Pierre-Antoine Lévi : « Les collectivités territoriales doivent davantage être aidées par l’État »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Pierre Antoine Lévi, merci d'être notre invité. Vous êtes sénateur Union centrice d'argaron. On va revenir longuement sur l'audition de la présidente du musée du Louf.
C'était hier devant vous, devant les sénateurs. Mais d'abord on commence par la une de la presse régionale. On a sélectionné trois titres.
D'abord la une de West-Fance. La collecte des déchets va-t-elle coûter plus cher ? Les élus locaux qui protestent contre le projet du gouvernement d'augmenter sensiblement une taxe liée au déchets.
Ce coût supplémentaire serait supporté par les collectivité avant d'être répercuté sur les propriétaires via la taxe foncière. La deuxième une, c'est celle de la montagne. Trafic sans filtre.
Près de 40 % du tabac consommé en France échappe aux réseaux légal. Usine clandestine, vente sur internet, réseau structuré, le trafic explose. Et puis la dernière une c'est celle de Corse Matin.
Alternance ralentit. La baisse des aides à l'embauche fragilise l'alternance entre contrainte économique et incertitude législative. Des projets de formation sont bloqués.
De quelle avez-vous envie de nous parler ? Je vais peut-être parler de la collecte des déchets et du des contraintes qui passent sur les collectivités parce que au-delà de ça, c'est les élus locaux qui se plaignent des des contraintes budgétaires qui passent sur et infiné sur les citoyens puisque vous savez que la taxe la TGAP donc a augmenté fortement va augmenter fortement dans les prochaines années et sur les la taxe sur les activités polluantes et donc ce qui veut dire que vous avez le les citoyens qui aujourd'hui ont vu leur taxe foncière leur taxe d'enlèvement d'ordure ménagère exploser, ce qui est un coût très important puisque dans certaines communes, elle a pris 35 % l'année dernière et ça va continuer à monter. Donc quand les collectivités ont ce poids sur leurs finances, ça le répercute inévitablement sur les citoyens alors que à un moment donné, ça devrait être compensé en grande partie par l'État.
Ouais. Dans le budget, il y a des efforts qui sont demandés aux collectivités, environ 5 milliards. Est-ce que le Sénat va baisser cette ce chiffre ?
Mais l'année l'année dernière, c'était 5 milliards4 environ de d'efforts qui avaient été demandés. Finalement, on est arrivé à 1 milliard après négociation avec le Sénat et bien évidemment, on va dès que le budget nous arrive travailler pour amoindrir cette ponction sur le budget des collectivités qui ont déjà été très très affaiblis par la baisse des dotations des dernières années et surtout tout simplement aussi parce que elles ont perdu une grande partie de leurs ressources par le biais de la fiscalité. la suppression de la taxe d'habitation euh enlevé du du dynamisme sur les ressources des collectivités et aujourd'hui elles ont simplement la taxe foncière comme levier et cette taxe foncière elle a déjà fortement augmenté donc impossible d'augmenter encore plus les impôts.
Bruno Rot que le budget est invotable en l'État. Vous dites la même chose complètement. C'est un budget franchement c'est le musée des horreurs ce budget c'est absolument impossible à voter.
Alors il va arriver à l'Assemblée il arrivé à l'Assemblée nationale fin de semaine donc on va voir qu'est-ce qui en sort et au Sénat avec responsabilité nous allons le retravailler et donc nous verrons qu'est-ce que nous pouvons voter à l'issue de des travaux mais aujourd'hui vous me demandez si je vais voter ce budget je le voterai pas aujourd'hui c'est non il y a un conseil des ministres aujourd'hui pour graver la suspension de la réforme de retraite dans le budget de la sécurité sociale. C'est la bonne méthode pour moi non. Pour moi non.
D'abord ça veut dire que la suspension vous la voterez pas non plus. Bah écoutez, on va voir comment se passe le débat. Vous savez, le premier ministre a dit "Ce sont les parlementaires qui trancheront sur les suspensions de la réforme des retraites." C'est un très mauvais signal qu'on envoie.
C'est une des seules réformes aujourd'hui importantes que nous avons voté sur le deuxème quinquena d'Emmanuel Macron en 2023. Et en plus cette réforme, on sait qu'elle est pas suffisante avec un déficit très très important de notre régime de retraite. Et si on veut péréniser notre régime de retraite par répartition, nous n'ons pas d'autres solution que on va dire d'augmenter l'âge de départ progressivement l'âge de départ à la retraite et certainement pas le raccourcir.
Et aujourd'hui, nous sommes le seul pays quasiment de l'Union européenne à revenir sur la 7 âge de départ à la retraite. Donc moi je trouve que c'est un très mauvais signal envoyé d'abord aux Français parce que on est en train de leur dire, on est en train de leur mentir en disant on va reculer l'âge de départ à la retraite. Ça coûte 400 millions d'euros au budget 2026, ça coûtera 1 milliard 8 au budget 2027.
Ça veut dire que cet effort et c'est des cet argent qui va nous manquer, on va devoir le compenser par peut-être des augmentations de taxes supplémentaires alors qu'on en a déjà suffisamment. Piens Antoine Léville, vous avez auditionné hier avec la commission de la culture du Sénat la présidente directrice du Luvre pour sa première prise de parole depuis le violent cambriolage ce dimanche. Audrey, qu'est-ce qu'il faut retenir de cette audition ? que la sécurisation du plus grand musée du monde.
On parle tout de même 9 millions de visiteurs euh par an est obsolète Orian de la veu même de sa directrice. Elle avait d'ailleurs alerté sur la nécessité euh d'engager des travaux d'envergure. Je ne veux toutefois pas laisser penser que ce vol est une fatalité.
Je n'ai cessé depuis ma prise de fonction en septembre 2021 d'attirer l'attention sur not de notre tutelle de la représentation nationale et des médias sur l'état de dégradation et d'obsolescence générale du Louvre, ses bâtiments et ses infrastructures parce que nous avons peut-être vécu dans l'illusion de l'élan par le Grand Louvre, ce grand élan de médrinisation décidé par le président Mitteran et qui a pour symbole la pyramide ouverte en 1989 et qui s'est poursuivi au fil des années 90, ce grand chantier de modernisation. Il a aujourd'hui 40 ans avec des installations qui ont surperformé et qui sont en bout de souffle. Et surtout ce grand chantier n'a touché que la moitié du Loufre.
Un musée à bout de souffle et une sécurisation qui laisse à désirer, même si tous les protocoles qui étaient en place ont fonctionné d'après la directrice pour ce braquage qui n'a duré que h petites minutes. C'est assez impressionnant. D'après son détail, la première alarme est déclenchée dès que la fenêtre est franchie.
Donc là, on a les horaires avec le déclu. Première alarme déclenchée. Dès que la fenêtre est franchie, la préfecture est prévenue au bout de 4 minutes.
Les vitrines résistent et c'est ça qu'on apprend à la meuleuse. En fait, les malfaiteurs profitent d'une brèche qui leur permette de s'emparer des bijoux. Pour la directrice, c'est surtout au niveau de la sécurisation extérieure que les choses ont pêché.
Est-ce que les vidéos ont également fonctionné ? vidé à l'intérieur et s'il en avait à l'extérieur. Alors, c'est là notre faiblesse si nous en venons directement au point au point faible.
Au fond, nous n'avons pas repéré suffisamment à l'avance l'arrivée des voleurs. Les faiblesses de notre protection périmétrique sont connues et identifiées. Mais le parc est très insuffisant, ne couvre pas l'ensemble des façades du Lou clairement.
Et malheureusement du côté de la galerie d'Apollon, la seule caméra qui est posée est posée en direction de l'Ouest et donc ne couvrez pas le balcon euh concerné par les fractions. Vous l'avez entendu des lacunes au niveau de la sécurisation extérieure. La présidente qui précise qu'un grand plan de modernisation de la sécurité a été lancé pour un montant de 80 millions d'euros dans le cadre du Louvre Nouvelle Renaissance.
Ce projet annoncé par Emmanuel Macron, elle fait tout de même deux préconisations d'urgence, interdire les abords du Louvre au véhicules et installer un commissariat au sein même du musée. Et la présidente a répondu aussi aux polémiques auquell elle fait face depuis le braquage. Avec plusieurs questions des sénateurs, pourquoi le plan de sécurisation met-il autant de temps à être mise en place ?
Y a-t-il du retard ? Comme l'évoque un prrapport de la cour des comptes qui a fué dans la presse ? La présidente s'inscrit en faux.
Pour elle, c'est la taille du Louvre. et sa vétusé qui explique que les choses prennent du temps. Il faut aussi respecter les codes des marchés publics.
Elle a été aussi interrogée sur ses propres arbitrages. Plusieurs politiques l'accusent d'avoir fait construire un espace privatisé du Louvre, une salle à manger, des cuisines réservées à la direction. Un moment où elle s'est dit très touchée, elle a tenu à y réagir vivement.
Écoutez, il a été décidé de réaffecter cet espace pour le couverture en convertir en salle de réunion. Un équipement de visoconférence y est installé. Cet espace est également modulable en salle de réception permettant par exemple l'accueil de nos messes qui soutiennent généreusement et et financièrement, vous le savez, le Loufre.
Cette salle de réunion n'est pas réservée à l'usage exclusif de la présidence du Louvre. Elle n'est en cas ma salle à manger personnelle et j'insiste vraiment sur ce point. Voilà pour mettre fin aux polémiques, mais on parle de caméras manquantes analogiques de vêtus de sous-effectifs.
Ça vous surprend vous quand on parle tout de même d'un musée qui accueille 300 visiteurs par jour ? C'est surprenant mais c'est pas étonnant puisque quand Laurence Descard est arrivé, elle avait mis en avant justement l'avaitusté des installations de vidéosurveillance, elle avait pointé cette problématique en dès qu'elle est arrivée, dès qu'elle a pris ses fonctions. Par contre, on peut bien sûr s'interroger sur ce cambriolage quand même qui a ému le monde entier, euh qui tombe en plus au plus mauvais moment hein, où nos Français sont inquiets, nos citoyens sont perturbés par la situation politique et en plus écoutez en 7 minutes, on a on nous a volé hyax.
Je la couronne de l'impératrice euh qui a été retrouvée très abîmée mais qui a priori peut être restauré, ben c'est le patrimoine de la France qui aujourd'hui a été c'est volatilisé une grande partie. La présidente euh directrice du Louvre a donné sa démission à Rachid Adati qui l'a refusé. Certains de vos collègues demandent la démission de Rachid Adati, la ministre de la culture ou au moins de l'auditionner.
Vous, quelle est votre position là-dessus ? La ministre de Tutelle. Moi, je trouve très digne que Laurence Descart a présenté sa démission.
Euh, vous savez quand il y a eu le vol au British Museum, le directeur du British Muséum a démissionné. Lui, sa démission bah a été acceptée puisqu'il est il en est parti. Bon, donc euh je pense qu'il faut d'abord elle aurait dû l'accepter Rashid Adati.
Rachid Adati a refusé ainsi que le président de la République puis que ce n'est pas que Rachid Adati, c'est Emmanuel Macron qui ont qui ont refusé tous les deux cette démission. Euh il faut par contre savoir quelle est la chaîne de responsabilité peut-être avant de savoir qui doit démissionner. Mais très honnêtement euh on peut se demander la démission du président la démission de la ministre, la démission de la directrice.
Moi ce que je souhaite aujourd'hui, c'est qu'on comprenne les défaillances justement qui ont conduit à ce cambriolage, qu'on essaie d'y remédier au maximum et surtout qu'on aille très vite en matière de sécurisation. Euh je n'oublie pas non plus, j'ignore pas et je l'ai vu dans l'audition que la campagne des municipales de Paris a démarré puisque bien sûr vous avez dans quelques mois la ministre de la culture qui se présente à la mairie de Paris. Faut pas non plus tout tout mélanger.
Donc euh bien sûr que l'échelle des responsabilités doit être faite. Mais vous attendez, vous dites pas c'est la responsabilité de Rachidati. Moi je dis aujourd'hui que regardons qui est responsable aujourd'hui et ensuite j'espère que les responsables assumeront leur responsabilité, partiront s'ils le décident.
Mais Laurence Descart l'a présenté a présenté cette émission. Euh je vais pas la câbler davantage puisque je crois qu'elle a été suffisamment perturbée. Elle nous a répondu avec sincérité aux attaques personnelles dont elle a fait l'objet.
Euh bon voilà et encore une fois euh il y a eu des défaillances bien avant son arrivée. Ça fait des années qu'on sait que le Louvre n'est pas suffisamment sécurisé et qui a dit qu'elle est alerté et qu'elle est alertée. Par contre pourquoi les réponses n'ont pas été apportées ?
Pourquoi c'est si long finalement de mettre en place ce schéma directeur qui a été lancé dès 2021 ? C'est quand même incroyable qu'en France on soit pas capable d'aller plus vite. C'est incroyable.
Donc ça fait maintenant 5 ans que ça a démarré. faut que alors elle nous a dit que ça allait démarrer en début d'année, fin d'année à l'analyse des marchés publics et bon maintenant je pense qu'il faut avancer et surtout peut-être euh mettre en place des caméras périmétriques, mais surtout peut-être ce commissariat aux abords qui aurait permis peut-être d'arrêter les on va dire les malfaiteurs. Oui, c'est l'une des propositions de la présidente directrice de mettre ce commissariat à l'intérieur.
Il y a déjà des pompiers, il y a déjà une caserne de pompiers. C'est une bonne une bonne idée. C'est une très bonne idée.
Sachant que les gardes aujourd'hui du musée du Louvre ont rempli leur mission, c'est ont fait leur travail, ont déclenché euh quand il fallait les alarmes. Par contre, ils sont pas armés, ils sont des gardes, ce sont des des agents euh qui font partie du du patrimoine et donc du domaine des du patrimoine. Ce qui veut dire qu'ils ne sont pas armés, ils sont pas habilités à pouvoir intervenir avec des malfaiteurs qui sont peut-être armés jusqu'au dents.
Donc il faut bien sûr que la police puisse intervenir rapidement. Et donc un commissariat à l'intérieur du Louvre pourrait être une des solutions. Mais euh une fois qu'on a dit ça, une fois qu'on a réfléchi, il faut avancer et surtout mettre en place très vite les moyens pour éviter que ça se reproduise parce que euh je n'oublie pas non plus que c'est de cette porteette qui avait été euh qui avait été utilisée en 1976 lorsque l'épée de Charlesis avait été dérobée.
C'était la galerie à Apollon également. Comment se fait-il que c'est qu'on ait pu repartir de cette de cette porte-fenêtre ? Est-ce qu'il y a un manque de moyen, un manque d'argent ou est-ce que l'argent n'est pas mis au bon endroit ?
Ben, c'est peut-être les deux. Vous savez, difficile de sécuriser un musée comme le Lou qui fait des milliers, des milliers de mètres carrés de surface. Par contre, ça fait des années qu'on sait que le que c'est une problématique qui peut arriver à ces à ses faits et il faut on aurait dû peut-être les régler davantage.
On a mis de l'argent dans notre patrimoine en France, peut-être pas bonissant, mais quand on a des joyaux comme le musée du Louvre ou comme d'autres musées, parce que ce qui est arrivé au musée du Louvre est arrivé dans d'autres musées, il y a eu des cambriolages dans d'autres musées régionaux et cette fragilité aujourd'hui, ben elle laisse penser finalement que d'autres musées peuvent être cambriolés, surtout que on peut revenir cambrioler le Louvre assez facilement puisque on est arrivé avec une disqueuse, on a réussi à provoquer des brèches parce qu'il y a eu beaucoup de choses qui l'ont été raconté dans la presse qui sont fausses, c'est-à-dire les vites n'ont pas été cassées, elles ont été disquées à la disqueuse et c'est effectivement en nous en créant cette ouverture que les malfaiteurs ont attrapé la couronne de l'impératrice et c'est en la sortant queils l'ont abîmé. C'est-à-dire que les vitres n'ont pas cédé mais ils ont quand même réussi à à créer des brèches. Et point intéressant de l'audition, c'est des vitres qui étaient censées résister à une attaque à main armée comme un braquage d'une bijouterie.
Donc en fait, on sait euh ces vitres, elles ont été euh ces vitrines, elles ont été refaites en 2019. Sur ce principe-là, bah évidemment personne s'attendait à une attaque meuleuse. Euh ce point qui était assez intéressant dans l'audition hier.
Voilà. Donc euh il y aura une enquête, peut-être une d'enquête va être mise en place pour savoir qu'est-ce qui s'est passé, comment y remédier et ensuite ben fonction des responsabilités d'enquête peut-être, il me semble avoir entendu à l'Assemblée nationale qu'il pourrait y avoir une mission d'enquête sur ce sur ce qui s'est passé et en fonction de ce qui se passera ben les responsables assumeront et partiront peut-être ou resteront en expliquant pourquoi. L'autre actualité du Sénar, c'est ce vote du texte sur le statut de l'élu.
C'est un texte qui était très attendu par les élus locaux. Il revalorise les indemnités des mères des communes de moins de 20000 habitants. Il permet de mieux concilier le mandat et la vie professionnelle.
Il renforce également la protection des mères. On va voir justement ce qu'en pensent les élus locaux. Bonjour Muriel Fabre, merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes maire nouvelle éergie de Lamper Time, secrétaire général de l'association des maires de France. Est-ce que le texte voté hier par les sénateurs répond à vos attentes ? En fait, on on salue évidemment ce ce vote qu'on appelait de nos vœux depuis depuis longtemps parce que je rappelle que les prémisses législatives, c'était un texte adopté d'ailleurs déjà à l'unanimité par les par les sénateurs en 2024 et effectivement il répond surtout à deux points qui qui me semblent essentiel, c'était l'amélioration des conditions d'exercice de de nos mandats. la question de la conciliation de sa vie de mandat avec sa vie professionnelle, l'amélior l'amélioration aussi pour pour les étudiants, la question aussi du congé maternité qui aujourd'hui répond finalement aux mêmes règles que que le droit commun.
Et puis c'était aussi un sujet de protection, de sécurisation en fait des actes des élus, notamment avec la notion de conflit d'intérêt. Donc oui, évidemment, on est très très heureux même si on on le sait, ce n'est pas euh uniquement ce texte-là qui suffira aujourd'hui à à répondre à cette crise d'évocation, en tout cas à ce ces nombreuses émissions qu'on a pu constater pendant pendant cette mandature. Je vous entendais tout à l'heure parler par exemple du de la de la loi de finance qui est actuellement à à l'étude.
Ce sera aussi un sujet bien évidemment important. Ouais. Et qu'est-ce qu'il faudrait de plus ?
La MF chiffre à une quarantaine de démissions par mois depuis le début du mandat en 2020. Qu'est-ce qu'il faudrait de plus pour enrayer cette crise d'évocation ? Est-ce qu'il y a des choses qui manquent à ce texte ou est-ce qu'il faut complètement autre chose ?
Non, je pense que ce ce texte répond suffisamment déjà à l'ensemble des propositions que l'association des maires de France avait avait porté. Il y a beaucoup de choses. Il y a une revalorisation effectivement, vous l'avez rappelé des des indemnités.
Alors, cela concerne pas euh toutes les collectivités, mais il y a cette souplesse aussi apportée que que l'on avait souhaité à l'association des maires de France. On ne voulait pas imposer l'indemnité, mais qu'elle soit aussi discutée notamment pour les adjoints et les conseillers municipaux. Elle peut l'être pour les maires à à à Maxima.
Je pense que c'était important même si ce n'était pas l'alpha et l'omaga aujourd'hui. Et puis il y a aussi besoin aujourd'hui de renforcer finalement l'engagement local et de permettre à tout un chacun de pouvoir s'investir. C'est vraiment le fil rouge de de l'action de l'association des maires de France et je pense que l'ensemble des dispositions aujourd'hui qui ont été votées dans le cadre de la loi, il répondent parfaitement et ont été écartés aussi celles qui pour nous pouvaient jeter un certain regard qui n'allait pas en fait avec ce cette volonté finalement de valoriser l'engagement local.
Pierre-Antoine Lévier, qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous dire satisfait de voir que un maire aujourd'hui reconnaît finalement le travail qui a été fait au Sénat mais également à l'Assemblée nationale puisque effectivement hier nous avons voté à l'unanimité ce texte. Je rappelle que c'est une initiative sénatoriale hein. Ce texte au départ avait été voté à l'unanimité en mars 2024 le statut de l'élu porté par Françoise Gatel.
Entre-temps, il a subi plusieurs péripéties puisque nous avons eu une dissolution de l'Assemblée nationale, nous avons eu une censure et nous avons eu un vote de confiance également qui a fait chuter le gouvernement. Ce qui veut dire que ce ce texte avait été voté en juillet donc à l'Assemblée nationale est revenu un petit peu plus tard au Sénat mais finalement après quelques péros et d'ù le fait qu'il n'arrive que 5 mois des municipal. s qu'il arrive à 4 mois municipal, c'est pas très honnêtement c'est pas la faute du Sénat puisque je vous dis encore une fois au Sénat nous avions voté ce texte 2 ans avant les élections municipales et donc je suis très satisfait que le vote a eu lieu encore une fois à l'unanimité ce qui veut dire que on peut arriver à travailler tout groupe politique confondu dans une assemblée.
Je veux dire au Sénat on est habitué à le faire un peu moins à l'Assemblée nationale mais au Sénat vous savez euh queles que soient les les sensibilités politiques, nous savons nous retrouver. L'objectif c'était de donner un statut aux maires qui aujourd'hui réfléchissent à se représenter. Euh vous avez euh vous l'avez dit fort justement 2189 démissions de maire depuis le début du mandat.
Avant c'était une centaine de maires par an qui démissionnaient. C'est 400 plus de 400 maires qui ont démissionné l'année dernière. 400 maires mais plusieurs milliers d'élus plusieurs milliers d'adjoints également.
Vous avez beaucoup de conseils municipaux qui ne sont pas complets encore une fois aujourd'hui. Et donc si on veut redonner de la vie démocratique, si on veut permettre à aux citoyens de s'engager et de se présenter, mais il fallait leur créer un statut. Effectivement, on a eu pas mal d'avancées.
Alors, vous l'avez dit, les indemnités, c'est pas l'alpha, l'oméga. Très honnêtement, on se présente pas à la mairie et on n'est pas maire pour gagner de l'argent très très franchement parce que l'indemnité est assez modeste. On le fait pour servir sa commune et pour ses concitoyens.
Mais par contre euh on a euh quand même voulu montrer aux élus qu' pouvaient avoir des trimestres de retraite supplémentaires et on a réussi à trouver à mon avis un accord avec le gouvernement qui pourra passer à l'Assemblée nationale puisque le texte revient à l'Assemblée nationale h et donc on va vite arriver je pense un accord euh pour qu'il soit voté peut-être le mois prochain en dans les deux assemblées et le mettre en place pour les prochaines élections municipales. Muriel Fabre, pour les prochaines élections municipales, est-ce que vous avez déjà à l'association des maires de France des remontées de communes qui ne trouvent pas candidats ou de maires qui n'arrivent pas à former une liste ? En fait, aujourd'hui, c'est plus la décision individuelle de de chaque maire pour savoir s'il va ou pas se représenter.
On est sur plusieurs plusieurs situations, des maires qui euh aujourd'hui euh dès à présent en fait l'annonce et puis d'autres qui s'interrogent encore parce que on sait que le le mandat prochain ne sera pas sera pas simple non plus. On a eu un mandat extrêmement difficile déjà depuis depuis 2020 avec cette succession de crise et aujourd'hui la question financière, elle est quand même prignante hein pour pour les maires. C'est c'est un sujet essentiel.
C'est celui qui va porter le fonctionnement de nos administrations, mais de par là en fait toutes nos capacités d'autofinancement pour investir sur notre territoire et on sait qu'on est les moteurs économiques des des territoires aussi. Donc je pense que c'est c'est aussi un sujet et aujourd'hui l'engagement il est un petit peu mal mené aussi. vous parlez des démissions, mais il ne faut pas obérer non plus la question des violences qui a été principale aussi sur sur cette mandature.
Donc euh je pense qu'on est on est vraiment là sur un premier pas qu'il faut saluer très clairement euh parce que nous on l'espérait vraiment ce ce vote de ce texte avant avant les municipales. C'est un un premier pas, je dirais, de mise en valeur, mais dans le sens noble du texte de du du terme pardon, des des élus et de leur engagement parce que ben ce sont euh ce sont pas ce n'est pas un métier hein, c'est une c'est une fonction, c'est une fonction qui prend énormément de temps. Le le nombre d'heures consacré à à son mandat dépasse largement les les 30 à 35 heures par semaine pour nombre d'entre nous.
Je pense que c'est important de le de le souligner, mais il y a encore bien d'autres choses à à faire et euh ce sera évidemment la question des moyens pour pour se faire et ça passera par la le vote de la loi de finance. Merci beaucoup. Si vous me permettez, juste un un commentaire complémentaire.
Parmi les démissions euh des 2000 maires, plus de 60 % concernent des mes qui se sont présentés en 2020. Ce qui veut dire quand même que c'est un ce sont des c'est un premier mandat. Ce qui veut dire que il faut quand même se poser la question de comprendre pourquoi euh ce cette réaction, mais surtout préparer les futurs élus à se présenter.
Et dans le cadre du budget que nous allons négocier à l'Assemblée nationale, la purge de 5 milliards4 sur les collectivités territoriales va être un désenjeu pour permettre à certains maires de se représenter. Ça, nous le savons également. Merci Muriel Fab, merci beaucoup d'avoir été avec nous, maire Nouvelle énergie de l'Emper Time, secrétaire général de l'association des maires de France.
On va dans votre région, dans votre département même à Montaban retrouver Michel Larue. Bonjour Michel Larue. Merci d'être avec nous journaliste au petit journal du Tarnégaron.
On va parler aménagement du territoire avec vous car votre agglomération est au cœur de plusieurs projets d'infrastructure. Oui, bonjour. J'ai bien une question bien sûr pour monsieur le sénateur.
Euh votre département le Tarnégaron est en pleine évolution. Il y a de grands projets structurants, la ligne grande vitesse qui a changé de nom d'ailleurs, qu'on appelle maintenant la nouvelle ligne sud-ouest ou encore la construction d'un nouvel hôpital à Montaban. Bon, il y a encore quelques réticences qui se font entendre ici ou là, mais est-ce que vous pouvez nous donner votre sentiment sur ces projets et peut-être nous faire un point de situation sur leur avancement ?
Oui, merci pour cette question extrêmement pertinente. Alors, c'est vrai que en Terné Garon, on a deux projets majeurs. Cette fameuse ligne LGV euh qui doit arriver.
Alors, qu'est-ce que c'est long finalement pour arriver à des projets d'envergure ? Parce que moi à l'époque euh en 2008 j'étais premier à jou de la ville de Montauan et déjà en 2008 on connaissait quasiment le tracé à peu de choses pris de cette ligne vitesse et moi je me rappelle que nous devions avoir le démarrage des travaux en 2010-211 pour une mise en circulation en 2016 et les premiers trains qui passent en 2018. On est en 2025, on parle maintenant de 2032 donc il aura fallu 30 ans pour arriver finalement bien d'accord.
Alors, on n'est pas encore arrivé au bout de nos peines, hein. C'est vrai que Jean Castex quand il a été premier ministre a relancé justement cette création de la ligne et normalement d'ici 2032, nous devrions voir la ligne à grande vitesse Toulouse Bordeaux qui devrait arriver voir le jour avec une guerre nouvelle à Montaban. Et vous avez une deuxième question Michel ?
Et j'ai l'hôpital m'a posé une question sur l'hôpital. Ah, j'ai pas répondu. Est-ce qu'il vous reste une minute ?
Il me reste une minute alors sur l'hôpital. Je suis ravi de voir qu'en fin juin 2025 le lancement de cet hôpital a été annoncé. Donc j'ai été en conseil de surveillance de l'hôpital et le directeur de la RS l'a confirmé.
Donc cet hôpital verra le jour d'ici aussi 2031 2032 dans un site le site de Barre d'Odonice. Là aussi un équipement d'environ 250 millions d'euros qui devrait voir le jour pour le grand bonheur des d'éternés caronnés. Et une dernière question du coup Michel.
Alors, je vais aller vite. Si ces projets comme vous semblez l'espérer vont se réaliser, il va falloir totalement revoir le plan de circulation sur Monteoban sur les communes alentours. Alors, où est-ce qu'on en est du boulevard urbain Ouest et du nouvel échangeur autoroutier de la Cour Saint-Pierre ?
Ben, le nouvel échangeur a été intégré dans le dans le projet N vitesse. Là aussi, il aurait dû les travaux auraient dû démarrer fin 2025, mais comme on est en France et que c'est très long, et ben on va prendre encore 2 3 ans dans la vue. Ils sont c'est normalement financé.
Donc c'est un projet commun qui est financé par le Grand Monteoban, la région et le département. Euh il permettra de désengorger le pé aujourd'hui de Brol et de d'alimenter la gare LGV et l'hôpital. On en est encore au on va dire aux travaux la sur le boulevard urbain qui doit là aussi voir le jour qui est un chantier porté par le Grand Montoban.
La phase 2 est en cours et normalement les travaux devraient être réalisés en 2026. Merci beaucoup. Merci Michel Larue d'avoir été avec nous.
Très rapidement juste une dernière question d'actualité. Pierre-Antoine Lévi sur ce qui s'est passé au sein de l'université Paris 8, un rassemblement au relant antisémite. C'est ce que dit le ministre des intervenants qui ont fait l'apologie des actes terroristes du 7 octobre.
Vous avez vous beaucoup travaillé sur ce sujet de l'antisémitisme à l'université. Qu'est-ce que vous dites de ce qui s'est passé ? C'est absolument scandaleux et hier, j'ai répondu à plusieurs questions de vos confrères.
Euh je demande d'ailleurs que la les décrets d'application de la proposition de loi que j'ai porté avec Bernard Faler soient vite adopté et permettent de mettre en place les sanctions que nous avons voté dans la loi. C'est absolument inadmissible. Par contre, que je demande encore une fois au ministre de l'intérieur et au ministre de l'enseignement supérieur, c'est de comprendre ce qui s'est passé, surtout de sanctionner sanctionner les collectifs étudiants qui ont organisé cette conférence et de demander des explications au président enimé le président de Paris 8 pour savoir pourquoi il autorisé cette conférence. conférence au rôle antisémite qui visait à à nier les attentats du 7 octobre et surtout les revendiquer et finalement euh euh les confirmer que c'était la faute finalement du gouvernement israélien de du papier israélien si ces attentats avent eu lieu.
Merci Pierre Antoine Levi. Merci beaucoup d'avoir été notre invité. [Musique]
Pierre-antoine Levi