Frappes en Russie Poutine, la menace sans détour
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« Poutine nous répond nucléaire là c'est peut-être plus juste en tout cas ça risque de faire mouche parce qu'il met tout le monde dans le sac notamment ce qu'il appelle les petits pays »
- 1:45Fait
« tu as vu la taille de mon pays et la taille du tien tu as un petit pays je t'écrase »
- 3:00Fait
« chaque nation un vote et ben nous la Russie notre théorie des relations internationales c'est la hiérarchie des nations »
- 3:30Fait
« nous on est l'équivalent des États-Unis et puis après ben voilà ça descend »
- 7:30Fait
« les États-Unis ne viendront pas vous aider vous petit pays »
- 9:00Fait
« il faut effectivement qu'on se prépare à revenir dans un monde qui était plutôt le monde d'avant 89 »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
alors il y en a un Anne qui hier a écouté ce qui s'est passé du côté de Berlin et notamment la prise de position de notre président de la République c'est Vladimir Poutine réponse immédiate alors vous allez voir d'habitude Poutine nous répond nucléaire là c'est peut-être plus juste en tout cas ça risque de faire mouche parce qu'il met tout le monde dans le sac notamment ce qu'il appelle les petits pays d'ailleurs on se demandera est-ce que nous la France est pays poure mais on écoute d'abord le président russe les représentants des pays de l'an notamment en Europe et notamment dans les petits pays doiv savoir avec quoi il [Musique] jou il devra sen souvenir enant que pays doté de petit territoir dans qu chose qu'il en profondeur le territoire [Musique] russe cette escalade constante peut entraîner de graves conséquences Jean-François poutor petit pays déjà on comprend quoi les pays baltes ou alors il faut voir un peu plus loin ça fait de choses ça fait on p évidemment au pays Balt pays à forte densité de population avec l'idée donc derrière qu'il pourrait y avoir une arme de destruction massive qui pourrait être utilisé sur une population dense par ailleurs ça renvoie à ce qui s'est passé en 2007 7 avec Nicolas Sarkozi si vous vous rappelez ce que était rapporté par Michel nuclot la conversation qui était partie avec un un Sarkozi très allant sur la critique pour en faveur des des dissidents la question de la des guerres qui étaient menées par l'attitude russe dans dans plusieurs endroits et où Poutine l'a interrompu lui dit tu as vu la taille de mon pays et la taille du tien tu as un petit pays je t'écrase donc on est c'est ça ça renvoie exactement à ça en fait ça dit une chose on est pays pour Poutine bah ça c'est très clair dans C on est visé aussi la France ça je pense que oui mais ça veut dire autre chose derrière ça veut dire qu'au fond Vladimir Poutine considère que les pays qui sont sur le continent européen à l'ouest parce qu'ils sont tous petits par rapport à la à la dimension du pays russe au fond n'ont pas une véritable souveraineté parce que c'est ça la question ils n'ont pas une véritable souveraineté ils ont une souveraineté limitée d'autant plus limité qui sont plus proche de la Russie mais elle est toujours relative au fond c'est ça que ça veut dire absolument j'ai entendu Andre bikov un chercheur em guimau he c'était il y a une quinzaine d'années faire un exposé sur la théorie des relations internationales et il disait vous croyez que le monde est fondé sur l'égalité des nations en droit on sait que c'est pas dans les fêtes mais chaque nation un vote et ben nous la Russie notre théorie des relations internationales c'est la hiérarchie des nations h la la hiérarchie des nations donc nous on est l'équivalent des États-Unis et puis après ben voilà ça descend et donc et donc un pays comme la Géorgie s'il veut pas comprendre on lui met de BAFF parce que c'est ça la hiérarchie et donc là il est dans la hiérarchie des nations la France est un petit pays l'Europe tout entière c'est une force l'Europe divisée çaen est pas une pour Poutine on est bien d'accord c'est constitué de petits pays oui bien sûr c'est en tout cas il voudrait ramener l'Europe à des petits pays mais je voudrais faire un petit rappel historique parce que Poutine il est dans la droite ligne de l'autocratie russe l'autocratie russe elle commence au 15e siècle avec Yvan 3 sous Yvan 3 on proclame que Moscou est la 3è Rome c'est-à-dire que Moscou est le le point à partir duquel s'ordonne le monde et au fond ça n'a pas changé d'une certaine manière et dans la tête de Poutine surtout aujourd'hui c'est ça et effectivement le seul interlocuteur c'est l'autre puissance qui serait capable d'ordonner le monde en face c'est les les États-Unis et c'est là aussi une vieille histoire russe alors justement les États-Unis parlons-en qu sera la réaction des États-Unis en cas d'escalade et donc de conséquences graves en Europe est-ce que si la Russie allit plus loin les États-Unis interviendra pas si sûr SEM nous dire Vladimir ptine qui avance un argument écoutons d'une manière générale cette escalade constante peut avoir de graves conséquences si ces conséquences graves se produisent en Europe comment les éats-unis se comporterontil cont de notre parité dans le domaine des armes stratégiquesile à dire il un conflit mondial il me semble qu'il voulait négocier dans le domaine des armes stratégiques mais nous ne voyons pas beaucoup de volonté de le faire il y a des conversations à ce sujet il ne semble pas y avoir beaucoup de volonté et bien voyons ce qui se passera ensuite Joséphine il y a des conversations donc ça veut dire qu'il se parl tous ces gensl mais c'est une façon pour Poutine de dire le seul interlocuteur en fait que l'on respecte avec lequel on veut parler c'est pas l'Ukraine c'est pas l'Europe c'est pas l'OTAN ce sont les États-Unis ça ça a pas changé mais ce discours là il est extrêmement bien construit de Vladimir Poutine il s'adresse pas au chefs d'État chef d'État des des États européens ou ou des États-Unis ils entendent ça quotidiennement et puis ça leur passe au-dessus mais ça s'adresse aux opinions publiques européennes notamment à quelques jours d'une élection assez assez cruciale quand même il s'adresse aux opinions publiques en mettant en avant toutes les peurs des opinions publiques européennes le fait que les États-Unis viennent pas les sauver le fait que la Russie soit beaucoup plus puissante et donc puisse attaquer des petits pays et il les qualifie pas ces petits pays parce que comme ça dans notre imaginaire on peut se dire que on en fait partie l'Allemagne en fait partie les états Bales tout le monde en fait partie mais c'est extrêmement bien construit encore une fois parce que il il s'appuie sur les peurs des Européens maintenant est-ce que ça marche bah quand on regarde les sondages pas tant que ça il y a une étude de la Fondation pour l'innovation politique qui est paru là sur le l'opinion publique européenne à quelques jours des élections et qui montre que presque 80 % des Européens 77 je crois considèrent la Russie comme une menace on n pas énormément de personnes qui voient la Russie comme cette autocratie fantasmée magnifique il y en a bien évidemment mais ils sont une minorité en Europe le soutien à l'Ukraine il est extrêmement majoritaire également en Europe sur la question israélienne c'est différent il y a des divisions sur la Russie pas tant que ça les Européens placent d'ailleurs la Russie comme le danger principal pour l'Europe avant l'Iran avant la Chine avant la Turquie également dans dans mais est-ce que ça marche pas quand la Pologne fait 700 km de fortification alors ça ça marche dans un dans le sens où ça contraint les États européens à se protéger davantage mais ça c'est c'est pas nouveau c'est simplement là les menaces elles sont plus réelles plus concrètes et peut-être dans un dans un plus court terme que ce qui avait été pensé au départ de par cette escalade mais les États baltes n'ont pas attendu la guerre en Ukraine pour essayer de renforcer leur sécurité ça fait des années notamment sur le volet cyber qu'ils essaient de lutter contre l'ingérance russe et qu'ils essaient de se préparer au cas où il y ait une invasion russe la Finlande c'est l'exemple type la Finlande qui vient de rejoindre l'OTAN elle est prête depuis un certain temps déjà à ce que la Russie viennent l'envahir ou l'attaquer d'une manière ou d'une autre donc pour nous c'est assez nouveau mais mais il faut bien voir que ce discours de Vladimir Poutine adressé aux opinions publies européennes il va pas forcément avoir un écho aussi important qu'il le souhaite ou qu'il le pense même en ce qui concerne les États-Unis parce que là il met le doigt où ça fait mal c'est-à-dire que les États-Unis ne viendront pas vous aider vous petit pays on se souvient aussi que derrière l' temp il y a les États-Unis on se souvient du ramdam quand Donald Trump a dit si je suis élu et si ces petits pays ne payent pas parce qu'il a à peu près le même discours et bien on partira on ne vous aidera pas donc voilà il il appuie quand même là où les opinions peuvent être sensibles est-ce que ça marche ça j'en sais rien mais il joue sur un sur le terrain que tel qu'il est ouvert comme on a tous en tête et les opinions publiques ont tous en tête l'élection américaine avec la menace de de de de du retour de Donald Trump aux affaires à Washington euh cette menace là elle elle prend encore d'une certaine manière à travers la figure de Donald Trump donc oui il joue de ça euh après ça ça ça ne ENF d'une certaine manière ça change rien sur le fait que de toute façon il faut effectivement qu'on se prépare à revenir dans un monde qui était plutôt le monde d'avant 89 que celui d'après pour pour dire les choses très très simplement où on a un adversaire extrêmement dangereux à l'est et qui ne sera pas quoi qu'il arrive d'une certaine manière même si les Ukrainiens arrivent à reconquérir arrivver à reconquérir le cet adversaire ne disparaîtra pas il va falloir vivre avec longtemps simplement lui pense que en en agitant la menace il va pouvoir gagner du terrain vous savez dans dans le monde russe la la parole a pas une la même fonction que chez nous la parole publique la parole politique la parole la parole politique elle a une une fonction performative c'est on parle pour dire ce qu'on voudrait que le monde soit et en pensant qu'en le 10ant ça va le faire venir et donc c'est ça qui est en train d'essayer de faire il veut que nous ayons peur de lui et il essaie de de de faire arriver ça et du coup on peut inter interprêter aussi le le chiffre du sondage que vous avez évoqué comme le fait que d'une certaine manière ça marche si 80 % des gens pensent que c'est une menace grave à la fois ils ont raison mais ça veut dire aussi que la peur est là