se proclame candidat à l'élection présidentielle vocoup mais laissez-moi finir je vous dis simplement que il y a des gens qui se proclament tous les jours mais que aucun d'entre eux n'est capable de faire la démonstration qu'il pourrait être au second tour. Moi, ce que je veux, c'est d'abord réussir le rassemblement de cette gauche qui va de Ruffin à Luxman et que nous puissions ensuite choisir au sein de cet espace celui ou celle qui est le plus à même de nous conduire au second tour et de l'emporter. Si j'étais celui-là, Guillaume d'Ar, je ne me déroberai pas et j'irai jusqu'au bout.
Mais s'il y a quelqu'un qui est mieux placé que moi, qui me donne davantage de raison de penser que nous pourrions gagner avec lui ou avec elle, alors je le soutiendrai de toutes mes forces. Voilà, parce que à un moment quand on a de vrais enjeux, de vrais défis et les défis c'est pas seulement les trots au pouvoir, c'est aussi le réchauffement climatique, c'est aussi ces gens qui arrivent pas finir leur fin de mois, c'est aussi tout ce que nous vivons avec des gens qui aujourd'hui nous disent à quel point ils vivent mal, et bien je ne peux pas prendre je ne veux pas prendre en otage qui que ce soit avec des défil pas. Donc on peut se le dire franchement, est-ce que vous vous préparez à l'élection présidentielle ?
Mais je souhaite que toutes celles et ceux qui ont des responsabilités aujourd'hui, vous répondrez pas hein. Mais non, je réponds, je vous ai répondu, je vous ai dit si je suis celui-là à un moment donné, j'irai, je ne me déroberai pas. S'il y a quelqu'un de mieux placé que moi et qui me garantit qu'il mènera une politique de gauche, effectivement je le choisirai et je le défendrai de toutes mes forces.
Voilà ce qui est mon engagement. Si j'ai écris ce livre, c'est parce que je crois que la menace est réelle aujourd'hui d'avoir une extremate au pouvoir. Et c'est pas seulement en France que ça se passerait.
C'estàd que ce serait un jeu de domino. D'abord la France puis d'autres pays comme ça a été le cas déjà en Hongrie, en Italie, en Autriche, aux Pays-Bas, bref aux États-Unis euh on pourrait continuer le tour du monde. En Argentine, on peut le dire aussi de la Russie.
Moi, je ne veux pas de cela et je sais que l'hiver peut venir et que il peut nous saisir. Et donc, plutôt que de chercher à jouer au petit chevaux comme beaucoup d'autres le font, et bien moi je souhaite jouer l'équipe de la gauche qui gagne et non pas celle qui se complet dans le témoignage et dans les égos démesurés, ce qui me paraît insensé et inapproprié dans un moment comme celui que nous traversons où le monde bascule. Olivier F, il y a un débat sémantique au sein du gouvernement.
Et d'un côté François Baïou qui assume d'utiliser le terme d'islamophobie et qui dit qu'il faut avoir le courage de dire les choses telles qu'elles sont et celle de Bruno Rotaillot qui juge que c'est un terme qui est forgé par les frères musulmans. Vous on vous a entendu employer le le terme d'islamophobie. Est-ce que vous êtes instrumentalisé par les frères musulmans ?
Bon, d'abord c'est faux que historiquement ce soit les frères musulmans qui les lancés. Et peu importe, moi je n'aimais pas ce terme parce que il donnait le sentiment que il y avait la possibilité de considérer que la critique d'une religion était une forme de racisme. Or, donc ça vous partagez cela avec Bron Taillot, avec beaucoup d'autres.
Or, je considère que on peut critiquer la religion chrétienne, la religion juive, la religion musulmane, la religion bouddhiste. En fait, on peut critiquer toutes les religions et c'est ce que permet une société laïque. Mais ce que j'observe aussi, c'est que d'abord le crime qui s'est commis dans une mosquée et qui est en fait filmé fait apparaître clairement une dimension qui est là islamophobe.
Et je remarque aussi que toutes les grandes institutions internationales utilisent le terme qui est devenu le terme consacré pour dire que quand on attaque les musulmans et bien il y a là une forme d'islamophobie. Donc plutôt que de jouer sur les mots et de ne pas vouloir enfin moi ce qui m'a ce qui me enfin toujours pareil, on est toujours dans un enf on est en France, je sais bien mais enfin arriver à polémiquer pendant 3 jours sur un mot et pendant ce temps-là terre le crime odieux qui a été celui qui a qui a mis fin au jour d'Abou Bakar Sissé. Franchement, je trouve que là aussi on est à côté de la plaque.
Il a un moment où il faut qu'on arrête avec les polémiques inutiles et qu'on dise les choses. Dans notre pays, il y a un problème avec antisémitisme, on en a parlé, il y a un problème aussi avec, appelez-le comme vous voudrez, la haine anti musulman ou l'islamophobie. Il y a un problème de racisme généralisé et de gens qui sont court justement, le ministre de l'intérieur, Bruno Rotaillou, annoncé chez nos confrères de RMC qui souhaitent interdire le voile à l'université, ce qui n'est pas le cas actuellement.
Pourquoi vous y opposez ? Mais parce que je suis un laïque et que la laïcité elle est c'est l'État qui est laïque. La seule exception, ce sont les élèves mineurs euh qui sont donc les élèves de maternel jusqu'au lycée.
Parce que c'est le sanctuaire républicain pendant lequel on apprend aux enfants à s'émanciper leurs propres conditions personnelles, familiales où on leur donne l'étendue de ce qui existe, y compris en terme d'idées et de religion. Mais quand vous êtes majeur, vous faites vos choix vous-mêmes. Et si vous voulez faire le choix d'être musulman et voler, vous faites le choix d'être musulman et volé.
Ça veut pas dire que on accepte, ça veut pas dire qu'on trouve ça génial. Ça veut dire que chacun est libre dans ce pays de vivre selon ses convictions. Olivier Fort dans votre ouvrage, vous dites donc l'extrême droite, je la connais de l'intérieur.
Je ne la fantasme pas. J'en ai appris les ressorts profonds. Est-ce que l'extrême droite de votre père c'est la même aujourd'hui que celle de Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
Oui, oui, bien sûr, bien sûr. Parce que cette extrême droite là, elle n'a pas disparu. Elle ne s'est alors elle a euphémisé les mots, elle a retourner les concepts.
Elle est devenue par opportunisme laïque. Mais laïque pour qui ? Laïque uniquement par rapport aux musulmans.
Elle est féministe mais uniquement par rapport aux musulmanes. Elle est pour l'état de droit. Non, elle est pour la souveraineté populaire mais uniquement pour défoncer l'état de droit.
Elle est en fait à chaque fois à retourner les principes que nous avons patiemment construit pendant plus d'un siècle. Elle les retourne contre les républicains eux-mêmes. Voilà ce que l'on peut observer.
Mais elle n'a pas changé l'extrême droite. Elle est sa matrice originelle, c'est forcément c'est l'idée d'une France éternelle qui n'a besoin de personne, qui ne s'enrichit de personne et qui déteste tout ce qui n'est pas elle. Jordan Bardella avance spion, on l'a vu Marine Le Pen en l'État ne peut pas être candidate.
Est-ce que vous vous dites, on sait qu'il a une ligne plus libérale entre guillemets, moins adressée aux classes populaires, est-ce que vous vous dites que c'est l'opportunité pour la gauche d'essayer d'aller recourrier une partie des classes populaires ou pour vous c'est la même chose ? Ben c'est la même chose mais ça n'empêche pas que c'est tout tout l'intérêt de ce que j'ai écrit, c'est que moi je ne me résous pas parce que ce que vous avez vous avez parlé beaucoup de mon père mais j'ai aussi une mère que j'adore et qui euh peut-être ce soir me regarde et donc qui est elle qui vient du Vietnam. Et le miracle de ma naissance c'est l'histoire d'un père qui vient de l'extrême droite et qui se marie avec une asiatique et qui ont vécu ensemble toute leur vie.
Et ça a été une histoire d'amour exceptionnelle et y compris mon grand-père qui avait accueilli ma mère peut-être un peu froidement, enfin tout ça est raconté dans le livre et bien a fini par l'aimer. Et moi, j'ai grandi avec cette idée-là que même l'impossible pouvait devenir possible à la condition de l'amour parfois, mais à la condition du combat politique aussi. Et ce que je voudrais expliquer à nos concitoyens aujourd'hui, c'est ce que je fais longuement dans ces pages, c'est d'expliquer aussi ce que ce qu' notre histoire, celle du colonialisme, celle d'un empire deuxème empire mondial après les Britanniques et qui a qui s'est forgé aussi comme cela mais qui a aussi beaucoup de problèmes à régler avec son histoire et qui doit maintenant faire un retour sur son passé et avancer dans une société qu'il faut accepter comme métissée, comme pluriculturelle, plurie religieuse et qui s'est beaucoup beaucoup enrichi. de celles et ceux qui sont venus couche après couche de population et bien vivre dans nos quartiers et tout ça avec la plus grande la plus grande sérénité la plupart du temps.
Merci beaucoup Olivier Fort d'avoir été notre invité de la semaine. Je le rappelle, vous publiez donc je reviens te chercher. C'est aux éditions Robert Lafond.
Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce soir tout de suite.
Olivier Faure