Liban: une clinique ambulante au chevet des populations bombardées
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Réfugié dans la vallée de la B, cette famille est venue chercher de l'aide ce matin. Au mar 15 ans, dont sa mère se tient à préserver l'anonymat, souffre d'une blessure invisible déclenché la nuit du 7 mars dernier. C'était la nuit où les Israéliens ont attaqué Nabishit.
Les avions ont frappé très fort. Omar a sauté du lit, il était terrorisé. C'est ce qui a tout déclenché.
Depuis, il se taire dans le silence, ne dort plus et parfois même s'arrache les cheveux. Avant on pouvait discuter, maintenant il ne parle plus à personne. C'est fini tout ça.
Il s'énerve dès qu'on lui parle, il est très héritable. Depuis qu'il souffre de ce traumatisme, je ne peux plus le laisser seul. Impossible d'aller travailler.
Donc je n'arrive plus à payer le loyer. Je me suis endetté pour lui. Omar va consulter un psychiatre à l'intérieur de cette clinique mobile.
Ultime recours pour la famille. À l'issue, il reçoit une prescription de médicaments qui devrai le soulager. Rien ne se fait par magie.
Quand il aura pris le traitement, il sera plus calme et concentré. La guerre et les déplacements auront des conséquences sur le long terme. Les gens ont énormément d'anxiété, de la dépression, ils font aussi beaucoup de cauchemars.
Le bus de cette association va continuer de sillonner le Liban tous les jours. Alors que pour de nombreuses familles déplacées, l'aide psychologique reste aujourd'hui presque inaccessible.