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interviewLCP (sur YouTube)· 10 avril 2026 26 min

Crise du prix du carburant : quelles aides possibles ? | Parlement Hebdo - 10/04/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous. Très heureux de vous retrouver pour nouveau numéro de "Parlement hebdo", où on revient sur les temps forts de la semaine au Parlement. - Comme d'habitude, un débat entre un député et un sénateur.

Aujourd'hui, Eric Coquerel, président de Commission des finances de l'Asemblée et député LFI. Et face à vous, Olivier Cadic. Vous êtes vice président de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées du Sénat et sénateur centriste.

Vous débattrez de la crise des prix du carburant liés à la guerre au Moyen-Orient. Le Gouvernement a bien géré la situation ? Et que doit-il faire pour que les prix baissent ?

Dans ce contexte mondial tendu, l'executif a présenté une hausse du budget des armées notamment pour augmenter notre stock de munitions. - On commence avec la crise énergétique. - Le Gouvernement peut comprendre qu'il y ait trois ou quatre jours de délai entre le début de ce cessez-le-feu et la répercussion à la pompe, autant qu'il est évident que les effets devront se voir à la pompe à partir de la fin du week-end. - C'est ce que réclamait Sébastien Lecornu devant les sénateurs.

Il a également promis des nouvelles aides, notamment pour les agriculteurs. Dans le même temps, Roland Lescure a été auditionné par la commission des finances du Sénat. Il s'est voulu rassurant sur les conséquences de cette crise en France. - On est entré dans cette crise avec une croissance plutôt résiliente et une inflation assez faible.

La France est mieux préparée et moins exposée. En 60 ans, nous avons réduit notre dépendance aux énergies fossiles de 90 % à 60 %, notamment grâce à la politique des énergies renouvelables. - Interpellé à plusieurs reprises par les sénateurs sur une taxation des supers profits des compagnies pétrolières, Roland Lescure s'est montré prudent. - On va regarder ça de très près.

N'oublions pas que l'enjeu majeur est lié au fait qu'il y ait des raffineries qui ont fermé partout en Europe, et du coup, on importe plus nos produits à l'international. Avant d'envisager de taxer les sur profits, il faut avoir ça en tête. - Pour lui, la crise doit permettre d'accélérer la sortie des hydrocarbures par une intensification... - Faut-il des nouvelles aides alors qu'un cessez-le-feu a été annoncé ? - Non, il faut bloquer les prix.

Les annonces faites par Trump sur le cessez-le-feu,...

On est encore à 2,35 EUR le litre de gazole. Il coûtait 1,70 avant. Ce sont des augmentations qui sont de 16 à 26 % selon le carburant qu'on prend.

En 90, quand on avait bloqué les prix, c'était plus 8 %. L'urgence est de bloquer les prix et les marges des raffineurs, très clairement, Total qui vient de faire un bénéfice énorme car il joue avec la crise et il spécule. Soit c'est l'Etat qui paye, soit ce sont les consommateurs. - Le Gouvernement dit que ça entraînerait des pénuries. - En 90, il n'y a pas eu de pénurie.

La raison c'est que Total ne veut pas abandonner un marché comme celui-là car on va lui demander un effort à un moment donné. - Total avait bloqué ses prix en 90. - Oui.

Il avait bloqué les prix... - Les stations Total étaient revenues. - On a fait une audition l'autre jour par rapport aux entreprises pétrolières qui gèrent les stocks stratégiques.

Ils ont 130 jours de stocks stratégiques. Cette histoire de pénurie ne tient pas la route. - Olivier Cadic, est-ce qu'il faut forcer le secteur pétrolier à bloquer les prix ou faire confiance au marché ? - Je ne remonterais pas en 1990.

En Slovénie, ils ont adopté cette option et il y a une pénurie qui est constatée. Effectivement, si vous bloquez les prix, n'oubliez pas qu'il faut aller acheter ce pétrole sur les marchés, le prix est à 100 USD le baril. Si vous considérez qu'il est trop cher, d'autres l'achèteront.

A un moment, vous n'aurez plus de pétrole. Evidemment, il faut prendre en compte le fait que nous sommes dans un environnement globalisé. Quand on est Premier ministre, c'est compliqué.

On voudrait que le prix baisse mais on est tous dépendants des prix du marché. Il faut s'adapter au marché, apporter des solutions. Dire qu'on va taxer les entreprises, ce serait l'année prochaine.

Il faudrait attendre la fin de l'année. Ca ne répond pas à la problématique immédiate. Il faut se préoccuper des gens qui sont impactés.

On a vu que si on avait une approche globale, ça nous coûterait très cher. On a vu l'expérience de la politique du chèque qui nous a coûté 90 milliards d'euros. On n'a plus cette capacité.

Il faut avoir des mesures ciblées. Il y a des gens qu'il faut aider à passer ce cap avec différentes mesures, comme un accompagnement social, un accompagnement ciblé. C'est le choix qui a été fait.

Plutôt que de mettre une aide globale, de faire des aides chirurgicales. Il faut prendre en compte le fait que nous soyons dans une situation budgétaire qui nous met dos au mur. - Vous parlez d'une taxe sur les supers profits.

Roland Lescure s'est montré prudent. Est-ce qu'on peut vraiment les taxer sachant que TotalEnergies réalise la majeure partie de ses profits à l'étranger ? - D'abord, la Slovénie, ça ne tient pas.

Ils n'ont pas une entreprise comme Total qui est importante. D'autres entreprises dans le monde n'ont pas notre équivalent en stocks stratégiques. Si on peut espérer une décrue du fait du cessez-le-feu, on n'aurait pas besoin de tenir des semaines et des mois.

En situation d'urgence, je le répète, pour les raisons qui ont été expliquées, ni les consommateurs n'ont les moyens de consommer...

Ca ferait moins de TVA...

Ca aggraverait le déficit...

Il faut savoir qui paye. Total l'an dernier a fait des bénéfices de près de 13 milliards. Ils viennent de faire des bénéfices d'un milliard sur la crise pétrolière. - La France peut les taxer ? - D'abord, bloquons les prix et les marges.

Ca va être une forme de taxe car, c'est sur les bénéfices de Total que vont se faire ces taxes. Au moment où le ministre Lescure annonce le coût de la crise, je ne vois pas comment on va faire autrement. On peut dire qu'il faut baisser les dépenses mais là, on peut mettre sur la table le fait d'augmenter les recettes, en allant chercher du côté de la taxation des supers profits.

Car il y a des profiteurs de crise. - Il y a cinq pays européens qui demandent une taxation sur les supers profits des entreprises énergétiques : l'Allemagne, Italie, l'Autriche, l'Espagne, Portugal. Pas la France.

Pourquoi ? -Il faut dépasser le côté émotionnel. Taxer une fois pour aider à passer un cap, pourquoi pas.

Mais taxer en permanence, c'est prendre un risque, que l'entreprise s'adapte et déplace la matière profitable. Ce que je ne veux pas, c'est que nos entreprises fassent fuir des entreprises. Je suis Français de l'étranger.

On a un modèle, le Venezuela. Un pays qui produisait du pétrole et qui, à la fin, en est à importer de l'Iran alors que c'était un des plus grands pays producteurs de pétrole. Vous faites fuir les entreprises quand vous les taxez de façon insupportable. - Total pourrait quitter la France ? - C'est une multinationale qui se développe à l'international, qui fait ses profits au niveau international.

C'est une entreprise française et qui est un outil pour nous. Quand elle se développe, elle entraîne avec elle d'autres entreprises. En Ouganda, par exemple, quand Total y est arrivée, ça a ouvert un marché à d'autres entreprises françaises.

Tout est lié. Vouloir diaboliser une entreprise en disant qu'elle fait des supers profits, il faut faire très attention à cela. Je suis d'accord qu'on évalue.

Il faut que ça ait du sens pour tout le monde. Mais il ne faut pas commencer à chercher un responsable tout de suite. Quelqu'un qui porterait la responsabilité ou en tirerait tous les avantages.

Total est interconnectée avec tout un tas d'entreprises françaises à l'étranger, en développement. Il faut faire attention. Au bout d'un moment, une entreprise taxée et surtaxée indéfiniment, elle va partir. - On parle d'une entreprise qui n'a pas payé d'impôt sur les sociétés en France en 2020, 2021 et 2022.

Elle joue avec des prix de transfert C'est la situation. La marge, si on garde les bénéfices de Total, les dividendes, donc la part des bénéfices qui n'est pas réinvesti dans l'emploi, investissement...

Il y a largement du grain à moudre pour faire en sorte que ce ne soit pas la collectivité qui paye les coûts d'une crise qui est en lien avec le pétrole. Les entreprises qui profitent de cette crise se sent les entreprises pétrolières. Je refuse que les Français payent la note de cette crise qui a été déclenchée par cette guerre irresponsable et illégale et qui en plus, bénéficie à des entreprises de manière évidente. - Il faudrait faire un procès à Total. - C'est un mauvais argument.

Je ne diabolise pas. Il y a besoin d'argent. L'argent, de part justement une fiscalité réduite sur les multinationales qui a été développées de plus en plus depuis 2017 et la manière dont ces entreprises gèrent les spéculations...

Les milliards que Total a fait le mois dernier en bénéfices, il a fait sur des opérations de trading en Suisse. Il faut trouver de l'argent je préfère que ce soient les poches et les actionnaires de Total qui paye, dont les fonds américains plutôt que les Français. - Olivier Cadic, comment financer le coût de cette crise énergétique qui va coûter à l'Etat, aux finances publiques, on parle de 4,8 milliards d'euros...

Il faut faire ça pas de nouvelles restrictions de dépenses sur certaines missions budgétaires ? - Il faut s'adapter en permanence. Ce n'est pas notre choix. - Où est-ce qu'on coupe ? - C'est un travail qu'on fait de façon collective, au niveau budgétaire, parlementaire.

Il faut s'adapter. On ne peut pas indéfiniment creuser le trou. On est déjà dans une situation qui est la pire en Europe.

Il faut que les choses s'arrêtent. Il faut qu'on soit tous responsables. C'est facile de dire qu'il faut faire payer les super riches, TotalEnergies.

On a besoin de tout le monde. Aujourd'hui, c'est trouver des solutions de façon collective. On a une crise, les Français à l'étranger doivent s'adapter.

Ca veut dire que le billet d'avion augmente car les compagnies augmentent leur prix. Nous-mêmes, on doit s'orienter, faire des choix différents et il faut s'adapter. Il faut arrêter de dire que quand il y a une dépense nouvelle, il suffit d'aller chercher quelqu'un d'autre pour payer sa dépense à sa place. - Vous dites " s'adapter ", Vous expliquez qu'il faut un projet de loi de finances rectificatif. - Il va être inévitable. - Pourtant dans une assemblée sans majorité, ça va être compliqué. - Si c'est plus de 1 %...

On est obligé de passer. On le saura le 21 avril. - Si le Gouvernement gel plus d'un pour cent des crédits... - L'assemblée peut être souveraine sur la manière de combler le trou.

Il y a deux manières. Soit on fait baisser les dépenses, je rappelle que les dépenses depuis 2017 n'ont pas augmenté. Elles ont même légèrement baissé.

Ce qui a baissé, c'est les recettes. Notamment avec les cadeaux fiscaux faits aux ultra riches. Il y a une Commission d'enquête actuellement et les très grandes entreprises comme TotalEnergies...

Les multinationales payent 14 % d'impôts alors que les PME payent 22 % d'impôts. Il y a cette question qui ne va pas et qui coûte beaucoup d'argent à l'Etat depuis des années. C'est peut-être là-dessus qu'il faut aller chercher de l'argent. - On comprend qu'il y aura un débat intense à l'Assemblée.

Coincidence du calendrier, mercredi, quelques heures après l'annonce par Donald Trump d'un cessez-le-feu avec Iran, le Gouvernement présente une loi pour donner plus de moyens à l'armée française. - Une rallonge substantielle pour le budget des armées. Mercredi, le Gouvernement a présenté une actualisation de la loi de programmation militaire qui sanctuarise le budget des armées jusqu'en 2030. 36 milliards supplémentaires sont prévus. 6,5 milliards en 2027, 8 milliards en 2028 puis 9 milliards en 2029 et 2030.

Dans le détail, le plus gros poste de dépenses concerne les missions avec 8,5 milliards d'euros. Les drones de tous types feront aussi l'objet d'un effort de 2 milliards et le spatial de défense obtiendra une rallonge de 3,9 milliards. Auditionné mercredi par les députés, la ministre des Armées justifie ce nouvel effort par la multiplication des menaces. - Nous avons l'obligation d'accélérer.

La France doit se préparer à affronter avec ses alliés des crises d'une part simultanées, d'autre part durables, de haute intensités, y compris en Europe tout en gérant sur son propre territoire des actions hybrides de grande ampleur. - Auditionné le lendemain, le chef d'état-major des armées à identifier la menace principale : la Russie. - La permanence d'une menace russe sur le continent avec une guerre ouverte qui reste ma préoccupation première en termes de préparation des armées.

C'est sur notre continent. - C'est actualisation de la loi de programmation militaire doit être examinée en séance publique à l'Assemblée le 4 mai. - Est-ce que vous êtes satisfait par cette nouvelle hausse budgétaire et par l'orientation stratégique, à savoir des moyens supplémentaires qui vont servir pour des munitions, drones, mais pas forcément à augmenter la capacité des armées françaises ? - On va s'orienter à à peu près 5 % du PIB pour la défense.

Dans les années 80, on était à peu près au double. On était avec ces dimensions de guerre froide. Aujourd'hui, on se rapproche à nouveau de plus en plus de cette situation.

Si on veut éviter la guerre, il faut la préparer. C'est tout le travail dans lequel nous sommes collectivement engagés. C'est vrai qu'il y a toujours deux façons de regarder le verre : à moitié vide, à moitié plein.

Je me satisfais de cet effort. Est-ce qu'il est suffisant ? Malheureusement, si on regarde ce qui vient d'être annoncé avec un modèle d'IA et des cyberattaques très grand volume...

C'est le nucléaire du cyber qui apparaît aujourd'hui. On voit que la marche va être très haute à monter. On va être dans une escalade.

Si on ne rentre pas sur ce chemin, nous serons démunis. A ce moment-là, ceux qui vivent et qui savent ce que c'est que d'entendre les missiles tomber, que ce soit en Iran, au Liban, en Israël...

L'art de vivre n'est plus le même. On a d'autres priorités à ce moment-là qui apparaissent. Tout le travail doit nous engager collectivement et il faut éviter que notre pays se retrouve dans cette situation. - Eric Coquerel, les insoumis avaient voté contre la loi de programmation militaire, est-ce que avec la multiplication des menaces dans le monde, vous pouvez voter contre ? - Il y a deux questions.

A quoi ça sert ? Que la France ait les moyens de sa défense et de son indépendance, nous sommes totalement pour. Nous sommes plus inquiets de ce qui se passe.

C'est la prochaine dimension, au niveau de l'espace...

Il y a un volet spatial partagé avec les Allemands, je suis très dubitatif là-dessus. La question n'est pas tant la masse qu'on met dessus mais à quoi ça sert. Je ne suis pas d'accord avec le général qui annonce une fois de plus que la menace principale pour la France, c'est la Russie.

Ca induit certaines choses. Au moment où Donald Trump ne cesse de dire que nous ne sommes plus des alliés, déclenche une guerre illégale et nous, pays ami, le Liban, se fait bombarder, je doute que nous ayons sur terre un seul adversaire qui menacerait les frontières françaises. Cette question devrait être posée.

On n'a pas eu ce débat stratégique, pourquoi on se réarme, à quoi ça sert...

La deuxième question, c'est là où on met l'argent. On ne pose pas la question en disant que c'est trop ou pas assez. Je vous ai posé la question spatiale, là-dessus on est dans une situation qui n'est pas bonne par rapport à ce qui va se passer.

C'est un deuxième débat. Troisième débat, il est hors de question qu'il y ait une loi de programmation militaire qui prenne sur toutes les autres dépenses, par exemple, sur une urgence, la transition écologique. Personne ne fait rien, la situation se dégrade, les gaz à effet de serre vont augmenter...

On va se retrouver avec des millions de personnes sur la planète qui vont avoir de plus en plus de difficultés pour vivre. - Donc, vous voterez contre ? - Est-ce que je vous ai dit ça ?

Je vous donne les critères sur lesquels nous allons juger...

On a auditionné le haut-commissaire des finances publiques, nous sommes très inquiets de la manière dont on compte financer cette loi de programmation militaire qui est en augmentation par rapport à ce qui est prévu. - Une réaction sur ce que disait Eric Coquerel sur l'état de la menace qui dit que Donald Trump est aussi dangereux que Vladimir Poutine pour nous, européens ? - C'est grave.

On voit le résultat des élections à l'avance pour Vladimir Poutine. Côté Etats-Unis, on attend tous les résultats de moitié de campagne. Ca fait une grande différence.

Les Etats-Unis d'Amérique, ce n'est pas la Russie. Ce n'est pas le même modèle. Ce qu'il faut voir, c'est que nous sommes des alliés.

Nous sommes engagés avec les Etats-Unis. On peut ne pas être d'accord mais "allié " ne veut pas dire alignement. Je crois que la politique de la France montre au quotidien.

La menace principale, c'est aujourd'hui la Russie. - Une guerre avec la Russie dans trois ans ? - J'ai été en Estonie, et on a des forces qui sont stationnées avec des Britanniques, des Américains...

On est à quelques kilomètres de la frontière russe et on voit ce qu'ils sont en train de préparer. Je n'ai pas l'impression que c'est un camp Disneyland qu'ils sont en train de préparer. On a cette menace que l'on voit est la question, quand on parle, c'est de se préparer pour 2030.

En sachant que ça peut commencer plus tôt. Il faut être prêt. Dès lors que les choses démarrent, on se retourne vers le politique... - Vous pensez que les Russes vont venir envahir la France ? - Deux semaines avant que les Russes envahissent l'Ukraine...

Les personnes de l'OTAN et les députés ukrainiens leur disaient : " Vous ne croyez quand même pas que Poutine va envahir l'Ukraine !" Le problème pour nous, il n'est pas de savoir si la Russie peut envahir la France aujourd'hui, est-ce que la Russie peut envahir l'Estonie ? La Pologne ?

Oui, tout le monde s'y prépare. Est-ce qu'on doit être prêts dans le cadre de l'union européenne, à aider les pays partenaires de l'union européenne ? Oui.

Comme pour Chypre avec le Hezbola. Nous devons être prêts à aider la Roumanie, qui est en ligne directe. Quand l'Ukraine a été envahie par la Russie, ce jour-là, l'ambassadeur de Roumanie était au Sénat devant notre groupe d'amitiés.

On avait l'impression qu'il sentait la menace que la Russie pouvait continuer. On doit se préparer à ça. - Pour conclure...

Est-ce qu'on doit se préparer à la guerre ? - Se préparer à la guerre...

On doit se préparer à la paix. Pour cela, il faut des moyens de défense. Se préparer à la guerre, en général, c'est la guerre.

Contre la Russie c'est une guerre nucléaire. Je suis très étonné du... - C'est la fin de ce débat.

Merci d'y avoir participé. A la semaine prochaine.