Gérald Darmanin : «On tue l'humanité d'un enfant lorsqu'il est violé»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alors, il y a il y a deux choses différentes. Il y a évidemment le drame que représente déjà l'aide sociale à l'enfance avec des centaines de milliers de gamins depuis des années qui voilà ont plus de chance d'être handicapés que les autres, vont vivre 20 ans de moins que les autres dans un département. 45 % d'entre eux sont issus de l'Au pour les SDF.
Bien sûr, ils vont voilà une chance sur deux d'être SDF dans leur vie avec des difficultés extrêmement fortes. Avec Stéphanie Riste, nous portons un projet de loi extrêmement ambitieux qui vise à restructurer cette aide sociale en France. Mais par ailleurs, il y a il y a aussi plein d'incesses qui se déroulent dans dans des familles qui ne sont pas à l'aide sociale à l'enfance.
Ça touche tous les milieux sociaux. Je voudrais pas qu'on pense que ce sont que des milieux les plus pauvres ou les plus les plus ouvriers qui seraient concernés. Bien évidemment, ça touche tous les milieux sociaux et c'est leur mère, leur famille qui peut les protéger.
Donc concrètement, nous avons un projet de loi qui arrive, ça a été validé par le Conseil d'État qui arrive à la table du conseil des ministres et je propose une ordonnance de sûreté euh qui aujourd'hui dit bah voilà, s'il y a une suspicion, c'est une dénonciation d'inceste, et bien nous avons ou de maltraitance de manière générale, nous avons une justice qui en quelques heures est capable de mettre à l'abri auprès de sa famille ou ailleurs si jamais s'il s'agit d'associer l'enfance un enfant. La justice agira vite, lèvera ce soupçon, poursuivra très rapidement une sorte de bretelle d'autoroute prioritaire pour la lutte contre contre l'inceste et contre les viol et protégera cet enfant. Est-ce qu'il faut que ces crimes d'inceste soient imprescriptibles, monsieur le garde des saut ?
Oui, je j'ai je me suis exprimé depuis de nombreux mois désormais sur le fait que j'étais pour l'imprescriptibilité euh des crimes qui touchaient les enfants. Il y a un débat fort dans le monde du droit, dans magistrature pour s'y opposer comme qu'on doit pardonner. Aujourd'hui, les les crimes sont sont imprescriptibles que pour les crimes contre l'humanité.
Moi, je pense que on on tue l'humanité de d'un enfant, d'un adulte plus tard lorsqu'il a été violé par ceux qui sont censés les protéger. Par ailleurs, ses parents, ses grands-parents, ses cousins. Je pense que oui, il faut mettre fin à cette à cette à ce déni.
Surtout que les preuves d'aujourd'hui ne sont pas les preuves de 1960. On dit souvent que parce qu'il faut refuser l'imprescriptibilité parce que on n'a pas les preuves et que ce sont des procès sans preuves. Mais d'abord les adultes mettent énormément de temps à dire qu'ils ont été violés quand ils étaient petits.
Moi, j'ai personnellement un témoignage personnel de quelqu'un qui sur son ligne mort à plus de 70 ans a avoué que quand il était petit, il avait été violé. Euh c'est je pense que c'est vraiment quelque chose qui nous touche toutes et tous. Donc faut comprendre ce temps aussi du de de de la veu et deuxièmement les preuves d'aujourd'hui les preuves numériques notamment les preuves médicales seront bien mieux gardé dans 20 30 ou 40 ans que les preuves des années 1960.
Donc oui, je suis pour mettre l'imprescriptibilité pour les crimes qui touchent les enfants. Géral, vous portez aussi un projet de loi.
Gérald Darmanin