Bruno Le Maire était l'invité de RTL Soir (partie 2)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 15 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
La Banque de France dit qu'il faudra deux ans pour que le pays se relève économiquement : partagez-vous ce diagnostic ?
- 1:13RelanceÉludée
François Villeroy de Galhau, patron de la Banque de France, parle d'un million d'emplois menacés : est-ce le bon ordre de grandeur ?
- 1:36FerméeRéponse directe
2020 sera-t-elle l'année de tous les records en matière de chômage ? Est-ce que vous le redoutez ?
- 2:18FerméeRéponse partielle
Est-ce qu'on risque de dépasser les 10,5 % de chômeurs du printemps 2015 cette année ?
- 3:14OuverteRéponse directe
Trois économistes du comité de réflexion de Macron proposent que l'État subventionne une partie des salaires dans les secteurs les plus touchés : est-ce une bonne idée ?
- 5:37RelanceRéponse partielle
Le président du Conseil scientifique dit qu'il faut accélérer le déconfinement : y êtes-vous favorable tout de suite pour les restaurants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:21Invité politiqueChiffre
« Nous sommes à un peu plus de 8% de taux de chômage et je vous parle de centaines de milliers de chômeurs en plus. »
- 2:45Invité politiqueFait
« Quand la crise a démarré début mars, j'ai dit immédiatement, ce sera comparable à 1929. »
- 4:06Invité politiqueChiffre
« je propose au président de la République de mettre 300 milliards d'euros de prêts garantis par l'État sur la table pour sauver la trésorerie des entreprises »
- 5:06Invité politiqueChiffre
« Manuel Pénicaud a dit 8 000 euros pour un apprenti de plus de 18 ans, 5 000 euros pour un apprenti de moins de 18 ans. »
- 10:52Invité politiqueChiffre
« Quand on regarde qui a supporté le poids de la crise, c'est à 60% l'État, avec toutes les mesures que j'ai annoncées, c'est à 35% les entreprises, et c'est à 5% les ménages. »
- 13:11Invité politiquePromesse
« Donc moi, je veux rester là où je suis. Je souhaite rester ministre de l'économie et des finances. »
Temps de parole
- Bruno Le Maire77 %
- Présentateur23 %
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Vous êtes sur RTL. Le plus qui sera difficile dans les mois qui viennent et qui vont nous amener à prendre des mesures avec la ministre du Travail, des mesures originales, singulières, pour préserver à tout prix l'emploi en France.
On va y venir à l'emploi, mais juste la Banque de France disait ce matin qu'il faudra deux ans pour que le pays se relève économiquement. Est-ce que vous partagez ce diagnostic ? C'est quoi ? C'est un objectif ? C'est un souhait ? C'est une réalité économique ? Ces deux ans, ils vous disent quoi à vous ?
Deux ans pour se redresser, moi ça me paraît effectivement la bonne durée. Ça veut dire qu'il faut concentrer notre effort de relance sur des délais qui sont courts, pour être le plus offensif et le plus efficace possible. Ça veut dire faire le maximum pour préserver des emplois. On peut envisager par exemple, Muriel Pénicaud y travaille, des dispositifs d'activité partielle, qui font que les salariés restent dans l'entreprise plutôt que de quitter l'entreprise. On peut envisager aussi que des salariés passent d'une entreprise à une autre, quand l'une a des difficultés et que l'autre a encore internet. Le prêt de salarié.
Il faut faire preuve de beaucoup d'imagination pour préserver à tout prix l'emploi. Il faut aider les jeunes. Combien d'emplois risque-t-on de perdre en France ? Est-ce que vous savez le chiffre ? Je n'ai pas de chiffre exact, mais on est sur des centaines de milliers. C'est à peu près des ordres de grandeur.
François Villerois de Gallo, le patron de la Banque de France, disait un million d'emplois.
Je ne vais pas donner de pronostics précis. Je dis simplement que nous avons devant nous une vague de faillite, une vague de difficultés sur le front de l'emploi très violente. Que nous nous y préparons, que nous voulons faire face en trouvant des solutions nouvelles et les plus efficaces possibles.
2020 sera-t-elle l'année de tous les records en matière de chômage ? Est-ce que vous le redoutez ?
Je pense que ce sera plus long que ça. Je vous le dis là aussi très sincèrement. Je pense que cette difficulté sur le front de l'emploi, elle durera aussi en 2021. Mais je veux dire que nous avons tout pour nous redresser. Les fondamentaux de l'économie française, ceux qui existaient avant la crise, ils restent là. Des technologies de pointe, des industries présentes sur tout territoire, des PME qui sont ultra dynamiques, un esprit d'entreprendre qu'on voit de la start-up jusqu'à la profession indépendante, des artisans qui sont d'une grande qualité et un peuple qui travaille, qui aime le travail et qui est prêt à travailler.
Qui aime le travail à condition d'en avoir, Bruno Le Maire. Mais est-ce qu'on risque de dépasser les 10,5% de chômeurs du printemps 2015 cette année ?
Nous sommes à un peu plus de 8% de taux de chômage et je vous parle de centaines de milliers de chômeurs en plus. C'est sans doute aujourd'hui la perspective la plus réaliste. Et je pense que c'est en mettant les choses très clairement sur la table et en ayant ce discours de vérité qu'on apporte les bonnes réponses. Donc on sera au-dessus de 10% cette année ? C'est une possibilité, je ne vais pas faire de pronostics, je dis simplement que nous avons devant nous des difficultés importantes sur le front de l'emploi. Quand la crise a démarré début mars, j'ai dit immédiatement, ce sera comparable à 1929. Une récession de la même ampleur. On disait à l'époque, mais il exagère. Moins 11%.
On y est. Je vous dis maintenant qu'on va avoir devant nous des difficultés pour des entreprises, pour des entreprises fragiles et évidemment sur le front de l'emploi. Nous ferons face. Nous ferons face. Mais mieux vaut être lucide sur ce qui va arriver plutôt que de faire un déni de réalité qui n'a jamais fait avancer les choses.
Trois économistes qui font partie d'un comité de réflexion mis en place par Emmanuel Macron il y a quelques jours proposent que l'État subventionne une partie des salaires des travailleurs dans les secteurs les plus touchés. Est-ce que c'est une bonne idée ou est-ce que ce n'est pas une bonne idée ça ?
C'est une idée qui est tout à fait concevable. On l'a fait sur le chômage partiel. Le chômage partiel, on le fait évoluer.
Ils disent que ça compterait moins cher et que ça serait plus efficace que le chômage partiel.
Moi, je suis prêt à regarder les idées qui ont été avancées par ces économistes. L'idée d'avoir une activité de longue durée dont le financement serait en partie à la charge de l'État. Je pense que c'est plus intelligent que d'avoir des personnes qui se retrouvent au chômage et qui sont payées autrement mais qui n'ont plus de travail. Donc toutes ces idées originales, singulières, elles sont les bienvenues. Parce que je pense que dans une crise aussi importante que celle-là, il faut savoir renouveler son logiciel et être prêt à faire des choses qu'on n'aurait jamais imaginé. Donc vous dites pourquoi pas ? Moi, je dis pourquoi pas.
Quand début mars, on entre dans la crise alors que nous nous sommes battus pour réduire la dette et que tout d'un coup, je propose au président de la République de mettre 300 milliards d'euros de prêts garantis par l'État sur la table pour sauver la trésorerie des entreprises, à un moment donné, il faut savoir changer de logiciel pour avoir la réponse la plus efficace possible. Et la seule chose sur laquelle nous jugerons les Français, c'est sur l'efficacité de notre réponse.
Autre proposition qui vient du parti Les Républicains qui concerne l'emploi des jeunes diplômés. Il propose que les six premiers mois de salaire des jeunes diplômés qui entrent sur le marché soient pris en charge par l'État et que les entreprises soient exonérées de cotisations sociales pendant deux ans en échange d'un CDI. Est-ce que ça, c'est une piste aussi ou pas ? Toutes les pistes seront examinées avec attention.
Ça, ça ressemble à la lettre type que nous avons examinée.
Pas du tout.
On nous a proposé par exemple, c'était les représentants du patronat et certains syndicats nous ont dit on va avoir un énorme sujet avec l'apprentissage alors que ça avait très bien marché, que c'est un des grands succès du gouvernement. Ça coûte trop cher. Il faut que vous augmentiez l'aide pour les apprentis. Manuel Pénicaud a dit 8 000 euros pour un apprenti de plus de 18 ans, 5 000 euros pour un apprenti de moins de 18 ans. Donc on a repris cette idée, on la met en œuvre et elle figurera demain en bonne place dans le projet de loi de finances rectificative que nous présenterons au Conseil des ministres. C'est une idée qui a été proposée par les partenaires sociaux.
Et si l'idée vient de l'opposition mais qu'elle est bonne, nous la prendrons aussi.
On l'entend. Parmi ceux qui souffrent, il y a évidemment les restaurateurs. Ils demandent qu'on les déconfine, qu'on leur permette de recevoir les clients en salle pour ceux qui sont dans la zone orange. Est-ce que vous y êtes favorable tout de suite maintenant Bruno Le Maire ? Il faut accélérer le déconfinement, a dit le professeur Delphrécy qui est le président du Conseil scientifique.
Je pense que comme tous les Français, je rêverais de pouvoir retourner dans une brasserie ou dans un restaurant. On a eu un débat avec le président de la République, le Premier ministre, les experts, les ministres concernés pour savoir si tout de suite on ouvrait les salles de restaurant. La conclusion à laquelle on est arrivé, c'est que dans un espace qui est un espace confiné, on reste longtemps, il y a la convivialité, même avec de l'espacement, c'était pas raisonnable. Et que le pire aurait été que dans une salle de restaurant, tout d'un coup il y ait un cluster, que le virus se remette à circuler, ça aurait ruiné tous les efforts qui ont été faits par les Français depuis trois mois.
Donc je pense que nous avons pris une décision responsable, elle doit évoluer, elle évoluera le moment venu en fonction de l'évaluation scientifique dont je ne suis pas le maître, mais elle évoluera et j'espère qu'elle pourra évoluer rapidement.
Alors l'évolution scientifique et l'évaluation scientifique, c'est l'état d'urgence sanitaire aujourd'hui, c'est gênant pour les restaurateurs, mais c'est pas gênant pour les manifestants. Et ce matin, Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, a expliqué que la manif de ce soir qui se passe en ce moment, notamment en place de la République à Paris, contre le racisme, bien qu'interdite, serait tolérée. Vous y comprenez quoi ? Si on tolère des manifs malgré l'état d'urgence sanitaire, pourquoi on ne tolère pas des clients dans les salles de restaurant de zone rouge ?
Parce que la vraie différence, je le redis, il est entre espace confiné et espace ouvert. C'est dans l'espace confiné que le risque de circulation du virus est le plus élevé, il est moins dans l'espace ouvert, en tout cas c'est ce que nous disent les épidémiologistes, et je préfère les écouter sur ce point.
Autre problème, Bruno Le Maire, ce sont les catégories populaires qui, une nouvelle fois, vont être très exposées à cette crise. D'abord, est-ce que le climat social vous inquiète ? Avec tout ce que vous nous dites du bilan et de la situation économique, est-ce que le climat social vous inquiète aujourd'hui ?
Je pense qu'il faut être très vigilant sur ce que sera le climat social dans les prochaines semaines, et dans la rentrée 2020. Pour une raison qui est très simple, vous allez avoir des centaines de milliers de Français qui vont se retrouver dans la difficulté, et que nous sommes là pour aider, pour accompagner, pour leur apporter des solutions. Et je pense que chaque décision doit être prise à l'aune de cette aide que nous apportons à ceux qui seront le plus dans la difficulté, c'est-à-dire ceux qui vont perdre leur emploi, ceux qui arrivent sur le marché du travail, qui sont jeunes, ils sont en apprentissage, ils sortent de l'université et ne trouvent pas de solution.
Ceux qui ont 50, 52, 53 ans, qui peuvent être licenciés de leur entreprise tout simplement parce qu'il n'y a plus de carnet de commande, c'est à ces personnes-là qu'il faudra penser en priorité et dont il faudra s'occuper en priorité. Oui, la conscience sociale, la nécessité de prendre compte du climat social doit être une des priorités du gouvernement. Pour dire les choses clairement, ça peut vous empêcher de dormir, ça, aujourd'hui ? Vous savez, si tout cela m'empêchait de dormir, je pense que je serais devenu insomniaque depuis plusieurs semaines. Donc j'essaie de faire bien mon travail pour pouvoir apporter les meilleures solutions possibles aux Français.
Après, le repos fait aussi partie de l'efficacité quand on a des responsabilités.
On sait que parmi les carburants qui peuvent inflammer une société, il y a des inégalités sociales. Il y a une proposition du groupe Écologie, Démocratie, Solidarité qui veut faire contribuer à titre exceptionnel les plus aisés. Il ne s'agit pas pour le coup de rétablir les sèches, mais d'une contribution exceptionnelle et qui propose des mesures de fiscalité sur certaines niches fiscales. Est-ce que ça, ça fait partie de pistes qui sont pour vous intéressantes ou est-ce que ça rentre dans la catégorie pas d'augmentation d'impôt ?
Je pense qu'il faut faire très attention à ne pas ouvrir le concours l'épine de la meilleure idée fiscale. Ce qui est efficace, c'est la stabilité fiscale. Et surtout, c'est d'être capable, pour le coup, d'imaginer dans la fiscalité du XXe siècle, celle qui sera vraiment la plus juste et la plus efficace. S'il y a un combat qu'il faut continuer à mener, à mon sens, c'est le combat pour la fiscalité sur les gens du digital. Parce qu'eux, ils ont été des grands vainqueurs de la crise. Oui, eux, ils ont pu continuer leur activité pendant la crise. Il est d'autant plus urgent d'avoir une fiscalité juste des gens du digital.
En tout cas, ils paieront en 2020 une juste contribution à l'économie française, comme cela a été le cas en 2019. Mais il n'y aura pas de contribution exceptionnelle sur les très hauts revenus en France ? Je vois plein de propositions qui viennent de toutes parts. Est-ce que, quand il y avait l'ISF, ça avait substantiellement réduit les inégalités en France ? Je ne crois pas. Est-ce que nous avons maintenu un impôt sur la fortune immobilière ? Oui, c'est-à-dire sur les actifs immobiliers. Donc, je préfère que nous évitions toutes les solutions qui amèneraient à une augmentation des impôts.
Parce que le signal qu'on envoie aux Français, c'est qu'on est prêt à faire une contribution exceptionnelle qui, dans le fond, va durer tout le temps. On va contribuer, demander à certains de contribuer, mais pourquoi pas demain à d'autres ? Et on envoie donc le signal qu'on est prêt à ouvrir l'augmentation des impôts, qui, à mon sens, n'est pas la bonne solution à cette crise.
Alors, une autre proposition, une autre contribution, qui vient de Stanislas Guérini, qui est le délégué général de La République En Marche. Lui propose la création d'un chèque déconfinement d'une valeur de 400 euros pour les ménages les plus précaires. Est-ce que ce chèque de déconfinement va avoir le jour ?
On peut envisager des chèques qui peuvent être des chèques verts, des chèques pour les personnes qui sont les plus en difficulté, pour relancer la demande. Quand on regarde qui a supporté le poids de la crise, c'est à 60% l'État, avec toutes les mesures que j'ai annoncées, c'est à 35% les entreprises, et c'est à 5% les ménages. C'est les chiffres qui ont été donnés par l'OFCE. C'est sur ces ménages les plus modestes, ceux qui ont le plus souffert de la crise, qu'effectivement, on peut parfaitement envisager des mesures de soutien à la demande, très ciblées, pour soutenir les plus fragiles. Donc ça, c'est plutôt une bonne idée ? Ça, c'est plutôt une bonne idée.
Ça sera dans le projet de loi de finances rectificatif de demain ?
On aura, vous savez, un projet de loi de finances, il arrive à l'Assemblée, les députés peuvent faire des propositions, des amendements, et je suis certain qu'ils feront des amendements de cet ordre-là. En tout cas, si un amendement comme celui-là, vous le soutiendrez ? Je suis ouvert sur des idées de chèques qui permettent de soutenir, je le dis bien, ceux qui vraiment sont le plus en difficulté. C'est ça la justice. Évitons de dépenser de l'argent pour ceux qui en ont moins besoin.
Deux questions pour finir, Bruno Le Maire. Selon l'Union des industries textiles, les fabricants de masques se retrouvent avec 40 millions d'exemplaires de masques lavables et réutilisables sur les bras. Ces masques, ils les ont produits à la demande de l'État, au plus fort de la crise. Et les patrons de PME regrettent le manque de soutien de l'État pour écouler leurs stocks. Est-ce que l'État est prêt à racheter cette production, oui ou non ?
On est en train d'instruire ça. Je vais vous dire, je n'ai pas la réponse. Je vous le dis très simplement. On a reçu cette demande. Je comprends parfaitement la demande de ces patrons de PME. Elle est légitime. Et nous sommes en train de l'instruire. Donc la réponse, ni oui ni non ? Elle est en cours d'instruction. Comme je n'ai pas une réponse définitive, je préfère ne pas vous dire de choses inexactes.
Je ne suis pas sûr d'avoir une réponse définitive sur la question suivante. Gilles Legendre, le patron des députés de La République En Marche, a envoyé une petite note à Emmanuel Macron. C'est le journal Marianne qui la publie, dans lequel il dresse la liste de son gouvernement idéal. Et il vous voit Premier ministre, et vous ?
Non. Non ? Non, je ne suis pas intéressé par Matignon. Définitivement. Définitivement, non. Pourquoi ? Parce que j'ai accepté une mission qui m'était confiée par le Président de la République il y a maintenant plus de trois ans. Transformer l'économie française. Nous y étions presque arrivés au bout de trois ans, avec une croissance à 1,5% des milieux de la zone euro. Un pays qui avait retrouvé son attractivité et sa puissance économique. Ce pays, la France, notre pays, est confronté à la pire crise économique qu'il ait eu à affronter de son histoire contemporaine.
Mais moi, je n'ai qu'une chose à faire, c'est lui permettre de se redresser, sortir de cette crise, et retrouver la voie de la croissance. Donc moi, je veux rester là où je suis. Je souhaite rester ministre de l'économie et des finances. Juste au bout du quinquennat. Pour aller au bout de la mission qui m'a été confiée. Et si Emmanuel Macron vous appelle et vous dit, monsieur le maire, Bruno, je te propose Matignon, vous direz merci, mais non merci, alors ? Je vous dis que je ne suis pas intéressé par Matignon, et ma réponse est définitive. Et en général, quand je donne des réponses définitives, je ne change pas de conviction.
Et bien voilà qui est clair. Merci beaucoup Bruno Le Maire d'être venu ce soir sur RTL. Merci à vous. Merci à vous. Dans un instant, il y a un an, il y a un siècle, Julia Molcou et Isabelle Choquet.
Bruno Le Maire