Bourdin Direct - Vendredi 5 juin 2020
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 26 %Attaque 34 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:09OuverteRéponse directe
Qu'en pensez-vous de l'affaire des policiers de Rouen renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes ?
- 10:09OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez été victime de contrôle au faciès ?
- 17:56OuverteRéponse directe
Vous êtes auditrice, qu'avez-vous vécu avec votre mari noir contrôlé par les gendarmes ?
- 20:36OuverteRéponse directe
Vous fabriquez des masques, pourquoi n'arrivez-vous plus à les écouler ?
- 36:30OuverteRéponse directe
Pourquoi les masques français ne se vendent-ils pas face à la concurrence asiatique ?
- 39:27OuverteRéponse directe
Le Mercosur est en mauvaise posture, est-ce un signal pour l'agriculture française ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:28InvitéFait
« Très rapidement, on s'est rendu compte qu'il y avait des problèmes majeurs dans ce papier. »
- 1:42InvitéFait
« En Australie, il y avait plus de morts dans l'Arctique qu'il n'y avait eu de morts dans le pays au même moment. »
- 3:04InvitéChiffre
« L'État versera jusqu'à fin février une prime de 8 000 euros pour les apprentis majeurs et de 5 000 euros pour les mineurs. »
- 3:23InvitéChiffre
« Coût pour les finances publiques, plus d'un milliard d'euros. »
- 4:04PrésentateurFait
« Les 4 policiers impliqués dans la mort de George Floyd ont tous été arrêtés. »
- 5:24InvitéFait
« Que ces collègues-là soient traduits devant un conseil de discipline, je ne vois pas ce qu'il y a de dérangeant. »
- 5:34InvitéFait
« Le racisme existe dans la société française. »
- 13:40PrésentateurChiffre
« Des viticulteurs vont être indemnisés à hauteur de 78 euros par hectolitre pour un vin sous appellation et 58 euros par hectolitre pour un vin sans indication géographique. »
- 29:17InvitéChiffre
« Les policiers incriminés risquent une sanction allant jusqu'à la révocation. »
- 30:25PrésentateurChiffre
« 8 000 euros pour les apprentis majeurs, 5 000 euros pour les mineurs. »
- 37:19InvitéChiffre
« On a à peu près 800 000 masques en stock. »
- 41:17InvitéPromesse
« On a besoin d'un plan d'aide et on doit être dans le plan de relance. »
- 41:47PrésentateurPromesse
« Nous ne pouvons pas être oubliés du plan de relance. »
- 41:53PrésentateurFait
« Les Français ont acheté plus de produits français pendant la crise. »
- 43:46PrésentateurFait
« Nos agriculteurs ne gagnaient pas leur vie, ils ont fait faillite en vendant trop peu cher. »
- 52:24InvitéChiffre
« L'État versera jusqu'à fin février une prime de 8 000 euros pour les apprentis majeurs et de 5 000 euros pour les mineurs. »
- 52:41InvitéChiffre
« Coût pour les finances publiques : plus d'un milliard d'euros. »
- 1:01:46PrésentateurChiffre
« Ça fait près de 108 000 décès aux États-Unis depuis le début de la pandémie. »
- 1:01:57PrésentateurChiffre
« Plus de 34 000 morts du coronavirus au Brésil. »
- 1:11:16InvitéFait
« les taux ont beaucoup remonté au mois de mai »
- 1:11:17InvitéChiffre
« en moyenne on a des taux à 1,25% »
- 1:11:32InvitéFait
« le gouvernement avait demandé aux banques de durcir les conditions d'octroi »
- 1:16:45PrésentateurFait
« 3 des 4 auteurs de l'article se rétractent »
- 1:16:56PrésentateurFait
« les données médicales de cette étude ont été récoltées par une start-up américaine »
- 1:17:22PrésentateurFait
« il y a plus de morts dans cet article que dans les pays qui les ont déclarées »
- 1:17:42PrésentateurFait
« la France a décidé d'arrêter les essais cliniques sur l'hydroxychloroquine »
- 1:19:12PrésentateurFait
« des policiers de Rouen vont être renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes »
- 1:25:59PrésentateurFait
« les noirs sont appelés les nègres, les arabes les bougnoules, les juifs des fils de putes »
- 1:42:03PrésentateurFait
« en France les manifestations pourtant interdites à cause de la crise sanitaire se poursuivent contre les violences policières et contre le racisme »
- 1:42:09PrésentateurChiffre
« 2000 personnes à Lille hier soir »
- 1:42:27InvitéChiffre
« 3000 personnes marchant contre les violences policières suite à un appel sur les réseaux sociaux seulement 24 heures avant »
- 1:43:13InvitéFait
« en parallèle d'une affaire malheureusement connue qui est dite Adama Traoré »
- 1:43:34PrésentateurFait
« 3 des 4 auteurs de cette étude controversée ont décidé de se rétracter »
- 1:43:36PrésentateurFait
« la France et l'OMS avaient décidé de suspendre les essais cliniques »
- 1:43:39PrésentateurFait
« l'Organisation Mondiale de la Santé a déjà fait machine arrière »
- 1:45:05PrésentateurFait
« la fermeture de leur usine, la sucrerie de Toury en Nord-et-Loire qui existe depuis 145 ans »
- 1:45:18PrésentateurFait
« pendant tout le confinement les salariés ont travaillé 7 jours sur 7 sans compter leurs heures »
- 1:45:32InvitéChiffre
« après 27 ans dans la sucrerie »
- 1:45:57InvitéFait
« l'usine a continué à produire du surfin, la matière première pour le gel hydroalcoolique »
- 1:46:15InvitéFait
« nous on pouvait faire de l'alcool, on a fabriqué de l'alcool »
- 1:46:25InvitéFait
« on reçoit un papier pour avoir le droit de circuler comme quoi on est ouvrier indispensable mais un ouvrier indispensable il n'est pas dehors 15 jours après »
- 1:46:58PrésentateurFait
« elle a réussi à obtenir un parloir pour voir son neveu »
- 1:47:42PrésentateurFait
« on peut déplorer un seul incident depuis la réouverture des parloirs »
- 1:47:58PrésentateurFait
« Interdit jusqu'ici les enfants des détenus peuvent revenir voir leurs parents depuis le 2 juin »
- 1:48:05PrésentateurFait
« c'est le premier où l'on peut s'éloigner à plus de 100 km de son domicile »
- 1:49:05PrésentateurChiffre
« habituellement le domaine accueille en moyenne 2500 visiteurs par jour »
- 1:49:11InvitéFait
« on n'aura pas les groupes scolaires, les groupes de seniors ni les visiteurs internationaux »
- 1:49:22PrésentateurChiffre
« 35% des visiteurs viennent de l'étranger »
- 1:50:00PrésentateurFait
« elle est iranienne elle participe au débat public qui existe en Iran »
- 1:51:34InvitéFait
« elle avait des interrogatoires difficiles et il lui arrivait aussi de hurler face au hurlement de ses geôliers »
- 1:52:27PrésentateurFait
« elle est toujours en prison »
- 1:52:31PrésentateurChiffre
« elle a observé une longue grève de la faim 49 jours »
- 1:53:13PrésentateurChiffre
« elle a été condamnée à six ans »
- 1:53:23PrésentateurFait
« propagande contre le régime actuel »
- 1:54:00InvitéFait
« c'est une prisonnière académique et pas politique au sens où ce qu'on lui reproche c'est simplement d'avoir fait son travail d'anthropologue »
- 1:56:13InvitéFait
« des environnementalistes qui ont été innocentés par le ministère de l'intérieur par le ministère du renseignement par le ministère de l'écologie mais qui ont été jugés coupables par les gardiens de la révolution et qui ont écopé de peines extrêmement lourdes »
- 1:57:11InvitéFait
« il faut rappeler qu'y compris dans les pays démocratiques comme aux États-Unis il y a des situations et Guantanamo pourrait être discutée ici qui soulèvent beaucoup de questions »
- 2:04:05PrésentateurFait
« ce policier noir qui découvre qu'il est la cible de propos racistes de la part de 6 autres policiers qui échangent des messages dans une discussion WhatsApp »
- 2:04:28PrésentateurFait
« ils affirment qu'ils stockent des armes en vue d'une guerre raciale »
- 2:04:31PrésentateurFait
« les noirs sont appelés les nègres les arabes les bougnos les juifs des fils de putes »
- 2:05:31PrésentateurFait
« le racisme n'est pas compatible avec la république »
- 2:07:17PrésentateurChiffre
« chaque année il y a environ entre 400 et 500 condamnations pour des faits de racisme et d'antisémitisme par les tribunaux en France »
- 2:09:24PrésentateurFait
« la justice parce qu'elle est indépendante a dépaysé le procès puisque les faits sont déroulés dans le Val d'Oise c'est à Paris que l'affaire est traitée »
- 2:10:43PrésentateurFait
« les États-Unis se sont construits sur une histoire qui a été partiellement fondée sur la ségrégation »
- 2:10:12PrésentateurChiffre
« 500 condamnations pour des faits de racisme »
- 2:10:54PrésentateurFait
« La loi doit être la même pour tous, qu'elle protège ou qu'elle punisse »
- 2:16:26PrésentateurChiffre
« 13 500 détenus en moins dans les prisons françaises depuis le début du confinement »
- 2:16:47PrésentateurChiffre
« Taux d'occupation des prisons aujourd'hui : 96% »
Temps de parole
- Présentateur83 %
- Invité5 %
- Invité 23 %
- Invité 33 %
- Présentateur 23 %
≈ 1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vendredi 5 juin, l'info sur ANC. Il est 6h, Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Fin de partie pour l'étude controversée sur l'hydroxychloroquine. Trois des quatre auteurs de cette enquête publiée dans The Lancet demandent la rétractation de l'article. Explication dès le début de ce journal. Cérémonie d'hommage à George Floyd, très émouvant. Hier soir à Minneapolis, 8 minutes 46 secondes de silence observé, le temps qu'a duré son interpellation mortelle. Nègres, singes, fils de juifs, des policiers de Rouen, renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes et antisémites, échangés en privé sur la messagerie.
Whatsapp RMC, il est 6h, bienvenue à tous. Nous ne pouvons plus nous porter garant de la véracité des sources des données. Voilà ce qu'ont écrit trois des quatre auteurs qui avaient signé une étude parue dans The Lancet. Cette étude qui a eu un retentissement mondial du jour au lendemain. L'OMS a même décidé l'arrêt du plus grand essai clinique sur l'impact de l'hydroxychloroquine sur le Covid-19. En fait, une start-up américaine est soupçonnée d'avoir fourni des données entièrement falsifiées à plusieurs équipes. Paul Barcelone. Des données médicales récoltées par une entreprise américaine, Surgisphère, qui appartient au quatrième auteur de l'étude.
Pour les trois autres, impossible de les analyser de manière indépendante. Ils ont donc préféré se rétracter. Une décision que salue Yanis Roussel, le porte-parole de l'IHU de Marseille, où exerce le professeur Raoult. Très rapidement, on s'est rendu compte qu'il y avait des problèmes majeurs dans ce papier. D'abord, le fait que les données n'étaient pas traçables. Il n'était pas possible de savoir de quels hôpitaux elles venaient. On ne pouvait même pas savoir de quel pays elles venaient. Et ensuite, on s'est rendu compte qu'il y avait des incohérences. Par exemple, en Australie, il y avait plus de morts dans l'Arctique qu'il n'y avait eu de morts dans le pays au même moment.
Pour Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital de Garches, cette étude n'a de fait plus aucune valeur scientifique. C'est un véritable fiasco parce que ça met à mal, à mon avis, la communauté scientifique au sens large. Et ça rend d'autant plus compliquées les choses parce qu'on va voir un certain nombre de malades qui ne vont plus vouloir rentrer dans ces études. Les auteurs de l'étude présentent leurs excuses aux lecteurs du Lancet après avoir suspendu ses essais sur l'hydroxychloroquine au lendemain de la publication de l'étude. L'OMS a annoncé leur reprise mercredi. En France, l'épidémie de coronavirus a entraîné 44 nouveaux décès dans les hôpitaux en France.
Le conseil scientifique chargé de guider les pouvoirs publics dans la gestion de la crise recommande de se préparer à 4 scénarios probables allant d'une épidémie sous contrôle à une dégradation critique. Edouard Philippe et Emmanuel Macron ont reçu hier à l'Elysée pendant presque 4 heures les partenaires sociaux. La mobilisation générale pour l'emploi a sonné. Un chantier titanesque pour éviter une vague de licenciements. Syndicats et patronats vont travailler avec le gouvernement pour revoir la réforme de l'assurance chômage. Et il y a urgence aussi pour sauver l'emploi des jeunes. Près de 800 000 arrivent cette année sur le marché du travail. Un plan sera présenté le mois prochain.
Des annonces ont déjà été faites. Victor Joannin.
Éviter à tout prix que les embauches d'apprentis dégringolent à la rentrée, c'est l'objectif de ce plan d'urgence. Ainsi, l'État versera jusqu'à fin février une prime de 8 000 euros pour les apprentis majeurs et de 5 000 euros pour les mineurs. Cette aide est aujourd'hui de 4 125 euros et elle est réservée aux TPE et aux PME. Elle sera ouverte à toutes les entreprises, même pour les apprentis en licence professionnelle. Coût pour les finances publiques, plus d'un milliard d'euros. Le gouvernement s'engage aussi à ce que chaque apprenti reçoive au moins une offre d'embauche. Et si ça ne suffit pas, ils auront 6 mois pour se trouver une entreprise contre seulement 3 mois aujourd'hui.
Enfin, ils se verront offrir un ordinateur portable pour suivre les formations à distance. Une mesure pour rendre la filière plus attractive, selon le ministère du Travail.
Alors que des manifestations se poursuivent partout dans le monde pour dénoncer les violences policières, le racisme, la cérémonie d'hommage à George Floyd s'est déroulée hier à Minneapolis, dans la ville où a été tué l'afro-américain de 46 ans. Cédric Fech, vous êtes le correspondant de la RMC aux Etats-Unis. Cédric Lommage a démarré avec un geste très fort et symbolique. Ça y est, les 4 policiers impliqués dans la mort de George Floyd ont tous été arrêtés. Les 3 derniers policiers ont été arrêtés hier et inculpés pour complicité d'homicide. Ce sont les 3 collègues du premier policier arrêté vendredi dernier, 4 jours après les faits. Celui qui avait maintenu son genou sur le cou de...
Vous voyez, vous venez de voir que c'était donc pas le bon sujet. Le bon sujet ? Oui, ça arrive. Un petit problème technique. Je vous disais donc qu'il y a eu beaucoup d'émotions lors de cet hommage à George Floyd hier soir à Minneapolis. Pendant ce temps-là, une barrière, une sorte de mur métallique a été installé tout autour de la Maison Blanche. En Autriche, au moins 50 000 personnes, des jeunes en majorité, ont manifesté à Vienne. Mobilisation également à Lille lors d'une manifestation non déclarée. Au moins 2 000 participants, des heures, ont éclaté vers 20h30. Les forces de l'ordre faisant usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.
C'est dans ce contexte que l'on a appris hier que 4 policiers de Rouen avaient été renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes. Les fonctionnaires ont été mis en cause en décembre 2019 par un de leurs collègues noirs. Il a découvert un groupe de messages audio sur WhatsApp avec des propos racistes, sexistes, antisémites, nègres, bougnoules, fils de juifs. Voilà ce qu'il a pu entendre. Grégory Joron, secrétaire général délégué unité SGPF Police, dénonce le racisme de quelques individus. Que ces collègues-là soient traduits devant un conseil de discipline, je ne vois pas ce qu'il y a de dérangeant.
Il n'y a rien de plus normal et c'est heureux pour l'institution que ça fonctionne comme ça. Le racisme existe dans la société française. Après, je ne pense pas que la société française soit raciste, pas plus que la police ne l'est. C'est aussi une généralité qui est dangereuse et qu'il faut aussi, à mon avis, combattre tout comme le raciste. Moi, je les amalgame quel que soit le côté, j'ai horreur de ça. Voilà, donc c'est faux d'affirmer que la police est raciste. Voilà, et nous reviendrons sur le sujet juste après votre journal, Céline. Nous parlerons aussi de ce policier qui a été insulté lors de la manifestation mardi soir de soutien à Dama Traoré.
Insulté par une manifestante parce qu'il est noir, ce policier. Il a été traité de traître, tout simplement. Et il a porté plainte. Et il a porté plainte. Dans l'actualité également, deux policiers ont utilisé leur arme près du siège de la République en marche. Hier, ils voulaient stopper un automobiliste qui a refusé d'obtempérer, qui aurait foncé sur un fonctionnaire. L'homme a été interpellé. Il y aura sans doute du monde sur la route ce week-end. C'est le premier où l'on peut s'éloigner à plus de 100 kilomètres de son domicile.
L'occasion de retourner voir ses proches et pourquoi pas aussi de visiter l'un des premiers monuments historiques à rouvrir, le domaine de Chambord, Romain Poiseau. Archiviste, conservateur, guide, tout le monde s'y met pour nettoyer le château avant l'ouverture.
Pour l'occasion, c'est le ménage.
Aspirateur à la main, Virginie est chargée de recherche au service de la conservation.
Chauves-souris, des oiseaux se sont laissés aussi enfermés dans le château, donc ils ont fait pas mal de dégâts. Oui, on sent que le château a vraiment vécu sans nous. Alors, voir les chauves-souris, place aux touristes. Le gel hydroalcoolique bien installé.
Guillaume Trouvé, directeur des bâtiments et jardins, contrôle le dispositif sanitaire mis en place avant l'ouverture.
On a fait un parcours fléché à l'intérieur du château.
Mais que les visiteurs se rassurent, le château a été conçu à la Renaissance pour éviter la propagation des virus.
Déjà sous François 1er, ils avaient peur des épidémies. C'est pour ça qu'on a un espace qui est très aéré naturellement et les couloirs sont très larges. L'escalier à double révolution, on monte par un sens et on descend par le sens sans jamais se croiser.
Habituellement, le domaine accueille en moyenne 2500 visiteurs par jour. Mais le directeur général, Jean Dossonville, ne se fait pas d'illusions.
On n'aura pas les groupes scolaires, les groupes de seniors, ni les visiteurs internationaux. On s'attend à faire un petit mois, ce qui en même temps, sur le plan sanitaire, règle beaucoup de problèmes parce que ça règle les problèmes de jauges.
Il attend avec impatience la réouverture des frontières européennes. À Chambord, 35% des visiteurs viennent de l'étranger. Et puis je termine avec une des infos de la nuit. Le chef de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido, le grand rival de Nicolas Maduro, se trouve dans l'ambassade de France à Caracas. C'est ce qu'affirme en tout cas le ministre des Affaires étrangères du pays. Merci Céline, on vous retrouve tout à l'heure pour toutes les informations évidemment. Il est 6h08, vous êtes avec nous. Je voudrais revenir sur ce qui s'est passé à Rouen.
Avec vous, Quentin Vinet, des policiers de Rouen ont donc été renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes à l'encontre notamment d'un de leurs collègues, un policier noir. Oui, c'est en décembre, en décembre dernier, qu'Alex, ce policier noir, découvre en voyant le téléphone d'un de ses collègues qu'il est la cible de propos racistes de la part de 6 autres policiers. 6 collègues donc qui échangent des messages dans une discussion WhatsApp. Et dans ces messages, les 6 policiers en question déversent leur haine selon Mediapart et Arte Radio qui ont pu lire et retranscrire ces messages qu'on va écouter. Bien, on ne les a pas pour l'instant.
Alors, dans ces messages, les policiers affirment qu'ils stockent des armes en vue d'une guerre raciste. Les Noirs sont appelés, je cite, les nègres. Les Arabes sont appelés les bougnoules. Les Juifs, des fils de putes qui dirigent le pays avec des gauchistes. Une femme soupçonnée de fréquenter Alex, le policier noir, est qualifiée, je cite encore, de putes à nègres. Alex est parfois directement visé. Il y a au moins 180 pages de messages avec ce genre de propos pour les seuls mois de novembre et de décembre, toujours l'année dernière, 2019. Le policier visé décide donc de prévenir sa hiérarchie. Une enquête préliminaire a été ouverte. La police des polices est saisie le mois d'après.
Donc, on est en janvier de cette année. Les 6 agents incriminés sont renvoyés devant un conseil de discipline. C'est ce qu'assure la direction de la police. La sanction peut aller jusqu'à la révocation. Mais en attendant, ces policiers exercent toujours, selon Mediapart, pas à Rouen, mais dans d'autres villes. Ils exercent toujours ? Ils sont encore en activité ? Ils n'ont pas été suspendus ? Ils attendent leurs sanctions ? Eh bien, nous en parlerons tout à l'heure. Le contrôle au faciès. Est-ce que vous avez été victime de contrôle au faciès ? Et surtout, est-ce que vous avez été contrôlé par la police ou la gendarmerie ? Appelez-nous, 3216 rmc.fr.
Le défenseur des droits propose une traçabilité des contrôles d'identité. Je ne sais pas ce que vous en pensez. Là encore, j'en parlerai à mon invité à 8h35, Nicole Belloubet, la garde des Sceaux. Ali est avec nous dans le Val-d'Oise, à Goussinville. Bonjour Ali. Bonjour Jean-Denis. Bonjour. Vous êtes contrôlé, vous avez été contrôlé par la police déjà, Ali ? Oui, plusieurs fois, mais plutôt dans ma jeunesse. Aujourd'hui, j'ai 39 ans et c'était plutôt quand j'étais plus jeune, effectivement. Quand vous étiez plus jeune. Contrôlé, pourquoi ? Remarquez, il est logique que la police aussi fasse un boulot, Ali. Oui, tout à fait.
C'était des contrôles plus ou moins justifiés parce que j'ai grandi dans un environnement, plutôt un quartier sensible où forcément on commettait quelques délits. Donc la police nous contrôlait et l'anédole que j'ai, moi Jean-Jacques, c'est que dans mon message que j'ai envoyé ce matin, je disais que tous les policiers n'étaient pas racistes. Et c'est ce qui se dit sur votre antenne depuis ce matin quand on écoute tous les témoignages. Et effectivement, moi j'ai une anecdote où je suis arrêté, donc on me regarde la vue et on me pose une question. Je commence ma réponse par je pense. Et là, un des policiers me dit mais depuis quand les Arabes pensent ?
Et j'ai senti quand même, alors j'étais choqué par la réponse, que j'ai senti un malaise auprès de tous ses collègues. Donc lui a tenu un propos raciste, mais les autres, c'est comme s'il y avait un sentiment de malaise. Et c'est un peu ce que je pointe, moi, c'est qu'ils ne sont pas tous racistes, mais il y a une petite solidarité. Alors solidarité n'est pas le terme, Jean-Jacques, mais on sent qu'il n'y a personne qui s'est élevé contre ce propos à ce moment-là. Donc moi je m'attendais à ce que quelqu'un dise, attends, il ne faut pas dire ce genre de choses, mais voilà, c'est compliqué pour eux aussi de s'élever contre leur propre collègue.
Je comprends très très bien, c'est très intéressant ce que vous dites. Et c'est, voilà, c'est, je rejoins surtout ce qu'a dit Mathieu tout à l'heure sur la sensibilisation dans les écoles de police. Ça c'est vraiment une idée intéressante. Et ce qu'on constate quand on grandit en Bois-Lieu, c'est que beaucoup de policiers sont un peu balancés dans les quartiers sensibles sans avoir une connaissance de ces quartiers, en venant de province ou dans des endroits où il n'y a pas ces environnements multiculturels. Et donc ils arrivent là, ils sont confrontés à ça.
Et il faudrait peut-être plus les fournir à l'école de police et peut-être même, j'irai plus loin, mettre des policiers qui ont grandi dans ces environnements directement dans ces lieux-là en fait. Oui, c'est Stéphanie, une auditrice qu'on a eue vers 5h20 sur la RAC qui proposait ça. A juste raison. A juste raison, qui disait que pour elle, c'était une des solutions. Une bonne idée. Une bonne idée. Mais à lui, c'est très intéressant. Votre anecdote était très très intéressante parce qu'un policier, en vous contrôlant, a eu un propos raciste. Les autres ne partageaient pas ce propos.
Évidemment, les autres policiers, ils étaient mal à l'aise mais ils n'ont pas osé interpeller celui qui vous a tenu ces propos racistes. Tout à fait. C'est conférencible aussi Jean-Jacques. Ils travaillent tous les jours ensemble. Mais évidemment. Non mais je comprends. Non mais je comprends. Et puis, je ne vois pas pourquoi la police serait plus raciste que l'ensemble de la population. Tout à fait. Tout à fait exactement. Mais, mais, mais, les propos racistes existent dans la population et ils existent dans la police. De la même manière. Évidemment, de la même manière. Il est 6h13. Merci beaucoup Ali. Merci d'être avec nous. Vous continuez à parler. Vous continuez à appeler 3216RMC.fr.
Je change totalement, mais alors totalement, de sujet. On a beaucoup parlé du gel hydroalcoolique et on en parle encore à l'occasion de la crise sanitaire. Eh bien, une mesure exceptionnelle a été permise par Bruxelles et financée sur fonds publics européens. Des viticulteurs vont être indemnisés à hauteur de 78 euros par hectolitre pour un vin sous appellation et 58 euros par hectolitre pour un vin sans indication géographique. Pour faire quoi ? Eh bien, pour transformer le vin en bioéthanol ou en gel hydroalcoolique. Oui, du vin transformé en gel hydroalcoolique. Cela va permettre de sauver certaines exploitations. Le reportage de Martin Bourdin.
C'est la mort dans l'âme que Roland Coustal va commencer à distiller une partie de son vin ce matin. Quand la seule façon de vider notre cave, c'est de l'amener à la chaudière et de le distiller. Pour en faire du gel hydroalcoolique, effectivement, c'est compliqué quand même. Ce vigneron du Minervois, dans le département de l'Aude, va distiller 300 hectolitres de vin, soit à peu près 400 000 bouteilles, 40% de sa production de l'automne dernier. Même après le déconfinement, il n'y a toujours aucune offre. C'est un vin que je ne peux pas stocker parce que, un, il va se détériorer qualitativement et, de deux, après, on va avoir la récolte 2020.
Donc, si je ne vis pas les culs, ça veut dire que je ne suis même pas en capacité de rentrer 40% de ma récolte. Alors, la distillation est la meilleure solution. Ça devrait lui permettre de récupérer plus de 23 000 euros et de limiter les pertes, en tout cas, sur ce vin d'indications géographiques protégées de départements. Les GPD départements, en termes de cours et de prix à la distillation, c'est identique. Plus à l'ouest, dans le Bordelais, on espère distiller au moins 500 000 hectolitres dans les prochaines semaines. Cédric Couvry, le président de la Fédération des Vignerons Indépendants de Gironde, y voit même une opportunité économique.
On a eu un vent en poupe où on a très bien vendu et donc, on a augmenté nos prix, on a augmenté nos rendements, donc, avec des produits qualitatifs et des produits un peu moins bons. Ce sont ces produits un peu moins bons qu'on a décidé d'envoyer à la distillation. Au moins, on a saigné les marchés et on trouvera des marchés où peut-être qu'on pourra remonter les prix et avoir un prix cohérent avec la qualité. Mais d'autres viticulteurs s'inquiètent de ce système. En Vallée du Rhône, par exemple, pas question de recourir à la distillation. L'indemnisation est trop faible selon l'organisation interprofessionnelle InterRhône, compte tenu de la qualité de la récolte 2019.
Bien, merci d'être avec nous. 3216, allez-y, vous appelez. Vous savez que tous les matins, je vous offre un cadeau sur RMC, RMC Découverte. Un an de cours, 500 euros tous les mois pendant un an. Ça représente 6 000 euros, la valeur totale. Pour cela, et pour gagner, vous répondez à une question tous les jours que je vous pose jusqu'au 12 juin. Le Premier ministre est Édouard Philippe ou François Bayrou. Un, Édouard Philippe, deux, François Bayrou. Ce n'est pas très compliqué. C'est aujourd'hui. Ah bon, c'est aujourd'hui, oui, c'est spécial. Vous avez la bonne réponse à la renvoyer. Un pour Édouard Philippe et deux pour François Bayrou par SMS au 732.
Et parmi toutes les bonnes réponses depuis le début de ce jeu, tirage au sort. Et vendredi 12, nous aurons la gagnante ou le gagnant. 6 000 euros à gagner, c'est bien. 6 000 euros, c'est même beaucoup. Il est 6h16, vous êtes sur RMC. On va faire un peu de pub. Ensuite, nous allons écouter Virginie et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'autres témoignages. Charles Magnin, vous l'avez entendu. Et là, évidemment, nous en rejoint. Mathieu Rouault, toute l'équipe est là pour vous. A tout de suite. C'est un plaisir de vous savoir là. RMC, vos manières. Oui, beaucoup de témoignages. Celui de Booba. Depuis que je vis à la campagne, je me fais contrôler à peu près une fois par an.
Avant, en banlieue, c'était trois fois par jour. Bertrand nous dit que son beau-frère est chef d'entreprise dans le BTP. Il s'est fait contrôler il y a quelque temps. Les policiers l'arrêtent et lui disent, viens là Mamadou. Alors qu'il s'appelle Sylvain et qu'il n'a jamais eu aucun souci avec la justice. Brahim, lui aussi, est chef d'entreprise. Je travaille de nuit. Je me fais souvent contrôler par la même patrouille de police. Un jour, on m'a dit qu'un arabe, ça ne doit pas se balader avec de l'argent sur lui. Oui, il y a du racisme, clairement, dans la police. Racisme systémique, écrit Nico. Albert répond, pourquoi faire une généralité ?
Il y a des racistes, oui, mais malheureusement, pas plus que dans le reste de la population. Accuser la police d'être raciste, c'est exactement la même chose que raconter que tous les Maghrébins sont des dealers ou les Roms des voleurs, écrit William. Daniel est policier et nous dit policier absolument pas raciste. On constate que la moindre intervention, c'est prétexte maintenant de l'accusation de racisme. Vous continuez, vous témoignez, 3216RMC.fr et le Facebook Bourdin Direct ce matin.
RMC, au 3216, 45 centimes la minute. RMC, 6h09h, Bourdin Direct.
Il est 6h21, on va prendre le témoignage de Virginie qui est à Chartres en Nord et Loire. Bonjour Virginie. Bonjour Monsieur. Bonjour Virginie, ça me fait plaisir de vous savoir là. Vous êtes auditrice, téléspectatrice depuis longtemps ? Auditrice. Auditrice d'RMC.
Depuis peu, depuis peu. Depuis peu. Ça fait même pas un an.
Ça fait même pas un an. Eh bien on vous salue et on vous accueille Virginie. Alors, votre mari est noir. Vous vivez à Chartres. Et malheur pour votre mari, il roule dans une berline.
Oui, une C5. Une C5.
Ah, vous savez quand on roule dans une berline, on est montré du doigt. Une C5. C'est ça exactement. Une C5.
Mais en fait, c'est pas les policiers, c'est les gendarmes.
Ah, qu'est-ce qu'ils font les gendarmes ?
Bah du coup, il est au contrôle, au contrôle du véhicule, etc. Et bah, il tourne autour de sa voiture en parlant avec les collègues. Oui. Et en disant, bah, elle est belle sa voiture et tout, en plus, exclusive. Bah, même moi, je peux même pas l'acheter, quoi. Je sais pas, enfin, des propos comme ça, c'est incroyable quand même. Quand je sais pas. Et après, ils viennent parler à mon mari. Bah, qu'est-ce que vous faites dans la vie ? Est-ce que vous pouvez me prouver que vous travaillez ? Vous avez une fille, je paye, vous avez le...
Tout ça parce qu'il est noir. Tout ça parce qu'il est noir.
On suppose, on suppose. On suppose.
Je peux vous dire que c'est parce qu'il est noir, Virginie.
D'accord, ok. On est d'accord. Oui, oui, oui. On est d'accord. On est d'accord. Parce qu'un Caucasien, je pense pas qu'on va lui demander tout ça. Alors, mon homme, il doit peut-être se promener avec ses filles, je paye. Et M. Bourdin, on a eu la voiture avec un crédit. Enfin, je sais pas. Il peut tout avoir avec un crédit. Donc, on n'a pas volé l'argent.
Vous êtes deux à travailler. Vous, vous êtes factrice. Et lui, il bosse. Et puis, vous vous êtes acheté une voiture. Bah, oui. Le problème, c'est que votre mari est noir. Et au volant d'une berline, un noir, évidemment. Et tout à coup, allez, hop.
Oui, c'est ça, exactement. Et donc, pour une autre affaire, mon mari est allé à la gendarmerie. Oui. Et il a posé la question au gendarme. Est-ce que c'est normal qu'on pose toute sa question ? Et le gendarme lui dit non et tout. Et puis, même, ça fait quoi ? Qu'est-ce que ça fait si vous avez une grosse voiture, etc. Et il a dit de prendre le matricule à chaque fois de la personne et de faire remonter. Mais bon, le mari n'a pas le fait à faire.
Enfin, voilà. Évidemment. Merci pour le témoignage, Virginie, dans tous les cas. A bientôt. Merci. Et à bientôt. Et merci d'être là. Nouvelle auditrice. Il est 6h23. Nous partons pour la région Rhône-Alpes avec Hervé Thiberguien, qui est le PDG d'Alpex Protection. Bonjour. Bonjour. Oui, vous fabriquez des masques, entre autres. Parce qu'en fait, vous fabriquez des textiles techniques à Saint-Chamond, dans la Loire. C'est bien ça, Hervé Thiberguien. C'est bien ça. Et vous fabriquez des masques, notamment des masques en tissu. Et vous n'arrivez plus à les écouler ?
Alors, plus exactement, Alpex Protection, la société que j'ai créée et que je dirige, fabrique effectivement des complexes pour faire des masques. Nous ne sommes pas confectionneurs de masques. Nous fournissons les confectionneurs de masques. Et il se trouve qu'après, à la demande de l'État, toute notre profession s'est mobilisée pour produire des masques réutilisables, compte tenu de la pénurie des masques jetables au début du mois de mars. Et il y a eu vraiment une grande mobilisation. Hervé Thiberguien, je vais vous arrêter parce que techniquement, ce n'est pas bon. Encore une fois, Skype, on va bannir Skype de notre matinale. Je l'ai tous les matins, le problème.
Donc, je ne veux plus de Skype. On élimine Skype. Et je vais vous appeler, Hervé Thiberguien, après le journal de 6h30, pour être au téléphone. Ça sera beaucoup mieux et plus précis. Bien, il est quelle heure ? Il faut prendre des décisions. Il est 6h25, vous êtes chez RMC. Et nous sommes avec Charles Magnin. Tous les matins, 3 histoires, 3 images, mon cher Charles. Et on commence évidemment aux États-Unis. Émotions hier soir à Minneapolis. Premier hommage public à George Floyd. Une image a marqué les esprits cette nuit. Celle du maire blanc de la ville, à genoux et en larmes devant le cercueil de George Floyd. Et puis ailleurs dans le pays, les manifestations se poursuivent.
Le plus souvent pacifiquement, voire même de manière fraternelle. Regardez cette image à Lincoln, dans le Nebraska. Policiers et manifestants ont improvisé une danse, une chorégraphie. Tous ensemble, mélangés. Et écoutez. Des policiers et des manifestants qui dansent côte à côte. C'est formidable, ça. Formidable. Il y a aussi de belles images en ce moment aux États-Unis. Dis-moi, mais les policiers dansent bien, Lincoln, dans le Nebraska. Les manifestants aussi, mais les manifestants. Mais l'image est belle. D'accord, mais enfin les policiers, je suis impressionné quand même. C'est vrai, c'est vrai. Impressionné.
Bon, ces manifestations aux États-Unis ont provoqué une vague d'indignation dans le monde. Oui, on a vu des cortèges, des manifestations partout. Suède, Grèce, Pays-Bas, Allemagne, Argentine, Nouvelle-Zélande. Avec toujours les mêmes slogans. Black Lives Matter. Des manifestants souvent qui posent le genou à terre. En Angleterre, alors que les manifestations sont officiellement interdites pour cause de confinement. Plusieurs milliers de personnes ont défilé et se sont rassemblées ces derniers jours. Un discours a marqué les esprits, celui de John Boyega, jeune acteur noir britannique, devenu star depuis qu'il incarne un des personnages principaux de la nouvelle trilogie Star Wars.
Une figure montante d'Hollywood qui a tenu à prendre la parole au cœur d'un rassemblement à Londres.
Les vies noires ont toujours compté, nous avons toujours été importants, nous avons toujours représenté quelque chose. Et maintenant il est temps, je ne vais plus attendre. Je vous parle du fond de mon cœur et je ne sais pas si j'aurai encore une carrière après ça. Certains d'entre vous sont artistes, banquiers ou avocats, d'autres possèdent un commerce. Vous êtes importants. Nous pouvons tous nous rassembler pour faire de ce monde un monde meilleur.
Je ne sais pas si j'aurai encore une carrière après ça, s'inquiète John Boyega. Il a sûrement été rassuré par les tweets des producteurs de Star Wars hier qui lui ont apporté tout leur soutien. Finissons avec une nouvelle idée insolite autour du déconfinement Charles. Et c'est toujours Jean-Jacques dans le monde du foot qu'on est le plus créatif. Après les cinq changements par match, l'interdiction des célébrations, l'interdiction des crachats, les supporters en carton, les faux chants diffusés dans les enceintes. Voici la nouvelle idée venue d'Allemagne, jouer avec des caddies. Ça se passe dans le foot amateur allemand.
Deux équipes se sont affrontées lors d'un match durant lequel chaque joueur devait pousser devant lui un caddie de supermarché, ce qui permet de garder une certaine distance avec les autres joueurs. Interdiction de lâcher son caddie pendant tout le match. Seul l'arbitre n'en avait pas, mais il avait un club de golf à la main, au cas où un joueur s'approche un peu trop. Score finale 2-2. Visiblement, ils se sont bien amusés, même si sur les phases de corner ou de coufran, on se serait cru à la caisse d'un hypermarché le week-end. Ils étaient collés les uns aux autres avec leur caddie de supermarché. Voilà comment on va reprendre la Ligue 1.
Il y a peut-être un argument de plus pour Jean-Michel Olaz, en tout cas. Il faut qu'on trouve quelques caddies, nous animes. On n'a pas de caddies, là, dans l'urgence, pour reprendre l'entraînement. Il est... c'est bientôt, la reprise de l'entraînement. Il est 6h28, la machine à café, 32-16. La touche 5 pour la gagner. Allez, Quentin Vinet. Et le mot matin par SMS au 7-32-16. Bien, à tout à l'heure, le gagnant ou la gagnante. Et Mathieu Roux. À suivre. Dans Bourdain Direct, elle a beaucoup discuté avec Emmanuel Macron. Et elle réclame un plan de relance pour garantir la souveraineté alimentaire de la France.
Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, avec nous, juste après le journal de 6h30 sur RFC. Et Géraldine Demoury avec nous tout de suite pour le temps. Géraldine.
On est passé d'un coup de l'été à l'automne. Ça y est, avec un temps qui va être très gris aujourd'hui. Des averses, surtout cet après-midi. On aura parfois des pluies soutenues, notamment vers le Grand Est. Soleil quand même près de la Méditerranée, mais avec du vent. Et puis ces températures qui ont vraiment dégringolé hier, cet après-midi. Il fera souvent 15 à 20 degrés. On aura 16 à Lille, 18 à Paris, 19 à Bordeaux ou Lyon. Jusqu'à 24 pour Marseille, Nice ou Bastia.
La météo avec. Toujours là pour entretenir les véhicules des pros. Plus de 400 centres et 800 ateliers mobiles au service de votre sécurité. Il est presque 6h30, Anne-Sophie Belviere est là. Pour les dernières informations, Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. 8 minutes 46 de silence. Le maire de la ville en larmes. Hommage poignant à George Floyd hier à Minneapolis. Des centaines de personnes étaient là. Les manifestations se poursuivent un peu partout aux Etats-Unis. Bounioul, nègre, fils de juif. Des policiers de Rouen mis en cause pour des propos racistes. Ils sont renvoyés en conseil de discipline. L'affaire a démarré en décembre dernier.
Et puis des mesures d'aide pour tenter de sauver l'emploi en France. L'Etat va verser de l'argent aux entreprises qui recruteront un apprenti. Les futurs bénéficiaires sont réservés. RMC 6h31. C'est l'une des images fortes de la cérémonie d'hommage à George Floyd hier soir à Minneapolis. Le maire de la ville à genoux et en pleurs devant le cercueil de la victime. Proches, responsables religieux ou politiques, célébrités. Des centaines de personnes étaient rassemblées à l'université chrétienne nord-centrale. Fanny Cousin.
Décoriste, un cercueil doré, des bouquets de fleurs. Toute la famille de George Floyd sur l'estrade pour raconter qui il était, son frère Philonis Floyd. George, tout le monde l'appelait Big George, Big Floyd. C'est fou de voir tant de monde venu voir mon fer. Un hommage emprunt de tristesse mais aussi d'espoir. Sous les applaudissements, l'avocat de la famille, Benjamin Crump, a pris la parole. Ce n'est pas la pandémie de coronavirus qui a tué George Floyd. C'est la pandémie beaucoup trop familière aux Etats-Unis du racisme et de la discrimination. Un discours également politique avec l'oraison funèbre prononcé par le révérend Al Sharpton, figure du mouvement de défense des droits civiques.
Il est temps de brandir l'arme de la justice. Nous continuerons jusqu'à ce qu'on change le système de justice dans son ensemble. Un éloge funèbre poignant conclut avec un long silence. 8 minutes 46 de silence en mémoire de George Floyd.
Il y a toujours des manifestations aux Etats-Unis, la plupart pacifiques. Des milliers de personnes ont défilé ces dernières heures à New York, Washington, Seattle ou encore à Los Angeles. Rassemblement aussi en France, au moins 2000 personnes à Lille. Des heures ont éclaté vers 20h30. Dans ce contexte, on apprend que des policiers de Rouen vont être renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes échangés sur WhatsApp. Des mots comme « bougnoul », « nègre », « fils de juif » ont été utilisés sur le groupe de conversation privée. Mediapart et Arte Radio ont diffusé des extraits. L'affaire remonte à la fin 2019. Benoît Ballet.
En décembre dernier, un policier noir découvre qu'il est la cible de propos racistes de la part de six de ses collègues rouennais. Il signale ces faits à sa hiérarchie.
Une enquête préliminaire est ouverte. C'est la police des polices saisie du chef de diverses infractions, notamment provocations non publiques à la discrimination. Selon le directeur général de la police nationale, le renvoi de ses fonctionnaires devant le conseil de discipline est acté. Les policiers incriminés risquent une sanction allant jusqu'à la révocation. Aujourd'hui, ces agents exercent encore, mais dans d'autres services, selon Mediapart. La police en France n'est pas raciste, a commenté le directeur général de la police nationale hier soir.
Mais elle souffre de ces comportements qui ne correspondent tant rien aux valeurs républicaines qu'elle défend. Leur signature n'apparaît plus en bas de l'article de The Lancet. Trois des quatre auteurs de l'étude controversée sur l'hydroxychloroquine se rétractent. Ils ont des doutes sur les données utilisées et récoltées par une start-up américaine, l'entreprise Surgisphère. On y revient dans le journal de 7 heures sur RMC. Notez que selon un dernier bilan de l'épidémie en France, 44 morts de plus ont été enregistrées en 24 heures. La situation continue de s'améliorer dans les services de réanimation.
Ça s'est décidé hier à l'Elysée lors de la réunion avec les partenaires sociaux sur la crise économique. Si vous êtes chef d'entreprise et que vous recrutez un apprenti entre le 1er juillet et fin février, l'État vous versera une prime. 8 000 euros pour les apprentis majeurs, 5 000 euros pour les mineurs. Une aide à l'embauche qui laisse sceptique Eric Larigaldi à la tête d'une société de plomberie en Charente-Maritime.
C'est une aide de plus qui est toujours bonne à prendre. Mais dans mon cas, je ne suis pas absolument certain qu'elle va permettre de faire peser la balance du côté de l'embauche de l'apprenti que j'avais sélectionné. Parce que le reste à charge va rester encore important. Dans le bâtiment, les apprentis sont payés plus cher qu'ailleurs. Nous, la première année, un apprenti coûte 7 392 euros quand il est mineur. L'aide est de 5 000 euros. Donc l'opération est loin d'être nulle. Et on ne peut pas diriger une petite entreprise avec autant d'incertitudes. C'est trop risqué. Déjà qu'on n'arrive pas à se verser des salaires mirobolants, je ne pourrais pas embaucher.
Trouver des solutions pour éviter les faillites et les licenciements, l'enjeu est bien sûr immense pour le gouvernement. Il va forcément y avoir de gros dégâts à cause de la crise sanitaire. Et c'est déjà bien visible. Illustration en heure et loire à la sucrerie de Toury. Après 145 ans d'existence, le site doit fermer ses portes. Romain Cluzel, Florian Chevalet. Une usine au ralenti. Seulement 60 employés présents contre 128 en janvier.
Après 27 ans dans la sucrerie, Frédéric Robiffet n'accepte pas la fermeture prochaine de l'entreprise. Ça me donne envie de chialer parce que j'ai passé plus de la moitié de ma vie ici. Il y a eu une transmission du savoir, il y a eu une transmission du métier, l'amour de notre métier. Quand on voit à quoi ça en est réduit aujourd'hui et comment ça va finir, c'est de la tristesse et de la colère.
Depuis un an, ce représentant CGT se bat avec ses collègues pour sauver des emplois. Parmi eux, Kevin. Il a écrit une lettre au président de la République en avril.
En pleine crise du Covid, l'usine a continué à produire du surfin, la matière première pour le gel hydroalcoolique. Nous travaillons le jour, la nuit, les dimanches, les jours fériés, participons à cet effort de guerre, en prenant des risques pour notre santé et celle de nos proches. Je vous avoue que j'aurais quand même espéré une réponse.
Malgré leur licenciement à venir, impensable pour les employés de ne pas aider, explique Stéphane Delannoux, salarié depuis près de 30 ans.
Nous, on pouvait faire de l'alcool, on a fabriqué de l'alcool. C'est peut-être pas grand-chose, mais on a fait ce qu'on a pu faire. Et aujourd'hui, on peut être fier de nous. Et ce qui m'a choqué, c'est quand on reçoit un papier pour avoir le droit de circuler, comme quand on est ouvrier indispensable. Mais un ouvrier indispensable, il n'est pas dehors qu'un jour après. Résigné, Stéphane et ses collègues appellent à une reconnaissance de leur travail en sauvant l'usine et les emplois de Toury.
Était-ce bien légal d'arrêter la Ligue 1 de football à cause du coronavirus ? Le match continue. L'Olympique Lyonnais, Amiens et Toulouse attendent une réponse du Conseil d'État. Une audience s'est tenue hier. On aura le verdict lundi ou mardi. Pour l'instant, c'est le doute qui prend sa place. Loïc Brailech. C'est en tout cas le sentiment qui se dégage après trois heures de débat. Une phrase d'Edouard Philippe qui déclare que le championnat ne pourra pas reprendre, ne peut pas avoir la valeur juridique d'une décision. Voilà un argument central développé par Lyon. Du côté d'Amiens, on se base sur le règlement de la Ligue qui stipule qu'un championnat, c'est 38 journées.
Et si c'est impossible de les jouer, on ne peut pas appliquer de descente en Ligue 2. Le juge des référés doit déterminer si la décision prise par la Ligue d'arrêter la saison est légale. Sa décision est attendue en début de semaine prochaine. S'il donne raison au club, la Ligue devra alors remettre la question de fin de saison à l'ordre du jour d'une prochaine Assemblée Générale ou d'un conseil d'administration. Une issue qui semble malgré tout peu probable vu le chaos que cela provoquerait au sein du foot français. Les courses Mathieu, c'est à Rouen-Mocanchi. Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Favorites numéro 7, Fidelity, Outsider numéro 3, For You, Madrid. Le 7 et le 3.
Bien, il est 6h37. Téménage de Mehdi qui est à Valence dans la Drôme. Mehdi, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour Mehdi, heureux d'être avec vous le matin. Est-ce que vous me permettez de vous tutoyer ? Parce que je vous écoute depuis 2002. Oui. Et donc 37 ans, on a passé quand même beaucoup de temps ensemble. Ah oui, tu as raison Mehdi. Tu as bien raison. Alors Mehdi, raconte-moi, dis-moi.
La police. La police, tu vois, je vais te raconter une histoire. J'avais un ami qui était tout à fait gentil, qui était tout à fait ouvert et tout. Et qui est rentré dans la police.
Oui. Il a fait ses classes et puis il est devenu policier dans la région parisienne. Et puis en l'espace de même pas 6 mois, c'était un autre homme. Moi, pour te dire, tu vois, j'ai... C'est-à-dire un autre homme ? Qu'est-ce que tu veux dire Mehdi ? Ah ben, quelqu'un qui était ouvert, qui s'est complètement renfermé sur lui, qui est devenu complètement raciste, quoi. À tel point que moi, mon groupe d'amis, j'étais le seul maghrébin, mais je me fournissais... Quand on faisait des barbecues, j'allais dans une boucherie halal pour acheter de la viande. Et ça dérangeait personne. Par contre, lui, du jour au lendemain, ça l'a dérangé. Ah oui. Il a changé. Tu l'as vu changer.
Ah non, mais c'est pas je l'ai vu changer. Il a complètement changé. D'ailleurs, depuis, on n'a plus aucune relation. Parce que le discours de haine qu'il avait, c'était que, de toute façon, les musulmans vont prendre le pouvoir en France, que bientôt il y aura la charia. Mais j'étais malheureux, quoi. Parce que j'étais quelqu'un que je considérais très bien. À l'époque, avant de rentrer à la police, c'était quelqu'un de très bien. Merci, Mehdi, pour ton témoignage. Jean-Jacques, Jean-Jacques. Oui, moi.
J'ai une petite dernière question.
Vas-y.
J'ai lu comme quoi, bientôt, tu arrêterais la matinale.
Écoute, c'est pas encore... Tu as vu les journaux. Il faut se méfier de tout ce qui est écrit dans les journaux. Mais c'est pas encore complètement acquis. Mais c'est fort possible.
C'est fort possible. Je ne vais pas faire de commentaires supplémentaires sur ce sujet.
Quoi qu'il arrive, quoi qu'il arrive, je peux vous dire que, quoi qu'il arrive, je vous quitterai. Mais alors, le cœur brisé.
Moi, Jean-Jacques, je te dis pareil. Si tu nous quittes, je te remercie pour toutes ces belles années,
toutes ces belles matinales que tu nous as faits. Merci, Mehdi. Nous verrons bien. Nous aurons l'occasion d'en reparler. Merci, Mehdi. Merci, Jean-Jacques. Il est 6h39. Allez, 6h39. Dans un instant, je suis avec Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. Et je vais retrouver Hervé Thiberguien, le PDG d'Alpex Protection. Nous avions un petit problème de téléphone tout à l'heure. Mais tout est réglé. Et à tout de suite, 7h moins 20. RMC.
RMC, 6h09. Vos dans direct.
Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, est avec nous. Bonjour, Christiane Lambert. Nous allons appeler ensemble Hervé Thiberguien. Je l'avais tout à l'heure au téléphone, problème de téléphone. PDG d'Alpex Protection, trésorier d'Unitex Auvergne, Ronalp, qui fédère l'ensemble de la filière textile dans la région Ronalp. Hervé Thiberguien, ça marche, le téléphone. 45 entreprises de textile se sont organisées pour fabriquer ou commercialiser 5 millions de masques lavables par semaine en région Ronalp. Et vous n'arrivez plus à écouler ces masques. Pourquoi ? Alors, écoutez, je pense que la réponse, elle est très simple. Le déconfinement est arrivé.
Et puis surtout, le robinet asiatique semble s'être réouvert. Donc, effectivement, aujourd'hui, la situation est que sur la région Ronalp, on a à peu près 800 000 masques en stock. Et les 14 millions de masques qui pourraient être produits à partir de tissus qui ont été produits pour faire des masques. Donc, c'est une situation tout à fait catastrophique. Alors, c'est catastrophique. Ça veut dire qu'on a manqué de masques en France pendant longtemps. Aujourd'hui, tout le monde s'est mobilisé. Vous, les premiers à l'industrie textile, vous êtes mobilisés pour fabriquer des masques. Vous les avez fabriqués. Et pendant ce temps-là, les pouvoirs publics sont allés commander en Asie ? Hélas, oui.
On a eu notamment... C'est un véritable scandale, ça. C'est un véritable scandale, je le dis. Hervé Thibergéen. Je vous écoute. Je dois reconnaître que je ne trouve pas les mots
pour qualifier cette situation totalement surréaliste où on a demandé un effort considérable à notre profession pour se substituer aux achats asiatiques qui étaient déficients
puisque la Chine avait arrêté de produire. On l'a fait. Et maintenant, on se retrouve dans la situation que je viens d'exposer et qui est dramatique. Et ce qui, sur le long terme, en plus, il est certain que si des mesures ne sont pas prises, les mêmes causes risquent de provoquer les mêmes effets. À la prochaine pandémie, si rien n'est fait, on va se retrouver exactement dans la même situation. Mise en danger des entreprises, mise en danger des emplois. Par exemple, le ministère de l'Économie, si j'avais su ça avant d'interpeller Bruno Le Maire, mais dès que je le reçois, je vais le lui dire, le ministère de l'Économie, qui a commandé au Vietnam 10 millions de masques lavables.
Tout ça parce que les masques fabriqués au Vietnam sont évidemment beaucoup moins chers que les masques que vous fabriquez, vous, en France. Absolument. Et voilà. Quelle est la différence de prix, d'ailleurs ? Bon, là, à mon avis, elle doit être au moins de 30 ou 40%. 30 ou 40%. Hermé Thiberguin, merci. Je reviendrai sur le sujet parce qu'il faut vous aider et aider vos entreprises. Christiane Lambert, bonjour. Vous connaissez bien les accords commerciaux internationaux. Tiens, à propos d'accords commerciaux, le Mercosur est en mauvaise posture, l'accord entre l'Union Européenne et les pays d'Amérique du Sud. En mauvaise posture parce que les députés néerlandais ont voté contre cet accord.
Alors ça, c'est un scoop parce que les Pays-Bas sont d'habitude un pays qui est extrêmement libéral, toujours très, très volontaire pour faire des accords, en désaccord avec nous assez souvent d'ailleurs. Et là, ce sont les Pays-Bas qui, les premiers, donnent ce signal. Alors, nous avons eu, nous, l'expression du président de la République l'année dernière. Le Mercosur, en l'état, n'est pas acceptable. Mais là, c'est un vote des députés. Est-ce que c'est un signal ? Vous savez qu'il y a aux Pays-Bas en ce moment énormément de remises en question, un alignement sur des règles environnementales qu'ils ne respectent pas et qu'ils vont devoir respecter maintenant.
Mais peut-être certains pays tirent plus vite les enseignements de cette crise Covid où on a dit qu'on ne pouvait plus aller se fournir aux quatre coins du monde pour des raisons sanitaires, notamment pour l'alimentaire. Alors, justement, le président de la République que vous avez rencontré hier, vous a parlé de souveraineté alimentaire nationale. Donc, on ne va pas aller passer des accords commerciaux avec le Brésil, avec la Nouvelle-Zélande, avec le Mexique ou autre, alors qu'on prône la souveraineté alimentaire nationale. Franchement. Alors, oui, le président a dit à plusieurs reprises, le 12 mars, le 13 avril, la souveraineté alimentaire.
Il faut l'envisager, pour nous, au niveau européen. France, bien sûr, produire tout ce que l'on peut en France, sauver toutes les entreprises que l'on peut sauver, parce que certaines sont en vraie difficulté, y compris en agriculture, parce qu'elles ont eu des grosses méventes. Les horticulteurs, les pommes de terre industrie pour faire des frites, le cidre, la bière, le vin, qui souffrent énormément, le canard, le pigeon, les cailles, ces produits qu'on mange au restaurant, mais qu'on ne mange pas à la maison. On a des surstocks aujourd'hui, donc on a besoin d'un plan d'aide et on doit être dans le plan de relance. Mais produire en France, ça veut dire avoir les éléments de compétitivité.
J'entends la question de compétitivité, mais c'est la France qui a créé des charges, des normes, des délais qui nous rendent non compétitifs. On n'est pas plus mauvais que les autres pays européens, nous les producteurs et les industriels. Mais ces charges qui sont arrivées par ailleurs pour financer ici YZ ou pour se distinguer, nous mettent en distorsion. Alors, la crise a montré que l'agriculture française avait tenu, diversifiée, organisée, agile, robuste, résiliente. Nous avons fait tout ça. Nous ne pouvons pas être oubliés du plan de relance. Il faut s'appuyer sur cette richesse. Et les Français ont été présents. Les Français ont acheté plus de produits français pendant la crise.
Alors, les mêmes Français ont tout de suite pris leur voiture pour aller acheter des cigarettes espagnoles ou à la frontière, vous l'avez vu. C'est-à-dire que la force au prix bas, il ne faut pas se raconter l'histoire, elle durera. Donc, il faut que l'État français relocalise ou garde en France un certain nombre de produits, mais nous donne la possibilité de ne pas être surtaxés de partout pour être plus chers que les autres. Si les masques français sont plus chers, pourquoi ? Parce que nous avons des coûts sociaux plus élevés. C'est un choix. Mais on ne peut pas avoir un niveau de vie premium et acheter low cost.
Si on achète tous nos produits low cost à 3 francs 6 sous, eh bien, on tue l'emploi français. Vos emplettes sont vos emplois. Ce que l'on achète fait notre économie. Sinon, on a un pays de consommateurs, chômeurs. Oui, oui, oui. Vous avez bien résumé la situation, Christiane Lambert. C'est formidable, mais c'est vrai. C'est tellement vrai. Sauver l'emploi, c'est sauver les entreprises. Sauver l'agriculture française, dont chacun plébiscite la qualité à l'international. Mais nous, ce que nous souhaitons, c'est que nos produits, les beaux animaux limousins, comme ceux que je vois derrière vous, ne soient pas mis en concurrence avec des animaux d'Amérique du Sud.
Ils ont changé la race de ce côté. Je fasse attention. Ne soient pas mis en concurrence avec des animaux qui viennent d'autres continents, et qui ne respectent absolument rien. Donc, nous, nous faisons des efforts. Aujourd'hui, la grande surface, et il faut penser aux grands distributeurs, à l'agroalimentaire, les grandes surfaces nous disent qu'on vend plus de produits français. Ça a été vrai pendant le confinement. Est-ce que ça continue à être vrai ou pas ? Ils l'ont fait pendant la crise, parce qu'ils étaient réunis toutes les semaines par le maire qui leur disait « Soyez sérieux, je surveille. » Il y aura des contrôles. On va voir maintenant ce qui se passe.
Mais ce qu'il faut dire aussi, c'est que nous importons 50% de nos tomates. Nous importons 50% de nos fraises. Pourquoi ? Parce que depuis 20 ans, pour avoir des prix bas, l'approvisionnement s'est fait en Espagne plutôt. Parce que nos agriculteurs ne gagnaient pas leur vie, ils ont fait faillite, en vendant trop peu cher. Et maintenant, on est dépendant de l'Espagne pour les fraises, de la Hollande pour les courgettes, etc. Relocaliser en France, ça veut dire contractualiser maintenant sur des volumes et des prix rémunérateurs, les mêmes que cette année. Ça doit servir à cela, le plan de relance, en partie. Oui, et je l'ai dit au moment des réunions à Bercy, pendant la crise.
Vous savez, il faut dire les choses pendant la crise, parce qu'après, beaucoup de gens oublient vite. Eh bien, un certain nombre de distributeurs se sont engagés à dire « Je contractualise le même volume, le même prix que cette année pour l'année prochaine. » Eh bien, mes producteurs, s'ils ont un contrat avec volume et prix comme cette année, ils peuvent aller voir leurs banquiers, ils peuvent faire une nouvelle serre et ils auront le débouché. Il faut que les consommateurs soient au rendez-vous aussi. C'est-à-dire que les consommateurs français, nous, nous voulons leur dire « Choisissez longtemps les produits français.
Vos emplettes sont vos emplois pour qu'il y ait du travail dans l'industrie agroalimentaire, pour qu'on continue à avoir 35 000 jeunes apprentis chez nous qui viennent apprendre le geste en agriculture et dans les industries, pour qu'on continue à avoir des entreprises qui fonctionnent. » Et cet approvisionnement qualitatif, c'est un tout cohérent. Production durable, nous, nous faisons tout pour produire dans le meilleur respect de la planète, mais il faut une consommation durable et responsable, une consommation équitable.
Et le commerce équitable, ce n'est pas que pour le café de Colombie et pour les petits producteurs, c'est aussi pour les producteurs français à qui il est demandé plein d'efforts. Nous avons écrit un manifeste qui s'appelle « Une alimentation pour tous dans le respect de la planète » où nous parlons de souveraineté alimentaire, de souveraineté industrielle, de souveraineté sanitaire et technologique. Et l'industrie agroalimentaire française a besoin d'être soutenue aussi et nous portons dans le plan de relance un volet agricole. Eh bien, merci Christiane Lambert, présidente de l'AFNSEA. J'ai retenu votre slogan « Vos emplettes sont vos emplois ». Il est 6h52, vous êtes sur RMC.
Anthony Morel, convaincre, vous savez, les néo-joggeurs, pendant le confinement, qu'on a vus partout et qui ont disparu, eh bien, de ne pas lâcher, de continuer la course à pied. On va entendre ces arguments, c'est déjà demain, dans un instant, sur RMC. On entend sur RMC depuis ce matin des personnes qui disent être contrôlées plus que les autres à cause de leur origine, nous écrit Guillaume. Moi, j'habite aux Ulysse, dans l'Essonne. À chaque fois qu'il y a un incident dans la ville, les jeunes concernés sont maghrébins ou noirs. Il n'y a pas de fumée sans feu, dit Guillaume.
Peut-être que certains policiers en font trop, ce n'est pas normal, mais la majorité des contrôles sont provoqués pour Guillaume. Olivier, policier, nous dit le contrôle, je le rappelle, est réglementé par la loi. On ne peut pas contrôler n'importe qui, n'importe où. Il faut qu'il y ait soit une infraction qui vienne d'être commise, soit que la zone ait été ciblée comme criminogène. Si on fait des infractions là où vivent 4 maghrébins et 4 personnes noires de peau pour 2 blancs, nous contrôlons 20% de blancs. Ce n'est pas du racisme, dit Olivier, c'est juste des mathématiques.
Gérôme aimerait bien savoir combien de contrôles d'identité se déroulent sans problème et combien se déroulent avec quelque chose à reprocher à la police. C'est pour ça, dit Brahim, que c'est intéressant l'idée de la France insoumise, du défenseur des droits, le récépissé, la traçabilité des contrôles. Qu'en pensez-vous ce matin ? 3216 rmc.fr. Vous êtes pour, vous êtes contre, vous nous dites.
RMC au 7-32-16.
75 centimes par envoi plus prix du SMS. RMC. RMC,
c'est déjà demain.
Anthony Morel, on va essayer de le rattraper, il est parti. Vous savez qu'il court. Il va vite, hein ? Vous savez qu'il court vite. Non, non, non. Comment vite ? Vous courez longtemps, alors ? Oui, longtemps. Régulièrement. Régulièrement. Je suis à quoi ? Non, non, on ne peut pas rivaliser. Oui, c'est ça. Quoique Mathieu court bien. Je sais bien, je sais bien. Et Quentin aussi court. Il y a un certain nombre de coureurs dans la rédaction. On va peut-être organiser... Le marathon, le marathon RMC, on pourrait dire. Non, non, non. Un marathon à 10 kilomètres. Ou à 10 kilomètres, très bien. Un 10 kilomètres RMC. Dites-moi, où sont passés les nouveaux joggers ? Je me pose la question.
On en a eu beaucoup pendant le confinement et puis ils ont disparu. Où sont-ils ? Je ne sais pas où ils sont. Vous voyez dans la masse maintenant ? Oui, non, mais j'aimerais bien les rattraper quand même. Je leur dis, franchement, vous avez pris les bonnes habitudes pendant le confinement. Restez motivés, continuez à courir. Et pour ça, il y a plein d'outils et notamment d'outils technologiques parce qu'on court aujourd'hui avec ça, avec ses baskets. Mais on court aussi avec ça, avec son smartphone. Et ça permet de garder la motivation. Il y a plein d'outils.
Une application, par exemple, qui est très connue des coureurs qui s'appelle Strava, connue des cyclistes aussi d'ailleurs, qui est une sorte de réseau social. C'est le Facebook des coureurs. Donc en gros, vous mettez à chaque fois les petits encouragements de vos amis. Ils peuvent liker vos publications. Ils peuvent les commenter. Ils peuvent venir vous chambrer. Vous pouvez voir la vitesse à laquelle ils vont. Donc vous pouvez essayer de rivaliser avec eux sur tel ou tel parcours. Ça, ça permet de se motiver. Pour ceux qui veulent aller un petit peu plus loin, il y a une application française qui a été créée par deux frères coureurs qui sont passionnés qui s'appelle Run Motion Coach.
Là, c'est un coach virtuel. C'est-à-dire qu'en gros, vous allez discuter avec un entraîneur qui va vous donner des plans d'entraînement mais personnalisés. C'est-à-dire, vous leur donnez, ça peut être un objectif très simple courir à 10 kilomètres ou alors ça peut être faire un marathon en moins de 3 heures et en fonction de ça, on va vous faire un petit plan d'entraînement. Là, moi aujourd'hui, il faut que je fasse 55 minutes d'endurance par exemple. Voilà, c'est noté. Et après-demain, j'ai dû fractionner. Je suis déjà épuisé. Mais non, mais c'est vraiment bien là encore pour ce motier.
Est-ce que le risque aussi quand on commence la course à pied ou quand on n'est pas habitué, c'est de se blesser, de se surentraîner. Là, on a des professionnels qui vous accompagnent et c'est vraiment pas mal. Donc, Run Motion Coach, application française. On peut aussi combiner course à pied, visite touristique. Alors ça, c'est super aussi. C'est une application aussi française d'ailleurs qui s'appelle Running City. Et alors là, le principe, c'est que vous entrez la distance que vous voulez parcourir, 5, 10, 15 kilomètres. Vous mettez les écouteurs dans les oreilles et l'application, en fait, va vous guider à travers la ville.
Elle va vous envoyer vers des lieux que vous ne connaissez pas, des ponts, des monuments, des lieux historiques. Et on va vous donner des indications comme un audio guide dans un musée, par exemple. Donc, on vous fait visiter la ville, votre ville ou une ville que vous ne connaissez pas si vous êtes en vacances, par exemple. Et ça peut être intéressant. Et puis, dernière chose, on peut courir tranquille sans croiser personne ? Alors, il y a des applications pour ça. Surtout en ce moment, on en a besoin, effectivement. Il y a des applications qui créent ce qu'on appelle des heat maps, des cartes de chaleur. Je pense à Strava ou encore à Sunto.
Et donc, en gros, on va vous montrer en temps réel, un peu comme sur Waze pour les embouteillages, les routes très fréquentées ou peu fréquentées par les coureurs. Et ça permet d'optimiser son parcours en essayant de croiser le moins de monde possible pour être très tranquille. Bravo, mon cher. Bah, écoutez, si j'ai pu motiver deux ou trois personnes, c'est Paris Réussi. Jane. Allô, Jean-Jacques. Vous êtes dans l'Oise. Oui, tout à fait. Ça va, Jane ?
Oui, ça va, ça va. Je suis très contente de vous avoir.
Bah, moi aussi, très contente. Vous regardez la télé, vous écoutez la radio le matin, Jane ?
Alors, moi, je regarde sur une tablette.
Sur une tablette ?
Oui, dans ma cuisine.
Vous regardez RMC Découverte. Jane, vous avez bien fait. Vous avez appelé. Vous avez gagné. La machine à café, les capsules qui vont avec.
Eh bien, merci beaucoup. C'est une très bonne nouvelle.
Bah, moi aussi. C'est une très bonne. Ça fait longtemps que vous regardez, Jane ?
Oh là là, oui. Oui. Fidèle. Oui, ça doit faire six ans, six ans que j'ai découvert cette émission et que je ne l'ai plus RMC.
Fidèle.
Oui, oui, oui, oui. Oui, oui. Toute la journée, on se régale.
Bon, bah, merci beaucoup, Jane. Vraiment, merci d'être avec nous.
Écoutez, oui. Je suis très, très contente, Jean-Jacques, de vous avoir et surtout de continuer. Ne vous laissez pas.
Il est 7h. Jane, je vous... Je vous remercie dans tous les cas d'avoir appelé, hein, Jane ?
Oui, merci, Jean-Jacques. Bonne journée à tous.
Merci, bonne journée.
Vous écoutez...
RMC.
Vendredi 5 juin.
L'info sur RMC. Il est 7h02 et Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour, Jean-Jacques. Bonjour à tous. Il faut sauver l'emploi de nos jeunes. Un plan massif sera présenté en juillet. Le gouvernement a annoncé hier les premières mesures pour soutenir l'apprentissage avec un gros coup de pouce pour les entreprises. La cérémonie d'hommage à George Floyd, cette nuit à Minneapolis, marquée par 8 minutes 46 secondes de silence, le temps de son immobilisation lors de son arrestation. Distiller son vin en fer du gel hydroalcoolique plutôt que de le jeter, une solution que les viticulteurs étaient nombreux à demander.
Bruxelles a donné son feu vert à partir d'aujourd'hui. Bienvenue à tous sur RMC. Quel avenir pour les 700 000 jeunes nouveaux diplômés qui arrivent cette année sur le marché du travail ? La crise du Covid-19 est passée par là et le marché de l'emploi est quasi nul. Le gouvernement doit présenter un plan global avant l'été pour éviter une catastrophe sociale. Hier, les patronats, syndicats ont échangé pendant presque 4 heures à l'Elysée et des annonces pour soutenir l'apprentissage ont été faites. Victor Joannin.
Éviter à tout prix que les embauches d'apprentis dégringolent à la rentrée, c'est l'objectif de ce plan d'urgence. Ainsi, l'État versera jusqu'à fin février une prime de 8 000 euros pour les apprentis majeurs et de 5 000 euros pour les mineurs. Cette aide est aujourd'hui de 4 125 euros et elle est réservée aux TPE et aux PME. Elle sera ouverte à toutes les entreprises, même pour les apprentis en licence professionnelle. Coût pour les finances publiques, plus d'un milliard d'euros. Le gouvernement s'engage aussi à ce que chaque apprenti reçoive au moins une offre d'embauche. Et si ça ne suffit pas, ils auront 6 mois pour se trouver une entreprise contre seulement 3 mois aujourd'hui.
Enfin, ils se verront offrir un ordinateur portable pour suivre les formations à distance. Une mesure pour rendre la filière plus attractive, selon le ministère du Travail.
8 minutes 46 secondes d'agonie, 8 minutes 46 secondes de silence. Moment très fort de la cérémonie d'hommage hier à Minneapolis, ville où est décédé George Floyd lors de son arrestation. Plusieurs centaines de personnes y ont participé, dont le maire de la ville qui s'est agenouillé en larmes pendant un long moment devant le cercueil de la victime. Le révérend Al Sharpton, figure du mouvement de défense des droits civiques, a prononcé un éloge funèbre très politique. Ce qui est arrivé à Floyd arrive tous les jours dans ce pays, dans les secteurs de l'éducation, des services de santé et dans tous les aspects de la vie américaine.
Il est temps pour nous de nous lever en hommage à George et de dire « Enlevez vos genoux de nos coups ». Et les manifestations se sont poursuivies à travers tout le pays. Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de New York ainsi qu'à Washington, Seattle, Los Angeles, trois villes où le couvre-feu a été levé. L'indignation aussi en Autriche comme à Vienne où une manifestation a rassemblé environ 50 000 personnes. 2 000 manifestants aussi hier soir à Lille où les participants ont tenté de maintenir le calme. Lionel Top.
S'il vous plaît, restez pacifiques. Les organisateurs tous anonymes appellent au calme. On doit rester crédibles auprès du monde entier. Restez crédibles pour se faire entendre alors que les jets de projectiles d'un côté répondent au gaz lacrymogène de l'autre. Raphaël, 30 ans, boxeur professionnel tente lui aussi de calmer les esprits.
C'est ma députation qui se fait pacifiste. Le mouvement est beau, il ne faut pas gâcher tout ça. C'est pour ça que j'avais le calme depuis tout à l'heure. Bon, maintenant, c'est vrai que ça j'ai des bouteilles et c'est après que la police est chargée, gazée.
C'est pour cette raison qu'il en veut aux forces de l'ordre mobiliser pour empêcher les manifestants d'entrer dans le centre-ville. Ça me dégoûte parce qu'il y a trop de répression, on n'a pas assez de compréhension. Nous, tout ce qu'on voulait
s'était marcher et on nous empêche de marcher. Je ne m'attendais absolument pas à ce que ça se passe comme ça, qu'il y ait des débordements pareils.
Reste un goût amer pour beaucoup de manifestants. 2000, une nouvelle fois hier soir. Si les affaires Adama Traoré et George Floyd sont dans tous les slogans, le message de Sandra est plus large.
La violence policière, bien évidemment, c'est quelque chose qu'il faut dénoncer, mais c'est une partie des injustices qui ont lieu. Donc moi, je suis là pour militer contre la racine.
Une nouvelle manifestation lilloise est prévue demain à 14h.
À Rouen, plusieurs policiers renvoyés en conseil de discipline. L'affaire a démarré avec le dépôt de plain d'un policier noir qui a découvert qu'il était la cible de propos racistes de leur part. Un noir ne fera jamais du aussi bon boulot qu'un blanc. Voilà des propos également rapportés dans un podcast d'Arte Radio. RMC 7h06, foireuse. C'est ainsi que le professeur Raoult avait qualifié l'étude de l'ANCET sur l'hydroxychloroquine. Trois des quatre auteurs de cette étude controversée ont décidé de se rétracter, Paul Barcelone. Oui, c'est la méthode qui leur pose problème.
Cet article du Lancet étudie les données de 90 000 patients malades tous infectés par le Covid-19 dont 15 000 sont traités avec de l'hydroxychloroquine. Problème, les données médicales de ces malades ont été récoltées par une start-up américaine sur Gisphère qui appartient au quatrième auteur de l'article. Lui, il refuse de transférer les données pour des raisons de confidentialité pour les trois autres. Les dés sont pipés. Ils estiment que l'étude n'est pas indépendante et donc, ils décident de se rétracter. Et le problème, Paul, c'est qu'avant que ces trois auteurs ne se rétractent, des décisions radicales ont été prises, notamment par la France.
Oui, cette étude du Lancet publiée le 22 mai conclut que l'hydroxychloroquine est dangereuse et inefficace. Dans la foulée, la France et l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, décident de suspendre les essais cliniques liés à l'hydroxychloroquine. Mais évidemment, depuis la rétractation de trois des quatre auteurs, l'OMS a décidé de faire machine arrière. Elle a annoncé mercredi la reprise des essais autour de cette molécule, décidément très controversée. Paul Barcelone, y a-t-il un peu trop de laisser aller depuis la réouverture des bars et des restaurants ? À Perpignan, le préfet des Pyrénées-Orientales menace de fermer certains établissements.
Certains patrons ont même décidé de prendre les ventes, dépassés par le retour massif des clients et le non-respect des règles. Thomas Chupin. C'est vrai que mardi soir, premier jour de liberté, Malorie et Muriel, la fille et la mère qui tiennent l'un des bars du centre de Perpignan avouent avoir été débordées.
Tous les Perpignanais étaient très contents de pouvoir fêter ça. et on a été surpassés par les événements.
Elles n'arrivent même pas à comptabiliser le nombre de clients qu'il y avait ce soir-là, mais ont bien constaté de nombreux écarts.
Je n'ai pas vu de gens avec le masque, tout le monde était debout alors que c'est assis, il n'y avait aucun respect. Et du coup, ils avaient tous déplacé les tables et nous, derrière le bar, il était impossible pour nous de sortir et de faire la police.
Malorie et sa mère ont donc décidé d'elles-mêmes de fermer jusqu'à nouvel ordre.
Au final, on mettait la clientèle en danger. Je pense qu'on a peut-être, par rapport à l'établissement ouvert un peu trop tôt.
Les abus ont été constatés dans quatre établissements, explique le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol. Pas de quoi tout fermer, c'est ce qu'il a expliqué au préfet. J'ai essayé de convaincre le préfet de laisser à ces établissements une certaine marge de manœuvre pour leur dire mettez-vous en règle, il ne faut pas arrêter l'activité économique qui repart. Et le préfet explique d'ailleurs que les bars ne sont pas seuls responsables. Il demande surtout des efforts aux clients en rappelant que le virus circule toujours.
On connaît depuis hier les modalités du baccalauréat 2020, les textes officiels, ainsi sur le fait qu'il a été organisé dans un esprit de bienveillance vis-à-vis des candidats avec une attention particulière pour les élèves les plus en difficulté. Tous les examens, vous le savez, ont été annulés. Les élèves vont donc être évalués sur le principe du contrôle continu. Marie Monnier.
Seuls les résultats des premiers et deuxièmes trimestres avant le confinement vont être pris en compte dans le calcul de la note finale des élèves. Les livrets scolaires doivent être rendus avant le 15 juin pour que le jury du bac puisse calculer la moyenne annuelle de chaque élève moyenne qui sera arrondie au point supérieur cette année. Consigne pour le jury ne pas seulement s'appuyer sur les résultats mais aussi sur les appréciations, les progrès, l'implication des élèves tout au long de l'année.
Il pourra aussi prendre en compte plusieurs données statistiques telles que les résultats au bac, le taux de mention de chaque lycée sur les trois dernières années pour revaloriser, si besoin, la note finale des candidats. Les rattrapages, eux, sont maintenus. Pour les élèves dont la moyenne sera comprise entre 8 et 10 sur 20, ils auront lieu entre le 8 et le 10 juillet prochain.
Et il changea le vin en gel hydroalcoolique. À partir d'aujourd'hui, les viticulteurs de France peuvent commencer à distiller le vin non vendu à cause de la crise sanitaire. Les cuves et les caves sont pleines. d'alcool récupérés peuvent être utilisés pour fabriquer du biothanol mais aussi du gel. Martin Bourdin. C'est la mort dans l'âme que Roland Coustal va commencer à distiller une partie de son vin ce matin. La seule façon de vider notre cave c'est de l'amener à la chaudière pour en faire du gel hydroalcoolique. Effectivement, c'est compliqué.
Ce vigneron du Minervois dans le département de l'Aude va distiller 300 hectolitres de vin soit à peu près 400 000 bouteilles, 40% de sa production de l'automne dernier. C'est un vin que je ne peux pas stocker. Il va se détériorer qualitativement et de deux, si je ne vide pas mes cuves ça veut dire que je ne suis même pas en capacité de rentrer 40% dans ma récolte. Grâce à la distillation il va récupérer plus de 23 000 euros sur ce vin vendable dans le Bordelais aussi. Distiller est synonyme pour certains de réelles opportunités. Cédric Couvry est le président de la Fédération des Vignerons Indépendants de Gironde.
On a eu un vent en poule qu'on a augmenté nos prix donc avec des produits qualitatifs et des produits un peu moins bons. Ce sont ces produits un peu moins bons
qu'on a décidé d'envoyer à la distillation. Au moins on a saigné les marchés peut-être qu'on pourra remonter les prix.
Mais d'autres viticulteurs s'inquiètent de ce système en vallée du Rhône par exemple pas question de recourir à la distillation. L'indemnisation est trop faible selon l'organisation interprofessionnelle InterRhône compte tenu de la qualité de la récolte 2019. Aller au-delà de 100 km en toute légalité c'est possible vous le savez depuis mardi et nous sommes donc le premier week-end de totale liberté ça ne veut pas dire grand chose ce que je viens de dire beaucoup ont donc décidé d'en profiter pour aller voir sa famille et retrouver ses proches et même partir en vacances à l'autre bout de la France. J'ai pu aller voir ma famille qui habite à plus de 100 km et peut-être même des amis
qui habitent dans le sud de la France. Ça fait plaisir enfin on va pouvoir bouger on va pouvoir partir en vacances aller au soleil dans le sud ou dans le nord pourquoi pas.
Je vais rejoindre mon copain ça fait deux mois et demi que je ne l'ai pas vu
donc c'est magnifique. Aller voir mes enfants et mes petits-enfants il est dans une maison avec piscine à la campagne. J'ai prévu de partir de la région donc à peu près de Lyon pour aller en Haute-Loire. Je vais aider un paysan qui a des chèvres et des brebis dans une petite structure et il fait tout lui-même donc voilà je vais rester un moment chez lui pour apprendre.
Vous avez parti en week-end Jean-Jacques ? Non, je reste à Paris. Non, non, je reste à Paris. Mais voilà. Bon, il est 7h12. Merci d'être avec nous. Le virus n'a pas disparu et continue de faire de nombreuses victimes en Amérique du Sud ou en Amérique du Nord parce qu'on croit que tout à coup il n'y a plus de coronavirus. D'abord il y a encore des victimes en France. Il y a encore des hospitalisations en France en réanimation et en Amérique. Et en Amérique encore plus de 1000 morts lors des dernières 24 heures aux Etats-Unis. Ça fait près de 108 000 décès aux Etats-Unis depuis le début de la pandémie. Ça fait des Etats-Unis le pays le plus touché devant l'Italie et devant le Brésil.
Brésil qui est devenu le troisième pays le plus endeuillé cette nuit. Près de 1500 morts en une seule journée. Plus de 34 000 morts du coronavirus au Brésil. D'ailleurs au Brésil le président Bolsonaro minimise la crise. Bon ça il continue et rien de nouveau. Il n'y a plus de ministre de la Santé au Brésil depuis trois semaines. Pourquoi ? Parce qu'il n'était pas d'accord avec Bolsonaro. Il a été viré concrètement remplacé par un général militaire. Un général mais tout ça ça devait être temporaire. Ça fait trois semaines que ça dure. L'Amérique latine c'est donc l'épicentre de la pandémie. La situation s'améliore c'est vrai en Europe mais inquiétude quand même aux Pays-Bas.
Les Pays-Bas vont abattre plus de 10 000 visons. Les visons ce sont des petits mammifères élevés pour leur fourrure qui ont peut-être infecté des humains pendant cette crise. Alors la question se pose faut-il les abattre ? Le gouvernement répond oui et la justice quand même qui est ordonnée d'attendre un petit peu pour cet abattage. Bien Dominique Rizet est avec nous. Dominique bonjour. Bonjour Jean-Jean. Consultant police justice à BFM TV nous allons revenir sur la disparition de la petite Madi et sur cet allemand suspecté de meurtre 13 ans après.
C'est vraiment le premier vrai suspect dans cette affaire Madi on va en parler avec Dominique mais auparavant je voudrais avec Quentin que nous revenions sur puisque vous êtes le spécialiste police justice de BFM TV et d'RMC je voudrais que nous revenions sur cette affaire à Rouen de ces policiers qui ont été renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes à l'encontre notamment d'un de leurs collègues un autre policier mais qui est noir.
Oui alors c'est en voyant en fait le téléphone d'un de ses collègues que Alex ce policier noir découvre qu'il est la cible de propos racistes de la part de six autres policiers Alex est parfois visé dans ses messages les noirs mais aussi les arabes et les juifs sont appelés les ennemis de la race blanche ces propos sont sont écrits dans des messages privés que Mediapart et Arte Radio se sont procurés écoutez
ce pays mérite une guerre civile raciale bien sale il faut qu'il crève ses chiens de toute façon
la guerre raciale est inévitable
sinon ça y est je viens d'effectuer le paiement pour mon fusil d'assaut là où nous les nationalistes racialistes on va être assez malins c'est en gros
laisser le combat intersectionnel les obliger à s'exterminer entre eux
quand les féministes les LGBT
les juifs les bougnoules les nègres
qui sont pas musulmans tout ça vont commencer à se bouffer la gueule entre eux tu manges ton pop-corn
tu regardes la télé tu aiguises tes armes et en fait quand ils se sont bien affaiblis tu achèves les bêtes voilà pour ces messages que se sont procurés Mediapart et Arte Radio vous avez entendu c'est d'une violence extrême Dominique oui je termine juste pour dire que le policier noir qui est visé dans ses messages a décidé de prévenir sa hiérarchie et qu'une enquête préliminaire a été ouverte la police des polices a été saisie dès le mois de janvier oui sauf que les policiers ne sont pas suspendus ils sont toujours en activité ils sont toujours en activité les policiers qui ont tenu ces propos là qui ont tenu ces propos là ne sont pas suspendus il va falloir qu'on s'explique là-dessus il va falloir que le ministre de l'Intérieur s'explique et je reçois tout à l'heure la ministre de la Justice la garde des Sceaux il va falloir qu'elle nous réponde qu'en pensez-vous Dominique ?
ça fait froid dans le dos quand même non ?
ça fait froid dans le dos mais c'est pas nouveau c'est pas nouveau moi ça me surprend pas du tout c'est des trucs que j'ai déjà entendu ça fait 40 ans que ça dure ça fait 40 ans qu'il y a dans la police la police n'est pas raciste mais ça fait 40 ans que dans la police il y a des verrues des gens comme ça qui se permettent alors aujourd'hui c'est sur les réseaux sociaux mais il y a 40 ans c'était comme ça au bistrot de tenir des propos comme ça c'est vrai que c'est choquant c'est insupportable mais moi ce qui me dérange le plus encore je veux dire c'est pas anormal que sur une population de 160 000 personnes il y ait une centaine d'énervés d'abrutis et qu'ils soient capables de tenir des propos pareils c'est même pas on a rien à en dire ça n'a tellement pas de sens on s'est regardé tous les quatre entendant ce que tu disais c'est intolérable moi ce qui m'énerve c'est l'autorité l'autorité qui depuis 40 ans je connais des ministres de l'intérieur depuis Gaston Deferre j'ai commencé sous Gaston ça un petit moment c'est toujours le même discours lisse c'est toujours les mêmes propos oui mais non mais il faut pas bien sûr il faut pas généraliser et puis l'IGPN est là et puis on fait des signalements et puis si les faits sont avérés il y aura des sanctions les faits sont déjà avérés oui là les faits sont avérés donc les faits sont déjà avérés gagnons du temps et puis ce qui est insupportable c'est qu'ils ne soient pas suspendus bien sûr suspendus ça veut pas dire révoqués ça veut dire suspendus oui on les suspend le temps de l'enquête et puis de toute façon l'enquête elle donnera ce qu'elle doit donner parce que quand on tient des propos comme ça on ne mérite pas la police nationale et on va faire un autre métier on va ailleurs donc suspendus enquête et révoqués forcément bien sûr bien parlons de la disparition de la petite Madi incroyable incroyable histoire je rappelle que cela fait 13 ans que cet enfant a disparu tout le monde tout le monde se souvient c'était en 2007 c'était même le 3 mai 2007 le jour au Portugal rappelez-nous les faits rapidement Dominique après il y a Dalhuz une famille d'anglais avec leurs 3 enfants qui sont en vacances là-bas qui ont une location qui partent dîner avec un couple d'amis et qui ont la mauvaise idée mais on va pas les accabler de laisser leurs 3 enfants dans l'appartement endormis la plus jeune c'est Madi et puis 2 autres enfants plus grands et quand ils rentrent pas très tard les fenêtres d'appartement ont été fracturées une fenêtre a été fracturée un volet ouvert et Madi n'est plus dans son lit des témoins raconteront plus tard qu'ils ont vu un homme qui portait dans ses bras une petite fille en pyjama partir en courant la photo du piche d'un pyjama similaire à celui que portait Madeleine qu'on se pronomme Madi va être diffusée et ça ne donnera rien les portugais vont d'abord soupçonner les parents d'avoir monté l'enlèvement de leur enfant le premier suspect les premiers suspects ce seront les parents de Madi à tel point que l'un des enquêteurs l'enquêteur leader sur ce dossier va partir en retraite et qu'il va écrire un livre dans lequel il appuie cette thèse il la démontre de la culpabilité des parents de Madi ça ressemble étrangement à l'affaire Grégory ça ressemble à l'affaire Grégory c'est que quand les enquêteurs tournent un peu en rouille ils soupçonnent les parents c'est pas la première fois c'est pas la première fois et voilà que nous avons un suspect sérieux un allemand un allemand de 43 ans je crois qui est aujourd'hui en prison d'ailleurs parce que c'est un délinquant sexuel il était au Portugal oui Jean-Jacques il a 43 ans aujourd'hui il avait 30 ans au moment des faits il était au Portugal il y a vécu de 1995 à 2007 2007 vous l'avez dit tout à l'heure 3 mai c'est la disparition de Madi il était dans ce secteur il travaillait dans la restauration et il a surtout un passé qui plaît dans sa défaveur puisqu'il était condamné pour avoir abusé sexuellement des enfants c'est un pédophile multirécidiviste un délinquant sexuel donc habituel et il est en prison en Allemagne pour des faits des faits donc de crimes sexuels il avait été condamné pour un viol au Portugal d'une femme de 72 ans donc c'est quelqu'un qui a exactement le profil d'un ravisseur d'enfants ça ne fait pas de lui l'auteur mais ça fait de lui un suspect plus plus plus un suspect plus plus plus la police allemande évidemment la justice allemande il va y avoir peut-être extradition je ne sais pas enfin il va être interrogé il a été inculpé je crois non il a été qu'est-ce qui s'est passé alors il a été entendu le porte-parole du procureur de Brunswick a expliqué hier que bon l'enquête était en cours qu'il ne pouvait pas nous en dire plus mais ça c'est normal mais il a surtout eu cette phrase il a dit bon on a peu d'espoir de retrouver la petite Madi vivante oui merci merci merci Dominique Rizet il est quelle heure il est 7h20 vous êtes sur RMC pour savoir et comprendre à 7h20 nous sommes avec Mathieu ensuite avec Marie Dupin que va nous dire Marie ?
que c'est difficile d'obtenir un crédit immobilier auprès des banques en ce moment les taux ont fortement augmenté depuis le déconfinement et ce sont toujours les plus modestes les plus pénalisés Dupin quotidien dans un instant sur RMC RMC du pain quotidien Marie Dupin est là bonjour Marie ça va Marie ? oui ça va bon plusieurs adolescents arrêtés pour avoir participé dans les réseaux sociaux non mais parlez encore d'autres mais je vais trop vite mais oui parce qu'on parle d'autres je vais d'abord c'est du pain quotidien non non non je veux bien vous en parler
mais j'ai pas grand chose à dire sur ces adolescents si on a versé
si on a versé
oui
non non ?
on va parler des crédits immobiliers plutôt Jean-Jacques
parce que Charles est pas mal pour les crédits immobiliers c'est vrai qu'il a une bonne tête d'agent immobilier j'adore les agents immobiliers bon alors les crédits immobiliers ça devient de plus en plus compliqué
les taux ont beaucoup remonté au mois de mai en fait dès le début on se lâche un peu ce matin
pendant un certain temps on va cesser
bon concentrons parce que ça concerne quand même beaucoup de français cette histoire de crédits immobiliers les taux effectivement ont beaucoup remonté au mois de mai c'est une augmentation de 7 points par rapport au mois d'avril en moyenne on a des taux à 1,25% donc ça reste assez bas par rapport à ce qu'on a connu mais en novembre on empruntait à 1,12% donc là on est vraiment sur une ponte sur une mauvaise pente alors ça s'explique bien sûr d'abord parce qu'avant le confinement déjà le gouvernement avait demandé aux banques de durcir les conditions d'octroi pour éviter un emballement du crédit et que ça n'a pas changé avec le coronavirus et en plus maintenant les banques sont plus frileuses parce qu'elles craignent les conséquences de la crise
bien il y a un problème du taux d'usure le taux d'usure expliquez-nous
le taux d'usure en gros c'est le taux d'emprunt maximal que les banques peuvent accorder en prenant en compte les frais de dossier les frais de courtage et les frais d'assurance Charles tu comprends rien
Charles se moque de vous je note les taux d'usure Charles est un spécialiste on t'a dit c'est un agent immobiliste non mais en gros
les banques ne peuvent pas prêter à n'importe quel taux il y a un taux maximal autorisé c'est défini par la Banque de France donc c'est très sérieux ce taux n'a jamais été aussi bas et d'un autre côté on a les taux qui remontent donc il y a un effet cido avec des gens qui ne peuvent pas emprunter surtout des revenus modestes à qui on propose un crédit à quasiment 2% donc vous rajoutez tous les frais c'est mécanique le dossier dépasse le taux d'usure et c'est refusé j'ai beaucoup de mal à me concentrer
oui oui évidemment et ceux qui ont le moins d'apport sont les plus pénalisés ça c'est évident Marie merci Marie mais non c'est pas grave mais on a compris c'est Charles taux d'usure et mes ciseaux vous m'avez pas aidé ce matin
vous m'avez pas aidé du tout du tout
non mais non c'est vrai mais rendez-lui l'appareil dans son dans sa rubrique les réseaux sociaux participe les réseaux sociaux d'une gueule R.U.C.
R.U.C. hashtag mania
bien alors plusieurs adolescents arrêtés pour avoir participé au George Floyd challenge sur les réseaux sociaux oui un challenge morbide lancé sur Snapchat qui consiste à reproduire la scène de la mort de George Floyd autrement dit un ado qui pose son genou sur le coup d'un autre en général avec le sourire c'est le journal britannique le Daily Mail qui a compilé ces images en précisant que dans l'ensemble des cas ces ados en question sont blancs et face au tollé suscité sur les réseaux l'histoire ne s'est pas arrêtée là au moins trois adolescents britanniques ont été arrêtés et poursuivis et aux Etats-Unis deux jeunes filles ont vu leur inscription à l'université du Missouri l'année prochaine annulée après avoir elles aussi publié une vidéo reproduisant la mort de George Floyd les français ont passé en moyenne 3 heures par jour sur internet pendant le confinement oui c'est l'institut médiamétrique qui a publié hier les chiffres d'audience d'internet au mois d'avril soit au coeur de la période de confinement et sans surprise plus 46% d'audience sur internet évidemment ce sont les géants américains qu'on retrouve tout en haut des sites les plus consultés Google, Facebook, Youtube ce sont les trois pages que les français ont le plus regardé sur internet viennent ensuite les réseaux sociaux Whatsapp, Snapchat et Instagram parmi les sites qui ont tiré leur épingle du jeu pendant le confinement il y a les sites marchands Leboncoin et Amazon mais aussi les sites d'info et puis plus insolite un site internet a fait une magnifique percée dans ce classement au mois d'avril celui du ministère de l'intérieur 34ème place bah oui grâce aux fameuses attestations qu'il fallait aller imprimer sur ce site évidemment et puis grâce à Instagram Cristiano Ronaldo a gagné beaucoup d'argent pendant le confinement 2 millions d'euros c'est ce qu'a empoché la star portugaise pendant le confinement en postant 4 photos sur Instagram de quoi compenser sa baisse de salaire auprès de son club de foot il a suffi de 4 publications 4 placements produits pour des marques 500 000 euros par post Instagram ce qui en fait le sportif le mieux payé pour publier des photos dans ce classement du confinement il devance Messi Neymar ou Beckham en revanche pas de traces de Kylian Mbappé le joueur français ayant préféré rester discret sur les réseaux pendant le confinement en tout cas éviter d'y faire de la pub merci Charles et je me tourne vers Nicolas Poincaré ça va Nicolas très bien Jean-Jacques nous allons revenir sur la fameuse étude du Land 7 sur la chloroquine l'hydroxychloroquine tout à l'heure à 8h moins 10 avec ce nouveau rebondissement 3 des 4 auteurs de l'étude à leur tour et bien demandent son retrait pourquoi ?
et bien parce que le 4ème auteur c'est à dire celui qui est à l'initiative de l'étude leur refuse l'accès aux chiffres bruts donc c'est un peu compliqué je vais essayer de vous expliquer mais c'est un ouvrage scientifique et ceux qui essayent de se faire tranquillement et honnêtement une opinion sur cette molécule et sur ce médicament et bien ça devient mission impossible bien à tout de suite enfin à tout de suite à tout à l'heure à 8h moins 10 7h30 qu'allons-nous faire après le journal ? on va poser une question franche la police est-elle raciste en France ?
question franche après l'affaire Floyd l'affaire Traoré ces policiers de Rouen qui utilisent les monègres et singes pour parler d'un de leurs collègues noirs Stanislas Godon délégué général du syndicat de police alliance avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC merci d'être avec nous sur RMC RMC Découverte il est 7h31 c'est Anne-Sophie Balbière qui est là pour les dernières informations Anne-Sophie bonjour bonjour Jean-Jacques bonjour à tous l'étude controversée sur l'hydroxychloroquine est en train de sombrer des auteurs de l'article publié dans The Lancet se rétract ils ont des doutes sur les données utilisées les manifestations se poursuivent un peu partout aux Etats-Unis nous irons à Minneapolis où un hommage a été rendu à George Floyd et puis le télétravail au coeur d'une réunion au ministère du travail aujourd'hui les syndicats demandent de repenser notre organisation en entreprise RMC 7h31 c'était le 22 mai dernier la revue The Lancet publiait une étude sur l'hydroxychloroquine pas bénéfique pour les malades du Covid néfaste même parfois aujourd'hui 3 des 4 auteurs de l'article se rétractent ils ont des doutes sur les données utilisées récoltées par une start-up américaine Paul Barcelone c'est la méthode qui pose problème les données médicales de cette étude ont été récoltées par une start-up américaine sur Gisphère qui appartient au 4ème auteur de l'article pour les 3 autres impossible de les analyser de manière indépendante ils ont donc préféré se rétracter dès cette semaine le professeur Didier Raoult dénonçait je cite une étude foireuse on dirait les pieds niqués font de la science c'est pas raisonnable quand vous lisez cet article vous voyez immédiatement que c'est un faux c'est pas vrai c'est à dire il y a plus de morts dans cet article que dans les pays qui les ont déclarées pour l'infectiologue Benjamin Davido cette étude n'a désormais plus aucune valeur scientifique c'est un véritable fiasco parce que ça met à mal à mon avis la communauté scientifique au sens large et ça rend d'autant plus compliquées les choses parce qu'on va avoir un certain nombre de malades qui ne vont plus vouloir rentrer dans ces études c'est pourtant à la lumière de cette étude que la France a décidé d'arrêter les essais cliniques sur l'hydroxychloroquine mais l'organisation mondiale de la santé a depuis fait machine arrière et annoncé leur reprise Seattle, Washington, Los Angeles New York les manifestations contre le racisme et les violences policières continuent aux Etats-Unis pacifiquement avec des milliers de personnes toutes origines confondues hier une première cérémonie d'hommage à George Floyd s'est tenue à Minneapolis il y a eu des moments très forts Cédric Fech vous êtes notre envoyé spécial sur place Oui une cérémonie très émouvante qui tranche avec l'ambiance de manifestation de ces dix derniers jours et le moment le plus fort c'est certainement la fin c'est 8 minutes 46 secondes de silence interminable c'est le temps durant lequel le policier blanc est resté le genou appuyé sur le cou de George Floyd il y a cette image du maire de Minneapolis en pleurs à genouiller devant le cercueil
des discours très forts aussi comme celui de l'avocat de la famille qui dit que George Floyd est mort d'une pandémie pas celle du coronavirus mais celle du racisme enfin des discours plus politiques comme celui du révélateur
Al Sharpton qui dit que George Floyd n'aurait jamais dû mourir qu'il est mort du dysfonctionnement du système de la justice américaine il ne faut pas que George Floyd soit mort pour rien et il a dit George tu as changé le monde Cédric Fech pour RMC mobilisation aussi en France après la mort de George Floyd après celle d'Adama Traoré manifestation non déclarée à Lille hier soir au moins 2000 personnes et quelques débordements en fin de cortège rassemblement aussi à Marseille mardi et ce sera rebelote demain à 19h sur le Vieux-Port Emmanuel Barbe préfet de police des Bouches du Rhône met en garde si cette manifestation interdite devait se produire j'appelle quand même chacun à la plus grande retenue dans sa façon de se comporter moi je n'ai pas apprécié la situation aux Etats-Unis
mais en tout cas je peux vous dire juste une chose c'est pas la même chez nous j'ai vu l'autre jour certaines personnes qui me semblaient s'auto-emballer s'auto-exciter
s'auto-alimenter
je leur dis
regardez-vous un peu il faut quand même relativiser les choses et finalement la manière dont a été encadrée la manifestation par la police elle prête à l'admiration compte tenu des provocations constantes qu'il y a eu à l'encontre de la police et dans ce contexte on apprend que des policiers de Rouen vont être renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes échangés sur Whatsapp les mots bougnoul nègre fils de juif ont notamment été utilisés sur le groupe de conversation privée l'affaire remonte à décembre dernier c'est un de leurs collègues un policier noir qui a porté plainte le télétravail au menu d'une réunion à 10h entre le ministère du travail et les partenaires sociaux l'occasion de faire le bilan quels ont été les avantages ou les inconvénients de rester à domicile pendant le confinement pour les salariés les entreprises les syndicats espèrent décrocher un accord sur le sujet Rémi Hink il faut dire que le dernier accord sur le télétravail est peut-être dépassé il date de 2005 aujourd'hui avec cette crise sanitaire qui a forcé beaucoup d'entreprises à mettre en place le télétravail très rapidement les syndicats demandent d'en penser l'organisation pointant notamment les risques de surcharge de travail ou les risques psychosociaux les syndicats estiment par exemple qu'il faut une alternance entre télétravail et travail en présentiel pour éviter au maximum le phénomène d'isolement du télétravailleur ils insistent également sur le principe du volontariat rappelons que le télétravail n'est ni un droit ni une obligation que ce soit pour le salarié ou pour l'employeur du côté du MEDEF qui est à l'origine de la réunion ce matin le télétravail ne doit pas devenir la norme l'organisation patronale met en avant des problèmes de management au sein des entreprises et elle estime que les français ont besoin de retourner au travail hier les partenaires sociaux étaient à l'Elysée en quête de solutions pour sauver l'emploi l'une des annonces l'état versera aux entreprises une prime quand elles recruteront un apprenti entre 5000 et 8000 euros selon un dernier bilan de l'épidémie 44 morts de plus ont été enregistrées en 24 heures en France la situation continue de s'améliorer dans les services de réanimation ce n'est pas pour ça qu'on en a fini avec le virus d'ailleurs ceux qui ont été malades peuvent en témoigner selon une équipe de chercheurs rennais 10% à 15% des 400 patients testés ont toujours des troubles gênants 6 semaines après l'infection la fondation arc-en-ciel spécialisée dans les soins du coeur et des poumons a adapté ces centres de rééducation pour les accueillir à Pondéry dans le Jura Margot Bédé Nicolas Traineau
Nouvelle routine depuis 3 semaines Mamie Aéri enjambe les obstacles installés par son kiné C'est parti 1 minute 30 Ah oui ça n'a rien à voir avec mon début mais le souffle est toujours un peu bizarre Dernière séance pour cette patiente de 62 ans Je rentre chez moi Asthmatique elle contracte le Covid il y a près de 3 mois malgré une brève rémission une gêne respiratoire persiste Du fauteuil du salon pour aller au chef de la cuisine ça s'accentuait je suis devenue très très anxieuse Je viens vous saluer avant votre vie Tout au long de la rééducation infirmiers, psychologues, nutritionnistes suivent les patients avec le docteur Thierry Darmancier Ils ne savent pas ce qu'ils peuvent faire chez eux et l'intérêt de notre prise en charge c'est apprendre à marcher en respirant correctement Dans ce centre 6 patients seulement ont pu bénéficier de la rééducation insuffisant d'après la directrice des soins Nathalie Sommer C'est très dur de les repérer parce qu'ils sont restés chez eux en se disant la maladie s'est passée c'est fini et c'est là où je pense que nous pouvons les aider La fondation Arc-en-Ciel à l'origine de ces centres incite les généralistes à orienter davantage les malades vers ces établissements
Les courses Mathieu c'est à Rouen-Mocanchi Le pronostic de la Dream Team des courses RMC favorite numéro 7 Fidelity Outsider numéro 3 For You Madrid le 7 et le 3 Merci Anne-Sophie Merci Mathieu reste avec nous évidemment Oui Il est 7h38 vous êtes sur RMC vous ne ratez rien je vous rappelle que Nicole Belloubet garde des Sceaux ministre de la Justice sera notre invité tout à l'heure à 8h30 sur RMC et BFM TV je lui parlerai évidemment notamment au PAC de la police je lui parlerai de la police évidemment des débats je lui parlerai des manifestations à la suite de la mort de George Floyd aux Etats-Unis des manifestations en France à propos de l'affaire Traoré et je lui parlerai aussi de justice parce que par exemple faut-il faut-il un récipicé faut-il que les policiers délivrent un récipicé à chaque contrôle effectué bah tiens nous allons en parler aussi tout de suite avec Stanislas Godon qui est délégué général du syndicat de police alliance à tout de suite vous êtes nombreux
depuis ce matin à témoigner tiens Brahim nous dit moi je travaille de nuit je me fais souvent contrôler par la même patrouille de police
un jour on m'a dit un arabe ça ne se balade pas avec de l'argent sur lui alors que je suis chef d'entreprise le beau frère de Bertrand est aussi chef d'entreprise il se fait beaucoup contrôler les policiers l'arrêtent et lui disent tiens viens là Mamadou alors qu'il s'appelle Sylvain qu'il n'a jamais eu aucun souci judiciaire Booba nous dit depuis que je vis à la campagne je me fais contrôler une fois par an avant en banlieue c'était trois fois par jour Aurélien vit en banlieue dans le 93 43 ans je n'ai jamais été contrôlé mais je suis blond aux yeux bleus écrit Aurélien oui il y a du racisme dans la police dit Thalie mais c'est à l'image du racisme dans notre société et pas plus qu'ailleurs on reprend souvent que les gens fassent des généralités sur les jeunes de banlieue qui seraient tous des dealers et des voleurs ne faisons pas la même chose avec la police tous les policiers ne sont pas racistes quand dit Stanislas Godon du syndicat Alliance il est avec nous dans une minute sur RMC RMC 6h 9h bon indirect bien parlons de la police avec Stanislas Godon qui est délégué général du syndicat de police Alliance qui est avec nous bonjour bonjour Stanislas Godon alors deux faits importants nous allons reparler de ce qui s'est passé à Rouen je rappelle les faits en décembre Alex qui est un policier noir découvre qu'il est la cible de propos racistes de la part de six autres policiers des policiers qui échangent des messages dans une discussion Whatsapp et dans ces messages les six policiers déversent leur haine ils affirment qu'ils stockent des armes en vue d'une guerre raciale les noirs sont appelés les nègres les arabes les bougnoules les juifs des fils de putes qui dirigent le pays avec des gauchistes inconcevable inconcevable vous êtes bien d'accord Stanislas Godon insupportables pourquoi est-ce que ces policiers ne sont pas suspendus ?
alors je crois qu'il y a confusion c'est-à-dire qu'on parle beaucoup des suspensions la suspension n'est pas une sanction c'est une mesure conservatoire ce sont les textes procédurales qui le disent et quant à cette affaire-là si les faits sont avérés parce que je rappelle qu'il y a une enquête administrative disciplinaire et il y a également une enquête judiciaire les deux volets sont en cours donc il y aura certainement des sanctions si les faits sont avérés si les faits sont avérés vous demandez des sanctions mais quelles peuvent être les sanctions dans ce cas-là ?
ça peut aller jusqu'à la révocation c'est la sanction je dirais ultime dans la fonction publique sanction du quatrième groupe donc ils peuvent être évoqués de la police nationale ça fait partie des choses qui sont possibles si les faits sont avérés est-ce qu'il faut qu'ils soient révoqués ? oui ou non ? si les faits sont avérés bien évidemment qu'il y aura des sanctions extrêmement fermes est-ce qu'il faut qu'ils soient révoqués si les faits sont avérés ? alors si les faits sont avérés c'est le conseil de discipline pardon de le dire comme ça qui statura et qui émettra oui mais vous vous qu'en pensez-vous ?
vous êtes policier je condamne ses propos s'ils soient avérés bien sûr et ça personne ne dira le contraire mais lorsqu'il y a un conseil de discipline il faut respecter les instances tout comme il faut respecter aussi les tribunaux on ne fait pas des procès dans la rue on ne fait pas des procès devant le TGI de Paris on ne fait pas des procès sur les réseaux sociaux on fait des procès dans des prétoires et pardon de le dire mais il faut quand même rappeler les choses et remettre les choses dans leur contexte et là où on décide ces choses-là alors à propos de la justice vous vous posez des questions sur ceux qui attaquent les policiers bien sûr parce que tout le monde demande de la transparence par rapport aux policiers mais il faut savoir que nous ça fait plusieurs années qu'on demande à l'administration quelles sont les sanctions pénales prononcées à l'encontre des personnes qui attaquent outrages parfois percutent les policiers avec des véhicules ou les attaquent au cocktail Molotov c'est quand même inconcevable que le ministère de l'Intérieur ne puisse pas nous fournir ces informations parce que du coup il règne un sentiment en fait finalement d'impunité par rapport à ceux qui attaquent la police vous ne savez pas si ceux qui attaquent les policiers sont condamnés bien sûr vous ne le savez pas pour l'instant nous sommes dans la veuille mais c'est la question que je vais poser à Nicole Belloubet tout à l'heure la ministre de la justice je suis impatient d'attendre d'entendre sa réponse moi aussi je suis impatient dites-moi autre chose autre affaire alors là c'est autre chose toute autre chose c'est un policier noir qui a décidé de déposer plainte à Paris pourquoi ?
parce qu'il a été traité de vendu mardi dernier lors de la manifestation parisienne contre les violences policières et en soutien à Adama Traoré Quentin Vinaire oui c'est ça la scène a été filmée la vidéo circule largement depuis mardi sur les réseaux sociaux on y voit effectivement ce policier noir casqué impassible face à des manifestants qui le traitent de vendu en raison de sa couleur de peau écoutez
vendu vendu vendu alors honte à toi
vendu tueur enfin bon ce policier est noir on le voit il est impassible il reste impassible et ce sont des propos qu'on peut qualifier aussi de racistes et ce policier a décidé de porter plainte il a reçu le soutien du préfet de police Didier Lallemand qu'est-ce que vous voulez dire à ce propos ?
cette scène est insupportable et elle remet un peu les choses dans le contexte c'est que la police nationale elle est à l'image de la société française nous avons des policiers qu'ils soient arabes qu'ils soient noirs qu'ils soient d'origine asiatique ils sont français et ils font leur travail au quotidien et ils subissent aussi cela et je suis vraiment désolé de vous le redire mais hier le président d'une association a notamment essayé d'excuser et de dire SOS Racisme disons les choses le président SOS Racisme qui expliquait notamment que ce n'était pas le policier noir qui était ciblé pardon mais je crois que là pour le coup les vidéos sont sans appel bien Stanislas Godon combien de policiers sont sanctionnés chaque année pour avoir tenu des propos racistes ou eu des comportements racistes est-ce qu'il y en a ?
est-ce qu'il y en a ou pas ? bien sûr bien sûr qu'il y en a mais il n'y a pas de statistiques par contre il y a 2000 sanctions qui sont prononcées administratives à l'encontre des policiers c'est le dernier rapport notamment de l'IGPN de 2018 nous attendons celui de 2019 bien dites-moi le défenseur des droits a une idée il dit il faut absolument absolument que l'on que l'on enregistre en quelque sorte d'une manière ou d'une autre les contrôles d'identité qu'en pensez-vous ?
alors vous savez ça c'est un vieux débat oui c'est un vieux débat il suit à la trace c'est le cas de le dire la police nationale et puis tant qu'il peut mettre un coin dans une taille non mais là c'est un commentaire je vous demande concernant les contrôles concernant les contrôles je crois qu'il faut relativiser les choses il y a des millions de contrôles d'identité qui sont effectués chaque année je crois qu'il ne faut pas jeter l'opprobre sur les policiers par rapport au contrôle d'identité il avait été évoqué le récépissé du contrôle d'identité mesure qui a été écartée il avait été proposé notamment la généralisation des caméras piétons et d'ailleurs il y avait une expérimentation qui avait été mise en place avec l'obligation de filmer et alors ?
nous on préfère que ce soit l'initiative nous n'avons pas eu de bilan oui voilà ça c'est le premier point deuxième chose nous avons pu constater sur le terrain que les caméras piétons étaient une des solutions parce qu'effectivement ça permet de relativiser et de calmer les choses il faut une traçabilité le défenseur des droits demande une traçabilité du contrôle d'identité alors ça pour nous c'est plutôt une mauvaise idée parce qu'en fait la traçabilité ça veut dire quoi ?
ça veut dire que quand vous serez contrôlé une fois le matin vous ne pourrez plus être contrôlé dans la journée parce que vous allez revendiquer le fait que non non je ne peux plus être contrôlé or je rappelle qu'il y a un code de procédure pénale que le contrôle d'identité se fait dans plusieurs cas il peut y avoir des réquisitions du procureur de la République ça ça se fait beaucoup pour un temps et un lieu donné et puis il y a aussi ceux qui tentent de commettre une infraction donc il faut procéder à un contrôle d'identité ça ça fait partie des procédures et là c'est pas moi qui vais changer le code de procédure pénale aujourd'hui enfin une fois deux fois mais quand c'est quatre ou cinq ou six fois par jour il faut bien quand même comprendre ça peut arriver le contrôle d'identité ça peut arriver d'être contrôlé plusieurs fois dans la journée oui voilà mais vous savez je vais vous raconter un témoignage j'étais hier dans un VTC et il y avait un chauffeur de taxi qui était de couleur noire français mais qui a vécu aux Etats-Unis et qui a vécu notamment en Afrique puisqu'il est originaire d'Afrique et il m'expliquait qu'on ne peut pas faire de comparaison entre ce qui se passe aux Etats-Unis et ce qui se passe en France et il dit en France moi je suis contrôlé et ça me va bien d'être contrôlé parce que moi je préfère que la police fasse son travail et le contrôle d'identité est un des outils administratifs très importants pour la police nationale il est certain qu'entre le contrôle aux Etats-Unis et le contrôle en France il y a une différence ça c'est sûr vous me donnez raison lorsque j'ai dit qu'il ne faut pas importer le problème des Etats-Unis en France non mais ça c'est sûr les contrôles de police ne sont pas du tout mais alors pas du tout de même nature bien merci Stanislas Godon merci mais ce qu'il faudrait parce qu'il va falloir rapprocher la police d'une partie de la population une grande partie de la population française une grande partie ou une minorité de la population ?
une partie une minorité je ne sais pas Stanislas Godon mais il y a aussi un fossé qui s'est creusé quand même avec c'est vrai une partie de la population française donc il va falloir trouver des solutions moi je crois que il faut de dialogue le dialogue certes mais il faut arrêter aussi de souffler sur les braises je crois qu'il faut avoir un discours et des mots qui apaisent pardon et la transparence et la vérité c'est pas quand on chante une chanson en appelant à l'insurrection armée qu'on appelle à la pèse-vent bien merci Stanislas Godon d'être venu nous voir ce matin il est 7h52 c'est l'heure des explications RMC expliquez-nous avec Nicolas Poincaré si nous revenions Nicolas sur cette histoire d'hydroxychloroquine et de rapport la fameuse étude du Lancet hier soir trois des quatre auteurs de cette étude se sont eux-mêmes rétractés c'est invraisemblable et c'est un naufrage scientifique l'étude on le rappelle avait donc été publiée le 22 mai par cette prestigieuse revue scientifique anglaise le Lancet l'article se basait sur l'analyse de cas de 96 000 patients dans 671 hôpitaux du monde entier et le résultat avec plus de nuances et de précautions qu'on ne l'a dit mais le résultat c'était tout de même que l'hydroxychloroquine n'avait pas d'effet positif sur les malades hospitalisés et que la molécule soit ou non associée à un antibiotique au contraire on comptait plus de morts parmi les malades traités avec ce médicament que parmi les autres alors l'enquête l'article du Lancet avait eu un retentissement mondial et des conséquences immédiates l'OMS avait demandé l'arrêt de tous les essais cliniques en cours en France le ministre de la Santé a interdit la prescription de la chloroquine pour le traitement du Covid-19 tout ça s'est passé entre le 22 et le 26 mai puis aussitôt après sont arrivés les premiers doutes d'abord une lettre ouverte de 120 médecins qui doutaient du sérieux de l'étude puis la revue scientifique elle-même qui a émis des réserves mercredi le terme exact très scientifique et très anglais c'était la revue exprimait l'expression d'une préoccupation oui alors que disent ces auteurs pour expliquer leur revirement alors trois donc des quatre auteurs demandent le retrait de leur propre article ils disent qu'ils ne peuvent se porter garant de la véracité des chiffres ils auraient voulu avoir accès à toutes les données brutes pour répondre aux nombreuses critiques mais le quatrième auteur le principal celui qui est à l'initiative leur a refusé l'accès à ces chiffres c'est un spécialiste de médecine cardiaque un cardiologue anglais mais c'est aussi le patron d'une entreprise de collecte et d'analyse des données médicales une entreprise récente un peu mystérieuse qui jusqu'à présent avait eu très peu d'activité ce médecin et entrepreneur a donc refusé de communiquer les données brutes parce que dit-il il a signé un accord de confidentialité avec les hôpitaux qui lui ont donné ces chiffres et résultat plus personne aujourd'hui ne lui fait confiance d'autant que dans les chiffres publiés il y avait des invraisemblances et des erreurs alors évidemment le professeur Raoul crie victoire mais on ne sait toujours pas moi je ne vais pas prendre parti pour ou contre Raoul je vois ces débats je trouve ça surnaturel mais on ne sait toujours pas si l'hydroxychloroquine est efficace ou pas efficace
et non ça ne donne aucune indication ni dans un sens ni dans l'autre ça donne simplement raison au professeur Raoul quand il doutait
de l'étude de fait il disait qu'elle était faite par des pieds nickelés de la science et bien aujourd'hui on se dit qu'il avait un peu raison il disait que cette étude était tellement foireuse que ça en était comique il avait inventé le terme de Lancet Gate pour parler du scandale du Lancet mais effectivement cette étude ne permet de conclure à rien ni à l'efficacité ni à l'inefficacité de la chloroquine la vérité c'est qu'il n'y a aucune étude sérieuse ni dans un sens ni dans l'autre et que nous on reste dans le brouillard incapable de pouvoir trancher sur ce médicament qui déchaîne les patients bien merci beaucoup merci Nicolas il est 7h55 nous allons parler de quoi après le journal de 8 d'une détenue ça fait un an jour pour jour qu'elle est détenue en Iran la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelka elle a été condamnée à 5 ans de prison pour collusion en vue d'attenté à la sûreté de l'Iran son compagnon Roland Marshall est avec nous juste après le journal de 8 qui a été détenue également en Iran et c'est un témoignage important que vous allez entendre après le journal de 8 il est 7h56 si je faisais notre jeu parce que vous pouvez gagner 500 euros par jour vous vous rendez compte ?
par mois par mois par mois par jour non par mois pourquoi je dis toujours par jour ? par mois 500 euros ça fait 6000 euros dans l'année ce qui est beaucoup vos courses nous dit-on vous ferez ce que vous voulez des 6000 euros si vous voulez gagner on est bien d'accord alors tous les jours vous jouez si vous trouvez la bonne réponse vous faites partie des gagnants il y aura un tirage au sort parmi tous ces gagnants et le 12 juin prochain le gagnant ou la gagnante sera avec moi sur l'antenne d'RMC pour jouer ce matin j'ai une question toute simple qui est le Premier Ministre ?
réponse 1 Edouard Philippe réponse 2 François Bayrou c'est compliqué très très compliqué alors 7.32.16 pour jouer le 1 pour Edouard Philippe le 2 pour François Bayrou vous jouez si vous gagnez tirage au sort et vous gagnerez peut-être les 6000 euros il est 7h57 RMC
vendredi 5 juin
l'info sur ANC 8h01 merci d'être avec nous Céline Kalman est là pour les dernières informations Céline bonjour bonjour à tous nègres, singes fils de juifs des policiers de Rouen renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes antisémites échangés en privé sur la messagerie WhatsApp l'affaire a démarré avec le dépôt de plainte d'un policier qui a découvert ses enregistrements le télétravail au coeur d'une réunion ce matin avec une partie du gouvernement et les syndicats pour certaines entreprises ce sera désormais la nouvelle norme des salariés à bas sourdis ceux de la sucrerie de Toury en Nord et Loire l'entreprise va fermer ses portes et il est pourtant resté mobilisé durant toute la crise pour fabriquer la matière première pour le gel hydroalcoolique bienvenue à tous sur RMC des policiers de Rouen sont donc renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes les fonctionnaires sont mis en cause par un de leurs collègues noirs il a découvert un groupe de messages audio sur WhatsApp avec des propos très crus racistes donc sexistes antisémites Quentin Vinaig oui c'est en décembre dernier que ce policier noir Alex découvre sur le téléphone d'un de ses collègues qu'il est la cible de propos racistes de la part d'autres policiers des stagiaires mais aussi des titulaires ces propos racistes sont prononcés dans des messages des messages privés sur WhatsApp que Mediapart et RT Radio se sont procurés à des échanges que je vais citer les noirs les noirs sont appelés les nègres les arabes les bougnoules les juifs des fils de putes c'est un déferlement de haine contre ceux qui sont appelés les ennemis de la race blanche le policier noir visé dans ses messages prévient sa hiérarchie en décembre la police des polices l'IGPN est saisie un mois plus tard en janvier nous sommes en juin les policiers incriminés sont renvoyés en conseil de discipline ils risquent d'être révoqués mais Mediapart écrit qu'en attendant ils sont toujours en activité merci Quentin Stanislas Godon délégué général du syndicat de police Allianz c'était ce matin sur l'AMC il a condamné ses propos mais rappelle donc une enquête disciplinaire est en cours j'ajoute que la ministre de la justice Nicole Belloubet sera votre invité Jean-Jacques à 8h30 sur l'AMC et BFM TV à six jours des obsèques de George Floyd à Houston au Texas une première cérémonie d'hommage a eu lieu hier soir à Minneapolis des centaines de personnes ont observé 8 minutes 46 secondes de silence comme le temps qu'a passé le policier agenouillé sur son cou lors de son interpellation de nombreux rassemblements hier aux Etats-Unis avec une nouvelle vidéo de violences policières un homme de 75 ans qui est poussé qui chute lourdement le maire de Buffalo dans l'état de New York précise ce matin que la victime est dans un état grave mais stable et les deux policiers impliqués ont été suspendus en France les manifestations pourtant interdites à cause de la crise sanitaire se poursuivent contre les violences policières et contre le racisme 2000 personnes à Lille hier soir des incidents en fin de soirée des événements organisés spontanément via les réseaux sociaux Olivier Chantereau
Quand Lili se remémore cette manifestation marseillaise du 2 juin elle n'en revient toujours pas
En voyant autant de monde aussi déterminé autant de jeunes que de moins jeunes c'était très émouvant
3000 personnes marchant contre les violences policières suite à un appel sur les réseaux sociaux seulement 24 heures avant Je cherche un mouvement à Marseille je n'en trouve pas je vois que quelqu'un cherche aussi à Marseille on décide de lancer un mouvement en se disant qu'on ne saura pas beaucoup mais il vaut mieux peu que zéro on a eu des réponses de collectifs on a eu des gens qui se sont déplacés de façon très spontanée Des rassemblements il y en a eu partout en France une contestation globale qu'explique Farid Temsamani porte-parole de l'association Banlieue Plus Il est d'abord le fruit de l'émotion mondiale de ce qui s'est passé aux Etats-Unis le meurtre affreux de ce père de famille à Minneapolis et donc c'est venu en plus de ce que nous vivons ce que nous connaissons ici en France notamment dans les quartiers populaires et effectivement en parallèle d'une affaire malheureusement connue qui est dite Adama Traoré et puis surtout le déni de justice dans notre pays A Marseille une autre manifestation contre les violences policières est prévue demain
Le coup de grâce pour l'étude de l'ANCET sur l'hydroxychloroquine étude qui lors de sa parution avait été qualifiée de foireuse par le professeur Raoult hier 3 des 4 auteurs de cette étude controversée ont décidé de se rétracter mais avant cela la France et l'OMS avaient décidé de suspendre les essais cliniques l'Organisation Mondiale de la Santé a déjà fait machine arrière RMC 8h06 le télétravail lors du bilan à 10h ce matin réunion entre le ministère du travail et les partenaires sociaux pour faire un point sur le positif le négatif de travailler à distance en tout cas certaines entreprises voient aujourd'hui plus d'avantages que d'inconvénients dans cette manière de travailler depuis trois semaines Julien Lozano a abandonné ses locaux en région parisienne 100% télétravail désormais pour son entreprise de location immobilière ses 10 salariés restent à la maison avec des avantages certains les collaborateurs
étaient plus concentrés et surtout on s'est rendu compte qu'ils étaient moins stressés quand vous venez de passer une heure une heure et demie dans les bouchons ou dans des transports surpeuplés effectivement vous n'arrivez pas à 9h le matin tout à fait opérationnel et détendu autre changement de poids
le fait d'économiser un loyer pas négligeable pour une jeune entreprise on va économiser sur une année
un peu plus de 40 000 euros de loyer ça représente 15% de notre budget annuel
ce jeune chef d'entreprise veut toutefois continuer à voir physiquement ses collaborateurs c'est essentiel pour Benoît Serres vice-président de l'association nationale des directeurs des ressources humaines
on l'a vu pendant la période les gens qui étaient tout en télétravail quelquefois souffraient d'isolement ensuite ceux qui étaient en télétravail tout le temps avaient le sentiment de plus travailler ce qui n'est pas forcément vrai d'ailleurs c'est simplement parce que vous n'avez pas ces moments de pause que vous avez dans une entreprise aller prendre un café avec un collègue discuter dans le couloir etc des risques psychologiques pour les salariés qui seront au menu des discussions ce matin
entre organisations patronales et syndicats eux sont défaits après avoir appris la fermeture de leur usine la sucrerie de Toury en Nord-et-Loire qui existe depuis 145 ans usine qui produit du sucre comme son nom l'indique mais aussi du surfin qui sert à l'élaboration du gel hydroalcoolique pendant tout le confinement les salariés ont travaillé 7 jours sur 7 sans compter leurs heures mais ça n'a pas suffi reportage sur place de Florian Chevalet Romain Cluzel une usine au ralenti seulement 60 employés présents contre 128 en janvier
après 27 ans dans la sucrerie Frédéric Robiffet n'accepte pas la fermeture prochaine de l'entreprise ça me donne envie de chialer parce que j'ai passé plus de la moitié de ma vie ici il y a eu une transmission du savoir il y a eu une transmission du métier l'amour de notre métier quand on voit à quoi ça en est réduit aujourd'hui et comment ça va finir c'est de la tristesse et de la colère
représentant CGT se bat avec ses collègues pour sauver des emplois parmi eux Kevin il a écrit une lettre au président de la république en avril en pleine crise du Covid
l'usine a continué à produire du surfin la matière première pour le gel hydroalcoolique nous travaillons le jour la nuit, dimanche les jours fériés participons à cet effort de guerre en prenant des risques pour notre santé et celle de nos proches je vous avoue que j'aurais quand même espéré une réponse
malgré leur licenciement à venir impensable pour les employés de ne pas aider explique Stéphane Delanoux salarié depuis près de 30 ans
nous on pouvait faire de l'alcool on a fabriqué de l'alcool c'est peut-être pas grand chose mais on a fait ce qu'on a pu faire et aujourd'hui on peut être fiers de nous et ce qui m'a choqué c'est quand on reçoit un papier pour avoir le droit de circuler comme quoi on est ouvrier indispensable mais un ouvrier indispensable il n'est pas dehors 15 jours après résigné Stéphane et ses collègues appellent à une reconnaissance de leur travail en sauvant l'usine et les emplois de Toury
en Guadeloupe le préfet et le rectorat ont envoyé au maire une mise en demeure de rouvrir les écoles fermées depuis le début de la crise du coronavirus les règles pour visiter les prisonniers assouplis depuis mardi il est désormais possible notamment de venir à deux avec un enfant la distanciation sociale reste toutefois maintenue Maxime Brandstatter a pu le constater dans la maison d'arrêt Denis Pontoise Lala patiente devant l'entrée de la maison d'arrêt du Val d'Oise elle a réussi à obtenir un parloir pour voir son neveu
pas mal de familles ils appellent c'est dur pour avoir un rendez-vous on met le masque le gel on s'approche pas trop même pour lui il est content de nous voir
Amel sort d'un parloir avec son mari
on est loin l'un de l'autre dans une petite pièce et au bout de la salle et moi de l'autre ils sont plus proches des souriants que de nous on est quand même de la famille même s'ils sont masqués on est masqués aussi et on sait très bien qu'il ne faut pas contaminer la personne qu'on vient voir donc si on est malade on sait qu'on ne va pas venir
face au risque de contamination Noureddin Brahimi le directeur de la prison a dû établir un protocole strict pour que les parloirs reprennent et il l'a expliqué aux détenus la distanciation sociale veut dire ne pas se toucher bien évidemment ça ils n'ont pas le droit mais non seulement ils n'ont pas le droit mais ils le comprennent très bien on peut déplorer un seul incident depuis la réouverture des parloirs
en considérant qu'on a à peu près 5 ans de visite jour
aussi les détenus s'informent communiquent avec leur famille
et prendre le risque d'attraper d'être contaminés
par le Covid ça impacte aussi la santé des uns et des autres ils l'ont très bien compris Interdit jusqu'ici les enfants des détenus peuvent revenir voir leurs parents depuis le 2 juin Dumond attendu sur la route pour ce week-end c'est le premier où l'on peut s'éloigner à plus de 100 km de son domicile l'occasion de retourner voir ses amis sa famille dont on a été privés pendant 2 mois et demi et pourquoi pas aussi visiter l'un des premiers monuments historiques à rouvrir le domaine de Chambord Romain Poiseau Archiviste conservateur guide tout le monde s'y met pour nettoyer le château avant l'ouverture
pour l'occasion c'est le ménage
aspirateur à la main Virginie est chargée de recherche au service de la conservation
Chauve-souris des oiseaux se sont laissés aussi enfermés dans le château donc ils ont fait pas mal de dégâts oui on sent que le château a vraiment vécu sans nous alors dehors les chauve-souris place aux touristes le gel hydroalcoolique bien installé Guillaume Trouvé directeur des bâtiments et jardins contrôle le dispositif
sanitaire mis en place
avant l'ouverture on a fait un parcours fléché à l'intérieur du château
mais que les visiteurs se rassurent le château a été conçu à la renaissance pour éviter la propagation des virus
déjà sous François 1er ils avaient peur des épidémies c'est pour ça qu'on a un espace qui est très aéré naturellement et les couloirs sont très larges l'escalier à double révolution on monte par un sens et on descende par le sens sans jamais se croiser
habituellement le domaine accueille en moyenne 2500 visiteurs par jour mais le directeur général Jean Dossonville ne se fait pas d'illusions
on n'aura pas les groupes scolaires les groupes de seniors ni les visiteurs internationaux on s'attend à faire un petit mois ce qui en même temps sur le plan sanitaire règle beaucoup de problèmes
parce que ça règle les problèmes de jauges il attend avec impatience la réouverture des frontières européennes à Chambord 35% des visiteurs viennent de l'étranger bien merci Céline vous allez partir pour Chambord ce week-end oui bon d'accord bon allez Nicole Belloubet garde des Sceaux ministre de la Justice sera notre invité tout à l'heure j'ai beaucoup de questions à lui poser et notamment sur la police notamment sur ce que demande le défenseur des droits qui propose une traçabilité des contrôles d'identité il est 8h12 Roland Marshall est avec nous Roland Marshall bonjour je rappelle les faits un an de prison déjà un an de prison pour votre compagne Fariba Abdelka qui est aujourd'hui c'est ça Abdelka Abdelka oui vous prononcez autrement que moi Abdelka qui est aujourd'hui en prison en Iran elle a été arrêtée avec vous c'était il y a un an jour pour jour dans quelles circonstances écoutez elle venait me chercher à l'aéroport de Teheran à l'aéroport international de Teheran elle a été arrêtée dans la zone donc où attendent les gens moi j'étais arrêtée au moment où je faisais ma demande de visa vos demandes de visa ensuite vous avez été conduit où ?
à la première nuit j'ai passé j'ai été interrogé pendant 6h dans l'aéroport
et je passais la première nuit dans un endroit je pense à un camp militaire mais je n'en suis pas sûr parce que j'avais les yeux
couverts et puis le lendemain matin donc le jeudi matin j'ai été finalement amené à Évin je suis resté 9 mois et demi combien de temps êtes-vous resté en prison ? 9 mois et demi 9 mois et demi séparé évidemment de votre compagne vous saviez où elle était ? non j'ai su vers la fin de juin donc après plusieurs semaines de détention parce qu'elle a elle a crié Azadi qui en perçant veut dire liberté et comme je connais sa voix
donc j'ai su qu'elle était là je me posais évidemment la question de son statut plus tard j'ai eu la possibilité mais des mois après de l'entrevoir dans des couloirs ou de l'entendre aussi parce que comme moi elle avait des interrogatoires difficiles et il lui arrivait aussi de hurler face au hurlement de ses geôliers
elle entend à la voix vous l'avez reconnu à la voix à son cri je rappelle Roland Marshall que vous êtes chercheur au CNRS spécialiste de l'Afrique votre compagne est aussi chercheuse quel est l'objet de ses recherches ?
non elle
elle travaille elle travaille plus sur la société iranienne ou sur l'Afghanistan elle a publié beaucoup sur les nouvelles écoles en Afghanistan et là elle était dans un grand projet financé par Sciences Po sur les réseaux transnationaux des clercs chiites et parallèlement elle suivait
les cours de l'école religieuse de Rome qui sont en fait très intéressants et beaucoup plus novateurs que sans doute
on le pense en Iran et que le voudraient les gardiens de la révolution bien double nationalité double nationalité franco-iranienne elle est toujours en prison elle a observé une longue grève de la faim 49 jours je crois Roland Marshall comment va-t-elle ? Est-ce que vous avez des nouvelles ? Écoutez on a des nouvelles parce qu'elle peut appeler sa famille elle peut voir sa famille ses deux soeurs une fois par mois donc ce qu'on voit c'est que physiquement les choses vont un peu mieux qu'au sortir de cette longue grève de la faim psychologiquement c'est beaucoup plus difficile il y a des jours où ça va et beaucoup de jours où ça ne va pas du tout Où en sont les accusations ?
Que lui reprochent les autorités iraniennes ?
Les autorités iraniennes lui reprochent des textes publiés depuis de très longues années accessibles à tout le monde et ce qu'il y a derrière les deux chefs d'accusation pour lesquels elle a été condamnée à six ans c'est-à-dire collusion j'imagine avec moi en vue de menacer la sécurité intérieure de l'Iran c'est lourd pour mes pauvres épaules et également propagande contre le régime actuel elle est iranienne elle participe au débat public qui existe en Iran parce qu'il y a des débats qui ne sont peut-être pas voulus par les gardiens de la révolution et par certains dans le régime mais il y a des débats et c'est aujourd'hui ce qu'on lui reproche C'est une chercheuse C'est une chercheuse et on l'accuse d'espionnage En fait les chefs d'accusation ne concernent plus l'espionnage parce que l'espionnage est puni beaucoup plus sérieusement mais on lui reproche en fait ses écrits universitaires et c'est pour ça que nous disons et nous soulignons que c'est une prisonnière académique et pas politique au sens où ce qu'on lui reproche c'est simplement d'avoir fait son travail d'anthropologue Shirin Ebadi qui est prix Nobel parle de prise d'otage elle est otage des autorités iraniennes à des fins de marchandage dit Shirin Ebadi vous êtes d'accord avec ça ?
écoutez je ne sais pas s'il y aura un marchandage j'étais neuf mois et demi en prison je n'ai su qu'il y aurait un échange que le jour où ça s'est produit le 20 mars donc vous avez échangé contre eux un ingénieur iranien qui a été détenu en France accusé par le gouvernement américain de ne pas avoir respecté des sanctions américaines que critique par ailleurs le gouvernement français donc il y a de ce point de vue là si vous voulez des choses qui mériteraient peut-être une réflexion aussi des journalistes mais moi je ne l'ai su qu'au dernier moment sa situation à elle est beaucoup plus particulière dans la mesure où elle est iranienne que le gouvernement iranien comme beaucoup d'autres pays ne reconnaît pas la double nationalité et donc il est très difficile d'imaginer un échange comme ça a pu se passer pour moi que fait le gouvernement français la concernant ?
écoutez je suis un chercheur
je me suis beaucoup battu dans ma vie professionnelle pour être autonome y compris de mon pays et de mon état je crois que si vous voulez savoir ce que fait le gouvernement français
il faut interroger le ministre des affaires étrangères avec lequel vous êtes en relation quand même régulièrement j'imagine avec qui fait son travail et nous faisons le nôtre de chercheur mais je dois dire que les contacts ne sont pas très fréquents et peut-être n'ont-ils pas besoin de l'aide chacun reste dans son autonomie mais comment l'aider ? comment l'aider Roland Marshall ? je crois écoutez il y a plusieurs choses qu'il faut faire il y a d'abord le fait de considérer que Fariba est exemplaire comme le sont d'autres cas en Iran et dans la région en Arabie Saoudite
aux Émirats moi j'ai passé comme Fariba du temps en cellule avec des gens des environnementalistes
qui ont été innocentés par le ministère de l'intérieur par le ministère du renseignement par le ministère de l'écologie mais qui ont été jugés coupables
par les gardiens de la révolution et qui ont écopé de peines extrêmement lourdes donc il y a Fariba évidemment
et ça me tient particulièrement à coeur mais il y a aussi bien d'autres cas d'universitaires de travailleurs d'expression
de la société civile de journalistes et dans ce pays et dans les pays voisins qui devraient quand même soulever un intérêt international en tous les cas européen pour ce qui me concerne beaucoup plus fort que ce qu'on voit à l'heure actuelle donc ça aussi j'ai des attentes vis-à-vis de mon gouvernement et vis-à-vis de l'Union Européenne pas simplement des discours mais aussi des actions
et pas simplement
pour soutenir verbalement un accord sur le nucléaire que les Américains se sont employés à saboter mais également travailler sur une extension des libertés ou un maintien des libertés constitutionnelles en Iran il ne s'agit pas de faire du régime change mais il s'agit simplement de défendre des droits constitutionnels en Iran et ailleurs dans le Golfe de façon à ce que et les chercheurs et les journalistes et les activistes de la société civile puissent
mener leurs activités sans risquer comme c'est le cas l'arbitraire le plus total et des détentions qui sont très longues
on détruit des vies c'est la chose qui m'a le plus marqué au delà de mon cas particulier si vous voulez j'étais en prison avec des gens qui sont restés 20 mois qui sont restés 3 mois en isolement complet on détruit des vies l'Iran n'est pas le seul pays où ça se passe il faut rappeler qu'y compris dans les pays démocratiques comme aux Etats-Unis il y a des situations et Guantanamo pourrait être discutée ici qui soulèvent beaucoup de questions et je trouve que là on a une acceptation peut-être un peu trop silencieuse d'un mode de fonctionnement des Etats qui est de plus en plus
problématique merci Roland Marchal d'être venu nous voir merci beaucoup il est 8h20 vous êtes sur RMC RMC découverte à tout de suite RMC au manuel la police est-elle raciste en France ?
question franche qu'on vous a posé tout au long de la matinée de très nombreux témoignages Abdelkarim nous écrit oui c'est certain il y a des fonctionnaires de police racistes et ne pas le reconnaître ne fait qu'accroître le malaise j'ai 49 ans et j'ai moi-même vécu des actes racistes des contrôles au faciès en permanence des flics racistes dit Nicolas oui il doit y en avoir mais comme dans les métiers de poissonnier de maçon de chauffeur il faut arrêter d'incriminer toujours et encore la police Ali nous dit la même chose le racisme existe mais c'est à l'image du racisme dans notre société on reproche souvent de faire des généralités des amalgames sur les jeunes de banlieue qui seraient tous des dealers ne faisons pas la même chose avec les forces de l'ordre tous ne sont pas racistes Daniel est policier et absolument pas raciste dit-il nous constatons que la moindre intervention est prétexte maintenant d'accusation de racisme on ne peut plus travailler sereinement William nous dit aussi accuser la police d'être raciste c'est exactement la même chose que de dire que les maghrébins sont des dealers Nicole Belloubet ministre de la justice garde des Sceaux à 8h35 sur RLC et BFM TV
RMP 6h9h bon en direct
allez Quentin Vinet pas de 14 juillet avec défilé cette année sur les Champs-Elysées non pas cette année et c'est exceptionnel il faut bien le dire c'est exceptionnel ce n'est plus arrivé depuis la seconde guerre mondiale c'est une vieille tradition pourtant instaurée en 1880 ça remonte un décret impose un défilé militaire dans la capitale mais contexte sanitaire oblige cette année le défilé sera remplacé par une cérémonie place de la Concorde à Paris un hommage sera rendu aux soignants qui ont oeuvré pour combattre ce virus plus généralement ce 14 juillet 2020 sera une façon de saluer tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19 il n'y aura que 2000 participants c'est moitié moins que l'année dernière il est 8h26 Guillaume Paul bonjour bonjour Jean-Jacques Guillaume Paul refus le refus de paiement en liquide ces refus ont explosé pendant le confinement oui les français ont essuyé 11% des français ont essuyé au moins un refus de la part de leurs commerçants 11% des français qui disent depuis 2-3 mois au moins une fois je suis arrivé à la caisse d'un commerce on m'a dit non pas de liquide voilà raison avocée ça m'est pas arrivé ça vous est arrivé Mathieu ?
ça m'est bah en tout cas on nous encourage de plus en plus on nous tend directement la machine à carte bleue etc même pour un euro c'est plus pratique avec la carte bleue raison avocée évidemment la peur d'attraper le Covid avec les pièces et les billets alors il faut savoir que ça c'est totalement interdit c'est passé évidemment de 150 euros bien sûr mais beaucoup de commerçants l'ont fait mais au-delà de ça on voit bien que cette crise a modifié tous nos façons de payer depuis quelques mois on a relevé le plafond du sans contact à 50 euros mais c'est un mouvement de fonds il y a un an 87% Dixit la même étude disait que 87% des français privilégiaient le liquide pour les petits achats du quotidien on est à 67% donc vous voyez moi je privilégie toujours le liquide j'ai toujours du liquide sur moi et j'aime bien payer en liquide pas vous parce qu'on sait ce qu'on dépense en liquide avec la carte beaucoup moins et plus ça va aller moins on va pouvoir payer en liquide sans doute parce qu'on voit que ça rentre de l'émeur s'il y a de moins en moins de distributeurs les commerçants prennent de plus en plus le sans contact il y a une pression des banques des géants des cartes bancaires des GAFA vous savez pour nous offrir de plus en plus de services maintenant est-ce que ça veut dire que l'argent liquide va disparaître ça c'est le grand mythe non un chiffre intéressant rapidement c'est que la banque de France l'an dernier contre toute attente a produit quasiment 10% de billets en plus que l'année 2018 parce qu'il y a toujours en 2020 une demande d'argent liquide parce que ça rassure aujourd'hui d'avoir de l'argent sous le matelas pour contrer certaines évolutions vous savez la peur de la cyberattaque qui ferait que je serais détroussé de mon argent la peur d'être tracé qu'est-ce qu'on va faire de mes données bancaires et puis vous avez aussi les banques la peur de laisser de l'argent en banque les banques qui ont commencé à taxer les dépôts de leurs clients vous vous dites aujourd'hui pourquoi pas moi demain donc vous avez cette force de rappel en fait la crainte de ces nouvelles technologies qui font dire aux spécialistes que oui il y aura moins d'argent liquide dans les prochaines années mais on aura toujours besoin d'avoir le choix quand on est consommateur très simple merci Guillaume merci encore une fois à vous toutes et à vous tous de nous avoir accompagnés suivis ce matin sur RMC notre lien vous le savez le 32 16 nous serons là lundi évidemment pour poursuivre avec vos témoignages merci à toute l'équipe qui m'accompagne tous les matins c'est un vrai bonheur un vrai plaisir je serai dans un instant avec Nicole Belloubet qui est ministre de la justice j'ai beaucoup de questions à lui poser notamment sur les débats autour des violences policières du racisme dans la police du racisme en général de ce qui s'est passé aux Etats-Unis mais aussi des détenus de l'élargissement de nombreux détenus pendant la crise du Covid puisque les prisons françaises sont moins peuplées qu'avant la crise sanitaire ces questions et d'autres à Nicole Belloubet tout à l'heure dans 3-4 minutes il est 8h29
RMC Bourdin Direct
du lundi au vendredi 6h-9h les dernières infos Sophie bonjour bonjour Jean-Jacques bonjour à tous des policiers de Rouen vont être renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes échangés sur Whatsapp l'affaire remonte à décembre dernier c'est un de leurs collègues un policier noir qui a porté plainte rebondissement sur cette étude controversée sur l'hydroxychloroquine publiée dans la revue The Lancet 3 des 4 auteurs de l'article ont décidé de se rétracter ils ont des doutes sur les données utilisées et récoltées par une start-up américaine l'entreprise Surgisphère et puis le télétravail au menu d'une réunion à 10h entre le ministère du travail et les partenaires sociaux avec le confinement près de 4 salariés du secteur privé sur 10 a travaillé depuis chez lui un record il est à bientôt 8h31 dans un instant Nicole Belloubet
ministre de la justice est l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV RMC Bourdin direct
Jean-Jacques Bourdin Belloubet bonjour bonjour merci d'être avec nous vous avez entendu oui j'imagine parce que vous suivez l'actualité ce qui s'est passé à Rouen avec ce policier noir j'étais hier à Rouen justement justement vous étiez hier à Rouen oui pour d'autres choses oui pour d'autres raisons mais j'en parlerai tout à l'heure Nicole Belloubet ce policier noir qui découvre qu'il est la cible de propos racistes de la part de 6 autres policiers qui échangent des messages dans une discussion whatsapp les 6 policiers déversent leur haine ils affirment qu'ils stockent des armes en vue d'une guerre raciale les noirs sont appelés les nègres les arabes les bougnos les juifs des fils de putes enfin bon etc etc je vais pas je vais pas continuer parce que c'est insupportable Nicole Belloubet ils ne sont pas suspendus comment se fait-il ?
alors ça c'est il appartient au ministre de l'intérieur de prendre des décisions sur ce sujet là moi ce que je peux dire si les faits sont avérés c'est que c'est scandaleux et que c'est inadmissible et que ce n'est pas le reflet de la police française oui donc je crois qu'il y a dessus il y a déjà une enquête préliminaire qui est élevée par le parquet un conseil de discipline me semble-t-il ou en tout cas une procédure de discipline qui est engagée par le ministère de l'intérieur en tout cas clairement ces faits là s'ils sont avérés ce que voilà sont absolument inacceptables de manière générale le racisme la justice doit être saisie si les faits sont avérés elle l'est mais la justice doit condamner si les faits sont avérés je ne peux pas me prononcer à la place des juges je sais non mais très clairement c'est inacceptable oui le racisme n'est pas compatible avec la république je crois que vis-à-vis de la police comme de l'ensemble des institutions il faut être ni dans le déni ni dans le systématisme la police est républicaine le racisme n'est pas compatible avec la république et donc s'il y a des actes ou des paroles qui sont prononcées évidemment il doit y avoir des sanctions est-ce que vous savez j'ai eu une petite précision à vous demander vous étiez au TGI de Rouen hier on dit le tribunal judiciaire le tribunal judiciaire maintenant oui pardon pardon oui c'est vrai avec la réforme mais l'un des policiers concernés aurait été en poste au tribunal judiciaire et armé hier et était chargé de votre protection peut-être ou de la protection du tribunal vous ne le saviez pas non je ne le sais pas ok on verra ça mérite d'être vérifié il y a aussi un autre fait sur le racisme toujours avec cette manifestation de mardi soir en soutien à Adama Traoré je vous parlais de l'affaire Adama Traoré pas sur le fond de l'affaire mais sur la justice évidemment c'est une manifestante qui a traité un policier de traître tout simplement parce qu'il est noir là aussi là aussi ce policier a déposé plainte le racisme dans tous les sens moi je crois qu'il faut être très clair le racisme je le redis ce n'est pas compatible avec la république ni dans ses principes ni dans son objet même franchement la république c'est la recherche de la cohésion sociale je m'arrête là sur les grands principes je ne veux pas aller au-delà et de la cohésion républicaine donc le racisme par définition n'est pas compatible avec cela c'est pour ça c'est pour ça que toutes les injures raciales tous les actes racistes sont pénalement sanctionnées et vous savez je regardais chaque année il y a environ entre 400 et 500 condamnations pour des faits de racisme et d'antisémitisme par les tribunaux en France donc très clairement ce n'est pas possible et combien de policiers ou de gendarmes sont condamnés ?
alors il y a des policiers et des gendarmes qui sont condamnés parce que je lis trop souvent vous parliez je crois à l'instant de la tribune d'Omarcy oui j'allais vous en parler bon alors sur le fond je ne peux que partager un certain nombre de choses qu'il dit mais quand il dit qu'il ne peut pas y avoir d'impunité mais précisément les juges la justice est là pour cela et quand c'est nécessaire il y a des sanctions alors donnons des chiffres exacts du nombre de policiers ou gendarmes condamnés pour propos racistes pour comportement raciste donnons-les ces chiffres je n'ai pas là les chiffres exacts oui mais il n'y a aucune difficulté là-dessus vous savez la semaine dernière je crois il y a des policiers qui ont été condamnés pour des faits de violence et qui ont été condamnés à de l'emprisonnement donc on ne peut pas dire qu'il y a impunité la justice est là pour ça c'est son rôle mais encore une fois je le redis on met là l'accent sur des faits singuliers qu'il faut sanctionner mais la police ce n'est pas cela la police protège les français c'est son rôle c'est ce qu'elle fait et ça ça doit être dit ni déni ni systématique et justice doit être rendue bien sûr que dit Omar Sy dans sa tribune il dénonce l'inertie de l'institution judiciaire depuis 4 ans dans l'affaire Adama Traoré et l'indifférence des pouvoirs publics une justice sourde aux demandes de la famille il faut dire que depuis 4 ans expertise contre expertise se succèdent se succèdent et la justice n'a pas l'air d'avancer écoutez moi je ne veux pas me prononcer sur l'affaire Traoré non pas sur l'affaire en elle-même mais sur l'aspect judiciaire de l'affaire sur l'aspect judiciaire de l'affaire s'il y a quelqu'un qui ne peut pas parler c'est bien moi mais ce que je veux dire c'est deux choses d'abord c'est que la justice parce qu'elle est indépendante a dépaysé le procès puisque les faits sont déroulés dans le Val d'Oise c'est à Paris que l'affaire est traitée elle a nommé deux juges d'instruction qui sont indépendants qui suivent ce dossier laissons-les faire ça fait 4 ans pour connaître la vérité on ne connait toujours pas la vérité ils ont demandé des expertises c'est à eux d'apprécier ce que sera la politique est-ce que justice sera rendue à Adama Traoré à sa famille ou aux policiers je ne sais pas est-ce que justice sera rendue mais bien sûr M.
Bourdin comment pouvez-vous en douter mais la justice est toujours rendue parce que la famille doute de l'impartialité de la justice alors là nous entrons dans un autre débat et évidemment moi je ne peux pas du tout aller en ce sens et parler d'impunité organisée non ça c'est inexact c'est inexact quand je vous cite l'exemple de ce qui s'est passé la semaine dernière pour des policiers qui avaient commis des violences quand je vous cite 500 condamnations pour des faits de racisme non la justice n'est pas à charge elle doit statuer à charge ou à décharge et ces jugements évidemment sont essentiels dans ce type d'affaires est-ce qu'on peut établir une comparaison entre l'affaire George Floyd et tout ce que ça a provoqué et l'affaire Adama Traoré par exemple en France en aucun cas pourquoi en aucun cas parce que nous ne sommes pas dans le même pays avec la même histoire les Etats-Unis se sont construits sur une histoire qui a été partiellement fondée sur la ségrégation ce n'est pas le cas en France qui depuis 200 ans travaille à partir de l'esprit des lumières de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui je le dis et je le répète précise que la loi doit être la même pour tous qu'elle protège ou qu'elle punisse et c'est là-dessus que nous travaillons il n'y a pas de comparaison Nicole Belloubet les policiers demandent autre chose et on peut comprendre leur demande pourquoi les sanctions pénales de ceux qui attaquent les policiers outrage, rébellion, violence ne sont pas connues pourquoi est-ce qu'on ne les connaît pas ?
ils sont connus encore une fois tous les jugements les syndicats de police demandent à ce qu'on donne des chiffres quand la justice rend des jugements ces jugements sont publics vous le savez c'est une des caractéristiques de la justice que d'être public et donc il n'y a pas de difficulté à porter à connaissance l'ensemble des jugements qui sont rendus mais je ne sais pas s'il faut catégoriser les jugements pour telle catégorie pour telle autre catégorie mais enfin s'il y a une exigence de transparence je serai la première à la porter bien il faut rétablir la confiance entre une partie de la population et la police c'est indispensable voyez-vous dans ce qui se passe actuellement je trouve que ce malaise il doit être entendu c'est ce que je vous disais tout à l'heure ni déni ni systématisme il faut entendre ce que disent nos concitoyens il faut le comprendre mais il ne faut pas faire d'amalgamation vous comprenez vous entendez toutes celles et ceux qui se plaignent de contrôle au faciès vous le comprenez vous les entendez j'entends cela j'entends cela cette observation-là ou en tout cas cette crainte ces récriminations-là ne sont pas nouvelles vous le savez puisqu'il y a eu de très nombreuses c'est ça le problème c'est qu'elles ne sont pas nouvelles elles persistent elles perdurent elles ne sont pas nouvelles mais encore une fois je pense qu'il faut être très clair la police fait son travail s'il y a des difficultés s'il y a des changements de pratiques à opérer elles sont analysées par le ministre intérieur évidemment et il faut toujours être ouvert à des évolutions mais encore une fois la police n'est pas raciste en elle-même et ça c'est important le défenseur des droits propose une traçabilité des contrôles d'identité est-ce que vous y êtes favorable ?
encore une fois c'est un dossier qui doit être traité par le ministère de l'intérieur je ne me défile pas je ne me défile pas ça doit être traité par le ministère de l'intérieur c'est aussi le droit des citoyens qui est en cause et c'est important et en question mais encore une fois il y a des expériences qui ont été tentées sur cette traçabilité c'est évidemment extrêmement lourd à porter et un contrôle qui a été opéré le matin peut très bien avoir nécessité d'être opéré à nouveau le soir on ne peut pas de systématisation pendant le confinement on a eu une sorte de traçabilité des contrôles d'identité franchement oui ça a été tout à fait dans un objectif de santé publique ça a été mis en place dans un objectif de justice aussi de santé publique oui non non pas de justice de santé publique oui dans un objectif de santé publique mais dans un objectif de justice on pourrait aussi aussi mettre en place une forme de traçabilité des contrôles d'identité Nicole Belloubet je suis favorable à l'examen de tout ce qui peut améliorer l'exercice de nos pratiques vous n'êtes pas contre je suis favorable à l'examen parce que je n'ai pas moi au moment où je vous parle là je n'ai pas l'ensemble des données qui me permet de dire oui mais l'examen ça veut dire qu'on ouvre le débat pourquoi ne pas ouvrir le débat le défenseur des droits fait des propositions ce que fait ou ce que propose cette autorité administrative indépendante mérite d'être entendu et je suis certaine que le ministère de l'intérieur ça m'intéresse ça mérite d'être entendu donc ça mérite d'ouvrir ce débat à nouveau il avait déjà été ouvert je ne sais pas quelle réponse pertinente peut-il être apportée bien le 23 juin proposition de loi de la république en marche limitant à 48 heures la rétention des mineurs étrangers et de leurs familles vous soutenez ou pas cette proposition de loi ?
c'est aussi très intéressant la rétention des étrangers je suis désolé c'est encore une compétence du ministre de l'intérieur décidément c'est ça qu'il va falloir que je fasse prochainement à vous entendre non je ne crois pas non ça vous intéresse ?
il y a un excellent mis à l'intérieur donc cette question-là elle est évidemment très intéressante bien l'instauration de mesures de sûreté à l'encontre des auteurs d'infractions terroristes à l'issue de leur peine c'est aussi une proposition de la république en marche qui est là dans mon champ de compétences on comprend très bien ce qui légitime cette proposition de loi il y a là des questions de constitutionnalité qui méritent d'être étudiées encore une fois l'objectif vous la soutenez ?
il faut travailler pour voir comment cette proposition de loi peut se transformer parce que je comprends bien l'objectif puisqu'il s'agit pour des personnes qui ont été condamnées pour des faits de terrorisme de s'assurer d'une forme de sécurité à la fin de leur condamnation d'un suivi d'un suivi sérieux il y a un travail très soutenu qui a été fait par la présidente de la commission des lois qui porte cette proposition de loi il y a une brune pivée voilà nous sommes cette proposition est soumise à l'avis du conseil d'état et donc nous allons voir ce que le conseil d'état va en dire bon mais vous non la seule question c'est encore une fois la constitutionnalité elle est bienvenue quand même sur l'objectif il faut assurer la sécurité de nos concitoyens c'est très clair bien 13 500 il y a aussi un objectif qui est que quand une peine a été exécutée elle est exécutée et donc c'est très important de trouver le bon équilibre entre les deux 13 500 détenus en moins dans les prisons françaises depuis le début du confinement c'est bien cela vous confirmez ceci c'est ça oui libération anticipée qui a été libéré les prisonniers à courte peine qui n'avaient plus que deux non les prisonniers auxquels ils restaient les détenus auxquels ils restaient environ deux à trois mois de peine et donc ils ont été libérés en fin de peine en libération anticipée taux d'occupation des prisons aujourd'hui 96% tous établissements pénitentiaires confondus c'est-à-dire que je ne trahis pas la réalité il y a des taux d'occupation notamment aux maisons d'arrêt qui sont encore supérieurs mais qui ont évidemment beaucoup diminué par rapport à ce qu'ils étaient avant le confinement vous tenez à ce que l'on soit en dessous d'une surpopulation carcérale non mais moi je n'ai pas d'objectif chiffré monsieur Bourdin je n'ai pas d'objectif chiffré je souhaite évidemment que nous n'ayons pas trop de détenus supplémentaires par rapport aux places de prison dont nous disposons c'est-à-dire actuellement la France a été condamnée à plusieurs reprises pour cela mais mon objectif n'est pas quantitatif mon objectif il est qualitatif il est de dire utilisons la prison lorsque elle est utile lorsque cette peine-là est utile soit pour écarter un individu dangereux soit parce que la peine prononcée est d'une telle longueur qu'il doit aller en détention mais dans les courtes peines dont on sait qu'elles sont désocialisantes déstructurantes qu'elles coupent du lien familial qu'elles coupent du travail il y a peut-être d'autres solutions à trouver oui des aménagements de peine du travail d'intérêt général de bracelet électronique où est-ce que vous en êtes avec le bracelet électronique est-ce qu'on a on a les moyens aujourd'hui de généraliser absolument le port du bracelet électronique généraliser tout le monde sous bracelet quand c'est utile oui bien sûr il n'y a aucune difficulté financière il y a aussi la détention à domicile oui c'est ça oui oui tout à fait c'est ce qui a été pratiqué en quelque sorte pour les personnes qui étaient en fin de peine vous espérez vous ne souhaitez pas ne pas remplir à nouveau les prisons non mais je suis lucide d'une part elles vont se remplir à nouveau d'une part l'activité des tribunaux reprend par logique par voie de conséquence parce que la délinquance de rue aura repris le confinement c'est une diminution extrêmement forte de la délinquance de rue puisque évidemment les gens ne pouvaient pas sortir là aujourd'hui le déconfinement et c'est heureux est-il vrai que vous avez envoyé une circulaire au procureur ?
j'en envoie assez fréquemment oui non mais à ce propos je termine juste mon raisonnement parce que si vous voulez tout est lié confinement baisse de la délinquance de rue déconfinement par définition hausse de la délinquance on le suppose en tout cas les tribunaux reprennent leur activité des peines des sanctions vont à nouveau être prononcées donc des peines de prison mais ce que je dis simplement et c'est le sens de la circulaire j'imagine à laquelle vous faites allusion ce que j'ai clairement dit au procureur c'est n'oubliez pas qu'une loi a été votée et que cette loi précise que pour les courtes peines il y a d'autres solutions que l'emprisonnement voilà voilà vous rappelez au procureur je le rappelle tout à fait cela ce qui permet peut-être d'éviter l'engorgement des prisons oui Nicole Belloubet oui bien pendant le confinement des détenus ont été maintenus en prison oui oui mais maintenus alors que injustement la détention provisoire oui les détenus oui en détention provisoire injustement maintenus prolongation non oui c'était une prolongation que nous avions voulu de plein droit j'en dis juste la raison pendant la période de confinement les tribunaux ne fonctionnaient pas normalement parce qu'un certain nombre de magistrats étaient dans l'impossibilité d'être présents et de pouvoir organiser des débats contradictoires ce qui est nécessaire pour prolonger la détention provisoire nous avons donc pendant un temps limité celui du confinement seulement ce temps-là nous avons donc dit que la détention provisoire serait prolongée de plein droit bien et maintenant certains vont être libérés alors cette prolongation a eu lieu il y a eu des recours la cour de cassation a rendu un arrêt et dans cet arrêt la cour de cassation contrairement à ce que j'ai lu partout la cour de cassation n'a pas dit que les dispositions que nous avions prises étaient contraires à la convention européenne des droits de l'homme elle a dit que ces dispositions étaient compatibles avec la convention européenne des droits de l'homme sous réserve que les prévenus puissent dans un certain délai voir un juge c'est ce qui a été fait et c'est ce qui fait que d'ailleurs très peu de personnes vont être mais certaines personnes soupçonnaient de terrorisme ah non non non non absolument pas non non il n'y a pas de si vous voulez les personnes qui seront libérées sont celles qui n'auront pas pu voir un juge il y en a quelques dizaines qui n'ont pas pu voir un juge pendant les délais imposés par la cour de cassation ces derniers temps il n'y a pas eu de libération mais vous savez dans les dispositions que j'avais prises pendant la période du confinement j'avais exclu les auteurs de violences conjugales les auteurs de faits de terrorisme etc les règles de visite ont été assouplies dans les prisons oui mais là aussi il faut se replacer dans cette idée de virus de pandémie nous avions suspendu les parloirs pendant la période du confinement puisque les gens ne pouvaient pas sortir de chez eux ils ne pouvaient pas aller voir leur famille détenue le déconfinement arrivant nous avons remis en marche les parloirs StopCovid l'application StopCovid est disponible sur les smartphones depuis mardi combien de fois elle a été téléchargée vous avez des chiffres ?
je crois qu'il y a 48h ou 24h c'était 300 000 fois c'est beaucoup c'est pas obligatoire non c'est pas obligatoire c'était l'une des conditions d'ailleurs que cette application vous êtes rassurée concernant les données si vous voulez moi j'avais dans mon esprit je portais ce que la loi porte le règlement général de protection des données c'est à dire le caractère volontaire l'absence de traçabilité pas de géolocalisation temporaire aussi temporaire bien sûr bien sûr important absolument et c'est clairement écrit et c'est clairement écrit les violences conjugales je vais terminer avec cela parce que c'est plus 36% pendant le confinement enfin signalement de signalement et de signalement j'ai vu qu'il y avait une proposition de loi très intéressante qui proposait plusieurs mesures notamment la suspension du droit de visite et d'hébergement d'un enfant mineur lorsqu'un parent violent est mis en examen oui nous sommes enfin c'est une proposition de loi qui a déjà été examinée à l'Assemblée nationale et qui arrive au Sénat c'est un texte important qui vient compléter oui Marie Mercier effectivement c'est un texte important qui sera rapporteur oui exactement c'est un texte qui vient compléter la loi du 28 décembre qui a déjà été mise en place qui notamment portait le bracelet anti-rapprochement vous savez qui permettra à des conjoints violents de rester éloignés qui portait également la question des ordonnances de protection bref c'est tout un ensemble de dispositifs là qui est mis en place dans celui que vous citez et c'est un dispositif mais vous seriez favorable à la suspension des droits de visite vous soutenez cette proposition nous avons vraiment là dessus par rapport à la proposition de loi qui a été portée par l'AREM et par Mme Couillard à l'Assemblée nationale il y a des dispositions sur lesquelles nous sommes en plein accord en plein accord merci beaucoup d'être venue nous voir merci garde des Sceaux ministre de la Justice sur RMC et BFM TV ce matin