Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFMTV — BFM Politique· 29 août 2021 50 min

Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement National

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

BFM Politique en compagnie d'Edwis Chevrillon pour BFM Business, Louis Ozelter pour Marianne, notre premier invité et donc vice-président du Rassemblement National, Jordan Bardella. Vice-président pour l'instant, vous serez président de votre parti dans quelques semaines au début de la campagne présidentielle, nous aurons l'occasion d'y revenir bien évidemment. Commençons avec l'actualité immédiate, celle dont nous parlons, sur laquelle nous écrivons depuis des jours, l'Afghanistan. Le dernier avion français qui emmène des réfugiés afghans a décollé de Doha ce matin, il va atterrir au milieu de l'après-midi en France avec notamment l'ambassadeur David Martinon à son bord.

Il y a tout de même, Jordan Bardella, des milliers de personnes qui veulent fuir le régime taliban, qui restent bloqués à Kaboul. Que fait-on pour eux ?

0:50
Jordan Bardella

D'abord, je pense que ce que nous vivons en Afghanistan est probablement la fin d'une époque, la fin d'un cycle où les États-Unis ont joué pendant des décennies les gendarmes du monde. La volonté d'aller imposer la démocratie, les droits de l'homme, parfois dans des civilisations, des peuples, pour qui ce principe, qui est un principe très occidental, leur était totalement étranger. On a commis beaucoup d'erreurs dans les ingérences que nous avons conduites au Moyen-Orient, en Afrique. Je pense à la déstabilisation de la Libye, je pense à la tentative de déstabilisation de la Syrie. Quand vous dites « on, c'est la France », ce sont les occidentaux ?

C'est une responsabilité collective, ce sont les gouvernements de l'époque. C'est le gouvernement de Nicolas Sarkozy qui a détruit un État qui n'était peut-être pas une démocratie au sens où nous l'entendons en France, au sens où nous sommes attachés à ce principe, mais qui était en tout état de cause le pays qui avait le plus haut niveau de vie d'Afrique, le plus haut indice de développement humain, et qui protégeait en tout cas les minorités et faisait rempart contre les fondamentalistes islamistes. On a essayé de faire la même erreur en Syrie.

1:47
Présentateur

Vous le savez très bien, il y a beaucoup de gens qui étaient des victimes de ce régime, qui ne partageraient pas votre problème.

1:51
Jordan Bardella

Oui, mais vous savez, il n'y a jamais de régime. La diplomatie et la géopolitique, c'est toujours la politique du moins pire. C'est vrai en Libye, c'est vrai en Syrie. Or, aujourd'hui, en Afghanistan, les erreurs diplomatiques qui ont été commises, les erreurs géopolitiques qui ont été commises par les États-Unis vont amener, en tout cas dans ce retrait, à probablement une nouvelle autoroute migratoire à destination de l'Europe et notamment à destination de la France.

2:15
Présentateur

Nous allons revenir sur ce sujet extrêmement clair et pour vous répondre.

2:18
Jordan Bardella

Je pense que la France, et pour vous répondre de manière la plus claire qui soit, la France doit, je crois, protéger les gens qui ont aidé directement l'armée française, et ça se compte probablement sur le doigt d'une main. Les gens qui ont été traducteurs, les gens qui ont investi, qui ont travaillé avec les services de renseignement français et qui ont collaboré avec l'armée française. Mais c'est tout. Vous pensez qu'il y a cinq personnes qui ont un maximum ? Sur le doigt d'une main, c'est une façon de parler. Il y en a probablement quelques dizaines, ni vous ni moi le savez, les services de renseignement sont probablement plus au fait de cela.

– Eux, ils disent qu'on est plutôt sur des milliers de personnes que les doigts d'une main. – Je dis juste, mais on n'en sait rien. Enfin, il y a quelques jours, vos confrères de Valeurs Actuelles ont révélé les premiers que parmi les centaines de migrants qui ont été, je n'aime pas le terme de rapatriés puisque ça aurait valeur de rapatriement dans son pays d'origine, qu'on a fait venir sur le territoire français, parmi ces centaines de personnes qui sont venues. Cinq, déjà cinq, ont été placées dès leur arrivée en France, dès leur arrivée à la frontière française, sous la surveillance du renseignement pour risques terroristes.

Je dis juste une chose, la France n'a pas vocation à être la patrie de tout le monde, au risque peut-être demain de naître la patrie de plus personne. – Nous reviendrons sur ces questions d'immigration, Jordan Bardella. – Ok, pour protéger les gens.

3:30
Présentateur

– L'aspect diplomatique, c'est important, vous l'avez cité vous-même. Dans le JDD ce matin, Emmanuel Macron demande la mise en place d'une zone protégée au sein de Kaboul qui sera en fait un lieu de transition pour aider ceux qui veulent fuir. Pour ça, il faut parler avec les talibans, le régime taliban qui sont aujourd'hui les maîtres de Kaboul. Est-ce qu'il faut leur parler ? Et qu'est-ce qu'on leur dit ?

3:49
Jordan Bardella

– Mais les renseignements français parlent depuis des années avec les talibans. Je veux dire, c'est un mensonge d'expliquer qu'il n'y a aucun contact avec les représentants des talibans. Moi, je crois dans le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et à se choisir les représentants qu'ils souhaitent. Mais je dis juste qu'il y a en Afghanistan, d'après un centre de recherche américain, le Pure Research Center, qui a fait une grande étude sur la sociologie afghane, 99% du peuple afghan qui souhaite vivre sous l'application de la charia et sous le règne de la loi islamique. – Là, ils ont pris le pouvoir par les armes. – Vous êtes au courant, les talibans ?

– Ils ont pris le pouvoir par les armes, avec quand même une très faible résistance de la part de l'armée afghane. Probablement que les millions d'argent qui ont été injectés depuis des années par les États-Unis ont servi à abonder la corruption. Il y a un certain nombre de témoignages de journalistes qui ont dit que l'argent devait servir à payer des écoles qui n'ont jamais vu le jour. Donc bref, cet investissement américain s'est fait dans la corruption la plus totale. Mais je dis juste qu'une grande partie du peuple afghan, 99% du peuple afghan, souhaite vivre sous le régime et sous la loi islamique, sous le règne de la charia.

Donc est-ce que pour autant, il faut donc accueillir des gens avec qui nous ne partageons rien, qui sont civilisationnellement opposés à tout ce qu'est le peuple français ? Eh bien, je ne crois pas. Maintenant, pour vous répondre sur la question diplomatique.

5:01
Présentateur

Dont la vie est menacée, Jordan Bardella ? Les gens qui sont potentiellement torturés, enfermés ? Les femmes qui n'ont plus de droits ?

5:13
Jordan Bardella

Je suis sensible à la cause des femmes. Je ne vais pas vous dire le contraire. L'Afghanistan est le pays qui a accueilli le droit de vote aux femmes 25 ans avant la France, au début du XXe siècle. Les femmes qui ont acquis un certain nombre de droits, la possibilité de vivre normalement, et je mets des guillemets, à la fin du régime taliban, au début des années 2000, vont voir ces droits remis en cause et remis en question. Évidemment qu'on est tous sensibles au sort des femmes. Mais comment reconnaître un régime ? Comment reconnaître des dirigeants politiques ? Parce que ce sont des dirigeants politiques, au-delà d'être des combattants.

Ils souhaitent être des dirigeants politiques, qui préfèrent voir une femme exécutée plutôt que de la voir travailler ou de la voir se balader seule dans les rues. Donc j'ai un vrai problème diplomatique avec le fait de reconnaître des gens dont le ministre des Affaires étrangères a été détenu à Guantanamo pour sa participation à des opérations.

6:05
Présentateur

Juste avant de donner la parole à Louis Alter, et parce que je ne comprends pas clairement ce que vous nous dites, on fait quoi ? On leur parle ou on ne leur parle pas ? Pour l'instant, ils ne sont pas reconnus. La France ne la reconnaît pas, les États-Unis ne la reconnaissent pas.

6:14
Jordan Bardella

Il y a des contacts à l'extrême frontière, c'est-à-dire à l'aéroport de Kaboul, pour organiser l'évacuation du personnel diplomatique, bien sûr. Mais faut-il pour cela reconnaître le régime des talibans qui cherchent aujourd'hui une légitimation internationale immédiate et une respectabilité ? Je ne le crois pas. Ce n'est pas la position de la France, par ailleurs, pour l'instant. En tout cas, ce n'est pas la position de la France, c'est la position de M. Le Drian, qui est bien naïf sur cette question. Vous avez entendu le ministre des Affaires étrangères dire

6:40
Présentateur

que la France allait reconnaître le régime taliban ?

6:41
Jordan Bardella

Je l'ai entendu nous parler d'un gouvernement taliban inclusif. devait démontrer que les talibans étaient devenus un gouvernement inclusif. Il n'y a pas d'islamisme inclusif. Il y a un seul et même islamisme, qui est une idéologie que nous combattons. Et quand je vois, effectivement, les conséquences qu'ont eues, l'ouverture de filières migratoires, avec la Libye, avec la Syrie, y compris avec l'Afghanistan, sur le territoire français depuis 10 ans, je crois qu'il y a un principe de précaution qui s'impose, qui est la position de Sébastien de Cour, le chancelier autrichien, de ne pas accueillir de migrants et de ne pas ouvrir une nouvelle route migratoire avec l'Afghanistan.

7:15
Invité

Tout le monde en Afghanistan ne veut pas vivre sous le régime taliban. L'ONU s'attend à ce que des centaines de milliers d'Afghans cherchent à fuir leur propre pays. Est-ce qu'au-delà de ceux qui ont aidé l'armée française, est-ce que la France doit accorder l'asile à certains de ces réfugiés-là ? Et sur quels critères pour vous ?

7:31
Jordan Bardella

Depuis maintenant 10 ans, Nous avons eu en France des exemples dramatiques de terroristes qui ont utilisé ces filières migratoires pour venir dans notre pays commettre des attentats. Le Bataclan, en novembre 2015, une grande partie des terroristes du Bataclan étaient des islamistes qui avaient utilisé les filières migratoires et notamment les filières syriennes. Depuis un an, la totalité, tous les quatre attentats que nous avons commis depuis un an, l'ont été par des migrants qui venaient d'arriver sur le territoire français. L'attaque en septembre dernier contre les anciens locaux de Charlie Hebdo a été commise par un Pakistanais qui n'avait rien à faire sur notre sol.

Samuel Paty a été assassiné par un Tchétchène qui n'avait rien à faire sur notre sol. Que ce soit ensuite l'attentat contre la cathédrale de Nice ou à Rambouillet contre Stéphanie Montfermé contre un commissariat, l'ont été par un Tunisien qui n'avait rien à faire sur notre sol. Est-ce qu'à un moment donné, politiquement, le gouvernement va regarder derrière nous, va regarder l'histoire pour prendre ses positions ? Pour répondre à la question, la question est non. Pas de nouvelles autoroutes négociations. Non. Parce que je crois que parmi...

Il y a peut-être des gens qui viendront de bonne foi, mais avec qui, en tout cas, nous ne partageons pas la même manière de vivre, la même culture, la même civilisation. Et il y a, et je le dis, parmi les centaines et les centaines d'Afghans que va accueillir le gouvernement, les statistiques de l'insécurité et de l'islamisme de demain. Nous avons connu beaucoup trop de drames dans notre pays pour nous permettre cet angélisme.

9:04
Locuteur non identifié

Jordan Barra, là, vous êtes député européen. Est-ce qu'il faudrait que l'Europe ait une position commune, notamment en termes de quotas, peut-être en termes d'accueil, qui ait eu la même position pour éviter ce qui s'est passé en 2015, souvenez-vous, justement, avec de nombreux réfugiés syriens. On sait qu'Angela Merkel avait ouvert les frontières allemandes et ça avait compliqué le jeu. Est-ce que vous vous dites que c'est au niveau européen qu'on doit avoir une position ?

9:29
Jordan Bardella

– Ça va être compliqué dans la mesure où M. Macron souhaite accueillir des centaines de réfugiés, encore, aujourd'hui, puisque malgré l'effet de communication qui consiste à dire on ne met plus en place d'évacuation depuis l'aéroport de Kaboul, on a appris par vos conférences parisiens qu'Emmanuel Macron, d'ailleurs l'a avoué lui-même en cette référence de presse, des centaines de laissés-passer sont délivrés à des Afghans qui pourront les utiliser ultérieurement. Mais qui nous garantit ? Est-ce que le chef de l'État, est-ce que le ministre de l'Intérieur, M.

Darmanin, nous garantisse que parmi les gens à qui on remet des laissés-passer, il n'y a pas des infiltrés de Daesh, il n'y a pas des talibans qui veulent venir sur le territoire français pour commettre des attentats ? – Mais il y a peut-être aussi des gens qui sont en danger. – 5 personnes. – Oui mais, madame, eh bien je préfère ce principe de précaution parce que vous voyez parmi les centaines – Donc ça veut dire, pardonnez-moi, mais nous avons Emmanuel Macron le président ce matin, – qui ont été placés sous surveillance pour risque terroriste. – M. Bardella,

10:20
Présentateur

le droit d'asile c'est constitutionnel en France. C'est constitutionnel. Ça veut dire que vous, c'est une valeur que vous souhaitez réécrire. Ça veut dire que cette valeur constitutionnelle, vous ne souhaitez plus qu'elle soit applicable chez nous ?

10:30
Jordan Bardella

– Je pense que la France doit maintenir dans ses textes le droit d'asile. Mais je pense qu'il faut en réformer la méthode. Et je pense que nous devons organiser, et c'est peut-être là le rôle de l'Europe, mais permettez-moi, aujourd'hui l'Europe et notamment Frontex, qui est l'agence de garde-côte européenne, qui est censée, de manière opérationnelle, s'occuper de la politique maintenant, et plus une hôtesse d'accueil pour migrants qu'un moyen de protéger les frontières extérieures de l'UE. Donc il faut ce double filtrage aux frontières extérieures de l'UE et à l'intérieur même des pays européens. C'est pour ça que nous souhaitons revenir sur l'espace Schengen.

Il faut réformer le droit d'asile. Nous souhaitons notamment que le droit d'asile soit traité depuis l'étranger et dans les pays de départ. Pas une seule demande d'asile ne doit être traitée à partir du moment où elle est demandée sur le territoire français. Parce qu'aujourd'hui, le droit d'asile, il y a eu 130 000 demandes d'asile l'an dernier, près de deux tiers d'entre elles ont été déboutées, et on sait qu'il y a seulement 15% des gens qui sont expulsés vers leur pays. Donc, il faut mettre en place aujourd'hui avec les Nations Unies des camps sécurisés dans les pays frontaliers notamment de l'Afghanistan.

Ça, c'est le rôle de l'Union Européenne et c'est le rôle des Nations Unies, mais certainement pas sur le territoire national. C'est ce qu'a fait le Danemark avec quand même une efficacité sur le centre d'accueil économique migratoire.

11:39
Invité

Puisqu'on parle d'immigration plus généralement, vous avez tweeté mercredi, les données de l'INSEE nous confirment ce que nous disons depuis longtemps. L'immigration entraîne un changement de population inédit dans notre histoire parce que sa rapidité et son ampleur. il nous reste peu de temps pour choisir le visage qu'aura demain la France. Quand vous parlez de visage de la France, vous parlez de couleur de peau, d'ethnie, de religion, de quoi vous parlez exactement ?

12:00
Jordan Bardella

Je parle de l'importation sur le territoire français depuis maintenant 30 ans. Importation massive, pas au cas par cas comme ça a été fait il y a quelques années au début de la Ve République, mais de culture, de mode de vie étrangère. Moi, je n'ai pas besoin, si vous voulez, d'avoir les données de l'ITSE dans mon département où j'ai grandi, la Seine-Saint-Denis. Mais regardez le département de la Seine-Saint-Denis aujourd'hui où un rapport parlementaire nous explique que jusqu'à 25% de la population pourrait être présente de manière clandestine et des gens qui étaient là-bas qui ne reconnaissent plus leur quartier, qui ne reconnaissent plus le pays dans lequel ils ont grandi.

Donc, quand je vois effectivement les LR aujourd'hui, les Républicains nous dire, on a un problème avec l'immigration, on a un basculement démographique, mais ça fait 40 ans que nous disons cela. Oui, il y a un basculement démographique qui pourrait faire craindre que la France ne change de visage dans quelques années et c'est déjà en train d'arriver parce que... Moi, je me souviens dans la théorie

12:51
Locuteur non identifié

du grand basculement.

12:53
Jordan Bardella

Je n'aime pas ce mot de grand emplacement parce que je trouve qu'il n'est pas clair, c'est un slogan très intellectuel, mais il pointe une réalité qui est juste. Qui est juste. Enfin, je veux dire, allez vous balader dans tous les quartiers où moi j'ai grandi, en Seine-Saint-Denis, à Bobigny, à Drancy.

13:07
Invité

Mais changement de visage. Vous parlez de couleur de peau du coup ? Je parle de culture, de religion. Je parle de l'implantation

13:12
Jordan Bardella

sur notre sol d'une civilisation avec qui nous ne partageons rien. On voit qu'il y a aujourd'hui des gens qui viennent dans notre pays pour la changer. Lorsque ma famille est arrivée d'Italie dans les années 60, elle n'est pas arrivée en France pour la changer.

13:23
Locuteur non identifié

Voilà, histoire italienne, histoire polonaise, histoire... Mais parce qu'ils aimaient

13:28
Jordan Bardella

notre pays. Parce qu'ils aimaient notre pays. Oui, ils fuyaient. Parce qu'ils aimaient notre... Non, en Italie, ils ne fuyaient pas à la guerre. Et sur ce principe-là, il y a une soixantaine de pays en guerre dans le monde. Si la France se met à devenir la patrie de tout le monde, alors elle n'est plus la patrie de personne. Mais moi, j'ai un problème avec les gens qui viennent aujourd'hui dans notre pays pour le changer, pour en changer la langue, pour en changer la culture, pour imposer le burkini sur les plages, pour imposer le voile à des fillettes de 5, 6, 10 ans, pour imposer des horaires séparés dans les piscines, pour imposer des régimes confessionnels dans les cantines.

Cela me pose problème et je ne le souhaite pas. Et oui, la démographie, madame, la démographie va constituer pour ma génération, pour notre génération, peut-être le plus grand défi du XXIe siècle. Et je vous invite d'ailleurs à reprendre l'ouvrage de l'un de vos confrères du monde qui s'appelle La ruée vers l'Europe et qui nous dit que la population, la démographie africaine va doubler d'ici 2050. Donc la question, c'est soit on accepte cette ruée vers l'Europe, soit on accepte ces changements de langue, ces changements de culture, ces changements de coutumes avec tout ce qu'elles impliquent et notamment en matière de régression pour les droits des femmes.

Regardez ce que sont en train de faire aujourd'hui les talibans. Regardez les photos des femmes afghanes dans les années 50, dans les années 60. Il n'y avait pas une seule femme. Vous qui portez le droit.

14:41
Présentateur

Vous mélangez deux choses. La situation en Afghanistan, ce n'est pas la situation en France. C'est le droit des femmes en France. M. Bardella n'est pas celui des femmes en Afghanistan. Monsieur Boursier, je vais vous emmener

14:49
Jordan Bardella

à Saint-Denis, là où j'ai grandi. Ça n'est pas la règle. Je vais vous emmener à Saint-Denis, là où j'ai grandi.

14:56
Locuteur non identifié

Ça existe dans certains quartiers.

14:57
Jordan Bardella

Et de la cité HLM où j'ai grandi, du huitième étage où j'ai grandi, je voyais en face de chez moi une école coranique, une école privée qui n'était pas sous contrat et qui voyait tous les midis, tous les soirs, des groupes de jeunes filles de 5-6 ans sortir avec un voile sur la tête. Ça ne pose peut-être pas de problème à certains. Moi, ça me pose un problème. Et je pense que le plus grand défi pour la France au XXIe siècle, c'est peut-être de rester elle-même. Mais beaucoup de gens

15:19
Invité

partagent un constat ou en tout cas parlent d'immigration, même à gauche. Je suis ravi qu'enfin Mais justement, vous avez une prééminence historique sur ce sujet, mais est-ce que vous êtes les plus crédibles techniquement ? Quelle est la principale mesure que vous prendriez juridiquement parlant et qui aurait des effets rapides si vous arrivez au moratoire sur l'immigration ? Mais là, ils sont français, les gens qui sont

15:39
Locuteur non identifié

en Seine-Saint-Dé.

15:40
Jordan Bardella

Ils sont français en plus. Marine Le Pen est élue au mois d'avril prochain. C'est l'assurance que sera décrété dès les prochaines semaines un moratoire sur l'immigration. Mais comment vous faites techniquement ? On supprime toutes les pompes aspirantes qui font que des gens viennent dans notre pays parce que notre pays est devenu, la poule aux odeurs est devenue extrêmement attractif. On supprime les soins gratuits pour les clandestins. On supprime la possibilité de régulariser des clandestins au motif qu'ils ont un contrat de travail. On organise le traitement des demandes d'asile dans les pays tierces, dans des pays étrangers, exactement comme vient de le faire le Danemark.

On procède à l'expulsion de gens qui n'ont rien à faire sur notre sol, avec qui nous ne partageons strictement rien et qui viennent, c'est vrai, gonfler les chiffres de l'insécurité et de la délinquance. Je veux dire, vous ne pouvez pas me reprocher de décrire cette réalité quand 75% des mineurs qui sont déférés devant le parquet de Paris sont des mineurs étrangers. On voit bien la corrélation entre l'importation... Ça ne veut pas dire que tous ceux qui viennent dans notre pays sont susceptibles de commettre des crimes ou des délits.

Ça veut dire qu'on a été beaucoup trop généreux ces dernières années et on a été beaucoup trop généreux parce que les gens qui ont été au pouvoir, les républicains comme la gauche, ont mené notre pays, ont transformé notre pays en un hall de gare où vous rentrez sans aucune condition de ressources, de maîtrise de la langue, d'amour du pays. Vous rentrez et cette générosité, elle n'existe dans aucun autre pays du monde et parce que la solidarité doit rester nationale, je considère que si nous sommes élus au mois d'avril, nous serons élus pour protéger la France et pour protéger

17:10
Présentateur

les Français d'abord. Une proposition, Éric Ciotti, vous l'avez vu, candidat à l'élection présidentielle, il est contre le droit du sol, il veut rétablir le droit du sang. Vous en dites quoi, vous ? Mais ils sont formidables. Est-ce que vous en dites ? Ils sont formidables.

17:22
Jordan Bardella

Vous savez, Chateaubriand disait pour être l'homme de son pays, il faut être l'homme de son temps. Et moi, je vois beaucoup de républicains aujourd'hui. M. Ciotti, d'ailleurs, qui a appelé à voter pour M. Muselier, je crois, aux élections régionales, qui était soutenu à la fois par Europe Écologie Les Verts et par une alliance qui allait jusqu'à l'Élysée. Je vois Mme Pécresse nous expliquer qu'il faut désormais remettre les clandestins dans des avions vers leur pays d'origine. C'est formidable parce que ces gens-là, ils ont été au pouvoir. Que dites-vous de cette proposition, M. Bardella ? Ces gens-là, ils ont été aux responsabilités.

Mais vous me demandez mon avis sur une proposition que le Front National hier et le Rassemblement National formulent depuis 40 ans. Ces gens, ils ont été au pouvoir. Ils ont été pour M. Bertrand, Mme Pécresse, les ministres de Nicolas Sarkozy, Mme Pécresse qui nous dit qu'il y a un problème de sécurité dans le pays. Elle a été, comme ministre du budget, celle qui a supprimé 12 500 policiers et gendarmes, 12 500 postes de policiers et de gendarmes. Elle a participé d'un gouvernement comme M. Ciotti, comme M. Bertrand qui a fait rentrer un million d'étrangers en 5 ans.

Mais ils font des propositions d'un gouvernement qui a supprimé la possibilité d'expulser les délinquants et les criminels étrangers. Je suis pour, mais à ce moment-là qu'ils viennent prendre leur carte au Rassemblement National, qu'ils appellent à voter pour Thierry Mariani aux élections régionales en PACA et pas pour M. Muselier. Donc voyez, ce double discours de la part de gens qui ont mené notre pays dans une situation catastrophique aujourd'hui, je crois qu'il sera très servainement sanctionné dans les urnes.

18:42
Invité

Si elle est élue, Marine Le Pen veut organiser un référendum sur l'immigration. Quelle sera la question ?

18:48
Jordan Bardella

Elle posera la question au peuple français.

18:50
Invité

Elle obtiendra une légitimité auprès du peuple français. Mais est-ce qu'elle n'aura pas déjà avec l'élection présidentielle ?

18:55
Jordan Bardella

Je pense qu'un certain nombre de mesures que nous souhaitons prendre aujourd'hui se verront opposer la politisation d'un certain nombre de juges. Il y a une grande partie des juges qui, aujourd'hui, dans notre pays ne font plus du droit mais de la politique. Voilà, une grande partie des juges, on a beaucoup parlé du syndicat de la magistrature qui est à gauche voire très à gauche et qui considère, par exemple, ça a été le cas du Conseil constitutionnel, que le principe de fraternité est un principe universel dans notre constitution. Liberté, égalité, fraternité.

Et bien sur ce seul principe de fraternité, des juges de gauche politisés ont considéré en matière juridique que la lecture de ce principe devait abolir la distinction qu'on faisait entre un immigrant légal et un immigrant, ce ne sont pas les légales. Mais il s'agit d'obtenir auprès du peuple français, si les juridictions européennes sont contradictoires comme celles de la CEDH, nous romperons avec ces juridictions et nous en sortirons. Mais je veux juste dire que la candidature de Marine Le Pen est une candidature de liberté.

Il faut reprendre aujourd'hui le volant de la voiture, la possibilité de maîtriser nos frontières, de maîtriser notre politique migratoire, de maîtriser l'ensemble de nos lourds. M. Bardella,

20:08
Présentateur

puisque nous avons encore pas mal de questions à vous poser, nous allons clore ce chapitre sur les questions d'immigration. La jeunesse ?

20:15
Locuteur non identifié

Oui, on va parler de jeunesse puisque vous avez encore 25 ans pour quelques jours. Pour quelques jours encore. Pour quelques jours, Jardin Bardella. On s'achemine vers un nouveau dispositif pour les jeunes. Les jeunes ont été victimes de cette crise de la Covid avec ce revenu d'engagement pour les jeunes qui rassembleraient un tout petit peu tous les dispositifs en cours mais avec une condition évidemment, la condition de chercher un travail, de se former. Est-ce que vous êtes favorable en disant que c'est une manière de faire rentrer des jeunes qui ont été exclus dans la société ?

20:46
Jordan Bardella

Les jeunes ont été très sévèrement impactés par ces restrictions sanitaires. Ils aspirent aujourd'hui à la liberté pour beaucoup à reprendre une activité. Nous avions nous proposé un certain nombre de mesures qui peuvent parfois s'apparenter à ce qui est fait ou ce qui n'est pas fait à la fois dans le cadre des élections régionales. Marine Le Pen avait notamment proposé que tout jeune qui souhaite par exemple investir, monter une entreprise puisse être aidé. Par exemple, on met 5 000 euros pour monter une entreprise. L'État met également 5 000 euros et vous êtes également exonéré d'impôts sur le revenu. Il y a beaucoup de mesures à prendre pour les jeunes.

Marine Le Pen aura l'occasion d'en faire dans le cadre de l'élection présidentielle mais il va falloir à un moment donné qu'on se pose la question de continuer avec ces mesures de restrictions tout azimuts qui pénalisent la jeunesse, qui pénalisent nos chefs d'entreprise, qui pénalisent nos commerçants, nos artisans.

21:36
Présentateur

Le gouvernement dit pas de RSA pour les moins de 25 ans. En revanche, si vous travaillez, si vous vous formez, si vous êtes dépendant de la droite, vous allez vous faire soigner, on vous donne une allocation.

21:47
Jordan Bardella

Il n'y a pas lieu de discuter ce type de mesures. Il y a des mesures qui ont été prises d'aide aux entreprises et notamment le chômage partiel que nous avons soutenues et que nous avons appuyées. Donc, je n'ai pas de difficulté. Mais la question, c'est juste, est-ce qu'on continue d'avoir des restrictions qui n'ont aucun effet sur la situation sanitaire du pays et qui pénalisent durement les jeunes en matière de liberté ? J'imagine qu'on va ouvrir le débat sur le pass sanitaire. Mais à quoi nous sert aujourd'hui le pass sanitaire ?

22:14
Présentateur

Alors, vous savez quoi ? Réservez vos arguments, s'il vous plaît, M. Bardella, parce que nous allons poursuivre cet échange dans quelques instants. La pub et la suite de BFM Politique sur BFM TV. La suite de BFM Politique en compagnie du vice-président et du Rassemblement national, député européen, Jordan Bardella. M. Bardella, il y avait de nouvelles manifestations d'antivax, antipas sanitaire hier un peu partout en France. Je précise les deux parce qu'on peut être antivax et pas antipas sanitaire, enfin, antivax, antipas sanitaire, mais antipas sanitaire et pas nécessairement antivax. C'est la septième semaine consécutive qu'il y avait une mobilisation.

Quel crédit est-ce que vous vous accordez à ces mobilisations ?

22:55
Jordan Bardella

Je pense que le gouvernement ne peut pas ignorer aujourd'hui cet appel d'une grande partie des Français parce qu'il y a un soutien important notamment dans l'opinion du recul des libertés qui est en train d'organiser cet outil qui est le pass sanitaire. Oui, moi, je suis solidaire de gens qui manifestent pour défendre leur liberté. Donc, ceux qui ne m'inscrivent pas dans les caricatures...

23:17
Présentateur

Ce sont contre le pass sanitaire mais pas ceux qui sont contre le vaccin.

23:19
Jordan Bardella

Moi, je ne suis... Non, mais je reste... Sur le vaccin, j'ai toujours été... On a toujours été attaché au consentement libre et éclairé. Je pense que les gens, les Français, sont suffisamment grands, je dirais, majeurs et vaccinés pour le coup pour se faire un avis sur l'utilité ou non en fonction de leur profil, de leur âge, éventuellement de leur comorbidité, de se faire vacciner ou non. Mais, vous voyez, je pense que l'écueil dans lequel il ne faut pas tomber, c'est celui de la caricature. Le gouvernement hystérise la situation depuis plusieurs semaines. Il joue sur les peurs.

Moi, j'entendais le 18 juillet le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, nous parler au mois d'août d'un tsunami, d'un tsunami viral. Il nous a parlé, je crois, de quasiment... En disant qu'on pourrait aller jusqu'à 120 000 contaminations au mois d'août. Il y en a eu à peine 20 000. On est à 40 % aujourd'hui de tensions hospitalières. Donc, si vous voulez, ce gouvernement,

24:05
Présentateur

il joue sur les peurs. Ça reste important. Vous ne pouvez pas le nier. Et par ailleurs, il y a une donnée, alors les faits sont têtus, mais aujourd'hui, le Covid-19, Jordan Bardella, c'est la première maladie nosocomiale, c'est-à-dire c'est la première maladie que l'on attrape à l'hôpital. Mais, je ne vous dis pas le contraire. Est-ce que ça fait sens que le pass sanitaire soit imposé dans ce contexte ?

24:20
Jordan Bardella

Je ne vous dis pas le contraire. Je dis juste qu'on cherche à nous enfermer depuis plusieurs semaines entre une alternative qui vise à choisir entre soit le confinement généralisé, la fermeture de tout et partout et ce pass sanitaire. Mais, on commence à en revenir du pass sanitaire. Parce qu'au-delà des contraintes économiques que cela impose à nos restaurateurs, et je lisais une enquête du syndicat des indépendants vous indiquant qu'au mois d'août, on avait perdu jusqu'à 30 %, 40 % de fréquentation dans les restaurations. J'ai vu que le Danemark a retiré devant les conséquences catastrophiques sur l'économie sur les commerçants, sur les artisans du pass sanitaire.

Donc, là, j'ai remarqué là, vous demandez la suppression. de lever le pass sanitaire. Et pour une raison très simple. Dans les restaurants et dans les hôtels. On commence sanitairement parlant, si je puis me permettre. On commence à en revenir. Moi, j'ai entendu l'épidémiologiste Martin Blachier nous expliquer que l'immunité collective, elle n'était pas atteignable. Et elle n'était pas atteignable pour une raison très simple. C'est que ce qu'on nous a présenté comme un vaccin, et encore une fois, je suis vacciné. Vous avez vos deux doses ? Je suis vacciné une dose parce que j'ai eu le Covid. Donc, une seule dose avec Pfizer.

Je suis totalement favorable à la vaccination et notamment la vaccination des personnes à risque. Mais quand des médecins nous disent aujourd'hui et arrivent au constat suivant, quasiment tous les médecins le disent, le vaccin, il ne protège pas de la transmission. Il protège les formes graves. Donc, ça veut donc dire que quand vous êtes dans un restaurant, que vous croyez être protégé avec un pass sanitaire, eh bien, on vous enlève une liberté, mais on ne vous ajoute pas une sécurité. Parce que ce sont aujourd'hui les vaccinés qui transmettent le virus à des gens qui ne sont pas vaccinés

25:49
Présentateur

et qui sont PCR négatifs. Excusez-moi, M. Bardella, mais il faut être précis. Vous dites qu'il n'empêche pas la transmission. C'est vrai, vous avez raison, il y a un consensus médical. En revanche, et vous l'avez dit rapidement, il faut le préciser, c'est important, vous êtes un responsable politique. Il empêche les formes graves. Mais c'est l'essentiel, M. Bardella. Des gens qui sont hospitalisés en réanimation pendant trois semaines, des gens qui meurent, s'ils n'attrapent qu'une forme réduite, c'est très important.

26:12
Jordan Bardella

Merci de me permettre de le préciser. La vaccination a donc un intérêt pour protéger les formes graves et notamment les publics à risque. Mais ça n'a donc aucun intérêt dans le cadre d'un pass sanitaire qui vise à réduire vos libertés de manière totalement délirante. On vous impose la vaccination obligatoire pour les gendarmes mais on ne l'impose pas pour les policiers. Sans doute parce qu'on a peur des manifestations et des syndicats dans la police. On vous l'impose dans un TGV Nice-Marseille mais vous n'en avez pas besoin dans un RER Nice-Marseille.

On ne l'impose pas en entreprise alors que toutes les études nous ont indiqué que c'était le point noir de la vaccination et de la transmission du virus, oui en entreprise mais pas en terrasse alors même qu'on nous a expliqué pendant des semaines qu'il y avait un risque très faible. Donc vous voulez la situation ? En extérieur. Je dis qu'il faut arrêter le n'importe quoi. Il faut arrêter le n'importe quoi. Et ce pass sanitaire il n'a aucun sens d'un point de vue sanitaire.

Il empêche la reprise économique de nos entreprises et notamment de nos restaurateurs qui ont été pénalisés, qui ont été fermés plusieurs mois, soutenus mais pénalisés pendant plusieurs mois à cause du confinement généralisé et qu'il faut revenir à un peu de raison. Pourquoi est-ce qu'on ne généralise pas les purificateurs d'air dans les classes ? L'Allemagne a débloqué 200 millions d'euros pour débloquer, généraliser les purificateurs d'air dans les classes. Là vous savez aussi que ce sont les collectivités

27:25
Présentateur

territoriales qui les achètent.

27:26
Jordan Bardella

Mais il n'y a pas d'argent magique et les collectivités,

27:29
Présentateur

vous voyez, on ne peut pas leur baisser. Juste pour préciser les choses, vous le savez, je vais juste le dire pour nous. Pardon, vous avez raison. Pardon, excusez. Les villes, les communes s'occupent des maternelles, des primaires, les départements gèrent les collèges, les lycées sont gérés par les régions, ce sont donc ces collectivités qui achètent les purificateurs. Et par ailleurs, nous avons passé des coups de fil pour la préparation d'une autre émission qui fact-check samedi et nous avons vérifié que certaines régions achetaient beaucoup de purificateurs d'air

27:56
Jordan Bardella

Nous avons beaucoup de villes et dans nos villes, c'est vrai que les maires nous disent mais nous ne sommes pas aidés à la hauteur de ce qu'il faudrait pour acheter des purificateurs. Est-ce que vous craignez

28:04
Présentateur

la rentrée scolaire cette semaine, la semaine qui arrive ? Est-ce qu'elle vous fait peur d'un point de vue sanitaire ?

28:09
Jordan Bardella

Mais ce qui me fait peur est le n'importe quoi généralisé et la manière totalement, je dirais, absurde, brutale, violente avec laquelle est gérée cette épidémie. On sait que les enfants ne font que des formes bénignes du Covid. Tous les médecins, encore une fois, on commence à avoir un peu de recul à la fois sur l'efficacité des vaccins, à la fois sur la durée avec laquelle vous êtes protégés et à la fois sur les publics qui sont à risque. Moi, ce qui m'inquiète, je refuse ce dilemme qui est choisi entre confinement général ou passe sanitaire. Et pourquoi ? Parce qu'on connaît les publics à risque. On sait que la mortalité du Covid est très faible pour vous et moi.

En revanche, sur des publics à risque, sur des personnes à comorbidité, sur les 13 millions de personnes qui en France ont des comorbidités ou sont des personnes âgées, sont à risque. Or, on sait aujourd'hui que 20% des plus de 80 ans n'ont pas été vaccinés, n'ont toujours pas reçu une dose de vaccin. Il y en a beaucoup qui vivent dans des déserts médicaux, il y en a beaucoup qui vivent dans les campagnes, très loin des villes, très loin des centres urbains, et qu'il faut donc aller chercher. Il y a des bus. Il y a des bus depuis quoi ? Depuis deux semaines ? Trois semaines ?

Et ce qui me gêne, si vous voulez, on ne peut pas demander au peuple français d'avoir confiance dans les gens qui sont au pouvoir quand les gens qui sont au pouvoir changent d'avis tous les quatre matins. Je veux dire, on leur a dit qu'on ne mettrait pas de passe sanitaire. Et paradoxalement, et parallèlement à ça, moi je suis revenu d'Italie avant-hier, où je suis allé passer quelques jours. Il n'y a pas un seul contrôle à la frontière. Il n'y a pas un seul contrôle à la frontière. Donc si on veut aller boire un café ensemble ensuite en terrasse, où on sait qu'il n'y a aucune possibilité très faible de se transmettre le coronavirus, on va me demander un passe sanitaire.

Et en même temps, quand vous arrivez d'un pays à l'étranger où on sait que peut se développer très loin de la France de nouveaux variants, on ne vous contrôle pas. Mais c'est fou. Encore une question sur la vaccination. Pour revenir à un peu de raison, il faut revenir à un peu d'équilibre, il faut revenir à un peu de rationalité et arrêter ce chantage, cette brutalité et cette confiscation des libertés qui ne concernent pas seulement les libertés de circulation, mais qui concernent toutes les libertés. Et je crois que derrière ces manifestations, il y a aussi un mouvement de protestation générale et sociale contre le gouvernement qui monte.

Et j'espère que nous aurons l'occasion de reparler du pouvoir d'archèque qui me semble être le thème principal de cette rentrée. Vous êtes favorable à la vaccination. Est-ce qu'il faut vacciner les enfants de moins de 12 ans ? Mais c'est aux parents de le décider. Aujourd'hui, tous les médecins nous disent que les enfants font des formes bénignes du Covid. Donc, faut-il, oui ou non, vacciner les enfants ? Je crois que c'est aux parents de le dire. Je suis attaché à ce principe médical qui me semblait sacré, qui est le consentement libre et clair.

30:38
Présentateur

C'est très clair, Jordan Berlard. Pardonnez-moi, vous m'avez approché de ne pas être clair tout à l'heure, donc j'ai essayé de... C'est parfait. L'aspect économique.

30:47
Locuteur non identifié

On va passer à l'aspect économique, pardon, le quoi qu'il en coûte. Bruno Le Maire, le ministre de l'économie et des finances, a dit devant les patrons, c'était mercredi, je crois, le quoi qu'il en coûte, c'est fini. Sauf pour certains secteurs, l'hôtellerie, la restauration, ça sera du sur-mesure. Est-ce que vous vous dites quand même que ce quoi qu'il en coûte, vous avez rendu un peu hommage au chômage partiel, est-ce que vous dites que le gouvernement a quand même bien géré cette crise sanitaire avec ses conséquences économiques ?

31:11
Jordan Bardella

Non, je pense que le gouvernement, je distingue les mesures qui ont été prises, les mesures d'accompagnement qui ont été prises pendant le premier confinement, même si beaucoup d'entreprises réclamaient des fonds propres que nous avions proposés et qui n'ont été alloués que très tardivement par le gouvernement. Mais je dis juste qu'on a fait payer... Et la chômage partiel,

31:28
Locuteur non identifié

la solidarité...

31:28
Jordan Bardella

Je dis juste que... Oui, mais c'est bien beau, si vous voulez, de pleurer sur le lait renversé. Parce que quand on referme les commerces dits de première nécessité, alors même qu'une étude de l'Institut Pasteur au mois de décembre nous dit qu'il n'y a aucun risque de transmettre ou de recevoir le virus dans des commerces de première nécessité, qu'ils constituent des clusters extrêmement restreints, extrêmement faibles et qu'on les ferme quand même. Vous ne croyez pas que le gouvernement a une responsabilité dans la dette, dans les inquiétudes qu'il nourrit auprès des chefs d'entreprise ?

Il y a beaucoup de chefs d'entreprise qui n'attendent qu'une seule chose, qu'une seule liberté, qu'une seule aide de la part du gouvernement, c'est de pouvoir retravailler et de pouvoir retravailler comme avant.

32:08
Locuteur non identifié

Est-ce qu'il faut continuer ? Est-ce qu'il faut continuer ? Venant demain, est-ce que vous leur dites pour les restaurants et l'hôtellerie, il faut absolument poursuivre ce qu'il en coûte ?

32:16
Jordan Bardella

Il y a des secteurs et notamment les secteurs de l'hôtellerie, les secteurs du tourisme, pas partout, mais qui vont devoir continuer à être aidés. On est en Ile-de-France et moi je pense notamment à la baisse de fréquentation qu'ont pu connaître les restaurateurs sur un été qui n'est peut-être pas l'été le plus touristique mais que le gouvernement doit continuer de les aider. Mais je dis juste une chose, c'est que soit on repart avec le même modèle économique. On doit tirer les enseignements de cette crise.

Cette crise, elle a remis dans le débat public ces mots aussi importants que la souveraineté économique, que le patriotisme économique parce que pendant qu'on parle de microéconomie, c'est important. On oublie un peu la macroéconomie et on oublie que la France est le seul pays du Conseil de sécurité de l'ONU à ne pas avoir été en capacité de produire un vaccin. Et pas parce qu'on manque

32:59
Locuteur non identifié

de génie en France. Il arrive, paraît-il.

33:01
Jordan Bardella

Pas parce qu'on manque de génie, pas parce qu'on manque de talent, pas parce qu'on manque de compétences, mais que la France ne permet pas le cadre aujourd'hui pour nos chercheurs de rester en France, d'être soutenus par la puissance publique, par l'État stratège. Il faut faire le patriotisme économique. Et le choix de Marine Le Pen au mois d'avril prochain, c'est aussi un choix pour la souveraineté économique et pour le patriotisme économique. Il y a des filières aussi essentielles que nos médicaments. Pourquoi est-ce qu'on est dépendant de la Chine en matière de médicaments ? Il faut ramener ces filières en France. Est-ce que c'est moins cher

33:28
Locuteur non identifié

de fabriquer en Chine d'une de l'Ibrane ?

33:30
Jordan Bardella

Il y a un certain nombre de secteurs où la question du combien ça coûte ne doit pas être posée. Et je pense par exemple à l'hôpital public parce que ce que tout le monde oublie de dire, c'est que la principale crise que nous avons vécue est une crise des capacités hospitalières. En Martinique, on reconfine. On nous dit qu'on est saturé à 150%. Mais en fait, c'est quoi ? C'est 35 lits sur 375 000 habitants. C'est dérisoire. On a supprimé 100 000 lits ces 20 dernières années dans l'hôpital public. qui fait 9 milliards d'euros d'économie. Le service public, ce n'est pas fait pour être rentable. Ce n'est pas fait pour être géré comme une entreprise.

C'est vrai dans l'hôpital, c'est vrai dans l'école et c'est vrai aussi dans la sécurité et dans la police.

34:05
Présentateur

Le Rassemblement National a fait ses journées d'été juste avant les vacances. Les autres partis font leur entrée politique ce week-end. C'est un week-end extrêmement chargé de ce point de vue-là. Vous avez rappelé la date de la mi-avril avec l'élection présidentielle. Il y a un homme qui pourrait être candidat. C'est Éric Zemmour. En tout cas, il s'achemine de plus en plus manifestement vers une candidature. Hier, il a pris la parole. Il était l'invité d'une sorte de forum. Je propose de l'écouter au sujet de Marine Le Pen.

34:28
Locuteur non identifié

Marine Le Pen, elle a un socle très solide mais vous avez vu, elle a déjà perdu 5 points dans les sondages. Elle était à 26, elle était plus qu'à 21. Je pense que l'échec au régional a été un très mauvais coup pour elle. Tout le monde a compris au RN qu'elle ne gagnerait jamais. Voilà, c'est tout. C'est clair.

34:46
Présentateur

C'est clair, dit Éric Zemmour. Tout le monde a compris qu'elle ne gagnerait jamais. Éric Zemmour,

34:53
Jordan Bardella

il fait ses premiers pas en politique. Il fait ses premiers pas en politique et quand vous faites vos premiers pas en politique, vous en faites parfois un peu trop. Vous les tapez sur tout le monde, vous les tapez sur vos opposants, etc. Bon, je note qu'il est un peu plus virulent avec Marine Le Pen qu'il ne l'est avec Emmanuel Macron et je trouve ça un peu dommage. Je pense qu'Éric devrait écouter ses amis. Il devrait écouter notamment Robert Ménard qui est un ami qui le respecte comme nous d'ailleurs, qui a une certaine admiration pour le débatteur qu'il est, pour le journaliste qu'il est, pour l'auteur, pour l'écrivain qu'il est.

Et Robert Ménard, il a dit une chose, il a dit à Éric Zemmour, nous sommes amis, j'ai beaucoup de respect pour toi, mais je ne parrainerai pas ta candidature à l'élection présidentielle. Parce que ce qui est important dans cette élection présidentielle, c'est de se rassembler au-delà de nos divisions. Et je ne crois pas qu'il soit utile d'ajouter de la division à la division et qu'en réalité, ce type de propos ne fait plaisir qu'à une seule personne, c'est Emmanuel Macron. Et puis, pardon, mais je regarde les sondages. Marine Le Pen est donnée aujourd'hui au premier tour de l'élection présidentielle en tête.

Elle est donnée avec les marges d'erreur au coude à coude, avec Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle, ce qui veut donc dire que Marine Le Pen peut gagner l'élection présidentielle. Moi, je pense que le prochain président de la République sera patriote ou ne sera pas. Il sera protecteur ou il ne sera pas. Et je crois que nous avons la responsabilité. C'est nous, les gens de nos idées qui partageons la volonté que la France reste elle-même dans ce XXIe siècle de nous rassembler et de ne pas entrer dans des divisions.

36:17
Invité

Mais Marine Le Pen n'arrive pas à percer dans certains milieux, je pense aux milieux économiques notamment. Éric Zemmour a dîné ces derniers temps avec des grands patrons. Il a enchaîné ce genre de dîner. Est-ce qu'il n'est pas plus crédible

36:29
Jordan Bardella

au fait de ces milieux d'affaires ? Marine Le Pen n'a pas rassuré les grands patrons. Vous pensez qu'elle ne voit pas de patrons, d'acteurs du monde économique, parfois même de journalistes peut-être que vous ignorez et qui nous disent être assez proches de nos idées contrairement à ce qui peut se passer parfois sur les plateaux télé. Donc je crois que les consciences changent. L'élection présidentielle de 2022 n'est pas celle de 2017. Marine Le Pen peut gagner cette élection présidentielle.

La seule question qu'on doit se poser, qu'Éric Zemmour doit se poser, que tous ceux qui partagent nos idées doivent se poser, c'est est-ce qu'on souhaite au mois d'avril prochain qu'Emmanuel Macron soit réélu et s'engager dans un nouveau quinquennat de chaos, de désordre, de désunion entre les Français, d'impuissance en matière d'immigration, de sécurité, de saignée fiscale, à l'heure où les tarifs du gaz ont augmenté de 50% en un an, où le prix du carburant n'a jamais été aussi haut ces deux dernières années, à l'heure où le pays est fracturé entre, et ça c'est le bilan d'Emmanuel Macron, entre d'un côté de moins en moins de riches, de plus en plus riches, et de l'autre de plus en plus de pauvres, de plus en plus pauvres.

Est-ce qu'on accepte cette division de la société ? Si oui, alors il faut voter pour Emmanuel Macron et sinon il faut se rassembler derrière la seule personne qui a montré, je crois, par tous les thèmes qu'elle a mis sur la table depuis 20 ans, qu'une grande partie des Français nous accorde cette légitimité idéologique de pouvoir créer

37:47
Invité

les conditions du rassemblement. Une partie, certains élus, anciens élus, déçus du Rassemblement national, aujourd'hui font partie des soutiens d'Éric Zemmour. Est-ce qu'il y a quelqu'un au RN qui est chargé d'échanger avec Zemmour ?

37:58
Jordan Bardella

Mais nous avons des contacts avec tout le monde. Qui s'en occupe ? Qui parle avec lui ? Est-ce que Marine Le Pen parle directement avec lui ? On peut vous faire participer à nos réunions si vous le souhaitez, mais ça n'a pas d'importance. Enfin, je veux dire, tout cela est des raisons. Évidemment qu'il y a des contacts. Vous partagez les mêmes idées et vous allez vous opposer. Évidemment qu'il y a des contacts. J'ai beaucoup de respect pour Éric, pour la personnalité, je veux dire, pour l'écrivain, pour le débatteur qu'il est. Mais je dis juste qu'être président de la République, ce n'est pas un exercice de jouissance. C'est un exercice de service.

Être président de la République, ce n'est pas jouer. Ce n'est pas vouloir être candidat pour faire la tournée de son bouquin. Ce n'est pas être candidat pour se faire plaisir, pour se faire mousser, pour bomber le torse. C'est vouloir présider au destiné du pays, les rassembler. Vous y allez franchement, là, sur le sujet d'Éric Zemmour. Dans ces trois dimensions, quand on est président de la République, que sont le passé, le présent et le futur. Donc lui,

38:51
Présentateur

c'est une candidature égotique, ce que vous nous dites.

38:54
Jordan Bardella

– Mais je ne sais pas, mais je dis juste que… – Vous venez de le dire, Jordan Bardella, et à plusieurs reprises. – Je ne sais pas, mais vous en ferez la lecture subliminale que vous souhaitez. – Je pense qu'on n'avait pas beaucoup de subliminale. – L'essentiel, c'est qu'on se rassemble. Marine Le Pen va quitter dans quelques jours la présidence du Rassemblement National parce qu'elle ne veut pas être la candidate d'un parti. Elle ne veut pas être la candidate d'un clan. Elle ne veut pas être la candidate d'une famille politique. L'élection présidentielle, c'est la rencontre entre un homme ou une femme et le peuple français. – Mais parce que ça correspond à l'esprit de la Vème République.

39:25
Locuteur non identifié

– Juste, est-ce que vous avez donné au Rassemblement National des consignes par rapport à des demandes de parrainage d'Éric Zemmour ? Est-ce que vous avez dit « Surtout pas, vous avez une interdiction, on a vu que Robert Ménard a dit… »

39:35
Jordan Bardella

– J'ose espérer que les élus du Rassemblement National parraineront la candidate du Rassemblement National et croyez-moi, il n'y aura pas de difficulté à ce niveau-là. Mais vous voyez quelqu'un comme Robert Ménard qui a quasi-totalité, la même ligne idéologique qu'Éric Zemmour, qui partage cette volonté que les droites se rassemblent, même si je trouve ce terme un peu restrictif.

Mais il le dit lui-même, nous sommes amis Éric, mais ne fais pas cela, tu vas participer d'une division inutile et donc je ne souhaite pas malgré tout le respect que j'ai pour toi te parrainer et je parrainerai donc la seule qui est en capacité de battre Emmanuel Macron, qui a beaucoup appris de ces 20 dernières années et qui a imposé dans le débat public tous les thèmes qui sont partagés aujourd'hui, y compris par nos adversaires, y compris par beaucoup d'observateurs, c'est-à-dire

40:16
Présentateur

la candidature de Marine Le Pen. Vous êtes-vous remis à titre personnel au niveau de votre parti, des élections régionales et de la Résultat ?

40:23
Jordan Bardella

Je pense que ces régionales, elles se sont déroulées dans un désert d'indifférence. Il faut dire les choses... Oui, mais vous aviez aussi

40:30
Présentateur

au moment des résultats eu l'honnêteté de reconnaître que c'était tout sauf un résultat qui vous rendait heureux.

40:35
Jordan Bardella

Vous savez, on est heureux dans la victoire. En politique, quand on perd, on est peut-être un peu moins heureux. C'est un peu comme l'ensemble des disciplines. C'est subliminal à mon tour. Non, mais je pense que les régionales et les départementales n'ont pas passionné les foules. Et que dès le lendemain matin, les Français étaient passés à autre chose. Ils n'ont pas vu l'intérêt politique. Aujourd'hui, il y a beaucoup de Français qui ont le sentiment que la politique, elle se fait ailleurs, que nos dirigeants prennent systématiquement des décisions qui sont contraires aux intérêts du pays.

Eh bien, je pense que nous pouvons, avec cette élection présidentielle, redonner ces lettres de noblesse avec comme seul projet politique de permettre aux Français de reprendre le pouvoir. Il y a un paradoxe, c'est qu'aujourd'hui, les idées du Rassemblement National sont, dans toutes les études d'opinion, et là, je m'adresse aux journalistes que vous êtes, sont les idées d'une majorité de Français. Eh bien, je dis, vous avez possibilité, au mois d'avril, de faire enfin, enfin gagner vos idées, c'est-à-dire le patriotisme en France.

41:28
Invité

Mais les régionales ont quand même mis un coup au moral au Rassemblement National. Ça se sentait au Congrès de Perpignan début juillet. Et il y a un doute qui subsiste sur l'envie de Marine Le Pen. Est-ce que vous vous diriez qu'elle est moins déterminée qu'avant, quelque part ?

41:39
Jordan Bardella

Elle est encore plus déterminée qu'elle ne l'a jamais été. Même la troisième fois. Et je vous dis ça parce que je la connais, parce que nous travaillons ensemble, parce que je vois les gens qui, autour du Rassemblement National, souhaitent discuter avec nous, ou des gens qui n'auraient peut-être jamais franchi le pas il y a quelques années auparavant. Qui ça ? Des gens qui disent, mais vous le saurez dans les prochaines semaines, des gens qui, pendant des années, des Français, des électeurs qui ont dit je n'ai jamais voté pour le Rassemblement National. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, vos idées, elles sont nécessaires, elles sont majoritaires.

Dans le pays, il y a des gens qui nous ont rejoints, on l'oublie un peu trop souvent, pendant ces élections régionales. Mais il y aura des ralliements. Il y en a eu aux élections régionales, y compris des gens d'anciennement de votre profession, comme Philippe Ballard, qui a été journaliste en première ligne de l'actualité pendant des années, qui nous a rejoints, des anciens ministres, des magistrats comme Jean-Paul Garrault, des gens qui vont venir continuer à nous rejoindre parce que, encore une fois, ce n'est pas le rassemblement national qui arrivera au pouvoir, mais un large rassemblement qui sera conduit par Marine Le Pen.

42:34
Locuteur non identifié

Justement, Marine Le Pen s'est reposée, parait-il qu'elle était épuisée, s'est reposée en Bretagne et elle dit qu'elle a beaucoup travaillé. Est-ce qu'elle a bouclé son projet présidentiel ? Oui,

42:44
Jordan Bardella

le projet politique est en train d'être finalisé. Il sera, vous vous en doutez, présenté dans les prochaines semaines.

42:50
Locuteur non identifié

Quand ?

42:51
Jordan Bardella

À Fréjus, le 12 septembre ? À Fréjus, le 12 septembre, Marine se mettra en retrait de la présidence du Rassemblement national pour se lancer, je dirais, dans cette grande tournée, dans cette rencontre avec les Français. Mais elle va commencer très tôt. Elle souhaite, et notamment, elle demandera dans les prochains jours et dans les prochaines semaines un rendez-vous au chef de l'État pour évoquer avec lui la situation en Afghanistan. À la fois la situation de ce qu'on nous dit être des réfugiés et à la fois du rôle diplomatique que doit aujourd'hui et du tournant diplomatique que doit aujourd'hui prendre le temps. Donc nous travaillons, nous travaillons beaucoup.

Nous prenons en compte les réalités du pays. Il s'agit juste, j'ai longtemps entendu pendant plusieurs mois, plusieurs semaines, à vous changer de position, vous n'êtes plus totalement francs sur la rupture avec l'euro, sur la rupture avec l'Europe. Il s'agit simplement de rendre politiquement et juridiquement possible le projet national. De ne pas se dire, de ne pas arriver devant les Français, comme peut-être veulent le faire certains candidats en disant c'était mieux avant, la France d'avant était meilleure. celui de 2017.

Mais leur dire ça sera mieux demain d'inscrire la France, d'inscrire le cadre de la nation dans la France du 21e siècle et de répondre aux défis démographiques, aux questions de pouvoir d'achat, à la transition énergétique, à l'intelligence artificielle,

44:02
Présentateur

à tous ces grands défis qui vont être ceux de ma génération. Au cours de la dernière élection présidentielle, il y avait eu une innovation du côté de Marine Le Pen dans l'entre-deux-tours et elle a annoncé un ticket. Elle a présenté Nicolas Dupont-Aignan comme étant son premier ministre en cas d'élection. C'est le cas aux Etats-Unis. On sait qu'aux Etats-Unis, ils élisent un président, un vice-président, enfin une vice-présidente en l'occurrence actuellement. Est-ce que cette idée pourrait à nouveau intervenir ? Est-ce qu'il y a des personnalités politiques que vous avez identifiées qui pourraient faire office de ticket ? Oui, bien sûr, mais c'est encore trop tôt

44:32
Jordan Bardella

pour vous le dire. L'idée pourrait être renouvelée. Mais bien sûr, mais c'est encore trop tôt

44:38
Présentateur

pour le dire. Est-ce que c'est nécessairement avec un autre candidat ou une autre candidate ou est-ce que ça peut être un ticket avant le premier tour ?

44:47
Jordan Bardella

Encore une fois, nous verrons. Enfin, je veux dire, on est au mois de septembre. On est à environ 230 jours du premier tour de l'élection présidentielle. Je pense que ce qui intéresse les Français aujourd'hui, c'est ce que nous avons à proposer pour le pays. C'est ce que nous avons à proposer pour faire en sorte que leur plein de carburant ne leur coûte plus un prix exorbitant. C'est de savoir comment nous allons ramener la sécurité dans des quartiers aujourd'hui qui sont devenus des petites républiques islamiques où les trafiquants de drogue font la loi.

C'est de savoir comment nous allons rétablir l'autorité dans la société, à l'école, l'autorité dans la rue, comment nous allons soutenir nos forces de l'ordre, quels moyens nous allons donner à la justice pour gérer. Justement, à propos de moyens, comment nous allons récupérer notre souveraineté auquel l'Union européenne.

45:23
Locuteur non identifié

Je voulais parler de moyens. Comment est-ce que vous allez financer votre campagne ? On sait que vous avez des idées très importantes. Je crois que vous n'avez pas encore fini de rembourser l'emprunt que vous aviez fait lors de la présidence de la campagne. Comment est-ce que vous allez financer cette campagne présidentielle ? Parce que ça coûte cher.

45:39
Jordan Bardella

Nous la financerons auprès des Français qui nous prêteront, qui, je dirais, s'engageront pour la démocratie. L'une des promesses qui n'a pas été tenue par Emmanuel Macron était la Banque de la Démocratie. Je vous rappelle qu'à la dernière élection présidentielle, Marine Le Pen est la seule candidate, la seule, qui n'a pas reçu de prêts de la part du système bancaire. Posez-vous la question. Pourquoi ? Vous aurez peut-être... La réponse est peut-être que nous sommes quand même assez différents des autres. Je pense que Mme Pécresse ou M. Bertrand n'auront aucun problème pour pouvoir se financer. Comment est-ce que vous allez faire ? Comment allez-vous faire ?

Mais nous ferons ce que nous avons toujours fait. Nous en appellerons aux Français qui contracteront des prêts à la campagne comme nous l'avons fait lors des élections européennes à un taux, je vous rappelle, qui a été un taux peut-être plus important, peut-être dix fois plus important que le livret A. Nous lancerons ce type d'opération parce que nous n'avons pas d'autre choix. Mais voyez, nous nous sommes libres. Nous dépendons de personne. Nous n'avons de compte à rendre à personne. Marine Le Pen est une femme libre. Elle est une candidate libre.

46:33
Locuteur non identifié

Pardon ? C'est un emprunt russe que vous avez contracté. Nous avons contracté un emprunt russe. Oui, auprès de banques russes. Nous avons contracté

46:39
Jordan Bardella

lors des élections régionales de 2015 un prêt à une banque tchéco-russe à un taux qui n'était pas un taux d'ami, un taux de 6%, vous l'admettrez, parce qu'aucune banque française, aucune banque européenne, nous avons publié toutes les lettres de refus, avait accepté de nous prêter. Mais Banco, si une banque française accepte demain matin de nous faire un prêt pour l'élection présidentielle, comme on veut la coutume démocratique.

Je veux dire, on ne demande pas de l'argent pour nous enrichir, on ne demande pas de l'argent on demande simplement le fonctionnement de la démocratie et la possibilité pour une candidate qui est donnée à 45, 46, 47, 48% au second tour de l'élection présidentielle et probablement gagnante avec les marges d'erreur de pouvoir concourir au scrutin majoritaire. Une question perso, le plus perso.

47:22
Invité

Candidate justement et elle se met en retrait du parti. Vous allez prendre les rênes du Rassemblement national mais vous savez comme moi que Marine Le Pen restera dans les parages. Par ailleurs, elle a soigneusement verrouillé l'appareil. À quoi vous allez servir ? Mais où est-ce que vous avez vu ? D'où vous sortez qu'on a soigneusement verrouillé l'appareil ? Il n'y a qu'une seule personne qui décide au Rassemblement national et c'est Marine Le Pen. Ça s'est d'ailleurs encore vu au congrès de Perpignan avec des nominations au bureau exécutif. Mais vous avez suivi attentivement

47:47
Jordan Bardella

le congrès de Perpignan. Tout à fait. Vous avez vu qu'il y a eu un vote de la part des adhérents. Vous avez vu que les membres qui composent le bureau exécutif sont des gens qui ont été extrêmement bien classés. que je ne dois peut-être pas cette présidence par intérim à la volonté de Marine Le Pen mais aussi évidemment en grande partie mais aussi au résultat du vote des adhérents où je suis arrivé en tête. C'est vrai mais

48:12
Invité

encore une fois

48:13
Jordan Bardella

à quoi est-ce que vous allez servir ?

48:14
Invité

Les nominations arbitraires c'est vous

48:15
Jordan Bardella

qui les inventez.

Mon rôle va être mon premier rôle en tout cas va être de préparer l'accession aux responsabilités et de composer la majorité présidentielle parce que si Marine Le Pen est élue présidente de la République il y a des élections législatives dans les cinq semaines qui vont suivre et ces cinq semaines elles vont être cruciales cruciales pour composer la majorité parlementaire la majorité de députés qui va voter pendant cinq ans j'espère de mandat le projet politique de Marine Le Pen et pour cela il faut un parti en ordre de marche il faut un parti en ordre de bataille c'est la situation aujourd'hui du Rassemblement National et en tout cas ma responsabilité sera celle de préparer en tout cas de coordonner la préparation de la future majorité présidentielle et d'être je dirais le premier des soutiens en tant que première force politique de France de la candidature de Marine

48:58
Présentateur

si Marine Le Pen était élue il y aura peut-être une batterie à l'Elysée je vais vous montrer cette photo du point c'est un article qui lui est consacré dans un cadre plus intime nous la voyons donc à un instrument de musique et vous avez évidemment vu cette je ne sais pas si c'est une polémique qui est sur les réseaux sociaux la présence dans la bibliothèque derrière elle d'ouvrages consacrés à Hitler et à Goebbels que vous inspire cette polémique quelle est votre réaction ?

49:19
Jordan Bardella

je m'inspire elle m'inspire en tout cas que votre question et cette polémique n'est pas au niveau de l'émission et de toutes les questions que vous m'avez posées non ça pourrait être une erreur de com parce qu'il n'y a pas de sous-entendu dans cette question et c'est justement pour ça que vous acceptez de venir dans cette émission je me demande s'il n'y a pas un sous-entendu dans cette question elle est claire le fait d'avoir dans sa bibliothèque des bouquins historiques des bouquins sur le jardinage dans une bibliothèque qui est celle d'un ami de Marine Le Pen si cela pose problème ou pose des bouquins sur la période communiste aussi si ça doit vous engager aussi à un certain parti pris alors c'est inquiétant mais je me demande effectivement s'il n'y a pas une question subliminale auquel cas ça m'inquiéterait parce que si votre argument est celui de nous prêter un certain nombre de pensées que les médias ont essayé de nous prêter pendant des années qui n'a jamais fonctionné alors je pense que vous démarrez mal cette saison elle va parfaitement bien

50:10
Présentateur

démarrer cette saison et elle va parfaitement bien se poursuivre merci d'avoir accepté d'être le premier invité de cette émission merci à tous les deux merci le retour tient à la rentrée aussi d'affaires suivantes Philippe Godin Dominique Rizet c'est à vous