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InterviewTF1 (sur YouTube)· 9 avril 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiSantéÉconomie & entreprises

9 millions d’arrêts maladie par an : le gouvernement dévoile ses mesures pour les réduire|TF1 INFO

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Votre plan vise à réduire les arrêts maladie. Quel est l'objectif chiffré ?

  • 0:36OuverteRéponse directe

    À quoi veut-on arriver en termes de réduction ?

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Y aura-t-il des mesures sur les indemnisations, jours de carence ou contrôles ?

  • 2:18FerméeRéponse directe

    Le bouton d'alerte sera opérationnel quand ?

  • 3:23OuverteRéponse partielle

    Comment le chef d'entreprise sait si l'arrêt est abusif ?

  • 3:52OuverteRéponse directe

    Quel effet sur les arrêts maladie peut-on espérer ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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7h36. Bonjour Adriindre. Votre invité ce matin Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités. Bonjour Jean-Pierre Farandou. Bonjour. Vous présentez effectivement aujourd'hui un plan de réduction des arrêts maladies. L'objectif c'est de réduire quoi de combien le nombre d'arrêts, les sommes dépensées. D'abord faut poser le problème. C'est devenu un gros problème en France effectivement les arrêts maladies parce qu'il y en a beaucoup. Il y en a plus de 9 millions par an. Ça fait 30000 par jour. Ça augmente, ça coûte très cher la sécurité sociale, ça coûte 18 milliards d'euros et ça prend 1 milliard par an. Donc les enjeux sont considérables. Puis enfin, il y a la désorganisation des entreprises. C'est votre reportage qui le dit, ben les arrêts maladies, c'est

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des équipes qui sont pas complètes au dernier moment. Les entreprises se trouvent dans la difficulté pour assurer la production de leurs services. Mais quand on dit qu'il faut réduire, ça veut dire qu'on considère aujourd'hui qu'il y en a trop, qu'on est au-delà du raisonnable. Bah, c'est-à-dire que quand vous avez comme ça une un dérapage de ces chiffres qui sont quand même astronomiques, il faut regarder le sujet en face et il faut donc agir. Voilà. Donc d'abord faut pas déniger le problème. Si la la grande marité des gens quand ils sont malades, ils sont vraiment malades. Voilà, il faut quand même pas. Vous allez établir la quantité de réduction qui la quantité souhaitable puisque c'est un plan de réduction. À quoi on veut arriver ? Alors, d'abord en terme d'action, quand

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vous voulez vous attaquer à la maladie, la meilleure des choses à faire, c'est la prévention. Donc on va beaucoup travailler sur la prévention d'ailleurs avec les entreprises en s'attaquant particulièrement d'ailleurs aux accidents du travail qui sont aussi une cause d'arrêt maladie importante et on va aider d'ailleurs les entreprises à mieux faire leur plan de prévention pour être plus efficace. C'est pas fait ça aujourd'hui ? Ben on le fait mais il faut le faire encore mieux pour permettre aux entreprises de bien s'adapter. Il y a aussi les conditions de travail, l'amélioration des postes de travail donc c'est très important. Deuxièmement aussi, ben on a ce qui coûte le plus cher à la sécurité sociale, ce sont les arrêts longs. Ben il y a un certain nombre de pathologies où par une

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intensité plus grande des soins, on peut réduire l'absentéisme dû à la maladie. Je pense au trouble musculosquelettiiteit, vous savez quand vous avez quand vous êtes un peu mâché avec des courbatures, vous avez le corps endolorie par certaines par certaines position de travail, on peut vraiment travailler là-dessus et et c'est bon pour le salarié parce que rester de ou 3 ans sans travailler, c'est pas une bonne chose. Et donc là, ce que vous nous décrivez, ce sont des mesures très structurelles fondamentales. Est-ce qu'il y aura des mesures plus proches de ce qu'on a vu par le passé sur les indemnisations, les jours de carence avant d'être indemnisés, les contrôles, est-ce que ce sont encore des outils qui sont adaptés de votre point de vue ? Oui. Alors, sur peut-être sur

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sur les contrôles et on on terminera par les les jours de carence qui sont plus structurels. Euh sur les contrôles, on on va les renforcer bien évidemment et par exemple, on va pas dévoiler toutes les annonces qu'on va faire en début d'après-midi sur le plan, mais euh on va mettre à disposition des des entreprises deux choses. D'abord sur la prévention, un kit de prévention pour les aider beaucoup plus rapidement à bâtir leur plan de prévention qui sera accessible dès demain sur le site du ministère du travail et puis un bouton d'alerte en cas de situation douteuse sur la sur le la l'absenté de d'un salarié. Euh un chef d'entreprise, c'est le cas aujourd'hui, mais ça sera plus facile et plus direct, pourra solliciter la Caisse nationale d'assurance maladie pour

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déclencher des contrôles. Ça se dit, ça sera où ce bouton d' ? C'est sur le site, toujours c'est sur le même site. Vous avez finalement en marche sur deux jambes, vous avez la la la jambe de la prévention pour aider les entreprises à bâtir les plans de prévention pour réduire bah les maladies, les notamment les maladies au travail. Et deuxièmement, vous avez l'angle effectivement de lutter contre les abus parce que ça existe malheureusement aussi avec un bouton dans l'erte qui permettra de déclencher des contrôles plus rapides par la Caisse nationale. Pardon, je mets à la place du chef d'entreprise. Euh comment est-ce qu'il sait si l'arrêt est abusif ? À quel moment il appuie sur ce bouton d'alerte ? Bah c'est le enfin c'est une situation qui existe aujourd'hui. Vous avez

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parfois vous avez des choses qui pe vous paraître curieuses mais ça arrive. Vous avez des salariés à maladie qui postent leur séjour au bord de la mer de l'autre côté de la Méditerranée. Vous voyez, vous avez des choses un peu demander à l'entrepreneur de fliquer ses salariés en fait, d'aller checker sur les réseaux sociaux s'il y a des photos. Non, mais ils le font déjà, vous savez. Ils le font déjà. Il y a il y a des il y a des il y a des collègues qui voient des choses, il voient des situations. Enfin, ce sont des notions qui existent déjà et le chef d'entreprise a déjà le droit aujourd'hui de déclencher des contrôles. Il faut que les choses soient plus rapides et c'est on va donner cette possibilité par ce boutin d'alerte de d'accélérer une procédure, une capacité

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qu'a déjà le chef d'entreprise. Donc vous disiez le kit de prévention c'est en ligne. Demain, le bouton d'alerte, ce sera opérationnel à partir de quand ? Le bouton l'air, ça sera en en place à la avant la fin de l'année. Avant la fin de l'année. Et vous en espérez quel effet, quel volume sur les arrêt maladie qui pourrait évoluer ? Alors, on n' pas vraiment de de de ce qu'on veut c'est endigué déjà. On va inverser la tendance. Vous avez bien compris que la tendance, elle est à la hausse régulière et forte chaque année. Faut faire un point de réduction sans savoir quelle réduction on peut espérer si je comprends bien. Bah, c'est-à-dire il faut déployer les moyens et et et en attendre des effets. Voilà, il faut je crois que c'est clair. Je le redis encore, il y a des causes

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qui sont structurelles. Cella, on pourra pas y faire grand-chose. Le fait que les nos salariés vieillissent et tant mieux. puisqu'on veut mettre davantage de seigneur au travail, ben quand on vieillit, on a on peut être exposé à avantage de maladie. Vous avez une cause qui est en train de monter aussi très fort, c'est tout ce qui est lié à à la santé mentale. D'ailleurs, moi quand j'étais président de la SNCF, juste avant de partir, il y a quelques mois, j'avais mis en place une mission santé mentale pour regarder de face ce sujet qui arrive dans toutes les entreprises, des nouvelles pathologies qui arrivent. Vous savez les les on dit que les adolescents ont beaucoup souffert pendant le Covid, il y en a un sur quatre qui a connu des troubles dépressifs post Covid. Ben, ils avaient

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14 ans en en 2020. Ils ont maintenant 20 ans, ils commencent à arriver dans les entreprises et c'est vrai qu'on a un tissu de santé mental qui est un peu affecté. Les entreprises doivent le regarder en face. On va pas le régler en quelques semaines ce problème de santé mentale ni en quelques mois. Là ce que vous décrivez c'est un chantier titanesque. Bien sûr, il y a des choses qui peuvent aller vite, des choses qui demandent du temps. Bien évidemment, il faut regarder les choses en face, les les sujets de fond, les sujets lourds, il faut les regarder, il faut les traiter. Peut-être pour terminer ce que vous avez évoqué aussi sur les délais de carence. Donc ça c'est des choses qui doivent être discutées par les partenaires sociaux. Vous savez qu'en ce moment, on a une

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conférence travail emploi retraite où les partenaires sociaux à la fois patronaux et syndicat sont autour de la table. On va évoquer ce sujet de l'absence au travail. Il y a un certain nombre de sujets. Ça veut dire que vous n'excluez pas qu'il y ait davantage de jours de carence, c'estàd des jours où on n'est pas indemnisé avant que l'indemnisation entre en vigueur. Bah c'està dire toutes les pistes pour pour travailler de manière plus structurelle sur la manière dont les choses sont organisées sont ouvertes. Il y a pas de tabou mais il faut passer par le dialogue social. C'est très important. C'est pas des choses que le gouvernement décidera tout seul. Ça passera d'abord par vous avez au moins une préconisation si vous me permettez. Vous avez au moins une préconisation.

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Non, mais on a il faut regarder ce qui se passe aussi dans d'autres pays européens, tous les pays. Donc, quel est le modèle qui vous paraît intéressant ? Bah, il y a des Non, je pense qu'il faut trouver un modèle adapté à notre situation française. Vous avez des pays par exemple qui qui font un peu à l'envers de nous, c'està-dire qu'il ils protègent davantage les arrêts courts. Par contre, il protègent moins les arrêts longs. Nous, on a aussi une protection des arrêts longs qui est très importante. Voilà, tout ça doit être débattu. Il y a aussi des situations qui paraissent un peu curieuses dans le code du travail. Vous savez, je sais pas si vous le savez, moi je l'ai appris tout récemment et c'est et ça peut horter un peu le bon sens. Vous pouvez très bien

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être un arrêt du travail et travailler ailleurs. Voyez donc et ça ça peut être possible au plan légal. On voit que là il y a des choses aussi à préciser, à corriger. Travailler sur le c du travail peut-être ouvrir le débat sur les carences travailler sur la structure de protection. Ça c'est des choses qui doivent se faire par les partenaires sociaux. Deux petits mots très rapidement. Un arrêt s'il est prescrit c'est qu'un médecin l'a signé. Est-ce que vous demandez au médecin de moins prescrire ? Est-ce qu'ils prescrivent trop ? Est-ce qu'ils prescrivent mal les arrêts maladies aujourd'hui ? Non, les médecins font font bien leur travail quand quand ils constatent une pathologie de maladie. Il ils doivent ils peuvent l'accompagner par les arrêts du travail, c'est normal. Après, il peut

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y avoir des doubles avis. On va aussi travailler sur la capacité peut-être à compléter un premier avis médical par un second. Surtout pour les arrêts longs, les arrêts courts, ça va très vite. Les arrêts longs, ça peut justifier parfois que des spécialistes peuvent intervenir sur un certain nombre de sujets. Voilà. Mais ça c'est c'est les les non, il faut avoir confiance aux médecins comme on a confiance aux salariés, comme on a confiance aux employeurs, il faut quand même préciser, améliorer, renforcer des dispositif pour endiguer ce phénomène qui coûte très cher à la sécurité sociale et qui désorganise les entreprises. Une toute dernière précision, vous êtes ministre du travail, on attend pour les Français qui travaillent et qui ont besoin de leur voiture, soit dans le cas

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du travail, soit pour aller travailler des annonces du gouvernement. Ça fait plusieurs jours qu'elles sont annoncées mais qu'elles n'ont pas lieu. Est-ce que vous pouvez nous dire quand on les aura ? Ouais, mais je crois que d'abord vous avez vu la situation à quel point elle est volatile he je veux dire la vérité d'hier n'est pas celle d'aujourd'hui mais parfois dans la journée il se passe des choses. Bon là-dessus, on est complètement voilà, qu'est-ce que vous voulez, on constate les choses, les déclarations de monsieur Trump pas. Voilà, c'est pas fixé. Non, je rappelle que la philosophie c'est d'être ciblé ciblé sur les secteurs qui consomment le plus de carburant. Et quand on a aider les entreprises, quand vous aidez les entreprises, vous aidez les salariés.

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Voilà, je crois que c'est très important. C'est la politique qui est suivie et surtout un suivi au quotidien. Une cellule de crise est active tous les jours au ministère de l'économie. Le ministère du travail participe aussi. On s'adapte à une situation très volative.